La revanche de la diagonale du vide
Alors que la région parisienne perd chaque année des habitant·es, la France rurale résiste contre toute attente au dépeuplement.
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Alors que la région parisienne perd chaque année des habitant·es, la France rurale résiste contre toute attente au dépeuplement.
Dans le cadre du grand exercice de prospective nationale « France 2035, France 2050 » lancé en octobre 2025, ce nouveau Focus, piloté par Magda Tomasini, directrice de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l’Éducation nationale, analyse les enjeux démographiques à l’horizon 2035 et 2050. La population ne va pas s’effondrer, mais sa structure va profondément changer : moins de jeunes, davantage de personnes très âgées, et des besoins qui se recomposent selon les territoires. Derrière ces évolutions se pose une question centrale : comment adapter notre modèle social et nos solidarités à une France vieillissante ?
Ce Focus montre que l’enjeu n’est pas seulement démographique : il tient au déplacement des besoins collectifs et aux nouveaux équilibres à trouver entre générations et territoires. Il met en lumière les choix à engager dès aujourd’hui pour préserver les solidarités dans une France plus âgée et plus diverse.
Table ronde proposée le mardi 6 octobre 2026 de 9 h 30 à 11 h 30 en direct sur Webex.
Alors que la France a longtemps résisté à la baisse de la natalité, elle a désormais rejoint la dynamique mondiale de déclin démographique. Mais celle-ci est généralement abordée, dans le débat public, sous l’angle des courbes sans traiter une question plus structurante : à quoi ressemblera concrètement le pays si ces trajectoires se poursuivent ? Quelles en seront les implications concrètes ? C’est ce à quoi s’emploie Dylan Buffinton dans cet exercice de prospective, donnant à voir la France de 2050 selon le scénario qu’elle aura choisi et montrant les leviers qu’il reste encore possible d’activer.
Alors que la chute de la natalité et les enjeux démographiques ont pris place dans le débat public, Émilie Agnoux, directrice de l’Observatoire de l’action et la puissance publiques de la Fondation, interroge le rôle de l’État dans la construction et l’élaboration de l’action publique. Celle-ci devrait être, selon l’autrice, guidée par des principes de neutralité, d’éthique, de représentation démocratique et de reconnaissance.
Entre 2022 et 2050, si les tendances démographiques et d’activité récentes se prolongeaient, la population active en Île-de-France connaîtrait une évolution contrastée, marquée par un ralentissement de sa croissance après des décennies d’expansion soutenue. Le nombre d’actifs, qu’ils soient en emploi ou au chômage, atteindrait un pic en 2039, avant de reculer pour revenir en 2050 à un niveau un peu inférieur à celui de 2022. Le vieillissement démographique pèserait sur cette évolution, bien que ses effets seraient partiellement compensés par une hausse des taux d'activité liée aux précédentes réformes des retraites. À Paris, la forte décroissance de la population active se poursuivrait tandis que, dans les autres départements, l’évolution en deux périodes, de croissance puis de décroissance, serait similaire à celle de l’ensemble de la région.
Le rapport de l’Igas examine et éclaire la situation de la périnatalité en France depuis une quinzaine d’années. Celle-ci s’est traduite par un taux de mortalité infantile s’élevant à 4 pour 1 000 pour l’année 2024.
PATRICK WEIL — Pour l’auteur de De l'immigration en France (Grasset, 2026), les images spectaculaires qui ont envahi nos écrans ne confirment aucunement le récit de la submersion.
L'Insee prédit une France à 65,9 millions d'habitants en 2070 : un scénario que Régis de Laroullière et Didier Bazzocchi, respectivement membre et président du think tank Craps, jugent improbable. Leur verdict : les flux migratoires à venir sont massivement sous-estimés.
Article en texte intégral pour les publics autorisés sur Europresse (J+1)
Entre 2010 et 2022, le nombre de naissances a chuté de 14 % en France hors Mayotte et recule encore de 11 % entre 2022 et 2025, sous l’effet d’une fécondité à son plus bas niveau depuis un siècle. L’ampleur de cette baisse varie fortement selon les territoires.
Dans près de quatre départements sur dix, situés principalement dans la moitié nord et le centre de la France, la natalité diminue sous un triple effet : recul de la fécondité et baisse du nombre de femmes en âge d’avoir des enfants liée d’une part à l’évolution de la structure démographique et d’autre part aux déménagements. À l’inverse, dans les départements plus attractifs, notamment sur une partie du littoral atlantique et en régions francilienne et lyonnaise, l’arrivée d’habitants en âge d’avoir des enfants permet d’amortir ce déclin.
À l’échelle des aires d’attraction des villes, un même contraste se retrouve : les naissances diminuent fortement dans les petites aires (moins de 200 000 habitants) faute de renouvellement démographique, tandis que l’attractivité des plus grandes (plus de 700 000 habitants) compense en partie la baisse de la fécondité. Enfin, au sein même des plus grandes aires, les naissances se redistribuent des communes‑centres vers les périphéries, du fait des trajectoires résidentielles des familles.
Face au vieillissement démographique et à l'allongement durable de la durée de vie au travail, comment permettre aux personnes en emploi de travailler plus longtemps dans de bonnes conditions ? Pour éclairer ces questions, le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan (HCSP) publie un rapport « Emploi des seniors : comment favoriser l’emploi jusqu’à la retraite ? ».
