What policymakers want: Documenting a mismatch in policymaker demand and research supply | The People Lab, Harvard Kennedy School
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Ces derniers jours, la couverture médiatique de la loi d’urgence agricole met en lumière un paradoxe : les alertes des scientifiques se multiplient dans les médias, mais elles restent encore trop peu présentes dans les interviews des responsables politiques chargés de défendre le texte. Un décalage qui pose la question de la place accordée à l’expertise scientifique dans la fabrique du débat public.
Les écosystèmes lacustres français abritent une biodiversité remarquable et rendent de nombreux services à la société mais ils sont soumis à des pressions croissantes. À l’interface entre science et gestion, le Pôle R&D ECLA1 mobilise la recherche pour produire des connaissances et des outils opérationnels pour préserver, restaurer et accompagner l'adaptation des lacs face aux défis de l'Anthropocène. Ce numéro met en lumière vingt-trois résultats marquants issus du programme 2019-2024.
On a bright June morning in 2026, over 70 policymakers, researchers, and knowledge brokers gathered virtually for a thought-provoking discussion: How is generative AI changing the way we create evidence-based policy? The webinar, hosted by the Community of Practice on Evidence-Informed Policymaking (EIPM), brought together Nora Revai from the OECD and Julien Gossé from the European Commission’s Joint Research Centre (JRC) to explore AI’s growing role—and its limits—in the world of policymaking.
Trust in elite institutions is on the wane globally. Building public participation into research and government advice can turn the tide.
Confidence in science has not collapsed, but scientists have urgent problems to address.
La Commission européenne a choisi des spécialistes de nos centres de recherche et une de nos alumna pour conduire le volet français.
Mélusine Boon-Falleur, Assistant Professor au CRIS, Clément Lacouette-Fougère, secrétaire général de la Chaire Santé de Sciences Po et co-directeur de l’Executive Master Management des politiques publiques et Lou Safra, Assistant Professor au CEVIPOF et co-directrice de l’axe “Évaluation de la démocratie” du LIEPP, ont été sélectionnés par le Joint Research Centre de la Commission européenne. Ils font partie d'un groupe de quatre experts français chargé de réaliser un rapport sur l’evidence-informed policymaking (élaboration de politiques publiques fondées sur des données probantes).
La quatrième membre du groupe est une alumna de Sciences Po : Mélanie Heard, membre du comité exécutif de la Chaire santé de Sciences Po, déléguée générale du think tank Evidences et responsable du pôle santé de Terra Nova. Son doctorat en science politique et santé publique, effectué à Sciences Po et financé par l'ANRS, portait sur les arbitrages entre libertés individuelles et bien commun en situation d’épidémie.
La France ne manque plus d'expertise sur le changement climatique, mais peine à transformer les diagnostics en décisions efficaces. Entre réduction des émissions, adaptation aux canicules et arbitrages économiques, les politiques publiques se heurtent à des contraintes démocratiques, budgétaires et sociales.
Le 29 septembre 2026, au Siège de l’UNESCO, le Forum MOST se réunira autour d’une question centrale : comment intégrer des dimensions encore insuffisamment prises en compte, telles que la prospective, les sciences humaines et les savoirs autochtones, afin d’améliorer les politiques publiques ?
MOST = Programme de l'UNESCO sur la gestion des transformations sociales
Par courrier du 8 septembre 2025, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a saisi le collège de déontologie d’une demande d’avis relative à la participation des chercheurs aux travaux des administrations publiques. La communauté académique ayant vocation à être davantage mise à contribution sur des questions stratégiques intéressant différents ministères,
le ministre souhaite que le collège se prononce sur les principes et modalités permettant d'accompagner au mieux la participation des chercheurs, notamment en sciences humaines et sociales, à des travaux conduits pour le compte d'administrations publiques et de ministères, tout en garantissant la pleine effectivité de leur liberté académique.
Amid mounting geostrategic pressure on the global information space, reflected in the United Nations (UN) 2025 Global Risk Report, concern about disinformation undermining climate action continues to grow. This led to the inclusion of the issue of information integrity for the first time ever in the action agenda of the 30th Conference of the Parties (COP30) to the UN Framework Convention on Climate Change (UNFCCC) in November 2025. In January 2026, the EU endorsed the UN declaration on information integrity on climate change.
