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Bernadette Cassel
July 5, 2023 12:34 PM
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C'est un communiqué de presse du 19 juin 2023 qui provient de la CDD (Conférence des doyens de médecine) et du CNU santé (Conseil national des universités). Que dit ce communiqué : "L’avènement des publications en libre accès a fait émerger des pratiques douteuses voire frauduleuses de la part d’éditeurs… La conférence des doyens de médecine avec les CNU lutte contre les revues prédatrices : BRAVO Publié le 23/06/2023 "Le site de la conférence des doyens donne accès à la liste de Sorbonne Université qui contient environ 3 400 revues présumées non prédatrices. Ce sont 100 pages comme la page 1 dans l’image [ci-dessus, ndé]. Un nettoyage a été fait, et n’y a aucune revue de Frontiers ou MDPI. Cela me paraît très bien BRAVO. Le message est clair, mais beaucoup de collègues n’ont pas compris… Cette liste est utile…" (...) accéder au pdf (Mise à Jour du 2 avril 2025) ------ ndé même sujet
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Bernadette Cassel
October 11, 1:23 PM
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Dans son livre « Neuro arnaque », le chercheur dénonce les nouveaux atours de discours réactionnaires visant à dévoyer la biologie pour gommer la dimension sociale, culturelle et proprement politique de certains phénomènes. Propos recueillis par Stéphane Foucart et Hervé Morin Publié hier à 17h30 Chercheur CNRS en neurosciences computationnelles à l’Institut de génomique fonctionnelle de Montpellier, Jérémie Naudé étudie les mécanismes impliqués dans l’apprentissage et la prise de décision, le rôle de neurotransmetteurs tels que la dopamine et la noradrénaline et la plasticité neuronale, en combinant modélisation mathématique et expérimentation. Il publie Neuro arnaque. Comment les faussaires du cerveau déguisent la politique en biologie (Textuel, 208 pages, 19,90 euros). Il considère que certains discours réactionnaires se parent de scientificité pour naturaliser des phénomènes en oblitérant leurs dimensions sociales, culturelles, environnementales ou économiques. Un essai critique qui entend rendre aux neurosciences et à la génétique leur juste place, et « ne pas laisser la biologie aux fascistes ». image : Jérémie Naudé, en septembre 2026. VALÉRIE VAUDOYER
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Bernadette Cassel
October 9, 12:22 PM
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Les chauves-souris, prédatrices d'insectes nuisibles pour l’agriculture, pourraient-elles permettre de limiter les intrants chimiques ? C'est l'hypothèse d'une équipe du CNRS qui analyse leurs excréments dans les Hauts-de-France. Par Emma Nicolas 2 octobre 2026 à 16h55 Mis à jour le 3 octobre 2026 à 10h32 « On a découvert que le petit rhinolophe consommait 23 des 29 espèces d’insectes ravageurs identifiés génétiquement dans le guano analysé, confie la chercheuse. Donc c’est un super allié ! Et parmi ses proies, il y en a une qui nous a surpris : la Drosophila suzukii, un moucheron invasif venu d’Asie qui est un ravageur redoutable des petits fruits comme les cerises ou les fraises. » image : 74 % des crottes de pipistrelles analysées et 65 % de celles des murins contenaient des insectes ravageurs. Crédit : Mathieu Génon / Reporterre
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Bernadette Cassel
October 6, 2:26 PM
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À compter du 3 novembre 2026, le Centre Hospitalier Comminges Pyrénées (CHCP) renforce son offre de soins avec l’ouverture d’une antenne d’allergologie et l’arrivée du Docteur Magalie Coco-Viloin, allergologue. Cette nouvelle activité permettra de proposer aux habitants du Comminges une prise en charge spécialisée de proximité, en facilitant l’accès au diagnostic, au suivi et au traitement des pathologies allergiques. 6 octobre 2026 Georges Dufor "... L’antenne proposera également la prise en charge des patients nécessitant une désensibilisation notamment dans le cadre des allergies respiratoires et des allergies aux venins d’hyménoptères (abeilles, guêpes…)." (...)
