Anticipez les mutations du marché du travail : émergence de nouveaux métiers, transformation des compétences, et solutions pour accompagner les transitions professionnelles.
Recruteurs et DRH peuvent notamment retrouver sur cet espace des témoignages d’entreprises ayant mis en place des actions concrètes pour favoriser l’emploi des salariés expérimentés.
Le ministère du Travail a investi 1,5 million d’euros pour une campagne de communication en juin dans l’espoir de faire changer le regard porté sur les seniors en entreprise, un enjeu clé tant d’un point de vue social qu'économique.
« L’âge reste le premier motif de discrimination sur le marché du travail, a rappelé la ministre du Travail et de l’Emploi, Astrid Panosyan-Bouvet, lors de la conférence de presse de lancement de la campagne, le 2 juin. C’est un immense gâchis humain et économique ! »
Changer de regard et changer la loi pour changer les pratiques. C’est dans cette optique qu’un site de ressources dédiées aux recruteurs et aux RH, mais aussi aux actifs de plus de 50 ans a vu le jour.
Les formations professionnelles longues et qualifiantes favorisent l'employabilité et les reconversions, nous dit le rapport d'évaluation final du PIC.
Les formations courtes de remise à niveau n’ont pas d’effet à moyen terme sur l’emploi (mesuré en nombre de mois en emploi au bout de 2 ans), par rapport à une absence de formation
Mais les formations qualifiantes se traduisent par une augmentation de la probabilité d’être en emploi (+16%) et du nombre de mois passés en emploi 24 mois après le début de la formation (près de 2 mois supplémentaires).
Les demandeurs d'emploi ayant suivi une formation qualifiante ont trouvé un emploi dans 66,9% des cas, contre 51,4% pour les non formés.
L'emploi trouvé par les demandeurs d'emploi ayant suivi une formation qualifiante est en outre de meilleure qualité, dans 39% des cas, il est considéré comme durable (CDI ou CDD de plus de 6 mois), contre 30,9% des non formés et à temps plein pour 40,3% des cas, contre 29,6% pour les non formés.
Les candidats ayant suivi une formation longue dans le domaine recherché sont presque aussi courtisés que ceux ayant une formation initiale. Les candidats en reconversion sans formation ou avec une formation courte sont moins rappelés.
Si l'on résume les résultats du rapport d'évaluation du Plan d'Investissement dans les Compétences, la formation longue et qualifiante semble répondre aux attentes des entreprises et accroît la probabilité de trouver un emploi. Ces données devraient être prises en compte dans le cadre des négociations entamées par les partenaires sociaux sur la simplification des aides à la reconversion.
L’emploi des seniors et le dialogue social font l’objet de récentes évolutions législatives qui pourraient profondément modifier le paysage professionnel. Une loi ambitieuse vise à encourager l’intégration des travailleurs expérimentés tout en renouvelant la qualité des échanges entre employeurs et employés.
En France, le taux d'emploi des seniors (60-64 ans) est de 38,9 %, inférieur à la moyenne européenne de 50,9 %.
Comparé à l'Allemagne (65,3 %) et la Suède (68,9 %), la France est en retard.
L'Accord national interprofessionnel signé en novembre 2024 visait à dynamiser l'emploi des seniors en renforçant le dialogue social, éliminant les obstacles à l'embauche et facilitant les aménagements de fin de carrière.
Parmi les mesures spécifiques :
Obligation pour les branches professionnelles et grandes entreprises de négocier sur l'emploi des seniors tous les quatre ans.
Introduction du contrat de valorisation de l'expérience (CVE) pour les salariés de 57 ans et plus, offrant une sécurité de l'emploi jusqu'à la retraite à taux plein.
Possibilité de négocier un passage à temps partiel sans refus abusif de l'employeur.
Indemnité de départ à la retraite mobilisable pour compenser la perte de revenu liée à la réduction du temps de travail.
Dans un contexte de transformation du marché du travail, comment ces changements permettront ils de mieux valoriser l'expertise des seniors et de prolonger leur activité professionnelle ? Là est la question.
Découvrez les résultats de l’étude OPIIEC sur les métiers, compétences et formations en cybersécurité en France. Marché en croissance, pénurie de talents, recommandations clés.
