La France est-elle au bord d'une catastrophe démographique ?
Découvre les problèmes démographiques actuels en France, leurs possibles conséquences et les solutions à étudier pour les résoudre.
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Découvre les problèmes démographiques actuels en France, leurs possibles conséquences et les solutions à étudier pour les résoudre.
La collecte du recensement exhaustif de Mayotte s’est terminée le 24 janvier 2026. Les quelque 700 agents communaux mobilisés sur le terrain ont recensé 97 % des logements (y compris les logements informels, « les bangas »). Ce résultat, meilleur que ce qui est observé habituellement dans l’Hexagone ou les autres départements et régions d’outre-mer, illustre la réussite de l’opération.
Pendant des décennies, la France s'est démarquée en Europe, grâce à une fécondité relativement élevée. Or, cette singularité s'efface aujourd'hui à la faveur des transformations des trajectoires de vie, des territoires et des représentations de l'avenir. Derrière les chiffres des naissances, c'est une recomposition sociétale qui se dessine.
Table ronde sur les effets économiques de la baisse de natalité avec Mme Pauline Rossi, économiste et professeure à l'école Polytechnique, et M. Maxime Sbaihi, économiste et expert-associé à l'institut Montaigne
Durée 1h30
C'est l’un des enjeux auxquels les maires devront faire face ces prochaines années : le vieillissement de la population. Alors que les élections municipales approchent, direction Aurillac, une ville qui fait face au déclin démographique depuis plusieurs décennies.
Tous les Français de 29 ans recevront une lettre du gouvernement avant la fin de l’été, c’est l’une des seize mesures du plan de lutte contre l’infertilité lancé par le ministère de la Santé. Objectif : améliorer les chiffres de la fécondité et réduire la mortalité périnatale en France.
L’espérance de vie humaine n’a pas encore atteint ses limites biologiques : c’est la conclusion d’une vaste étude menée par l’Ined, le BiB (Federal Institute for Population Research) et le CNRS, publiée dans Nature Communications. Portant sur 450 régions d’Europe occidentale et près de 400 millions d’habitants entre 1992 et 2019, cette recherche révèle que, dans les régions où l’espérance de vie est la plus élevée, celle-ci continue à augmenter d’environ deux mois et demi par an pour les hommes, et d’un mois et demi par an pour les femmes. Mais depuis le milieu des années 2000, une Europe à deux vitesses émerge : tandis que certains territoires poursuivent leur progression, d’autres stagnent, voire reculent, notamment en raison d’une mortalité accrue entre 55 et 74 ans.
Avec moins de 650 000 naissances attendues en 2025, autour de 645 000, la France passe un cap historique, inédit hors périodes de guerre. Et ce n’est pas un simple accident statistique : l’indicateur conjoncturel de fécondité tomberait sous 1,6 enfant par femme. Autrement dit, nous ne sommes plus face à un “creux” passager, mais à un vrai changement de trajectoire.
L'émergence d'une politique d'intégration des personnes étrangères ou immigrées est relativement récente. Pendant les Trente Glorieuses (1945-1973), les étrangers, souvent célibataires, étaient perçus comme une main-d'œuvre n'ayant pas vocation à s'installer en France. Un tournant s'opère avec l'arrêt de l'immigration de travail en 1974.
En 2025, le solde migratoire de la France, c’est-à-dire la différence entre les entrées et les sorties du territoire, était estimé à + 176 000 personnes, selon le bilan de l’Insee, publié le 13 janvier 2026. Ces données sont toutefois provisoires, comme le sont d’ailleurs celles pour 2024 et 2023.
Accès au texte intégral de l'article via Europresse pour les publics autorisés
69,1 millions d'habitants en France selon les derniers chiffres de l'Insee, la population augmente grâce à l'immigration, mais le nombre de décès est désormais supérieur à celui des naissances. Le taux de fécondité est aussi en baisse.
En 2025, le solde naturel en France est négatif pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale
Si l’accent a été mis cet été sur la fin observée de la croissance démographique naturelle en France, tous les territoires ne sont pas touchés de la même façon. Un rapide tour de France nous montre que les dynamiques restent très variées.
Une publication de l'INED (Institut national d’études démographiques) fait le point sur la démographie française en 2026. Natalité au plus bas, solde démographique faiblement positif grâce à l'immigration, grandes villes moins attractives que les espaces moins denses, faible progrès de l'espérance de vie.
Au 1er janvier 2023, la population de la France hors Mayotte s’établit officiellement à 68 094 000 habitants. Elle augmente en moyenne de +0,39 % par an entre 2017 et 2023, comme entre 2012 et 2017. D’une période à l’autre, la contribution du solde naturel passe annuellement de +0,34 % à +0,15 %. Il ne contribue plus que faiblement à la croissance de la population française.
Parmi les communes de plus de 100 000 habitants, la population de Villeurbanne est celle qui croît le plus rapidement. À l’opposé, Paris connaît la deuxième plus forte baisse de population derrière Mulhouse. La hausse de la population est 2,3 fois plus élevée dans l’urbain que dans le rural.
Si l’accent a été mis cet été sur la fin observée de la croissance démographique naturelle en France, tous les territoires ne sont pas touchés de la même façon. Un rapide tour de France nous montre que les dynamiques restent très variées.
