Indice de traitement brut - grille indiciaire (ITB-GI) Deuxième trimestre 2025
Au deuxième trimestre 2025, l’indice de traitement brut - grille indiciaire reste stable. Gaëlle GATEAUD et Deborah MASSIS
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Au deuxième trimestre 2025, l’indice de traitement brut - grille indiciaire reste stable. Gaëlle GATEAUD et Deborah MASSIS
Localtis : Un décret paru ce 13 mai crée la partie réglementaire du livre IV du code général de la fonction publique. On y trouve en particulier les règles concernant la formation professionnelle tout au long de la vie et le télétravail des agents territoriaux. Le décret, qui ne procède pas à une codification strictement à droit constant, entrera en vigueur le 1er août prochain.
Si comme tout citoyen, l’agent public a droit au respect de sa vie privée, il est aussi soumis à des obligations déontologiques particulières : continuité, neutralité, dignité, réserve.
Pour les agents des différentes branches de la fonction publique (États, hôpitaux, collectivités), la seule satisfaction d’œuvrer pour l’intérêt général ne suffit pas à rendre le quotidien professionnel simple et gratifiant.
Du fait d’un certain nombre d’évolutions de la société et dans l'action publique elle-même, les relations avec les usagers peuvent s’avérer de plus en plus tendues, et parfois même violentes.
Entre aggravation de certaines inégalités et fragilisation des liens sociaux, les agents publics font face à un mécontentement nourri notamment par l’individualisation des dispositifs, la réduction des moyens, la dématérialisation et la complexification croissante des démarches.
Les effets de l’adaptation à ce contexte, qui leur impose une pression psychologique importante, restent souvent invisibilisés par leurs savoir-faire et leurs propres exigences en matière de relation aux usagers.
Pourtant, les conséquences sont là, entre désaffections pour les carrières du secteur public, tensions managériales grandissantes et frustrations communes de chaque côté du guichet.
Dans cette note, retour sur les origines de ce phénomène, état des lieux synthétique de la situation actuelle et analyse de ses conséquences.
En 2024, un agent de la fonction publique de l’État (FPE) perçoit en moyenne 3 018 euros nets par mois en équivalent temps plein (EQTP) ; cette moyenne prend en compte tous les agents civils des ministères et des établissements publics, fonctionnaires ou non. En euros courants, ce salaire net moyen augmente de 4,7 % par rapport à 2023. Du fait de l’inflation (+2,0 % en 2024), le salaire net moyen augmente de 2,6 % en euros constants par rapport à 2023. Cette croissance fait suite à deux années de baisse (-0,4 % en 2023, -2,2 % en 2022) dans un contexte d’inflation forte. Cette hausse du salaire net en 2024 s’explique principalement par la croissance des primes et, dans une moindre mesure, par les revalorisations indiciaires mises en place sur la période.
Le salaire net moyen en EQTP des fonctionnaires de la FPE augmente de 3,1 % en euros constants. Cette hausse est principalement portée par les agents de catégorie A dont le salaire net moyen progresse de 3,4 % en euros constants. Du fait de la bascule d’agents de catégorie C parmi les mieux payés de cette catégorie en catégorie B, le salaire net moyen des catégories C diminue (-2,6 %), alors qu’il croît pour les catégories B (+2,1 %). Le salaire net moyen des non-fonctionnaires augmente aussi (+2,2 %).
En 2024, le salaire net en EQTP des femmes est inférieur de 12,0 % en moyenne à celui des hommes, un écart en baisse de 0,4 point par rapport à 2023. À caractéristiques d’agents et d’employeurs identiques, l’écart est de 2,9 % en 2024, en hausse de 0,3 point.
Pour les agents présents toute l’année en 2023 et en 2024 chez le même employeur et avec la même quotité de travail, soit plus de six agents sur dix dans la FPE, le salaire net moyen augmente de +3,9 % en euros constants.