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Bernadette Cassel
October 4, 1:58 PM
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Eliott - Octobre 2026 Pourquoi, au XXI? siècle, des millions de personnes pensent-elles encore que les vaccins sont dangereux, que l
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Bernadette Cassel
October 2, 1:44 PM
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Venez rencontrer les personnels de l’Institut de Génomique Fonctionnelle de Lyon (IGFL) qui étudient les gènes afin de mieux comprendre le développement, la physiologie et l’évolution des animaux. Pour leurs recherches, ils utilisent des espèces modèles très étudiées à travers le monde, comme la mouche drosophile, le poisson zèbre ou la souris, et d’autres plus exceptionnelles, comme les punaises semi-aquatiques (araignées d’eau) ou un crustacé hawaïen. Lors de votre visite, vous aurez l’opportunité d’observer plusieurs de ces espèces à différents stades de leur développement. Vous serez également initiés aux méthodes ultramodernes de séquençage de l’ADN. Grâce à différents ateliers, les chercheurs de l'IGFL vous raconteront la science en train de se faire et comment ils peuvent imaginer régénérer des organes, soigner avec des bactéries ou marcher sur l’eau.
Public
jeudi : réservé aux scolaires : primaire à partir du CE2
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Bernadette Cassel
September 30, 11:25 AM
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Dans un courrier consulté par « Le Monde », la ministre de la santé, Stéphanie Rist, avait exhorté SPF à prendre des mesures sans délai. Le médecin Hervé Maisonneuve n’a pas déclaré le versement de plus de 100 000 euros du laboratoire pharmaceutique à sa société de conseil. Par Stéphane Mandard et Stéphane Foucart Publié le 24 septembre 2026 à 18h13, modifié le 24 septembre 2026 à 19h06 "Nommé fin mars au poste de référent à l’intégrité scientifique de Santé publique France (SPF), Hervé Maisonneuve vient de présenter sa démission à l’organisme public, qui l’a acceptée, a appris Le Monde, jeudi 24 septembre. Le médecin avait omis de déclarer ses liens d’intérêts avec le laboratoire pharmaceutique Pfizer, avait révélé Le Monde, mardi. « Les conditions n’étaient plus réunies pour que le docteur Maisonneuve poursuive sa mission de référent à l’intégrité scientifique », indique l’organisme." ------ lire aussi Le médecin et consultant Hervé Maisonneuve, spécialiste reconnu de l’intégrité scientifique, n’a pas déclaré des rémunérations, comme le versement par le laboratoire Pfizer de plus de 100 000 euros à sa société de conseil, entre octobre 2021 et avril 2023.
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Bernadette Cassel
September 27, 1:04 PM
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Invité en conférence sur « L’apocalypse des insectes, mythe ou réalité ? » le 1er octobre à l’Université ouverte de Montbéliard, où il est né e Propos recueillis par Pierre Laurent - Hier à 06:00 "Christophe Bourget, entomologiste à l’Inrae, propose dans son livre, À hauteur d’insectes , d’explorer l’Hexagone en trente étapes pour découvrir plus de 300 insectes différents (sur les quelque 40 000 espèces répertoriées) et les milieux naturels qui leur sont associés."
