The complex truth about trust in science | Nature
Confidence in science has not collapsed, but scientists have urgent problems to address.
Your new post is loading...
Confidence in science has not collapsed, but scientists have urgent problems to address.
Le 29 septembre 2026, le Programme de recherche « Cultiver Protéger Autrement » réunira des chercheurs, des décideurs publics européens et des acteurs du monde agricole à la Maison Irène et Frédéric Joliot-Curie, à Bruxelles, pour un dialogue science-politique consacré à la protection durable des cultures.
Les risques sanitaires et environnementaux suscitent des préoccupations croissantes. Pour mieux comprendre, réduire et prévenir ces risques, nos établissements publics s’engagent au travers d’une charte visant à faire progresser le dialogue autour de leurs productions scientifiques et de leurs activités de recherche, d’expertise et d’évaluation. Rejoint par l’Institut national du cancer, le collectif des signataires de la charte d’ouverture à la société renouvelle son engagement d’ouverture et de transparence envers la société, au service du débat et de la décision publique.
La désinformation, les fausses croyances et la complexité de la communication scientifique ont-ils érodé la confiance du public envers les scientifiques ?
Ce numéro réunit des chercheurs issus de diverses disciplines et propose une analyse du rapport de confiance entre la science, les scientifiques et la société.
Ce texte propose des réflexions sur la réalisation de recherches interdisciplinaires en s’appuyant sur le retour d’expérience du projet MobilAir. Ce projet associant 8 disciplines de recherche en sciences humaines et sociales et en sciences de l’environnement visait à identifier des mesures sectorielles permettant d’atteindre des objectifs ambitieux de réduction de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine et à en mener une évaluation interdisciplinaire.
Calls for increased attention to societal impacts in research are now commonplace, but mechanisms for achieving this lag. This paper reports on a pilot of a scalable, low-cost mechanism to help manufacturing and materials science researchers assess and improve the societal impacts of their work. The mechanism, a public values statement, scaffolds researchers in assessing plausible economic, environmental, national security, and other public consequences of their research. More focused than conventional ‘broader impacts’ statements, the public values statement is designed to be integrated into research support, funding, or facilities use applications. The statement preparation and evaluation procedure was piloted at a workshop with manufacturing and materials science researchers. The procedure demonstrated the ability to support these researchers in assessing diverse societal impacts of their work, both positive and negative. Additional scaffolding may be required to help researchers develop plans to amplify positive and mitigate negative consequences of their work.
Le présent rapport synthétise les conclusions d’un projet mené par le Centre commun de recherche de la Commission européenne (CCR) et l’OCDE afin d’aider sept pays européens (la Belgique, la République tchèque, l’Estonie, la Grèce, la Lettonie, la Lituanie et les Pays-Bas) à renforcer leurs capacités en matière d’élaboration de politiques fondées sur des données probantes (EIPM) dans les domaines de la gouvernance et de l’administration publique. Pour faire face aux chocs géopolitiques et économiques, accroître leur compétitivité et réduire les charges administratives, les pays ont besoin des meilleures données disponibles pour étayer des décisions efficaces. Le projet a adopté une approche globale, dite « d’écosystème », pour aborder la question de l’intégration effective des données dans le processus d’élaboration des politiques, en tenant compte à la fois des perspectives de la demande et de l’offre. Il a collaboré avec les sept pays en utilisant une structure analytique commune, analysant les capacités aux niveaux individuel, organisationnel, interorganisationnel et systémique, y compris l’apprentissage partagé et les dialogues collaboratifs.
Le rapport identifie des pistes pour promouvoir l’EIPM à travers l’Europe afin de relever les défis les plus urgents du continent, de répondre aux besoins changeants des gouvernements et de renforcer les capacités et la résilience des administrations publiques face aux chocs futurs. Enfin, le rapport identifie les domaines dans lesquels le CCR et l’OCDE restent déterminés à soutenir l’EIPM à l’avenir.
Pendant la pandémie de COVID-19, les décideurs ont été invités à « suivre la science », mais cette science se concentrait souvent sur les virus et les vaccins, sans s’engager dans les conseils en sciences comportementales sur la manière de gérer le virus et de maximiser l’adoption du vaccin.