À l’heure où les algorithmes prédisent les épidémies, où les modèles du GIEC conditionnent les engagements climatiques des États et où un gouvernement a nommé une intelligence artificielle ministre, la question n’est plus de savoir si la science gouverne — elle le fait déjà —, mais à quelles conditions elle peut le faire légitimement. Car gouverner par la science n’est pas gouverner avec elle. Le premier terme renvoie à une technocratie qui relègue le citoyen au second plan ; le second, à une démocratie qui mobilise le savoir sans s’y soumettre. Entre ces deux pôles se joue l’une des tensions les plus profondes de nos sociétés contemporaines. Fondé sur une enquête croisant entretiens avec des scientifiques, des parlementaires et des acteurs associatifs, et données empiriques, cet article explore les promesses et les limites du savoir scientifique dans la décision publique, avant d’examiner les conditions d’une véritable coproduction entre science et démocratie.
What would it look like if young people who have survived and navigated policies arguably designed to fail them were the architects of the research meant to evaluate them? If those most impacted had the authority to produce the evidence needed to reshape these very policies?
How do we understand policy research as we experience the destruction of social supports, where meaningful change is possible, yet solutions remain bound by broken systems no single policy can resolve?
Cet article analyse les efforts entrepris par l'Irlande pour renforcer l'utilisation des connaissances scientifiques dans l'élaboration des politiques publiques. Les auteurs soutiennent que, face à des défis de plus en plus complexes (transition climatique, évolution démographique, crises sanitaires, transformation numérique), les gouvernements doivent s'appuyer davantage sur des données fiables et sur les résultats de la recherche pour concevoir des politiques plus efficaces, transparentes et légitimes.
L'article montre que l'Irlande a progressivement fait de l'« evidence-informed policymaking » un axe central de sa réforme administrative. Plusieurs stratégies nationales (Impact 2030, Civil Service Renewal 2030, Better Public Services) ainsi que le Programme for Government 2025 prévoient de renforcer les liens entre les administrations et le monde académique, notamment par des échanges de personnels, des programmes de recherche orientés vers les besoins des ministères et la création de nouvelles structures de conseil scientifique.
Objet : prolongation de l'expérimentation d'un concours externe spécial d'accès à l'Institut national du service public, ouvert aux candidats titulaires d'un diplôme de doctorat. Le décret prévoit la prolongation de l'expérimentation, pour une durée d'une année supplémentaire, d'un concours externe spécial d'entrée à l'Institut national du service public (INSP) réservé aux titulaires d'un diplôme de doctorat et organisé par spécialités, afin de favoriser le recrutement d'élèves possédant un haut niveau de compétences scientifiques.
La place de la science dans le débat public est aujourd'hui de plus en plus contestée : dans plusieurs démocraties, notamment aux États-Unis, le lien entre les connaissances issues de la recherche et les décisions publiques s'affaiblit, dans un contexte global de défiance à l'égard des institutions. Sur des sujets aussi déterminants que la santé, l'environnement ou l'éducation, l'évidence scientifique se trouve parfois mise en concurrence avec des logiques idéologiques ou des intérêts de court terme.
En France, ce lien entre recherche et action publique est particulièrement intéressant à interroger dans le domaine de la santé publique : alors que le déficit de la Sécurité sociale a atteint près de 22 milliards d'euros en 2025 et que les inégalités de santé persistent selon le niveau de vie ou le territoire, les défis sont considérables. Dans ce contexte, on peut s'interroger : comment les pouvoirs publics peuvent-ils mieux s'appuyer sur les résultats de la recherche pour éclairer leurs décisions ? Si la science ne peut se substituer à la décision politique, elle permet de mieux comprendre les réalités sociales, d'anticiper les besoins et d'évaluer l'efficacité des politiques publiques.
Ce podcast est consacré à cette articulation entre savoir scientifique et action publique, avec quatre invités : Denis Raynaud, économiste et directeur de l'Irdes, Pierre-Gerlier Forest, président-directeur général de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et président du conseil scientifique de l'Irdes, ainsi que deux autre membres du conseil scientifique de l'Irdes : Stéphanie Dupays, inspectrice générale à l'Igas (l'Inspection générale des affaires sociales), et Mathieu Cousineau, Directeur Gouvernance Mutualiste du Groupe VYV, premier acteur mutualiste de santé et de protection sociale en France.