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Bernadette Cassel
September 25, 12:40 PM
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Ces petits insectes volants gâchent la vie de nombreux Français cette année encore. Plusieurs techniques sont expérimentées pour les rendre moins envahissants à l’avenir, malgré le changement climatique. Par Nicolas Berrod et Jila Varoquier Le 25 septembre 2026 à 08h30
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Bernadette Cassel
from Insect Archive
September 23, 12:10 PM
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Chez la plupart des insectes, l'urine est purement et simplement éliminée. Les Homoptères, et notamment les Cercopes et les Cigales font preuve de plus d'imagination. • Boulard M., 1981 – L’urine des Homoptères, un matériau utilisé ou recyclé de façons étonnantes (1e partie. Insectes n°80 & 2e partie. Insectes n°81) Les insectes sont des "bricoleurs de génie", ils font de tout avec tout ! L'usage que certains font de leur urine en témoigne. Les moyens mis en œuvre pour exploiter ce ramassis de déchets tiennent vraiment, quelquefois , de l'astuce biologique. (https://www.insectes.xyz/pdf/i80boulard.pdf) Mouiller la terre pour faciliter son forage, maçonner les parois de ses galeries pour les consolider, constituer un véritable milieu aquatique où baigne la larve ... les cigales utilisent et recyclent aussi l'urine d'une manière astucieuse et pour le moins étonnante. (https://codexvirtualis.fr/documents/telechargement/complements_images/excretion_miellat_membracides.pdf) ------ via Le Membracide bison, un Insecte original Codex virtualis, par Sandrine Heusser image : Tête de Membracide bison adulte (Lyon, août 2010)
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Bernadette Cassel
September 20, 6:40 AM
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Vaccination, alimentation, pesticides, artificialisation : pour Marc-André Selosse, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle et président de la Fédération BioGée, la négation de la science gagne du terrain jusque dans les décisions publiques. Dans cette tribune, il appelle à réhabiliter la culture scientifique comme une boussole pour éviter les risques et saisir les solutions. Publié le 09 juil. 2026 La rédaction WE DEMAIN Marc-André Selosse est professeur du Museum national d’Histoire naturelle et Président de la Fédération BioGée, auteur de “Nature et préjugés” (Actes Sud, 2024). [...] Revaloriser la science dès l’école "... même si elle se trompe parfois, la science offre les conclusions les plus sûres aux données disponibles. De plus, elle peut se remettre en cause, au contraire des pensées dogmatiques. Cela peut paraitre incertain, mais “plus sûr” et “remise en cause” font la force des sciences. Apprenons-nous cela à nos enfants ? Ont-ils les bases pour, demain plus qu’aujourd’hui, s’accompagner, avec précaution et discernement, de science ? Non ! Par exemple, la pauvre heure hebdomadaire de “sciences de la vie et de la Terre”, optionnelle après la Seconde, et sans préparation claire dans le primaire, interroge. En Terminale, un choix d’options scientifiques laisse 45 % de matière littéraires (très bien !) tandis que l’inverse laisse moins de 10 % d’heures de science – et mutile l’avenir. La triple injure de la négation de la science exige de revaloriser l’information et les enseignements scientifiques, sur le vivant en particulier. Car demain personne, consommateur, décideur ou journaliste, ne doit ignorer ni les interdictions, ni surtout les opportunités de la science."
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Bernadette Cassel
September 19, 4:44 AM
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En 2025, des chercheurs ont testé six champignons sur des fourmis d'Argentine issues de quatre supercolonies. L'une des souches a tué plus de 80 % des individus exposés, dont la moitié en seulement deux à cinq jours. Reste à savoir si cet insecticide sera utilisé à large échelle. Par Laurène Bruncher 17 septembre 2026 à 21h55 Repéré sur Ecoticias ------ ndé Ecocitias Argentine ants formed a supercolony across Portugal, Spain, France and Italy, linking nests across roughly 3,700 miles, 12.09.2026 https://www.ecoticias.com/en/argentine-ants-formed-a-supercolony-across-portugal-spain-france-and-italy-linking-nests-across-roughly-3700-miles/36681/ ------ traduction Le plus grand défi ? Maîtriser un réseau Les fourmis que vous pouvez voir marcher sur un plan de travail ou un trottoir ne représentent qu’une infime partie visible d’une colonie bien plus vaste, répartie sur plusieurs nids. Tuer ces ouvrières n’a pas vraiment d’impact sur les autres qui se trouvent à proximité. C’est pour cette raison que cette espèce est si difficile à éliminer. Les chercheurs travaillent désormais sur des méthodes plus précises qui pourraient donner de meilleurs résultats, plutôt que de traiter à plusieurs reprises une zone entière. En 2025, des chercheurs ont mené une étude en laboratoire, au cours de laquelle des fourmis argentines issues de quatre supercolonies indigènes ont été exposées à six champignons entomopathogènes différents. L’une de ces souches, Beauveria bassiana Li053, a tué plus de 80 % des fourmis. La moitié d’entre elles sont mortes au bout de deux à cinq jours seulement. Les résultats semblent prometteurs, mais d’autres tests doivent être menés avant que cette méthode puisse être considérée comme un moyen efficace de lutter contre les populations de fourmis géantes en Europe. Traduit avec DeepL.com (version gratuite) ------ image : Map of 33 European populations of L. humile [the Argentine ant Linepithema humile (formerly Iridomyrmex humilis)] sampled. Populations were assigned to one of two distinct groups based on the aggression tests: the main supercolony (●) and the Catalonian supercolony (○). In the population marked with asterisk, workers were heavily infected with mites, which affected the behavioral interactions. Consequently, this population was not included in the analysis of behavioral data. (Scale bar is 100 km.)
