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Romain
December 15, 2017 5:53 AM
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La Chine a adressé jeudi aux Etats-Unis une mise en garde contre la visite de navires de guerre américains à Taïwan, rendue possible par le budget de la défense signé cette semaine par Donald Trump. "Il s'agit d'une ingérence dans les affaires intérieures de la Chine", a averti devant la presse le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lu Kang. Pékin considère Taïwan comme partie intégrante de son territoire. "Nous faisons part de notre ferme opposition et avons protesté officiellement", a ajouté le porte-parole, alors que le président américain Donald Trump a signé mardi un budget de la Défense qui envisage la possibilité de rétablir des visites portuaires mutuelles entre les marines américaine et taïwanaise. "Nous sommes fermement opposés à toute forme d'échange officiel et de liens militaires entre Taïwan et les Etats-Unis ainsi qu'à des ventes d'armes américaines à Taïwan", a rappelé M. Lu.
La semaine dernière, la presse chinoise avait évoqué des propos d'un diplomate de l'ambassade de Chine aux Etats-Unis disant avoir averti des interlocuteurs de l'administration américaine que Pékin reprendrait Taïwan par la force le jour où un navire américain entrerait dans un port taïwanais. Depuis qu'ils ont établi des relations diplomatiques avec Pékin, les Etats-Unis n'entretiennent pas de relations officielles avec Taïwan mais Washington continue à vendre des armes à l'île du Pacifique, au grand dam du gouvernement chinois.
Aux termes d'une loi "anti-sécession", Pékin se réserve le droit de reprendre l'île par la force en cas de déclaration d'indépendance formelle à Taipei ou bien d'intervention militaire extérieure. L'île est gouvernée séparément du continent depuis la fuite du gouvernement nationaliste à Taïwan en 1949 lors de la prise du pouvoir des communistes à Pékin.
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Romain
December 15, 2017 5:28 AM
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Imaginez un obus qui, tiré de Paris, atteindrait Lille* en moins de deux minutes. Non, vous n’êtes pas dans le dernier Star Wars, cet exploit technologique deviendra peut-être un jour réalité grâce à l’Institut de recherche franco-allemand Saint Louis (ISL), dont les scientifiques ont dévoilé pour la première fois un prototype de canon électromagnétique lors du dernier Forum DGA Innovation, organisé le 7 décembre sur le campus de l’École polytechnique, à Palaiseau.
Le prototype mignature exposé durant la journée DGA Innovations, capable de tirer un projectile de 5x5 mm à une vitesse de 120 m/s
Le prototype mignature exposé durant la journée DGA Innovations, capable de tirer un projectile de 5×5 mm à une vitesse de 120 m/s
Unique en Europe et resté loin des projecteurs jusqu’à la semaine passée, ce projet est lancé en 1987 avec le concours de MBDA, Naval Group, Nexter Systems et Nexter Munitions. Soutenu par le dispositif RAPID de la DGA, il abouti en 1997 au développement d’un premier prototype d’une puissance de 10 MJ, le canon « Pegasus ».
« Nous avons déjà atteint une vitesse de bouche de 3 km/s au sein de notre laboratoire », révèle Pierre Wey, chercheur au sein de l’ISL. « Nous essayons maintenant de quitter les laboratoires pour les polygones de tir (…) afin de démontrer la pertinence de cette technologie pour une utilisation opérationnelle ». Il s’agira notamment pour l’ISL d’étudier la survivabilité d’un obus flèche de calibre 60 mm et de ses composants électroniques. En cas de succès, cette campagne de tirs sera suivie du « transfert de ce savoir-faire vers l’industrie et de l’élaboration de systèmes plus puissants en vue d’une entrée en service pour 2040 », ajoute Wey.
Le principal défi reste la mise en œuvre pratique, explique la DGA. Car, outre les gaz incandescents susceptibles d’endommager le canon, le fonctionnement de celui-ci nécessite de délivrer en un temps infiniment court une quantité d’énergie équivalente à celle nécessaire pour alimenter une ville de la taille de Lyon. L’ISL travaille donc sur des alimentations électriques ultra compactes, « capable de délivrer jusqu’à 1GW dans un volume 10 fois moindre qu’avec une technologie classique », précise la DGA.
(Crédit photo: ISL)
(Crédit photo: ISL)
Mais qu’importe les obstacles, tant la rupture technologique que représente Pegasus est immense. Primo, ce canon permet au projectile d’atteindre une vitesse hypersonique, soit Mach 9 (ou près de 11 000 km/h), et de quintupler la portée des meilleurs canons actuels.
Avec une portée maximale estimée à 200 km, un canon Pegasus de calibre 125 mm serait capable de suppléer un missile de croisière pour un coût dix fois moindre (±50 000€). De même, la portée et la vitesse du projectile rendent obsolète les tirs de contre-batterie et les systèmes de défense rapprochée type Phalanx. A contrario, un canon électromagnétique multi-coups fournirait un tir de contre-batterie extrêmement efficace contre les projectiles adverses en vol en tirant parti d’une vitesse de bouche phénoménale.
Capture d'écran d'un essai de tir, le projectile est visible sur le cliché du bas (Crédit photo: ISL)
Capture d’écran d’un essai de tir, le projectile est visible sur le cliché du bas (Crédit photo: ISL)
Et secundo, fini la poudre et les explosifs. L’énergie acquise par le projectile est en effet supérieure à celle d’un obus explosif de masse équivalente, permettant de transporter plus de munitions tout en diminuant les risques liés au stockage.
Outre l’artillerie de très longue portée, le canon Pegasus pourrait révolutionner la défense anti-aérienne et anti-missile, notamment contre les futures menaces hypersoniques, grâce à la réduction extrême du temps de vol. Nullement limité au domaine militaire, cette technologie trouverait également des applications dans le domaine spatial, comme le lancement de micro-satellites ou les tests d’impact de micro-météorites.
Pour l’heure, rendez-vous en octobre 2018 à Paris pour le salon Euronaval et la présentation d’un premier concept opérationnel, sur un bateau de la gamme Naval Group, révèle la DGA.
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December 15, 2017 5:24 AM
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Évoqué pour la première fois en octobre 2016, l’accord sur le financement de l'achat par la Turquie des S-400 Triumph pourrait être signé cette semaine, a indiqué le chef de la diplomatie turque. Pour les détails restants, l’aide de spécialistes russes dans le domaine des systèmes de missiles sol-air n’est pas exclue.
L'accord sur l'achat par la Turquie des systèmes russes de missiles sol-air S-400 Triumph pourrait être signé cette semaine, a annoncé jeudi le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu.
Selon lui, l'accord portant sur le financement de l'opération est presque atteint, et le travail sur la coordination des détails se poursuit.
«Il n'y a pas de problèmes avec les S-400. Un accord de financement a été conclu, seuls des détails restent à régler. Les experts des deux côtés travaillent. Lorsque ce travail sera terminé, tout sera signé, probablement cette semaine», a déclaré M. Cavusoglu.
Le ministre a également indiqué que du personnel russe pourrait être aussi recruté, si nécessaire, afin d'assurer la formation à l'utilisation des systèmes russes de missiles sol-air livrés de Russie en Turquie
«Quant aux S-400, nous prévoyons de compter sur nos propres forces, sur nos propres cadres. Mais, si nécessaire, nous impliquerons des spécialistes russes: militaires et civils», a précisé le chef de la diplomatie turque. La livraison des S-400 à la Turquie a été évoquée pour la première fois pendant l'entretien qu'ont eu Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan le 10 octobre 2016 à Istanbul.
Fin juillet, le porte-parole du président turc Ibrahim Kalin a annoncé que les parties étaient pratiquement parvenues à un accord. En août, le directeur général de Rosoboronexport, Alexandre Mikheev, a déclaré que la signature du contrat était proche. Elle a été annoncée le 12 septembre et le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré qu'Ankara avait effectué le premier versement.