Nous avons exploré comment quatre pays ont travaillé à combler le fossé entre le comportement humain et la politique de santé publique : les Pays-Bas, l’Irlande, le Royaume-Uni et la Finlande. Nous avons interrogé 21 parties prenantes de haut niveau – des scientifiques menant la recherche aux fonctionnaires qui l’utilisent – et identifié ce qui rend les preuves « exploitables » en situation de crise.
À l'occasion de la 3ème édition du Prix de thèse du ministère de la Transition écologique, trois lauréates reviennent sur les enseignements de leurs travaux et le rôle essentiel de la recherche dans la conception des politiques publiques environnementales. Sociologie des forêts, biodiversité marine et sciences cognitives : trois disciplines, un même objectif, mieux comprendre le monde pour mieux agir.
Cette recherche étudie la manière dont la gouvernance anticipative (anticipatory governance) peut être articulée avec les démarches de politiques publiques fondées sur les données probantes (evidence-informed policymaking). Dans un contexte marqué par les crises et l’incertitude, l’enjeu est de mieux relier prospective stratégique, connaissances scientifiques et processus de décision publique.
L’étude compare l’Estonie, la Lituanie et l’Espagne, trois États européens qui ont récemment mis en place des dispositifs institutionnels dédiés à l’interface entre science et politique publique, notamment des fonctions de conseillers scientifiques et d’innovation auprès des administrations gouvernementales. Les auteurs analysent des documents stratégiques, textes juridiques et documents institutionnels, complétés par une analyse quantitative de la fréquence de mots-clés dans des études consacrées aux écosystèmes nationaux science-for-policy.
Mission-oriented innovation policy (MOIP) is one form of transformative innovation policy addressing specific social issues, with a package of policy instruments and multiple actors. In Japan, the turn of science and technology policy began advancing around 2009. The administration changed from one centered on the Liberal Democratic Party to one centered on the Democratic Party in 2009, and amid that the social issues of health and the environment became emphasized in science and technology policy. Thereafter, at the end of 2012, the administration changed again to an administration centered on the Liberal Democratic Party, but the approach to social issues continued. The 5th Science and Technology Basic Plan in 2016 presented Society 5.0 as a social vision to aim for and positioned technology as a tool to achieve the vision of society. Korea’s STI policy also emphasized the social contribution of science and technology. Since the First Basic Plan for Science and Technology, released in 2003, the Basic Plan for Science and Technology, the top-level plan for science and technology that is formulated every five years, has continued to include policies for the social role of science and technology. There are several common aspects between the experiences of MOIP in Japan and Korea. The concepts and concrete programs of MOIP have been explicitly discussed and implemented. In Japan, the first phase of the Cross-ministerial Strategic Innovation Promotion Program (SIP) was established in 2014 at the Cabinet level, In Korea, the government established the First Comprehensive Plan for Solving Social Problems Based on Science and Technology, a comprehensive plan in 2013 (CP1). There are also several differences. The first difference is about the program structure. There have been diverse forms of MOIP in Japan. The SIP was established in 2014 at the Cabinet level. Subsequently, the Moonshot Research and Development Program was also established at the Cabinet level in 2020. In Korea, the Comprehensive Plan series was separated from the Science and Technology Basic Plan but integrated as a plan for social issues. The second difference is about historical development. In Japan, the focus of the first phase of the SIPs was on research and development of technology, although they had in mind social issues in a broader sense, But in the third phase of the SIP since 2023, systems, platforms and networks, including institutional, policy and behavioral elements as well as technical elements, have been the main targets. In Korea, the feature of CP1 targeted 10 social problems. But the purpose of CP2 was the creation of a social problem-solving ecosystem including local governments and wider ministries. The third difference is about the structure of governance. In Japan, governance structure at the cabinet level, CSTI (Council for Science, Technology and Innovation Policy), is important in addition to the ministries level. In Korea, the focus is on the role of MSIT (Ministry of Science and ICT) and KISTEP (Korea Institute for S&T Evaluation and Planning) which performs important analytical functions under MSIT.
