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« Le dernier cafardier » : après lui, finis les appâts vivants sauvages, il faudra se fournir auprès des usines chinoises

« Le dernier cafardier » : après lui, finis les appâts vivants sauvages, il faudra se fournir auprès des usines chinoises | EntomoNews | Scoop.it
Par Alain Fraval. OPIE-Insectes. Les Épingles entomologiques - En épingle en 2020 : Juillet


"Un métier de l'entomologie va disparaître. Son dernier pratiquant (en travailleur indépendant), Ho Hoang Khanh, Vietnamien de Saïgon, a 61 ans et mal partout. Il n'a pas formé d'apprenti. Sa carrière a commencé comme fabriquant d'hameçons ; il connaît donc bien les pêcheurs du delta du Mékong et un jour, a décidé de se reconvertir et de leur fournir leurs appâts préférés, des cafards.


Ce ne fut pas facile ; les coques de durian utilisées comme attire-blattes étaient dévorées par les souris et le sirop de sucre n'engluait pas les individus qui le consommaient. Comme le prix du cafard ne dépassait pas 4 millièmes de dollar, Khan dut abandonner pour vendre de la nourriture de rue mais la police l'a vite fait dégager de son trottoir. Alors, il s'est rétroconverti. Le progrès technologique qu'il a su mettre en œuvre lui permet désormais de vivre de son métier de cafardier.


C'est avec du malt (céréale germée cuite) qu'il capture ses proies : il en enduit l'extrémité de 5 bâtons, comme des esquimaux géants, qu'il suspend dans une bouche d'égout. Suivent 15 minutes d'attente assis par terre à côté, un œil sur sa réserve de malt très convoitée par les souris, puis le relevé des pièges et le transfert des blattes récoltées dans son seau où il verse de l'huile pour prévenir les évasions.


Khan livre ses clients à vélo ou leur envoie des cafards par le bus, dans des boîtes en papier sécurisées. Le métier est dur : il faut piéger de jour les noirs et de nuit les rouges. Leur odeur reste sur ses mains… Le travail est saisonnier et s'interrompt quand les égouts débordent. Mais Khan se satisfait des 4,3 $ qu'il gagne en moyenne par jour et continuera tant qu'il pourra."


D'après « Saigon's last cockroach hunter », par Diep Phan. Lu le 2 juillet 2020 à

//e.vnexpress.net/


Photo : cafards collés sur le malt. Cliché Diep Phan

 

À (re)lire : La guerre aux insectes - Le Père Cafard. par Guy Tomel. La Science illustrée, t. 14, n° 340,  1894, p. 131-133.  

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Voici la vraie couleur d’insectes vieux de 99 millions d’années

Voici la vraie couleur d’insectes vieux de 99 millions d’années | EntomoNews | Scoop.it
Camouflage, séduction, régulation de la température. Dans le monde animal, la couleur tient une place de choix. Et en la matière, des chercheurs viennent de faire une découverte rare

 

Par Nathalie Mayer, 02.07.2020

 

"Des plumes éclatantes des paons aux tons vifs des grenouilles toxiques, la nature rayonne de couleurs. Mais il est rare que les détails structurels nécessaires à la conservation de ces couleurs traversent les âges. D'où le caractère exceptionnel de la découverte faite par des chercheurs de l’Académie chinoise des sciences. Dans une mine d'ambre, ils ont trouvé pas moins de 35 pièces contenant des insectes vieux de 99 millions d'années et dont la coloration a été conservée."

(...)

 

 

[Image] Les couleurs préservées dans les fossiles d’ambre sont des couleurs structurelles. Elles sont causées par la nanostructure de la surface de l’animal qui diffuse la lumière de longueurs d’onde spécifiques et produit des couleurs très intenses. Crédit : NIGPAS

 

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La taxonomie, cette discipline essentielle à la compréhension des pathogènes (2/2)

La taxonomie, cette discipline essentielle à la compréhension des pathogènes (2/2) | EntomoNews | Scoop.it
Nous ne connaissons pas bien les écosystèmes et voulons les réguler à notre profit… sans même savoir ce qui les compose et comment ils fonctionnent.

 

Par Romain Garrouste, 29.06.2020

 

Les petites bêtes à l’ombre des grosses

"Mais lorsque les organismes décrits ne sont pas « extraordinaires », ce qui est très fréquent, publier des découvertes taxonomiques dans des revues de renom se révèle ardu. Celles-ci ne s’ouvrent qu’aux taxons remarquables : un nouvel oiseau ou un mammifère dans une île perdue fera certainement un bel article au sein d’une revue renommée. À l’inverse, un nouvel insecte, même sous nos pieds, ne fera l’objet que d’une petite description dans une revue d’amateurs ou de société savante, sauf s’il possède une caractéristique unique.

 

Leur intérêt biologique intrinsèque est pourtant le même : c’est pour cela qu’on l’on parle de « biais taxonomique ». Dans le cas des bactéries, ce biais semble s’exerce par rapport à la pathogénicité, c’est-à-dire à la capacité à provoquer une maladie : la découverte d’une bactérie non pathogène ou remarquable ne sera pas publiée dans une grande revue.

 

Il est pourtant essentiel de publier dès que possible une découverte, quelle qu’elle soit. Établir un taxon, trouver ses relations de parenté (ce qu’on appelle la « position phylogénétique »), le placer dans l’arbre du vivant, constitue l’acte fondateur pour l’étudier et appréhender sa place dans son écosystème (comme, par exemple, celle d’une bactérie dans notre système digestif).

 

Lorsqu’un organisme inconnu est découvert, connaître sa position phylogénétique permet de déduire une grande partie de ses propriétés biologiques. C’est tout aussi essentiel pour les pathogènes.

Quand la médecine redécouvre l’environnement

Pour comprendre les organismes avec lesquels nous sommes en interactions négatives (agents pathogènes, espèces venimeuses ou néfastes à nos cultures, etc.), il est essentiel de comprendre leur environnement (et donc le nôtre).

 

Comprendre la taxonomie, c’est le premier pas pour comprendre l’environnement et donc l’écologie des espèces qu’elles soient pathogènes ou vecteurs, ou les relations avec leurs hôtes pour des symbiotes ou des parasites

 

Nous voulons lutter contre les punaises de lit, comprendre notre tube digestif… mais connaît-on l’écologie des organismes qui habitent une maison, selon son climat, son environnement proche et le mode de vie des habitants ?

 

Un exemple auquel j’ai été confronté concerne l’émergence de la maladie de Chagas, en Amazonie et en Guyane française au début des années 2000. Transmise par des punaises hématophages (bien plus grosses que les punaises des lits), cette affection particulière (zoonose parasitaire pouvant être mortelle à plus ou moins long terme) avait défrayé la chronique par des cas foudroyants.