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Bernadette Cassel
September 17, 12:39 PM
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Des dizaines de pots alignés sous la serre expérimentale de Gembloux Agro Bio Tec contiennent des 'mauvaises herbes' Par François Louis, 17.09.2026 "Les arbres savent se défendre contre les champignons, les insectes ou les microbes. Dans le cadre du projet de recherche européen Extrabark, des chercheurs de Gembloux Agro Bio Tec essayent de percer le secret de leur armure." image : Les chercheurs de Gembloux agro bio tec étudient les effets d'extraits d'écorce d'arbres sur des mauvaises herbes / Flou
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Bernadette Cassel
October 12, 12:40 PM
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Après 16 ans de recherches minutieuses sur le terrain et 6 ans de travail éditorial, j'ai le plaisir de vous annoncer la finalisation de mon guide dédié à l'une des familles les plus fascinantes mais aussi les plus lacunaires de notre littérature entomologique : les Sesiidae de France métropolitaine. Alexandre Crégu, 12.10.2026 "Ce projet est né d'un constat simple : l'absence d'un ouvrage de référence moderne et complet en français sur ces maîtres du mimétisme. Conçu pour combler ce vide, ce livre s'adresse aux entomologistes exigeants, aux naturalistes de terrain, aux passionné(e)s de nature et d’insectes et aux gestionnaires d'espaces naturels.
Ce que vous trouverez dans cet ouvrage unique :
📍 Une clarification complète de la taxonomie des Sesiidae de France 🦋 📍 Une clef de détermination pour l’ensemble des espèces 🔑 📍 Des monographies détaillées pour les 61 espèces présentes en France métropolitaine, accompagnées de données de répartition inédites 📸 📍 Des critères d'identification précis basés sur une approche morphologique et de terrain 🔎 📍 Les secrets de leur biologie, de leurs plantes hôtes spécifiques à leurs cycles de développement larvaire 🐛"
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Bernadette Cassel
October 10, 11:58 AM
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Une araignée sauteuse a une mémoire de travail d'une minute et demie, proche de la mémoire humaine. Franck Péron 12 mars 2014 | CERVEAU & PSYCHO N° 62 Du haut de ses 100 milliards de neurones, l'être humain contemple parfois les petits animaux et notamment les insectes avec une certaine condescendance. L'araignée n'a probablement que quelques milliers de neurones, grâce auxquels elle assure des tâches qui peuvent sembler élémentaires : tisser une toile, attendre, attaquer une proie, la digérer. Alors que nous, plongés dans la lecture de notre journal, manions des concepts complexes à l'aide de notre million de milliards de synapses. Ces synapses nous permettent notamment de conserver plusieurs informations en mémoire pendant une minute ou deux. Cette capacité se nomme mémoire de travail, et on a récemment découvert que certaines araignées ont une mémoire de travail dont la durée avoisine celle de l'être humain, à savoir une minute et demie. Le tout, avec quelques centaines de milliers de neurones, soit environ un million de fois moins que l'être humain. Portia africana, araignée prédatrice L'araignée sauteuse africaine Portia africana a la particularité de se nourrir d'autres espèces d'araignées. Dotée de huit yeux, elle dispose d'une vision excellente et saute sur sa proie pour la capturer. Pour étudier ses capacités de mémoire, des éthologues ont mis au point un test simple. Ils ont montré à ces araignées certaines de leurs proies qu'ils