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Romain
May 4, 2018 1:45 AM
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Tel Aviv n’a pas d’objections contre la fourniture de systèmes de missiles russes S-300 à la Syrie tant qu’ils ne sont pas utilisés contre l’armée israélienne, selon le ministre de la Défense israélien.
Israël ne s'opposera pas aux livraisons à Damas de systèmes de missiles russes S-300 et n'ouvrira un tir de riposte que si ces systèmes sont utilisés contre les forces armées israéliennes, a déclaré au quotidien russe Kommersant le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman. «S'ils ne sont pas dirigés contre nous, c'est une chose. Si ces systèmes S-300 tirent sur nos avions, nous répondrons impérativement», a-t-il indiqué.
Le ministre avait dit plus ou moins la même chose le 24 avril, soulignant que la Russie et Israël n'étaient pas intéressés à entrer en confrontation et que Tel Aviv ne cherchait pas à tendre ses relations avec Moscou. L'éventuelle fourniture de S-300 à Damas a été évoquée par l'état-major général russe après un tir de missiles massif mené contre la Syrie par une coalition tripartite occidentale des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni dans la nuit du 13 au 14 avril. Le bombardement a été mené suite à une attaque chimique qui aurait été perpétrée le 7 avril à Douma, près de Damas, selon les pays occidentaux.
Un accord ad hoc avec la Syrie portant sur des S-300 avait été conclu en 2010 mais avait été par la suite gelé à la demande des pays occidentaux et d'Israël.
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May 4, 2018 1:35 AM
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Airbus, Dassault Aviation et Leonardo ont dévoilé une maquette à l’échelle 1 du futur drone européen de moyenne altitude et longue endurance piloté à distance (MALE RPAS) lors du salon aéronautique de Berlin.
L’Allemagne, la France et l’Italie veulent développer un drone militaire de hautes performances en faisant appel à l’expertise des industriels européens. Le premier appareil dédié à des missions de renseignement et de reconnaissance pourrait être livré en 2025.
Une maquette de ce futur drone sans pilote évoluant à moyenne altitude capable de remplir des missions de renseignement et de reconnaissance de longues durées (drone Male, pour moyenne altitude longue endurance) a été dévoilée par Airbus, Dassault Aviation et Leonardo lors du salon aéronautique de Berlin le 26 avril. Aeronews TV décrypte cette présentation en vidéo.
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May 4, 2018 1:27 AM
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La ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, réclamait 12 milliards d’euros supplémentaires pour les trois prochaines année afin de pouvoir remédier aux graves lacunes de la Bundeswehr, régulièrement dénoncées par des rapports parlementaires. Finalement, elle devra se contenter d’un budget qui passera de 38,5 à 42,2 milliards d’euros en 2021. C’est en effet ce que lui a proposé le social-démocrate, Olaf Scholz, son collègue des Finances.
Plus précisement, selon la presse d’outre-Rhin, Mme von der Leyen réclamait une hausse de 3 milliards d’euros pour 2019, puis une autre de 4 milliard pour 2020 et une dernière de 5 milliards pour 2021. Or, le projet de budget présenté par M. Scholz prévoi une « augmentation du budget de la Défense de 5,5 milliards d’euros d’ici 2021. »
Aussi, la ministre allemande de décolère pas. D’autant plus que cette trajectoire financière n’est pas conforme à l’objectif, fixé par l’Otan, d’un effort de défense équivalent à 2% du PIB, pas plus qu’il n’est en ligne avec les recommandations du dernier Livre blanc sur la Défense de 2016, lequel préconisait de faire de l’Allemagne un « partenaire militaire plus actif sur la scène internationale. »
Or, après des années de vaches maigres, la Bundeswehr est dans un état préoccupant, avec une disponibilité insuffisante de ses chars, avions et autres navires. Au point que beaucoup doutent de sa capacités à assumer son rôle au sein de l’Otan. Aussi, l’effort pour combler ses lacunes est énorme.
Cela étant, les sociaux-démocrates du SPD ont toujours été réservés, si n’est opposés, à une hausse importante des crédits alloués à la Bundeswehr pour atteindre les 2% du PIB. Et comme la chancelière allemande, la chrétienne-démocrate Angela Merkel, est obligée de composer avec eux, une telle opposition au sein de la coalition qu’elle dirige était inévitable.
Quoi qu’il en soit, rien n’est pour le moment définitivement décidé, le projet de budget de M. Scholz devant encore être approuvé par le Bundestag. Aussi, Mme von der Leyen a prévenu : si elle n’obtient pas les crédits qu’elle demande, au moins deux projets de coopération européenne pourraient passer à la trappe, dont celui portant sur le programme de sous-marins mené conjointement avec la Norvège.
Pour rappel, Oslo compte acquérir 4 sous-marins U-212NG auprès de ThyssenKrupp Marine Systems, dans le cadre d’une commande de 6 exemplaires, deux devant être destinés à la Deutsche Marine. Aussi, voir Berlin renoncer à ce projet n’est pas crédible car les sommes en jeu sont importantes (4,3 milliards d’euros pour la Norvège). En outre, ce serait sans doute faire un cadeau au français Naval Group et cela fermerait la porte à une extension de cette coopération avec les Pays-Bas, avec lesquels l’Allemagne a multiplié les partenariats militaires au cours de ces dernières années.
L’autre programme menacé par Mme von der Leyen, selon le journal Bild am Sonntag, est celui consistant à co-localiser sur la base aérienne d’Évreux les 4 ou 6 avions de transport C-130J Hercules de la Luftwaffe avec les 4 de l’armée de l’Air, dans le cadre d’un escadron franco-allemand.
Or, il serait plus facile, pour Berlin, d’annuler la commande des C-130J Hercules que de renoncer aux sous-marins norvégiens…
Par ailleurs, Mme von der Leyen n’est pas épargnée par les critiques. De la part de responsables politiques, bien sûr mais aussi d’analystes et d’éditorialistes. « Il est vrai que les problèmes d’équipement et les pénuries doivent être résolus. Mais les échecs sont dus à des processus d’acquisition lents et à une mauvaise gestion », a affirmé Marcel Dickow, de l’Institut allemand pour les affaires internationales et la sécurité, selon Defense News.
L’absense de réformes visant à rationaliser l’approvisionnement et les acquisitions d’équipements du ministère allemand de la Défense a également été pointé par l’éditorialiste Christian Thiels, de la chaîne publique SWR [membre du réseau ARD, ndlr], qui a repris à son comptes les critiques adressées par Olaf Scholz à Ursula von der Leyen.
« La ministre de la Défense peut et doit faire plus que simplement demander davantage d’argent. Pourquoi, pour des raisons politiques, se lance-t-elle dans un projet européen risqué visant à développer un nouvel avion de combat au lieu d’acheter quelque chose qui est déjà disponible sur le marché? Et n’a-t-elle rien appris des problèmes d’explosion de coûts et de retard des Eurofighter and Co.? », a demandé Christian Thiels.
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May 4, 2018 1:23 AM
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Le système hypersonique russe Kinjal, présenté en vidéo par le Président Vladimir Poutine le 1er mars dernier, sera dévoilé au public lors du prochain défilé de la Victoire dans la capitale russe.
Des chasseurs MiG-31K dotés du nouveau système de missiles hypersoniques Kinjal survoleront Moscou au cours du prochain défilé de la Victoire, a annoncé le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.
«Outre les avions modernes Su-57 [PAK FA, chasseur de 5e génération, ndlr], Su-30SM et MiG-29SMT, la partie aérienne de la fête engagera des MiG-31K modernisés équipés de systèmes de missiles hypersoniques dernier cri Kinjal», a indiqué le ministre lors d’une réunion en duplex.