Localtis : La commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat a entendu Virginie Schwarz, présidente-directrice générale de Météo-France, afin de tirer les enseignements de l'épisode caniculaire exceptionnel qui a frappé l’Hexagone au mois de juin. Un partenariat plus que jamais indispensable à la préparation des élus face à des événements extrêmes appelés à devenir plus fréquents et plus intenses.
Avec Sur le fil de l’innovation, le CNRS donne la parole à celles et ceux qui tissent des liens nouveaux entre laboratoires et monde de l'entreprise.
La transformation numérique de l’État repose sur un principe exigeant : mieux gouverner par la donnée. La Direction interministérielle du numérique (DINUM) pilote cette démarche en structurant des infrastructures numériques communes, en développant des services partagés et en animant le réseau des Administrateurs ministériels des données, des algorithmes et des codes (AMDAC), qui diffuse les bonnes pratiques et favorise une gouvernance collective des données et des technologies. Dans l’ESR, les établissements et opérateurs produisent et utilisent des données essentielles – scientifiques, administratives ou ouvertes – pour nourrir la connaissance et piloter les politiques publiques. Le dispositif AMDAC soutient le partage des données, la cohérence des référentiels et le développement d’usages numériques responsables. Cette transformation implique aussi de renforcer les compétences des agents. A la DINUM, c'est la mission de la DRH de la filière numérique de l’État, qui accompagne ces évolutions afin de permettre aux administrations et opérateurs de mieux exploiter les données, conduire des projets numériques et garantir la sécurité et la souveraineté des systèmes. Au cœur de sa démarche : la construction d'une culture numérique partagée, fondée sur la confiance et la coopération. Présentation effectuée lors des Journées Abes qui se sont tenues les 28 et 29 mai 2026 au Corum, palais des congrès de Montpellier
Avec l’édition 2025 de Regards – Appui aux politiques publiques, l’Université Gustave Eiffel met en lumière la diversité de ses travaux au service de l’action publique. Recherche, expertise, normalisation, transfert technologique ou formation : les projets présentés illustrent la contribution de l’université aux grandes transitions et son engagement auprès de l’État, des collectivités territoriales, des agences publiques et de ses partenaires européens et internationaux.
La Cour des comptes et le @CNRS ont organisé un colloque le 1er juillet 2026 consacré aux politiques publiques relatives à la cohésion et l'attractivité des territoires.
L'événement a réuni chercheurs, experts et acteurs publics autour d'une ambition commune : renforcer les liens entre la recherche scientifique et les institutions pour mieux éclairer et accompagner la mise en œuvre des politiques publiques.
L’Agence nationale de la recherche (ANR) a fait de la contribution de la recherche aux politiques publiques et aux territoires une priorité de son programme "Science avec et pour la société" (SAPS). L’ANR a ainsi lancé en décembre 2025 un appel à projets "recherche-action", intitulé "Co-construire les politiques publiques par l’expertise scientifique", dont elle publie aujourd’hui les résultats. Les 22 projets retenus illustrent la diversité des partenariats entre chercheurs, acteurs publics et territoires, ainsi que la variété des enjeux traités, qu’il s’agisse des transitions environnementales, sociales ou économiques.
Comment peser sur la décision politique ? La communauté scientifique retourne cette question dans tous les sens : elle était au cœur d’un événement Sorbonne Université le 1er juin dernier.
La droite américaine était historiquement favorable aux sciences, mais le mouvement MAGA a développé une méfiance croissante envers les institutions scientifiques depuis les années 2000.
Cette méfiance résulte de trois courants : un mouvement anti-étatiste hostile à la régulation, une droite évangélique ultraconservatrice, et un électorat populiste voyant dans la science un intellectualisme élitiste.
« Le Policy Lab est un concept qui est à la fois un lieu — une salle dédiée aux partenariats et au travail collaboratif, en présentiel ou à distance — et une définition qui pourrait être celle de la mise au travail des étudiants au service de la société, encadrés par nos enseignants-chercheurs » a expliqué Simon Persico, directeur de Sciences Po Grenoble - UGA, lors de son discours d'ouverture.