Le système S-400 Triumph, à ce jour unique au monde, est destiné à abattre des cibles aériennes, y compris des avions et des missiles. Un contrat pour la fourniture de ce système a également été signé avec la Chine. Fin août, le Service fédéral pour la coopération militaro-technique a annoncé avoir reçu près de dix requêtes pour les S-400.
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December 15, 2017 5:16 AM
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Selon le président du Conseil italien Paolo Gentiloni, l'Italie pourrait retirer une partie de ses forces engagées en Irak dans la lutte contre l'Etat islamique pour les transférer au Sahel.
"Nous avons engagé 1 000 militaires en Irak, il est possible qu'une partie de ces forces ne soient plus indispensables dans un futur proche", a estimé Paolo Gentiloni. Une partie de ces troupes est actuellement mobilisée pour assurer la sécurité du barrage de Mossoul dont la remise en état a été confiée à des entreprises italiennes et américaines.
"Nous nous engagerons sérieusement après l'approbation au Parlement pour la formation de forces pouvant contribuer à la stabilité et à la lutte contre le terrorisme au Sahel", a-t-il ajouté. "Nous partirons d'opérations bilatérales avec le Niger", pays qui contribue à la force du G5 Sahel et qui joue un rôle clef dans le contrôle des flux migratoires.
Voici ce qu'en dit le quotidien italien La Repubblica: "L'Italie accueillera une mission militaire au cœur de l'Afrique. Un contingent de 470 soldats avec 130 véhicules arrivera l'an prochain. Il formera non seulement les forces locales, mais aussi "contribuera à la surveillance et au contrôle du territoire nigérien". Un engagement direct, donc, pour garder la route des migrants se dirigeant vers le littoral méditerranéen." L'article est à lire ici.
L'annonce italienne est intervenue alors que les pays contributeurs au financement de la force ont annoncé leurs contributions. On notera que Ryad va donner 100 millions d'euros et les Emirats arabes unis 30 millions d'euros à cette force, dont les besoins ont été évalués à 250 millions d'euros pour sa mise en place.
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December 15, 2017 5:13 AM
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Le nouveau sous-marin polyvalent de cinquième génération Husky sera en mesure de porter des missiles de croisière Zircon hypersoniques capables de percer tout système de défense anti-missile.
L'aspect du sous-marin polyvalent russe Husky de cinquième génération étant conçu, l'avant-projet du submersible est prêt, a annoncé à Sputnik le directeur du bureau de construction de robots marins de Saint-Pétersbourg Oleg Vlassov.
«Nous soumettrons l'avant-projet au commandant en chef de la Marine, qui arrive le 20 décembre. Tous les détails techniques lui seront présentés», a déclaré le responsable.
Auparavant, le commandant en chef adjoint de la Marine russe chargé des armements, le vice-amiral Viktor Boursouk, a déclaré que la construction du sous-marin polyvalent Husky dernier cri est prévue par le programme d'État des armements pour les années 2018-2025. Pour le moment, il y a peu d'informations ouvertes sur le projet, mais on sait que ce submersible sera capable de porter le missile de croisière hypersonique dernier cri Zircon.
Les premières informations sur le système de missiles de croisière Zircon ont parues dans la presse russe en février 2011. Au cours des essais, qui ont eu lieu en avril 2017, le missile Zircon, de 10 mètres de long, a atteint une vitesse record de huit fois la vitesse du son, ce qui le rend absolument intouchable pour les systèmes de défense antimissile existants.
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December 15, 2017 5:00 AM
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BAE Systems, in collaboration with The University of Manchester, has completed initial flight trials of a new unmanned aerial vehicle (UAV) concept called MAGMA.
BAE Systems, in collaboration with The University of Manchester, has announced the successful completion of the first phase of flight trials of a new unmanned aerial vehicle (UAV) concept called MAGMA.
The design used a blown-air system to manœuvre the aircraft, in place of control surfaces. According to BAE Systems, this could give greater control, as well as reducing weight and maintenance costs, allowing for lighter, stealthier, faster and more efficient military and civil aircraft in the future.
The two technologies to be trialled first using the jet-powered UAV are: • Wing Circulation Control, which takes air from the aircraft engine and blows it supersonically through the trailing edge of the wing to provide control for the aircraft • Fluidic Thrust Vectoring, which uses blown air to deflect the exhaust, allowing for the direction of the aircraft to be changed.
BAE Systems says that further flight trials are planned for the coming months to demonstrate the new flight control technologies with the ultimate aim of flying the aircraft without any moving control surfaces or fins. If successful, the company says the tests will demonstrate the first use of such circulation control in flight on a gas turbine aircraft and from a single engine.
Additional technologies to improve the performance of the UAV are being explored in collaboration with the University of Arizona and NATO Science and Technology Organisation.
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December 14, 2017 1:13 AM
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Ce 13 décembre, à l’initiative du président Macron, une réunion a été organisée à la Celle-Saint-Cloud, près de Paris, pour voir comment il serait possible d’accélérer le déploiement de la Force conjointe du G5 Sahel, destinée à traquer les groupes jihadistes dans la bande sahélo-saharienne (BSS) avec 5.000 soldats fournis par le Niger, le Mali, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie.
« Il nous faut gagner la guerre contre le terrorisme dans la zone sahélo-saharienne. Or elle bat son plein. Il y a des attaques chaque jour, il y a des États qui sont aujourd’hui menacés (…) Nous devons intensifier l’effort », a affirmé le président français à l’issue de cette réunion, à laquelle l’Algérie n’a pas participé, alors que ce pays a été impliqué dans les négociations en vue d’un réglement politique entre les rebelles touareg et les autorités maliennes, en 2015.
Selon M. Macron, les pays du G5 Sahel ont convenu de « renforcer leurs efforts en priorité sur la zone centre (Mali, Burkina et Niger), avec un effort accru tant quantitatif que qualitatif. » Et de préciser que « cet effort consistera en une augmentation des effectifs engagés, une renforcement des postes de commandement, une planification accélérée des opérations avec des objectifs au premier semestre 2018. »
Présentée par le président tchadien, Idriss Déby, comme étant capitale, la réunion de la Celle-Saint-Cloud a donné lieu à une seule annonce importante (par ailleurs connue depuis plusieurs jours), à savoir le financement de cette force conjointe à hauteur de 100 millions de dollars par l’Arabie Saoudite. Les Émirats arabes unis ont quant à eux promis 30 millions de dollars.
La chancelière allemande, Angela Merkel, qui était présente à cette réunion a indiqué que le G5 Sahel était « prêt à mener le combat ». Et d’ajouter : « Nous ne pouvons plus attendre. » Mais, apparemment, elle n’a fait aucune annonce sur un possible financement de cette force conjointe, à qui il manque encore des fonds pour atteindre les 423 millions d’euros nécessaires à son fonctionnement pour une année.
Cela étant, cette réunion n’a pas permis de lever les doutes sur les capacités effectives de cette FC-G5S, dont le principe rappelle celui de la Force mixte multinationale (FMM), mise en place par les pays de la commission du Lac Tchad pour combattre le groupe jihadiste nigérian Boko Haram.
Cette FMM a en effet obtenu des résultats probants, grâce aux forces nigérianes, bien équipées, tchadiennes et camerounaises. Toutefois, elle n’a pas réussi à éradiquer complétement Boko Haram qui, malgré des dissensions internes, a su garder une capacité de nuisance.
Mais comparaison n’est pas raison. Comme le souligne un rapport de l’International Crisis Group, il sera compliqué de reproduire, au Sahel, le modèle de la FMM.
« La capacité de ses armées ne souffre pas la comparaison. La FMM a bénéficié du poids en hommes et en matériel de l’armée nigériane, de l’âpreté au combat des soldats tchadiens et de la longue expérience d’une unité de l’armée camerounaise au financement original, le Bataillon d’intervention rapide (BIR). À l’inverse, trois des armées du G5 (Burkina, Niger et Mali) présentent plus de faiblesses que de points forts », note le centre de recherche, dans un rapport qu’il vient de publier.
