"«C’est dantesque qu’un jeune ait été brûlé vif (dans le quartier) d’Altamira», a déclaré mercredi la procureure générale du Venezuela, Luisa Ortega, seule voix discordante au sein du camp présidentiel, en référence à l’agression insoutenable d’Orlando Figuera, 21 ans.
Avant d’être transformé en torche vivante courant dans tous les sens, il a été lynché pendant de longues secondes, poignardé, puis aspergé d’essence durant une manifestation de l’opposition samedi. Le jeune homme a été hospitalisé.
Lynchage de voleur ?
Le président Nicolas Maduro accuse ses adversaires d’avoir pris pour cible cette personne «car elle était chaviste» (du nom du défunt ex-président Hugo Chavez, 1999-2013), tandis que l’opposition, qui condamne les faits, assure qu’il s’agissait d’un lynchage de voleur, comme il en arrive régulièrement dans ce pays, parmi les plus violents au monde.
«Nous rejetons la violence, d’où qu’elle vienne», a insisté Mme Ortega, condamnant aussi les débordements de l’opposition: «Les manifestations doivent être pacifiques. C’est un droit que l’Etat doit garantir. Si l’on commence à mener des actions violentes, on perd ce droit».
Maduro résiste et s'accroche
«Assez de ces bandes armées qui pillent (...), de s’en prendre à un être humain et le brûler vif, la réponse de l’opposition est de mettre le feu à la rue», a réagi le chef de l’Etat, qui assure que son projet d’assemblée constituante apportera la «paix». Ses opposants n’y voient qu’un moyen de s’accrocher au pouvoir.
Les deux bords s’accusent aussi mutuellement d’être responsables des affrontements quasi-systématiques entre manifestants et forces de l’ordre lors des défilés qui se succèdent depuis le 1er avril: les projectiles en tous genres et les cocktails Molotov des uns répondent aux gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc et canons à eau des autres.
En une cinquantaine de jours, on compte déjà 55 morts." (...)
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