Selon M.Choïgou, des systèmes antiaériens Tor-M2, des véhicules de combat Terminator, des robots Uran-6 et Uran-9, des drones, des tout-terrain militaires et des motoneiges participeront aussi à la phase motorisée du défilé. Le Président Poutine a présenté le système aérien de précision Kinjal et d’autres armes russes sophistiquées le 1er mars dernier, dans son message annuel au parlement. Selon M.Poutine, le missile hypersonique capable d’atteindre une vitesse de Mach 10 (dix fois la vitesse du son) peut déjouer tous les systèmes de défense antiaérienne et antimissile actuels, transportant des ogives nucléaires ou conventionnelles à une distance de plus de 2.000 km.
En décembre dernier, le système Kinjal est entré en service opérationnel dans la région militaire russe du Sud, d’après M.Poutine. Le vice-ministre russe de la Défense Youri Borissov a plus tard annoncé que les missiles aérobalistiques Kinjal pouvaient frapper des porte-avions, des destroyers et des croiseurs ennemis.
Le MiG-31, «un avion supersonique unique qui devance son temps», a été modernisé parallèlement au développement du Kinjal, d’après le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine.
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May 4, 2018 1:22 AM
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Le BAAINBw*, pendant allemand de la DGA, est désormais dirigé par une femme. Depuis le 1er mai, Gabriele Korb est la première femme à diriger cette jeune structure, créée en 2012 avec pour mission principale d’équiper les forces armées allemandes. Un message très positif à l’heure où les femmes restent extrêmement minoritaires parmi les hautes sphères militaires.
Juriste de formation, Korb a rejoint l’administration de la Bundeswehr en 1993. Après avoir été assignée à l’Office fédéral allemand des techniques de l’armement et de l’approvisionnement (BWB), puis au ministère de la Défense, à la Chancellerie fédérale et un premier passage par le BAAINBw, elle devient, en janvier 2015, directrice adjointe de l’Office fédéral allemand de l’aviation. Elle succède à Harald Stein, en poste depuis la création de l’Office fédéral.
« Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser une structure aussi importante que le BAAINBw ne fût-ce qu’une minute sans leadership », a déclaré la ministre de la Défense allemande, Ursula von der Leyen en marge de la passation de pouvoir.
Si l’avenir de son homologue français, Joël Barre, s’annonce plutôt serein grâce, notamment, à la future LPM, la nouvelle directrice du BAAINBw embarque quand à elle dans un navire malmené par une tempête budgétaire et institutionnelle. Hier, le gouvernement allemand enterrait définitivement l’espoir de von der Leyen d’augmenter les dépenses militaires de 12Md€ d’ici 2022. Non seulement la Bundeswehr devra se contenter d’une augmentation de « seulement » 5.5Md€, mais elle s’éloignera en outre des objectifs pécuniaires de l’OTAN. Selon les chiffres dévoilés hier, l’Allemagne ne consacrera plus que 1.23% de son PIB au budget de l’armée en 2022, contre 1.26% l’année dernière.
Ajoutez à cela un BAAINBw en sous-effectif, avec 2000 postes vacants sur 11 000, les retards et les surcoûts des programmes d’armements majeurs actuels, et vous obtenez une institution incapable de répondre aux besoins urgents de la Bundeswehr.
Un scénario catastrophique selon von der Leyen, qui a d’emblée adressé une lettre de protestation officielle à son homologue des Finances, Olaf Scholz. Elle y rappelle notamment les menaces qui pèsent sur certains projets majeurs de la Bundeswehr, tel que l’achat de six avions C-130J destinés à former une unité de transport tactique franco-allemande. Selon elle, son ministère devra œuvrer à obtenir davantage de financements pour la période 2019-2022. « Nous devons créer (…) une perspective financière solide pour notre sécurité extérieure au cours des prochaines années », expliquait-elle hier.
« Ce sont des questions qui auront une grande importance dans les prochaines années et qui nécessiteront une base financière robuste », a-t-elle ajouté. « Et l’Allemagne doit faire sa part ».
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May 4, 2018 1:20 AM
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Dans un note Foreign Military Sale (FMS) publiée le 19 avril 2018, la Defense Security Cooperation Agency (DSCA, Agence Américaine d'Exportation d'Armement) a donné son accord pour la vente au Mexique de huit hélicoptères multi-missions MH-60R Seahawk, de l'hélicoptériste américain Sikorsky. Cette vente, qui doit encore être approuvée par le Congrès des Etats-Unis, est estimée à 1,2 milliards de dollars, soit environ 1 milliard d'euros.
Outre la vente des huit hélicoptères spécialisés pour opérer dans un environnement maritime, ce contrat prévoit aussi la vente de 20 turbomoteurs T-700 GE 401 C, dont 16 sont installés et 4 en rechange ; 16 radars multi-modes APS-153(V), dont 8 installés et l'autre moitié en rechange ; 14 transpondeurs IFF AN/APX-123 ; 12 systèmes AN/AAS-44C (assure la surveillance, l'acquisition de cibles, le suivi, la télémétrie et la désignation laser) ; 30 jumelles de vision nocturne AN/AVS-9 Night Vision Devices ; etc…
Dans le gamme des armements de recherche et offensifs, les MH-60R seront vendus avec 1 000 bouées acoustiques AN/SSQ-36/53/62 ; 10 missiles air-sol AGM-114 Hellfire ; 38 systèmes lance-roquettes APKWS-II (Advance Precision Kill Weapon System II) WGU-59B ; 30 torpilles anti-sous-marine Mk-54 Lightweight Hybrid Torpedo (LHT) ; 12 canons M-240D de calibre 7.62mm, ainsi que 12 autres canons GAU-21 de calibre 12.7mm.
Par ailleurs, il est aussi compris la vente de plusieurs systèmes de communication, des bans d'essais, toute la documentation technique, la formation des équipages navigants (pilote, chef de bord, mécanicien de bord, opérateur armement) et du personnel au sol (mécaniciens, spécialistes cellule et avionique, armuriers, etc…). Dans ce contexte, des « contractors » américains seront déployés au Mexique pour assurer le soutien et une aide aux militaires mexicains.
La DSCA affirme que « cette vente soutiendra la politique étrangère et la sécurité nationale des États-Unis en contribuant à améliorer la sécurité d'un partenaire régional stratégique. Le Mexique est un partenaire solide dans la lutte contre le crime organisé et les organisations de trafiquants de drogues. La vente de ces hélicoptères au Mexique augmentera considérablement et renforcera ses capacités aéro-maritimes ».
On ne sait pas encore si ces MH-60R seront mis en oeuvre par la Fuerza Aérea Mexicana, ou par la Fuerza AeroNaval de l'Armada de México. Quoi qu'il en soit, ces appareils assureront « des missions de guerre anti-surface et anti-sous-marine, ainsi que des missions secondaires avec le ravitaillement par aérocordage, des missions Search and rescue (SAR, recherche et sauvetage), ainsi que du relais de communications ».
Actuellement, la Fuerza Aérea Mexicana met en oeuvre une flotte d'une quinzaine d'hélicoptères S-70/UH-60M, tandis qu'une vingtaine de machines doit encore être réceptionnée. De son côté, la Fuerza AeroNaval de l'Armada de México dispose de seulement neuf S-70/UH-60M.
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May 4, 2018 1:19 AM
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Le ministère néerlandais de la Défense a récemment signé un contrat avec l'industriel Prox Dynamics pour la fabrication et la livraison de nanodrones Black Hornet. Ceux-ci sont destinés aux missions ISR des forces terrestres.
Utilisé notamment par les forces spéciales britanniques et l'US Marine Corps, le PD-100 est commercialisé depuis 2013. Doté de trois caméras, mesurant 10 centimètres et pesant 18 grammes, le nanocopter a par ailleurs fait l'objet d'une évaluation technico-opérationnelle en bande sahélo-saharienne par la Section technique de l'armée de terre, en vue d'une éventuelle commande - le drone ayant été jugé tout à fait pertinent d'un point de vue opérationnel.