 

  • [Image] Panstrongylus geniculatus. Les triatomes sont de grosses punaises hématophages vecteurs de la maladie de Chagas. Romain Garrouste/MNHN, CC BY-NC-ND

 

C’est bien l’implantation d’habitats humains et de populations non préparées à vivre dans de telles zones qui se trouvait au cœur de cette problématique. La même explication a été fournie pour des cas particuliers de toxoplasmose peu habituels (consommation de viande mal cuite), cette maladie des chats et des félins.

De même, la consommation non habituelle d’animaux sauvages ainsi que l’ensemble des méconnaissances culturelles et biologiques, permettant des erreurs d’appréciations sur les relations entre environnement et pathogènes, sont au cœur de beaucoup de nos problèmes ; la pandémie de Covid-19 est constitue une expression terrible.

 

Les exemples sont nombreux : nous ne connaissons pas bien les écosystèmes et les espèces qui les constituent et voulons les réguler à notre profit, sans même savoir comment il sont composés et comment ils fonctionnent vraiment.

Renaissance de la taxonomie ?

On peut se demander combien de projets de recherches relatifs à la taxonomie sont soutenus financièrement par les instances de la recherche française et mondiale. En France, probablement aucun… C’est pourtant le fondement de la biologie.

 

Le scientifique américain Quentin Wheeler a publié récemment un appel pour la renaissance de cette discipline qu’il résume ainsi :

« L’extinction rapide des espèces signifie qu’il reste un temps limité pour revitaliser la taxonomie et explorer la diversité des espèces de notre planète. Trois actions ont le potentiel de déclencher une renaissance de la taxonomie : (1) clarifier ce qu’est la taxonomie, en mettant l’accent sur ses avancées théoriques et son statut de science fondamentale rigoureuse, indépendante et nécessaire ; (2) donner aux taxonomistes le mandat d’organiser et de compléter l’inventaire des espèces et les ressources nécessaires pour moderniser les infrastructures de recherche et de collection ; (3) collaborer avec des scientifiques de l’information, des ingénieurs et des entrepreneurs pour inspirer la création d’un avenir durable grâce à la bio-inspiration. »

Puisse-t-il être entendu par le plus grand nombre de nos évaluateurs scientifiques et les tutelles de la recherche !

 

Remettons la taxonomie à sa place, celle d’une activité scientifique essentielle à a compréhension de nos écosystèmes et des holobiontes que nous sommes.

 

 

→ Ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations - From www.franceinter.fr - 11 July 2018, 12:36

 

Bernadette Cassel's insight:

 

→ Au-delà de l'organisme, l'holobionte | EntomoNews
https://www.scoop.it/topic/entomonews/p/4072752421/2016/12/13/au-dela-de-l-organisme-l-holobionte 13 December 2016, 00:31

 

→ 'holobionte' in EntomoScience | Scoop.it
https://www.scoop.it/topic/membracides/?&tag=holobionte

 

(6 scoops)

 

Bernadette Cassel's curator insight, June 30, 11:51 AM

 

→ 'taxonomie' in EntomoScience | Scoop.it
https://www.scoop.it/topic/membracides/?&tag=taxonomie

 

(10 scoops)

 

 

→ Chloroquine : pourquoi le passé de Didier Raoult joue contre lui - From www.mediapart.fr - 8 April, 13:06

 

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Une dangereuse bactérie transmise par les tiques extrêmement rare dans le New Jersey / Dangerous tick-borne bacterium extremely rare in New Jersey

Une dangereuse bactérie transmise par les tiques extrêmement rare dans le New Jersey / Dangerous tick-borne bacterium extremely rare in New Jersey | EntomoNews | Scoop.it
There's some good news in New Jersey about a potentially deadly tick-borne bacterium. Rutgers researchers examined more than 3,000 ticks in the Garden State and found only one carrying Rickettsia rickettsii, the bacterium that causes Rocky Mountain spotted fever.

 

by Rutgers University, 25.06.2020

 

Traduction :

 

Il y a de bonnes nouvelles dans le New Jersey au sujet d'une bactérie potentiellement mortelle transmise par les tiques. Les chercheurs de Rutgers ont examiné plus de 3 000 tiques dans le Garden State et n'en ont trouvé qu'une seule, porteuse de Rickettsia rickettsii, la bactérie qui provoque la fièvre pourprée des montagnes Rocheuses.

 

 

[Image] Three American dog ticks (Dermacentor variabilis): two females and one male. Credit: Jim Occi/Rutgers University-New Brunswick

___________________________________________________________________

POUR EN SAVOIR PLUS :

→ Fièvre pourprée des montagnes Rocheuses (FPMR)
https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/infections/infections-%C3%A0-rickettsies-et-infections-apparent%C3%A9es/fi%C3%A8vre-pourpr%C3%A9e-des-montagnes-rocheuses-fpmr

 

La fièvre pourprée des montagnes Rocheuses est une rickettsiose potentiellement mortelle transmise par les tiques du chien et les tiques des bois. Elle est responsable d'une éruption cutanée, de maux de tête et d'une très forte fièvre. La transmission de l'infection se fait par la piqûre d'une tique infectée.

 

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Moustique-tigre en France : 58 départements en vigilance rouge

Moustique-tigre en France : 58 départements en vigilance rouge | EntomoNews | Scoop.it
Début mai 2020, les autorités sanitaires recensent 58 départements classés en « vigilance rouge », dans leur carte de répartition du moustique tigre en France. Ce sont sept départements de plus qu’en 2019. Le moustique Aedes albopictus, originaire d’Asie, est présent sur le territoire français depuis 2004 et il est le vecteur de maladies comme la dengue, le chikungunya ou zika.

 

Publié le 26.05.2020

 

Le moustique tigre colonise désormais 58 départements français, comme le recense chaque année la direction générale de la santé. La progression du moustique tigre est toujours spectaculaire avec sept nouveaux départements placés en vigilance rouge : Charente, Cher, Loire-Atlantique, Yvelines, Haute-Savoie, Deux-Sèvres et Vienne rejoignent les 51 départements dans lesquels le moustique était déjà implanté et actif en 2019 (c’est-à-dire durablement installé et s’y multipliant).

 

[...]

 

En 2019, pour la première fois en France métropolitaine, des personnes avaient contracté le virus Zika. Par opposition aux cas dits « importés », ceux qui déclarent la maladie lors d’un retour de voyage, ces cas révèlent des infections contractées à la suite de la piqûre d’un moustique sur le territoire français (lire Zika : deux cas autochtones pour la première fois en France métropolitaine).