Ce dernier, sévère, juge que l’armée malienne « existe sur le papier, mais n’a qu’une très faible capacité opérationnelle », que « sa refondation progresse très lentement » et qu’elle « reste en grande partie ce corps désorganisé qu’elle était à la veille du coup d’État du capitaine Sanogo en mars 2012 ». Quant à l’armée burkinabè, elle est encore en pleine restructuration. S’agissant des forces armées nigériennes, elles doivent « composer avec un budget en déficit chronique, une relation tendue avec le pouvoir politique et l’obligation d’une présence permanente sur trois frontières (Mali, Libye et Nigéria). »
Enfin, l’armée tchadienne est usée par des années d’engagements et des problèmes financiers. Ce qui n’est pas le cas de son homologue mauritanienne, ce qui, a contration, pose la question de son aguerrissement. Quoi qu’il en soit, d’après le président macron, l’une et l’autre ne seraient pas concernées, dans l’immédiat, par l’accélération du tempo opérationnel puisque l’effort portera sur le fuseau « centre », c’est à dire dans la zone des trois frontières (Mali, Burkina, Niger).
La donne est connue depuis longtemps : la FC-G5S présente des déficits capacitaires dans des domaines clés (appui aérien, aéromobilité, sanitaire, logistique, transmissions, etc…) qui ne pourront qu’être comblés par la force française Barkhane, voire la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA).
Au-delà de l’aspect capacitaire, la question du financement de cette force conjointe est loin d’être réglée, même si le budget de fonctionnement de 423 millions d’euros est bouclé. Il ne le sera que pour un an et il faudra par conséquent remettre la main au portefeuille l’an prochain.
« La focalisation sur le budget de la force a fini par faire oublier une autre question : celle de son financement futur et de sa pérennité dans le temps. Le refus américain et britannique de financer la force au travers d’un mécanisme onusien régulier et durable met le G5 à la merci d’une insécurité budgétaire permanente, » relève ainsi l’International Crisis Group.
Qui plus est, le risque d’alimenter la corruption est à prendre en considération.
« Le financement du G5 pose en outre la question de l’aptitude des pays membres à absorber des masses de liquidités, considérables à leur échelle, sans en subir les conséquences. Le budget initial du G5, s’il reste fixé à 423 millions d’euros pour la première année, correspond à environ une année du budget total des cinq armées réunies. Rien ne dit que cet afflux d’argent ne sera pas un accélérateur de la corruption qui a miné les armées des pays du G5 au cours des années passées, exacerbé les divisions au sein de celles-ci et entre les pays de la région, et attisé les manipulations parmi des élites politiques intéressées par la captation d’une partie de cette manne soudaine », avance le rapport.
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December 14, 2017 1:08 AM
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Boeing et le Pentagone ont trouvé un accord sur les futurs avions présidentiels américains Air Force One, après plusieurs mois de négociations, a indiqué mercredi à l'AFP une porte-parole de l'avionneur.
"L'armée de l'air a commandé deux 747-8 à Boeing", a indiqué par courriel la porte-parole sans donner de détails sur le prix. Le président américain Donald Trump s'était élevé l'an dernier contre le prix qu'il jugeait prohibitif des appareils destinés à remplacer ceux utilisés actuellement.
Mais une solution avait été trouvée au cours de l'été: selon une source proche du dossier, Boeing avait proposé à l'Armée de l'Air de lui vendre deux 747-8 initialement destinés à la compagnie aérienne russe Transaero qui a fait faillite.
Cette piste avait le mérite de rendre le prix abordable.
Un 747-8 dans sa version civile est vendu environ 390 millions de dollars au prix catalogue mais son prix évolue fortement selon les technologies ajoutées et des rabais consentis.
Boeing va transformer les deux 747-8 en avions présidentiels, en y ajoutant notamment des systèmes de sécurité et des technologies dernier cri pour répondre aux exigences du ministère de la Défense.
Air Force One, qui ne porte ce nom que lorsque le président est à bord, lui permet d'exercer toutes les prérogatives de son mandat pendant qu'il est dans les airs, y compris déclencher une frappe nucléaire.
L'US Air Force a prévu un budget total de trois milliards de dollars pour deux exemplaires de 747-8 mais ce genre de contrat est très rarement exécuté dans la limite de l'enveloppe initiale.
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December 14, 2017 1:06 AM
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Dans la semaine nous vous informions sur le fait qu’en Californie la saison des feux de forêt était loin d’être terminée, nous avons été rattrapés par l’actualité. Depuis maintenant quelques jours les pompiers de Los Angeles et de ses alentours luttent contre une série de feux de forêts et de broussaille d’une ampleur inédite depuis les années 1950 ! Celle-ci a notamment démontré que l’état américain le plus peuplé ne disposait pas d’assez de bombardiers d’eau, notamment légers. Une situation qui met en péril non seulement les soldats du feu au sol mais également les populations civiles et leurs habitations. Rechargement d’un bambi bucket.
C’est en fait tout le tiers sud de la Californie qui vie désormais sous une épaisse chape de fumée, réduisant au maximum les capacités de bombardement aérien des avions et hélicoptères de lutte anti-feux. D’autant qu’aux vues de l’urbanisation très importante de la région ce sont principalement les voilures tournantes qui peuvent attaquer les foyers d’incendie tels les AgustaWestland AW.139 ou encore les étonnants Erickson Aircrane. Car la réalité de cette série d’incendies est frappante : les flammes ne lèchent plus les confins de Los Angeles, elles sont entrées dans la ville ! Il faut imaginer un feu de broussailles dans une métropole aussi grande que Paris, Lyon, Marseille, et la métropole lilloise réunies.
Devant l’ampleur des dégâts le gouverneur de Californie n’a pas hésité à prêter les combattants de la garde nationale. Accompagnés de leurs aéronefs, et notamment les avions-cargos Lockheed-Martin C-130J équipés du système MAFFS, les soldats américains apportent une aide substantielle aux pompiers de Los Angeles. Au plus près des flammes ce sont les équipages des Sikorsky UH-60L (et leurs fameux marquages roses) équipés de bambi buckets. Ces hélicoptères ont la capacité de se recharger en eau dans les nombreuses piscines privatives présentes dans la ville et ses faubourgs aussi bien que dans le tout proche océan Pacifique. Los Angeles, en proie aux flammes.
Tous ces déploiements ont obligé la municipalité et le comté de Los Angeles à organiser des DZ jusqu’au cœur même de la métropole californienne. Il est donc désormais possible pour les riverains de voir se poser des hélicoptères militaires dans les célèbres quartiers de Bel Air ou encore de Beverly Hills où les villas des milliardaires et des stars hollywoodiennes sont désormais la cible du feu.
Ce vendredi 8 décembre 2017 le Président des États-Unis Donald Trump a accepté de déclencher l’aide d’urgence fédérale permettant de débloquer des fonds importants et d’envoyer sur place des moyens humains et matériels depuis les états voisins. Par ailleurs le Mexique a proposé son aide aux États-Unis sous la forme de bombardiers d’eau et de pompiers spécialisés. Blackhawk, l’arme anti-feu de la garde nationale californienne !
Si en France la majorité des feux de forêt résulte de la négligence ou de la maladresse de touristes ou bien de l’acte criminel des pyromanes le profil des feux de broussailles et de forêts en Californie est très différent. Ils sont presque exclusivement d’origine naturelle ! En effet la pluie n’est pas tombée sur certaines zones de l’état depuis plus d’un an, les sols étant de ce fait extrêmement secs.
Photos © Los Angeles Fire Department & US Department of Defense.
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December 14, 2017 12:56 AM
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The Navy of the Islamic Revolutionary Guard Corps (IRGC) has received an 8-seat amphibious aircraft designed and built in Russia.
During an official ceremony in Bandar-e Abbas, IRGC Navy has received new AeroVolga LA-8 amphibious aircraft, on 13 December.