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May 4, 2018 1:17 AM
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Ukraine military is expected to receive an unspecified number of the 122mm 2S1 “Gvozdika” self-propelled howitzers from Poland, reports Olexia Basarab citing the press service of the Czechoslovak Group.
According to the press service of the Czechoslovak Group, the Ukrainian Army will receive 2S1 “Gvozdika” self-propelled howitzers, which were produced in Poland and were in the service of the Czech army.
The Czech company works with the Polish company Wtorplast, under contract with Ukraine to delivery BMP-1AK infantry fighting vehicles and 2S1 “Gvozdika” self-propelled howitzers within the framework of military-technical cooperation (MTC) between Ukraine and Poland.
Self-propelled howitzers and infantry fighting vehicles are being exported to Ukraine via Poland, with the consent of the Czech licensing authority, told Czechoslovak Group spokesman Andrej Cirtek.
The 2S1 Gvosdika is fitted with a D-32 122 mm rifled howitzer. It is a modified variant of the D-30 towed howitzer. Howitzer is fitted with a load assisting system. Maximum rate of fire is 4-5 rounds per minute. The Gvosdika is compatible with all 122 mm munitions developed for the D-30 howitzer. The Industrial and Armory Holding Czechoslovak Group, formerly called the Excalibur Group, is covered by roughly two dozen companies. Excalibur Army trades military equipment and vehicles.
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May 3, 2018 1:03 AM
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Definvest, le fond d’investissement du ministère des Armées, vient de signer sa première opération en entrant au capital du français Kalray spécialisé dans les processeurs dédiés aux systèmes autonomes. Entre prise en main de l’innovation de rupture que sont les véhicules terrestres autonomes (avec équipage, drones, robots) et investissement dans les entreprises stratégiques françaises, cette belle opération du Minarm est synonyme d’un nouveau rôle à jouer pour la direction générale de l’Armement (DGA) dans la préparation des forces à la « guerre du future ».
Selon un communiqué officiel publié par la délégation à l’information et à la communication de la Défense (DICoD) ce 2 mai 2018, Alliance Ventures, le fonds de capital-risque de l’Alliance Renault-NissanMitsubishi, et Definvest, le fonds géré par Bpifrance pour le compte du Ministère des Armées (lancé en novembre dernier il bénéficie de 50 M €), entrent au capital de l’industriel français Kalray, « pionnier des processeurs dédiés aux nouveaux systèmes intelligents ». Sur une opération s’élevant à un total de 10 M€, Definvest aurait souscrit pour 2 M€ tandis qu’Alliance Ventures souscrirait pour 4 M€.
Si l’on en croit les informations données par les communicants de Kalray, le coeur de métier de la PME sont les processeurs dits « intelligents » qui « permettent d’analyser à la volée et de manière intelligente des flux très importants d’informations, de réagir et de prendre des décisions en temps réel. » et dont le déploiement commercial du processeur existant (Bostan, qui équipe le concept-car de véhicule autonome construit par Renault) et le développement de la nouvelle génération (Coolidge), seront accélérés grâce aux fonds levés. Ces processeurs forment une technologie d’avenir qui a toutes ses chances pour satisfaire les besoins des militaires pour la « guerre du future ». Ces petits composants, qui sont donc très stratégiques pour la France, font de Karlay un des rares leaders dans le domaine des datacenters et des voitures autonomes. Ce sont ces dernières qui nous intéresseront ici.
En effet, si dans le domaine de la défense, ces processeurs d’avenir sont avant tout applicables aux systèmes aériens, du simple aéronef au drone, voire au missile, cet investissement du Ministère des Armées laisse à penser qu’il pourrait tout autant permettre d’accélérer le développement de véhicules autonomes – ou drones terrestres – pour l’Armée de terre. Cet investissement intervient en fait trois mois après le contrat passé entre Safran Electronics & Defense et la DGA pour le développement de prototypes de « robots » terrestres, le groupe Safran étant d’ailleurs un actionnaire de Kalray puisque l’industriel français a participé à la première tranche de la levée de fonds en juin 2017 via sa filiale d’investissement Safran Corporate Ventures (elle s’élevait à 13,6 M€ sur un total de 23,6 M€ et faisait intervenir de multiples investisseurs, principalement étrangers). Nous pouvons également noter que le ministère des Armées a choisi une photographie du drone terrestre eRider – dévoilé par Safran Electronics & Defense lors de l’édition 2016 d’Eurosatory – pour illustrer son communiqué publié sur son site officiel ce 2 mai. Pour appuyer notre hypothèse, il suffit de lire la légende rédigée par la DICoD pour cette illustration : « Les composants développés par Kalray ont, entre autres, des applications potentielles dans le domaine des véhicules autonomes. Un projet de véhicule autonome militaire, le eRider de Safran est actuellement testé dans le cadre de l’étude de robotique terrestre FURIOUS pilotée par la Direction générale de l’armement. » D’après Safran, le eRider, qui peut être piloté et utilisable à distance (tel un robot « en autonomie partielle ou totale ») dispose de technologies « lui permettant de comprendre son environnement et de s’y mouvoir efficacement et en toute sécurité. » et peut dès lors servir d’éclaireur efficace, voire de « base avancée ».
Le développement de véhicules terrestres « autonomes », qu’il soit basé sur le principe des véhicules Tesla d’Elon Musk (avec ou sans équipage), sur la technologie robotique terrestre (un véhicule totalement autonome) ou sur celle des drones (donc pilotés à distance) est l’une des priorités de plusieurs armées de premier rang, tant il permettrait dans un premier temps de sauver des vies. N’en déplaise aux passionnés de science-fiction militaire, ces véhicules n’ont pas pour vocation première à détruire l’ennemi, et ne sont pas voués à laisser leurs pilotes sur le siège passager; si la première phase de leur développement aboutit, ce sera pour faire fondamentalement progresser la sécurité des hommes et des femmes de l’Armée de terre en réduisant leur exposition.
À ce sujet, la littérature (ouverte) française n’est pas très abondante, mais les récentes discussions outre-Atlantique nous permettent de comprendre les retombées positives du déploiement de véhicules autonomes en opération, puisque la DARPA y investit depuis maintenant quatorze-ans. Selon Michael Griffin, sous-secrétaire américain à la Défense pour la recherche et l’ingénierie, 52% des victimes dans les zones de combat peuvent être attribuées au personnel militaire livrant de la nourriture, du carburant et d’autres moyens logistiques. « Si cela peut être fait par un véhicule automatisé sans pilote avec un algorithme de conduite AI relativement simple où je n’ai pas à me soucier des piétons et des panneaux de signalisation et tout cela, pourquoi ne le ferais-je pas? » (…) cela pourrait réduire considérablement les blessures et les décès » ajoute-t-il. Réduire le nombre de pilotes, les aider en ajoutant des fonctions d’avertissement et d’assistance, devrait logiquement contribuer à réduire les pertes.
Seulement, les Américains gardent les pieds sur terre, la pleine autonomie n’est pas encore une réalité. L’US Army travaille alors par exemple sur une solution astucieuse : un système de type leader-suiveur. Le système leader-suiveur implique que deux militaires manoeuvrent un véhicule en tête, puis jusqu’à sept autres véhicules sans conducteur suivent le véhicule de tête grâce à un système autonome. Dans le cadre d’engagement de véhicules de combat, les systèmes autonomes intelligents – en se déplaçant seuls, en identifiant les menaces, et les réponses possibles – permettront aux membres d’équipage de se concentrer sur leur réponse au feu ennemi et de fait, accroitre leurs chances de survie. Depuis 2016, les alliés américains multiplient les tests et les exercices, si bien que pour Griffin ils auront « des véhicules autonomes sur les théâtres avant même » qu’ils en aient « dans les rues« .
