DEFENSE NEWS
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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June 26, 2018 1:34 AM
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À bord du porte-avions américain USS George Bush, avec les 350 marins français

À bord du porte-avions américain USS George Bush, avec les 350 marins français | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Au large de la Virginie, durant près de deux mois, la Marine nationale et l'US Navy ont effectué ensemble des manœuvres militaires d'une ampleur sans précédent, avec l'ambition de renforcer de façon inédite la coopération opérationnelle entre les deux pays.

De nos envoyés spéciaux Cyril Hofstein (texte) et Jean-Michel Turpin (photos)

Le grondement assourdissant des F-18 Super Hornet, des EA-18G Growler de l'US Navy et des Rafale de la Marine nationale est presque insupportable, tout comme l'écœurant parfum de carburant et de métal chauffé à blanc qui sature l'atmosphère. Sur la passerelle extérieure de l'îlot, la chaleur des réacteurs, renvoyée par les panneaux d'acier des superstructures, est intenable. A pleine vitesse au large de Norfolk, en Virginie, sur la côte Est des Etats-Unis, la conduite du navire, qui fait toujours route face au vent pendant les appontages et les catapultages, entre dans une phase délicate. Sur la passerelle, les équipes sont particulièrement concentrées. Le captain Sean Bailey, commandant du porte-avions américain USS George H. W. Bush, est sur le qui-vive. Depuis de longues heures, sur le pont brûlant du navire, les manœuvres opérationnelles de la mission «Chesapeake», le premier déploiement aéronaval franco-américain de cette ampleur s'enchaînent les unes après les autres à un rythme infernal.

Quand un appareil se présente à l'arrière pour apponter, brutalement freiné dans sa course par l'un des trois brins d'arrêt qu'il a saisi avec sa crosse, deux chasseurs-bombardiers partent presque simultanément à l'avant, tandis que d'autres attendent derrière les déflecteurs pour rejoindre l'une des quatre catapultes. Une fois en l'air, les avions simulent des missions conjointes: attaque ou défense de navires, bombardement, combat aérien ou reconnaissance, avant de recommencer l'exercice.

«Aujourd'hui, on en est déjà à plus de 80 appontages et la journée est encore loin d'être terminée. Cette nuit, on en fera encore une soixantaine. Il faut profiter de cette fantastique opportunité», lance le commandant de la flottille 17F, le capitaine de frégate Vincent, détaché du 3 avril au 27 mai dernier aux Etats-Unis, comme 350 autres marins français, 12 Rafale et un avion de surveillance Hawkeye. Destiné à «parfaire le maintien des compétences françaises», alors que le porte-avions Charles de Gaulle, ...
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June 26, 2018 1:23 AM
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La campagne très électorale de l’armée turque en Irak et en Syrie

La campagne très électorale de l’armée turque en Irak et en Syrie | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Alors que la campagne électorale touche à sa fin, pas un jour ne passe sans que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, se félicite de nouveaux succès militaires contre le PKK et ses alliés en Syrie et en Irak. La guerre menée par Ankara contre les combattants kurdes aux marges des pays frontaliers de la Turquie est devenue un élément central de la stratégie électorale du dirigeant en campagne, largement répercutée par les médias qui lui sont acquis.

La volonté du pouvoir de convoquer les élections anticipées du dimanche 24 juin a été annoncée en avril, immédiatement après que les forces turques et les groupes armés syriens placés sous leur commandement ont pris le contrôle de l’enclave kurde d’Afrin, dans le nord de la Syrie. Bien que l’enthousiasme nationaliste teinté de références religieuses que l’opération avait suscité se soit essoufflé dans une atmosphère dominée par la mauvaise santé économique du pays, le chef de l’Etat turc et ses soutiens persistent dans leur veine martiale, quitte à faire fi de la réalité du terrain.
De fait, et malgré les déclarations triomphalistes du pouvoir, l’avancée des forces turques reste bloquée dans le nord de la Syrie. « Nous sommes en train de sécuriser Manbij », affirmait mercredi le chef de l’Etat turc en référence à cette ville contrôlée par des alliés des forces kurdes avec le soutien des Etats-Unis, et présentée comme un objectif majeur de l’intervention turque dans le nord du pays. Or si les patrouilles turques et américaines se coordonnent sur la ligne de démarcation qui sépare les soldats d’Ankara des forces à dominante kurde qui contrôlent la ville, le statu quo continue d’y prévaloir.
Nouveaux éléments de langage

Le terrain irakien, où l’armée turque soutenue par l’aviation se déploie depuis le mois de mars, a cependant fourni au président turc de nouveaux éléments de langage. Le massif du Qandil, dans les montagnes du Kurdistan irakien, qui a servi de refuge au commandement du PKK depuis les années 1990, est constamment évoqué dans les discours. Sa chute serait imminente, à en croire le président turc, lequel annonçait mercredi que l’ensemble des chefs de la guérilla kurde avaient été éliminés par une frappe aérienne.

Or le rythme auquel la situation évolue sur le terrain demeure sans rapport avec les déclarations victorieuses de Recep Tayyip Erdogan. Selon un expert de la politique régionale turque :

« Pour l’instant, l’opération sur Qandil, c’est surtout de la rhétorique. Après Afrin, il fallait relancer la machine de propagande. Les forces turques en présence ne sont pas de nature à lancer une offensive militaire majeure contre Qandil. Cela prendra plus de quelques semaines. »

Bien que les résultats se fassent attendre, la volonté d’Ankara d’intensifier la lutte contre le PKK et ses alliés dans les pays voisins est une réalité. En Irak, les forces armées turques établissent une présence qui se veut aussi durable que celle qu’elles assurent déjà dans les territoires syriens passés sous leur contrôle. « Erdogan s’est allié avec ceux qui, au sein de l’armée et de l’Etat, veulent mener une stratégie régionale de long terme contre le PKK et qui ont trouvé dans ce contexte l’opportunité de faire avancer leurs intérêts », estime un analyste sécuritaire turc. Reste à savoir comment l’issue du scrutin de dimanche pourra affecter cette évolution.
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June 26, 2018 1:15 AM
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Le couple franco-allemand attend son premier enfant

Le couple franco-allemand attend son premier enfant | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Attendu en 2035 il devrait peser environ 60 tonnes ! On prévoit déjà des frères et soeurs pour lui tenir compagnie.

Cette semaine, Florence Parly et Ursula Von der Leyen ont signé une lettre d’intention visant à avancer sur le programme commun du futur char de combat principal. Bien que cette signature n’apporte aucune information neuve sur le MGCS (Main Ground Combat System) elle a au moins la qualité d’être un geste politique concret : « la lettre fixe comme objectif de lancer une phase commune de démonstration d’ici mi-2019. Adaptée aux évolutions des menaces et des technologies, elle prévoit un point d’étape en 2022 et l’établissement d’ici 2024 d’un besoin opérationnel détaillé. »



