Dans une action organisée par l'EMF avec le Conseil de développement du grand Angoulême, une directrice déclara qu'aujourd'hui les espaces urbains étaient structurés par les mobilités.
Il y a encore 10 ans, les territoires étaient surtout pensé à partir des logiques de développement et des logiques d'implantation de l'habitat. Nos voisinages et nos quartiers étaient en grande partie organisés autour de l'habitat ou de l'implantation de nouvelles activités. Les infrastructures devaient simplement acheminer les uns vers les autres.
Il n'est plus possible de “produire” la ville ainsi. Dans des villes de plus en plus vastes, on ne passe plus où on veut. La ville résiste fortement aux nouvelles voies et aux nouvelles mobilités qui s'imposeraient si nous voulions simplement garder l'accès le plus direct des résidences aux emplois.
C'est donc autour des mobilités, des déplacements, des
Les effets décrits par cet article sont très éclairants. Certes, on mesure une économie du CO2. mais pas tant que ça. D'autres effets se font jour.
“Sur le marché du travail, les individus arbitrent entre le salaire proposé et les coûts associés à l’emploi, au premier rang desquels figurent les coûts de mobilité. Plus un emploi est éloigné du domicile, plus les coûts de mobilité sont élevés, ce qui peut dissuader certains travailleurs d’accepter certaines offres d’emploi.” Une segmentation des salariés par les mobilités se génère donc au travers du télétravail.
Je vous laisse lire la suite des analyses de ces auteurs sur cette sélection “géographique” implicite des salariés et ses répercussions.
Pour compléter, cette autre approche de l'Ademe : https://theconversation.com/a-quelles-conditions-le-teletravail-peut-il-beneficier-a-lenvironnement-275684