Le marché de la cybersécurité en France devrait dépasser de 5 milliards d'euros en 2023 à 10 milliards d'euros en 2030.
Actuellement on compte 45 000 professionnels dans ce domaine. La projection d'ici 2028 est de 70 000. L'étude OPIIEC soulève les difficultés à recruter des profils qualifiés avec des compétences techniques et des soft skills adaptés (communication, gestion de crise, pédagogie, curiosité technologique). Il y a certes plus de 900 formations identifiées mais qui sont souvent trop techniques ou mal adaptées aux PME.
L'étude de l'OPIIEC formule 4 axes majeurs pour structurer la filière cybersécurité : sensibilisation, attractivité des métiers, évolution des formations initiales et adaptation des formations continues (flexibilité et professionnalisation). OPIIEC_RAPPORT_COMPLET_CYBERSECURITE.pdf
Il semble clair que l'avenir du recrutement penche vers des approches diversifiées et davantage axées sur les compétences et la motivation des candidats, souvent biaisé par des éléments dits " non pertinents". Des approches qui visent à simplifier et réduire la durée du processus de recrutement. Bien que ce ne soit pas une nouveauté, l'article rappelle le processus de la méthode de recrutement par simulation qui consiste à évaluer des candidats à travers des exercices pratiques simulant des situations réelles de travail, mettant en avant leurs compétences pratiques, leurs capacités dynamiques ou leurs talents sous-jacents, notamment par le biais d'expériences extra-professionnelles.
L'engouement pour la simulation présente des avantages et des défis : elle favorise l'égalité des chances en révélant le potentiel des candidats mais nécessite des investissements logistiques et financiers, notamment en matière de formation et de matériel nécessaire pour reproduire des conditions réalistes de travail. Son succès dépend fortement de la bonne conception de scénarios pertinents et représentatifs des attendus professionnels.
Les premiers feedbacks anticipés (dans l'attente d'analyses détaillées à long terme), indiquent une amélioration de la qualité des candidatures et une réduction des taux de turnover, surtout dans les secteurs de la restauration ou de la santé, qui souffrent chroniquement de pénuries de main-d'œuvre.
Cette enquête de l’Insee montre que le travail indépendant n’est plus réservé à une élite expérimentée. Il devient un choix de plus en plus courant, notamment chez les jeunes générations, en quête de liberté, de sens et de flexibilité.
Le développement du statut de micro-entrepreneur a radicalement changé la donne :
Il attire davantage de jeunes (40 % ont moins de 30 ans).
Il est plus accessible aux femmes, contribuant à une féminisation progressive du travail indépendant.
Il permet une entrée facilitée dans l’entrepreneuriat, souvent en complément d’un emploi salarié.
Ce phénomène traduit une volonté croissante d’autonomie, mais aussi une réponse à la précarisation du marché du travail.
À travers une vaste enquête, l'Institut Montaigne analyse les attentes et désillusions des 16-30 ans face au travail, révélant un décalage profond entre aspirations et réalité professionnelle.
Orientation, niveau de diplôme, âge, genre… Autant de critères qui influencent la satisfaction au travail des jeunes actifs. Loin de l'idée d'une "grande démission" souvent associée aux jeunes, cette enquête dessine le portrait d'une jeunesse attachée au travail, mais confrontée à un décalage prégnant entre les attentes qu'elle formule et la réalité des emplois qu'elle occupe, ouvrant ainsi la voie à des formes d'insatisfaction professionnelle.
Parmi les points à retenir :
* Des jeunes attachés au travail et dont les aspirations sont dictées par le niveau de diplôme - plus le niveau de diplôme est élevé, plus grande sont les attentes,
* Le stress au travail, un enjeu majeur pour les jeunes actifs. D’après les enquêtes de la DARES (2019), 43 % des travailleurs déclarent subir des tensions avec le public et 24 % avec leurs collègues ou supérieurs. Or, pour les jeunes, la qualité des relations au travail représente un critère central dans l’évaluation de leur bien-être professionnel.