avaient naturalisées dans des positions différentes. Dans un premier temps, l'araignée Portia africana voyait une proie d'une espèce donnée, d'une couleur donnée, figée dans une posture bien particulière. Puis, la proie était dissimulée au moyen d'un écran, pendant 90 secondes. Ensuite, l'écran était levé et l'on observait la réaction de la prédatrice Portia africana. Portia africana observe ses proies pour bien les identifier avant de les attaquer. Si elle a l'impression d'avoir déjà observé la proie qu'elle a sous les yeux, elle peut passer à la phase d'attaque. Mais si elle a l'impression que la proie a changé, elle recommence une nouvelle période d'observation. Les éthologues ont constaté que, si l'on ne change pas la proie au cours de la période d'attente d'une minute et demie, l'araignée attaque beaucoup plus volontiers que si on lui en substitue une autre. Cela semble indiquer que l'araignée a gardé en mémoire la nature, la couleur et la posture de la première proie, durant le temps où elle a été dissimulée à ses yeux. Autrement dit, elle dispose d'une mémoire de travail d'au moins une minute et demie. Cette expérience a été réalisée sur 1 100 femelles matures testées face à des proies-leurres usuellement chassées par leur espèce. Outre l'indication qu'elle fournit sur leur mémoire de travail, elle a révélé que cette dernière est à l'œuvre indépendamment de tout apprentissage, puisque les araignées Portia Africana ont été testées avec des espèces qu'elles n'avaient jamais rencontrées auparavant. De surprenantes capacités cognitives En outre, il semble que les araignées aient une représentation globale de leurs proies, car l'orientation (plus précisément, le changement d'orientation) n'influe pas sur leur décision d'attaquer ou non. Tout ceci n'est pas très surprenant, car, dans la nature, lorsque l'araignée chasse, il est fréquent que sa proie disparaisse temporairement puis réapparaisse avec une orientation différente. D'autres chercheurs ont pu mettre en évidence la capacité de ces araignées à discerner des nombres, au moins en ce qui concerne le nombre de congénères à proximité. Par exemple, il semble que les juvéniles préfèrent s'établir là où il y a déjà un autre individu, plutôt que dans une toile vide ou dans une toile où il y a plusieurs araignées, et ce, indépendamment de la taille des individus, de leur position relative ou de leur orientation. Ces recherches portant sur l'intelligence nous montrent que des arthropodes sont capables de performances étonnantes. Plusieurs études ont ainsi révélé que les abeilles sont capables de se rappeler ce qu'elles ont vu, de compter ou encore d'accéder aux concepts d'identité et de différence. Plus récemment, des éthologues ont montré que les abeilles peuvent être plus ou moins optimistes selon leurs expériences passées. Par exemple, après avoir laissé des abeilles associer du sucre à la présence d'une fleur rouge, et de la quinine (amère) à la présence d'une fleur jaune, ils constatent que des abeilles ayant été malmenées (secouées dans un tube) ont tendance à associer une fleur orange (intermédiaire entre rouge et jaune) à de la quinine alors qu'elles auraient tendance à la considérer comme une source de sucre lorsqu'elles n'ont pas été secouées auparavant. Une preuve de plus de la complexité cognitive des insectes et autres araignées. image : Portia africana, l'araignée qui se souvient... Crédit : Fiona Cross - F. Cross et al., Specialised use of working memory by Portia Africana, a spider-eating salticid, in Animal Cognition, DOI 10.1007/s10071-013-0675-2, 2014.
