Accès aux soins : l’urgence au cœur des municipales
Les Français veulent des réponses claires et des solutions efficaces pour garantir un accès à la santé qui ne soit plus sous tension.
Your new post is loading...
Les Français veulent des réponses claires et des solutions efficaces pour garantir un accès à la santé qui ne soit plus sous tension.
Des agences d’attractivité investissent la santé pour favoriser l’installation de professionnels de santé sur leur territoire. Elles visent d'abord les médecins et les étudiants en médecine, mais cherchent aussi à séduire les dentistes, les pharmaciens. Le marketing territorial des agences vise à mettre en valeur, à faire découvrir la qualité de vie sur leur territoire et à accompagner les candidats à l’installation.
A l’occasion des élections municipales et intercommunales, les 15 et 22 mars prochains, AVECsanté, mouvement national associatif des équipes de soins primaires coordonnées, et en particulier des maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP), publie un guide rappelant les fondamentaux et la méthode de ces projets essentiels au maillage territorial d’une offre de soins.
La troisième édition du Baromètre FHF x Ipsos BVA sur l’accès aux soins révèle une dégradation inédite de la situation. La crise de l’accès aux soins se traduit concrètement : près de 3 Français sur 4 disent avoir déjà renoncé à un soin ces cinq dernières années.
Alors que l’échelon des collectivités locales est particulièrement pertinent en matière de santé, les freins qui s’opposent à une réelle « territorialisation » de la santé sont nombreux. Fruit des échanges entre Laurent Chambaud, médecin de santé publique et inspecteur général des affaires sociales, qui a dirigé l’École des hautes études en santé publique (EHESP) de 2013 à 2022 et Gilbert Hangard, adjoint au maire d’Albi délégué à la santé et président de l’association Élus Santé Publique et Territoires (ESPT), ce texte fait le point sur la situation, à la veille des élections municipales 2026.
En vue des prochaines élections municipales, le Réseau français Villes-Santé propose deux nouveaux outils pratiques : le livret « Santé et bien-être. Le rôle des villes et intercommunalités » ; et le plaidoyer « Municipales 2026 : Pour des villes en bonne santé ». L’objectif étant d’élargir à tous les déterminants de santé la vision que les candidats et futurs élus peuvent avoir du sujet.
Ce baromètre se concentre sur l’accès aux soins, la santé environnementale ainsi que l’action sociale, trois composantes essentielles du bien-être collectif. Face aux disparités territoriales qui fragilisent notamment l’accès aux soins, ce rapport insiste sur la force de la mobilisation locale et des partenariats nécessaires entre mutuelles et territoires.
Enquête menée par ICI (Plateforme numérique de proximité) et l'institut Odoxa
À quelques mois des élections municipales de mars 2026, ICI et Odoxa ont lancé une série de grandes consultations pour mieux connaître les attentes des Français vis-à-vis de leur maire et de leur commune. Le deuxième volet porte sur l'accès à la santé.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’exposition à des facteurs environnementaux dans les pays développés causerait autant de décès que le tabac. Longtemps marginalisée, la santé environnementale s’impose aujourd’hui comme un enjeu central des politiques publiques, à la croisée de la santé publique, de l’environnement, de la justice sociale et de l’économie. À partir de l’étude de quatre sources de pollutions majeures – les pesticides, les PFAS ou « polluants éternels », le bruit et les particules fines – le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan présente, dans un vaste rapport, des propositions visant à renforcer la gouvernance, la connaissance, l’expertise et la réduction des risques, pour mieux protéger la santé publique.
Les dernières statistiques de la démographie médicale peuvent encourager : pour la première fois depuis 2018, le nombre des généralistes repart à la hausse. Mais leur densité ne progresse pas forcément dans les déserts médicaux, comme la Gazette des communes le met en lumière.
Rapport fait au nom de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale.
L’accès aux soins en France est en crise. Ce rapport évalue les dysfonctionnements du système de santé français, en particulier les inégalités territoriales et sociales dans l’accès aux soins. Il formule 30 recommandations réparties en axes stratégiques, pour améliorer l’organisation et la prévention.