“Aircraft that joined the Naval Force with various capabilities for patrol, identification, support, rescue, firefighting, maritime transport, and … the ability to land in the water”, said the naval commander of the Revolutionary Guards, Admiral Ali Fadui вгкштп ceremony.
More: Indonesia receives first ARISGATOR amphibious vehicles
The AeroVolga LA-8 is an 8-seat amphibious aircraft designed by Russian Scientific-production association (NPO) «AeroVolga». The new amphibious aircraft is designed to operate in all latitude and climatic zones, in fresh and salt water. The aircraft’s landing gear allows operating from paved and unpaved runways, including ground, asphalt, and snow-covered runways. Seagoing ability allows operating with wave height up to 0,6 m. Minimum length of runway is 400 m. Runway absolute altitude up to 1 500 m for piston version and 2 500 m for turboprop version.
More: Russian company developed Triton all-terrain flying amphibious vehicle
The LA-8 is largely built from plastic foam and PVC filled glass fibre sandwich. Its wing is divided into watertight compartments. The LA-8 has a tricycle undercarriage with mainwheels retracting into the fuselage sides and the nosewheel retracting rearwards. A ballistic parachute is an option.
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December 14, 2017 12:54 AM
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Partenaire historique de l’Etat français, Bertin IT est un acteur de référence dans le domaine de la cyber sécurité et de la cyberdéfense. DCI, opérateur de référence du transfert de savoir-faire opérationnel des forces armées françaises vers les pays amis de la France, accompagne les Etats dans la mise en œuvre de leurs stratégies cyber. Entreprises partenaires, Bertin IT et DCI ont décidé de renforcer leurs relations dans le domaine cyber en signant un accord de partenariat stratégique afin développer les synergies de leurs offres dans une démarche d’accompagnement capacitaire de leurs clients.
Ce partenariat contribuera à l’accélération de la stratégie de développement de DCI et de Bertin IT sur le marché mondial de la cyberdéfense, de la cybersécurité et, pour Bertin IT également sur celle du renseignement d’intérêt cyber. Bertin IT, en tant qu’éditeur de solutions et services, traite en effet la défense en profondeur des systèmes d’information sensibles, le traitement avancé multilingue de l’information multi-formats pour des applications de renseignement tel que celui d’origine source ouverte, la Cyber Threat Intelligence ou le traitement de la voix.
« Nous nous réjouissons de renforcer notre coopération avec DCI, nos sociétés se complétant dans leur excellence à accompagner les Etats amis de la France dans le renforcement de leur sécurité », commente Philippe Demigné, Président de Bertin Technologies.
« Nos cultures communes et nos expériences historiques dans les domaines de la défense ont prévalu à ce partenariat entre Bertin IT et DCI. Les profils de cyber experts et les plateformes avancées de cyber intelligence de Bertin IT complètent le panel de services que la France, sous l’égide de DCI – Bertin IT, est désormais en position de délivrer aux Etats.»
« Les technologies développées par Bertin IT, notamment le logiciel Mediacentrics d’analyse de sources ouvertes, complètent parfaitement l’offre de développement capacitaire que DCI propose à ses clients, qu’il s’agisse de formation, d’entrainement sur plateformes de simulation ou de doctrine. », ajoute Jean-Michel Palagos, Président-Directeur général de DCI.
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December 14, 2017 12:47 AM
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200 HK416F pour Coët dont 150 en version courte!
17-12-12--A01233--Livraison des HK416 aux ESCC-12.jpg
Ces fusils sont arrivés du détachement du 2e RMAT de Poitiers mardi matin. Cet établissement reçoit tous les HK, les vérifie et les dispatche dans les unités. Le détachement de Poitiers détruit aussi les armes déclassées des armées (ESCC dircom).
17-12-12--A01233--Livraison des HK416 aux ESCC-9.jpg
Les fusils ont été livrés à Guer avec leurs baïonnettes: également de fabrication allemande;
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December 14, 2017 12:46 AM
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L’exploitation et la maintenance du métro de Doha, 12 Rafale, 50 Airbus, 490 véhicules blindés vendus au Qatar… Après Nicolas Sarkozy et François Hollande, au tour d’Emmanuel Macron d’endosser le costume de super-VRP de la France. Outre l’affirmation d’un partenariat stratégique de haut niveau pour lutter contre le terrorisme, la visite du Président de la République au Qatar aura permis de faire avancer les intérêts des industriels tricolores, avec plus de 11 milliards d’euros de commandes, lettres d’intention comprises. Le riche émirat gazier devient l’un des premiers clients de la France en matière d’armement, alors que, au cours de la période 2007-2016, l’Arabe saoudite s’imposait largement comme son principal acheteur dans la péninsule arabique, avec un volume de contrats de près de 12 milliards d’euros.
Pour le ministère des Armées et ses grands fournisseurs, cette visite était plus qu’attendue. L’industrie de l’armement, cadencée par des programmes qui[…]
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December 15, 2017 5:29 AM
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Florence Parly se rend ce jeudi sur le site d'ArianeGroup. Objectif : renforcer la lutte contre les minisatellites espions et autres menaces spatiales.
Non, ce n'est pas parce que la ministre des Armées s'est rendue en famille, mercredi soir, au cinéma pour découvrir le dernier opus de « la Guerre des étoiles » qu'elle a décidé de s'emparer des questions de sécurité spatiale. Cet après-midi, Florence Parly se rendra sur le site d'ArianeGroup, aux Mureaux (Yvelines), spécialisé dans la conduite des grands programmes spatiaux civils et militaires.
Publiée il y a quelques jours, la « Revue stratégique de défense et de sécurité nationale », qui fixe le cadre de la prochaine loi de programmation militaire (LPM 2019-2025), désigne le ciel comme un domaine à renforcer sans tarder. «C'est un espace de confrontation où certains Etats peuvent être tentés d'user de la force, analysent les spécialistes qui ont conduit ce bilan. Le milieu exo-atmosphérique (NDLR : au-delà de l'atmosphère) revêt une importance cruciale pour l'ensemble de nos capacités de défense. Il est devenu un champ de vulnérabilité croissante pour nos moyens de commandement et de surveillance.» En clair, la France n'est pas assez armée pour une éventuelle confrontation cosmique !
PUBLICITÉ inRead invented by Teads D'autres pays sont plus avancés
Historiquement, les Etats-Unis et la Russie se sont lancés seuls à sa conquête, à la faveur de la guerre froide autant que pour des raisons de prestige. Depuis, d'autres pays se sont dotés de programmes militaires spatiaux, comme la Chine, l'Inde ou encore Israël.
La France n'est pas en reste. Un commandement interarmées de l'espace existe déjà au sein du ministère. Aujourd'hui, les armées auscultent l'espace grâce à un système de radar ultra-perfectionné. Son nom : Graves (Grand Réseau adapté à la veille spatiale). « On va rénover et augmenter ses capacités pour qu'il détecte des objets encore plus petits », assure-t-on dans l'entourage de la ministre. Et particulier, les systèmes orbitaux miniatures, véritables « satellites butineurs » qui s'approcheraient des engins envoyés dans le ciel par la France pour les espionner et percer à jour leurs secrets. Protéger les données sensibles
Ce sont bien ces systèmes étrangers et malveillants qui inquiètent les autorités, d'autant que de nombreuses données ultrasensibles (de nature économique ou stratégique) transitent désormais par l'espace.
Par conséquent, la ministre des Armées a décidé de lancer des séances de travail pour trouver des moyens de répondre à ces périls stratosphériques émergents. « On doit s'y préparer », explique-t-on dans l'entourage de Florence Parly.
« C'est un enjeu pour le futur, confirme Alain Charmeau, PDG d'ArianeGroup (ex-groupe Airbus Safran Launchers, leader européen des lanceurs). L'utilisation de l'espace va se développer. Il faut qu'on ait des moyens de se protéger. » La guerre des étoiles, la vraie, n'en est qu'au début de sa longue saga.