------ ndé lire aussi Spiders are much smarter than you think - Ars Technica, 30.10.2021 https://arstechnica.com/science/2021/10/spiders-are-much-smarter-than-you-think/
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Bernadette Cassel
October 7, 2:48 PM
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CHRONIQUE. Les dangers hautement hypothétiques de l’IA font disparaître la question des risques environnementaux, sociaux et politiques, observe, dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au service Planète. Extrait : Pendant qu’experts et éditorialistes de plateau glosent sur des dangers hautement hypothétiques dont nul n’a en réalité la moindre idée, les risques environnementaux, sociaux et politiques de l’IA disparaissent fort commodément du tableau. Contrairement à un armageddon très hypothétique lié à la perte de contrôle de l’outil, ces risques-là sont parfaitement connus, décrits, et leur réalisation est certaine car ils sont consubstantiels de l’outil lui-même.
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October 5, 9:12 AM
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Le nombre de cancers chez les enfants explose, mais il serait possible de contenir ce phénomène, explique la toxicologue Laurence Huc dans cet entretien. Cette augmentation est largement liée aux pesticides et aux substances chimiques présentes dans notre environnement.
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Bernadette Cassel
October 3, 12:56 PM
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Le concept d’espèce percole en biologie, sinon explicitement, au moins chaque fois qu’une espèce est nommée. Sa définition exacte a néanmoins fait couler beaucoup d’encre… au point de soulever une terrible question : l’espèce existe-t-elle vraiment ? Or, ce n’est pas qu’une provocation, vous allez le constater. Med Sci (Paris) Volume 42, Numéro 8-9, Août-Septembre 2026 Réfléchir le vivant 14 septembre 2026 Why species do not really exist Professeur du Muséum national d’Histoire naturelle, Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité, membre de l’Institut Universitaire de France, Paris, France image : Vignette (Crédit : Marc-André Selosse).
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October 1, 12:58 PM
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Une dérogation d’urgence, dite dérogation 120 jours, vient d’être accordée par le ministère de l’agriculture pour un herbicide à base de tri-allate, en Le 29 septembre 2026 Une dérogation d’urgence, dite dérogation 120 jours, vient d’être accordée par le ministère de l’agriculture pour un herbicide à base de tri-allate, en dépit de plusieurs avis de l’Anses ayant explicitement refusé d’autoriser ce produit en raison d’une contamination inacceptable des eaux souterraines et pour des suspicions de risques pour la santé et l’environnement. Cette nouvelle dérogation illustre une nouvelle fois que cette procédure, peu transparente, est détournée pour autoriser des produits dangereux ayant été interdits ou sans que ceux-ci n’aient été correctement évalués. Générations Futures, qui avait alerté dès juin sur cette aberration, se prépare à contester cette dérogation en justice. Chose promie, chose dûe ! Après avoir incité au mois de juin dernier les céréaliers à déposer une demande de dérogation dite « 120 jours » pour utiliser des herbicides à base de triallate, Annie Genevard vient concrétiser sa parole en accordant officiellement cette dérogation : 90 000 litres du produit Avadex Factor à base de triallate, pourront être pulvérisés sur des cultures d’orge entre le 23 septembre 2026 et le 21 janvier 2027. Cette nouvelle dérogation accordée par la ministre est une réponse aux demandes des céréaliers pour faire face au retrait depuis 2023 des produits à base de tri-allate, substance jugée indispensable pour désherber les parcelles. Une nouvelle illustration du mantra “pas d’interdiction sans solution”. Anses, EFSA et triallate : des risques clairement identifiés Pourtant, le produit Avadex Factor a été évalué à deux reprises par l’Anses et à chaque fois l’agence a refusé son autorisation. La première fois en 2018, en raison des risques pour les eaux souterraines et pour les organismes aquatiques. Puis, après que son fabricant, (Gowan France) ait retenté sa chance en déposant un nouveau dossier avec une dose d’application inférieure, l’Anses a renouvelé son refus en 2023. Plus généralement, ce sont tous les produits à base de triallate qui ont été retirés du marché en 2023 par L’Anses au motif “d’un risque inacceptable de contamination des eaux souterraines, le stockage du produit entraînant la formation à un niveau inacceptable de l’impureté pertinente N-nitrosodiisopropylamide, et les données disponibles ne permettant ni d’exclure un risque d’effet nocif pour le consommateur, ni d’exclure un risque d’effet inacceptable pour les arthropodes non cibles” De plus, l’EFSA considère qu’aucun usage de cette substance n’est acceptable en raison de ces propriétés génotoxiques observées dans plusieurs études in-vitro. Il s’agit pour l’EFSA “d’un domaine de préoccupation critique” indiquant qu’aucun usage ne peut être considéré comme “acceptable”. Dérogation de 120 j : Une procédure d’exception devenue routine (...)
