Support de toutes les activités humaines et plus particulièrement de l’activité agricole, les sols sont également de plus en plus utilisés par les secteurs industriels, énergétiques, urbains et miniers. Ils se retrouvent ainsi au cœur de nombreux enjeux souvent antagonistes. La compétition internationale qui en découle fait donc émerger des questions, au premier rang desquelles figurent les questions de gouvernance et de compétition pour l’usage des sols, mais aussi les éventuelles rétroactions sur la régulation du climat, du fait du rôle clé des sols dans le cycle de l’eau et le stockage de la matière organique, donc du carbone.
Dans ce contexte, l’année 2015 a été désignée par l’Organisation des Nations Unies comme année internationale des sols. A cette occasion et dans le cadre de la 3ème semaine mondiale sur les sols, l’ANR fait le point sur les actions qu’elle mène depuis 2005 sur cette question.
La revue américaine de l'Institut de technologie du Massachusetts (MIT) a décerné son prix annuel du jeune innovateur français de l’année. Parmi dix candidats, le lauréat est le créateur d’un antibiotique de nouvelle génération.
« Fini le bon vieux temps des gros atlas papier ? Peut-être pas, mais désormais, la transmission des connaissances naturalistes ne se fait plus comme autrefois : on peut désormais renseigner son observation en ligne, et ainsi voir s'allumer un petit carré au sein d'une carte ! C'est ce qui s'appelle un atlas dynamique en ligne. »
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"Des observatoires dynamiques de la biodiversité en ligne pour l'Île-de-France", par l'équipe de Natureparif. Observatoire francilien de la biodiversité, 16.04.2015
Les phlébotomes - Transmission de la leishmaniose du chien et de l'homme - ESCCAP France, 2015
« Les phlébotomes sont de petits insectes de l’ordre des Diptères et du sous-ordre des Nématocères morphologiquement proches des moustiques. Ils appartiennent à la famille des Psychodidés. En Europe, seuls les phlébotomes du genre Phlebotomus ont une importance en médecine vétérinaire et ils sont bien décrits en région méditerranéenne. Ils jouent un rôle très important comme vecteurs de protozoaires du genre Leishmania. Dans le sud de l’Europe, l’espèce L. infantum est responsable de la leishmaniose générale du chien et de la leishmaniose humaine. »
Les orchidées australiennes, isolées sur le continent, ont recours à diverses stratégies originales de pollinisation, chaque espèce, ou presque, étant spécifiquement liée à un insecte. Elles ont développé des leurres, ainsi que des pièges à bascule ou à ressort !
« Les insectes visitent les fleurs pour se nourrir. Ils les repèrent de loin à leur odeur, et de près à leur forme et à leur couleur. Ce sont souvent des individus femelles ou asexués, telles les abeilles domestiques, à la recherche de nourriture, de cires ou d'huiles pour la colonie, qui butinent de nombreuses espèces d'orchidées, pour peu que du nectar ou du pollen soit proposé. Dans certains cas, la pollinisation est accomplie par des insectes mâles qui, dès leur éclosion, se mettent instinctivement à la recherche d'une femelle. Jeunes et sans expérience, ils sont attirés par les odeurs de phéromones sexuelles. Or les fleurs de nombreuses orchidées émettent de telles odeurs, nous y reviendrons. Rappelons que les phéromones sexuelles sont des substances odorantes émises par l'un ou l'autre des sexes d'une espèce animale pour attirer un partenaire du sexe opposé. »
« Souvent une seule espèce d'insecte butine une seule espèce d'orchidée. Ainsi, la pollinisation intervient entre fleurs de la même espèce. Le phénomène inverse est très rare, le croisement conduisant à la production d'un hybride. Les pollinisateurs des orchidées australiennes sont surtout des hyménoptères (abeilles, guêpes…) qui sont sensibles aux deux types d'attracteurs, visuels et olfactifs. L'Australie, outre les abeilles domestiques, est particulièrement riche en hyménoptères sauvages. »
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[Image] La fleur de Paracaleana minor se referme rapidement dès qu'un insecte, attiré par l'odeur, touche le point sensible du labelle. L'animal est alors piégé dans le gynostème où, se débattant, il se couvre de pollen. Il sera libéré peu après, indemne.
