Guide d'usage de l'IA — IA dans l'État
Guide d'usage de l'IA pour les agents publics de l'État Un guide commun pour accompagner les agents publics dans leurs […]
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Guide d'usage de l'IA pour les agents publics de l'État Un guide commun pour accompagner les agents publics dans leurs […]
Que veut dire « développer l’intelligence artificielle dans l’État » ? Selon le ministère qui répond, il peut s’agir d’aider un agent à traiter un dossier, de guider un usager dans une démarche, de former des professionnels ou de construire une infrastructure utilisable par plusieurs services.
Ces projets figurent dans les feuilles de route IA publiées par les ministères. Le gouvernement les présente comme la traduction d’une stratégie commune en priorités adaptées aux missions de chaque administration. Mais cette traduction soulève une question de recherche : quels changements les ministères choisissent-ils de mettre en avant lorsqu’ils parlent d’IA ?
La dématérialisation et la numérisation promettent de simplifier les démarches administratives et, plus généralement, la vie des citoyens, mais elle peuvent aussi accentuer les inégalités d’accès aux droits et fragiliser les relations entre les citoyens et les administrations. Dans la perspective d'un récent débat organisé à Sciences Po, Thomas Honnet, juriste en droit du numérique et enseignant à Sciences Po et à la Sorbonne, confronte son analyse à celle de Robin de Mourat, Clémence Seurat et Maxime Crépel, chercheurs au médialab de Sciences Po, qui étudient les rapports entre citoyenneté et numérique dans le cadre du projet Nos quotidiens numériques. Ensemble, ils interrogent les limites du tout-numérique et les possibilités de sa remise en question : après plusieurs décennies de numérisation de nos vies, faut-il désormais envisager de « dénumériser » nos sociétés ?
La révolution de l'IA dans les services publics et les administrations est-elle compatible avec leurs principes ?
Les décideurs sont invités à anticiper les effets de l’IA sur les compétences, l’organisation de l’État, la prise de décision et les relations entre citoyens et administrations. Enfin, l’article met en avant la nécessité d’associer innovation, gouvernance et réflexion éthique pour garantir que l’adoption de l’IA serve l’intérêt général.
As AI assumes greater importance in the world, the role of leaders is to weigh its recommendations and actions against real-world consequences.
Dix ans après la promulgation de la loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique, les dépenses en logiciels libres de l’administration sont toujours réduites à la portion congrue, regrette l’association représentative des entreprises du secteur. Elle appelle l’État à passer de l’encouragement à la règle, et à porter le message à l’échelle européenne.
Depuis novembre 2022, les embauches en CDI des 21-29 ans ont reculé de 28,3 % dans les métiers les plus exposés à l'IA générative, contre 7,5 % dans les moins exposés. Les fins de contrat reculent aussi, mais moins que les embauches : le renouvellement des salariés ralentit et le marché se fige pour les jeunes des métiers exposés.
À force de réduire la communication publique à la fabrication de contenus, on pourrait penser que l'intelligence artificielle remplacera bientôt les communicants. C'est exactement l'inverse qui est en train de se produire. Parce que l'IA automatise les tâches les plus répétitives, comme le montrent les premiers enseignements de l'enquête nationale sur l’utilisation de l’IA générative par les communicants du service public local menée par Cap'Com et l'Observatoire Data Publica, elle met en lumière ce qui constitue depuis toujours le cœur de notre métier : comprendre les humains, donner du sens à l'action publique et rendre possible la confiance.
Alors que les États-Unis voient émerger une contestation nationale contre les data centers, la France accélère leur développement avec des investissements massifs. Entre souveraineté numérique, consommation énergétique et climat, faut-il entendre l’alerte venue d’outre-Atlantique ?
