Créé en août 2022 par Elisabeth Borne à la suite d’un été caniculaire, le « Fonds vert » est revenu au sommet de l’actualité. D’enveloppe un peu technique au fonctionnement méconnu, il est devenu pour certains observateurs le thermomètre de l’action gouvernementale en matière d’adaptation au changement climatique.
Une interprétation expéditive : le Fonds vert ne finance pas principalement des actions ciblées sur l’adaptation, mais une pluralité d’objectifs environnementaux ; les actions d’adaptation des collectivités ne sont pas financées principalement via le Fonds vert, mais par leurs dotations et ressources propres non fléchées ; et enfin l’action de l’État en matière d’adaptation ne passe pas principalement par le Fonds vert, mais par une grande variété d’enveloppes d’importance au moins égale.
Malmené budgétairement, le Fonds vert a été divisé par trois en deux ans. Ces baisses systématiques apparaissent incohérentes avec l’objectif de planification écologique.
Alors que le bilan 2025 de l’utilisation de ce Fonds vient de sortir, I4CE propose ici quelques éléments de décryptage sur les vertus – et limites – d’un instrument qui a prouvé son utilité notamment par le haut niveau d’exigence environnementale des projets qu’il finance et par la place croissante qu’il donne aux questions d’adaptation, mais qui cherche encore à asseoir sa place dans le paysage de la planification écologique locale.