Cette enquête flash propose un état des lieux, à un instant donné, de la perception des enjeux de santé mentale par les professionnels du développement social et urbain. Réalisée auprès de 251 acteurs de terrain, elle met en évidence une large reconnaissance de la santé mentale comme priorité d’intervention. Toutefois, elle révèle également des insuffisances majeures en matière de moyens, une coordination encore trop limitée entre les acteurs, ainsi qu’une intégration politique insuffisante de ces enjeux. L’enquête permet enfin d’identifier les publics les plus vulnérables et de dégager les actions jugées prioritaires pour améliorer la prise en compte de la santé mentale sur les territoires.
contenu
Fruit d’une collaboration entre organismes (ARS, Dreal, Région, Agences d’urbanisme et InterSCoTs Grand Est), la journée « Santé & Aménagement du territoire », qui a eu lieu le 27 novembre 2025, a réuni plus de 140 participants aux profils variés et complémentaires autour des enjeux de santé et d’aménagement du territoire : collectivités territoriales et de l’ingénierie publique et privée, professionnels de santé, services de l’Etat, représentants du milieu associatif et de la société civile mais également de l’enseignement supérieur et de la recherche. Parler d’urbanisme favorable à la santé (UFS), c’est reconnaître que santé publique, environnement, climat, habitat, mobilités et cohésion sociale ne peuvent plus être traités séparément.
En France, l'accessibilité aux soins de premier recours et aux soins spécialisés présente d'importantes disparités selon les départements. A ces disparités géographiques peuvent s'ajouter des problèmes d'accessibilité financière liés aux dépassements d'honoraires pratiqués dans certaines spécialités et dans certains territoires.
Santé publique France publie, dans une nouvelle édition de sa revue La Santé en action, un dossier sur la promotion de la santé dans les territoires ruraux, qui connaissent certes des fragilités mais peuvent s’appuyer sur une grande diversité d’acteurs engagés.
Comment renforcer l’observation territoriale en santé environnement pour mieux répondre aux besoins territoriaux ? Le constat majeur du groupe de travail est que le renforcement de l’observation ne repose pas uniquement sur la production de nouvelles données ou de nouveaux outils, mais sur une meilleure articulation et coordination entre l’offre et les usages réels des collectivités. Pour ce faire, il suppose un dialogue entre les parties prenantes de l’observation (producteurs et usagers). Ce livre blanc propose des constats partagés sur les freins et les leviers ainsi que des pistes d’action concrètes pour passer de la donnée à l’action.
Plus on est aisé, plus l’espérance de vie est élevée. Sur la période 2020-2024, l’écart d’espérance de vie à la naissance entre les 5 % les plus modestes et les 5 % les plus aisés est de 9 ans chez les femmes et de 13 ans chez les hommes.
Dans une interview au Club santé social de la Gazette des communes, la ministre de la Santé et des Familles détaille comment le label "France santé" doit permettre de consolider et étendre l'offre de soins existante. Stéphanie Rist, elle-même médecin, fait aussi le point sur le pacte de lutte contre les déserts médicaux présenté en avril dernier, et sur son action pour la protection de l'enfance.
S’appuyant sur les dernières données comparables disponibles à travers l’Europe, ce rapport confirme l’ampleur des inégalités de santé ainsi que les facteurs socio-économiques qui les sous-tendent. Ces disparités en matière de santé compromettent nos valeurs européennes communes, fragilisent la compétitivité économique et réduisent notre capacité de résilience face aux crises géopolitiques et environnementales.
Le rapport (en anglais)
La France est confrontée à des problèmes de raréfaction et d'inégale répartition territoriale de l'offre de soins pour les soins de santé primaires comme pour les soins spécialisés. La mesure des niveaux d'accessibilité spatiale aux soins médicaux est un enjeu pour qualifier la situation des territoires. Dans ce contexte, la mesure des niveaux d'accessibilité spatiale aux soins médicaux est un enjeu pour qualifier la situation des territoires. Ce rapport a pour objectif d'adapter des indicateurs d'accessibilité déjà existants pour les professions de santé relevant des soins primaires, aux médecins exerçant dans le champ de la médecine spécialisée ambulatoire, en intégrant à la caractérisation de l'offre une dimension tarifaire. L'exercice est centré sur trois spécialités (cardiologues, dermatologues, ophtalmologistes).
Après un premier volet illustrant la notion de désert médical, et un deuxième proposant une topographie du désert médical français, les auteurs, Émilie Bérard et Emmanuel Vigneron, s’attachent ici à identifier les facteurs à l’origine de cette situation. Comment en est-on arrivé là, en France, historiquement et plus récemment ? Comment l’échelon de proximité, essentiel à un parcours de soins efficace, a-t-il été à ce point délaissé ? Face à ces constats de dégradation au fil du temps de l’offre de soins, quels sont les « impensés » à traiter pour y remédier et avec quelle stratégie ?