DEFENSE NEWS
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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April 20, 2018 11:20 PM
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Les drones pour préserver les soldats

Les drones pour préserver les soldats | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le 28 mars dernier, en Allemagne, des militaires américains et britanniques ont participé à des démonstrations de drones. L'occasion pour eux de comprendre l'apport de ces nouvelles technologies dans la conduite de leurs missions.

Parmi les drones présentés lors de cet entraînement, on retrouvait notamment le Puma, qui a fait ses preuves à de nombreuses reprises au sein des forces armées américaines. Ce petit drone, capable d'opérer au-dessus de zones terrestres et maritimes, permet aux unités qui l'opèrent de récolter un maximum de données concernant leur terrain d'action. Pesant un peu plus de 6 kilos, il présente l'avantage de pouvoir être facilement transporté par les forces armées et donc rapidement déployé. Ses caméras électro-optique et infrarouge permettent de détecter les modifications de terrain ainsi que la présence d'hommes sur la zone étudiée. D'une autonomie de plus de 3 heures, il peut évoluer dans un rayon de 20 km. Le Puma permet aux soldats de se familiariser avec leur zone d'action et d'identifier les dangers potentiels afin de sécuriser leur action.

Le drone InstantEye a également été présenté au cours de cette formation. Celui-ci est capable de « détecter les expositions présentants un danger, comme les menaces chimiques ou biologiques. La meilleure façon de prévenir les risques NRBC reste encore de les éviter, et c'est ce que permet ce drone », a réagit le Sergent Brian Logan. Ce drone est également facilement transportable et peut être lancé et récupéré par un unique soldat.

Enfin le système LMAMS (Lethal Miniature Aerial Missile System) a également été présenté. S'il ne s'agit pas d'un drone, cette technologie permet de frapper une cible en réduisant considérablement le risque de dommages collatéraux. « Le LMAMS donne aux soldats la possibilité d'attaquer des cibles ennemies tout en conservant une distance de sécurité, permettant d'être en dehors du champ visuel », explique le département à la défense. Ce dispositif peut être amené et mis en œuvre par un seul soldat.
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April 20, 2018 6:02 PM
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L'Arabie saoudite accueille des exercices militaires multinationaux

L'Arabie saoudite accueille des exercices militaires multinationaux | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L'Arabie saoudite a achevé lundi des exercices militaires impliquant plus d'une vingtaine de pays, un jour après avoir accueilli un sommet arabe qui a condamné "l'ingérence croissante" de l'Iran dans la région.

Organisée sur la côte est de l'Arabie saoudite, l'opération - baptisée Gulf Shield-1 - impliquait des man?uvres de recherche et de sauvetage ainsi que des opérations navales et aériennes, ont indiqué des responsables.

Le roi Salmane a présidé la cérémonie de clôture de ces manoeuvres, qui ont selon lui mis en évidence une "alliance unifiée" entre plus de 24 pays contre les menaces militaires.

"L'événement (...) vise à démontrer notre capacité à mener une action militaire conjointe, la volonté de la région de soutenir l'unité arabe et sa capacité à dissuader toute menace", a indiqué le porte-parole militaire Abdullah Subaei dans un communiqué du ministère de l'Information.

"Cet exercice démontre la coopération de pays amis, notre expérience et notre expertise pour faire face à ces menaces", a-t-il ajouté.

Dimanche, lors du sommet annuel de la Ligue arabe, le roi Salmane a critiqué "l'ingérence flagrante" de l'Iran dans la région.

L'Arabie saoudite sunnite et l'Iran chiite, les deux puissances rivales dans la région, sont engagées depuis des années dans des conflits par alliés interposés, que ce soit en Syrie, au Yémen, en Irak ou au Liban.

Ryad est depuis 2015 à la tête d'une coalition militaire au Yémen en soutien aux forces du président Abd Rabbo Mansour Hadi contre les rebelles chiites Houthis.

En novembre, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane avait présidé le premier sommet d'une coalition antiterroriste impliquant une quarantaine de pays musulmans.
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April 19, 2018 3:10 AM
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VIDEO - Frappes en Syrie: images du retour des Rafale

VIDEO - Frappes en Syrie: images du retour des Rafale | DEFENSE NEWS | Scoop.it


Média
Frappes en Syrie: images du retour des Rafale

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La ministre des Armées, Florence Parly, diffuse sur son compte Twitter quelques images du retour samedi matin des avions Rafale de l'Armée de l'air française ayant participé aux frappes contre la Syrie.
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April 19, 2018 2:12 AM
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Bientôt, les drones militaires pourront choisir sur qui tirer

Bientôt, les drones militaires pourront choisir sur qui tirer | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Pilotés jusque là par des opérateurs humains, les drones de l’armée américaine répondront dans un futur proche à une intelligence artificielle. Le Département de la Défense des États-Unis a récemment annoncé que la militarisation des IA était sur la bonne voie.

Dans un communiqué tout ce qu’il y a de plus officiel, l’armée des États-Unis a fait savoir que le développement d’un drone capable de cibler véhicules et personnels sur les seuls ordres d’une intelligence artificielle suivait son bonhomme de chemin. Dans un futur proche, cela signifie que les drones pourront choisir, selon un algorithme, qui tuer, et ce sans qu’un humain ne soit impliqué (enfin si, mais pas là où il aimerait).
Qui doit presser la détente ?

Loin d’être d’actualité, ces drones militaires autonomes soulèvent déjà des questions en matière d’éthique, de légalité et de moralité. Les nombreux drones en opération dans les diverses forces armées internationales sont tous pilotés ou contrôlés par un être humain. Lorsque décision est prise de larguer une bombe ou d’éliminer un combattant ennemi, ce choix résulte d’un officier humain et est exécuté par un opérateur humain. Ce qui signifie qu’au bout du compte, la responsabilité de la mort d’une ou plusieurs personnes incombe à un autre être humain. Ce que l’on pourrait appeler ironiquement “l’humanité de la guerre”.
Doit-on donc laisser la décision de vie ou de mort à une machine, et ainsi supprimer cette “humanité” dans la guerre ?

Ronald Arkin, chercheur à l’Institute of Technology d’Atlanta en Géorgie, estime que l’automatisation des drones permettrait d’en finir avec les syndromes de stress post-traumatique et autres troubles psychologiques qui touchent les opérateurs de drones. Cependant, une étude publiée en 2014 sur le site JRSM Open avance qu’il n’est pas nécessaire d’être responsable de la mort de quelqu’un pour être traumatisé par cette dernière. L’exposition prolongée à des images violentes peut suffire à déclencher des troubles chez le spectateur.

Interrogé par Peter Lee, spécialiste en Risque et Sécurité à l’Université de Portsmouth, un opérateur de drone MQ-9 Reaper au sein de l’armée américaine expliquait “qu’il préférait laisser un insurgé s’enfuir, même s’il s’agit d’une cible importante, plutôt que de risquer de toucher des civils avec une frappe.”
Advanced Warfare or next-gen mass-killing ?

Au risque de paraître consensuel, l’utilisation de drones dirigée de A à Z par une intelligence artificielle va indéniablement changer la face de la guerre. Répondant à la logique du deep-learning et d’une flopée d’algorithmes, les drones pourront décider de s’attaquer non plus uniquement à des cibles militaires ou combattantes, mais également à des cibles civiles qui servent l’effort de guerre.

Concrètement, une station-service peut tout aussi bien fournir de l’essence aux véhicules civils, qu’aux engins militaires. Cet exemple n’est pas anodin, comme le souligne Peter Lee, puisqu’en 1999, lors de la guerre du Kosovo, décision a été prise par les militaires d’attaquer la raffinerie de Pancevo, pour la raison évoquée plus haut.