Les machines ne sont pas intelligentes, mais elles peuvent accomplir des tâches de plus en plus complexes. De la victoire à une partie d’échecs à la génération de textes, d’images ou de vidéos, l’évolution de l’intelligence artificielle (IA) nous amène à nous interroger non seulement sur ce que nous sommes capables de faire avec ces technologies, mais aussi sur l’impact que leur utilisation peut avoir sur les différentes activités humaines. Cette question est particulièrement importante en éducation. L’IA nous permet de déléguer certains processus cognitifs, créatifs ou décisionnels qui, jusqu’à présent, ne pouvaient être réalisés que par des humains. Lorsque cette délégation se substitue à l’effort cognitif nécessaire pour apprendre et développer certaines compétences, elle peut finir par limiter les possibilités d’apprentissage. Cela nous place face à la responsabilité de décider, dans une perspective éducative, quand utiliser l’IA, dans quel but, de quelle manière et avec quelles limites. Tout au long de ce livre, nous abordons dix questions qui préoccupent la communauté éducative et les familles : l’IA va-t-elle nous rendre idiots ? Faudra-t-il encore mémoriser ? Que se passe-t-il si elle peut faire les devoirs à notre place ? Peut-elle contribuer à la santé mentale ? Va-t-elle détruire la créativité ? Nous fera-t-elle perdre notre esprit critique ? Nous aidera-t-elle à collaborer ou nous rendra-t-elle plus individualistes ? Peut-elle aider les élèves autistes ? Va-t-elle accroître les inégalités ? Quels emplois va-t-elle nous prendre ? Dans chaque chapitre, nous présentons des études qui tentent de répondre à ces questions et proposons des actions concrètes, tant pour les établissements scolaires que pour les familles. L’objectif de ce livre est d’aider chacun à construire son propre jugement afin de pouvoir décider du rôle que nous souhaitons donner à l’IA dans les différents processus d’enseignement et d’apprentissage.
La confiance peut contribuer à transformer le potentiel de l’intelligence artificielle (IA) en gains économiques réels. À mesure que les systèmes d’IA gagnent en puissance, la coopération internationale autour de normes communes et du partage d’informations pourrait permettre de faire progresser simultanément l’innovation et la confiance.
Jerry SHEEHAN
Directeur | Direction de la science, de la technologie et de l'innovation (OCDE)
En bref :
- L’arrivée de l’IA générale (IAG), une intelligence artificielle qui égalerait l’intelligence humaine, serait imminente entre 2029 et 2032.
- Cependant, le terme IAG est galvaudé et sans définition consensuelle ni seuil de mesure partagé.
- Aussi, le manque de transparence des entreprises plonge le monde académique dans une certaine obscurité, car un réel manque de compréhension de la nature exacte de ces systèmes existe.
- Certaines IA nous surpassent déjà dans des domaines précis, comme les IA prédictives, notamment pour ce qui est du tri, de l’analyse d’immenses jeux de données et la détection de patterns.
- Deux frontières majeures limiteront l’intelligence artificielle dans sa capacité à égaler les performances cognitives humaines : l’émotion et la spiritualité.
Les travaux ont permis de mieux appréhender l’empreinte environnementale de l’intelligence artificielle, dans un contexte marqué par son développement particulièrement rapide. La commission constate que l’essor de l’IA renforce les constats établis dès 2020 sur l’empreinte environnementale du numérique, tout en en modifiant la répartition : sous l’effet de l’IA, les centres de données prennent désormais le dessus sur les terminaux. Malgré des données encore lacunaires, leur consommation électrique devrait fortement augmenter dans les prochaines années, tandis que l’essor de l’IA accroît également les besoins en minerais critiques et exerce des pressions sur l’eau et le foncier. Par ailleurs, si l’IA peut contribuer à la transition écologique, ses bénéfices environnementaux restent difficiles à objectiver et leur potentiel demeure encore à concrétiser.
Face à ces constats, la commission a formulé 16 recommandations destinées à accompagner le développement de l’IA tout en limitant son empreinte environnementale.