Sur ce projet, le lead sera allemand, profitant clairement du savoir-faire de KMW en la matière. Pour rappel, le systémier-intégrateur est une entité de la société KNDS qu’elle a formée avec les français de Nexter. Si l’on imagine bien que le duo franco-allemand a préparé depuis longtemps son projet pour le char de combat du futur, KNDS a dévoilé la semaine dernière un prototype hautement symbolique à l’occasion du salon international de défense Eurosatory : un EMBT (European Main Battle Tank) de 60 tonnes, prévu pour répondre aux besoins à court terme, équipé d’une tourelle de Leclerc (canon 120mm) sur un chassis de Leopard 2A7.
Le MGCS pourrait lui être équipé d’un canon de 140 mm, Nexter ayant developpé sur son site Munitions à Bourges d’impressionnants obus « flèches » de ce calibre capables de percer le blindage d’un autre char de combat principal. Un tel canon et ses munitions alourdiraient forcément le char de combat, mais la priorité étant aussi à l’allégement on croit en la qualité des ingénieurs allemands et français pour proposer des matériaux et des technologies moins encombrants.Ce MGCS qui sera « pleinement intégré au programme Scorpion et au système Heer de l’Allemagne » pourra être co-développé avec encore d’autres partenaires européennes comme le souligne le communiqué reprenant la lettre d’intention. Sur cette question, La Tribune relayait il y a peu l’information selon laquelle les Italiens et leur industriel Oto Melara seraient intéressés par le projet. Plus récemment encore, ce sont les Polonais qui ont affiché leur désir d’intégrer le programme. On pense aussi à tous les utilisateurs européens du Leopard allemand (Autriche, Espagne, Portugal, Finlande, Pays-Bas, Grèce, Danemark et même la Suisse) qui devant bien le remplacer un jour, pourraient profiter de cette dynamique européenne pour s’offrir un char de nouvelle génération (en théorie, un programme en coopération faire réduire les coûts d’acquisition). A posteriori, sur la question des exportations, restera le problème de la politique en la matière, si il faut accepter une politique commune et suivre les Allemands, il n’est pas certain que le contexte politique actuel – où la Gauche et les Verts allemands poussent pour en finir avec les exportations aux États non-démocratiques – soit très bon pour les affaires.Ce programme sera, il faut l’espérer, une nouvelle pierre apportée à l’édifice qui est celui de l’Europe de la Défense. Effectivement, bien que cette expression traine dans nos oreilles depuis des dizaines d’années, que ce soit suite à l’élection d’Emmanuel Macron ou de Donald Trump qui demandent, chacun à leur manière, aux Européens de prendre leur défense en main, on a aujourd’hui devant nous un mouvement certain qu’il faut poursuivre avec tous les efforts possibles avant que « l’excitation » retombe. Et puis, si l’Europe de la Défense ne se fait pas, il restera peut-être le couple formé par la France et l’Allemagne qui possèdent les deux armées et les deux économies les plus solides de l’Union Européenne.Outre le MGCS, les Allemands se montrent très favorables aux propositions françaises pour un couple à deux ou élargi. Ce mois-ci la chancelière Merkel est intervenue dans la presse allemande pour se joindre à la motivation d’Emmanuel Macron sur l’Europe de la Défense. Surtout, dans le même temps que les deux pays signaient pour le MGCS ils signaient aussi pour l’avion de combat du futur (SCAF), pour l’idée de l’artillerie du futur (dit CIFS, où l’on espère le lead français), et l’Allemagne annonçait vouloir adhérer au projet français d’initiative européenne d’intervention (IEI). D’après le communiqué du ministère des Armées à ce sujet, l’IEI devrait se concrétiser avec la signature d’une lettre d’intention dans les jours qui viennent entre tous les pays partenaires, puis dans quelques mois, les premières réunions officielles, les premières réunions stratégiques d’États-majors puis les premières « activités opérationnelles ».
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June 26, 2018 1:09 AM
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Un rapport du Pentagone admet que l'hélicoptère russe Mi-17 est mieux adapté que l'UH-60A Black Hawk pour l'Afghanistan

Un rapport du Pentagone admet que l'hélicoptère russe Mi-17 est mieux adapté que l'UH-60A Black Hawk pour l'Afghanistan | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Pour aller dans les champs, une Citroën 2 CV est sans doute plus adaptée qu’un SUV C3 Aircross, même si le premier modèle est moins « clinquant » et moderne que le second… Pourquoi cette comparaison? Tout simplement parce que l’on peut faire un parallèle avec l’hélicoptère russe Mil Mi-17 et l’appareil américain UH-60A Black Hawk en Afghanistan.

En 2017, les États-Unis ont décidé d’accorder une aide substantielle à l’Afghan Air Force en lui livrant 159 hélicoptères UH-60A Black Hawk de seconde main afin de remplacer les Mil Mi-17 qu’elle utilisait pour le transport de fret et de troupes ainsi que pour l’évacuation sanitaire et l’appui au sol.

À l’époque, quelques analystes avaient prévenu que ce n’était pas forcément un bonne idée. En effet, ils considéraient que le Mil Mi-17 était le mieux adapté pour évoluer en Afghanistan. Robuste et rustique, cet appareil n’exige pas une maintenance soutenue (ce qui est l’un des point faible de l’aviation afghane) et son domaine de vol convient très bien aux conditions rencontrées dans les montagnes d’Afghanistan. En outre, il peut transporter 32 passagers ou 4.000 kg en interne et 4.500 kg en externe. Et le tout en pouvant assurer des missions d’appui étant donné qu’il est en mesure de mettre en oeuvre des roquettes et des bombes.

Mais ces arguments furent balayés d’un revers de manche : le UH-60A Black Hawk étant plus moderne et éprouvé au combat, il ne servait à rien de discuter. Quant aux missions d’appui, ce n’était pas un problème : les avions d’attaque légers A-29 afghans s’en chargeraient.

Seulement, repéré par le site « The War Zone« , un rapport de l’Inspecteur général du Pentagone, mis à jour en mai dernier [.pdf], consacre un chapitre entier à cette question. Et il estime, avec euphémisme, que « la transition [du Mi-17 vers le UH-60A Blackhawk] présente plusieurs défi qui n’ont pas encore été complètement réglés. »

Ainsi, souligne le document, les UH-60A « n’ont pas la capacité de transport des Mi-17 » et ils ne sont pas en mesure de transporter des cargaisons importantes que leurs homologues russes peuvent emporter. « En général, il faut près de deux Black Hawk pour porter le chargement d’un seul Mi-17 », relève le rapport.

En outre, contrairement aux Mi-17, les Black Hawk « ne peuvent pas voler à haute altitude » et, par conséquent, ils ne peuvent pas évoluer dans les régions afghanes où les appareils russes n’ont aucune difficulté à voler. Et de l’aveu même de la 9th Air and Space Expeditionary Task Force–Afghanistan [9 AETF-A], les « Mi-17 ‘joueront un rôle crucial’ dans la saison des combats à court terme ».

« À l’avenir, à mesure que les Mi-17 seront mis hors service, les défis susmentionnés deviendront plus marqués. À la fin de 2019, le nombre de Mi-17 devrait passer de 47 […] à 20. La taille de la flotte devrait tomber à 18 d’ici la fin de 2021 puis à 12 d’ici la fin de 2022 », souligne le rapport.

Or, actuellement, l’Afghan Air Force assure la maintenance de ses hélicoptères russes à hauteur de 80%, les 20% étant confiés à des acteurs privés. Avec les UH-60A, le maintien en condition opérationnelle [MCO] devrait être exclusivement assuré par des prestataires extérieurs. Aussi, pour la 9 AETF-A, « le Mi-17 est beaucoup plus adapté au niveau d’éducation de la population afghane que les UH-60A.

Mais quand le vin est tiré, il faut le boire… Et malgré ses éléments, les livraisons de Black Hawk à l’aviation afghane vont se poursuivre. D’autant plus que, en raison de la crise ukrainienne, un contrat portant sur la livraison de 21 Mil Mi-17VB5 à l’Afghanistan, conclu en juin 2012 avec la Russie, a été gelé.
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June 26, 2018 1:01 AM
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Otan : M. Trump tance le Canada pour la faiblesse de ses dépenses militaires

Otan : M. Trump tance le Canada pour la faiblesse de ses dépenses militaires | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Comme disait le regretté Thierry Roland, après un tacle « dur » d’un défenseur sur un attaquant, « ces deux-là ne passeront par leurs vacances ensemble ». Hormis le fait que l’un et l’autre sont des « héritiers » [le premier a fait fructifier les affaires de son père tandis que le second est le fils d’un ancien Premier ministre), le président américain, Donald Trump, et le chef du gouvenement canadien, Justin Trudeau, n’ont pas grand chose en commun. Et depuis le dernier sommet du G7, organisé à Charlevoix [Québec], ils sont à couteaux tirés.

Parmi les sujets de fâcherie, l’on peut citer l’affaire de la plainte déposée par Boeing contre l’avionneur canadien Bombardier, la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain [ALENA]ou, plus récemment, la décision de l’administration Trump d’augmenter les droits de douane sur l’acier et l’alumunium en invoquant des impératifs liés à la sécurité nationale. Ce qui a été très mal pris à Ottawa, où l’on souligne que les entreprises canadiennes ont exporté, en 2017, 5,8 millions de tonnes métriques d’acier, en direction des États-Unis (soit 17% toutes les importations américaines).