L’intelligence artificielle pourrait, à l’aide du deep-learning, pousser cette logique à son paroxysme. D’autant que les scientifiques et chercheurs en charge du développement d’I.A. pourraient rapidement devenir de nouvelles cibles dans le cadre d’un conflit armé. On pense notamment à Google, ou Facebook.
D’un point de vue légal, cela signifie que les autorités devront poser des balises à l’auto-apprentissage. Pire encore, lors des premiers déploiements de tels drones, les officiers supérieurs, les hommes politiques et une partie de la communauté scientifique devront déterminer la quantité de pertes civiles acceptables au fur et à mesure que la technologie se développe.
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April 18, 2018 11:17 PM
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Bugs du MdCN et du Scalp : c'est grave, docteur ?

Si les forces françaises ont pu tirer 9 missiles de croisière aéroportés Scalp et 3 missiles de croisière navals MdCN durant les frappes du 13 avril, il semble bien que l’armée de l’air et la marine aient rencontré quelques difficultés techniques. Selon la Lettre A, « la première frégate multi-mission (FREMM) qui devait intervenir n’a pas été L’Aquitaine, comme cela était prévu initialement. Au moment décisif, cette dernière a été dans l’incapacité de faire partir ses missiles. Sa « doublure », L’Auvergne, n’a pas pu non plus y aller de sa rafale. » C’est donc la troisième frégate présente sur place, le Languedoc, qui a tiré trois missiles, alors que le plan était, semble-t-il, d’en tirer bien plus.

Le blog Secret Défense évoque aussi un problème de tir sur la première frégate, mais indique que la deuxième a délivré son armement. La troisième n’aurait pu le faire, non du fait d’un problème technique, mais à cause d’une fenêtre de tir très courte : le créneau était tout simplement passé. L’armée de l’air aurait aussi eu un problème avec un Scalp : le blog le Mamouth évoque « un missile non décroché, ou non configuré pour arriver sur sa cible ». La procédure préconise, dans ces cas, un largage manuel dans des zones prédéfinies.

Est-ce grave ? Ce genre de bugs n’est, à l’évidence, jamais une bonne nouvelle. Ils montrent qu’une utilisation opérationnelle d’un armement n’est jamais un acte anodin, et que l’échec est toujours possible. Mais il faut les remettre dans leur contexte. Ils ne remettent pas en cause l’apport stratégique du MdCN, nouvel instrument de frappe dans la profondeur, et du Scalp, dont les capacités de pénétration de cibles « durcies » sont essentielles.

Surtout, les cas d’échecs sont bien moins rares qu’on pourrait le croire. L’histoire récente est émaillée d’échecs de tirs de missiles, notamment lors de tests. La Russie a multiplié les échecs avec son missile balistique Boulava. En juin 2016, le Royaume-Uni avait raté un tir de son missile balistique Trident depuis l’un de ses sous-marins lanceurs d’engins, le HMS Vengeance. « Le missile aurait dévié de sa trajectoire pour se diriger vers les États-Unis » avant de s’auto-détruire, rapportait début 2017 le Sunday Times. Le missile balistique français M51 a aussi connu un échec, fort médiatisé, en 2013.

Même le Tomahawk américain a connu des ratés en 1991 lors de la guerre du Golfe, avec certains missiles bloqués dans leurs tubes, et d’autres finissant leur course dans l’eau. L’échec n’a donc rien de l’exception, il fait partie intégrante de l’équation militaire. Il est juste plus ou moins bien caché. Et fait donc l’objet d’une autre guerre, celle de l’information : le Pentagone avait assuré que certains des missiles russes Kalibr tirés depuis la mer Caspienne sur la Russie étaient tombés dans des zones rurales en Iran. Moscou et Téhéran avaient démenti l’information avec véhémence.
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April 18, 2018 11:12 PM
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Le RAID se dote d'un drone en cage pour améliorer la lutte antiterroriste

Le RAID se dote d'un drone en cage pour améliorer la lutte antiterroriste | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Afin de collecter des informations plus efficacement et plus sûrement en milieu hostile, le RAID va à l’avenir compter sur des drones encagés.

Alors que l’armée américaine se penche sur l’intelligence artificielle pour automatiser ses drones militaires, l’unité d’élite antiterroriste de la police nationale française va prochainement s’équiper de drones enfermés dans une cage pour obtenir des renseignements en toute sécurité dans un espace dangereux et/ou confiné.
Un éclaireur efficace

Conçu par la société suisse Flyability, Elios (c’est son petit nom) est un drone de 700 grammes qui peut subir des chocs sans que cela mette fin à son vol grâce à la cage sphérique qui l’entoure. Il peut ainsi percuter les murs et autres obstacles sans que ses hélices soient touchées, et donc évoluer en toute tranquillité dans une zone confinée.
En plus d’une caméra qui retransmet les images à l’équipe d’intervention en direct, Elios compose avec un projecteur lumineux intégré pour repérer les lieux dans l’obscurité, ainsi qu’un capteur thermique pour détecter les êtres vivants et toute autre source de chaleur.En revanche, le drone ne dispose que d’une autonomie limitée de 10 minutes, et reste plutôt bruyant. Son rôle au sein du RAID et celui d’éclaireur, afin d’aider les forces de l’ordre à repérer les lieux avant d’intervenir. Selon Patrick Thévoz, PDG de Flyability, Elios permet d’obtenir “un gain de temps important qui augmente la sécurité des policiers en leur permettant d’identifier les dangers avant d’évoluer dans une zone à risque. [Il] peut être déployé dans les cas de crises graves, tels que les prises d’otages, les tireurs isolés ou encore les attaques terroristes au sein de bâtiments.”
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April 18, 2018 11:06 PM
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Les obstacles n’existent pas pour ce nouveau missile russe

Les obstacles n’existent pas pour ce nouveau missile russe | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Des fabricants d’armes russes ont développé et ont lancé la production d’un nouveau missile aérien qui est capable de transpercer des obstacles sans être détruit.Le nouveau missile aérien S-8 OFP Broneboïchtchik (Brise-armure) est capable de percer des obstacles protégeant des cibles sans endommager son enveloppe, a indiqué Vladimir Lepin, directeur général de Tekhmach, concepteur et fabricant de ces armements.

«Une particularité du S-8 OFP est que ce missile peut exploser selon les paramétrages du détonateur devant un obstacle, à l'impact et derrière cet obstacle, en le transperçant sans se briser», a-t-il raconté dans une interview accordée au journal russe Rossiyskaya Gazeta.

Le S-8 OFP doit être installé sur des avions d'attaque Su-25 et sur des hélicoptères Mil Mi-8, a ajouté M.Lepin. Il doit remplacer le missile non-guidé S-8 d'un calibre de 80 millimètres.

Auparavant, on a signalé que les forces armées indiennes étaient intéressées par ce nouveau missile russe qui a été présenté pour la première fois à l'exposition Defexpo 2014 à New Delhi.
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April 18, 2018 11:05 PM
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L'Otan perd un important fournisseur russe d'avions de transport militaire

L'Otan perd un important fournisseur russe d'avions de transport militaire | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le groupe russe Volga-Dnepr a annoncé arrêter à la fin de l'année de fournir ses avions Antonov 124 aux armées de l'Otan, un coup dur pour l'Alliance atlantique et la France, très dépendantes de ces appareils.

"Nous nous retirons progressivement du marché du transport militaire (...) Le groupe ne participera pas à l'appel d'offre lancé par l'Otan dans sa configuration actuelle", a annoncé Volga-Dnepr dans un communiqué transmis à l'AFP.

Concrètement, Volga-Dnepr ne prolongera pas un contrat expirant à la fin de l'année 2018 pour la fourniture de ses Antonov 124 à dix armées européennes de l'Otan. Ce contrat, nommé Salis, était prolongé chaque année depuis 2006, selon l'Otan.

Dans un communiqué, l'Alliance atlantique dit "avoir été informée" par Volga-Dnepr "qu'ils ne prolongeront pas leur service au-delà des termes du contrat actuel, en vigueur jusqu'à fin 2018".

L'Otan précise "travailler avec les pays du contrat Salis pour explorer des options correspondant à leurs besoins aériens à partir de janvier 2019".

