Note de conjoncture INSEE − Vigilance orange sur la croissance
Au printemps, l’économie mondiale a continué de déjouer les pronostics par sa vigueur : le commerce mondial, à peine égratigné l’an passé par les droits de douane instaurés par l’administration américaine, n’a presque pas faibli malgré le blocage du détroit d’Ormuz, stimulé par l’effervescence des échanges dans le Pacifique liés à l’intelligence artificielle. En particulier, les colossaux investissements privés liés aux nouvelles technologies tirent la croissance aux États-Unis dont l’activité, sans le soutien du pouvoir d’achat des ménages, conserve tout de même un rythme de l’ordre de +2 % par an. À l’autre bout de la chaîne, la Chine conserve une croissance déséquilibrée, stimulée par les exportations mais sans demande intérieure. De son côté, l’Europe, et notamment l’Allemagne, est enfin sortie de sa torpeur : l’activité a progressé solidement au printemps dans les quatre principales économies de la zone euro prises ensemble (+0,3 % comme en début d’année) et plus fortement encore au Royaume-Uni (+0,4 % après +0,6 %).

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