* La rémunération reste essentielle devant la qualité de vie au travail. Cependant, au delà du salaire, c'est la qualité de vie au travail qui suscite les plus grandes frustrations.
* Le paradoxe des diplômés. Les frustrations frappent plus particulièrement les diplômés en lettres, sciences humaines et sociales. Porteurs de fortes aspirations, mais limités dans les opportunités qui s'offrent à eux. L'écart entre les attentes des jeunes et la réalité du travail s'avère un facteur déterminant de leur satisfaction professionnelle.
* L'orientation scolaire, un levier essentiel sous-exploité. Le niveau de mécontentement à l'égard de l'orientation scolaire est particulièrement élevé. Ce sont les jeunes des filières professionnelles courtes, ceux qui auraient le plus besoin d'un accompagnement renforcé dans leurs choix, qui sont les moins bien soutenus par les dispositifs publics
* La satisfaction dans la vie est étroitement liée à la satisfaction au travail. Si cette corrélation semble évidente, elle vient pourtant contredire un discours répandu selon lequel les jeunes se détacheraient du travail, ne lui accordant qu’un rôle minimal dans leur épanouissement. L'enquête démontre que le travail reste un pilier fondamental d'intégration et d'accomplissement personnel chez les jeunes. La QVCT apparaît comme un enjeu central. 1/3 des jeunes en situation d'emploi pensent que leur employeur ne fait pas les efforts nécessaires en matière de bien-être au travail. Ils mettent en avant le manque de reconnaissance de leur travail par leur hiérarchie, ce qui alimente fortement leur insatisfaction au travail.
La liste actualisée des métiers en tension permettant de régulariser des travailleurs étrangers exerçant ces professions vient d’être publiée au Journal officiel, le 22 mai 2025.
Cette liste des métiers en tension, au nombre de 80, recense, région par région, les profils les plus difficiles à recruter.
Parmi ceux qui sont recherchés dans toute la France, on retrouve :
les agriculteurs salariés ;
les aides à domicile et aides ménagères ;
les aides de cuisine ;
les cuisiniers ;
les employés de maison et personnels de ménage ;
les maraîchers/horticulteurs salariés ;
les employés de l’hôtellerie ;
les employés du bâtiment (maçons, couvreurs, plombiers…).
Les besoins varient d'un territoire à l'autre. On note que sur le podium des régions comptant le plus grand nombre de métiers en tension, l'IDF se hisse sur la 1ère marche, avec 41 métiers, suivie par la région PACA et ARA.
Cette liste servira de base aux préfets pour accorder des titres de séjour aux travailleurs exerçant ces métiers, qui ont travaillé 12 mois sur les 2 dernières années et qui résident en France depuis 3 ans.
Certaines voix s'élèvent, notamment la CPME et le Medef pour dénoncer un périmètre trop restrictif de la liste, qui n'avait déjà été révisée qu'à la marge depuis avril 2021.
Elle doit dorénavant être réactualisée chaque année.
Formation : Avec le lancement de Talenteed, le site de mise en relation Freelance propose une trentaine de cours en ligne et de formations certifiantes pour accompagner la montée en compétences des professionnels indépendants
Le lancement de Talenteed, une plateforme de formation continue, vise à doter les freelances de l’IT de compétences les plus demandées du marché. Développé avec des acteurs des data et des services numériques, tels que Datascientest et Visiativ et des organismes de formation représentés par Skills4All et TMC France, ce projet est soutenu par le ministère du Travail et le Secrétariat général pour l’investissement. Il s’inscrit dans le cadre de l’appel à projet Deffinum opéré par la Caisse des dépôts et consignations. L’Union européenne via le dispositif NextGenUE a assuré son financement.
Le catalogue est orienté vers les métiers de la prestation intellectuelle, avec une forte appétence pour les domaines technologiques (intelligence artificielle, développement, cybersécurité, data), les soft skills (leadership, communication, productivité) et les expertises transverses comme le design, le marketing ou la finance.
Au total, une trentaine de parcours, formats courts, ciblés et abordables, sont proposés en français aux freelances de niveau débutant à intermédiaire.
Le vieillissement de la population bouleverse le monde du travail, imposant aux entreprises de s’adapter pour rester attractives et fidéliser leurs collaborateurs.