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December 15, 2017 5:26 AM
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Le mérite du dernier rapport du Conflict Armament Research (CAR, basé au Royaume-Uni) [.pdf] est de documenter ce que l’on pouvait pressentir au sujet de l’origine des armes et des munitions utilisées par l’État islamique (EI ou Daesh) en Syrie et en Irak. Pour cela, les enquêteurs de cet organisme ont étudié pas moins de 40.000 pièces d’armements laissées sur le terrain par l’organisation jihadiste après ses revers face aux forces irakiennes et aux milices kurdes syriennes.
Le premier point est que les armes et munitions utilisées par les jihadistes en Irak ne pas exactement les mêmes que celles examinées en Syrie.
Ainsi, l’origine d’une part importante des armes de l’EI examinées en Irak ont été conçues en Chine, en Hongrie et en Roumanie. En Syrie, a relevé le CAR, les données montrent une tendance différente : « la Russie a fabriqué la plupart des armes, suivie de près par la Chine puis par d’anciens pays du Pacte de Varsovie, aujourd’hui membres de l’Union européenne (Roumanie, Hongrie et Bulgarie). Enfin, le rapport indique également que 2% des armes ont été manufacturées aux États-Unis.
Un second point est que, dans une proportion significative, elles ont été produites par des pays de l’ex-Pacte de Varsovie entre 1960 et 1989. « Cette tendance est vraisemblablement le résultat de transferts effectués pendant la Guerre froide et des transferts de surplus immédiatement après la fin de cette dernière », estime le CAR. Quant aux armes les plus récentes, c’est à dire fabriquées après 2000, elles viennent de Chine, de Bulgarie, de Roumanie et d’Iran.
« Environ 90% des armes et des munitions (97% en Syrie et 87% en Irak) utilisées par l’EI répondent aux normes de l’ex-Pacte de Varsovie et sont originaires principalement de Chine, de Russie et d’Europe de l’Est. Les armes et les munitions de calibre Otan sont beaucoup moins répandues, représentant respectivement 3% et 13% du total », souligne le CAR.
En grande partie, l’arsenal de l’EI a été constitué par le pillage des stocks des forces syriennes et irakiennes, après la prise de bases alors occupées par ces dernières. Ce fut le cas à Mossoul ou encore, plus récemment, à Palmyre où les jihadistes s’emparèrent de 26 chars, de 13 pièces d’artillerie et de 5 systèmes sol-air.
Mais pas seulement. En effet, l’EI a aussi mis la main sur des armes qui avaient été livrées par les États-Unis et l’Arabie saoudite (notamment) à des mouvements hostiles à Bachar el-Assad, comme le Jaysh Al-Nasr, une coalition de groupes rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL), ou encore la New Syrian Army.
Le rapport du CAR cite 12 cas où un tel transfert s’est produit, soit à l’issue de combats entre un groupe rebelle et l’EI, soit par un changement d’alliance au sein de l’insurrection syrienne. Ces armes ont été acquises par les États-Unis auprès de pays européens (notamment en Bulgarie, pour des missiles anti-char) pour ensuite livrées à l’opposition syrienne, malgré les clauses interdisant leur réexportation.
« Les éléments recueillis par le CAR montrent que les Etats-Unis ont détourné à plusieurs reprises des armes et des munitions au profit de forces d’opposition dans le conflit syrien. Les forces de l’EI ont obtenu rapidement une part importante de ce matériel », explique le rapport, qui fait la même observation au sujet de l’Arabie Saoudite.
Cela étant, il est à noter que parmi les 40.000 armes étudiées par le CAR, il n’est fait aucune mention des missiles anti-char américains BGM-71 TOW qui, livrés à l’opposition, ont causé de lourds dégâts aux forces syriennes.
Les trafics ont été une autre source d’approvisionnement de Daesh. Ainsi, indique le rapport, il « existe des liens clairs entre les armes étudiées par les enquêteurs [du CAR] en Libye et celles déployées par les combattants de l’EI en Irak et en Syrie. » En outre, des roquettes utilisées par les jihadistes provenaient de lots déjà identifiés au Yémen. Des copies chinoises du fusil américain M-16, initialement livrées au Soudan, ont été retrouvés par les miliciens kurdes à Kobané.
« Cela montre que les armes se dispersent entre des conflits en Afrique et au Moyen-Orient qui ne sont pourtant pas eux-mêmes connectés », estime le rapport.
Par ailleurs, et s’agissant des éléments nécessaires à la fabrication d’engins explosifs improvisés (IEA), le CAR explique que l’EI a « établi un réseau d’approvisionnement qui s’étend profondément dans les pays voisins ». Sur ce point, la « Turquie [ou, du moins, des intermédiaires turcs] est apparue comme la principale source de précurseurs d’explosifs chimiques et de matériels auxiliaires. »
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December 15, 2017 5:18 AM
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Douze ans après la signature du contrat, la marine indienne a admis en service actif le premier des six sous-marins de la classe Scorpene. Le Kalvari a été construit par le chantier naval indien Mazagon Dock grâce à un transfert de technologies conduit par Naval Group.
Douze ans après la signature du contrat, la marine indienne a admis en service actif jeudi le premier des six sous-marins de la classe Scorpene.Le Kalvari a été construit par le chantier naval indien Mazagon Dock Ltd (MDL) grâce à un transfert de technologies (ToT) conduit par Naval Group. Le Kalvari devait être initialement livré en décembre 2012 lors de la signature du contrat. Soit cinq ans de retard. Ce qui est beaucoup et peu à la fois tant MDL partait de très, très loin en 2005 pour absorber ce transfert de technologies, puis construire les sous-marins, aujourd'hui tous en fabrication. Naval Group a réussi à "indianiser" les Scorpène à hauteur de 30%. Les équipes du groupe naval français ont réussi un véritable tour de force.
"En partenariat avec MDL Naval Group a été la première entreprise à conduire un programme aussi exigeant et d'aussi grande ampleur, permettant ainsi à la marine indienne de disposer de capacités sous-marines sans précédent. Nous sommes convaincus qu'un tel partenariat, basé sur la confiance et l'exigence de qualité, sont les clés du succès à long terme pour l'industrie de défense indienne et sa souveraineté", a expliqué le PDG de Naval Group Hervé Guillou, présent lors de la cérémonie d'admission en service actif du Kalvari, qui a coïncidé avec les cinquante ans de la marine Indienne (Golden Jubilee).
Un transfert de technologies réussi
Naval Group a été un pionnier du "Make in India" en anticipant sans le vouloir la politique de Narendra Modi. Les six Scorpène (1.775 tonnes en immersion) sont tous réalisés dans le chantier de Bombay chez MDL. Dans le cadre du partenariat entre les deux groupes, le chantier naval indien a développé des compétences uniques, qui lui permettent d'ores et déjà de maîtriser en partie la construction d'un sous-marin conventionnel. Les Indiens se sont d'ailleurs progressivement améliorés dans la gestion du programme. Alors que 165 défauts avaient été répertoriés pendant la construction du premier sous-marin fabriqués (Kalvari), seuls 14 défauts l'ont été en juillet dernier sur le sixième, qui était réalisé à plus de 50%.
Dans le cadre du "Make in India", Naval Group a également participé à la mise en place d'un écosystème industriel pour permettre la réalisation en Inde de ces sous-marins. Une part importante des équipements high-tech de Naval Group ont été directement produits en Inde. Le Kalvari est le premier sous-marin de Naval Group construit grâce à un transfert de technologies. Quatre autres sous-marins Scorpene sont également en construction à Itaguai au Brésil, via un transfert de technologies. Mis à l'eau en octobre 2015
Le premier Scorpene indien a été mis à flot le 27 octobre 2015. Il a ensuite débuté ses essais en mer en 2016. Il a réussi avec succès un tir de missile anti-navire SM39 de MBDA et un tir de torpille, le rendant apte au combat. Le deuxième sous-marin de la série, le Khanderi, a été mis à flot à Mumbai le 12 janvier 2017 et réalise actuellement plusieurs séries d'essais en mer. "Les autres sous-marins sont à différents stades de construction et seront livrés à raison d'un navire tous les douze mois", a précisé Naval Group.
