Dans une action organisée par l'EMF avec le Conseil de développement du grand Angoulême, une directrice déclara qu'aujourd'hui les espaces urbains étaient structurés par les mobilités.
Il y a encore 10 ans, les territoires étaient surtout pensé à partir des logiques de développement et des logiques d'implantation de l'habitat. Nos voisinages et nos quartiers étaient en grande partie organisés autour de l'habitat ou de l'implantation de nouvelles activités. Les infrastructures devaient simplement acheminer les uns vers les autres.
Il n'est plus possible de “produire” la ville ainsi. Dans des villes de plus en plus vastes, on ne passe plus où on veut. La ville résiste fortement aux nouvelles voies et aux nouvelles mobilités qui s'imposeraient si nous voulions simplement garder l'accès le plus direct des résidences aux emplois.
C'est donc autour des mobilités, des déplacements, des
Une approche très écolo des politiques de transports possibles. Elle balaie un certain nombre d'enjeux, comme la place des enfants, des seniors ou de la marche (et donc des paysages et des formes urbaines).
Si on intègre ces dimensions adjacentes, on est frappé du volontarisme implicite que ces politiques représentent. Les habitants sont ils demandeurs tant d'interventions ? La gestion de la complexité climatique voudrait que oui. Mais l'intensité de nos modes de vie avec leur charge mentale et le besoin de stabilité et de repères demandent le contraire.