Les travaux ont permis de mieux appréhender l’empreinte environnementale de l’intelligence artificielle, dans un contexte marqué par son développement particulièrement rapide. La commission constate que l’essor de l’IA renforce les constats établis dès 2020 sur l’empreinte environnementale du numérique, tout en en modifiant la répartition : sous l’effet de l’IA, les centres de données prennent désormais le dessus sur les terminaux. Malgré des données encore lacunaires, leur consommation électrique devrait fortement augmenter dans les prochaines années, tandis que l’essor de l’IA accroît également les besoins en minerais critiques et exerce des pressions sur l’eau et le foncier. Par ailleurs, si l’IA peut contribuer à la transition écologique, ses bénéfices environnementaux restent difficiles à objectiver et leur potentiel demeure encore à concrétiser.
Face à ces constats, la commission a formulé 16 recommandations destinées à accompagner le développement de l’IA tout en limitant son empreinte environnementale.