 

Pour se protéger des piqûres, Anna-Bella Failloux, responsable de l’unité Arbovirus et insectes vecteurs à l’Institut Pasteur, rappelle les conseils habituels contre ces insectes : « Des vêtements couvrants et pas d’activité en extérieur lors des pics de présence des moustiques. »

 

En novembre 2019, des travaux de son équipe, en collaboration avec l’unité Epidémiologie des maladies émergentes (Arnaud Fontanet, Institut Pasteur), décrivaient la compétence vectorielle d’Aedes albopictus du sud de la France vis-à-vis de différents génotypes du virus Zika (ZIKV). Résultat : Aedes albopictus présent en France transmet mieux le « Zika » africain que celui asiatique.

 

 

Retrouvez l’interview d’Anna-Bella Failloux, responsable de l’unité Arbovirus et insectes vecteurs à l’Institut Pasteur

 

[Image] Évolution de 2004 à 2019 (capture d'écran pour 2019)

Source : Direction générale de la santé / Ministère chargé de la santé

 

Bernadette Cassel's insight:
 
→ L'Anses lance une campagne en France pour lutter contre le moustique-tigre - From www.lepoint.fr - 21 June, 19:03
 
→ En France, Aedes albopictus transmet mieux le Zika africain que celui asiatique - From www.pasteur.fr - 1 December 2019, 19:06
 
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Une étude chez la drosophile montre qu'un dysfonctionnement du foie peut entraîner une détérioration du cœur

Une étude chez la drosophile montre qu'un dysfonctionnement du foie peut entraîner une détérioration du cœur | EntomoNews | Scoop.it
Study provides new evidence that liver dysfunction may lead to heart disease


Reviewed by James Ives, M.Psych. (Editor)Jun 10 2020

"A new study that looks closely at the cardiac health of flies provides new evidence that liver dysfunction may lead to deterioration of the heart."

(...)

 

 

[via] Recherche animale sur Twitter, 22.06.2020 : "#Aging #inflammation : a study in #drosophila establishes a link between #hepatic dysfunction and aging heart https://t.co/che3oTkb1L #liver #heart"
https://twitter.com/recherche_anima/status/1275146555553730561

 

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Non, le moustique ne transmet pas le nouveau coronavirus

Non, le moustique ne transmet pas le nouveau coronavirus | EntomoNews | Scoop.it
Une étude italienne menée par l’institut national de la Santé confirme que le moustique n’est pas impliqué dans la propagation du virus.

 

Par Johanna Amselem, 26.06.2020

 

"C’est un soulagement. Jeudi 25 juin, l’institut national de la Santé italien a publié une étude consacrée à la transmission possible de la Covid-19 par les moustiques. Les chercheurs ont conclu que les moustiques ne pouvaient pas transmettre la maladie. “Les tests ont prouvé que le virus, transmis aux moustiques en leur faisant ingérer du sang infecté, n'avait pas été capable de se dupliquer”, a expliqué l'Institut. En piquant une personne, il ne peut donc pas véhiculer le virus. 

 

Si, pour le moment, il existait des preuves hypothétiques pour confirmer cette information, les conclusions de cette étude fourniront maintenant les preuves expérimentales manquantes. Avec cette recherche, les chercheurs ont formellement exclu les moustiques de la chaîne de transmission du virus.

Zika, dengue et fièvre jaune

Par le passé, l’Organisation mondiale de la Santé avait déjà affirmé qu’il n’existe pas de preuve formelle de la transmission du virus par ces insectes. “Le nouveau coronavirus est un virus respiratoire qui se propage essentiellement par contact avec une personne infectée, par l'intermédiaire des gouttelettes respiratoires émises lorsqu'une personne, par exemple, tousse ou éternue, ou par l'intermédiaire des gouttelettes de salive ou de sécrétions nasales”, avait rappelé l’OMS. Avant d’ajouter : “À ce jour, il n'existe aucune information ni aucun élément de preuve laissant penser que le 2019-nCov pourrait être transmis par les moustiques. Pour vous protéger, évitez tout contact rapproché avec une personne qui a de la fièvre ou qui tousse, et pratiquez les bons gestes d'hygiène des mains et d'hygiène respiratoire”.

 

Les moustiques sont déjà des insectes redoutés partout dans le monde. Le virus Zika, la dengue, la fièvre jaune et le chikungunya sont des maladies transmises à l’homme par Aedes aegypti. Rien que pour l’année 2015, le paludisme a causé la mort de 438 000 personnes dans le monde."

 

 

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L’émergence des nouvelles épidémies s’accélère, comment y faire face ?

L’émergence des nouvelles épidémies s’accélère, comment y faire face ? | EntomoNews | Scoop.it
Sida, Ebola, SARS, MERS, Zika, Covid-19… Les nouvelles maladies se sont multipliées durant les dernières décennies. Comment naissent les épidémies et que faire pour mieux les anticiper ?

 

Mathilde Paul, Inrae; Eric Delaporte, Institut de recherche pour le développement (IRD); Francois Roger, Cirad; Frédéric Simard, Institut de recherche pour le développement (IRD) et Jacques Izopet, Inserm

 

[...]

Assiste-t-on à une accélération des phénomènes d’émergences épidémiques ?

À l’époque où les populations humaines étaient composées de chasseurs-cueilleurs, les individus pouvaient contracter des maladies à partir des espèces chassées. Mais c’est la domestication d’espèces sauvages qui a créé le premier grand pont épidémiologique entre les populations animales et humaines : la sédentarisation des populations couplée à l’augmentation de leur densité a entraîné un risque accru de transmission de certains pathogènes à l’homme. Depuis lors, l’expansion et l’évolution des systèmes de production animale n’ont cessé de créer des contextes favorables à l’émergence et à la diffusion d’agents pathogènes entre animaux et hommes.

 

Ces phénomènes d’émergences épidémiques d’agents infectieux connus ou inconnus se sont accélérés à la fin du XXᵉ siècle. En effet, elles résultent des changements globaux déclenchés et alimentés par les activités humaines partout sur la planète. Parmi les facteurs qui entrent en jeu on peut citer la destruction et la fragmentation des habitats, la dégradation des écosystèmes naturels, la perte de biodiversité, l’intensification des systèmes d’élevage et de cultures, l’urbanisation, les mises en contact inédites entre êtres humains, espèces domestiques et sauvages, le dérèglement climatique (qui perturbe certaines dynamiques écologiques), les transports aériens et maritimes (qui connectent des populations et écosystèmes initialement indépendants), etc.