Les dix nations de l'Otan qui bénéficient du contrat Salis sont la Belgique, la République tchèque, la France, l'Allemagne, la Hongrie, le Luxembourg, la Norvège, la Pologne, la Slovaquie et la Slovénie.

Le retrait de Volga-Dnepr est un coup particulièrement dur pour l'armée française, handicapée par les retards de livraison et les problèmes techniques du nouvel avion de transport militaire européen A400M et très dépendante des Antonov 124 pour ses missions extérieures, notamment au Sahel.

En mars 2017, un rapport parlementaire français avait souligné la "dépendance très lourde" de la France vis-à-vis de ses fournisseurs russes et ukrainiens d'avions de transport militaire.

Il n'existe qu'une vingtaine d'An-124 dans le monde, détenues par trois compagnies: le groupe public russe Flight Unit FU-224, la société privée ukrainienne Antonov Airlines, qui fournit également l'Otan, et Volga-Dnepr, qui possède la majorité des appareils existant.

Conçu à l'époque soviétique, l'Antonov 124 a une capacité d'emport largement supérieure aux A400M, lui permettant d'embarquer des hélicoptères ou des blindés.
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April 18, 2018 11:03 PM
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À nouveau, l'Arabie Saoudite dit envisager l'envoi de troupes en Syrie pour "stabiliser la situation"

À nouveau, l'Arabie Saoudite dit envisager l'envoi de troupes en Syrie pour "stabiliser la situation" | DEFENSE NEWS | Scoop.it

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Cela étant, les relations entre Ankara et Riyad ont connu un sérieux refroidissement, le gouvernement turc ayant pris fait et cause pour le Qatar, mis au ban des monarchies sunnites du golfe arabo-persique.

Pour autant, l’Arabie Saoudite entend toujours déployer des troupes en Syrie, comme l’a affirmé, à nouveau, Adel al-Jubeir, son ministre des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse conjointe avec Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies.

« Nous sommes en discussion avec les Etats-Unis et l’avons été depuis le début de la crise syrienne » en 2011, a dit le chef de la diplomatie saoudienne. « Nous avions fait une proposition à l’administration Obama (qui stipulait) que si les Etats-Unis envoyaient des forces […], alors l’Arabie saoudite envisagerait, avec d’autres pays, d’envoyer des forces dans le cadre de ce contingent », a-t-il rappelé.

« Ce n’est pas une idée nouvelle », a insisté Adel al-Jubeir, en répondant à une question relative à une information du Wall Street Journal selon laquelle Washington serait en quête de troupes arabes pour stabiliser la Syrie.

Et de préciser qu’une proposition consistant à envoyer en Syrie des forces de l’Alliance militaire islamique [la coalition mise en place par Riyad pour combattre le terrorisme, ndlr] a été faite.

Le Washington Post a par ailleurs expliqué que l’administration Trump cherche actuellement à « persuader les pays du Golfe d’assumer le fardeau financier et militaire de la stabilisation » de la Syrie. Ce qui permettrait ensuite le retrait des 2.000 soldats américains.

Seulement, envoyer un contingent de l’Alliance militaire islamique en Syrie sera compliqué. L’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis sont déjà engagés militairement au Yémen et un autre pays important de cette coalition, à savoir l’Égypte, a déjà beaucoup à faire contre les terroristes présents au Sinaï et ses relations avec le Soudan et l’Éthiopie sont tendues, en raison du partage des eaux du Nil.

Reste que lors de sa visite officielle à Washington, en mars, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salman, avait dit vouloir le maintien des troupes américaines dans l’est de la Syrie à moyen ou long terme, afin de contrer les visées iraniennes. Faute de quoi, avait-il expliqué, « l’Iran, avec ses milices et ses alliés régionaux, établira une voie d’approvisionnement terrestre qui reliera Beyrouth à la Syrie et l’Irak à Téhéran. » Un argument susceptible de faire mouche dans l’entourage de M. Trump.

En outre, le prince saoudien a affirmé, à Time, que le débart de Bachar el-Assad n’était plus un objectif. « Bachar va rester. Mais je crois que Bachar a intérêt à ne pas laisser les Iraniens faire ce qu’ils veulent » en Syrie, avait-il affirmé.
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April 18, 2018 11:01 PM
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VIDEO - Ils tirent à balles réelles contre leurs soldats pour l'entraînement

VIDEO - Ils tirent à balles réelles contre leurs soldats pour l'entraînement | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En Ukraine, des instructeurs ont décidé de tirer à balles réelles sur leurs soldats pendant l'entraînement pour préparer leur mental à la guerre. Non Stop Zapping vous montre les images.
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April 18, 2018 10:57 PM
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Comment les Armées ont-elles utilisé les 700 millions d'euros "dégelés" juste avant la clôture de l'exercice 2017?

Comment les Armées ont-elles utilisé les 700 millions d'euros "dégelés" juste avant la clôture de l'exercice 2017? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’automne dernier, la ministre des Armées, Florence Parly, se devait de gagner deux arbitrages pour boucler le budget 2017 de la mission « Défense ». Le premier était la prise en charge, par un financement interministériel, les 400 millions de surcoûts supplémentaires liés aux opérations extérieures et intérieures tandis que le second consistait à obtenir le déblocage de 700 millions d’euros de crédits gelés par Bercy en début d’exercice.

La ministre obtint gain de cause pour le premier arbitrage en novembre. « Le complément de financement dont nous avions besoin, de presque 400 millions d’euros, sera apporté par une contribution des autres ministères et donc le budget des armées n’aura pas à assurer ce complément », annonça en effet Mme Parly sur les ondes de RFI.

Cependant, le dégel des 700 millions d’euros de crédits fut plus long à obtenir. Tellement plus long que certains parlementaires firent part de leur impatience. Comme le sénateur Christian Cambon, le président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées.

« Qu’attend le gouvernement pour sortir ces 700 millions d’euros du congélateur? Qu’ils ne soient plus consommables? », s’était emporté M. Cambon.

Quant au chef d’état-major des armées (CEMA), le général François Lecointre, il avait souligné que « la consommation de ces crédits, le plus rapidement possible, était indispensable à la réalisation des équipements programmés et à une entrée réussie dans la nouvelle Loi de programmation militaire » 2019-2025.

Finalement, ces crédits furent débloqués le 26 décembre. Soit cinq jours avant la clôture de l’exercice 2017 et en pleine trêve des confiseurs.

Ce dégel tardif n’a pas empêché de « consommer » ces 700 millions d’euros avant la fin de l’année. « Ces crédits ont été utilisés en totalité sur les derniers jours de la gestion 2017″, a en effet précisé la ministre des Armées, en réponse à une question écrite adressée par le député (LR) François Cornut-Gentille.

Ces crédits, poursuit Mme Parly, ont été consommés « principalement au titre des budgets opérationnels ». Ainsi, 195 millions ont été alloués au programme « Avions de mission et de support », dont 159 millions au titre de l’A400M.

Puis 147 millions ont été « fléchés » vers « l’ensemble des programmes concourant à l’étude et à la réalisation des systèmes nécessaires à la conduite de la mission de dissuasion nucléaire assurée notamment par la force océanique stratégique de la marine nationale » [programme Cœlacanthe]. Ensuite, 126 millions ont abondé la ligne budgétaire « Espace et systèmes d’information opérationnels » (ESIO) et 76 millions ont financé le poste « Avions de chasse et équipements », dont 52 millions « pour des activités relatives au Rafale. » Le tout, donc, pour 544 millions d’euros au total.

Si l’on fait le compte, l’on sait donc comment 544 millions d’euros (sur 700) ont été « consommés ». Reste à savoir à quoi a servi la différence, de 156 millions.

Photo : Essais de l’A400M à la PFOD de Gao (c) EMA
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April 18, 2018 10:56 PM
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L’avenir des CRS est-il en danger ?