Leur dernière rencontre, à Charlevoix a par ailleurs donné lieu à quelques échanges d’amabilité entre les deux hommes. Ainsi, M. Trudeau a qualifié la hausse des tarifs douaniers américains sur l’acier et l’aluminium « d’insultants », ce qui a provoqué une vive réaction de M. Trump, ce dernier ayant retiré sa signature de la déclaration finale publiée à l’issue du sommet du G7, après avoir accusé le Premier ministre canadien d’être « faible » et « malhonnête ».

Le chef de la Maison Blanche n’en est pas resté là puisqu’il a averti que les critiques de M. Trudeau allaient « coûter cher » au Canada. Et c’est ainsi qu’il a rappelé l’engagement pris par Ottawa de porter les dépenses militaires canadiennes à 2% du PIB d’ici 2024, conformément à l’objectif défini par l’Otan lors du sommet de Newport, en septembre 2014.

Dans un courrier adressé le 19 juin à M. Trudeau, le président américain a fait part d’une « frustration croissante aux États-Unis que des alliés clés comme le Canada n’aient pas augmenté leurs dépenses de défense comme promis. » Et pour M. Trump, le fait que le Canada ne consacre pas 2% de son PIB à son budget militaire « compromet la sécurité de l’alliance » et conforte les autres membres « qui ne respectent pas non plus leurs engagements en matière de défense ».

Et après la rencontre houleuse du G7, il faudra sans doute s’attendre à un prochain sommet de l’Otan tout aussi « électrique ». En effet, dans son courrier, M. Trump avertit qu’il réclamera à nouveau le respect de cet engagement sur les 2% du PIB à cette occasion. Outre le Canada, l’Allemagne devrait en prendre aussi pour son grade… « Il sera de plus en plus difficile de justifier auprès des citoyens américains que certains pays continuent à ne pas respecter nos engagements communs de sécurité collective », fait en effet valoir le chef de la Maison Blanche.

Selon le dernier rapport de l’Otan, les dépenses militaires canadiennes représentent 1,29% du PIB. En juin 2017, Ottawa a présenté un plan « Protection, Sécurité, Engagement » dont l’objectif de porter le budget de la défense du pays de 18,9 milliards de dollars canadiens en 2016/17 à 32,7 milliards de dollars en 2026/27.
« Dans le cadre de la comptabilité d’exercice, les dépenses totales de la défense sur une période de 20 ans s’élèveront à 553 milliards de dollars. Cela permettra à la Défense nationale d’accroître la taille des
Forces armées canadiennes, d’affirmer l’engagement inébranlable du Canada envers ses alliances et ses partenariats de longue date et d’effectuer de nouveaux investissements vitaux pour s’assurer que les militaires, hommes et femmes, disposent d’outils et d’installations modernes dont ils ont besoin pour réussir dans leurs
opérations », fait valoir ce plan.

C’est ce qu’a donc rappelé la porte-parole du ministère canadien de la Défense, Renée Filiatrault, en réponse au courrier de M. Trump, en insistant sur le fait que la « participation du Canada aux opérations de l’Otan à travers le monde constituait un signe tangible de son engagement envers l’alliance transatlantique. »

Toutefois, cet effort annoncé dans le plan « Protection, Sécurité, Engagement » ne permettra pas au Canada d’atteindre l’objectif des 2% du PIB d’ici 2024, le niveau de ses dépenses militaires devant atteindre seulement 1,4% du PIB d’ici 2026/27.
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June 25, 2018 3:41 AM
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VIDEO - Eurosatory 2018 : AQUUS présente AREG, un véhicule tactique léger pour les Forces Spéciales

VIDEO - Eurosatory 2018 : AQUUS présente AREG, un véhicule tactique léger pour les Forces Spéciales | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Thierry Duquesne, Director, Light Tactical Vehicles at AQUUS talks to Shaun Connors, Jane's about their new AREG Light Tactical Vehicle for Special Operations.
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June 25, 2018 3:04 AM
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Otan : Berlin demande au Pentagone s'il est possible de certifier les Eurofighter Typhoon pour les missions nucléaires

Otan : Berlin demande au Pentagone s'il est possible de certifier les Eurofighter Typhoon pour les missions nucléaires | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Comme la Belgique, l’Italie, les Pays-Bas et la Turquie, l’Allemagne fait partie des plans nucléaires de l’Otan, c’est à dire que des bombes nucléaires tactiques B-61 sont stockées sur son territoire, précisément sur la base aérienne de Büchel, située en Rhénanie-Palatinat.

Concrètement, cela veut dire que, au besoin, la Luftwaffe doit être en mesure de mettre en oeuvre ces armes nucléaires tactiques, selon le principe dit de la « double clé », c’est à dire que le contrôle de ces dernières (donc celui de leur code d’armement) relève exclusivement des États-Unis.

Actuellement, l’aviation allemande compte sur ses vieux Panavia Tornado pour mener ce type de mission. Seulement, ces derniers devant être retirés du service d’ici 2030, Berlin a lancé une procédure pour les remplacer. Quatre candidats sont en lice : le F-35A de Lockheed-Martin, les F/A-18 Super Hornet et F-15 SE de Boeing, ainsi que l’Eurofighter Typhoon, dont 137 exemplaires sont déjà en dotation au sein de la Luftwaffe.

Dans le même temps, l’Allemagne a signé une lettre d’intention afin de développer conjointement avec la France un nouvel avion de combat dans le cadre du programme SCAF [Système de combat aérien futur]. Là, il s’agit de remplacer les Eurofighter Typhoon et les Rafale à l’horizon 2040.

Ce qui suppose de faire l’impasse sur le F-35A étant donné qu’en cas de décision allemande en faveur de l’avion américain, « toute coopération avec la France sur les questions d’avions de combat sera morte », comme l’a souligné Dirk Hoke, le Pdg d’Airbus Defence & Space.

Aussi, et bien que l’état-major de la Luftwaffe ait exprimé sa préférence pour le F-35A (ce qui a valu à son chef de prendre une retraite anticipée), Berlin penche pour l’achat d’Eurofighter Typhoon supplémentaires. D’où la demande du ministère allemand de la Défense adressée au Pentagone pour savoir s’il est envisageable de certifier cet appareil pour les missions nucléaires.

Ainsi, selon Reuters, la partie allemande veut savoir si la certification des Eurofighter Typhoon est possible et, si tel est le cas, en connaître le coût et le temps que cela prendrait. « De hauts responsables de l’US Air Force et du Pentagone travaillent pour répondre à la requête allemande », a indiqué l’agence de presse, en se fiant à des sources « proches du dossier » ayant requis l’anonymat.

L’une de ces dernières a précisé que l’étude conduite par le Pentagone doit vérifier l’aptitude de l’Eurofighter Typhoon à « survivre à une mission en territoire ennemi pour larguer une bombe nucléaire sans capacité furtive, à un moment où la Russie et d’autres futurs ennemis potentiels ont renforce leurs capteurs et leurs défense aérienne. »

Évidemment, la question ne se pose pas pour le F-35A étant donné qu’il est « furtif », c’est à dire qu’il est théoriquement en mesure d’échapper à la surveillance des radars adverses. Cependant, Boeing et le consortium Eurofighter [BAE Systems, Airbus, Leonardo] font valoir de leur coté que leurs appareils peuvent parfaitement assurer des missions nuclaires s’ils évoluent avec des avions de guerre électronique (voire avec leur propres systèmes de brouillage).

« La furtivité ne représente que 10% du mix de capacités. Nous sommes encore meilleurs sur les 90% restants », a ainsi fait valoir, en avril, Raffael Klaschke, un responsable du consortium européen.

Par ailleurs, si Eurofighter estime pouvoir modifier rapidement les Typhoon pour les rendre aptes aux missions nucléaires (après tout, cela a été possible avec les Tornado, qu’il a fallu constamment moderniser à cette fin), le Pentagone a mis un bémol.

Ainsi, avant de se préoccuper de la certification nucléaire de l’Eurofighter Typhoon, il entend d’abord se pencher sur celle du F-35A. Et, d’après une source militaire allemande, il faudrait 7 à 10 ans pour que l’appareil européen soit apte à emporter une bombe B-61. « Soit bien au-delà de la date de mise en retrait des Tornado », a-t-elle souligné.