Mélisandre Téfit : des bactéries bonnes pour la santé ? Lyon Capitale, 13.04.2015
L’objet de sa thèse en 3 lignes
Étudier l’effet de la bactérie commensale Lactobacillus plantarum sur la mouche drosophile, pour essayer de déchiffrer les mécanismes complexes qui régissent les interactions entre un organisme hôte et les communautés bactériennes qui lui sont constamment associées.
Pourquoi avoir choisi ce thème ?
“J’ai commencé par de l’immunologie et l’étude des réactions immunitaires de la drosophile en cas d’infection virale. J’avais envie de compléter cette vision en m’intéressant à une interaction avec un micro-organisme non plus pathogène mais bénéfique à son hôte.”
"Devant l’utilisation croissante des nano-matériaux dans le secteur agro-alimentaire, les conséquences pour l’homme d’une exposition orale quotidienne aux nanoparticules manufacturées, posent des questions de santé publique. Leur taille infime leur procure des propriétés physico-chimiques particulières, très différentes de celles de substances de plus grande dimension, augmentant leurs capacités d’interactions avec l’environnement direct (franchissement des barrières biologiques, absorption cellulaire, stress oxydatif...)."
Dispositifs Toxalim : Des dispositifs rénovés pour la recherche en Toxicologie Alimentaire. INRA, 09.04.2015
"L’Inra lance le nouvel institut Sciences Animales Paris Saclay (Saps), avec ses partenaires AgroParisTech, l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort et..."
« Quelle sélection en élevage pour demain ? Quels impacts de l’environnement sur l’expression des génomes et les phénotypes animaux ? Quelles nouvelles stratégies pour la santé ? Comment prédire et modéliser ? Quels liens entre biologie des animaux d’élevage et biologie des animaux modèles pour l’homme ? Le 12 février 2015, l’Inra lance le nouvel institut Sciences Animales Paris Saclay (SAPS), avec ses partenaires AgroParisTech, l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort et l’Anses. Fort d’un collectif de recherche de près de 600 personnes, il s’impose comme un pôle majeur d’envergure internationale en biologie animale, au service de l’agriculture et de la santé. »
« Pour le zoologiste, les Chilopodes (parfois appelés Centipèdes ou Cent-pieds) sont des Myriapodes (Arthropodes mandibulates) opisthogonéates (leur appareil génital se situe à l'extrémité de l'abdomen) munis de pattes-crochets (les forcipules) et de pattes marcheuses en nombre variable : de 15 paires chez les Lithobiomorphes et Scutigéromorphes à 177 paires chez le Géophilomorphe Himantarium gabrielis (Himantariidés). »
« En dépit de leur mode de vie assez discret, ils rebutent souvent le naturaliste, plus volontiers porté vers les papillons ou les Coléoptères. Allons vers eux pour les connaître : leurs comportements et leurs modes de vie sont tout aussi passionnants que ceux des autres Arthropodes et aussi divers. Ainsi sont ceux du Lithobiomorphe Lithobius forficatus (Linné, 1758) (Lithobiidé), très commun en France.»
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Un exemple de Chilopode : la Lithobie à pinces Lithobius forficatus (par Étienne Iorio), Insectes : les sommaires. OPIE-Insectes, deuxième trimestre 2004
Avec ses robots-fourmis et ses papillons bioniques, l’entreprise allemande Festo veut concevoir l’usine de demain... Car les solutions matérielles et logicielles mises en œuvre avec ces prototypes pourraient permettre de concevoir des systèmes industriels automatisés.
Les traits fonctionnels sont au cœur de l’adaptation des invertébrés aux conditions des milieux dans lesquels ils vivent. Le projet BETSI, financé par la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité, a permis de repenser les bases conceptuelles de l’utilisation de ces traits, de synthétiser et organiser les informations en une base de données, et de tester cette approche en agroécologie.