L’avenir des CRS est-il en danger ? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Ce mercredi, le directeur central des compagnies républicaines de sécurité (CRS), Philippe Klayman, était auditionné par les sénateurs de la commission d’enquête sur l’état des forces de sécurité intérieure. Objectif : « évaluer l’état moral des personnels des CRS. »Par Alice Bardo

« La maison CRS accomplit sa mission malgré des moyens qui pourraient être améliorés », relativise Philippe Klayman. Devant les sénateurs, le directeur central des compagnies républicaines de sécurité (CRS) préfère souligner la « disponibilité sans faille » de ses hommes plutôt que de revenir sur « la vague de suicides » qui a touché la profession ces dernières années, comme l’a rappelé avant lui François Grosdidier, sénateur LR de la Moselle et rapporteur de la commission d'enquête sur l'état des forces de sécurité intérieure.

Il n’en reste pas moins que la « maison CRS » brûle. « Insuffisance des moyens humains et matériels » relève, entre autres, François Grosdidier. Un constat que partage évidemment Philippe Klayman, chiffres à l’appui : 13200 fonctionnaires aujourd’hui contre 15500 en 2007 alors qu’« on estime à 14 000 le seuil en deçà duquel la maison se retrouve en difficulté ». Un « problème majeur » donc. D’autant que les missions des CRS sont « de plus en plus denses » et qu’il y a une « diversification des risques », rappelle le directeur central des CRS. Lutte contre l’immigration clandestine, contre le terrorisme ou encore contre la délinquance, mais aussi « renforcement de l’intervention des polices spécialisées »… Autant de missions qui s’ajoutent aux capacités de maintien de l’ordre public. « Malgré les contraintes, la maison CRS a mené un effort formidable d’anticipation et d’adaptation par rapport aux risques contemporains », insiste Philippe Klayman.
Et pour accomplir toutes ces missions, « la maison CRS doit pouvoir compter sur ses propres ressources », largement insuffisantes. Entre les conditions d’hébergement et l’état des véhicules alors que « la maison CRS parcourt 75 millions de km par an », des investissements sont nécessaires « pour détendre la situation » confirme François Grosdidier. Là encore, Philippe Klayman relativise : « La maison n’est pas démunie mais son spectre missionnel s’est élargi. » Et de rappeler : « Ce mode de vie est choisi et apprécié. »
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April 18, 2018 10:53 PM
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Le Brésil et le Mexique confient leurs Caracal à HCare

Airbus Helicopters a enregistré « les plus importants contrats HCare en Amérique latine », avec la signature de deux accords pour le soutien des H-225M des forces armées brésiliennes et de l'armée de l'air mexicaine.

HCare a été présenté en 2015 lors du salon Heli Expo et propose un service complet de MCO, de rénovation, de formation, d'entraînement et de soutien technique.
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April 20, 2018 6:15 PM
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Des Rafale traversent l'Atlantique pour embarquer avec l'US Navy

Des Rafale traversent l'Atlantique pour embarquer avec l'US Navy | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Pour ne pas perdre la main pendant que le porte-avions « Charles de Gaulle » est en cale sèche, l'aéronavale française s'entraîne aux États-Unis.
Par Guerric Poncet

Douze Rafale et un avion de surveillance E-2C Hawkeye ont traversé l'Atlantique pour rejoindre la cote est des États-Unis, où il vont s'entraîner pendant un mois avant d'embarquer sur le porte-avions américain USS George H. W. Bush. Cette mission d'entraînement baptisée Chesapeake doit permettre à 350 marins français (pilotes, préparateurs de mission, mécaniciens et personnel de pont d'envol) de maintenir leurs expertises, alors que l'unique porte-avions français, le Charles de Gaulle, est en cale sèche jusqu'à 2019. La Marine nationale, dont dépend le groupe aérien embarqué, évoque « un déploiement inédit par son ampleur ».

DEPLOIEMENT OPERATIONNEL CHESAPEAKE 2018 © Florent Le Bihan / Marine nationale

Un pilote de Rafale est accueilli par les autorités américaines de la Naval Air Station (NAS) Oceana, près de Norfolk, le 5 avril 2018.
© Florent Le Bihan / Marine nationale

L'entraînement des militaires français aux États-Unis doit se dérouler en deux phases. La première a déjà commencé : du 5 avril au 8 mai, les marins sont installés à terre, autour de l'immense base navale de Norfolk, au sud de Washington. Puis ils seront embarqués du 8 au 18 mai sur le porte-avions USS George H. W. Bush, au large de Norfolk.
Confiance

Le contre-amiral Guillaume Goutay, commandant de la force de l'aéronautique navale, salue « un niveau de confiance absolument unique » entre Français et Américains, ces derniers mettant « à notre disposition pendant deux semaines un porte-avions nucléaire ainsi que 40 avions embarqués F-18 pour nous procurer un entraînement du meilleur niveau possible ». Il s'agit d'une « formidable opportunité d'entraînement, de maintien de nos savoir-faire et de nos compétences, qui sont extrêmement pointues », ajoute-t-il, espérant ainsi « être au top niveau lorsque le Charles de Gaulle reprendra la mer » en 2019.

DEPLOIEMENT OPERATIONNEL CHESAPEAKE 2018 © Florent Le Bihan/marine ationale

Un technicien descend d'un Rafale après une maintenance dans un hangar de la Naval Air Station (NAS) Oceana, près de Norfolk, le 5 avril 2018.
© Florent Le Bihan/marine ationale

Cent quatre-vingts exercices et entraînements en vol conjoints avec l'US Navy sont programmés. Pour les pilotes par exemple, il s'agira de simuler des situations très variées : « soutien des troupes au sol, attaque ou défense de bateaux, recherche de cibles, bombardement, combat aérien avec nombre d'avions variable –1 contre 1 ou attaques multiples, défense de zone et protection de raid dans la profondeur », mais aussi de s'entraîner à l'appontage, simulé sur une piste (voir notre vidéo au bas de cet article) ou en conditions réelles. Ces exercices permettront aussi de renforcer l'interopérabilité entre les deux marines, qui sont régulièrement déployées conjointement dans le monde.
Traversée de l'Atlantique

Pour rejoindre les États-Unis, les appareils français ont dû traverser l'Atlantique, ce qui est beaucoup plus compliqué pour un avion de chasse que pour un avion de ligne, dont les réservoirs de kérosène permettent de faire le trajet d'une traite.

DEPLOIEMENT OPERATIONNEL CHESAPEAKE 2018 © Florent Le Bihan / Marine nationale

Deux Rafale de la base d'aéronautique navale (BAN) de Landivisiau, parqués sur la Naval Air Station (NAS) Oceana, près de Norfolk, le 5 avril 2018.
© Florent Le Bihan / Marine nationale

La Marine a mis en place deux routes : l'une par le Nord, via le Royaume-Uni, l'Écosse, l'Islande, le Groenland et le Canada pour l'avion-radar Hawkeye, qui ne peut pas être ravitaillé en vol et a dû se poser à plusieurs reprises ; et l'autre par le Sud, avec une escale aux Açores et des ravitaillements en vol assurés par trois avions-ravitailleurs KC-135 de l'armée de l'Air pour les Rafale Marine.

Le déploiement n'est pas baptisé Chesapeake par hasard : ce nom incarne l'amitié franco-américaine, particulièrement chez les marins. En effet, durant la bataille de la baie de Chesapeake, le 5 septembre 1781, la flotte française inflige un revers crucial aux navires britanniques qui devaient secourir une armée expéditionnaire en difficulté à Yorktown. La Royale, qui fournit artillerie de siège et renforts terrestres, permet aux Américains de prendre cette position stratégique, ouvrant la voie à l'Indépendance des États-Unis.
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April 19, 2018 3:16 AM
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900 déserteurs en 2017 : pourquoi les militaires quittent l’armée ?