Au 31 décembre 2024, 5,85 millions d’agents travaillent dans la fonction publique en France, soit 37 000 de plus que fin 2023 (+ 0,6 % sur une année). À ces agents publics s’ajoutent 25 800 bénéficiaires de contrats aidés, dont les effectifs sont en forte baisse par rapport à 2023. Tous versants confondus, les effectifs dans la fonction publique, y compris les bénéficiaires de contrats aidés, augmentent de 0,6 %. Hors contrats aidés, l’emploi est en hausse dans la fonction publique de l’État (+ 21 100 agents, soit + 0,8 %), dans la continuité de 2023 (+ 0,8 %). L’emploi augmente dans l’Éducation nationale, l’Enseignement supérieur et la Recherche (+ 14 700, soit + 1,0 %), la Justice (+ 1 800, soit + 1,9 %) et les Armées (+ 3 100, soit + 1,1 %), en lien, entre autres, avec le recrutement d’accompagnants d’élèves en situation de handicap, d’agents de l’administration pénitentiaire et de militaires. Dans la fonction publique territoriale, l’emploi est en hausse de 0,5 %, moins fortement qu’en 2023 (+ 1,0 %). Il est en légère hausse dans les organismes communaux (+ 0,2 %) et continue d’augmenter dans les organismes intercommunaux (+ 2,0 %), en particulier dans les filières administratives et techniques. Les effectifs sont stables dans les départements et dans les régions. Dans la fonction publique hospitalière, l’emploi est en hausse de 0,5 %. Il augmente dans les hôpitaux (+ 0,5 %), en particulier chez les médecins (+ 2,2 %). Pascal GODEFROY et Sarah TOUZÉ
Le baromètre du travail de la fonction publique que la CFDT a rendu public le 30 avril livre un portrait assez sombre des agents publics. Le moral de ces derniers est plombé notamment par la perte d’attractivité de leurs métiers. 24% déclarent qu'il est probable qu'ils quitteront la fonction publique dans les prochaines années.
Face à la sédentarité des agents publics, le Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative lance l’appel à projets 2026 pour intégrer durablement l’activité physique au travail.
Entre 2023 et 2024, le nombre de jours de formation professionnelle effectués par les personnels civils des ministères, hors Justice, augmente de 4 % (à champ constant). Cette hausse concerne en premier lieu la formation statutaire (+ 8 % à champ constant) et, dans une moindre mesure, la formation non statutaire (+ 1 % à champ constant). Les effectifs en formation augmentent quant à eux de 5 %. Un agent de la fonction publique de l’État a suivi en moyenne 4,1 jours de formation professionnelle en 2024, dont 1,9 jour de formation statutaire et 2,2 jours de formation non statutaire. Ce volume est plus élevé pour les personnels de catégorie B, avec une moyenne de 9,0 jours de formation, contre 3,2 jours pour ceux de catégorie A et 3,0 jours pour la catégorie C. Les hommes ont suivi en moyenne 5,6 jours de formation dans l’année, et les femmes 3,3 jours. Cette différence s’explique en grande partie par une plus forte présence des hommes dans des métiers exigeant davantage de formation statutaire, comme les gardiens de la paix. La formation continue représente la plus grande part des jours de formation professionnelle non statutaire (87 %), quand les congés de formation professionnelle en représentent 8 % et la préparation des examens et des concours 5 %. Anthony CARUSO et Thomas FARGEAS
La fonction ressources humaines (RH) des administrations publiques des pays de l’Union européenne et de l’OCDE fait face aux défis de nouvelles réalités écologiques, numériques et managériales. Devant ces évolutions rapides, les administrations doivent renforcer la résilience de leur fonction RH afin de mieux anticiper les changements, s’y adapter et accompagner leur mise en œuvre, à la fois au niveau de la fonction publique dans son ensemble, et de la fonction RH spécifiquement. En France, certaines spécificités de la fonction RH, notamment la diversité des acteurs impliqués, offrent une capacité d’adaptation importante mais nécessitent une coordination renforcée. L’intégration des enjeux liés aux grandes transitions progresse toutefois à des rythmes différents selon les domaines. Face à ces évolutions, la fonction RH est appelée à devenir plus résiliente, supposant de renforcer son cap stratégique, ses capacités opérationnelles et la coopération entre acteurs, afin d’accompagner durablement la transformation de l’action publique.