Proactive public services (PPS) –
c’est-à-dire les services mis en place par les administrations publiques sans demande préalable des citoyens ou des entreprises – font l’objet de discussions de plus en plus fréquentes en tant que moyen de réduire la charge administrative, de prévenir la non-utilisation des services et d’améliorer l’accès et l’équité dans toute l’Union européenne. L’étude présentée dans ce rapport montre que le véritable enjeu n’est pas de savoir si ces services sont techniquement possibles, mais si les administrations sont suffisamment préparées pour les mettre en œuvre de manière conforme à la loi, légitime et durable.
S'appuyant sur une revue systématique de la littérature, 20 entretiens avec des experts dans 12 États membres de l'UE et deux ateliers de synthèse, l'étude constate que les progrès en matière de PPS restent inégaux au sein de l'UE, principalement parce que la clarté juridique, les capacités organisationnelles, l'interopérabilité, la responsabilité et la confiance du public sont souvent à la traîne par rapport aux capacités techniques. Alors que l'IA est largement considérée comme un catalyseur clé des PPS, les cas d'utilisation aboutis restent rares. Dans la pratique, les considérations relatives à une IA responsable ne sont souvent abordées que de manière implicite ou réactive, ce qui suggère l’existence d’un écart entre les ambitions politiques et les réalités de la mise en œuvre.
Afin de faciliter l’analyse et la mise en œuvre, le rapport élabore un cadre d’évaluation de l’état de préparation aux PPS ainsi qu’un modèle de maturité à cinq niveaux qui favorisent l’auto-évaluation, identifient les obstacles à la mise à l’échelle et mettent en évidence les lacunes en matière de préparation dans les dimensions clés de la gouvernance. L’étude conclut que les PPS doivent être considérés comme un choix de gouvernance et de conception de services, et non comme une solution technologique universelle.
Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
Ces derniers jours, la couverture médiatique de la loi d’urgence agricole met en lumière un paradoxe : les alertes des scientifiques se multiplient dans les médias, mais elles restent encore trop peu présentes dans les interviews des responsables politiques chargés de défendre le texte. Un décalage qui pose la question de la place accordée à l’expertise scientifique dans la fabrique du débat public.
Les écosystèmes lacustres français abritent une biodiversité remarquable et rendent de nombreux services à la société mais ils sont soumis à des pressions croissantes. À l’interface entre science et gestion, le Pôle R&D ECLA1 mobilise la recherche pour produire des connaissances et des outils opérationnels pour préserver, restaurer et accompagner l'adaptation des lacs face aux défis de l'Anthropocène. Ce numéro met en lumière vingt-trois résultats marquants issus du programme 2019-2024.
On a bright June morning in 2026, over 70 policymakers, researchers, and knowledge brokers gathered virtually for a thought-provoking discussion: How is generative AI changing the way we create evidence-based policy? The webinar, hosted by the Community of Practice on Evidence-Informed Policymaking (EIPM), brought together Nora Revai from the OECD and Julien Gossé from the European Commission’s Joint Research Centre (JRC) to explore AI’s growing role—and its limits—in the world of policymaking.
Trust in elite institutions is on the wane globally. Building public participation into research and government advice can turn the tide.
Confidence in science has not collapsed, but scientists have urgent problems to address.
La Commission européenne a choisi des spécialistes de nos centres de recherche et une de nos alumna pour conduire le volet français.
Mélusine Boon-Falleur, Assistant Professor au CRIS, Clément Lacouette-Fougère, secrétaire général de la Chaire Santé de Sciences Po et co-directeur de l’Executive Master Management des politiques publiques et Lou Safra, Assistant Professor au CEVIPOF et co-directrice de l’axe “Évaluation de la démocratie” du LIEPP, ont été sélectionnés par le Joint Research Centre de la Commission européenne. Ils font partie d'un groupe de quatre experts français chargé de réaliser un rapport sur l’evidence-informed policymaking (élaboration de politiques publiques fondées sur des données probantes).