900 déserteurs en 2017 : pourquoi les militaires quittent l’armée ? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les désertions représentent 74 % des infractions commises par les militaires français pendant leur service, selon les chiffres recueillis par Le Monde. Une réalité méconnue

Les désertions représentent l’écrasante majorité (74 %) des infractions commises par les militaires français pendant leur service, selon les chiffres recueillis par le journal Le Monde auprès de la Direction des affaires ­pénales militaires (DAPM).

Sur les dix dernières années, en moyenne 1 810 soldats, presque tous issus de l’armée de terre, ont ­déserté chaque année. Après une baisse en 2016 (1 213), le taux est remonté en 2017 avec 1 544 cas, deux ans après le début de la vague d’attentats et la mise en place de l’opération Sentinelle, écrit le quotidien dans une enquête publiée ce mardi.

Des chiffres partiellement confirmés par le porte-parole de l’armée de terre, le colonel Benoît Brulon. Selon lui, l’armée de terre a bien lancé l’an dernier plus de 1 500 procédures pour désertion, mais elles ont abouti à près de 900 cas avérés, un chiffre stable par rapport à 2016 (très précisément 893 cas avérés de désertions en 2017 après 889 en 2016).
"Mauvaise perception des rigueurs du métier militaire"

Les chiffres dévoilés par Le Monde prennent en compte l’ensemble des procédures ouvertes, précise le colonel Brulon. Or, "à partir de six jours d’absence, le soldat est dénoncé comme déserteur, mais en réalité une partie des dossiers sont clos entre-temps", soit en cas de retour spontané soit en cas de régularisation administrative" (production d’un certificat médical…), souligne-t-il. "Ce taux, qui reste stable au fil du temps, s’explique la plupart du temps par une mauvaise perception des rigueurs du métier militaire", commente le colonel Brulon.

C’est ce qui est mis en avant dans les témoignages recueillis par Le Monde. Il s’agit souvent de jeunes militaires du rang, peu diplômés, hésitants leur orientation professionnelle. Pour d’autres, l’engagement était fort, mais le décalage avec la réalité, faite d’attente et de missions peu valorisantes, a été trop fort. Or, lorsqu’on est sous contrat avec l’armée, on ne la quitte pas comme une entreprise privée.
Passible de trois ans de prison

En France, en temps de paix, le code de justice militaire punit la désertion de trois ans de prison. En période d’état d’urgence, comme ce fut le cas entre novembre 2015 et octobre 2017, la désertion est passible de dix ans de prison, comme en temps de guerre.

La désertion reste en tout cas peu évoquée parmi les militaires. "Le problème n’est même pas abordé lors de la formation délivrée par la DAPM aux magistrats chargés de présider les audiences militaires depuis la fin des tribunaux spéciaux en 2012", indique Le Monde.

Les armées françaises, qui comptent plus de 200 000 soldats, recrutent actuellement 25 000 personnes par an.
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April 19, 2018 3:02 AM
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L'Arabie saoudite prête à épauler la coalition en Syrie

L'Arabie saoudite prête à épauler la coalition en Syrie | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L'armée saoudienne pourrait intervenir en Syrie dans le cadre de la coalition sous commandement américain si les Etats-membres décident de l'élargir, a annoncé mardi le ministre saoudien des Affaires étrangères.

"Nous discutons avec les Etats-Unis, et nous le faisons depuis le début de la crise, d'un déploiement de troupes en Syrie", a déclaré Adel Al Djoubeir, s'adressant à la presse à Ryad en compagnie d'Antonio Guterres, secrétaire général de l'Onu.

Riyad avait déjà fait une proposition en ce sens à Barack Obama, a-t-il ajouté.

Le ministre saoudien répondait à une question sur des informations du Wall Street Journal d'après lesquelles l'administration Trump cherche à mobiliser une force arabe qui serait chargée de remplacer à terme le contingent militaire américain en Syrie.

"Des consultations sont en cours concernant(...)le type de force qu'il importe de maintenir dans l'est de la Syrie, et concernant les pays qui composeraient cette force. Ces discussions sont en cours", a dit Djoubeir.

Donald Trump souhaite rapatrier les troupes américaines déployées en Syrie mais il n'a pas fixé de délai pour cela, a déclaré la porte-parole de la Maison blanche Sarah Sanders, lundi, au surlendemain des frappes coordonnées menées contre des installations du régime syrien par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne.


(Sarah Dadouch à Riyadh et Aziz el Yaakoubi à Dubaï, Jean-Philippe Lefief et Eric Faye pour le service français
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April 18, 2018 11:21 PM
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L'aéronavale brésilienne bientôt opérationnelle sur H225M Super Cougar

L'aéronavale brésilienne bientôt opérationnelle sur H225M Super Cougar | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Il s’appelleront UH-15B Super Cougar dans la nomenclature de la marine brésilienne. Le constructeur Helibras, filiale brésilienne d’Airbus Helicopters, se prépare à livrer les deux premiers exemplaires de l’hélicoptère de combat maritime H225M Caracal aux forces aéronavales locales. Pour mémoire ce sont neuf machines de ce type qui seront en service à l’horizon début 2020.

L’une des particularités de ces Airbus Helicopters H225M assemblés localement au Brésil est leur armement. En effet la Marinha do Brazil a fait en sorte qu’ils soient gréés pour l’emport et le tir du missile anti-navire AM.39 Exocet. Deux de ces munitions pourront ainsi prendre place de part et d’autres du fuselage de l’hélicoptère.

Les Airbus Helicopters UH-15B Super Cougar vont surtout permettre aux marins brésiliens de retrouver une capacité de lutte anti-navire aéroportée. Ils l’ont en effet perdue après le retrait du service il y a un an et demi des derniers Sikorsky SH-3D Sea King. Il est intéressant de voir que ces hélicoptères de facture américaine emportaient eux-aussi l’AM.39 Exocet comme arme principale. Les autres hélicoptères de combat maritime en service dans l’aéronavale brésilienne, les Sikorsky S-70B Seahawk et Westland Super Lynx Mk-21, ne peuvent de leurs côtés emporter que des torpilles et charges de profondeurs. Ils sont donc limités à la seule guerre contre les sous-marins.

Mais les UH-15B Super Cougar ne seront pas exclusivement des hélicoptères de combat maritime. Ils assureront également des missions de recherches et sauvetages, notamment au combat. Ce que les anglo-saxons appellent le CSAR ! Pour cela ils délaisseront les missiles anti-navires au profit de deux mitrailleuses de sabord et d’un équipement idoine comportant notamment un treuil mécanique ou encore une corde lisse. L’un des secrets de cette machine est son radar dernier cri AN/APS-143C conçu et réalisé aux États-Unis. Un matériel qui permettra aux Super Cougar brésiliens de rivaliser avec les meilleures machines du monde.

À terme ces hélicoptères seront embarqués à bord de navires de premier plan tels les frégates de classe Niterói, le bâtiment d’opérations amphibies Bahia mais également le futur porte-hélicoptère récemment acheté à la Royal Navy. Celui-ci doit arriver au Brésil d’ici la fin de l’été.

Très lointain dérivé du Super Puma datant des années 1980 le H225M Super Cougar semble bien appeler à devenir un hélicoptère idéal pour le remplacement de nombreuses machines d’ancienne génération, de quoi permettre de pérenniser sa ligne de production !

Photo © Marinha do Brazil
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April 18, 2018 11:14 PM
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Frappes en Syrie : l'un des missiles Scalp « n'est pas parti » du Rafale

Frappes en Syrie : l'un des missiles Scalp « n'est pas parti » du Rafale | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Un des avion français n'a pas réussi à tirer l'un des deux missiles qu'il emportait pour frapper les installations syriennes samedi.Par Guerric PoncetLes avions Rafale déployés en Syrie pour frapper les installations du régime samedi matin n'ont pas réussi à tirer tous leurs missiles. « Sur les dix missiles Scalp-EG prévus, seuls neuf sont partis », reconnaît l'armée de l'air, jointe par nos soins mercredi soir, confirmant officiellement des doutes partagés dès samedi par quelques observateurs. « Est-ce dû au missile ou à l'avion ? Nous ne le savons pas, et des analyses techniques sont en cours pour déterminer l'origine de l'incident de tir », précise l'armée. Chaque Rafale emportait deux missiles, et l'un d'eux n'a donc réussi à en tirer qu'un. Toutefois, « l'ensemble des cibles déterminées a été traité » avec les autres missiles, assurent les militaires.

