"Il n'y a pas d'autre solution que de pousser à plus de débats ouverts pour mieux lutter contre les «fake news» sinon, poussés par la censure, les gens auront encore moins confiance dans les médias mainstream, estime l'essayiste Jean Bricmont.
RT : Quelles sont vos préoccupations quant aux médias qui se chargent de détecter des «fake news» et qui eux-mêmes produisent des fausses informations ?
Jean Bricmont (J. B.) : En effet, les médias mainstream diffusent eux aussi des «fake news», du moins c'est mon opinion. On pourrait parler des armes de destruction massive pour lancer la guerre en Irak en 2003. Mais c'est déjà bien connu. On peut prendre l'exemple de l'attaque à l'arme chimique de l'armée syrienne en août 2014. Il y a eu des rapports très sérieux du MIT démontrant que ce ne pouvait pas être le gouvernement syrien qui l'avait utilisée. Il y a eu aussi le supposé génocide à Alep-Est où aucun des journalistes n'était sur place et dont on ne trouve aucune trace. Où sont les preuves ? Il n'y a que des allégations et des accusations. En ce qui concerne l'Ukraine, qui a violé l'accord de Minsk ? Le gouvernement ukrainien ou les autoproclamés rebelles ? Si le Kosovo a eu le droit de faire sécession avec la Serbie, pourquoi la Crimée ne pouvait-elle pas le faire avec l'Ukraine ? Ce sont des questions que les gens se posent et pour avoir des réponses, ils se tournent vers des médias alternatifs. Parfois vers d'excellents sites, parfois vers de très mauvais. Ils lisent parfois des «fake news». Ils le font parce qu'ils sont en colère" (...)
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