D’après les actifs interrogés dans le cadre d’une enquête Unédic*, publiée le 19 mai, la transition démographique aura des impacts de taille sur le monde du travail, avec pour principale incidence de rallonger la vie professionnelle des Français. Deuxième conséquence la plus citée : un impératif de se former davantage en milieu et en fin de carrière pour s’adapter aux nouveaux métiers et aux nouvelles compétences attendues. Les Français interrogés anticipent enfin une utilisation accrue de la robotique en vue d’automatiser certaines tâches physiques pour pallier la diminution de main-d’œuvre jeune sur le marché du travail.
L’étude Unédic revient sur les trois défis principaux que pose la transition démographique aux employeurs : Faciliter la vie des salariés parents, aider les aidants et revaloriser la place des seniors dans l'entreprise. Présentation PowerPoint
Pour évaluer les intentions de recrutement des entreprises et fournir un aperçu des projets d’embauche par territoire et par métier ou secteur d’activité, France Travail publie chaque année son Enquête des Besoins en main-d’œuvre (BMO).
En 2025, la tension du marché de l’emploi se confirme avec, selon la dernière Enquête des Besoins en main-d’œuvre (BMO) de France Travail, 50,1 % des projets d’embauches annuels jugés difficiles par les employeurs. En effet, l’étude annuelle qui donne le pouls du marché du travail témoigne d’une baisse marquée du volume total de recrutements (-12,5 % par rapport à 2024), ainsi que du nombre d’établissements prévoyant d’embaucher (24,1 % en 2025 contre 28,2 % en 2024).
Au total, le niveau des intentions d’embauches en 2025 est sensiblement équivalent à celui de 2019, après 4 ans de fluctuations à la hausse puis une décélération notable en 2024.
Malgré les difficultés, les opportunités d’embauche restent nombreuses, avec 2,4 millions de projets de recrutement évoqué par les entreprises. Revue de détails : France Travail BMO 2025
Les partenaires sociaux planchent actuellement sur une simplification des dispositifs de reconversion professionnelle. Décryptage des enjeux avec Anna Milleret-Godet, avocate.
Dans le cadre de la négociation interprofessionnelle sur les transitions et reconversions en cours, le ministère du Travail a transmis, le 10 avril, aux partenaires sociaux une lettre d’orientation reprenant l’objectif de cette réforme : rendre plus lisibles et plus cohérents les dispositifs de reconversion professionnelle existants. Ces derniers sont notamment pointés du doigt pour leur coût, leur complexité et leur sous-utilisation par les salariés qui en ont le plus besoin, notamment les personnes en deuxième partie de carrière.
Pour rappel, selon une étude publiée par Hellowork en janvier 2025, 93% des personnes qui se sont déjà reconverties ou qui prévoient de le faire estiment que les entreprises devraient offrir plus de soutien à leurs employés dans leur processus de réorientation professionnelle. Cela peut concerner, par exemple, une meilleure communication autour des dispositifs existants destinés à les accompagner dans ce projet de reconversion.
Ainsi, cette volonté de clarification s’inscrit dans un contexte économique qui voit les métiers évoluer de plus en plus rapidement avec la nécessité, pour les employeurs et leurs salariés, de s’adapter sans cesse en particulier avec l’utilisation de plus en plus intensive de l’IA au travail.
Les solutions retenues par les partenaires sociaux devraient être intégrées au projet de loi sur l’emploi des seniors qui doit être examiné en juin au Parlement.
Quels sont les métiers, fonctions et industries qui recrutent le plus après un master? Découvrez notre baromètre LinkedIn 1er emploi 2025, basé sur des données exclusives.
Ce baromètre révèle des tendances significatives dans le paysage de l'emploi pour les jeunes diplômés de master :
Diversification des opportunités : Les secteurs de l'industrie, du tourisme, de l'intelligence artificielle et de la cybersécurité montrent une dynamique de recrutement notable.