À noter que la même question se pose en Belgique, où il est question de remplacer les F-16 de composante aérienne belge. Trois appareils sont en lice : le F-35A et l’Eurofighter Typhoon, dans le cadre d’un appel d’offres dit ACCap, et le Rafale, qui fait partie d’une proposition de partenariat stratégique faite par la France. Or, visiblement, ce dossier donne lieu à quelques turbulences au sein du gouvermenent belge : le Premier ministre, Charles Michel, souhaite étudier de près l’offre française, alors que son ministre de la Défense, Steven Vandeput, ne veut pas en entendre parler.
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June 25, 2018 2:45 AM
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Deux bâtiments israéliens font escale à Toulon

Deux bâtiments israéliens font escale à Toulon | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Cela fait partie des bateaux qu’on ne pensait probablement jamais voir dans un port français. Hier après-midi, et c’est une grande première, la marine israélienne a fait son entrée dans la base navale de Toulon. Une visite entourée de la plus grande discrétion, ce qui est habituel avec les unités de Tsahal, dont les navires ne portent même pas de numéros de coque permettant de les distinguer facilement.
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June 25, 2018 2:44 AM
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Un satellite franco-allemand sur Ariane 6

Un satellite franco-allemand sur Ariane 6 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le futur lanceur lourd européen se verra confier le lancement, en 2021, du satellite de reconnaissance militaire franco-allemand CSO 3.

Le 19 juin, à l’occasion du Conseil des ministres franco-allemand qui s’est tenu à Meseberg (Allemagne), Florence Parly, ministre des Armées, et son homologue allemande Ursula von der Leyen, ont signé deux lettres d’intention communes sur le char de combat du futur MGCS (Main Ground Combat System) et sur le système de combat aérien du futur Scaf (Next Generation Weapon System within a Future Combat Air System). Mais il a également été convenu que le satellite de reconnaissance militaire franco-allemand CSO 3, qui doit entrer en service en 2021 pour augmenter la capacité de revisite de la constellation CSO (Composante Spatiale Optique), sera mis sur orbite par le futur lanceur européen Ariane 6. Un signe de soutien bienvenu de la part de nos partenaires allemands, qui n'ont pas toujours opté pour la solution européenne pour lancer leurs satellites militaires –tout le monde garde en mémoire (sinon en travers de la gorge) l’affaire des satellites radar Sarah 2 et 3 de la Bundeswehr, qui doivent être lancés d'ici 2019, à l'aide du Falcon 9, suite à un contrat signé avec SpaceX en août 2013. C’était le premier accord entre l’opérateur de lancements californien et un gouvernement européen.



Continuité du programme Helios.

Le programme CSO de reconnaissance optique à très haute résolution par satellite a été engagé par le Cnes (par délégation de la DGA) en décembre 2010, afin d’assurer, à partir de 2018, la relève des satellites Helios 2A et 2B (en service depuis décembre 2004 et décembre 2009), dans le cadre du programme multicapteurs Musis (Multinational Space-based Imaging System).

La construction de deux exemplaires (respectivement dotés d’une résolution de 35 et 20 cm environ) a été confiée à Airbus Defence and Space, dans le cadre d’un contrat de 795 M€ comprenant une option pour un troisième exemplaire, Thales Alenia Space fournissant l’instrument optique. En avril 2015, l’Allemagne s’est jointe au projet, participant au financement du troisième satellite, à hauteur de 210 M€.

La Suède est également partenaire du programme, ce qui permet l'utilisation d'une station de réception dédiée, implantée au nord du cercle polaire.

Construits sur la plateforme agile AstroSat 1000 (utilisée notamment sur les satellites Pleiades), les satellites CSO (environ 3,5 tonnes au décollage chacun) doivent évoluer sur une orbite héliosynchrone, à deux altitudes différentes (480 et 800 km), pour une durée d’au moins 10 ans.
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June 25, 2018 2:41 AM
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La Russie déploie une surveillance radar à basse altitude au-dessus de ses grandes villes

La Russie déploie une surveillance radar à basse altitude au-dessus de ses grandes villes | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les grandes villes russes sont dorénavant protégées par des champs de surveillance radar qui sont capables de repérer même les drones volant à basse altitude, selon un responsable russe.

Un champ de surveillance radar capable de déceler des cibles volant à basse altitude, dont les drones, a été déployé au-dessus des grandes villes de Russie, a déclaré le chef des troupes radiotechniques qui font partie de Troupes aérospatiales russes, le général Andreï Kobane.

«Actuellement, nous avons installé au-dessus des grandes villes de Russie un champ de surveillance radar à basse altitude», a confirmé le général.

«Nous avons mis l'accent sur le rééquipement des troupes en nouveaux systèmes et moyens d'automatisation. Ces systèmes sont capables de contrôler, en régime automatique, les ordres d'utilisation de l'espace aérien. Cet objectif est déjà pleinement réalisé dans la zone de responsabilité moscovite», a précisé le responsable.

Selon lui, la tâche prioritaire est de créer un champ de surveillance radar de l'espace aérien au-dessus de l'Arctique.

«Les unités qui travaillent en Arctique ont suivi une formation spéciale visant à leur permettre d'obtenir de très bons résultats dans les conditions climatiques de cette région», a souligné le général.
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June 25, 2018 2:39 AM
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La surveillance internationale de la DGSE va s'ouvrir aux identifiants français

La surveillance internationale de la DGSE va s'ouvrir aux identifiants français | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Lors d'une récente conférence à l'Ecole militaire, organisée par l'ANAJ-IHEDN, Francis Delon, le directeur de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), a évoqué " un problème de continuité entre la surveillance internationale et la surveillance domestique qui se posait en matière de terrorisme ", " en raison du caractère transnational de certaines menaces ". Un amendement, arrivé au Sénat sur proposition du gouvernement, dans la Loi de programmation militaire 2019-2025 (vote à l'Assemblée le 27 juin et au Sénat le 28), semble régler le problème. Contrairement au territoire national, la règle à l'étranger est " la surveillance non ciblée " mais le tri automatique est réalisé par les algorithmes puissants de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

Le service extérieur peut surveiller une zone géographique, des organisations, des groupes de personnes et des personnes. La CNCTR va contrôler a posteriori et a priori sur demandes d'exploitations (de méta-données et données ramassées à l'étranger par la DGSE). Jusqu'ici, les identifiants rattachables au territoire français ne pouvaient être l'objet de surveillance internationale (au-delà de l'identification, pas considérée comme un acte de surveillance), sauf si un individu se trouvait à l'étranger et constituait une menace. La LPM ouvre donc cette possibilité après accord du Premier ministre et avis de la CNCTR pour certaines finalités ayant trait aux " intérêts fondamentaux de la Nation ". Le quota de surveillances simultanées n'est pas encore fixé. " La durée de conservation des données, le tri et le traitement ne seront pas nécessairement un problème si les services respectent la loi ", juge Francis Delon.
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June 25, 2018 2:35 AM
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A-29 Super Tucano crashes during light attack experiment

A Sierra Nevada/Embraer A-29 Super Tucano crashed in New Mexico on 22 June while participating in a month-old light attack experiment, a US Air Force spokesman confirms.

Both USAF crew members ejected during the 11:45am incident and one crew member sustained minor injuries. No information on the status of the second crew member was available as of 6:25 pm in New Mexico on 22 June.

The A-29 crew was based at Holloman AFB, but the crash occurred about 56nm (105km) north at the Red Rio Bombing Range, a 79,300 hectare (196,000 acre) area within the White Sands Missile Range.

An investigation into the cause of the incident remains ongoing.

The crash comes about five weeks after the USAF kicked off the second phase of the light attack experiment at Holloman AFB on 17 May.

In addition to the A-29, Textron Aviation provided a AT-6 Wolverine for the USAF to evaluate during the experiment.

Both aircraft also participated in the first light attack experiment held at Holloman last July, along with Textron Aviation’s Scorpion jet.

The USAF plans to make a decision about proceeding with a proposal to buy potentially hundreds of light attack fighters after evaluating the data gathered during this experiment.

The evaluation began with the first phase of the experiment last year, allowing the USAF to become acquainted with the capabilities of each aircraft.

As the second phase began last month, USAF officials described the objective as learning more about how to connect such aircraft to the military's intelligence networks and supporting the aircraft in the field.
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June 25, 2018 2:32 AM
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Les USA développeraient un sous-marin d’espionnage qui ne ressemble à aucun autre (photo)

Les USA développeraient un sous-marin d’espionnage qui ne ressemble à aucun autre (photo) | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le projet d’un sous-marin d’attaque américain non divulgué précédemment pourrait indiquer la future direction de développement de la flotte sous-marine américaine, selon Popular Mechanics.