 

Un exemple marquant de cette accélération est la dispersion et la prolifération du moustique tigre, Aedes albopictus. Originaire d’Asie du Sud-Est, il est apparu en Afrique continentale dans les années 1990 et en France métropolitaine dès 2004. Depuis, il s’étend sur le territoire : il avait colonisé, en 2019, 58 départements métropolitains sur 96. Outre les désagréments qu’occasionne ce moustique abondant et agressif, il est aussi vecteur des virus de la dengue, du Chikungunya ou Zika. À l’heure actuelle, ces virus ne sont pas « installés » en France métropolitaine, mais des voyageurs infectés à l’occasion d’un déplacement pourraient devenir des sources de contamination.

 

Des cas de transmission « autochtone », c’est-à-dire des personnes infectées par ces virus alors qu’elles n’ont pas voyagé, sont ainsi régulièrement rapportés (par exemple à Montpellier et à Nîmes), mais sont restés jusqu’à présent sporadiques. En revanche à La Réunion, une épidémie saisonnière de dengue sévit depuis 2018, qui prend de l’ampleur d’année en année (jusqu’à 1 000 cas par semaine observés en mai 2020)."

 

[...]

 

 

[Image] Aedes albopictus, le moustique-tigre vecteur de diverses maladies, est parti à la conquête de la planète. James Gathany/CDC

Bernadette Cassel's insight:

 

Aedes albopictus sur EntomoNews
https://www.scoop.it/topic/entomonews?q=aedes+albopictus

 

(4 pages de résultats)

 

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Une étudiante décrit 18 nouvelles espèces de coléoptères

Une étudiante décrit 18 nouvelles espèces de coléoptères | EntomoNews | Scoop.it
Rachel Smith, étudiante américaine, décrit dans une étude 18 espèces de coléoptères du genre Chasmogenus, présents en Amérique du Sud.

 

Par Anne-Sophie Tassart le 23.06.2020 à 16h15

 

  • Review of the genus Chasmogenus Sharp, 1882 of northeastern South America with an emphasis on Venezuela, Suriname, and Guyana (Coleoptera, Hydrophilidae, Acidocerinae) - ZooKeys, 19.05.2020 https://zookeys.pensoft.net/article/49359/

 

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Des scientifiques américains testent un vaccin contre la salive des moustiques

Des scientifiques américains testent un vaccin contre la salive des moustiques | EntomoNews | Scoop.it
Les chercheurs ont mis au point un vaccin à base de protéines salivaires de moustiques. Ils veulent ainsi lutter contre les maladies transmises par cet insecte, qui tuent des centaines de milliers de personnes chaque année.

 

Sujet radio: Stéphane Délétroz
Adaptation web: Anouk Pernet

21/06/2020

 

 

Bernadette Cassel's insight:
 
 
→ Comment un vaccin à base de salive de moustique pourrait aider à stopper la prochaine épidémie - From www.nytimes.com - 14 June, 19:43
 
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Des scientifiques créent un drone autonome qui peut polliniser un verger avec un canon à bulles

Des scientifiques créent un drone autonome qui peut polliniser un verger avec un canon à bulles | EntomoNews | Scoop.it
In the face of human interference, habitat degradation, and climate change, some pollinators are failing to thrive in parts of the globe and it spells bad news for the human race who rely on such airborne hustlers to pollinate fruit-bearing plants. To compensate for diminishing pollinator populations, scientists have been attempting to create robotic pollination technologies to pick up the slack and a new study published in the journal iScience claims to have discovered an effective replacement for bees and butterflies. The solution? Pollen-charged soap bubbles.

 

Scientists Create An Autonomous Drone Which Can Pollinate An Orchard With A Bubble Gun. By Rachael Funnell, 17 Jun 2020

 

 

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SUR LE MÊME SUJET (article en français) :

→ Et si les abeilles étaient remplacées par des drones lançant des bulles de savon? | Le HuffPost https://www.huffingtonpost.fr/entry/abeilles-drones-pollen-japon_fr_5eea62c4c5b652990c9b985a

 

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Les médicaments vétérinaires et leurs résidus : quels risques pour les organismes non cibles et le fonctionnement des écosystèmes ? 

Les médicaments vétérinaires et leurs résidus : quels risques pour les organismes non cibles et le fonctionnement des écosystèmes ?  | EntomoNews | Scoop.it
Les médicaments vétérinaires rejetés dans l’environnement peuvent avoir des effets indésirables sur des organismes non-cibles présents autour des élevages. En milieu aquatique, les rejets les plus significatifs sont liés à l’aquaculture, certaines molécules pouvant affecter les crustacés qui se nourrissent à proximité des cages de poissons. En milieu terrestre, les rejets d’antibiotiques, qui représentent un problème sanitaire majeur, ont largement baissé au cours des cinq dernières années grâce au plan Ecoantibio mais la quantité globale utilisée reste importante. Le problème demeure pour les antiparasitaires éliminés par voie fécale et qui conservent leurs propriétés insecticides ainsi que pour les médicaments appliqués par voie topique (pour-on) dont une partie peut se retrouver d’emblée dans l’environnement. En affectant les organismes coprophages qui exploitent les bouses, ils perturbent la structure de leurs communautés, et peuvent impacter indirectement les services écologiques rendus à l’écosystème, en particulier le taux de dégradation des déjections. Ces résidus peuvent aussi contaminer les points d’eau et la faune aquatique. L’Agence Européenne du Médicament a rédigé une ligne directrice qui sert de base à l’évaluation des médicaments qui contiennent des substances persistantes, bioaccumulables et toxiques (PBT) ou très persistantes et très bioaccumulables (vPvB). Cette ligne directrice est utilisée dans le cadre de l’évaluation de l’impact environnemental d’un produit en cours d’autorisation de mise sur le marché ou lors d’un arbitrage conduisant à une réévaluation de l’impact d’un médicament vétérinaire. Selon les données évaluées et le rapport bénéfice/risque du médicament, des mesures pour minimiser les risques environnementaux (restrictions d’usage, mise en garde, etc.) peuvent être imposées, et même un refus d’autorisation de mise sur le marché peut être prononcé.