Processeur MPPA® (Massively Parallel Processor Array) développé par Kalray (crédits : Kalray)
Processeur MPPA® (Massively Parallel Processor Array) développé par Kalray (crédits : Kalray)
En France, on en reste au stade embryonnaire mais le Minarm semble avoir pris les choses en main. D’après Michel Cabirol (La Tribune), « Dans l’entourage de la ministre des Armées, on confirme que Kalray a aujourd’hui un temps d’avance sur les technologies américaines et chinoises, notamment dans la miniaturisation des processeurs et la vitesse de calcul combinées à l’intelligence artificielle. » Il est vrai que Kalray est soutenue depuis 2010 par la DGA et pour renforcer le soutien au développement de cette entreprise stratégique, il a été décidé que le fonds Definvest entrerait à son capital signant ainsi sa première opération.
Cette décision doit être comprise dans un cadre plus large qui est celui d’une surveillance et d’un soutien des PME stratégiques, Definvest devant répondre aux préoccupations selon lesquelles les investisseurs étrangers pourraient acheter des participations et transmettre un savoir-faire sensible à l’étranger (par exemple Kalray réalise aujourd’hui 80 % de sa R&D avec des partenaires étrangers). En novembre 2016, Anne Bauer écrivait dans Les Echos que le délégué général de l’armement de l’époque, Laurent Collet-Billon, « secoué par le rachat par des groupes étrangers de quelques PME spécialisées dans des composants sophistiqués et d’usage dual (civil et militaire) » avait « plaidé avec vigueur » pour la création d’un fonds d’investissement tourné vers l’innovation de défense. « Selon lui, jamais les entreprises chinoises ou américaines n’ont autant prospecté auprès des PME françaises de la défense. Alors qu’il faut plusieurs décennies pour acquérir certains savoir-faire, Laurent Collet-Billon estime que les systèmes d’autorisation d’Etat pour contrôler les achats d’entreprises sensibles ne suffisent plus » : « Si demain la France doit acheter ses composants à Taïwan, la souveraineté de notre défense risque d’en prendre un coup » avait alors mis en garde la DGA.
Le soutien aux PME et start-up capables de produire des innovations de rupture est également au centre de la politique défendue par la ministre des Armées, Florence Parly qui, en plus de Definvest, a annoncé la création d’un « Defense Lab » qui « deviendra un des poumons de l’innovation dans le ministère ». La Loi de programmation militaire 2019-2025 que Parly a dévoilée cette année et qui organise l’avenir des forces et leur préparation aux menaces, pointe les besoins en matière d’innovation dans la robotique terrestre : « l’autonomisation des systèmes constitue un axe important de modernisation et d’innovation des capacités (…) les robots du domaine terrestre intégrés aux systèmes d’information et de communication infovalorisés du programme SCORPION apporteront des concepts entièrement nouveaux fondés sur la collaboration entre des plateformes et des systèmes de drones. » Si la France rate le coche des nouvelles technologies « des ruptures de charge dans les bureaux d’étude d’importance stratégique entraineraient des pertes de compétences irréversibles et auraient des répercussions durables. »
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May 3, 2018 12:57 AM
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La Corée du Sud a confirmé mercredi que plusieurs avions de chasse furtifs américains F-22 "Raptor" avaient été déployés en Corée du Sud pour des manoeuvres aériennes conjointes, en dépit de la détente avec le Nord.
Des F-22 "Raptor" avaient déjà survolé la Corée du Sud en décembre quand les deux alliés avaient organisé leurs plus importants exercices aériens, quelques jours après le tir d'un missile balistique intercontinental (ICBM) susceptible de frapper n'importe quel site du territoire continental des Etats-Unis.
La Corée du Nord réagit toujours vivement au déploiement d'avions furtifs comme les F-22, les F-35A ou les F-35B qui peuvent selon elle être utilisés pour des frappes chirurgicales.
Cette annonce est intervenue après que la presse sud-coréenne eut rapporté dimanche que huit F-22 avaient atterri dimanche sur une base militaire de Gwangju, dans le sud de la péninsule.
Les exercices aériens "Max Thunder" débuteront le 11 mai pour deux semaines. Ils sont censés impliquer une centaine d'avions des deux pays. "Max Thunder est un exercice régulier qui était prévu bien avant que n'émerge le projet de sommet entre les Etats-Unis et la Corée du Nord", a indiqué dans un communiqué le ministère sud-coréen de la Défense.
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May 3, 2018 12:51 AM
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Publié le 02/05/2018 par Matthias Espérandieu
C’est une première que s’apprête à vivre l’équipage du bâtiment de projection stratégique (BPE) Juan Carlos I. Le navire amiral de l’Armada Española va quitter sa base de Rota dans les semaines à venir pour rejoindre le Koweït. Il y apportera une unité d’hélicoptères de la FAMET (Fuerzas aeromobiles del Ejercito de tierra, les forces aériennes de l’armée de terre espagnole).
Jusqu’ici, le Juan Carlos I s’était peu aventuré en dehors des eaux méditerranéennes. À chaque fois, le BPE a été employé dans le cadre d’exercices ou de visites diplomatiques. Cette fois-ci, c’est une mission opérationnelle qui lui incombera. En somme, le navire va servir de transport d’hélicoptères, en amenant trois Chinook et deux Cougar au Koweït. Une fois débarqués sur place, les engins seront emmenés par camions (logiquement par les forces américaines) jusqu’à la base de Besmayah en Irak d’où opère une grande partie des militaires espagnols engagés dans l’opération Inherent Resolve au sein de la coalition internationale contre Daech. Les cinq hélicoptères serviront de vecteurs logistiques pour différentes installations de la coalition, notamment Bagdad, Besmayah et Taji, où se trouvent les forces espagnoles.
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May 3, 2018 12:47 AM
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Cinq personnes ont perdu la vie dans un accident d'avion militaire en Géorgie.
L'avion s'est écrasé mercredi près de l'aéroport de Savannah, en Géorgie (sud), a-t-on appris de source officielle.
«Il y a cinq morts», a indiqué une porte-parole de la Garde nationale du pays.
L'appareil, un avion cargo C-130 «Hercules» appartenant à la Garde nationale de Porto Rico, s'est écrasé vers 11H30 locales (15H30 GMT) à proximité de l'aéroport international Savannah Hilton Head, a précisé l'US Air Force dans un communiqué.
Il effectuait un vol d'entrainement avec cinq personnes à bord, ajoute cette même source.
Les autorités militaires ignoraient si l'appareil, qui s'est écrasé sur une intersection routière, avait fait d'autres victimes.
Plusieurs chaînes américaines ont montré des images de l'appareil en feu, noyé dans une épaisse fumée noire, laissant peu d'espoir pour leur survie. Des accidents à répétition
Les accidents se sont multipliés ces derniers mois dans l'armée de l'air américaine, affectée ces dernières années par des coupes budgétaires accusées d'avoir forcé une réduction des vols d'entrainements.
Début avril, trois crashs d'avions militaires s'étaient produits en deux jours, faisant au moins quatre morts à Las Vegas, dans le Nevada, en Californie et à Djibouti.
Le ministre américain de la Défense Jim Mattis a obtenu cette année un budget record pour le Pentagone, qui va permettre des investissements en suspens depuis plusieurs années, notamment dans la Navy, sur-sollicitée sur les théâtres étrangers, et l'US Air Force, qui perd à grande vitesse ses pilotes les plus expérimentés car ils vont chercher des salaires plus attractifs dans le privé.
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May 3, 2018 12:46 AM
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Faisant suite à l’annonce le 11 décembre dernier de la ministre des Armées, Florence Parly, lors de son déplacement sur la base d’Evreux, la Direction de la Maintenance Aéronautique (DMAé) vient d’être créée par décret du 18 avril 2018.
Ce décret subordonne cette direction au chef d’état-major des armées (CEMA) et en précise les missions. La DMAé succède ainsi à la structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la défense (SMIMAD).
L’objectif visé par cette nouvelle direction est d’améliorer la performance du maintien en en condition opérationnelle (MCO) des matériels aéronautiques et d’accroître la disponibilité des aéronefs du ministère des armées.