Vieillissement de la population, rôle de l'intelligence artificielle, urgence climatique, mutations du travail, contexte géopolitique… La revue stratégique de la fonction publique a pour objectif d'anticiper les changements à venir dans la fonction publique à l'horizon 2035-2050.
Annoncée le 6 octobre 2025 à l'occasion des 80 ans de la Direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP), la revue stratégique de la fonction publique a vocation à éclairer le débat public sur les évolutions à venir pour la fonction publique. Les concertations sur l'avenir de la fonction publique ont commencé le 18 mars 2026. Les résultats de cette réflexion seront publiés à l’occasion du 80ᵉ anniversaire du premier statut des fonctionnaires, le 19 octobre 2026.
Dans un contexte de renouvellement des effectifs de la fonction publique, la question de son attractivité auprès des jeunes générations devient centrale. L’enquête Génération 2017 met en lumière des parcours professionnels vers le secteur public marqués par leur diversité et leur construction progressive. Elle révèle également que l’orientation vers le public ou le privé se joue le plus souvent très tôt, dès la fin des études. Un constat qui souligne l’enjeu, pour les employeurs publics, de renforcer leurs actions de sensibilisation auprès des jeunes. Les résultats de l’enquête Génération 2021, attendus pour la fin de l’année 2026, devraient venir confirmer ces tendances.
La Région Île-de-France a lancé le LaïcoScope. Cet outil pédagogique a été conçu pour clarifier et faciliter la compréhension du principe de laïcité dans la vie quotidienne des Franciliens. Ce support pratique s’adresse aux citoyens, agents publics, salariés et membres d’associations, en proposant des réponses concrètes à des situations fréquentes liées à la laïcité
La stratégie territoriale RH de l'État vise à incarner pleinement les politiques de ressources humaines de l’État dans les territoires. Elle est déclinée dans chaque région avec le concours des plates-formes régionales d’appui interministériel à la gestion des ressources humaines (PFRH).
Après trois années de déploiement (2022-2025), la stratégie territoriale RH de l’État a permis des avancées concrètes. Forte de ce bilan, elle est aujourd’hui actualisée afin de tenir compte de l’évolution des priorités nationales et des enjeux territoriaux, tout en confortant les avancées rendues possibles depuis son lancement, autour de trois axes prioritaires pour la période 2026-2028 :
- attirer les talents et fidéliser les agents ;
- accompagner les employeurs et les agents publics ;
- consolider la gouvernance territoriale de la politique RH de l’État et la mobilisation de tous les acteurs.
Quels seront les besoins à horizon 2035 - 2050 et comment la fonction publique peut-elle s’adapter ? Comment tirer le meilleur parti des nouvelles technologies au service des citoyens, et des agents publics, tout en garantissant sécurité et souveraineté ? Comment la fonction publique peut anticiper les besoins en services publics et limiter les conséquences des crises écologiques sur l’organisation des services publics ?
Contractualisation en hausse, salaires en recul... Un avis du Conseil économique, social et environnemental adopté le 24 février 2026 dresse un état des lieux des conditions d'emploi dans les trois versants de la fonction publique et formule plusieurs préconisations pour revaloriser la situation des agents.
À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Diese vous présente avec fierté, les 63 femmes nommées à des postes de cadres dirigeantes depuis 1 an, soulignant ainsi l’engagement de l’État en faveur de l’égalité des sexes dans les sphères décisionnelles.