Lundi, le sort mystérieux du dixième Scalp faisait l'objet d'un article sur le blog Le Mammouth, qui suggérait que le missile, "non configuré pour arriver sur sa cible", avait été largué manuellement "dans une zone prédéfinie", avant le retour de l'avion en France.

Réagissant à des informations publiées par La Lettre A, la Marine nationale a elle aussi reconnu avoir eu des problèmes pour tirer ses missiles de croisière navals (MdCN) depuis ses frégates multimissions FREMM (dont il aurait fallu redémarrer le système informatique, une opération qui aurait fait dépasser le temps imparti pour respecter le créneau de tir). Seuls trois des six MdCN prévus avaient pu être tirés. C'était le baptême du feu pour ces missiles de nouvelle génération, qui font entrer la France dans le club fermé des pays disposant de missiles de croisière embarqués sur des bâtiments de guerre (avec les États-Unis, la Russie et la Grande-Bretagne).
12 missiles tirés sur 16 prévus ?
L'opération, présentée comme un succès total par le président Emmanuel Macron ainsi que par la ministre des Armées Florence Parly, ne s'est donc pas déroulée si parfaitement que cela. Douze missiles ont frappé leur cible, alors que seize semblent avoir été prévus au départ. « Tous les missiles français sont parvenus à leur cible », avait assuré la ministre samedi lors d'un point presse à Paris. Gageons donc qu'elle parlait des missiles tirés, et non des missiles prévus...Dix-sept avions avaient été déployés depuis la France pour les frappes de ce week-end : cinq Rafale et quatre Mirage 2000-5, ainsi que 2 avions-radar AWACS et 6 avions ravitailleurs. Fait exceptionnel, Paris avait assuré le commandement tactique de l'opération aérienne pour la coalition (France, États-Unis, Grande-Bretagne). Pour le volet maritime, la France avait dépêché cinq frégates de premier rang : trois frégates multimissions (FREMM), ainsi qu'une frégate de lutte anti-sous-marine, une frégate antiaérienne et un pétrolier ravitailleur.
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April 18, 2018 11:06 PM
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Les Cigognes bientôt en route pour l'Estonie

Quatre Mirage 2000-5 de l'escadron de chasse 1/2 « Cigognes » de Luxeuil prendront prochainement le chemin des pays baltes, dans le cadre de la mission Baltic Air Policing, rebaptisée Enhanced Air Policing. Celle-ci sera menée par le Portugal, qui déploiera quatre F-16M à partir de Siauliai, en Lituanie. Quatre Eurofighter espagnols viendront également renforcer le dispositif depuis Siauliai, tandis que les Mirage 2000-5 français seront basés à Ämari, en Estonie.

Le mandat va durer quatre mois et vise à compenser l'absence de moyens de police de l'air de l'Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie. La mission a été lancée en 2004 et est soutenue par 16 pays de l'OTAN par rotations régulières.

Ce déploiement français est le 7ème sur la zone, le premier avait eu lieu en 2007, puis en 2010, 2011, 2013 et 2014.
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April 18, 2018 11:05 PM
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Ukraine test-fires advanced version of SKIF anti-tank guided missile

Ukraine test-fires advanced version of SKIF anti-tank guided missile | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Ukrainian State Design Bureau ‘Luch’ from Kyiv successfully test fired its advanced SKIF portable anti-tank guided missile.

On 18 April, the Luch’s press service said in a statement that an advanced version of SKIF anti-tank guided missile (export version of the STUGNA-P developed for Ukrainian army) was successfully test-fired.

According to Luch, the new version of the SKIF portable anti-tank guided missile system has undergone a series of changes and improvements according to the requirements of the potential customer. Major changes were made for use launchers of the anti-tank guided missile system in conditions of soft soils and sand.

Also, SKIF shall be equipped with new thermal sight, is designed for detection, recognition and identification of threats at longer ranges during day-night and adverse weather conditions. The missile itself has not changed since it was originally designed for use in all climatic and weather conditions, without exception.
The SKIF anti-tank guided missile system is designed to engage main battle tanks fitted with explosive reactive armor, lightly armored vehicles, fortifications, hovering helicopters, pinpoint surface targets in any weather, day or night, and in electronic and optical countermeasures environments.For transportation of the SKIF system and ease of use by the crew, the launcher is folded into a compact travelling position, with its thermal sight placed in a pack device, and is delivered to the action zone by any mode of transport.
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April 18, 2018 11:04 PM
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Suisse, Deux minidrones aux essais pour les Forces terrestres

Suisse, Deux minidrones aux essais pour les Forces terrestres | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Armasuisse teste actuellment deux types de minidrones autonomes pour venir équiper les formations de combat et d'exploration de l'armée. Les deux systèmes de drones sont portatif et facile d'emploi. Au final le drone qui gagenra la compéition viendra compléter les moyens actuel en matière de reconnaisance du champs de bataille à courte distance. Les informations recueillies serviront directement les échelons inférieurs de conduite, soit la compagnie, la section, le groupe ou l’équipe.

Les minidrones sera utilisés dans un environnement de combat tactique. Ils doivent venir épauler les unités au sol en ce qui concerne les missions de reconnaissance «Over The Hill», les conflits de faible intensité et les opérations de guerre urbaine, ainsi que pour toute missionISTAR ( Intelligence, Surveillance Acquisition de cible et reconnaissance) de proximité.

Le budget total de l’acquisition s'élève à 8 millions de francs. Le projet devrait être clos en 2021.

Deux modèles à l’essai :

Deux modèles ont été retenu pour les essais il s’agit de l’Israélien Orbiter 2B de la société Aeronautics Defence Systems et du Fly Eye polonais de WB Electronics.

Aeronautics Defense Systems Orbiter 2B :

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Dévoilé en 2014, l’Orbiter 2B d’Aeronautics Defense Systems dispose d'un mode de navigation indépendant qui, permet à un opérateur d'effectuer une mission même si le GPS est bloqué ou s'il y a une perte de liaison avec sa suite de communications cryptée. Un système d'alerte automatique peut également envoyer des alertes concernant tout écart par rapport aux objectifs prévus d'une mission dans des conditions normales. L’Obiter 2B dispose d’une autonomie de fonctionnement de 4 heures, l'Orbiter 2B peut transporter une charge utile de 1,5 kg et pour un rayon d’action de 100 km. Il emporte un capteur électro-optique / infrarouge avec un pointeur laser. Il dispose du logiciel MOAV qui est conçu pour servir une gamme de plates-formes UAV compatible avec les interfaces OTAN telles que le STANAG 4609. Le système numérique équipé d'une liaison de données a une durée de vie jusqu'à 4 heures. Le dépoiement se fait en 7 minutes.

Utilisateurs : Israël, Finlande, Ireland, Mexique, Perou, Pologne, Serbie, Afrique du Sud, USA, Angleterre, Thailand.