Le concept du design d'un futur sous-marin américain dévoilé par le site d'analyse Covert Shores et non divulgué précédemment est révélateur quant au développement à venir de la flotte sous-marine des États-Unis, suppose le magazine Popular Mechanics
Le sous-marin Sub 2000 constituerait «une rupture radicale par rapport aux projets américains antérieurs», car il a une double coque, est de petite taille et son design est «plat», signale le média.D'après le projet, le Sub 2000 est conçu comme un sous-marin d'attaque, mais il pourrait également mener des missions «d'espionnage». Sa configuration lui permettrait de s'approcher à faible profondeur des côtes ennemies pour installer des appareils d'écoute et intercepter des transmissions électromagnétiques.

En outre, le Sub 2000 serait doté de deux véhicules sous-marins autonomes, ce qui permet de conclure qu'il doit succéder au sous-marin de 2e génération USS Parche qui a mené des missions d'espionnage pendant et après la guerre froide.
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June 26, 2018 1:27 AM
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Premier F-35 turc délivré sous haute tension

Premier F-35 turc délivré sous haute tension | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Une cérémonie de remise d’un nouvel appareil est toujours un événement inoubliable, une fête. Mais la remise, hier, du premier Lockheed-Martin F-35A « Lighting II » Joint Strike Fighter (JSF) à la Turquie s’est faite dans une ambiance morose et sous haute tension.

Techniquement la présentation du premier F-35A destiné à la Turquie est réalisée, l’avion rejoindra prochainement le centre de formation conjoint de la base aérienne de Luke AFB en Arizona où les premiers pilotes turcs vont commencer à s'entraîner avec l'avion. Ce premier appareil devrait ensuite voler en direction de sa future base d’attachement en Turquie d’ici 12 mois. Enfin, si tout va bien !

Durant toute la cérémonie, le projet de loi des législateurs américains a pesé sur l’ambiance et pour cause. Le projet de loi de Chris Van Hollen du Maryland, dans le cadre de l'année fiscale 2019 (2019), prévoit des interdictions de dépenser des fonds de l'exercice 2019 ainsi que des exercices antérieurs pour transférer ou faciliter le transfert des F-35 à la Turquie. C'est-à-dire, jusqu'à ce que le secrétaire d'État certifie que la Turquie n'achète pas et n'acceptera pas les livraisons du système sol-air russe S-400.

Le projet de loi fera l'objet d'un examen par le Sénat. Il va plus loin que le projet de loi sur l'autorisation de défense voté par le Sénat le 18 juin dernier, qui limite le financement du transfert des F-35 à la Turquie jusqu'à ce que le secrétaire à la Défense publie un rapport sur le retrait du programme F-35.

Les Législateurs du Capitole Hill menacent d'empêcher la Turquie d'obtenir sa flotte promise de 100 avions de combat F-35 sur les violations des droits de l'homme d'Ankara et l'achat planifié d'un système de défense aérienne russe controversé.

Fortes tensions qui perdurent :

Les relations entre les États-Unis et la Turquie sont devenues très tendues ces dernières années. Les alliés de l'OTAN se sont affrontés ces derniers mois sur l'expansion turque de sa campagne en Syrie et le soutien américain à la milice des Unités de protection du peuple kurde, ainsi que la détention d'un pasteur américain et l'approfondissement des liens avec la Russie. La communauté internationale a également largement condamné la purge des fonctionnaires militaires et des fonctionnaires par le président turc Recep Tayyip Erdogan après une tentative de coup d'Etat en 2016.

Crainte de divulgation de secrets :

Il faut également rappeler que de son côté l'Agence de coopération pour la défense de la Défense américaine à annoncé que la grande majorité des dirigeants turcs de l’époque avec qui les discussions sur l’achat du F-35 ont eu lieus sont actuellement en prison. De fait, aux Etats-Unis on commence à craindre sérieusement que le gouvernement actuel ne compromette pas les technologies du F-35 en les vendant à d’autres pays ou en les utilisant pour concevoir le futur avion de combat turc.

Problème juridique :

Pour autant, le Congrès n'a pas le pouvoir de bloquer unilatéralement la participation d'Ankara au programme des F-35, car les ventes aux pays partenaires sont faites par le biais du consortium F-35, et non du gouvernement américain. Le Congrès n'est pas informé des ventes individuelles ou des transferts aux pays partenaires, contrairement au processus de vente militaire normal à l'étranger, selon une source du Congrès.

Si le Congrès peut finalement légiférer contre la vente, le libellé final du projet de loi, ce sera «une question pour les avocats».

Les risques :

En cas de blocage de la vente de F-35, les conséquences seront importantes. En effet, Ankara est un partenaire essentiel du programme F-35, plusieurs composants clés de la motorisation sont fabriqués par des compagnies turques, tandis que le principal centre européen de réparation et de révision du moteur Rolls-Royce du F-35 se trouve à Eskisehir, au nord-ouest de la Turquie. Le département de la Défense estime qu'il faudra deux ans pour trouver et qualifier de nouveaux fournisseurs pour remplacer toutes les entreprises turques qui sont expulsées du programme. Autre conséquence, pour l’Otan cette fois, le pays pourrait bien refuser l’usage des installations de la base aérienne d'Incirlik, dans le sud de la Turquie, qui est un lieu de lancement essentiel pour les opérations au Moyen-Orient, notamment la campagne contre l'État islamique, et abrite un stock américain de bombes nucléaires B61, pilier de la dissuasion nucléaire américaine en Europe.

On le voit, le dossier des F-35 turcs est épineux et devrait rebondir plus d’une fois dans ces prochains mois.
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June 26, 2018 1:20 AM
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Microsoft et Thales apportent le cloud aux armées

Microsoft et Thales vont créer une offre commune dans les clouds de défense au niveau mondial. Le groupe Thales a déjà déployé des clouds privés pour certaines forces armées, mais faire alliance avec Microsoft va lui permettre de profiter de l’une des meilleures infrastructures cloud au monde. Il s’agira aussi de la première offre allant « jusqu’au théâtre d’opérations » en Europe. La solution utilisera Microsoft Azure Stack, la version locale d’Azure, et sera durcie par Thales pour répondre aux besoins spécifiques du monde militaire. Thales sera également l’opérateur des datacenters, qui seront hébergés dans les quartiers généraux ou déployés sur le terrain. La rapidité et la flexibilité du cloud devraient faire une grande différence sur le terrain, avec des déploiements beaucoup plus simples à mettre en œuvre et la capacité de relier des ressources entre elles (par exemple, envoyer les données d’un drone à une équipe de terrain) sans remonter toute la chaîne[…]
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June 26, 2018 1:13 AM
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Le 1er Régiment de Tirailleurs remporte le challenge national des tireurs d'élite longue distance

Le 1er Régiment de Tirailleurs remporte le challenge national des tireurs d'élite longue distance | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En 2012, la Direction de l’entraînement et des évaluations au tir opérationnel [DEETO] fit le constat que le niveau des tireurs d’élite des différentes compagnies d’infanterie passées au Centre d’entraînement de l’infanterie au tir opérationnel [CEITO] pouvait – et devait – s’améliorer. Les compétences des tireurs n’étaient pas en cause. Seulement, il leur manquait du temps et des munitions pour s’entraîner correctement.

Aussi, le général Hervé Wattecamps, alors commandant l’école de
l’Infanterie, demanda au CEITO d’organiser un « challenge » dédié au tir longue distance [avec les fusils PGM Hecate II, FRF2 et HK-417], l’idée étant de permettre aux groupes de tireurs d’élite de s’entraîner pendant une semaine et d’échanger leurs méthodes de travail ainsi que leurs astuces.

« C’est une grande famille qui se retrouve, il n’y a pas de secret, tout ce qui peut faire avancer la qualité des équipes TELD est forcement partagé. Pour finir, il y a la compétition, le petit plus qui pousse les équipes à se dépasser », expliquait ainsi, en 2016, le lieutenant-colonel Bernard, alors patron de la DEETO.

Entre les 17 et 21 juin, 19 équipes ont pris par à la 6e édition de ce « challenge national des groupes de tireurs d’élite » (ou TELD).