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September 29, 1:14 PM
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Ophélie Fraisier-Vannier, enseignante-chercheuse à l’IRIT, traque les traces des usages de l'IA générative afin d’en évaluer les risques concrets pour la recherche scientifique. Par Léna SAOUI - Publié le 20/09/2026 à 12h30 "Après avoir conquis de nombreux domaines, l’intelligence artificielle générative s’immisce désormais dans les articles scientifiques, amenant avec elle des risques accrus d’erreurs ou de fuites de données. Ophélie Fraisier-Vannier, enseignante-chercheuse à l’Institut de recherche en informatique de Toulouse (IRIT), traque les traces de ces usages afin d’évaluer les risques concrets pour la recherche scientifique. 311.000 : c’est le nombre d’articles scientifiques qui auraient été réalisés, au moins en partie, à l’aide d’une intelligence artificielle générative, selon une récente étude de la revue Nature. Les auteurs, qui ont analysé plus de 41 millions publications, révèlent ainsi l’ampleur d’un phénomène jusqu’alors peu ou pas étudié. Pourtant, il n’est pas si étonnant : les LLM (pour Large Language Model, ou grand modèle de langage) comme ChatGPT, Mistral, Gemini ou encore Claude ont conquis les utilisateurs lambda autant que le monde professionnel, particulièrement les 18-24 ans, dont 85 % indiquent l’utiliser régulièrement (Baromètre du numérique 2026). Et "l’écosystème scientifique n’est pas resté étanche à ce qu’il se passait ailleurs", souligne Ophélie Fraisier-Vannier, enseignante-chercheuse à l’Institut de recherche en informatique de Toulouse (IRIT). C’est pourquoi, au sein de son équipe, ils sont désormais plusieurs à traquer les traces de cette utilisation, notamment lorsqu’elle découle sur des erreurs, des raccourcis, des hallucinations ou des visuels faux." (...) image : Selon une étude de la revue "Nature", sur 41 millions de publications scientifiques analysées, 311.000 auraient été réalisées, au moins en partie, à l'aide de l'IA générative. © Mijansk786/Shutterstock image : Extended Data Fig. 8 The knowledge extent of AI and non-AI papers. ------ lire aussi Le CNRS s’alarme des usages frauduleux de l’IA dans la recherche, 11.09.2026 https://www.zdnet.fr/actualites/le-cnrs-salarme-des-usages-frauduleux-de-lia-dans-la-recherche-scientifique-503215.htm Le CNRS alerte sur l'IA générative, qui menace de faire s'effondrer les publications scientifiques mondiales, 07.09.2026 https://www.clubic.com/actualite-628540-le-cnrs-alerte-sur-l-ia-generative-qui-menace-de-faire-s-effondrer-les-publications-scientifiques-mondiales.html
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September 26, 2:20 PM
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PFAS, bisphénol A, dioxines… Alors que le nombre de substances explose, les scientifiques décryptent de mieux en mieux les mécanismes de toxicité à l’œuvre. Mais le combat face à l’industrie est inégal, tant les objets d’études sont nombreux. Magali Reinert 30 mai 2026 à 15h02 "Face au déluge de produits chimiques mis en circulation – 70 000 au cours des dix dernières années –, la science peine à suivre la cadence. Pas une semaine sans que l’actualité se fasse l’écho d’effets toxiques de produits déjà sur le marché. Dernier en date, un pesticide jusque-là inconnu du grand public, le piclorame, dont une étude publiée le 23 mai 2026 dans Nature Medicine montre les liens possibles avec l’augmentation des cancers colorectaux chez les moins de 50 ans."