 

Par Société Nationale des Groupements Techniques Vétérinaires (SNGTV)

 

  • Les médicaments vétérinaires et leurs résidus : quels risques pour les organismes non cibles et le fonctionnement des écosystèmes ? - Bulletin des GTV 2018 - Hors Série  "Gestion du parasitisme : nouveaux enjeux, nouveaux défis"  : page 93 à 100 - Auteurs :  Jean-Pierre Lumaret , Nassera Kadiri

 

__________________________________________________________________

SUR LE MÊME SUJET :

→ Gestion raisonnée et durable du parasitisme bovin au pâturage en zones humides - From www.sngtv.org - Today, 17:41

Bernadette Cassel's insight:

 

'insectes coprophages' in EntomoNews
https://www.scoop.it/topic/entomonews/?&tag=insectes+coprophages

 

(6 scoops)

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Un tout petit robot très rapide à hauteur de genou d'un cafard

Un tout petit robot très rapide à hauteur de genou d'un cafard | EntomoNews | Scoop.it
Construit par des chercheurs de l’université d’Harvard et de l'université du Colorado, le Harvard Ambulatory MicroRobot (HAMR) ne mesure que 2,25 centimètres de long. Il "est à peu près à hauteur de genou d'un cafard” , et peut courir à toute allure. Quatre pattes piézoélectriques le transportent à 30 centimètres par seconde, même en portant son propre poids en piles ou capteurs.

 

Par Guru Med, 15.06.2020

 

 

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En Iran, une nouvelle espèce d'araignée nommée d'après le Joker de Joaquin Phoenix

En Iran, une nouvelle espèce d'araignée nommée d'après le Joker de Joaquin Phoenix | EntomoNews | Scoop.it
Des chercheurs ont identifié une nouvelle espèce d'araignée en Iran et ont décidé de la nommer d'après le Joker joué par Joaquin Phoenix. En cause : le motif noir, blanc et rouge que l'arachnide arbore sur son abdomen et qui leur a rappelé le maquillage de l'ennemi de Batman.

 

Par Emeline Férard, 01.07.2020

 

 

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« Violon enfin expertisé » : il ne fait pas de musique et on ne voit que lui dans certains cartons à insectes

« Violon enfin expertisé » : il ne fait pas de musique et on ne voit que lui dans certains cartons à insectes | EntomoNews | Scoop.it
Par Alain Fraval. OPIE-Insectes. Les Épingles entomologiques - En épingle en 2020 : Juillet

 

"Tout visiteur de l'antre d'un collectionneur d'insectes a remarqué, entre autres vedettes, un grand (jusqu'à 10 cm) insecte curieux à l'avant-corps long et étroit au-dessus d'élytres très larges, étalés et translucides, de la couleur d'un bois verni. Son nom vulgaire est carabe-violon, son nom scientifique de genre Mormolyce est tiré du grec mormolukê, épouvantail. Le taxon, qui appartient aux Carabidés, comporte 6 espèces.


Sa forme remarquable le protège des prédateurs : il se confond avec son support et peut s'insinuer dans les fissures. Les Myrmolyce vivent dans les îles et les péninsules de l'Asie du Sud-Est. Les larves carnivores se développent dans les polypores ; les imagos chassent au sol et sur les arbres ; ils volent d'août à novembre. Pour se défendre, ils projettent de l'acide butyrique. La biologie et l'éthologie de ces coléos-violons est mal connue.


En 1963, un spécimen de M. phyllodes, espèce connue de Bornéo depuis 1825, a été capturé dans l'île philippine de Basilan, à Isabela. Ce n'est que 67 plus tard qu'il sera étudié et identifié comme M. phyllodes engeli par une équipe de l'UPLB au Muséum national d'histoire naturelle philippin, sous la direction d'Ireni Lit. Basilan aurait été rattachée jadis, au Pléistocène, à Bornéo.


Sur le lieu de la capture de cet unique spécimen, nul n'a depuis cherché à la retrouver. Les conditions de sécurité dues notamment à une insurrection empêchent toute prospection. Il faut espérer que M. p. engeli n'a pas disparu entre temps."


Article source (gratuit, en anglais)

 

 

Photo : Mormolyce phyllodes engeli, faces dorsale et ventrale. Cliché des auteurs


NDLR : un Mormolyce vaut 450 (insecte commun) sur Animal Crossing : New Horizons et de 5 à 40 € (selon taille et couleur) sur Internet – ce n'est pas bien cher non plus. La collecte et la vente de cette espèce sont interdites en Thaïlande.

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La taxonomie, cette discipline essentielle à la compréhension des pathogènes (1/2)

La taxonomie, cette discipline essentielle à la compréhension des pathogènes (1/2) | EntomoNews | Scoop.it
Nous ne connaissons pas bien les écosystèmes et voulons les réguler à notre profit… sans même savoir ce qui les compose et comment ils fonctionnent.

 

Par Romain Garrouste, 29.06.2020

 

"À l’occasion de la pandémie de Covid-19, les citoyens ont vu ces derniers mois la science « en train de se faire » ; beaucoup auront découvert à cette occasion le système des publications scientifiques. Au cœur des sciences (puisqu’elle contribue au processus d’évaluation des études), l’édition scientifique génère son lot de polémiques, comme celles qui entourent les travaux de Didier Raoult et de son équipe sur l’hydroxychloroquine.

 

Parmi les disciplines scientifiques soumises à l’épreuve de la publication, la taxonomie joue un rôle essentiel, décrivant la biodiversité afin de mieux comprendre notre planète. Elle met ainsi à jour de façon continue le grand inventaire du vivant sous forme de catégories organisées et hiérarchisées, cherchant les relations de parenté entre elles.

 

Cette matière concerne donc aussi bien les mammifères, les insectes et les plantes que les bactéries – sur lesquelles portent notamment les travaux de Didier Raoult. La taxonomie est toutefois régulièrement négligée, voire dénigrée. Plus exactement, elle se trouve inégalement traitée.

 

Et l’une des critiques adressées au professeur Raoult et son équipe a retenu mon attention de taxonomiste.

Les 1 741 articles de Didier Raoult

Un article récent de Mediapart a rendu compte de l’évaluation de l’équipe de l’IHU – Méditerranée Infection (que dirige le professeur Raoult) par le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES).

 

Dans ce texte détaillé, une phrase a donc retenu mon attention. Elle porte sur la multiplication des (petites) publications de taxonomie des bactéries (description de nouvelles espèces) dans des revues pas forcément réputées, « à la manière du collectionneur de timbres » :

« Les évaluateurs regrettent que la priorité soit donnée au « volume de publications plutôt qu’à leur qualité ». Si l’unité du professeur Raoult a été à l’origine de plus de 2 000 publications entre 2011 et 2016, « seules 4 % d’entre elles l’étaient dans des revues de haut impact international », précisent-ils. […] Concernant « Microbiota », l’équipe de Didier Raoult, les scientifiques remarquent que l’approche qui consiste à découvrir systématiquement de nouvelles bactéries n’est pas suivie des analyses nécessaires. Selon eux, cette « compilation de nouvelles bactéries » – comme « on collectionne les timbres », persiflent les évaluateurs – donne certes lieu à un volume important de publications, mais sans plus d’avancées pour la connaissance scientifique et médicale. »

En tant que taxonomiste, cette formulation m’a fait sourire, sans toutefois me surprendre, tant elle reflète une opinion majoritairement répandue dans nos instances scientifiques chargées d’assurer l’évaluation des recherches.