Émergence de nouveaux métiers : Des postes tels que "Inspecteur qualité", "Responsable des admissions" ou "Energy Manager" figurent parmi les métiers en forte croissance, illustrant l'évolution des besoins du marché du travail
Importance des compétences techniques et transversales : Les employeurs recherchent des profils alliant expertise technique et compétences en communication, gestion de projet et adaptabilité.
Ces informations sont cruciales pour orienter les jeunes diplômés dans leur recherche d'emploi et pour adapter les programmes de formation aux réalités du marché.
Dans une récente étude, le ministère de l'Education nationale fait ressortir une sous-représentation des filles dans les matières scientifiques. Si le sujet n'est pas nouveau, il n'en reste pas moins que les classes de terminales générale avec les spécialités sciences de l'ingénieur (SI) et sciences informatiques et numériques (NSI) ne comptent que 15 % de filles. Si en mathématiques et physique chimie la situation est un peu meilleure (respectivement 42 % et 47 %), c'est encore loin d'être suffisant pour Elisabeth Borne.
Le gouvernement va demander aux chefs d'établissement et aux professeurs d'encourager les filles à choisir et conserver la spécialité maths en terminale, a fait savoir Elisabeth Borne, ministre de l'Education nationale.
Après une baisse, fin 2024, l’emploi salarié dans le privé reste stable au premier trimestre 2025, notamment grâce aux créations d’emplois dans le secteur non lucratif. Des emplois souvent subventionnés, mais qui bénéficient aussi de la finance solidaire qui attire de plus en plus de Français.
D'après les derniers chiffres de l'Insee, un total de 22 000 emplois ont été créés dans le secteur des services aux entreprises et aux particuliers. En parallèle, les secteurs dits traditionnels, à l'instar de l'industrie et de l'agriculture, ont assisté à la suppression de 13 200 postes durant la période de janvier à mars 2025. Ce qui a permis à l'emploi salarié de maintenir la stabilité dans le secteur privé est l'économie sociale et solidaire (ESS), bien que méconnue, elle représente un levier important. 165 000 entreprises, associations, coopératives ou entreprises sociales, emploient 2,5 millions de salariés, dont le chiffre d'affaires est égal à 10% du PIB, soit environ 25 milliards d'euros.
Le financement solidaire offre une vraie valeur ajoutée au secteur social et impacte positivement sur l'emploi. Le financement de projets fastidieux et souvent "atypique" dépasse les 10 milliards d'euros.
Ipsos dévoile une étude inédite sur l'emploi des seniors en entreprise, réalisée pour le Ministère du Travail et de l'Emploi, l'ANDRH et la communauté "Les entreprises s'engagent". Un éclairage sur la place des salariés expérimentés dans les entreprises françaises. L'étude révèle que malgré leur présence significative, peu d'entreprises ont mis en place des dispositifs spécifiques pour les seniors. Elle met en lumière les défis liés à la prévention de l'âgisme, la formation continue, la gestion des carrières et le transfert intergénérationnel des compétences. Ce rapport identifie des pistes d'amélioration pour une meilleure intégration et valorisation de ces talents expérimentés dans le monde du travail. Les pistes ont été dessinées, en partie, par la ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, qui a engagé une mobilisation nationale inédite en faveur des travailleurs de plus de 50 ans à partir du 29 avril 2025. L'ambition est triple : changer les pratiques, changer la loi, changer les regards.
Le chômage a progressé en France, selon les chiffres du ministère du Travail mais, avec les nouvelles règles de calcul de France Travail et la réforme du RSA, le nombre de chômeurs en catégorie A est considérablement gonflé. La conjoncture reste toutefois mauvaise.
Depuis janvier, les nouveaux inscrits à France Travail restent en catégorie A jusqu'à signature de leur "contrat d'engagement", ce qui vient gonfler la catégorie. Les nouveaux inscrits ne peuvent plus s'actualiser, donc il y a aussi moins de sorties pour défaut d'actualisation. "Les statistiques sur les inscrits à France Travail sont fortement affectées depuis le 1er janvier par la mise en œuvre de la loi 'plein emploi' et en particulier l'inscription automatique sur les listes des bénéficiaires du RSA" et des jeunes, a commenté la Dares.
Les compétences liées à la transition écologique sont de plus en plus recherchées par les entreprises. C’est ce que montre une analyse des offres d’emploi menée par le ministère du Travail.