Le sous-marin Kalvari est ainsi le cinquième sous-marin de la classe Scorpene a être admis au service actif dans le monde. Naval Group a déjà livré quatre de ces sous-marins au Chili (deux exemplaires) et en Malaisie (deux). Avec quatorze sous-marins vendus à l'international par Naval Group, le Scorpène est une belle référence mondiale dans le domaine des sous-marins d'attaque. Un sous-marin polyvalent, performant et furtif
Le Scorpene 2000 est un sous-marin d'attaque à propulsion conventionnelle (diesel-électrique ou diesel-électrique + AIP (air-independent propulsion) conçu pour tous types de missions, comme la lutte contre les navires de surface, la guerre anti-sous-marine, les frappes dans la profondeur, les opérations spéciales ou le recueil du renseignement.
Extrêmement furtif et rapide, il bénéficie, selon Naval Group, d'un haut niveau d'automatisation qui permet de réduire le nombre des membres d'équipage ainsi que ses coûts d'exploitation. Son système de combat permet de mettre en œuvre dix-huit armes lourdes lancées à partir de six tubes lance-torpille (torpilles, missiles, etc.).
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December 15, 2017 5:16 AM
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DGA : l’ingénieur général de l’armement Thierry Carlier est nommé directeur du développement international de la direction générale de l’Armement (DGA). Il était précédemment conseiller en charge des affaires transverses à la direction des Affaires internationales, stratégiques et technologiques du Secrétariat général de la défense et de la sécurité national (SGDSN).
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December 15, 2017 5:12 AM
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The Finish company Protolab Oy will deliver four ‘MiSu’ 6×6 Protected Multipurpose Vehicles (PMPV) for testing by the Finish MOD. The ballistic and mine protected vehicles will be tested in the next two years, as part of the evaluation of new armored vehicle for the Finnish Army.
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December 14, 2017 1:13 AM
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Le Niger doit faire face à plusieurs mouvements jihadistes. À l’ouest et au nord, il est en effet confronté au Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans, qui réunit Ansar Dine, les katibas Macina et al-Mourabitoune ainsi que des éléments d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). S’y ajoute également l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) dirigé par Adnane Abou Walid Al-Sahraoui.
Au sud-est, plus précisément vers le Lac Tchad, les autorités nigériennes doivent prendre en compte la menace de Boko Haram, qui, lié à l’État islamique, a, ces dernières années, a multiplié les incursions dans les régions de Diffa et de Bosso depuis le nord du Nigéria, d’où il est originaire.
Grâce aux actions menées par la Force multinationale mixte (FMM), dont les éléments sont fournis par les pays de la Commission du Bassin du lac Tchad (Tchad, Nigéria, Cameroun, Niger) ainsi que par le Bénin, Boko Haram, par ailleurs miné par des dissension internes, a perdu beaucoup de terrain. Au point que, en septembre 2016, le général Patrick Brethous, qui venait de quitter le commandement de la force Barkhane, estimait que la menace du groupe jihadiste nigérian avait été « endiguée ».
Seulement, Boko Haram a su garder une certaine capacité de nuisance, en continuant de perpétrer des attaques suicides au Nigéria, au Niger et au Cameroun. En outre, il semblerait qu’il ait établi des liens, logistiques, voire opérationnels, avec l’EIGS d’al-Sahraoui. Ce qui ne serait guère surprenant étant donné que les deux organisations ont fait allégeance à l’État islamique.
Ainsi, selon les services de sécurité nigériens, des éléments de Boko Haram auraient pris part à l’embuscade de Tongo Tongo qui, en octobre dernier, coûta la vie à quatre militaires américains. Selon une source nigérienne, citée par le quotidien Le Monde, au moins 50 jihadistes nigérians se seraient infiltrés au Mali depuis l’est du Niger.
En attendant la confirmation de cette éventuelle collusion avec l’EIGS, Boko Haram reste actif dans ses secteurs « traditionnels ». En effet, selon un compte-rendu de l’État-major des armées, à Paris, des hommes armés, « probablement affiliés à Boko Haram » ont attaqué un détachement de l’armée nigérienne dans la région de Bosso, le 6 décembre dernier.
Une demande d’appui aérien a alors été adressée à la Force Barkhane, laquelle a envoyé sur place une patrouille de trois « chasseurs », des Mirage 2000 en l’occurrence.
« L’intervention a donné lieu à deux frappes et un Show of Force qui ont permis aux forces partenaires de se désengager et de mettre hors de combat une vingtaine de terroristes », a expliqué l’EMA.
Ce n’est pas la première fois que des avions de combat français interviennent à la demande des forces nigériennes. Ce fut en effet le cas en novembre 2016, pour mettre en échec une attaque menée par de « nombreux assaillants » contre le poste de la Garde nationale de Bani Bangou, à 40 km de la frontière avec le Mali. Deux passes de « show of force » suffirent à mettre en fuite ces terroristes.
La force Barkhane apporte un appui aérien aux forces nigériennes contre Boko Haram depuis 2016, le ministre de la Défense, qui était, à l’époque, Jean-Yves Le Drian, ayant répondu favorablement à une demande faite par Mahamadou Issoufou, le président nigérien. Jusqu’alors, le soutien français contre le groupe jihadiste nigérian se limitait à du renseignement et à une cellule de coordination.
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December 14, 2017 1:08 AM
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Russian defence and industrial group Rostec is “ready to consider” a potential sale of a stake in Russian Helicopters to Singaporean investors, according to Rostec CEO Sergei Chemezov.
The Russian group said in a statement that Chemezov had made an open offer to divest a stake in its Russian Helicopters subsidiary at a four-day business trip to the Southeast Asian country that commenced on 11 December.
Rostec said Chemezov made the comment at a Russia-Singapore business forum that was aimed at promoting advanced Russian technologies.
“We’ve got an approval for the sale of up to 25% share in Russian Helicopters, and at the moment we [have] sold only 12%,” said Chemezov.
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December 14, 2017 1:06 AM
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La ministre des Armées a assuré mercredi que l'hypothèse d'un déblocage des 700 millions d'euros de crédits militaires "gelés" restait ouverte, sans pour autant lever les inquiétudes sur les marges budgétaires de la Défense pour 2017 et ultérieurement.
Le député François Cornut-Gentille, spécialiste des questions de Défense et membre de la commission des Finances de l'Assemblée, s'est ainsi alarmé de "l'incertitude budgétaire" qui pèse selon lui sur les missions futures des armées et la préparation de la loi de programmation militaire 2019-2025.
Le rapporteur spécial du budget de la Défense, invité de l'Association des journalistes de Défense, a déploré l'attentisme du ministère des Comptes publics quant aux 700 millions d'euros de crédits "gelés" sur l'exercice 2017, après la suppression de 850 millions d'euros de crédits en juillet.
Florence Parly répète se battre pour leur dégel, mais l'étape de l'exécution budgétaire approche sans le moindre indice.
"Vous pouvez compter sur ma détermination pour continuer à convaincre de la nécessité d'obtenir un dégel de crédits à hauteur de 700 millions", a-t-elle réaffirmé lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. "Sans préjuger de rien, je crois pouvoir dire que l'hypothèse d'un arbitrage favorable reste ouverte", a-t-elle ajouté. "Le minimum"
A Bercy, on rappelle que les dégels de crédits en réserve nécessitent de déterminer précisément l'état de l'exécution budgétaire, du déficit public et de l'exécution des recettes et des dépenses. Une "procédure classique de cette période", explique-t-on sans plus de précisions sur le sort de cette manne. "Si c'est dégelé, il faut que ce soit dégelé à temps", relève François Cornut-Gentille (Les Républicains).