 

Si l’on se penche sur le registre des publications du professeur Raoult (via le site Researchgate), on peut en effet être surpris par le nombre de publications et de citations, hors norme : 1 740 articles, 66 964 citations (au 22 juin 2020). Le site Google Scholar lui donne pour sa part 155 000 citations, car il semble intégrer les derniers articles sur le Covid-19 de l’équipe.

 

Nombre de ces publications concernent des descriptions de nouvelles bactéries ou virus, dont les fameux virus « géants ». Chaque publication constitue un acte nomenclatural : avec la création d’un nom et la publication de la séquence d’acide nucléique « code barre » dans une base de données accessible à tous.

 

Certains s’amuseront sans doute des noms choisis pour ces actes taxonomiques, à cause de leurs références marseillaises ou locales (on pense aux bactéries Collinsella bouchesdurhonensis et Parabacteroides timonensis par exemple). C’est l’une des libertés permises par cette pratique, qui n’entache en rien la rigueur scientifique."

(...)

 

 

Bernadette Cassel's insight:

 

→ 'taxonomie' in EntomoScience | Scoop.it
https://www.scoop.it/topic/membracides/?&tag=taxonomie

 

(10 scoops)

 

 

→ Chloroquine : pourquoi le passé de Didier Raoult joue contre lui - From www.mediapart.fr - 8 April, 13:06

 

Bernadette Cassel's curator insight, June 30, 1:49 PM

 

→ Au-delà de l'organisme, l'holobionte | EntomoNews
https://www.scoop.it/topic/entomonews/p/4072752421/2016/12/13/au-dela-de-l-organisme-l-holobionte 13 December 2016, 00:31

 

→ 'holobionte' in EntomoScience | Scoop.it
https://www.scoop.it/topic/membracides/?&tag=holobionte

 

(6 scoops)

 

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Un puceron peut en cacher un autre

Un puceron peut en cacher un autre | EntomoNews | Scoop.it
Les cascades trophiques représentent un des mécanismes bien connus de la structuration et du fonctionnement des communautés. Elles traduisent la manière dont la prédation se répercute sur les niveaux trophiques inférieurs, tels celui des herbivores et des plantes ou des producteurs primaires. Les prédateurs se nourrissent des herbivores et par conséquent les plantes se développent mieux qu’en absence de ceux-ci. Néanmoins, nous connaissons mal l’influence de la variabilité intraspécifique sur le fonctionnement de ces cascades. Dans un article publié dans la revue Ecology Letters, des chercheurs du Laboratoire Évolution et Diversité Biologique de Toulouse (EDB – CNRS/Univ. Toulouse III Paul Sabatier/IRD), en collaboration avec des scientifiques des laboratoires RECOVER (INRAE/ Univ. Aix-Marseille), IGEPP (INRAE/Univ. Rennes 1/Agrocampus ouest) et du CRIOBE (CNRS/Univ. Perpignan), ont démontré que les cascades trophiques étaient très sensibles au degré de spécialisation des herbivores à la plante-hôte, sans toutefois être influencées par la densité des herbivores qui résulte de leur taux de croissance.

 

INEE, 25.06.2020

 

 

[Image] Le puceron du pois Acyrthosiphon pisum. Crédit : Arnaud Sentis

Bernadette Cassel's insight:

 

L'écologie au CNRS sur Twitter, 26.06.2020 :

 

"#EnDirectDesLabos | Quel facteur influence le plus la relation alimentaire entre des coccinelles, des pucerons du pois et des fèves des marais ? Découvrez la réponse dans cette étude https://t.co/hk6WnoPmVl"


https://twitter.com/INEE_CNRS/status/1276492861983395840

 

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Une nouvelle molécule peut éliminer les parasites qui causent la toxoplasmose et le paludisme / Potent tetrahydroquinolone can eliminate parasites that cause toxoplasmosis and malaria

Une nouvelle molécule peut éliminer les parasites qui causent la toxoplasmose et le paludisme / Potent tetrahydroquinolone can eliminate parasites that cause toxoplasmosis and malaria | EntomoNews | Scoop.it

This remarkable study, “Potent Tetrahydroquinolone Eliminates Apicomplexan Parasites,” published June 9, 2020, in the journal Frontiers in Cellular and Infection Microbiology, focused on the discovery and development of new, highly effective compounds against both T. gondii and P. falciparum. The researchers discovered a lead compound that can significantly reduce or eliminate toxoplasmosis as well as malaria. These compounds are highly effective against multiple drug-resistant strains of plasmodia in vitro.
The researchers were able to dramatically improve outcomes for both diseases in mouse models.

 

June 11, 2020

Written By John Easton

 

Traduction :

 

Cette étude remarquable, "Potent Tetrahydroquinolone Eliminates Apicomplexan Parasites", publiée le 9 juin 2020 dans la revue Frontiers in Cellular and Infection Microbiology, s'est concentrée sur la découverte et le développement de nouveaux composés très efficaces contre T. gondii et P. falciparum. Les chercheurs ont découvert un composé principal qui peut réduire ou éliminer de manière significative la toxoplasmose ainsi que le paludisme. Ces composés sont très efficaces contre de multiples souches de plasmodies résistantes aux médicaments in vitro.

Les chercheurs ont pu améliorer considérablement les résultats pour ces deux maladies chez la souris"

 

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

 

 

[via] Recherche animale sur Twitter, 23.06.2020 :

"#Malaria #toxoplasmosis : an #invitro and #invivo study in #mice highlights the therapeutic role of a new molecule #JAG21 in eliminating #parasites T. gondii and P. falciparum responsible for the death of a child every 11s  https://t.co/BKkS27cCzx"
https://twitter.com/recherche_anima/status/1275359203801083904

 

Bernadette Cassel's insight:

 

Tetrahydroquinoline
Composé chimique
 
La tétrahydroquinoléine est un composé organique qui est le dérivé semi-hydrogéné de la quinoléine. C'est une huile incolore.
 