La DMAé va donc concevoir et proposer une stratégie et une politique industrielle plus adaptées, s’adressant tant aux organismes publics qu’à ceux privés et prenant mieux en compte les évolutions des usages et bonnes pratiques du MCO.
L’ingénieure générale hors classe de l’armement Monique Legrand-Larroche (promotion 1982 de l’École polytechnique, ancienne directrice des opérations de la Direction Générale de l’Armement (DGA), première femme officier général 4 étoiles en France) a pris la tête de cette direction depuis le 20 avril ».
Décret et arrêté.
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May 4, 2018 1:38 AM
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Le programme de modernisation de la flotte russe pour la période 2011-2020 prévoyait symboliquement la construction d’une centaine de bâtiments, mais un examen plus précis de son appareil industriel et des livraisons en cours démontre qu’elle serait peut-être sur le point d’abandonner cette capacité.
Le projet d’acquisition des bâtiments amphibies Mistral devant supplanter l’«Ivan Gren», lancé en 2004, avait démontré que les bureaux d’études russes n’étaient pas en mesure d’offrir une solution satisfaisante sur les bâtiments de grande dimension. Un sentiment confirmé au moment où le porte-avions «Kouznetsov», âgé de trente ans, entre en chantier de modernisation, et alors que les travaux de design de son remplaçant n’ont toujours pas débuté.
Pour compenser la perte des chantiers de Nikolaiev en Ukraine, où furent construits les porte-avions de classe Kiev et Kouznetsov, Moscou a bien tenté de maintenir ses compétences en construisant au profit de l’Inde le «Vikramaditya» (Classe Baku), même s’il s’agit d’un bâtiment désormais obsolète.
En revanche, les capacités anti-sous-marines restent prioritaires et si les croiseurs nucléaires de classe Kirov sont toujours en chantier de modernisation sur le chantier Sevmash de Severodvinsk, ils seront remplacés à terme par le destroyer de classe Leader. Un chantier de 300 ha qui construit également en parallèle onze sous-marins nucléaires de quatrième génération (cinq SNLE Borei A et six SNA de classe Yasen).
Mais bien que confrontée à d’importants problèmes de rétrofit (attrition des infrastructures, du personnel, des supply chains, des budgets…), la Russie réduit également le nombre de ses nouveaux bâtiments. L’écart entre ce qui était prévu en 2020 et ce qui sera opérationnel est considérable. Si les chantiers de l’Amirauté de Saint-Pétersbourg auront livré, entre 2010 et 2020, huit sous-marins d’attaque diesel Kilo à la Marine russe, celle-ci n’opérera que cinq des vingt sous-marins nucléaires de nouvelle génération, neuf des vingt frégates Amiral Gorshkov qui devaient constituer la colonne vertébrale de la flotte de haute mer, quatre des quatorze bâtiments lance-missiles Projet 22160, seize des quarante-et-une corvettes et patrouilleurs, un sur six bâtiments amphibies. Mais deux chasseurs de mines sur les deux prévus, et quatorze des quatorze patrouilleurs rapides.
Sans mot dire l’état-major revoit ainsi ses ambitions au profit de bâtiments plus petits, mais en décuplant la production de ses missiles de croisière avec un écart de plusieurs centaines d’exemplaires. Moscou, tout en maintenant ses capacités sous-marines de dissuasion et de neutralisation, accroît ainsi de manière considérable la menace littorale sur ses plus proches voisins.
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May 4, 2018 1:27 AM
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Thales publie ce matin un chiffre d’affaires de 3412 M€ pour le premier trimestre 2018, contre 3278 M€ au premier trimestre 2017, en hausse de 4,1% à données publiées, et de 7,2% à périmètre et taux de change constants. Au premier trimestre 2018, les prises de commandes s’élèvent à 3032 M€, en hausse de 34% par rapport au premier trimestre 2017 (+39% à périmètre et taux de change constants).
« Thales démarre 2018 sur une dynamique solide. A +7,2%, la croissance organique du chiffre d’affaires est en avance sur l’objectif annuel. Les prises de commandes se situent à un très bon niveau, bénéficiant de l’enregistrement du projet majeur de modernisation du contrôle aérien en Australie. Nous confirmons tous nos objectifs financiers pour 2018 », souligne Patrice Caine, p-dg du groupe.
Dans le secteur Aérospatial, le chiffre d’affaires atteint 1285 M€, en baisse de 3,5% par rapport au premier trimestre 2017 (-0,3% à périmètre et taux de change constants). Cette stabilité s’explique par une base de comparaison élevée, notamment dans le multimédia de bord et dans l’activité Espace : à +16,2% au premier trimestre 2017, la croissance organique avait été exceptionnellement dynamique dans ce secteur. Les prises de commandes du secteur Aérospatial sont en baisse de 19%, à 751 M€ contre 925 M€ au premier trimestre 2017, période qui avait notamment bénéficié de la commande d’un satellite de télécommunications par l’opérateur russe Gazprom Space Systems.
Le secteur Transport enregistre un chiffre d’affaires de 386 M€, en hausse de 24,4% par rapport au premier trimestre 2017 (+29,3% à périmètre et taux de change constants). L’activité bénéficie toujours de la montée en charge des grands contrats de signalisation ferroviaire urbaine signés en 2015 et 2016, combinée à une accélération de l’activité grandes lignes. La croissance de ce secteur devrait être sensiblement moins forte au cours des prochains trimestres. A 488 M€, les prises de commandes du secteur Transport sont particulièrement dynamiques. Elles s’inscrivent ainsi en hausse de 127% par rapport au premier trimestre 2017 (215 M€).
Le chiffre d’affaires du secteur Défense & Sécurité atteint 1729 M€, en hausse de 6,7% par rapport au premier trimestre 2017 (+9,5% à périmètre et taux de change constants). Ce secteur continue de bénéficier d’un large socle de croissance, tiré notamment par les radars de surface, les systèmes navals et aériens militaires, les réseaux de télécommunication militaires, et les activités de cybersécurité civile. A 1782 M€ contre 1112 M€ au premier trimestre 2017, les prises de commandes du secteur Défense & Sécurité sont elles aussi en forte croissance (+60%), bénéficiant notamment de l’enregistrement du contrat majeur OneSKY
En 2018, Thales devrait continuer à bénéficier de la bonne orientation de la majorité de ses marchés, l’accélération de la dynamique commerciale dans les activités militaires compensant le ralentissement du marché des satellites de télécommunication. Dans ce contexte, les prises de commandes de 2018 devraient se situer autour de 15,5 milliards d’euros. En dépit d’une croissance plus modérée dans l’activité aérospatiale, le chiffre d’affaires devrait enregistrer une croissance organique de 4 à 5% par rapport au chiffre d’affaires 2017 retraité (15 228 M€).
Thales compte dégager en 2018 un bénéfice (EBIT) compris entre 1620 et 1660 M€, en hausse de 19 à 22% par rapport à l’EBIT 2017 retraité (1365 M€).
Ces perspectives financières ne prennent pas en compte le projet d’acquisition de Gemalto qui suit son cours.
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May 4, 2018 1:25 AM
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Les Etats-Unis ont fait part à Pékin de leur préoccupation face à la militarisation d'îlots en mer de Chine méridionale, qui ne restera pas sans conséquence, a déclaré jeudi la Maison blanche.
La chaîne américaine CNBC a rapporté mercredi, en citant des sources ayant un accès direct à des rapports des services secrets américains, que la Chine avait déployé des missiles anti-navires et des missiles sol-air sur trois récifs de l'archipel des Spratleys.
Il s'agirait du premier déploiement de missiles chinois sur ce territoire contesté. Pékin revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, où transitent chaque année 5.000 milliards de dollars de biens. Les Philippines, Bruneï, la Malaisie, Taiwan et le Vietnam contestent ces prétentions.