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September 24, 3:27 AM
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Chaleur excessive, manque d’eau, élévation du niveau de la mer… L’habitabilité d’un lieu est d’abord conditionnée par des seuils physiques, mais dépend aussi des relations entre un espace et ses habitants, déterminantes dans la façon de s’adapter au réchauffement climatique. Par Claire Legros Publié aujourd’hui à 19h00, modifié à 20h35 Extrait "... Admettre ces interdépendances vitales oblige à un changement de posture : la question centrale face au réchauffement climatique n’est plus seulement de savoir « où » l’on pourra habiter, mais de s’interroger sur la façon dont on peut habiter le monde tel qu’il est devenu, tout en évitant d’aggraver les catastrophes. « Ce qui brûle aujourd’hui n’est pas seulement une forêt, mais une manière d’habiter le territoire qui n’est plus possible », estiment ainsi, dans une tribune au Monde, la philosophe Cynthia Fleury et Stéphane Delpeyrat-Vincent, maire de Saint-Médard-en-Jalles (Gironde), qui proposent de « réinventer l’habitabilité future ». Dans cette commune touchée par les incendies de forêt, la philosophe mène depuis 2024 un projet de recherche-action plaçant le soin au cœur des politiques publiques. Fondé sur le concept One Health, qui établit l’interdépendance des santés humaine, animale et environnementale, il s’organise autour d’ateliers sur l’adaptation aux crises écologiques « afin de réparer et préparer une autre relation avec un monde vulnérable », précise Cynthia Fleury."
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September 20, 7:15 AM
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September 19, 1:01 PM
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Plongez dans le monde fascinant des insectes : anatomie, diversité et rôles essentiels dans l’équilibre des écosystèmes. Dimanche 27 septembre 2026 de 15h à 16h.
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September 18, 12:25 PM
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C’est une première en France hexagonale, des centaines de milliers de moustiques rendus stériles en laboratoire seront relâchées à partir de fin avril 2027 dans différentes communes en Nouvelle-Aquitaine pour lutter contre le moustique tigre. Cette technique de l’insecte stérile boostée, portée par l’entomologiste Jérémy Bouyer, a déjà fait ses preuves à La Réunion. Ouest-France Marion Durand Publié le 18/09/2026 à 10h30 Pour lutter contre les moustiques, quoi de mieux que des… moustiques ? Pour faire face aux maladies tropicales comme le chikungunya, Zika ou la dengue, un chercheur a développé une technique unique : l’insecte stérile boosté. L’idée est d’utiliser le moustique pour anéantir ses congénères. La technique consistant à stériliser des mâles existe déjà. En laboratoire, les insectes subissent une irradiation aux rayons X engendrant ainsi des mutations. L’innovation de Jérémy Bouyer, directeur de recherche au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), c’est d’ajouter également un larvicide sur ces spécimens. Des centaines de milliers de ces mâles stériles sont relâchés dans la nature. Lorsqu’ils s’accouplent avec les femelles sauvages, ces dernières pondent des œufs non viables et apportent le larvicide jusqu’à leur gîte de ponte, ce qui détruit les larves en place, détaille le spécialiste. image : Jérémy Bouyer tient un drone qui s’apprête à relâcher les moustiques mâles stériles dans la nature. | PIERRE MARCHAL
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Bernadette Cassel
September 16, 2:25 PM
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Comment la science de la biodiversité parvient-elle à peser sur les décisions politiques mondiales ? À l'IPBES, cette influence passe par le travail de centaines de chercheurs à travers le monde. Sandra Luque, écologue du paysage et directrice de recherche à INRAE, y prend part depuis plusieurs années. 14 septembre 2026 Chercheuse en écologie, Sandra Luque est directrice de recherche à INRAE. Elle met son expertise à disposition de l’IPBES, une plateforme intergouvernementale indépendante qui donne aux gouvernements des clés pour protéger la biodiversité.
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