Étant donné que la spécialité de tireur d’élite demande des qualités particulières (calme, patience, sang-froid, rigueur, discrétion, compétences en topographie et excellente condition physique), cette compétition amicale compte 22 épreuves (dont 3 de nuit), dont une marche commando, une course d’orientation, du secourisme au combat et, évidemment, du tir à différentes distance (de 600 à 1.300 mètres).

Cette année, l’équipe du 1er Régiment de Tirailleurs (RTir) d’Épinal a terminé à la première place.

À l’occasion de l’édition 2018 de ce challenge, l’armée de Terre précise qu’elle compte plus de 900 tireurs d’élite et de précision dans ses rangs. Chaque année, 260 militaires du rang sont formés à cette spécialité.
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June 26, 2018 1:05 AM
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Les T-72 soviétiques font leur retour dans l’armée polonaise

Les T-72 soviétiques font leur retour dans l’armée polonaise | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Des chars soviétiques T-72 seront remis en service au sein de l'armée polonaise après des travaux de modernisation, affirme le quotidien Rzeczpospolita.Les forces armées polonaises réincorporeront des chars T-72 qui datent de l'époque du Pacte de Varsovie, rapporte vendredi le journal Rzeczpospolita se référant à de «récents ordres».

Selon le quotidien, ces chars subiront des travaux de modernisation avant d'être réintroduits au sein de l'armée. Le directeur de l'Agence de la propriété militaire de Pologne (AMW) Krzysztof Falkowski a «indirectement confirmé» ces informations, indique le journal.
À l'heure actuelle, les forces polonaises sont équipées de chars PT-91 Twardy de fabrication locale, ainsi que de Leopard 2A5 et Leopard 2A4 allemands.

Pour l'expert en matière de défense Wojciech Luczak cité par le quotidien, la décision de réintroduire des T-72 est liée à la hausse des effectifs de l'armée polonaise. Le pays n'est pas d'après lui en mesure d'équiper ses nouvelles brigades de blindés d'engins plus modernes.

Le T-72 est le principal char de combat soviétique, conçu entre 1967 et 1973. Il est toujours en service dans de nombreux pays, dont la Russie (près de 9.000 exemplaires), l'Ukraine (1.200), l'Inde (1.100) ou l'Iran (400).
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June 25, 2018 8:29 AM
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Macron tient enfin son nouveau dispositif d'intelligence économique

Macron tient enfin son nouveau dispositif d'intelligence économique | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Après d’intenses tractations au sommet de l’Etat, c’est finalement Thomas Courbe, l’actuel numéro deux du Trésor, qui devrait prochainement devenir le monsieur "Intelligence économique" du gouvernement. Cet ingénieur de l’armement prendra en même temps la tête de la Direction générale des entreprises (DGE) de Bercy.

C’est l’un des postes les plus sensibles de la République. Et pourtant, cela fait six mois qu’il attend son titulaire. Selon nos informations, après d’intenses tractations au sommet de l’Etat, c’est finalement Thomas Courbe, l’actuel numéro deux du Trésor, qui devrait prochainement devenir le monsieur "Intelligence économique" (IE) du gouvernement. En plus de cette mission hautement stratégique consistant à anticiper les menaces qui pèsent sur nos entreprises, ce quadra prendrait en même temps, la tête de la Direction générale des entreprises (DGE) de Bercy. Cette configuration inédite doit permettre de donner un nouvel élan à cette fonction, qui n’a cessé de faire l’objet de changements administratifs au gré des gouvernements successifs. Un symptôme des difficultés de l’Etat français à définir sa politique en la matière.

Concept fourre-tout aux frontières mouvantes, l’IE est un mélange subtil de veille concurrentielle, de protection du patrimoine économique et de stratégie d’influence au service des entreprises françaises. Il a fallu attendre 2003 pour que l’Etat nomme son premier monsieur IE : Alain Juillet, ancien de la DGSE placé comme "haut responsable" auprès des services du Premier ministre et resté en fonction jusqu’en 2009. Un record de longévité.
Querelles de chapelles

Depuis, le poste fait l’objet de sourdes querelles de chapelles.
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June 25, 2018 3:22 AM
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Le coût de la masse salariale de la Gendarmerie risque de déraper, prévient la Cour des comptes

Le coût de la masse salariale de la Gendarmerie risque de déraper, prévient la Cour des comptes | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En 2013, la Cour des comptes fit le constat que le plan d’adaptation des grades aux responsabilités exercées (PAGRE) dans la gendarmerie, qui prévoyait de nombreuses mesures catégorielles ainsi que l’amélioraion des rémunérations indiciaires et indemnitaires, avait eu pour conséquence une hausse de la masse salariale continue depuis 2006 (178 millions d’euros par an, en moyenne), alors que, dans le même temps, les effectifs avaient été réduits de plus de 5.000 postes.

Trois ans plus tard, et afin de prendre en compte l’intense activité à laquelle étaient soumises la police et la gendarmerie, un protocole a été signé pour proposer aux policiers et au gendarmes de bénéficier de mesures indemnitaires et indiciaires supplémentaires ainsi que pour leur offrir de nouvelles perspectives de carrière. Et cela, en plus du protocole « parcours professionnels, des carrières et des rémunérations » [PPCR], qui concerne l’ensemble de la fonction publique.

S’agissant plus précisément de la gendarmerie (mais la logique est la même pour la police), il est ainsi question de procéder à des avancements massifs.

Ainsi, selon un référé de la Cour des comptes publié le 20 juin, « il est prévu de promouvoir au grade de maréchal des logis chef et au grade d’adjudant 8.200 gendarmes titulaires de la qualité d’agent de police judiciaire [APJ]. »

Pour les officiers, il est également prévu « l’augmentation des effectifs de généraux, qui devraient atteindre 2,1% du corps en 2021 contre 1,13 % en 2016 et 0,61 % en 2012. » La pente sera identique pour les colonels, dont la proportion passera à 8,6%, contre 6,6% en 2016 et 5,9% en 2012.

En outre, poursuit la Cour des comptes, « il a été décidé la transformation de l’échelon fonctionnel du grade de colonel en échelon spécial (ouvert à 20 % du grade), la création d’un 5ème échelon dans le grade de lieutenant-colonel et l’augmentation de 7 % à 10 % du grade du nombre de lieutenant-colonels éligibles à l’échelon exceptionnel. »

Pour les magistrats de la rue Cambon, ces mesures « vont provoquer d’importants à-coups dans les déroulement des carrières des policiers et des gendarmes » et « à l’accélération brutale des avancements de grade succèderont des blocages durables dans la partie sommitale des corps. » Qui plus est, si l’on y ajoute les mesures indemnitaires, comme la revalorisation de l’indemnité de sujétions spéciales de police ou de la prime d’OPJ, il est estimé que les dépenses de rémunération dans la police et la gendarmerie augmenteront déjà de 123,5 millions d’euros en 2018.

Par ailleurs, et outre ces mesures, il est également prévu d’augmenter les effectifs de la police (+7.500) et de la gendarmerie (+2.500) sur la période 2018-22.

« Au total, la conjugaison du plan de renforcement des effectifs et des mesures de revalorisation des rémunérations et d’avancements massifs résultant des protocoles de 2016 constitue un effort budgétaire très important pour la mission Sécurités. Selon l’administration, les dépenses de rémunération de la police et de la gendarmerie devraient ainsi augmenter de plus de 920 M€, soit de 9,5%, entre 2016 et 2022 », relève la Cour des comptes.

Et c’est sans compter sur les conséquences de la directeur européenne sur le temps de travail et la nécessaire modernisation des moyens mis en oeuvre par les policiers et les gendarmes pour assurer leurs missions au quotidien.

Aussi, comme de telles mesures précédemment prises se sont traduites par une hausse de la masse salariale alors que les effectifs étaient en déflation, la Cour des comptes s’attend naturellement à voir la même chose dans les années qui viennent, les mêmes causes produisant les mêmes effets.

Il n’y aurait rien à redire si ce n’est que la Loi de programmation des finances publiques du 22 janvier 2018, qui doit assurer la maîtrise de la dépense de l’État prévoit un plafond de 13,66 milliards d’euros de crédits en 2020 pour la mission « Sécurités », soit 550 millions de plus par rapport à la loi de finances pour 2017. D’où l’avertissement des magistrats.