WB Electronics Fly Eye :

Développé en pologne par WB Electrionics, le Fly Eye a été dévoilé en 2010. Le Fly Eye dispose d'une cellule compacte en matériaux composites. Sa structure modulaire peut être facilement assemblée ou démontée et dispose d'une capacité de décollage et d'atterrissage entièrement autonome. Le véhicule peut être déployé dans les dix minutes et peut exécuter des missions dans des zones très restreintes.Le drone portable a une longueur de 1,9 m, une envergure de 3,6 m et un poids maximum au décollage de 11 kg. Il peut transporter une charge utile maximale de 4 kg et est transporté dans deux sacs à dos.Deux personnes sont nécessaires pour faire fonctionner le drone, qui est lancé à la main et peut être récupéré en utilisant un parachute. L'itinéraire de vol peut être préprogrammé par l'opérateur et peut être modifié pendant le vol. Il peut effectuer des missions jusqu'à trois heures, en fonction des conditions météorologiques. Il fonctionne à des températures variant entre -20 ° C et + 50 ° C et peut supporter une vitesse du vent jusqu'à 12m / s et une humidité de 95% / 50 ° C. Le vol de la caméra peut être entièrement contrôlé manuellement à partir de la station de contrôle (jusqu'à 30 km) ou entièrement autonome, effectué selon un itinéraire pré-programmé avec la possibilité de sa correction manuelle pendant le vol. Le vol est extrêmement silencieux. Le Fly Eye emporte un système de caméra électro-optique / infrarouge.

Utilisateurs : Pologne, Ukraine



Les nouveaux moyens de reconnaissances :

Avec le remplacement prochainement du drone ADS 95 « Ranger » avec l’arrivée du drone « MALE » Hermes 900 au sein des Forces aériennes, il manquait un échelon pour les unités au sol. Celui-ci sera donc comble avec le choix du minidrones. Pour autant, l’armée suit également de développement des petits véhicules terrestres autonomes ainsi que les microdrones. Le futue avion de combat disposera d’une capacité de reconnaissance électronique et sera doté d’une nacelle « recco ». Mais l’avion pourra également voler en binôme avec un drone furtif à réaction tel que le banc d’essais nEUROn de démonstration. Par ailleurs, armasuisse Sci +T est actif dans le domaine de la défense anti-drones. Une équipe pluridisciplinaire formée de spécialistes des capteurs et des effecteurs effectue des travaux de recherche et collabore avec des acteurs nationaux et internationaux dans le domaine des contre-mesures.

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April 18, 2018 11:02 PM
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Le Jean de Vienne escorte des unités alliées dans le détroit de Bab El Mandeb

Le Jean de Vienne escorte des unités alliées dans le détroit de Bab El Mandeb | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Déployé en océan Indien depuis le 23 février 2018, le Jean de Vienne a été sollicité début avril pour escorter deux convois de bâtiments militaires américains et anglais devant franchir le détroit de Bab El-Mandeb, situé entre Djibouti et le Yémen.

es deux opérations délicates ont été préparées et conduites sous faible préavis, en lien avec le contrôleur opérationnel Alindien et le commandement de la cinquième flotte américaine via le détachement de liaison français à Bahreïn. Ces escortes ont été réalisées suite à la demande de nos alliés soucieux de protéger leurs unités précieuses dans une zone connue pour son insécurité, et confiants dans la capacité du Jean de Vienne à les protéger.

Ainsi, début avril, après avoir franchi le détroit une première fois dans le sens sud-nord à vitesse élevée, le Jean de Vienne a escorté dans le sens inverse l’Amphibious Readiness Group américain Iwo Jima renforcé d’une unité britannique HMS (Her Majesty’s Ship) Albion.

Moins de 36 heures plus tard, le Jean de Vienne a effectué une deuxième escorte et pris le contrôle tactique d’un groupe composé de deux ravitailleurs américain et britannique.

Le passage du détroit se fait systématiquement en prenant des mesures de protection renforcées et en adoptant des cinématiques adaptées.

Ces deux actions successives illustrent le professionnalisme, l’interopérabilité et le haut niveau de confiance entre la Marine nationale, l’US Navy et la Royal Navy.
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April 18, 2018 11:00 PM
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Que deviennent les nouveaux blindés russes ?

Que deviennent les nouveaux blindés russes ? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Près de trois ans après la révélation publique théâtralement mise en scène de nouveaux véhicules blindés russes – le char Armata, le VCI modulaire Kurganets-25 et la famille des blindés 8×8 Bumerang –, leur commande à grande échelle pour l’armée russe paraît toujours une perspective éloignée.

Lors du grand défilé annuel de la victoire, édition mai 2015, sur la Place Rouge, ces engins étaient présentés comme aboutis et donc prêts à entrer en production de masse. Ah, c’est que leur niveau technologique avait surpris, parfois inquiété, à l’Ouest ! La Russie affichait une avance technologique que les Occidentaux mettraient des années à résorber, les Russes ayant encore assurément progressé entretemps.



Mais voilà… La réalité est plus rassurante pour les pays de l’OTAN. En ce qui concerne ces blindés, du moins. Les problèmes de financement, de détails techniques et de modifications conceptuelles ont torpillé l’avance apparemment prise par les Russes. La production de masse rame, rame… Ouf !



Selon Andreï Frolov, du Centre d’Analyse Stratégique et Technologique basé à Moscou, le précédent programme d’armement pour la période 2015-2020 donnait la priorité à la modernisation des forces aériennes et navales. Mais cela change avec le nouveau programme établi jusque 2025 : y figurent des investissements massifs en matière de nouveaux véhicules blindés de tous types au bénéfice des forces terrestres et aéroportées.

Néanmoins, de la théorie à la réalité, il subsiste encore un fossé qui soulage l’OTAN. Ainsi donc, l’Armata, le Kurganets et le Bumerang comportent tant de nouveautés que leur production ne permet guère de recourir à des composants préalablement disponibles : il faut (presque) tout créer à partir de rien. D’où une accumulation de retards causés par la nécessité de tester et valider chacun de ces composants, leur assemblage en sous-systèmes et enfin les « produits finis ». Ce processus coûte cher, très cher, aux différentes sociétés impliquées dans ces programme. Or, la situation financière de chacune n’est pas toujours confortable et le niveau de compétence du personnel technique aussi bien que managérial n’est pas uniforme. D’où de solides hoquets dans le processus de mise au point.



De surcroît, on relève des changements épisodiques dans les spécifications techniques sur certains points de-ci, de-là, réclamés par le ministère de la Défense. Voilà qui n’est pas fait pour accélérer ni faciliter les choses…
Le char Armata est l’emblème technologique de la société UralVagonZavod – et de la Russie – pour l’effort de modernisation de l’arme blindée. En fait, l’Armata englobe trois versions : le char T-14, le véhicule de combat d’infanterie lourd T-15 et l’engin de dépannage T-16. Le T-14 a été présenté comme un char révolutionnaire, surtout en raison de sa tourelle télécommandée et de la protection des trois membres d’équipage grâce à un agencement sous forme de « capsule » blindée. Ah, la révolution, on connaît bien, en Russie ! Ses aléas aussi… Histoire de sauver les apparences, les responsables du programme affirment épisodiquement que le développement de l’engin respectr le calendrier établi, ce que clamait, dès novembre 2017, le commandant-en-chef des forces blindées, le colonel-général Oleg Salykov. Ce dernier confirmait d’ailleurs qu’un premier lot de cent T-14 serait achevé pour soumission à des essais complets d’ici 2020.

A la mi-janvier 2018, l’agence TASS diffusait l’information selon laquelle la production de masse du T-14 était prévue pour commencer après 2020, une indication sibylline d’un retard imprécis. Pas un mot sur les T-15 et T-16. D’ailleurs, aucun détail sur la configuration finale du T-15, surtout sa tourelle, ne filtrait. Cette tourelle est cependant apparue sur les Bumerang-BM, avec un canon automatique de 30mm et des missiles antichars. Pourtant, on soupçonne que l’armement finalement choisi sera plus puissant.



En février 2018, l’agence TASS rapportait la confirmation d’une commande destinée à équiper deux bataillons de T-14 et un de T-15, sans plus de précision concernant ce dernier.