Le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat, Christian Cambon (LR), s'est lui-même irrité fin novembre de l'absence d'arbitrage sur la question et de son impact possible sur la "remontée en puissance" annoncée en 2018 : "Qu'attend le gouvernement pour sortir ces 700 millions d'euros du congélateur? Qu'ils ne soient plus consommables?"
Le budget des armées a été porté pour 2018 à 34,2 milliards d'euros de crédits, soit une hausse de 1,8 milliard par rapport à la loi de finances 2017.
"On peut avoir le sentiment d'une période plutôt positive, la progression du budget est réelle, je pense en réalité qu'on est dans une période de très grande incertitude", juge François Cornut-Gentille.
Une source au sein de la commission des Finances de l'Assemblée s'alarme des bombes à retardement budgétaires de la loi de programmation militaire 2014-2019, comme l'a relevé la Cour des comptes dans un référé rendu public le 23 novembre.
"A l'Assemblée, tout le monde pense que le budget 2018 est génial, à part les spécialistes. Ce budget, c'était le minimum pour que le tout n'explose pas", explique cette source, évoquant entre autres la sous-budgétisation des opérations extérieures dans l'actuelle LPM ou la surévaluation des recettes exceptionnelles. "Un doute sur l'avenir"
Même si les 700 millions d'euros attendus sont dégelés, le report de charges de 2017 sur 2018 risque d'atteindre les 3,5 milliards d'euros, une situation inédite qui bridera toute marge de manoeuvre budgétaire.
"En vantant son budget 2016 - à juste titre -, en disant que tout allait bien, (l'ex-ministre de la Défense) Jean-Yves Le Drian a retourné une communication positive contre son propre ministère", estime cette même source.
"En procédant ainsi, vous humiliez Bercy, qui va se venger. (...) Florence Parly se traîne cette difficulté" et, rapporté à l'aune budgétaire, "son cabinet est faible", ajoute la source. "D'autant qu'à Bercy, avec la réduction des effectifs des cabinets, un seul interlocuteur s'occupe de cinq à six budgets. Avant, c'était pénible, mais il y avait des discussions, avec des spécialistes".
Au nombre des difficultés à surmonter, François Cornut-Gentille met en exergue l'explosion au dessus du plafond de 50 milliards d'euros (50,4) des "restes à payer" au 31 décembre 2016 - les autorisations d'engagement consommées (c'est-à-dire les contrats passés par la Défense) mais non couvertes par des crédits de paiement.
Une équation connue qui contraint le gouvernement à renégocier les contrats pluriannuels pour étaler dans le temps les commandes, ce qui lui impose une surcharge d'intérêts moratoires. "Pour moins dépenser, on dépense plus", grince le député LR.
"En résumé, les difficultés s'accumulent et jettent plus qu'un doute sur l'avenir", estime-t-il.
(avec Reuters)
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December 14, 2017 1:06 AM
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En 2016, la police néerlandaise suscita un certain intérêt médiatique après avoir annoncé son intention d’utiliser des aigles dressés pour capturer des drones de loisir (ou légers) au-dessus des zones interdites ou d’accès restreint.
Cela eut un écho en France, après le survol de plusieurs installations nucléaires par des appareils de ce type. Et, en novembre 2016, l’armée de l’Air indiqua avoir acheté quatre aigles royaux en Autriche afin de les dresser pour faire la chasse aux drones indésirables. Le général Jean-Christophe Zimmerman, alors numéro deux du Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), ne voyait que des avantages à utiliser de tels rapaces.
Ces aigles « peuvent détecter des drones à plusieurs milliers de mètres » avant de « les neutraliser », avait-il expliqué. En outre, ils « sont particulièrement adaptés au milieu urbain » où il « faut maîtriser la retombée du drone indésirable », avait-il ajouté.
Seulement, l’expérience de la police néerlandaise a, depuis, tourné court. En effet, cette dernière a décidé de se séparer de ses aigles car leur dressage s’est avéré plus cher et plus compliqué que prévu. Comme l’a expliqué la chaîne de télévision publique NOS, ces rapaces n’ont pas toujours réagi comme il était espéré. « Le comportement actuel des volatiles ne permet pas d’être certain de la façon dont ils réagiraient face à une foule », a en effet indiqué une source policière.
Une autre raison avancée est que les performances des drones légers ont évolué… Ce qui fait que les aigles auraient plus de difficultés à suivre leurs mouvements. En outre, des moyens techniques pour neutraliser ces appareils indésirables ont fait leur apparition. D’où une sollicitation moindre de ces rapaces.
Il est vrai que plusieurs entreprises ont planché sur les moyens de contrer les drones légers (et de loisir). Le groupe ADP (aéroports de Paris) et DSNA services (direction des services de la navigation aérienne) ont ainsi mis au point le système Hologarde, qui permet de détecter les appareils indésirables. Sous la houlette du Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale, trois dispositifs, appelés Angelas, Boreades et Spid, ont testés fin 2016. Ils permettent de détecter, d’identifier et de neutraliser tout engin potentiellement malveillant en combinant des capacités radar, optroniques, infrarouge et de brouillage.
Pour autant, faut-il abandonner l’idée d’utiliser des rapaces pour faire la chasse aux drones? Peut-être pas. L’US Air Force a commandé des recherches sur le faucon pélerin. Et les scientifiques ont observé que ce volatile se comporte comme un missile guidé (tel, par exemple, l’AIM-9 Sidewinder, à guidage infrarouge) quand il est en chasse, à la différence qu’il ajuste son angle d’attaque pour compenser une vitesse plus lente.
« Les faucons sont des prédateurs aériens agiles et rapides et le GPS et la caméra ont permis de montrer comment ces oiseaux interceptent des cibles mobiles qui ne veulent pas être attrapées. […] Et ce qui est remarquable, c’est qu’ils se comportent de la même manière que la plupart des missiles guidés », a en effet expliqué le professeur Graham Taylor du département de zoologie de l’Université d’Oxford, qui a participé aux recherches financées par l’US Air Force.
Pour autant, il n’est apparemment pas question pour les aviateurs américains d’utiliser des faucons pélerins étant donné que les rapaces sont motivés à chasser que quand ils ont faim ou quand ils doivent défendre leur territoire. « Les pales [des drones] constituent une menace pour leurs serres comme pour notre propres doigts », a précisé le professeur Taylor.
Aussi, les résultats de cette études serviront à mettre au point un drone devant reproduire un comportement identique à celui des faucons pélerins afin de sécuriser les zones sensibles.
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December 14, 2017 12:55 AM
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Les annonces faites lundi par la ministre des armées Florence Parly sur le maintien en condition opérationnelle (MCO) aéronautique ont jeté un certain froid chez les aviateurs. Sur la base aérienne d’Évreux, la ministre a présenté un « plan de modernisation » à la suite du rapport remis par l’ingénieur général de l’armement Christian Chabbert. Évoquant « l’attention toute particulière du président de la République », la ministre a tenu des propos assez vifs : « Payer plus pour voler moins : ce n’est pas précisément une situation à laquelle je me résous ». « Il était temps que le MCO aéronautique suscite l’action. Ce temps est arrivé́ », a-t-elle tranché.
Certes, Florence Parly n’a pas manqué de faire l’éloge - justifié - des efforts réalisés quotidiennement par les 22 000 hommes et femmes engagés dans la chaîne du MCO aéronautique. Mais, après s’être demandé « qui oserait cantonner le milieu aéronautique à l’armée de l’air ? », elle a décidé de transformer la Simmad (Structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministrère de la défense) en une nouvelle Direction de la maintenance aéronautique (DMAé). Or, la Simmad - organisme à vocation interarmées - était « sous l’autorité du chef d’état-major de l’armée de l’air », comme le précise le dossier de presse diffusé à l’occasion de cette annonce. La DMAé sera, elle, « placée sous l’autorité directe du chef d’état-major des armées », a annoncé la ministre. En clair, on la retire à l’Armée de l’air, après avoir rappelé que « la disponibilité (des aéronefs) était de 44% en 2012, elle est encore de 44% aujourd’hui. Elle était de 55 % lorsque la SIMMAD a été créée en 2000 ». Depuis sa création, la Simmad était commandée par un général de l’armée de l’air, Philippe Roos actuellement, alors que la nouvelle DMAé le sera par un ingénieur général de l’armement (DGA), sans doute Jean-Christophe Videau ou Monique Legrand-Larroche. Bref, comme on le dit dans les armées, « çca pique les yeux ».
