" Le 24/11, le préfet de Dordogne a ordonné la perquisition d’une ferme du Périgord. A la recherche de « personnes, armes ou objets susceptibles d’être liés à des activités à caractère terroriste ». Comme les maraîchers bio demandent des explications, les forces de l’ordre invoquent l’état d’urgence et leur montrent un ordre de perquisition signé par le préfet Christophe Bay. Selon ce papier, il existe des raisons sérieuses de penser que chez eux peuvent se trouver des personnes, armes ou objets susceptibles d’être liés à des activités à caractère terroriste. « Ils s’attendaient à quoi, des légumes piégés ? »... Pendant 2h40, les gendarmes fouillent, très intéressés par les petits carnets, les coupures de presse. L'un nous dit : “le G8, les sommets européens, les manifestations pour l’environnement, ça ne vous dit rien ? et mentionne aussi la Cop21. Visiblement, la perquisition a un rapport avec nos activités militantes. Cette impression se confirme lorsque les gendarmes évoquent une action à laquelle Elodie et Julien ont participé contre l’aéroport de NDDL : le blocage du péage autoroutier de Mussidan. Le gendarme explique qu’avec l’état d’urgence, tout rassemblement est interdit, et qu’organiser une manifestation est illégal. Les ordinateurs de la maison sont raccordés « à un disque dur externe, apparemment pour en copier le contenu », sans même avoir besoin de demander les mots de passe. Ils ont aussi branché les téléphones portables à une machine. La conversation prend un tour plus inquiétant quand les gendarmes voient écrit « Bruxelles » dans un carnet et sur la carte d’identité de Julien, qui a travaillé en Belgique où il a encore des amis. Ils veulent savoir si le couple y va souvent..."

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