"Une rencontre au sommet des États eurasiens dans la capitale tadjike de Douchanbé a offert une tribune à Poutine pour exposer la position de la Russie au sujet de la crise syrienne.
Comme c’est souvent le cas avec les discours de Poutine, les médias occidentaux en ont à peine parlé. Au lieu de quoi, ils poursuivent leurs habituelles spéculations mal informées sur «ce que fait la Russie en Syrie», fondées sur des affirmations saugrenues à propos de grandes stratégies géopolitiques de la Russie, pimentées de faux rapports sur son activité militaire.
Fondamentalement, ce que dit Poutine est très simple : État islamique est une menace existentielle pour tout le monde, et tous ceux qui sont impliqués dans la guerre civile en Syrie devraient renoncer à leurs divergences et à leurs propres stratégies géopolitiques pour s’unir contre lui.
A cette fin, Poutine propose de reprendre ce qui est, au fond, le plan de paix proposé par Kofi Annan à la Conférence de Genève de 2012 pour mettre fin au conflit en Syrie : il devrait y avoir des négociations entre les différentes factions syriennes pour mettre en place un gouvernement avec partage du pouvoir jusqu’à ce qu’il y ait un accord pour un règlement définitif du conflit.
Comme Poutine le souligne, Assad a accepté cette proposition : «Le président Assad est prêt à intégrer la partie modérée des forces de l’opposition dans ces processus, dans la gestion de l’État.»" (...)
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