Au-delà des ces questions de « gouvernance », la ministre entend changer le modèle en passant d’une logique de contrats horizontaux à des contrats verticaux, de « bout en bout ». En clair, il s’agit de réduire le nombre d’interlocuteurs. La ministre explique ainsi que la MCO d el’éhélicoptère Tigre (armée de terre) « relève de 30 contrats différents. (...) Sur le Tigre comme pour beaucoup d’autres flottes, de très nombreux organismes, étatiques ou privés, sont responsables de la disponibilité́ d’un aéronef. Chacun de ces organismes m’annonce n’être qu’une partie du problème et n’assume que d’être une partie, la plus petite possible, de la solution. Finalement, lorsque survient une indisponibilité, je ne trouve plus de responsable ! » explique-t-elle. L’idée est de passer à un interlocuteur unique, comme la Marine l’est avec Naval Group pour l’entretien du porte-avions, explique Florence Parly.
Dans les milieux proches du dossier, on explique que « la Simmad n’’était pas restée les bras ballants » face à cette situation. Et de mettre en avant « Rafale-Care » , un contrat avec Dassault, Safran et Thalès sur le MCO de l’avion. Ou l’externalisation des hélicoptères de formation initiale (Héli-Dax). La disponibilité des avions de combat a progressé, indique-t-on de même source et l’activité a augmenté de 9%.
Si le coût de l’entretien programmé des matériels a augmenté de 25% en cinq ans, c’est aussi du fait des « conditions sévères » dans lesquels les aéronefs sont engagés au Sahel ou en Jordanie, font valoir les opérationnels et « pas seulement de la mauvaise gestion ». Les aviateurs reconnaissent l’existence de « points noirs », comme les hélicoptères, les C130 ou l’A400M - la mise au point industrielle de ce dernier s’avérant complexe. Le « recul du remplacement » des ravitailleurs C-135 ou des Transalls, comme des Alouette III dans la Marine - autant d’appareils qui relèvent désormais plus du musée de l’air que d’escadrons opérationnels - grèvent également la disponiblité moyenne de la flotte et augmente les coûts de celle-ci. Comme l’explique un proche du dossier, « si la future DMAe apporte une amélioration, elle sera la bienvenue ».
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December 14, 2017 12:48 AM
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Ottawa a claqué la porte à Washington. Le Canada n'a pas souhaité acquérir 18 F-18 Super Hornet de Boeing en raison des tensions commerciales entre les deux pays.
Ce qui devait arriver arriva... A force de jouer avec le feu, Boeing s'est brûlé les ailes au Canada. "Nous n'avons pas l'intention de donner suite à l'offre du gouvernement américain pour des Super Hornet", a clairement expliqué la ministre des Services publics, Carla Qualtrough. Un contrat évalué à plus de 5 milliards de dollars. La multiplication des conflits commerciaux avec les États-Unis, sous la baguette de Donald Trump, explique la colère du Canada. Le gouvernement canadien va finalement acheter 18 avions de combat F-18 d'occasion... à l'Australie pour prolonger la durée de vie de sa propre flotte composée par ces appareils.
"Nous avons reçu une offre du gouvernement australien concernant la vente de 18 chasseurs, et nous comptons l'accepter", a-t-elle annoncé.
En outre, le Canada va lancer un appel d'offres formel pour l'acquisition de nouveaux avions de combat. Fin janvier, le gouvernement doit présenter son cahier des charges aux constructeurs éventuels en vue du lancement d'un appel d'offres en 2019 pour l'acquisition de 88 nouveaux avions de combat, a expliqué Carla Qualtrough.
Sur le futur appel d'offres pour l'achat de nouveaux avions à partir de 2022, une clause particulière spécifiera que le groupe choisi ne devra pas causer de "tort économique" au Canada, averti la ministre responsable des achats du gouvernement. Cet avertissement s'adresse à Boeing, qui avait fortement irrité le gouvernement canadien en obtenant cet été de l'administration américaine l'imposition de taxes de 300% pour tout avion civil CSeries du constructeur canadien Bombardier vendu aux États-Unis.
"s'il y a un préjudice économique au Canada, s'il y a un impact sur les emplois canadiens, s'il y a un impact sur certains secteurs clés de l'économie canadienne, vous serez nettement désavantagé", a précisé Carla Qualtrough.
Cette nouvelle décision contre le Canada est intervenue à la suite de plusieurs offensives américaines : renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (Aléna), imposition de droits antidumping sur le bois canadien par les États-Unis et menace de Donald Trump d'en faire de même sur les produits laitiers. Le Canada avait été clair avec Boeing
En septembre, Justin Trudeau avait menacé de ne pas acheter 18 Super Hornet à Boeing, comme l'envisageait depuis un an son gouvernement pour temporairement remplacer une partie de ses 77 appareils F18 vieillissants dans l'attente d'un nouvel appel d'offres. "Si Boeing continue d'insister à vouloir éliminer des dizaines de milliers d'emplois au Canada en s'attaquant à Bombardier, il ne devrait pas s'attendre de notre part, comme gouvernement, à ce que nous lui achetions des avions", avait-il mis en garde en septembre.
A son arrivée au pouvoir fin 2015, le Premier ministre Justin Trudeau avait déjà annulé l'achat du F-35 de Lockheed Martin, prévu par le précédent gouvernement conservateur. Au Congrès américain, "les faucons (républicains) sont très contrariés par le Canada", depuis l'annulation de l'achat des F35 par Justin Trudeau, a souligné Richard Shimooka, associé de l'institut de réflexion MacDonald-Laurier. "Mais ce n'est pas vraiment un problème sur le radar de l'administration" américaine car elle sait que "le Canada achètera finalement soit des Super Hornet soit des F35", a-t-il assuré
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December 14, 2017 12:46 AM
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Le Maroc poursuit sa politique en matière d’armement. Le royaume, classé cinquième client du marché français dans ce domaine, arrive en troisième position dans le monde arabe, après l’Egypte et les Emirats arabes unis.
Le Maroc continue de renforcer son arsenal d’armement, révèle un rapport rendu public par le ministère de la Défense française. Le Maroc y est d'ailleurs classé en sixième position parmi les clients du marché français durant la période allant de 2014 à la première moitié de l'année 2015. De même, l’Institut international de recherches sur la paix de Stockholm a placé le Maroc en cinquième position des clients de l’Hexagone durant la période allant de 2007 à 2016. Ainsi, après la Chine, qui arrive en tête de peloton, le Maroc se positionne après Singapour, deuxième, l’Egypte, troisième, et les Emirats arabes unis, en quatrième position.
Akhbar Al Yaoum affirme, dans son édition de ce jeudi 14 décembre, que la France demeure, en effet, le principal fournisseur du Maroc en matière d’armement. D’ailleurs, le même rapport classe la France en quatrième position des producteurs et fournisseurs d’armement dans le monde. Ainsi, durant l’année 2016, la France s’est emparée de 5% des parts du marché mondial en matière d’armement, un domaine dans lequel les Etats-Unis d’Amérique restent cependant le grand leader mondial, avec 57,0% de la production et des ventes globales estimées, au cours de l’année dernière, à pas moins de 217.2 millions de dollars, soit une augmentation de 4% par rapport à l’année 2015.
Le même rapport, fait remarquer le quotidien, montre que les ventes mondiales d’armement et de services militaires ont connu une hausse considérable durant l’année 2016, après cinq années successives de récession. Par Mohamed Younsi
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