« Dans ces conditions, la Cour s’interroge sur la capacité du ministère de l’intérieur à respecter la trajectoire financière de la mission Sécurités prévue par le Parlement, compte tenu par ailleurs des besoins exprimés en matière d’équipements et de matériels ainsi que de l’impact budgétaire éventuel des adaptations apportées à l’organisation du temps de travail au sein des deux forces [de police et de gendarmerie, ndlr] », lit-on dans le référé.

En outre, la Cour « observe enfin que les deux protocoles de 2016, qui vont se traduire par un accroissement important des effectifs dans les grades les plus élevés, ont été préparés et conclus sans véritable réflexion sur l’adéquation des grades aux responsabilités exercées en lien avec les besoins opérationnels des services. »

Dans sa réponse, le Premier ministre, Édouard Philippe, a toutefois assuré que les mesures du protocole signé en avril 2016 ont été « budgétées dans les plafonds votés dans la loi de programmation des finances publiques (LPFP) 2018-2022. » Et d’ajouter que « cette denùère prend également en compte le renforcement des effectifs prévus dans le cadre du quinquennat. »

Par ailleurs, le chef du gouvernement a rappelé qu’un plan « ambitieux » de réformes « génératrices d’économies » a été prévu. L’une des mesures consiste « en l’approfondissement très significatif de la politique de substitution des personnels actifs par les personnels administratifs, techniques et scientifiques, à hauteur de 800 substitutions par an (500 pour la police et 300 pour la gendarmerie) de 2018 à 2022, soit 4 000 substitutions sur la période », écrit-il.

Une autre, ajoute M. Philippe, vise à rénover « des manières de travailler à l’échelon central, au moyen de la réduction des effectifs des cabinets des directeurs d’administration centrale et des états-majors, dont l’importance volumétrique avait cru ces dernières années. »
Quant à la gendarmerie, le Premier ministre estime que la mise en oeuvre du protocole d’avril 2016 « offrira une carrière plus attractive aux officiers méritants, de manière progressive et raisonnée » et assure que la « préservation de la structure pyramidale du corps des officiers, hypothèse fondamentale sur laquelle repose les travaux préparatoires au protocole, sera respectée. » Enfin, explique-t-il encore, « le cadencement des avancements se combinera avec les remplacements des officiers partant en retraite, lesquels s’annoncent très importants de 2018 à 2022 (presque 300 ETP en 2020 et 273 ETP et 2021). »
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June 25, 2018 2:50 AM
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Du wifi pour 43 millions d'euros

Un marché pour la "mise en œuvre et délivrance de services de télécommunications de loisir en France métropolitaine" a été passé par l'Economat des Armées (lire ici).

Il a été attribué à Wifirst (26 rue de Berri Paris 75008) et la valeur totale du marché d'une durée de 60 mois est de 43 086 300 €. Wifirst accompagne déjà, depuis 2014, l’armée française en fournissant le service WiFi des bases de défense en métropole mais aussi sur les théâtres d’opérations extérieures

En 2017, l’Economat des Armées (EdA) avait précisé que ce marché portait sur la mise en oeuvre et la délivrance de services de télécommunications de loisir (internet, téléphonie, etc.) au profit du personnel miliaire et des civils stationnés sur les sites du ministère des armées, dans le cadre de la condition du personnel.

Les services attendus étaient les suivants:
La fourniture, l’installation, le paramétrage et le déploiement d’infrastructures de réseaux en central et sur l’ensemble des sites ; 
La mise à disposition d’outils d’authentification d’accès aux services (portail web, applications, etc.) ; 
La délivrance de services additionnels à valeur ajoutée (téléphonie, Streaming TV, VoD, etc.) ; 
La fourniture de prestation d’exploitation, de maintenance des infrastructures de réseaux et de services associés installés dans les différents sites ; 
La fourniture d’un service client (hotline, service commercial, etc.) au profit des utilisateurs et des gestionnaires.
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June 25, 2018 2:45 AM
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Le porte-avions Type 001A termine ses premiers essais en mer et annonce une nouvelle suprématie aérienne pour la Chine

Le premier porte-avions construit par la Chine a terminé ses premiers essais en mer. Des experts ont déclaré que les résultats des essais étaient satisfaisants et que cela constituait une bonne base pour les tests suivants, menés à partir de jeudi 21 juin.

Les essais en mer du Type 001A ont été couronnés de succès, a révélé mardi le président de la China Shipbuilding Industry Corporation (CSIC) Hu Wenming, sur le site officiel du groupe.

Le porte-avions était parti le 13 mai du chantier naval de Dalian, dans la province septentrionale du Liaoning. Ses essais en mer visaient à tester sa puissance, sa poussée et ses systèmes électriques, y compris ses équipements de contrôle et de communication.

Grâce à ce succès, la Chine a battu un record en construisant de manière indépendante un porte-avions et en achevant les premiers essais en mer en si peu de temps, a déclaré Song Zhongping, expert militaire et commentateur à la télévision.

Il faudra attendre encore entre six mois et un an avant que le navire ne soit livré à la marine de l'Armée populaire de Libération (APL), a indiqué M. Song, tout en notant que « rien n’appelle à la précipitation, plus il y a d’essais, meilleures seront ses performances. »

La CSIC a également fait de grands progrès dans la fabrication de nouveaux équipements et dans l'application de nouvelles technologies, a déclaré M. Hu, dans des propos repris par le site d'information thepaper.cn mercredi 20 juin.

L'APL n’avait autrefois pas la suprématie aérienne en mer de Chine méridionale et en haute mer, a déclaré M. Song, mais le nouveau porte-avions pourrait combler ces lacunes.

Le navire est le deuxième porte-avions de la Chine après le Liaoning. Sa construction a commencé en 2013.

Ce jalon permet à la stratégie de la marine de se déplacer vers la haute mer, a expliqué M. Song, en affirmant que la Chine aurait trois porte-avions entre 2020 et 2022, et peut-être une flotte amenant leur nombre à six dans le futur.
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June 25, 2018 2:43 AM
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Le Rafale provoque une crise politique en Belgique

Le Rafale provoque une crise politique en Belgique | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le remplacement des F-16 belges, par des F-35, des Eurofighters ou des Rafales, est un sujet de vives tensions politiques chez nos voisins belges. On a encore franchi un cap ce vendredi, rapporte notre cousin et ami du Soir. Le ministre de la Défense, nationaliste flamand, Stefan Vandeput, a confié au journal De Morgen que le partenariat stratégique avec la France était " exclu ". Ce qui a provoqué la colère de Charles Michel, le Premier ministre francophone de la coalition libérale au pouvoir, qui a " rappelé à l'ordre " son ministre. Rien n'est conclu à ce stade affiche le Premier ministre mais les Flamands et les forces aériennes belges ne cachent pas leur préférence marquée pour le F-35.
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June 25, 2018 2:40 AM
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VIDEO - DARPA's Amazing Reconfigurable Wheel Tracks Go From Wheel To Track In Two Seconds Flat

VIDEO - DARPA's Amazing Reconfigurable Wheel Tracks Go From Wheel To Track In Two Seconds Flat | DEFENSE NEWS | Scoop.it
t's one of the biggest trade-offs in mechanized warfare—the efficiency of a wheel or the go-anywhere capability of the track. Wheels are far more adept at speeding over roads and semi-improved surfaces, while tracks own the sand, mud, and snow, as well as crumbling urban surfaces, mediums that can leave even the hardiest wheeled vehicles in a world of hurt. DARPA, along with their partners at Carnegie Mellon University's National Robotics Engineering Center, have come up with an amazing solution to this problem—a transformer of sorts that can go from wheel to track in two seconds flat.
The USMC Is Buying New Amphibious Vehicles That Can't Swim Faster Than What They Have NowBy Joseph Trevithick Posted in The War Zone
This New Video Showing DARPA's Master Plan For Its Gremlins Drones Is AwesomeBy Tyler Rogoway Posted in The War Zone
Images Emerge Of M1A2 Abrams Tank Equipped With Trophy Active Protection SystemBy Tyler Rogoway Posted in The War Zone
DARPA Wants to Use Fish and Other Sea Life to Track Enemy SubmarinesBy Joseph Trevithick Posted in The War Zone
DARPA’s Submarine Hunting Drone Ship Test’s Sensor Hauling ParasailBy Tyler Rogoway Posted in The War Zone