Depuis quelques années, les « compétences vertes », ces savoirs professionnels utiles à la transition écologique, figurent dans un nombre croissant d’offres d’emploi, selon une étude publiée fin mars 2025 par la Dares. L'institut de statistique du ministère du Travail s’est penché sur six compétences vertes spécifiques en lien avec six métiers : chauffagiste, couvreur, façadier, mécanicien automobile, architecte et juriste. Les candidats possédant des compétences vertes ou une expérience dans la transition environnementale ont 54,6 % plus de chances d’être recrutés que la moyenne.
Le secteur des métiers d'art compte 281 métiers répartis en 16 domaines d'activité, de la céramique à la joaillerie et représente près de 68 milliards d'euros de CA annuel, avec une forte exportation. Les métiers d'art ont su évoluer et intègrent des innovations et des pratiques écoresponsables. Depuis 2017, le nombre de créations d’entreprises a doublé ; 42 % des dirigeants viennent d’une reconversion professionnelle ; 55 % sont des femmes ; 37 % ont moins de 35 ans.
La formation et la transmission des savoir-faire constituent un véritable défi. Une convention a été signée entre CMA France et Ateliers d'Art de France en 2024 afin de « mettre les expertises des deux organisations en commun au bénéfice des professionnels des métiers d'art »mcp4xy5n11h13txtf30mgvv324-m.pub.sfmc-content.com/52of3k1bm5l
Enedis, RTE, FNTP, SERCE, SNER, GIMELEC et SYCABEL, représentant la filière des réseaux électriques, publient une étude inédite sur leurs besoins en recrutement à horizon 2030.
Face aux enjeux d’électrification des usages, de développement des énergies renouvelables et de résilience des réseaux électriques, la filière doit recruter 43 000 personnes en 6 ans sur ses métiers « cœurs ». Le programme des « Ecoles des réseaux pour la transition énergétique », porté par l’ensemble des industriels des réseaux électriques, en partenariat avec le ministère de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur, le ministère du Travail et de l’Emploi, contribue à relever ces défis.
Financée par l’État dans le cadre du programme « Compétences et métiers d’avenir » du plan France 2030, l’étude « Besoins en emplois et compétences de la filière des réseaux électriques »définit précisément les besoins en recrutement et formule des propositions pour adapter les dispositifs de formation initiale et professionnelle.
Les ministres de l'emploi et des affaires sociales de l'UE se sont réunis à Varsovie les 14 et 15 avril pour aborder les sujets tels que l'impact de l'IA et des algorithmes sur le lieu de travail,l'importance de l'accès au marché du travail et du soutien des migrants dans l'éducation, la santé et le logement ainsi que la thématique de l'égalité des genres / des chances sur le marché du travail. Ils ont convenu de continuer de travailler sur des politiques qui visent à créer un environnement de travail plus inclusif et adaptable aux défis contemporains.
A 2,43 millions, les projets de recrutements des entreprises sont revenus à leur niveau d'avant la crise sanitaire, selon le baromètre annuel de France Travail et du Credoc publié le 11 avril 2025. Beaucoup plus d'employeurs anticipent des difficultés financières.
Selon l'édition 2025 du baromètre annuel de France Travail avec le Credoc sur les besoins de main-d'œuvre des entreprises et leurs anticipations de difficultés de recrutement, les employeurs anticipent un volume d'intentions d'embauche de 2,43 millions, en baisse de 12,5%. Cette diminution touche l'ensemble du territoire et tous les secteurs d'activité. Elle se concentre dans les établissements de taille petite ou moyenne. La tendance est claire : 1 recrutement sur 2 jugé difficile et une augmentation des difficultés liées à leur budget. Il s'agit du deuxième recul d'affilée confirmant le coup d'arrêt après les années fastes post-Covid.
Centre Inffo a publié le 8 avril les résultats de la 6e édition de son Baromètre de la formation et de l’emploi*. Réalisée avec l’institut CSA, l’enquête met en lumière la perception qu’ont les actifs de la formation professionnelle, dans un contexte de transformation rapide des métiers, notamment sous l’effet de l’intelligence artificielle.