Interrogée sur les informations de CNBC, la porte-parole de la Maison blanche, Sarah Sanders, a répondu: "Nous sommes au courant de la militarisation de la mer de Chine méridionale. Nous avons fait part de notre inquiétude à ce sujet directement auprès des Chinois et il y aura des conséquences à court et long terme."
Elle n'a pas précisé de quelles conséquences il pourrait s'agir.
Peu aupravant, Donald Trump s'était félicité sur Twitter de ses relations avec son homologue chinois Xi Jinping, au moment où s'ouvraient des négociations commerciales entre les deux pays à Pékin.
"Je suis impatient d'être avec le président Xi dans un futur pas trop lointain. Nous aurons toujours une bonne (excellente) relation!", a assuré Trump.
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May 4, 2018 1:23 AM
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Photographs recently published in online forums show a two-seat Shenyang Aircraft Corporation (SAC) J-15 multirole fighter aircraft equipped with what appear to be wingtip electronic warfare (EW) pods, suggesting that an electronic attack (EA) variant of the aircraft may be at a late stage of development for China’s People’s Liberation Army Navy Air Force (PLANAF).
The single-seat J-15 forms the core of the carrier airwing on China’s first aircraft carrier, Liaoning , and will also embark in the second carrier that is expected to begin initial sea trials shortly.
A two-seat version of the carrier-borne J-15, commonly referred to as the J-15S, was first reported to have flown in late 2012 and it was anticipated that it would be introduced as a two-seat trainer. However, very few images have appeared in open sources and it is possible there are only one or two prototypes.
The recently released images suggest that the latest variant of the two-seat J-15, which has been referred to as the J-15D, may be being developed for the EA role. This has drawn comparisons of the aircraft with the US Navy’s Boeing EA-18G Growler, which can carry the wingtip AN/ALQ-218 Tactical Jamming Receiver (TJR) pods, up to three AN/ALQ-99 Tactical Jamming System (TJS) pods, and AGM-88 High-speed Anti-Radiation Missiles (HARMs).
The photographs of the J-15D also show that the aircraft’s infrared search-and-track (IRST) sensor has been removed and that additional electronic equipment has likely been installed behind various panels of a different colouration (grey) from that of the main fuselage (light yellow).
The addition of a second crew member to the J-15 would enable a weapon systems officer to focus on the EW battle, as the associated workload would be greater than that manageable by the pilot alone.
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May 4, 2018 1:21 AM
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Boeing-owned Insitu used the annual AUVSI gathering to unveil its ScanEagle3 unmanned air vehicle.
The manufacturer is touting the UAV as a primarily commercial product that is free of the International Traffic in Arms Regulations that govern its other aircraft, such as the ScanEagle2 and Integrator. The company believes that lighter regulations will speed up the sales process of the new product.
"It enables us as, a commercial business, to access the global market more easily," says Mark Bauman, vice-president of Insitu Commercial. "In order for us to remain relevant – remain effective – in the commercial space, we've got to be able to deliver a timely solution to our customers."
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Insitu
Insitu believes the ScanEagle3 could also sell well with foreign militaries, but is focused first on marketing the drone commercially, Bauman adds.
The new UAV can carry up to 9.1kg (20lb) – more than twice as much as the original ScanEagle – and up to three payloads simultaneously, which Insitu says enables it to collect and analyse more data in a single flight. It has a 170W onboard power capacity for onboard sensors.
Insitu notes that the new product is also compatible with prior ScanEagle command-and-control systems, such as INEXA Control and ICOMC2. It can also be used with the company's existing launch and recovery equipment.
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Insitu
The ScanEagle3 has a 4m (13.1ft) wingspan and a gross take-off weight of 36.3kg. Insitu is marketing the aircraft as a medium-sized UAV, between the dimensions of the smaller ScanEagle2 and the larger Integrator. Flight endurance is cited as up to 18h, operating at an altitude ceiling of 20,000ft. The aircraft's internal combustion engine runs on JP-5 or JP-8 heavy fuel.
Other features of the ScanEagle3 include adjustable wings, which can be moved to alter the aircraft's centre of gravity to help balance it when payloads are swapped in and out in the field.
The UAV is designed to survey industrial properties such as oil, gas and mining facilities, as well as inspect disaster areas for the insurance industry.
Insitu plans to begin using the ScanEagle3 in its commercial services by the end of this year, and to sell the aircraft by the second quarter of 2019.
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May 4, 2018 1:20 AM
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En septembre 2017, considérant qu’il ne partageait pas « de manière adéquate les informations concernant la sécurité du public et le terrorisme », le Tchad fut mis sur une liste noire américaine [la proclamation 9645], laquelle imposait aux ressortissants tchadiens des restrictions aux ce qui s’était traduit par une interdiction pour les ressortissants tchadiens pour voyager aux États-Unis.
Finalement, ces restrictions ont été levées en avril dernier, étant donné que l’administration américaine a reconnu que « le Tchad était un partenaire essentiel et vital de la mission antiterroriste des États-Unis » et qu’il avait fait des « progrès significatifs » dans « ses pratiques de gestion de l’identité et de partage de l’information. »
Cela étant, malgré cette Proclamation 9645 du président Trump, l’US Army a continué de coopérer avec son homologue tchadienne. Ainsi, par exemple, ces dernières ont bénéficié du programme « U.S. Humanitarian Mine Action (HMA) », dans le cadre duquel des démineurs américains ont formé, en février, des soldats tchadiens.
Plus récemment, les unités médicales américaines et tchadiennes ont mené conjointement l’exercice MEDRETE 18-2, à N’Djamena. Mais au-delà de ses actions de formation, Washington a aussi livré des équipements.
En effet, le 2 mai, deux avions légers ISR (renseignement, reconnaissance, surveillance) de type Cessna 208B ont officiellement été remis à la force aérienne tchadienne, lors d’une cérémonie organisée à la base de Koseï, à N’Djamena. Ces deux appareils avaient été en réalité livrés en décembre 2017 mais il a fallu plusieurs semaines pour former leurs futurs équipages.
Ces 2 Cessna 208B ont été équipés par North American Surveillance Systems et L-3 Communications, dans le cadre d’un contrat notifié en mai 2016. Le Cameroun, également aux prises avec le groupe jihadiste nigérian Boko Haram mais aussi confronté à des troubles en zone anglophone, s’est également vu remettre deux avions du même type par les États-Unis.
Outre le don de deux Cessna 208B, Washington a aussi fourni une assistance pour la remise en état d’abris et de zones d’entretiens pour les avions tchadiens, lesquels avaient été endommagés par un violente tempête en juillet 2017. Le montant de l’aide s’élève à 43 millions de dollars, a précisé Geeta Pasi, l’ambassadrice américaine en poste à N’Djamena.
Pour rappel, le Tchad est particulièrement engagé sur le front de la lutte anti-terrorisme. Outre sa présence au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA], au sein de laquelle il a perdu de nombreux soldats, il doit founir des troupes à la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) et prend part aux opérations de la Force multinationale mixte (FMM), mise sur pied pour contrer Boko Haram dans la région du Lac Tchad.
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May 4, 2018 1:18 AM
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L’apparence du nouveau véhicule amphibie de débarquement russe ne serait plus un secret. Les premières images de cet engin à chenilles qui pourra détruire des vedettes, des blindés, des hélicoptères et des drones, ont été mises en ligne.
La Russie développe un véhicule de combat pour l’infanterie de marine et les premières images, provenant d’une présentation du groupe Uralvagonzavod (UVZ), ont récemment été publiées sur le forum de discussion militaire Otvaga2004.
Selon la présentation, il s’agit d’un véhicule amphibie de débarquement dont le poids ne dépassera pas 35 tonnes et qui pourra transporter 13 personnes dont trois membres d’équipage. La vitesse du véhicule atteindra 75 km/h sur route et 37 km/h dans l’eau.