En 2025, les femmes fonctionnaires qui travaillent dans un ministère sont payées chaque mois en moyenne 410 euros bruts de moins que les hommes, soit un écart de 9,8 %. En dix ans, cet écart a baissé de 5,0 points, en partie grâce à l’augmentation du temps de travail des femmes. De plus, des métiers parmi les plus rémunérateurs se féminisent, comme les emplois fonctionnels et ceux de catégorie A hors enseignants. Une fois corrigé des différences de temps de travail entre les hommes et les femmes (ces dernières étant plus souvent à temps partiel), cet écart de rémunération a diminué de 3,9 points depuis 2015, pour atteindre 8,1 % en 2025. À emploi comparable, l’écart est réduit à 2,1 % en 2025 et reste du même ordre de grandeur qu’il y a dix ans.
"D’après l’enquête TraCov2, 54 % des agents publics et 67 % des salariés du privé, déclarant exercer un emploi compatible avec le télétravail, ont recours à cette pratique. Comparés à leurs homologues du secteur privé, les télétravailleurs de la fonction publique se distinguent notamment par une quotité de télétravail plus faible (9 % télétravaillent trois jours ou plus, contre 18 % dans le privé), une part plus élevée de télétravailleurs de 50 ans ou plus (42 % contre 25 %) et de femmes (64 % contre 49 %). La majorité des télétravailleurs estiment que leurs conditions de travail restent identiques, qu’ils soient sur site ou à distance." [...]
Dans une étude publiée le 24 février 2026, la DGAFP analyse les effets du télétravail sur les conditions de travail des agents publics, à partir de l'enquête TraCov2 de la Dares. Les agents publics y recourent moins que dans le privé, mais en tirent davantage de bénéfices sur leurs conditions de travail.
Saisie par la commission des finances du Sénat, la Cour a réalisé une enquête relative à « la rémunération à la performance des agents de l’État ». L’enquête constate la place très réduite des primes à la performance dans la politique salariale de l’État. Elle expose les conditions requises pour la relance de ce mode de rémunération, qui a marqué le pas ces dernières années malgré l’instauration du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP). La Cour émet cinq recommandations, qui constituent un dispositif d’ensemble propre à relancer la généralisation de la rémunération à la performance pour les fonctionnaires civils de l’État, initialement prévue par le décret de 2014 instaurant le RIFSEEP.
5,9 millions d'agents travaillent dans la fonction publique fin 2024, soit 32 800 de plus qu'en 2023 (+0,6%, après +1,1% en 2023). L'emploi augmente dans les trois versants de la fonction publique.
Une étude publiée le 10 février 2026 par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dresse un état des lieux de l'emploi dans la fonction publique en 2024.
Sous la poussée notamment des emplois contractuels, les effectifs de la fonction publique ont progressé de 0,6% en 2024, indique l'Insee. Mais cette croissance est inférieure à celle de 2023 (+1,1%). La hausse a été plus contenue dans les collectivités territoriales (+0,3%).
Fin 2024, 5,9 millions d’agents travaillent dans la fonction publique : c’est 32 800 agents de plus que l’année précédente, soit +0,6 %, une hausse inférieure à celle de 2023 (+1,1 %). L’emploi augmente de 0,8 % dans la fonction publique de l’État, de 0,3 % dans la fonction publique territoriale et de 0,5 % dans la fonction publique hospitalière.
Le nombre de fonctionnaires y compris militaires est quasi stable en 2024 (-0,1 %). En revanche, le nombre de contractuels continue d’augmenter : +2,6 %, après +4,9 % en 2023. Par ailleurs, les effectifs de catégorie A dépassent pour la première fois ceux de catégorie C.
La part des femmes dans la fonction publique continue de croître et atteint 64 %, soit 5 points de plus que vingt ans auparavant. La réforme des retraites de 2023 accentue la part d’agents âgés de 50 ans ou plus.
En 2024, les entrées dans la fonction publique diminuent. Les sorties augmentent dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale.
La Conférence travail emploi retraites qui réunit les partenaires sociaux du public et du privé à l’initiative du gouvernement a tenu une première journée, le 30 janvier à Paris, centrée sur sa méthode de travail pour les six prochains mois. Une méthode qui vise à articuler ces enjeux différents mais interconnectés, sur les deux secteurs. Intéressées par cette vision large, les organisations syndicales gardent pour autant des attentes