Sur le champ de foire de Sarcelles, route des Refuzniks, les clients en quête d’un mouton pour l’Aïd-el-Kébir se présentent toute la journée. C’est là qu’est organisé depuis le week-end dernier un marché au vif, auquel a été adjoint un abattoir mobile qui entrera en action lundi, le jour de la grande fête musulmane. Et cinq jours avant l’échéance, déjà 700 bêtes ont été vendues.
Ibrahim Medjahed, le patron, reste mesuré. « Les gens sont encore beaucoup en vacances, alors on en a vendu un peu plus, c’est tout », estime-t-il. C’est la deuxième année que ce vendeur d’ovins fait venir un abattoir mobile. « L’an dernier, environ 800 à 900 moutons avaient été vendus mais c’est parce que les gens n’y croyaient pas vraiment. Là ils ont compris que ça fonctionne », complète le député-maire de la ville François Pupponi (PS). Cette année, le marché au vif de Sarcelles devrait allègrement dépasser la barre des 1 000 bêtes.
Si l’exploitant a dû se plier aux fourches caudines des services vétérinaires, il a pu compter sur le soutien de la municipalité pour l’abattoir. « Là c’est nickel, poursuit François Pupponi. En sept minutes, vous allez acheter votre mouton et vous assistez à l’abattage en direct, comme ça vous êtes sûr que c’est bien le vôtre ».
No comment yet.
Sign up to comment
Your new post is loading...