[via] Wikipédia (anglais) "Tetrahydroquinoline is an organic compound that is the semi-hydrogenated derivative of quinoline. It is a colorless oil."
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« Comme vache qui pisse », une levure produit ce qui attire les mouches tsé-tsé

« Comme vache qui pisse », une levure produit ce qui attire les mouches tsé-tsé | EntomoNews | Scoop.it
Par Alain Fraval. OPIE-Insectes. Les Épingles entomologiques - En épingle en 2020 : Juin 

 
"Les Mouches tsé-tsé Glossina spp. (Dip. Glossinidé), hématophages vectrices du trypanosome responsable de la maladie du sommeil chez l'homme – de la nagana chez le bétail – sévissent dans une grande partie des zones tropicales et équatoriale de l'Afrique. Leur élimination est visée par de nombreuses campagnes de lutte, menées un temps par lâchers de mâles stériles (trop chères) et par épandage d'insecticides (dangereux). Reste le piégeage qui se montre efficace pourvu que les protocoles soient suivis exactement, ce qui est rarement le cas. De nombreux types de piège ont été employés. Le modèle actuel est un panneau bleu empoisonné, disposé le long des galeries forestières au bord des cours d'eau.


Ces mouches sont attirée par l'urine de vache, précisément par le 3-ethylphenol et le 3-propylphenol contenus dans ce liquide. Ces molécules sont à la base d'appâts efficaces mais leur synthèse ou leur extraction de certains végétaux demande des moyens en génie chimique particuliers.


Soutenus par le programme de recherche participatif LOEWE, des chercheurs de l'université Goethe à Francfort-sur-le-Main, sous la houlette de Eckhard Boles, sont parvenus à mettre au point un procédé simple de fabrication de ces attractifs, produits à la même concentration que dans l'urine de vache. Le producteur est une souche génétiquement modifiée – de façon à réorienter son métabolisme glucidique - de la levure de bière Saccharomyces cerevisiae.


Pour se développer la levure accepte toutes sortes de rebuts végétaux, ordures, restes de repas, vieux fourrage. Ainsi l'appât peut être fabriqué partout par les gens, gratuitement ou presque.
Les essais sur le terrain sont programmés.


D'après « Tsetse flytraps: Biotechnology for Africa's rural population », lu le 22 juin 2020 à //phys.org/


Photo : glossine. Cliché David Bygott


À(re)lire, notamment : La Tsé-tsé, une mouche singulière et dangereuse !, par Stéphane de La Roque et Dominique Cuisance. Insectes n° 136 (205-1), et Le comportement alimentaire des glossines, par Jérémy Bouyer. Insectes n° 145 (2007-2). 

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Un lâcher réussi de moustiques stériles

Un lâcher réussi de moustiques stériles | EntomoNews | Scoop.it
Au Brésil, un drone équipé de capteurs, de caméras et d'une unité de stockage d'insectes a permis de disperser plus de 200 000 moustiques mâles stériles dans une région connue pour être un foyer de vecteurs de maladies comme le paludisme, la dengue et le Zika.

 

Par Guru Med, 19.06.2020

 

"Un chercheur français, Jérémy Bouyer, de l’Université de Montpellier en France (ASTRE/ CIRAD/ INRA), a dirigé l’étude, accompagné de chercheurs d’Autriche, du Royaume-Uni, de Suisse, du Sénégal, du Brésil, d’Espagne et d’Italie.

 

Cette stratégie a permis de limiter la fertilité des moustiques mâles et de réduire le nombre d’œufs viables pondus par les moustiques femelles dans une zone d’essai de 20 hectares, selon une étude publiée cette semaine."

(...)

 

 

Bernadette Cassel's insight:

 

→ L’efficacité du lâcher par drone de moustiques mâles stériles mise en évidence - From www.cirad.fr - 16 June, 19:28

 

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Les mouches Tephritidae reconnaissent leurs prédateurs avec l'odorat puis adaptent leur comportement de fuite

Les mouches Tephritidae reconnaissent leurs prédateurs avec l'odorat puis adaptent leur comportement de fuite | EntomoNews | Scoop.it
... Phillip W. Taylor et son équipe ont mené des études comportementales sur la mouche des fruits Bactrocera tryoni (Tephritidae) (photo 1 ci-dessus). Originaire de l’Est de l’Australie, celle-ci s’alimente sur plus d’une centaine de fruits différents. Durant le 20ème siècle, les activités anthropiques l’ont dispersé dans la plupart des régions tropicales et tempérées chaudes où elle provoque d’importantes pertes économiques et des déséquilibres écologiques concurrençant les espèces indigènes.

 

Par Benoît GILLES, 23.06.2020

 

"... Ces observations montrent, pour la première fois chez un insecte, que cette mouche modifie significativement ses déplacements, ses comportements de recherche de nourriture, de ponte et ceux associés à l’accouplement en fonction du type de prédateur détecté."

(...)

 

 

Photo 1 : Bactrocera tryoni (Source : James Nyland)

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La tique à pattes rayées s’implante dans le sud de la France

La tique à pattes rayées s’implante dans le sud de la France | EntomoNews | Scoop.it

"Hyalomma marginatum, traquée par les chercheurs depuis 2015, a progressé dans les zones méditerranéennes. Elle peut transmettre un virus responsable d’une fièvre hémorragique – aucun cas n’a été recensé pour l’heure dans l’Hexagone."

Par Florence Rosier, 21.06.2020 à 18h30, mis à jour à 00h00 (abonnés)

 

La tique attaque ! La créature se distingue par ses pattes rayées de rouge et de jaune. Hyalomma marginatum (son doux nom latin) étend son territoire dans le sud de la France. C’est ce que révèlent les travaux d’une équipe du Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), à Montpellier.

 

Certains titres de presse s’en sont émus, qualifiant même la bestiole de « tique géante » et « potentiellement mortelle ». « N’importe quoi ! », s’agace Frédéric Stachurski, vétérinaire spécialiste de cet acarien au Cirad. Il faut dire que la bestiole, une fois gorgée de sang, impressionne : après une semaine de festin, elle a tant enflé qu’elle peut atteindre deux centimètres, baudruche d’où émergent un rostre minuscule et huit longues pattes. Repu, l’animal pèse jusqu’à soixante fois la masse de la femelle à jeun. Cette tique est deux fois plus grosse que sa cousine, Ixodes ricinus, la tique la plus commune en France.

Une espèce invasive

« La première tique à pattes rayée que j’ai vue en France, c’est sur mon mollet ! C’était en mai 2014, lors d’une balade à vingt kilomètres au nord de Montpellier », raconte le vétérinaire. Le Cirad, qui traque cette espèce depuis 2015, a observé sa progression dans les régions méditerranéennes qui lui sont favorables : les garrigues et les collines sèches.

 

L’espèce est aujourd’hui présente dans les Pyrénées-Orientales, l’Aude, l’Hérault, le Gard, les Bouches-du-Rhône et le Var. En 2019, elle a même été repérée dans le sud de l’Ardèche. « C’est une tique invasive du fait du changement climatique. Mais elle reste inféodée au climat méditerranéen. Dans un climat plus humide, on pense qu’elle n’arrive pas à s’installer », résume Frédéric Stachurski.