The Reconfigurable Wheel Tracks initiative has emerged under the Ground X-Vehicle Technologies (GXV-T) program ran by the Pentagon's famed 'bleeding-edge' research and development agency. GXV-T covers a number of technologies and applications, and DARPA describes the program's aims as "improving mobility, survivability, safety, and effectiveness of future combat vehicles without piling on armor." According to DARPA, the overall program has the following structure:

GXV-T’s technical goals include the following improvements relative to today’s armored fighting vehicles:

Reduce vehicle size and weight by 50 percent
Reduce onboard crew needed to operate vehicle by 50 percent
Increase vehicle speed by 100 percent
Access 95 percent of terrain
Reduce signatures that enable adversaries to detect and engage vehicles

The GXV-T program seeks to develop advanced technologies in the following four technical areas:

Radically Enhanced Mobility—Ability to traverse diverse off-road terrain, including slopes and various elevations. Capabilities of interest include revolutionary wheel/track and suspension technologies that would enable greater terrain access and faster travel both on- and off-road compared to existing ground vehicles.
Survivability through Agility—Autonomously avoid incoming threats without harming occupants through technologies that enable, for example, agile motion and active repositioning of armor. Capabilities of interest include vertical and horizontal movement of armor to defeat incoming threats in real time.
Crew Augmentation—Improved physical and electronically assisted situational awareness for crew and passengers; semi-autonomous driver assistance and automation of key crew functions similar to capabilities found in modern commercial airplane cockpits. Capabilities of interest include high-resolution, 360-degree visualization of data from multiple onboard sensors and technologies to support closed-cockpit vehicle operations.
Signature Management—Reduction of detectable signatures, including visible, infrared (IR), acoustic and electromagnetic (EM). Capabilities of interest include improved ways to avoid detection and engagement by adversaries.

Phase two of the program's contract winners recently demonstrated what they have been working on, and this is where Carnegie Mellon's Reconfigurable Wheel Tracks first appeared.

Check them out in action at time index 2:20 in the video below:

This incredibly innovative and futuristic system is part of Radically Enhanced Mobility portion of the GXV-T program. DARPA describes it and the tracks in a press release, stating:

Radically Enhanced Mobility:
GXV-T envisions future combat vehicles that could traverse up to 95 percent of off-road terrain, including slopes and various elevations. Capabilities include revolutionary wheel-to-track and suspension technologies that would enable access and faster travel both on- and off-road, compared to existing ground vehicles.

Reconfigurable Wheel-Track (RWT):

Wheels permit fast travel on hard surfaces while tracks perform better on soft surfaces. A team from Carnegie Mellon University National Robotics Engineering Center (CMU NREC) demonstrated shape-shifting wheel-track mechanisms that transition from a round wheel to a triangular track and back again while the vehicle is on the move, for instant improvements to tactical mobility and maneuverability on diverse terrains.

Such a capability could be downright revolutionary if it were to make it to an operational state. But just because it works for a technological demonstration, doesn't mean it is anywhere near being ready for combat operations. Cost, complexity, and durability are all key questions that would have to be answered if the system were to make it into production.

But even if those hurdles remain somewhat steep, such a capability could be worth the headaches they may cause in an operational state for certain users. The USMC in particular, which focuses on executing transitional fights from the beach to inland locales, could make great use of this technology on Humvees and Joint Light Tactical Vehicles (JLTVs). Even larger armored personnel carriers could leverage a form of the technology.

Equipping scout/reconnaissance and special operations vehicles with such a system also makes some sense as they may venture where road conditions are unknown, and with little fire support for protection. Being able to morph between wheels and tracks at an instant, and thus offering high-speed and rugged terrain access flexibility, could literally mean the difference between life and death.
Oshkosh Defense

USMC JLTV fitted with chains for snow operations.

There are also huge applications in the civilian market for this type of concept. Law enforcement, search and rescue, and emergency and disaster response teams could use this capability to plow through terrain that is inaccessible to wheeled vehicles, while still being able to retain a high-speed road capability as well. This could drastically reduce the timeframe for critical mobility operations and for the recovery of wounded personnel. Even farmers could make great use out of the concept.

The thought of such a system becoming a reality, even in just a developmental state, is pretty amazing. This was the stuff of our far-fetched science fiction dreams just years ago. It will be very interesting to see where this technology goes, but it is likely headed somewhere beyond an experiment because the capability is just too sweet not to pursue on a grander level.

Contact the author: Tyler@thedrive.com
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June 25, 2018 2:35 AM
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Bahreïn: Lockheed remporte un contrat pour 16 avions F16

Le groupe de défense américain Lockheed Martin et deux de ses filiales ont remporté un contrat de 1,12 milliard de dollars pour la production d'avions de combat F16 pour Bahreïn, a indiqué le Pentagone vendredi.

Cette commande, dont les contours avaient déjà été annoncés en novembre, porte sur seize avions de chasse F-16 Block 70.

Ils seront livrés le 30 septembre 2023, indique le Pentagone.

Ces appareils seront construits à Greenville (Caroline du Sud, sud-est) et à Fort Worth (Texas, ouest).

Le royaume de Bahreïn devrait ainsi devenir un des premiers pays du Golfe à disposer de ces chasseurs de 5e génération.

En novembre, selon le magazine spécialisé Defense News, le vice-président américain Mike Pence avait annoncé la signature d'un tel contrat, dont le montant était à l'origine plus important, affirmant que "cela favorisait l'emploi aux Etats-Unis et améliorait la sécurité".

vmt/leo
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June 25, 2018 2:35 AM
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Livraison du premier KC-46A en octobre

Livraison du premier KC-46A en octobre | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Boeing a conclu un accord avec l'US Air Force pour livrer son premier avion ravitailleur de nouvelle génération KC-46A « Pegasus » en octobre prochain. Le constructeur aéronautique basé à Chicago a été engagé pour livrer le premier lot de 18 KC-46 en août 2017, mais a manqué cette date limite après avoir eu des problèmes de production. L'USAF a déclaré qu'elle s'attend maintenant à ce que les 18 premiers avions soient livrés d'ici avril 2019.

Cet accord ouvre la voie à la livraison du premier nouveau ravitailleur à l'USAF 16,5 ans après que le Sénat américain ait proposé pour la première fois un plan de remplacement du Boeing KC-135 « Stratotanker », datant des années 1950.

Le premier KC-46 sera livré à la base aérienne de McConnell au Kansas. Ensuite, les avions seront livrés à Altus AFB à Oklahoma et à Pease AFB au New Hampshire. Boeing a déclaré qu'il a maintenant 43 avions en phase de production, dont 34 avions qui sont maintenant dans les dernières étapes de la construction.

L'USAF et Boeing discutent encore de la façon de résoudre les défaillances restantes de catégorie 1 sur le KC-46, comme les problèmes d'éblouissement causés par la lumière du soleil et les problèmes de conception qui provoquent le débranchement du boyau de ravitaillement dans certaines situations.

Le KC-46A «New Generation Tanker»:

Le KC-46A Pegasus «New Gen Tanker» est un gros porteur multi-mission, basé sur la cellule du B767 commercial. Pour ce faire, l’avion reprend les dernières innovations en matières d’écrans multifonctions en test actuellement sur le B787 «Dreamliner». Un nouveau système de ravitaillement permettra une augmentation du rythme de transfert de carburant, de plus, les charges et les opérations en sont simplifiées. Selon Boeing les risques d’industrialisations sont faibles, car l’avion s’appuie sur des moyens existants. Le «New Gen Tanker» se caractérise par une conception du contrôle de vol qui place l‘équipage aux commandes de l’ensemble de l’appareil, au lieu de permettre aux logiciels de limiter la manœuvrabilité au combat. Le «New Gen Tanker» met à la disposition des pilotes de l’USAF un poste de pilotage numérique avancé équipé des affichages électroniques du Boeing B787 «Dreamliner». Le «New Gen Tanker» dispose d’une technologie de ravitaillement en vol éprouvée et d’une perche KC-10 « NewGen » modernisée avec des capacités de ravitaillement étendues, un débit accru pour le transfert du carburant et un système à commandes de vol électrique (Fly by Wire).
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