Localtis : Dans son discours sur l'état de l'Union, la présidente de la Commission européenne s'est inquiétée des risques d'une IA hors de contrôle, se référant à plusieurs incidents récents concernant des agents d'IA. Tout en soutenant l'appel à "ralentir" sur les modèles les plus puissants, elle a plaidé pour que l'Europe accélère sur les usages industriels de l'IA.
Avec « Qu’en dit la Cour ? », chacun peut interroger directement les travaux des juridictions financières avec ses propres mots. Une question, une phrase ou quelques mots suffisent pour lancer une recherche. L'outil,qui utilise l'IA, a été conçu et développé entièrement en interne par la Direction du Numérique de la Cour des comptes.
Des experts internationaux de l’intelligence artificielle ont appelé lundi à renforcer et à adapter les mesures de sécurité entourant les systèmes d’IA, avertissant que les garde-fous actuels « s’effritent » face à des technologies qui progressent à grande vitesse.
L’enjeu n’est pas de tout fabriquer nous-mêmes, mais de maîtriser l’architecture du numérique.
Le débat européen sur la souveraineté numérique reste trop souvent prisonnier d’un imaginaire industriel : pour être souverains, nous devrions fabriquer en Europe chacune des briques de notre chaîne technologique. Cette ambition peut sembler rassurante. Elle est pourtant irréaliste dans un monde d’interdépendances et, surtout, elle nous détourne de l’essentiel : la maîtrise de l’architecture.
Fondation pluraliste de l'écologie
Face à des systèmes d’intelligence artificielle (SIA) plus autonomes, plus opaques et plus intégrés à des infrastructures critiques, qui conditionnent une part croissante de l’ensemble des activités humaines, l’Europe ne peut se contenter de réguler a posteriori, ni de dépendre d’évaluations produites ailleurs.
Le rapport ouvre une autre perspective à la France : retrouver une part de souveraineté numérique en faisant de l’alignement des SIA une filière scientifique industrielle et démocratique.
Depuis des siècles, les innovations technologiques ont transformé notre façon de mener la recherche. L’imprimerie a réduit le coût d’accès et de diffusion des connaissances. Associée à un service postal fiable, elle a permis la création des premières revues scientifiques et la correspondance collective. En économie, les innovations technologiques successives ont de plus en plus orienté la discipline vers une approche plus computationnelle et axée sur les données. Trois axes communs se dégagent de ces innovations : elles réduisent le coût du calcul, diminuent le coût des données et automatisent progressivement le travail fastidieux qui occupait autrefois la majeure partie d’un projet de recherche, laissant ainsi aux chercheurs davantage de temps pour ce qu’Edison appelait « l’inspiration », par opposition à « la transpiration ».
Porteuse d'un choc de productivité massif, l'intelligence artificielle lance une course au développement dont l'Europe et la France sortiront perdantes si elles ne corrigent pas rapidement leur retard.
Le projet d'accord-cadre sur l'usage de l'intelligence artificielle dans la fonction publique est entré dans sa dernière ligne droite de négociation. Le texte place "l'humain au centre" et propose plusieurs mesures pour éviter de potentielles dérives. Au-delà de principes partagés, il instaure une gouvernance nationale et locale promettant un dialogue social continu sur l'IA.
David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, et Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, ont signé aujourd’hui le "Pacte Numérique et IA" aux côtés du Comité Stratégique de Filière Logiciels et Solutions Numériques de Confiance, de Numeum et Hexatrust, organisateur des Universités d’été de la cybersécurité et du cloud (UECC). Le Gouvernement s’engage ainsi à renforcer le dialogue entre l’Etat et la filière pour accélérer le déploiement de solutions souveraines au sein de l’Etat et la maîtrise par l'Etat de ses déploiements dans les domaines stratégiques de la cybersécurité, de l’intelligence artificielle et du cloud. Ce dialogue sera piloté par la direction interministérielle du numérique (DINUM), amenée à devenir l’Autorité référente pour l'intelligence artificielle et le numérique de l’État (ARIANE).
Mistral has forged unrivaled ties with the French presidency. Now, Emmanuel Macron is departing.