La quatrième membre du groupe est une alumna de Sciences Po : Mélanie Heard, membre du comité exécutif de la Chaire santé de Sciences Po, déléguée générale du think tank Evidences et responsable du pôle santé de Terra Nova. Son doctorat en science politique et santé publique, effectué à Sciences Po et financé par l'ANRS, portait sur les arbitrages entre libertés individuelles et bien commun en situation d’épidémie.
La France ne manque plus d'expertise sur le changement climatique, mais peine à transformer les diagnostics en décisions efficaces. Entre réduction des émissions, adaptation aux canicules et arbitrages économiques, les politiques publiques se heurtent à des contraintes démocratiques, budgétaires et sociales.
Le 29 septembre 2026, au Siège de l’UNESCO, le Forum MOST se réunira autour d’une question centrale : comment intégrer des dimensions encore insuffisamment prises en compte, telles que la prospective, les sciences humaines et les savoirs autochtones, afin d’améliorer les politiques publiques ?
MOST = Programme de l'UNESCO sur la gestion des transformations sociales
Par courrier du 8 septembre 2025, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a saisi le collège de déontologie d’une demande d’avis relative à la participation des chercheurs aux travaux des administrations publiques. La communauté académique ayant vocation à être davantage mise à contribution sur des questions stratégiques intéressant différents ministères,
le ministre souhaite que le collège se prononce sur les principes et modalités permettant d'accompagner au mieux la participation des chercheurs, notamment en sciences humaines et sociales, à des travaux conduits pour le compte d'administrations publiques et de ministères, tout en garantissant la pleine effectivité de leur liberté académique.
Amid mounting geostrategic pressure on the global information space, reflected in the United Nations (UN) 2025 Global Risk Report, concern about disinformation undermining climate action continues to grow. This led to the inclusion of the issue of information integrity for the first time ever in the action agenda of the 30th Conference of the Parties (COP30) to the UN Framework Convention on Climate Change (UNFCCC) in November 2025. In January 2026, the EU endorsed the UN declaration on information integrity on climate change.
À l’heure où les algorithmes prédisent les épidémies, où les modèles du GIEC conditionnent les engagements climatiques des États et où un gouvernement a nommé une intelligence artificielle ministre, la question n’est plus de savoir si la science gouverne — elle le fait déjà —, mais à quelles conditions elle peut le faire légitimement. Car gouverner par la science n’est pas gouverner avec elle. Le premier terme renvoie à une technocratie qui relègue le citoyen au second plan ; le second, à une démocratie qui mobilise le savoir sans s’y soumettre. Entre ces deux pôles se joue l’une des tensions les plus profondes de nos sociétés contemporaines. Fondé sur une enquête croisant entretiens avec des scientifiques, des parlementaires et des acteurs associatifs, et données empiriques, cet article explore les promesses et les limites du savoir scientifique dans la décision publique, avant d’examiner les conditions d’une véritable coproduction entre science et démocratie.
What would it look like if young people who have survived and navigated policies arguably designed to fail them were the architects of the research meant to evaluate them? If those most impacted had the authority to produce the evidence needed to reshape these very policies?
How do we understand policy research as we experience the destruction of social supports, where meaningful change is possible, yet solutions remain bound by broken systems no single policy can resolve?
Cet article analyse les efforts entrepris par l'Irlande pour renforcer l'utilisation des connaissances scientifiques dans l'élaboration des politiques publiques. Les auteurs soutiennent que, face à des défis de plus en plus complexes (transition climatique, évolution démographique, crises sanitaires, transformation numérique), les gouvernements doivent s'appuyer davantage sur des données fiables et sur les résultats de la recherche pour concevoir des politiques plus efficaces, transparentes et légitimes.
L'article montre que l'Irlande a progressivement fait de l'« evidence-informed policymaking » un axe central de sa réforme administrative. Plusieurs stratégies nationales (Impact 2030, Civil Service Renewal 2030, Better Public Services) ainsi que le Programme for Government 2025 prévoient de renforcer les liens entre les administrations et le monde académique, notamment par des échanges de personnels, des programmes de recherche orientés vers les besoins des ministères et la création de nouvelles structures de conseil scientifique.