INRA - Traits fonctionnels des invertébrés des sols, 13.03.2015
Le biologiste, professeur à AgroParisTech, a accordé un entretien à Sciences et Avenir à l'occasion du numéro hors-série "le génie des animaux", daté mars/ avril 2015.
« L'éminent spécialiste de l'évolution, de la génétique et de la biodiversité, professeur à AgroParisTech, célèbre le génie des animaux. En avouant une tendresse particulière... pour les fourmis ! »
VIDEO. Métamorphose de l’Anax de juin : de la terre au ciel, Sciences et Avenir, 03.04.19
« L’astronome et passionné de libellules, Pieter van Dokkum a immortalisé un instant rare dans un time-lapse coloré. Un spécimen d’Anax de juin (Anax junius) –espèce très répandue aux États-Unis– en pleine mue imaginale, ce passage du stade de nymphe à celui d'adulte. Ces photos exceptionnelles ont été prises toutes les secondes pour certaines, à quelques heures d’intervalle pour d’autres, entre 22 h et 8 h dans le Connecticut (États-Unis). Dix heures, nécessaires à l’Anax pour faire peau neuve. »
Certains grands reporters courent après les soubresauts du monde, d’autres préfèrent l’immersion dans une contrée lointaine et méconnue ou tout près de chez eux, mais dans un environnement tout aussi méconnu et lointain que le bout du monde...
116 rue Albert-Londres, par Alain Le Gouguec. France Inter, 19.04.2015
[Image] Un entomologiste relève un piège à interception, les insectes qui tapent la vitre se retrouvant dans la goutti
→ Expédition Mitaraka /Guyane : Une logistique de grande expédition
[... expédition en forêt tropicale qui avait pour but de faire un inventaire de flore et de faune du massif du Mitaraka avec l'accent mis sur l'entomologie.]
MIT Technology Review, publication de l’Institut de Technologie du Massachusetts, est la revue technologique la plus ancienne au monde et une autorité mondiale en matière de futur de la technologie. Depuis le lancement de la compétition en France en 2013 en partenariat avec le CNRS, MIT Technology Review a sélectionné et récompensé vingt projets, capables d’avoir un impact réel, quel que soit le domaine technologique dans lequel ils se développent. Cette année, le prix offrira davantage de visibilité aux dix lauréats par l’intégration de la troisième édition à l’initiative Innovators Europe et ils bénéficieront par ailleurs d’un plus grand prestige à l’échelle mondiale.
« Deux facteurs expliquent l’attirance des moustiques : le CO2 et la température. Quatre prototypes sont à l’étude pour piéger les moustiques et les tuer. Pour la Paillasse Saône, il s’agit d’aider les Pays en Voie de Développement à se munir de pièges à moustiques à moindre coût pour lutter contre les maladies véhiculées par ces insectes. Un fablab au Brésil s’est d’ailleurs manifesté auprès de l’association.
Des pièges à moustique déjà commercialisés coûtent près de 2000 dollars pièce et sont donc inaccessibles pour les pays moins développés. »
La Paillasse Saône, des scientifiques "bricolent" au nom d'une recherche éthique, par Florie Castaingts. Rue89 Lyon, 09.04.2015
"Ce chercheur français, soupçonné de manipulations d’images, vient de demander la rétractation d’un article de 2004. Une chercheuse américaine l’accuse d’avoir menti à plusieurs reprises."
Olivier Voinnet, un Français de 43 ans, est "une star dans son domaine, l’interférence à ARN (....), ingénieur agronome (...) diplômé de la prestigieuse Agro Paris-Grignon" (extraits de l'article) »
Olivier Voinnet, un Français de 43 ans, "est une star dans son domaine, l’interférence à ARN (....)", "ingénieur agronome (...) diplômé de la prestigieuse Agro Paris-Grignon" (extraits de l'article)
"Quels sont les effets du Varroa sur les abeilles ? Les ouvrières, affaiblies, vivent moins longtemps ; le Varroa transmet le virus des ailes déformées aux abeilles, elles ont donc les ailes atrophiées. Le faux-bourdon vole moins longtemps et produit moins de spermatozoïdes."