Des données récentes qui permettent de prendre le pouls des envies, des freins et des dynamiques, notamment, autour de la formation et de la reconversion professionnelle. Des chiffres à retenir :
85 % des actifs reconnaissent que leur métier est en pleine évolution, et 50 % perçoivent déjà l’impact de l’intelligence artificielle sur leur activité — un impact ambivalent, à la fois porteur d’opportunités (comme l’augmentation de la productivité et un gain de temps conséquent) et source d’inquiétudes (notamment la réduction des interactions humaines ou le risque de dépendance aux outils d'IA).
47% des actifs sont intéressés par une reconversion, mais ils ne sont que 18% à en préparer une en ce premier trimestre 2025.
La prudence, en période de forte incertitude économique et le manque d'information sur la formation professionnelle peuvent expliquer l'absence de concrétisation de projets de reconversion.
Une constante demeure : la formation continue est toujours perçue comme le levier le plus efficace pour mener à bien un projet professionnel. En effet, 47% des actifs souhaitent suivre une action de formation dans les 12 prochains mois, un chiffre qui monte à 86% chez les personnes engagées dans une démarche de reconversion. barometre-formation-emploi-2025.pdf
Essentiels à l'IA, les datacenters français ont généré 5 milliards d'euros en 2024. Créateurs d'emplois stables, leur forte croissance nécessite d'investir en formation pour répondre aux défis de recrutement.
Sur l'ensemble des métiers techniques, chargés de comptes, ingénieurs en électricité ou en climatisation, en passant par les techniciens et experts en exploitation, l'industrie des datacenters fait toutefois face à des tensions importantes sur le recrutement, à tous les niveaux de qualification. Ces dernières soulignent l'urgence d'une montée en compétences du marché du travail.Investir dans la formation et promouvoir les carrières dans ce secteur d'avenir est donc crucial pour accompagner son développement et garantir sa contribution à la prospérité de la France.
Un salarié ne peut pas faire don des droits inscrits sur son compte personnel de formation à un collègue. Une transmission des sommes acquises entre les membres d’une même famille n’est également pas prévue par la loi, comme le confirme la ministre du Travail qui a été interrogée par plusieurs députés sur ce sujet. La suppression de la limite d’âge pour l’utilisation du CPF n’est également pas envisagée.
De la question de la portabilité des droits au CPF et de l'âge limite pour les utiliser, posée par plusieurs députés à la ministre du Travail :
Les sommes figurant sur le CPF ne peuvent être mobilisés qu’avec l’accord exprès de son titulaire (Code du travail, art. L. 6323-2). Le compte personnel de formation n’est pas portable, même au sein de la famille. « Le CPF n'est pas un outil de solidarité intergénérationnelle. Il a pour objet de maintenir l'employabilité des actifs, d'accompagner leur montée en compétence, leur reconversion et de sécuriser leurs parcours professionnels ».
Le ministère du Travail rappelle que le CPF cesse d'être alimenté, à l'exception du CEC, lorsque la personne a liquidé ses droits à la retraite à taux plein ou atteint l'âge de 67 ans.
Ainsi, les personnes de moins de 67 ans qui cumulent un emploi retraite et les bénévoles peuvent toujours utiliser leur droits CPF, contrairement aux autres retraités qui n’ont plus besoin de maintenir leur employabilité ou de développer de nouvelles compétences pour s'adapter au marché du travail.
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Le ministère du Travail a investi 1,5 million d’euros pour une campagne de communication en juin dans l’espoir de faire changer le regard porté sur les seniors en entreprise, un enjeu clé tant d’un point de vue social qu'économique.
« L’âge reste le premier motif de discrimination sur le marché du travail, a rappelé la ministre du Travail et de l’Emploi, Astrid Panosyan-Bouvet, lors de la conférence de presse de lancement de la campagne, le 2 juin. C’est un immense gâchis humain et économique ! »
Changer de regard et changer la loi pour changer les pratiques. C’est dans cette optique qu’un site de ressources dédiées aux recruteurs et aux RH, mais aussi aux actifs de plus de 50 ans a vu le jour.
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