D’après des participants à la discussion sur le forum Otvaga2004, le nouveau véhicule de combat d’infanterie sera doté de modules de combat Bakhtcha qui possède un canon de 30 mm, une mitrailleuse de 7,62 mm et une pièce d’artillerie de 100 mm. Mais le véhicule pourra aussi embarquer des modules de combat plus modernes Kinjal (code Otan: SA-N-9 Gauntlet).
Grâce à son large éventail de munitions, le nouveau véhicule pourra détruire des vedettes, des blindés, des systèmes antichar, des hélicoptères et des drones.
D’après les images publiées sur le forum, le véhicule ferait partie d’une famille de blindés basée sur une plateforme de combat unique, qui réunira des véhicules de commandement, de combat de défense antiaérienne, un système automoteur doté de missiles antichar et d’autres blindés.
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May 3, 2018 1:03 AM
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A travers son fonds d'investissement Definvest, le ministère des Armées est entré dans le capital de Kalray, leader européen des microprocesseurs de nouvelle génération pour systèmes embarqués critiques.
Pionnier des processeurs dédiés aux nouveaux systèmes intelligents, Kalray a annoncé mercredi l'entrée à son capital d'Alliance Ventures, le fonds de capital-risque de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, et de Definvest, le fonds géré par Bpifrance pour le compte du Ministère des Armées. Cette opération, qui a pris un peu de retard, s'élève à un total de 10 millions d'euros, incluant les actionnaires existants et les nouveaux investisseurs. Elle constitue la deuxième tranche d'une levée de 23,6 millions d'euros initiée en juin 2017 auprès de Safran Corporate Ventures, le fonds d'investissement asiatique Pengpai et de ses actionnaires historiques ACE Management, CEA Investissement, EUREKAP! et Inocap Gestion.
Les fonds levés vont permettre à Kalray d'engager le déploiement commercial du processeur existant et de finaliser le développement de la nouvelle génération, qui devrait être lancée en 2019. Cette start-up est également entrée dans sa phase d'industrialisation, qui lui demande des investissements massifs. Pourquoi la défense investit dans Kalray
Soutenue depuis 2010 par la Direction générale de l'armement (DGA), Kalray "figure parmi ces start-ups et PME françaises innovantes qui développent des technologies de rupture à la fois très prometteuses et stratégiques pour notre pays", a estimé le directeur général de Bpifrance, Nicolas Dufourcq, cité dans le communiqué commun de Kalray, ministère des Armées et Bpifrance. Dans l'entourage de la ministre des Armées, on confirme que Kalray a aujourd'hui un temps d'avance sur les technologies américaines et chinoises, notamment dans la miniaturisation des processeurs et la vitesse de calcul combinées à l'intelligence articifielle.
Ainsi, cette start-up, créée en 2008 par essaimage du CEA, a développé depuis presque dix ans une technologie de processeurs dont la puissance de calcul rapportée à l'énergie consommée est sans équivalent pour cette taille de composants. Pour quelles applications dans le domaine de la défense? Principalement pour les futurs systèmes embarqués critiques. A commencer dans les missiles - MBDA est d'ailleurs dans le capital de Kalray -, et plus précisément dans les autodirecteurs mais également sur les drones (traitement embarqué des images et calcul de la trajectoire). Fin publicité dans 23 s
Les processeurs dits intelligents permettent d'analyser à la volée et de manière intelligente des flux très importants d'informations, de réagir et de prendre des décisions en temps réel. Leur usage se démocratise dans des secteurs en forte croissance comme les réseaux informatiques de nouvelle génération, les véhicules autonomes, la santé ou encore les drones et robots. Kalray a choisi dans un premier temps de se focaliser sur deux marchés, les datacenters intelligents et les voitures intelligentes, qui représentent chacun un potentiel de plus d'un milliard d'euros. Un ancrage en France
Lancé en novembre dernier et doté de 50 millions d'euros, abondés via le budget R&T du ministère des Armées (720 millions d'euros en moyenne par an), Definvest, qui a investi deux millions d'euros, signe donc sa première opération. "Le ministère des Armées se tient résolument aux côtés de l'innovation et de tous ceux qui osent, a expliqué la ministre des Armées Florence Parly, citée dans le communiqué. Ce premier investissement, c'est un signe fort pour tous les entrepreneurs, les chercheurs, les ingénieurs : la défense croit en vous, investit pour vous".
L'entrée du fonds Definvest dans le capital de Kalray permet au ministère de bien ancrer cette start-up en France dans le cadre d'un pacte d'actionnaires. Et ce au moment où cette start-up nourrit des ambitions aux États-Unis et intéresse également la Chine, via le fonds d'investissement Pengpai. Pour Kalray, il faudra trouver un équilibre entre l'accès autonome du ministère à ses technologies et son développement à l'international.
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May 3, 2018 12:58 AM
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Une semaine après l’Anzac Day, marqué par la commémoration du centenaire de la bataille de Villers-Bretonneux, au cours de laquelle 2.400 soldats australiens perdirent la vie, et l’inauguration, à Fouilloy [Somme] du centre Sir John Monash, dédié à l’engagement de l’Australie dans la Première Guerre Mondiale, le président Macron a entamé une visite officielle à Sydney afin de « rehausser le partenariat stratégique » entre Paris et Canberra.
Il s’agit ainsi de renforcer la coopération franco-austalienne dans les domaines de la défense et de la sécurité tout en abordant les questions économiques. Pour les deux pays, il est question d’apporter une « réponse commune » aux tensions propres à la région indo-pacifique, où la Chine ne cesse d’étendre son influence en accordant des aides relativement importantes aux îles du Pacifique.
Récemment, il avait été question de l’implantation d’une base militaire chinoise au Vanuatu. Bien que démentie par Pékin et Port-Vila, il n’en reste pas moins que l’Australie redoute « l’établissement de toute base militaire étrangère dans les pays du Pacifique », comme l’avait alors souligné Malcolm Turnbull, le Premier ministre australien.
« La Chine devient plus volontariste et agressive dans la région comme en Australie. Notre pays n’a d’autre choix que d’adopter une ligne plus ferme pour faire respecter ses intérêts stratégiques » a expliqué, dans les colonnes du quotidien Le Monde, Peter Jennings le directeur exécutif de l’Institut australien de stratégie politique.
Au Vanuatu, la Chine aurait accordé des centaines de millions de dollars pour la construction d’un quai pouvant accueillir des navires de guerre et l’amélioration du principal aéroport du pays. Même chose pour l’archipel des Salomon, où Pékin envisage de construire des installations aéroportuaires sur l’île de Guadalcanal. « C’est un gros morceau d’infrastructure qui pourrait avoir un double usage », a relevé Jonathan Pryke, directeur du programme « Pacifique » au Lowy Institute.
Dans ce jeu, l’Australie a déboursé plus de 60 millions d’euros pour financer un câble de communication sous-marin entre Sydney et les îles Salomon pour empêcher le chinois Huawei de la construire. En un mot, il n’était pas question pour Canberra qu’un actif aussi stratégique puisse être contrôlé par Pékin.
Cet activité chinoise concerne aussi la France, via la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française. D’où la volonté de Paris et de Canberra de « réhausser leur partenariat stratégique. »
La coopération militaire entre la France et l’Australie est désormais ancienne, avec des contacts réguliers entre leurs forces armées respectives, des opérations communes (acccord FRANZ), des exercices conjoints (Croix du Sud en Nouvelle-Calédoni, Pitch Black et Kakadu en Australie) et des contrats importants d’armements, comme celui portant sur la vente de 12 sous-marins Shortfin Barracuda à la Royal Australian Navy. D’ailleurs, dans le cadre de ce dernier, un accord relatif au « partage d’informations classifiées » a été signé en décembre 2016.
Ce 2 mai, le président Macron et le Premier ministre Turnbull ont donc signé plusieurs accords devant marquer cette volonté commine d’établir un « partenariat plus approfondi » dans le cadre d’un « nouvel axe indo-pacifique ».