Clémence Riva présente son travail aux élèves du PCS abeilles, par Sylvie Turcan. Lycée des Andaines, 11.12.2014
« Quel traitement pour lutter contre le Varroa ? Actuellement, il existe 4 produits sur le marché : Apistan® molécule de synthèse à laquelle le Varroa résiste maintenant, Apivar®(celui qu’on a utilisé pour notre rucher) produit de synthèse auquel le varroa commence à résister, Apiguard® à base de Thymol issu du thym à efficacité variable et Maq® à base d’acide formique qui atteint le Varroa dans le couvain pendant sa période de reproduction. Ces traitements sont tous appliqués après la récolte du miel. »
« D’autres pistes de recherche :
- utiliser des prédateurs ou parasites du Varroa (lutte biologique) par exemple un champignon pourrait être utilisé mais on ne sait pas s’il ne va pas s’attaquer aux abeilles dans un 2ème temps…
- sélectionner des abeilles qui s’épouillent, ou qui détruisent les larves de Varroa….
- Clémence RIVA teste différentes molécules issues de la banque de son laboratoire de recherche, et travaille en particulier sur une molécule issue d’un ver marin qui paralyse ses proies, elle recherche une molécule efficace contre le Varroa mais inoffensive pour les abeilles. »
« Le travail de Clémence consiste en hiver à dessiner la forme des protéines sur l’ordinateur, à pratiquer des tests enzymatiques sur des Varroas congelés, obtenus grâce à un réseau d’apiculteurs. L’été, son travail consiste à gérer en plus le rucher, et à faire de nouveaux tests grâce à une « fleur artificielle » (boite avec sirop + substances à tester). »
[Image] Le cycle de développement du Varroa est dépendant de celui de l’abeille : une femelle Varroa fécondée au cycle précédent est introduite accidentellement par une abeille nourrice dans une alvéole de ponte. Elle attend l’operculation qui a lieu quand la larve abeille se transforme en pupe, pour pondre un œuf Varroa mâle et des œufs femelles. Après éclosion, le mâle féconde les femelles. S’ils sont bien nourris, 2 ou 3 Varroas sortent et vont continuer à infester la ruche.
En 1793, une terrible épidémie de fièvre jaune, la pire de l’histoire américaine, ravage Philadelphie. Stubbins Ffirth est un étudiant en médecine, connu pour ses recherches peu conventionnelles autour des causes de la fièvre jaune et émet une théorie selon laquelle la maladie ne serait pas contagieuse. Selon lui, la propagation de la maladie est plus probablement favorisée par la chaleur et les perturbations physiologiques liées à la période estivale.
L’étudiant décide de mettre son propre organisme en contact avec des personnes infectées. Il incise d’abord ses bras, et étale dans les coupures du vomi, puis en verse sur ses yeux. Il poursuit ses tentatives et s’efforce de prouver que d’autres fluides corporels donneraient le même résultat. N’ayant pas contracté la maladie à l’issue de toutes ces expérimentations, il en conclut qu’il a fait la preuve de son hypothèse.
Soixante ans après sa mort, le Cubain Carlos Finlay découvrira que la maladie était transmise par les moustiques.
OPIE-Insectes. Insectes : les sommaires. « Les Psocoptères - Par Alain Fraval »
« Souvent groupés en familles sous des toiles, pâles, petits, les psoques se nourrissent de toutes petites choses, parfois tout près de nous. Si on ne les voit généralement pas à la maison, ils peuvent agacer quand ils tapent de l’abdomen sur un support sonore et déclencher une désinsectisation s’ils se mettent à pulluler. Fort peu d’entomologistes les étudient mais tous les surveillent car ce sont de grands amateurs de collections... d’insectes. »
[...]
« Dans la nature, on les trouve communément sur les écorces, sous les feuilles des arbres... Ils se nourrissent de lichens et d’algues, sans jamais provoquer le moindre dommage. Quelques psoques vi- vent dans les nids d’oiseaux ou de petits mammifères. »
Aujourd’hui, Pierre Radanne nous explique à partir de quand nous avons diagnostiqué le phénomène du changement climatique, et nous rappelle le rôle joué par le Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.
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