Le croisement, bien plus tôt qu’anticipé, des courbes des naissances et des décès l’an dernier a rappelé l’inéluctable qu’on croyait lointain : la France, et aussi l’Europe, se prépare à entrer dans l’ère des centenaires. Pourquoi la fécondité baisse-t-elle partout dans le monde ? Comment cette dénatalité transforme-t-elle la famille ? De quelle façon ces métamorphoses influencent-elles les liens sociaux ? Quels seront les impacts de la « dépopulation » ? Que disent nos funérailles de notre vision de la mort ? Le sociologue Julien Damon nous plonge en cinq épisodes dans des mutations vertigineuses qui vont changer le visage de nos sociétés.
Texte intégral des articles pour les publics autorisés via Europresse à J+1 (soumis à authentification)
La Commission européenne a publié son troisième rapport sur la transformation démographique dans l'UE, qui souligne à la fois les défis qu’elle soulève et les perspectives qu’elle ouvre pour la compétitivité, l’innovation ou la cohésion sociale.
Avec près de 451 millions d'habitants, la population de l'Union européenne s'apprête à atteindre son pic historique avant de diminuer inexorablement, dans un continent confronté au défi majeur du vieillissement.
Selon un rapport mardi du Centre commun de recherche (CCR), un institut rattaché à la Commission européenne, le nombre d'Européens devrait encore légèrement augmenter jusqu'en 2029 pour atteindre quelque 453 millions d'habitants, avant d'entamer un déclin lent mais durable.
Les dernières données de l'Insee confirment une nouvelle baisse des naissances en France en 2025. Si la tendance est nationale, les Outre-mer se distinguent par des évolutions très contrastées, reflétant des réalités démographiques propres à chaque territoire.
Après plus d’un an de travail intense en partenariat entre l’Insee et les communes de Mayotte, les premiers résultats du recensement exhaustif de la population réalisé après le passage du cyclone Chido sont disponibles. Au 1er janvier 2026, 323 153 habitants résident à Mayotte. La population augmente très fortement : +26 % par rapport à septembre 2017, date du précédent recensement exhaustif. Elle double même par rapport à 2002. Aucune commune ne perd d’habitants mais toutes ne croissent pas au même rythme.
Le dynamisme de la population de Mayotte s’explique toujours par un solde naturel fortement excédentaire : le nombre de naissances reste très élevé sur l’île, les décès peu nombreux. Au contraire, le solde migratoire redeviendrait légèrement négatif, comme entre 2002 et 2012 sous l’effet, en particulier, des départs d’habitants vers l’Hexagone ou La Réunion.
Sans l'intégration de nouveaux immigrés, les pays européens vont voir leur population active se réduire. De l'autre côté de la Méditerranée, les jeunes peinent à s'insérer sur le marché de l'emploi. Des partenariats sont nécessaires, plaide le Comité d'action pour la Méditerranée.
En 2025, la France a enregistré plus de décès que de naissances. Que nous dit cette situation inédite depuis 1945 de l'avenir démographique du pays? Et dans quelle mesure peut-on prévoir les évolutions de population et un éventuel déclin démographique?
En 2025, la France a enregistré plus de décès que de naissances. Que nous dit cette situation inédite depuis 1945 de l’avenir démographique du pays ? Dans quelle mesure peut-on évaluer les évolutions de population ?
Les écarts entre territoires s’accroissent de manière apparemment inexorable. Une situation encore aggravée par l’obsession pour la concentration des populations, des activités et des emplois. A l’heure actuelle, près de 80 % des intercommunalités enregistrent une baisse de la population de moins de 30 ans et ces évolutions risquent de se poursuivre.
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Au 1er janvier 2026, les populations des départements varient de 76 486 habitants en Lozère à 2 615 635 habitants dans le Nord. Retrouvez sur cette carte l'ensemble des chiffres département par département.
Le Conseil d'orientation des retraites (COR) a publié son rapport annuel sur les perspectives du système de retraite en France. Cette édition intègre de nouvelles hypothèses démographiques avec un taux de fécondité de 1,45 enfant par femme (contre 1,8 qui était le taux retenu dans les précédents rapports) à partir de 2028.
Focalisés sur les naissances dans une sorte de « panique démographique », les responsables politiques peinent pour le moment à appréhender l’équation démographique dans son ensemble.
Comment la France peut-elle agir face au choc démographique ? Quels leviers mobiliser pour répondre à la baisse de la natalité sans normer les choix de vie ? Comment adapter les politiques familiales, le travail, le logement et les services publics aux transformations démographiques en cours ? Dans le prolongement de la publication récente de sa note d’analyse, « Baisse de la natalité : adapter les politiques familiales sans normer les choix », le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan (HCSP) réunit un panel d’experts pour débattre des conséquences de la crise démographique française, ainsi que des réponses à y apporter.
En France, les médecins généralistes, tout comme les autres professionnels de santé de premier recours, sont inégalement répartis sur le territoire, avec pour conséquence des espaces mieux dotés que d'autres. Malgré l'attention portée depuis longtemps aux disparités d'accessibilité spatiale aux soins de premier recours, les analyses ont souvent été menées profession par profession, plutôt que selon une approche globale et multiprofessionnelle. Cette étude propose une typologie communale permettant de mesurer ces disparités à partir de différentes dimensions, notamment le niveau d'accessibilité aux soins et son évolution, et les besoins de santé de la population.
Des configurations diverses ont pu être observées, qui confirment l'opposition entre, d'une part, les espaces offrant une meilleure accessibilité aux soins (littoraux, Grand Ouest et grands pôles urbains ainsi que leurs couronnes) et, d'autre part, les zones rurales du centre de la France, moins bien dotées. Les résultats nuancent également la démarcation entre espaces urbains et espaces ruraux en montrant le rôle clé des petites centralités : la présence d'une offre de soins de premier recours dans certaines petites villes et bourgs ruraux permet en effet aux communes rurales environnantes de bénéficier d'une meilleure accessibilité aux soins que certains territoires urbains.