La Chine fait face à un défi démographique majeur, et le présent papier sous forme d’entretien en explore les différents aspects. L’auteur aborde tout à tour la rupture historique ainsi constituée, ses causes profondes, ses effets sur la vitalité économique comme les mesures mises en place pour tenter d’inverser la tendance à une baisse drastique de la population chinoise. Il s’intéresse ensuite aux impacts envisageables des évolutions démographiques sur la stabilité politique intérieure du pays comme sur sa stratégie globale extérieure.
La France connaît depuis une quinzaine d’années une baisse de la fécondité, qui s’est accélérée au cours de la période récente. Pour mieux comprendre cette évolution, le Conseil de la famille du HCFEA a sollicité Toluna afin de réaliser une enquête sur les projections des 20-35 ans en matière de parentalité. Cette enquête permet de dresser une typologie des approches de la parentalité auxquelles adhèrent les 20-35 ans, qu’ils soient déjà parents ou non (six sur dix n’ont pas d’enfant).
Au 1er janvier 2025, la France comptait 68,6 millions d’habitants, soit 169 000 de plus qu’un an auparavant. L’augmentation de la population n’a jamais été aussi faible depuis la Seconde Guerre mondiale. La croissance démographique française tient presque essentiellement à un solde migratoire positif, estimé à 152 000 personnes en 2024. Cette évolution est particulièrement marquée dans les espaces ruraux. En revanche, les espaces urbains bénéficient encore d’un solde naturel positif grâce à un nombre de naissances supérieur au nombre de décès. Les flux migratoires internes au territoire national traduisent par ailleurs une mobilité croissante vers les petites villes et les communes rurales périurbaines.
Longtemps invisibilisées, les femmes rurales apparaissent aujourd’hui comme un angle mort majeur de l’analyse sociale. Leur situation découle de l’articulation entre les inégalités touchant l’ensemble des femmes et celles propres aux territoires peu denses : éloignement des services, faibles opportunités, mobilité contrainte. Ces difficultés s’accentuent encore pour les femmes issues des milieux populaires, produisant une « double marge » où chaque contrainte pèse plus lourdement qu’en ville. Les représentations culturelles, souvent archaïsantes, renforcent cette invisibilisation et l’effacement politique des rurales. Si les mécanismes de domination sont similaires à ceux des espaces urbains, leur intensité augmente : manque de modes de garde, emplois discontinus ou à temps partiel, coût des trajets, accès restreint à la formation et à l’emploi qualifié. Cette situation limite leur autonomie financière et accroît leur vulnérabilité patrimoniale en cas de séparation. La ruralité façonne ainsi durablement les trajectoires féminines, d’où la nécessité de politiques ciblées pour favoriser une égalité réelle. L’analyse repose sur un dispositif mixte associant un volet quantitatif (5 052 répondants) et un volet qualitatif (93 entretiens conduits via un protocole conversationnel encadré), réalisés par Opinion Way.
La diversité des situations territoriales en matière d'habitations est au cœur des enseignements de notre étude du marché résidentiel. Les profils varient avec des métropoles saturées, villes moyennes en tension, périphéries dynamiques, territoires touristiques, zones en déclin, territoires ruraux...
Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, l’ancien ministre, invité sur le plateau de La Tribune, BFM et RMC lors d’ACT 50 ce lundi, insiste aussi sur la nécessité pour la France d’aller plus vite dans ses décisions d’investissements et de sécuriser davantage juridiquement les grands projets d’infrastructures.
Dans le prolongement du rapport sur la situation financière et les perspectives du système de retraites remis au Premier ministre en février 2025, la Cour a examiné les grandes évolutions démographiques auxquelles est confrontée la France et leurs conséquences sur les finances publiques, en s’attachant à distinguer leur impact sur la croissance économique, le niveau des recettes publiques et la structure des dépenses et des besoins collectifs. Après avoir constaté leur faible prise en compte par les documents budgétaires et les diverses lois de programmation pluriannuelles, elle appelle à les anticiper pour éviter que les réformes nécessaires n’interviennent trop tard et sous la contrainte de l’urgence.
Antoine Foucher, président du cabinet Quintet, publie une contribution dans la Collection du Plan proposée par le Haut-commissariat à la stratégie et au plan qui s’attache à décrypter l’impact du "décrochage démographique" sur le marché du travail.
En 2021, sur les 18 millions de personnes d’au moins 60 ans vivant en France, plus de 2 millions (soit 11,2%) sont en perte d’autonomie, dont 3,7% en perte d’autonomie sévère. Qu’en sera-t-il à l’horizon 2050 ?
Si certaines campagnes attractives connaissent un regain d’intérêt de la part de citadins, ainsi que d'acteurs y voyant des laboratoires d’innovation à l’heure du dérèglement climatique, les territoires ruraux demeurent en première ligne face au vieillissement de la population. Et voient, pour certains, leur modèle de développement interrogé, pour ne pas dire leur devenir menacé...En effet, un certain nombre de bourgs et villages déjà vulnérables ne connaissent pas de telles migrations résidentielles en leur faveur pour compenser un solde naturel devenu négatif au fil du temps.
Le géographe Anton Paumelle et la Fondation Jean Jaurès appellent les élus comme l’Etat à anticiper et sortir au plus vite du déni démographique. Cette surreprésentation des seniors dans une partie des ruralités devrait être davantage prise en compte dans les politiques d’aménagement, selon eux, pour éviter qu’elle n’amplifie certains déséquilibres territoriaux existants.