Le débat sur les vélos en libre service (VLS) nous frustre. Sous couvert de défendre un “service public de vélo” et de lutter contre le libéralisme sauvage, la plupart des critiques des VLS nous paraissent passer à côté d’une occasion de mieux comprendre ce qui se joue et se teste en ce moment dans la ville.
Chez Vraiment Vraiment, on a un hémisphère classique qui voit dans l’Uberisation de pans entiers des services publics ou communs un anti-progrès. Mais on a un autre hémisphère, qui nous conduit à considérer que l’établissement durable des VLS dans le paysage n’est pas nécessairement une mauvaise nouvelle, si l’on sait tirer parti de leurs avantages potentiels et des questions qu’ils posent — et les réguler intelligemment.
Nous proposons de profiter du moment transitoire et expérimental que nous vivons en matière de mobilité urbaine pour imaginer de nouveaux modes de partage et de régulation de l’espace public, et traiter les questions que les VLS posent en matière de design urbain, de design industriel et de design de service comme autant d’opportunités de réinventer concrètement les politiques et la gouvernance urbaines.