Ce sont les adultes de Hyalomma marginatum, actifs entre fin mars et juillet-août, qui peuvent piquer les humains, surtout quand ils sont immobiles. Mais leurs hôtes de prédilection sont les chevaux et le bé..."

(...)

 

___________________________________________________________________

SUR LE MÊME SUJET :

→ La tique à pattes rayées sous surveillance - CIRAD, 19.06.2020
https://www.cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/communiques-de-presse/2020/tique-pattes-rayees

  

[Image] Carte de distribution de H. marginatum en Europe (mai 2018)

 

 

Bernadette Cassel's insight:

 

'Hyalomma marginatum' in EntomoNews
https://www.scoop.it/topic/entomonews/?&tag=Hyalomma+marginatum

 

(7 scoops)

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L'Anses lance une campagne en France pour lutter contre le moustique-tigre

L'Anses lance une campagne en France pour lutter contre le moustique-tigre | EntomoNews | Scoop.it
Cet insecte invasif, présent dans une soixantaine de départements, peut transmettre des maladies. L'agence met à disposition un site pour le signaler.

 

Source AFP
Publié le 20/06/2020 à 11:15 | Le Point.fr

 

"L'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire alimentation, environnement, travail) lance samedi 20 juin une campagne contre le moustique tigre. De petite taille, noir et blanc, cet insecte invasif est présent dans une soixantaine de départements français et transmet des maladies comme la dengue et le Zika. Originaire des forêts tropicales d'Asie du Sud-Est, le moustique tigre est installé en France depuis 2004, apporté par les activités humaines, notamment le commerce international de pneus.

Il peut transmettre à l'homme des maladies comme la dengue, le chikungunya et le Zika. L'Anses lance donc une campagne pour l'identifier et signaler sa présence sur le site signalement-moustique.anses.fr."

 

 

[Image] Pourcentage de population exposée des départements où le moustique tigre est présent au 1er janvier 2020

 

[via] Cartes de présence du moustique tigre (Aedes albopictus) en France métropolitaine - Ministère des Solidarités et de la Santé
https://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques-microbiologiques-physiques-et-chimiques/especes-nuisibles-et-parasites/article/cartes-de-presence-du-moustique-tigre-aedes-albopictus-en-france-metropolitaine

 

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Flavescence dorée de la vigne en Europe : l’origine de la maladie dévoilée

Flavescence dorée de la vigne en Europe : l’origine de la maladie dévoilée | EntomoNews | Scoop.it
Depuis l’apparition des premiers foyers dans les vignobles européens, les épidémies de Flavescence dorée, maladie causée par un phytoplasme (1) , ont été associées à l'introduction d’un insecte vecteur nord-américain ampélophage Scaphoideus titanus. Les chercheurs INRAE du centre Nouvelle-Aquitaine Bordeaux (unité Biologie du fruit et pathologie, équipe Mollicutes), en collaboration avec leurs confrères allemands, italiens, hongrois et serbes, ont étudié durant une décennie la diversité génétique et le cycle écologique du phytoplasme. Ils ont confirmé que le phytoplasme associé à cette maladie de quarantaine, est bien originaire et endémique des aulnes européens. Les résultats viennent d’être publiés dans la revue Plos Pathogens et démontrent que cette crise sanitaire s’explique en fait par la rencontre entre une bactérie originaire du paléarctique (2) Nord, le phytoplasme et l’insecte vecteur du néarctique (3) S. titanus,

 

INRAE INSTIT. Publié le 08.06.2020

 

  1. Les phytoplasmes sont des bactéries phytopathogènes ; ils appartiennent à la classe Mollicutes, un groupe de bactéries dites « minimales », dépourvues de paroi et possédant de très petits génomes. Ils sont associés à des centaines de maladies, qui sont transmises par insectes hémiptères (cicadelles, fulgores et psylles) et causent d’importants dégâts en agriculture. Les maladies à phytoplasmes constituent un handicap sérieux car il n’existe à ce jour aucune lutte curative.
  2. Le néartique et paléartique sont 2 parties de la surface terrestre représentative d'une unité écologique à grande échelle (écozone). Il existe 8 écozones. Le néartique couvre essentiellement l’Amérique du Nord et le nord du Mexique...
  3. ... et le paléartique s’étend principalement en Europe et Afrique du Nord.

 

Cycle écologique des phytoplasmes associés aux jaunisses de la vigne telle que la Flavescence dorée

[Image] Les vectotypes I qui sont transmis occasionnellement à la vigne par un vecteur spécifique vivant dans les aulnes ne sont pas épidémiques au vignoble. A l’inverse les vectotypes II et III (génotypes map M12, M38, M50, M51) sont compatibles avec le vecteur viticole et provoquent les épidémies de Flavescence dorée.

 

Crédits photos INRAE Bordeaux, France;  Julius Kuehn Institute Siebeldingen, Allemagne; Institute of Plant Pest Zemun, Serbie.

 

  • When a Palearctic bacterium meets a Nearctic insect vector: Genetic and ecological insights into the emergence of the grapevine Flavescence dorée epidemics in Europe. Plos Pathogens 16: e1007967. doi:10.1371/journal.ppat.1007967
Bernadette Cassel's insight:

 

[via] INRAE sur Twitter, 19.06.2020 :

 

"Les scientifiques ont découvert l'origine de la #flavescence dorée, maladie de la #vigne, et proposent une gestion raisonnée de la maladie à l’échelle des territoires. ▶️https://t.co/e2aC41VPTV"

 

https://twitter.com/INRAE_France/status/1273876070400491521

 

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Virus Zika, lipides, placenta : trois acteurs mais un seul vainqueur

Virus Zika, lipides, placenta : trois acteurs mais un seul vainqueur | EntomoNews | Scoop.it
Depuis sa réémergence et son infection massive des Amériques en 2015, le virus Zika est responsable de nombreuses pathologies placentaires pouvant avoir des conséquences graves sur le fœtus. Dans une étude récente, les scientifiques ont démontré que le virus Zika détourne le métabolisme des lipides afin de créer des usines de réplication virale et de perturber l’équilibre inflammatoire du placenta. Ce travail est publié dans la revue Nature Communications.

 

INSB, 12.06.2020

 

 

[Image] Résumé schématique de la reprogrammation métabolique du placenta humain induite par le virus Zika. Les organites cellulaires impliqués dans le cycle viral sont représentés. En augmentant les lipides du placenta, le virus contribue à une inflammation massive du placenta et prive le fœtus de lipides essentiels à son développement. Crédit : Qian Chen & Nabila Jabrane-Ferrat

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