Quant au Kurganets-25 développé par Traktornye Zavody, cette plateforme semble la plus critiquée en interne parmi tous les projets de blindés. L’engin a servi de base pour le transporteur de troupe blindé B-10 et le blindé de combat d’infanterie B-11, deux véhicules sévèrement critiqués par les militaires en raison de leur gabarit trop imposant. Il est vrai qu’ils en imposent si on les compare aux BMP-2 et BMP-3 ! Le développement d’une nouvelle version, plus ramassée, aurait dû commencer en 2017 mais on n’en a aucune nouvelle. Pas bon signe. Enfin, cela dépend pour qui. Le vice-ministre de la Défense en charge des achats, Youri Borisov, a d’ailleurs déclaré que ce développement ne commencerait pas avant 2021.

En août 2017, ce programme a subi un nouvel impact lorsque Danil Ralin, l’un des concepteurs des remarquables véhicules de combat d’infanterie BMP-1/2/3, a déclaré que ce projet était bancal et devrait être tout simplement abandonné. Ouille !



Et la série des 8×8 Bumerang ? Oh, à part quelques informations éparses sur des essais et des mises en service très limitées – que l’on soupçonne plutôt expérimentales –, on ne peut pas encore s’en faire une opinion valable. L’engin est impressionnant. Mais il suffit d’arpenter les allées des salons de défense pour constater qu’ils le sont tous. Surtout le 6×6 VBTP-MR Guarani brésilien, tellement haut que son chef de véhicule guette toujours le moment où son engin va s’offrir un « flanc » en tout-terrain…



Enfin bref, l’avancée technologique russe en matière de chars et autres blindés doit être fort relativisée. Les armées de l’OTAN sont en train de combler leur apparent retard. Let’s keep cool !
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April 18, 2018 10:56 PM
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Mahindra, ShinMaywa seek to revive US-2 project for India

Mahindra, ShinMaywa seek to revive US-2 project for India | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The Indian and Japanese companies have signed an MoU with a view to setting up MRO services / manufacturing and assembling of structural parts & components for the ShinMaywa US-2 amphibious aircraft.

India's Mahindra Defence has signed a Memorandum of Understanding with ShinMaywa Industries Limited, Japan, with a view to setting up MRO services / manufacturing and assembling of structural parts & components for the ShinMaywa US-2 amphibious aircraft.

The four-engine US-2, which is already operated by the Japanese Maritime Self-Defence Force (JMSDF), is billed as the only in-service amphibious aircraft capable of very rough sea operations (sea state 5, up to 3m wave height), along with riverine/lake landing capability, STOL features, long endurance and extended radius of operations with large payload capacity.

India and Japan have been exploring possible cooperation on the US-2 for the Indian market for several years now. Back in 2015, Indian media were reporting a requirement for a 12-18 aircraft.

The two companies announced at the recent Defexpo exhibition in Chennai that discussions were now focusing on the methodology of procurement of US-2 aircraft in reponse to requirements of the Indian Navy. They say that both nations are “working on the way forward to induct this aircraft in India”.

ShinMaywa and Mahindra Defence say the objective is to set up MRO services in India and also undertake manufacturing, assembling of structural parts & components for US-2 amphibian aircraft etc.

This MOU also envisages a strategic partnership between the two companies for future versions of the US-2.

Mahindra – through its Mahindra Aerospace unit — is a major partner for Airbus in India.
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April 18, 2018 10:55 PM
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L'Albanie souhaite une présence militaire américaine sur son territoire

L'Albanie souhaite une présence militaire américaine sur son territoire | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Invité à Pristina pour le 10e anniversaire de la proclamation d’indépendance du Kosovo, en février dernier, le Premier ministre albanais, Edi Rama, a évoqué l’éventualité qu’il y ait « un seul président » pour les deux pays.

« Le Kosovo et l’Albanie vont avoir une seule politique étrangère et non seulement des ambassades et des représentations diplomatiques conjointes. […] Mais pourquoi pas un seul président, en tant que symbole de l’unité nationale, avec une politique de sécurité nationale? », a en effet déclaré M. Rama.

De quoi mettre un plus d’huile sur le feu dans des Balkans occidentaux déjà minés par les tensions, les rivalités confessionnelles et les luttes d’influence entre pro-occidentaux et pro-russes. Car, ce type de déclaration n’est évidemment pas fait pour rassurer Belgrade, qui accuse, non sans raison d’ailleurs, Tirana d’avoir le projet de bâtir une « grande Albanie » [voir carte].

D’autant plus qu’il ne s’agissait pas de la première déclaration d’Edi Rama allant dans le sens d’une union étroite entre l’Albanie et le Kosovo. Dans un entretien au site Politico, en avril 2017, il avait en effet estimé que cela serait une « alternative possible pour ouvrir les portes de l’Union européenne. »

Justement, après les déclarations de M. Rama à Pristina, Bruxelles a remis Tirana à sa place. « L’UE a toujours soutenu les principes de réconciliation et de coopération régionale dans les Balkans occidentaux », a en effet rappelé la porte-parole du Service européen pour l’action extérieure. « Le Conseil européen s’est prononcé pour une intégration des pays des Balkans occidentaux et nous continuerons donc à travailler avec ces pays de manière bilatérale dans cette perspective », a-t-elle ajouté.

Reste que, le 17 avril, l’UE a proposé d’ouvrir des négociations d’adhésion à l’Albanie et à la Macédoine. Une décision qui se « fonde sur une évaluation de progrès réalisés par ces deux pays sur les recommandations faites en 2016 et un examen des mesures mises en œuvre par Tirana et Skopje », a expliqué Federica Mogherini, Mme le Haut-représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité. Voilà de quoi faciliter, si la procédure va à son terme, le travail des puissantes mafias albanaises (le nombre d’Albanais et de Kosovars incarcérés dans les prisons françaises a augmenté de 340% depuis 2011).

« C’est une chose à laquelle le peuple albanais aspire depuis de nombreuses années », a commenté la ministre albanaise de la Défense, Olta Xhacka, lors d’une visite à Washington, le 18 avrim. Cela lui donnera « l’espoir que si nous faisons des sacrifices, si nous restons sur la bonne voie, nous atteindrons nos objectifs et nous irons où se trouve notre destinée: dans la famille euro-atlantique », a-t-elle estimé.

Avec un budget militaire au plus bas et des capacités réduites (les forces albanaises n’ont plus d’aviation de combat), l’Albanie est membre de l’Otan depuis 2009. D’où la demande faite par Mme Xhacka, lors d’une rencontre avec James Mattis, son homologue américain.

« Je pense qu’il faut envoyer un message fort : que les Balkans occidentaux sont une région orientée vers l’Ouest, et que nous partageons et devons protéger les mêmes principes et valeurs », a dit la ministre albanaise. « Nous pensons qu’il est temps que les Etats-Unis établissent une présence en Albanie », a-t-elle ensuite lancé. Et cela pourrait prendre la forme d’une base navale sur l’Adriatique, que ce soit de façon bilatérale ou dans le cadre de l’Otan.

Pour Mme Xhacka, la « présence des Etats-Unis ou de l’Otan serait une démonstration très claire que la région n’est pas oubliée par ses alliés », d’autant plus que Tiran s’inquiéte quelque peu des menaces multiples auxquelles » cette dernière est « confrontée ». « Et nous pensons qu’il est très important que l’Otan et les Etats-Unis attachent un peu plus d’importance à ce qui se passe dans la région » des Balkans, a-t-elle fait valoir.

Parmi les menaces qui viseraient l’Albanie, Mme Xhacka a cité la Russie, qui « tente d’accroître son influence et ses actions déstabilisantes, que ce soit par ses services secrets, ses investissements (… ou encore) sa propagande », mais aussi la Chine, l’Iran et… la Turquie, pourtant membre de l’Otan.

Cela étant, ce ne sont pas les seules. En juin 2017, un rapport d’Europel avait souligné que la région des Balkans occidentaux était soumise à l’influence des mouvements jihadistes et aux groupes criminels.

Un constat partagé par la Revue stratégique française, selon laquelle les Balkans souffrent « de faiblesses qui peuvent être utilisées à des fins de déstabilisation par des mouvements radicaux (notamment jihadistes), des groupes criminels ou des États tiers ».
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