« Nous avons un objectif commun: faire de nos deux pays les acteurs d’un partenariat nouveau dans la zone indo-pacifique », a ainsi souligné M. Macron lors d’une conférence de presse. « Nous nous tenons côte à côte, et nous nous unissons contre le terrorisme et contre ceux qui veulent saper la démocratie », a enchéri M. Tunbull, insistant sur le fait que la France et l’Australie partagent des valeurs comme « la démocratie » et la « liberté ».
« Nous avons la même préoccupation sur les risques et les menaces qui traversent la région indo-pacifique : les rivalités entre puissances, les tensions identitaires, les trafics de toutes sortes qui prospèrent sur le manque de développement lié en très grande partie au dérèglement climatique », a par ailleurs expliqué le président français.
« Notre priorité partagée c’est de construire cet axe indo-pacifique fort pour garantir à la fois nos intérêts économiques et de sécurité et pour promouvoir, dans une région clé pour les équilibres mondiaux, la paix et la stabilité », a ajouté M. Macron, avant d’assurer que « le dialogue trilatéral Australie-Inde-France a vocation a jouer un rôle central. »
Cependant, MM. Macron et Turnbull ont affirmé, sans désigner la Chine, qu’il s’agissait de « préserver un développement qui repose sur des règles » et « les équilibres de la région », et d’éviter une « hégémonie ».
Dans le domaine militaire, Paris et Canberra ont donc signé un « accord bilatéral relatif à la fourniture de soutien logistique mutuel entre les forces armées françaises et les forces de défense australiennes. » il est aussi question d’organiser, chaque année, un « symposium » intéressant l’industrie de l’armement franco-australienne dans le cadre d’une « d’une initiative plus large entre les deux nations. »
Une lettre d’intention concernant la cybersécurité a été signée. Là, il s’agira de renforcer la coopération entre l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et l’Australian Cyber Security Centre (ACSC) afin de mieux lutter contre les menaces visant les réseaux tant militaires que civils.
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May 3, 2018 12:55 AM
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Il semble que l'établissement BCL (Base Centrale Logistique), chargé de la maintenance du parc roulant (surtout chenillé) de l'armée de terre croule sous les projets et les commandes des forces terrestres. Une volonté de mettre à profit la production de véhicules Mercedes et le changement de donne dans le désert
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May 3, 2018 12:50 AM
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Le 30 avril, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a présenté une masse de documents censés démontrer que les dirigeants iraniens avaient menti quand qu’ils affirmaient que l’Iran ne cherchait pas à mettre au point une arme nucléaire.
Au total, 55.000 pages de documents et 55.000 fichiers stockés sur 183 CD-ROM ont ainsi été dérobés à Téhéran par le Mossad, le service de renseignement extérieur israélien. D’après M. Netanyahu, une telle masse d’informations sensibles représenteraient 500 kg. Aussi, ce qu’ont réalisé les agents israéliens est un tour de force.
Le Premier ministre israélien n’a livré que très peu de détails sur la façon dont ces documents sont arrivés jusqu’à lui. En effet, il a seulement indiqué qu’ils se trouvaient dans un entrepôt situé dans le district de Shorabad, au sud de Téhéran. Mais comme c’est le cas généralement après un gros coup, les précisions sont dévoilées au compte-goutte par des responsables sans doute un peu trop bavards.
Ainsi, l’un d’eux a confié au New York Times que l’entrepôt où étaient stockés les documents avait été repéré par le Mossad en février 2016, soit après l’entrée en vigueur de l’accord de Vienne relatif au programme nucléaire iranien. Et c’est à partir de cette époque qu’il a commencé à le surveiller de près. Ce qu’a confirmé une autre source auprès de la chaîne de télévision israélienne Channel 10.
« Les Iraniens ont secrétement transféré des dizaines de milliers de documents provenant de plusieurs sites nucléaires vers un entrepôt civil d’apparence innocente, dans une zone industrielle de Téhéran. Seul un très petit group de hauts responsables iraniens était au courant de ce mouvement, qui visait à empêcher les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique de mettre la main dessus », a expliqué la chaîne israélienne.
Dès la découverte de cet entrepôt, le Mossad a cherché à élaborer une opération pour récupérer les documents qu’il recelait. « Plus de 100 personnes ont participé à la planification et à l’éxécution de l’opération », précise Channel 10.
Finalement, cette opération, planifiée pendant deux ans, a été menée en une nuit, en janvier dernier. « Nous n’avons pas pris toutes les archives parce que c’était trop lourd », a déclaré un haut responsable du renseignement israélien. Comment le Mossad s’est-il pris pour faire sortir 500 kg de documents, hors d’Iran pour les acheminer en Israël? Un mystère (ou un exploit) qui rappelle les exploits du « les exploits du « Service 7 » » du colonel Leroy-Finville, du temps du SDECE (l’ancêtre de la DGSE).
Quoi qu’il en soit, une équipe spéciale d’une cinquantaine d’analystes et d’experts a été mise sur pied pour étudier les archives récupérées. « Les documents en farsi sont très complexes et techniques. Ils sont toujours en cours d’analyse », a indiqué le haut responsable.
Cela étant, la communication autour de cette opération réussie a ses détracteurs. Comme Ram Ben-Barak, ancien chef-adjoint du Mossad, désormais engagé en politique. « Je ne vois pas de bonnes raison à agir ainsi », a-t-il dit. « Il est possible de supposer que les Iraniens sont en train de se casser la tête pour comprendre comment une telle opération a pu avoir lieu. Ils vont enquêter et à la fin, ils vont découvrir toutes sortes de choses », a-t-il ajouté.
Aussi, la question est de savoir si le jeu en valait la chandelle. Autrement dit, il y a-t-il des informations inédites par rapport aux déclarations faites par Téhéran au sujet de son programme nucléaire à l’AIEA? Pour le moment, rien, dans les éléments apportés par M. Netanyahu, ne montre que l’Iran est en faute depuis l’entrée en vigueur de l’accord de Vienne, du moins pour ce qui concerne ses activités nucléaires [il en va autrement pour son programme de missiles balistiques… Mais c’est une histoire d’interprétation du texte, ndlr].
En outre, l’AIEA a indiqué, le 1er mai, n’avoir « aucune indication crédible d’activités en Iran liées au développement d’un engin nucléaire après 2009 », tout en soulignant « évaluer toutes les informations pertinentes à sa disposition » concernant les activités nucléaires de l’Iran. »
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May 3, 2018 12:46 AM
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La France a perdu en 2017, au profit de l'Inde, sa cinquième place au classement mondial des dépenses militaires, selon un rapport de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri) publié mercredi.
La France a perdu en 2017, au profit de l'Inde, sa cinquième place au classement mondial des dépenses militaires, selon un rapport de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri) publié mercredi. La France a consacré l'année dernière 57,8 milliards de dollars à sa défense, soit 2,3% de son PIB, un niveau insuffisant pour maintenir son rang face à une Inde qui s'arme à marche forcée.
Pour Aude Fleurant, responsable du programme des armements au Sipri, les dépenses françaises "ont décru de 1,9% [sur un an], ce qui n'est pas énorme. En revanche, l'Inde croît très rapidement". L'Inde, qui avait le sixième budget défense en 2016, s'octroie donc la cinquième place en 2017, après une hausse de 5,5% de ses dépenses sur un an. Celles-ci ont même quasiment doublé depuis 2008, portées par une "perception croissante de la menace", explique Aude Fleurant.
Face à la montée en puissance de la Chine sur le continent asiatique, l'Inde s'est lancée dans un grand programme de modernisation de son armée, à l'équipement insuffisant et souvent obsolète. Elle compte y injecter au total plus de 100 milliards de dollars. Le gouvernement français a, lui, décidé en juillet de procéder à une coupe de 850 millions d'euros dans les programmes d'équipements des armées, sur fond d'effort budgétaire global. États-Unis toujours en tête
Les calculs du Sipri sont toutefois à mettre en perspective avec ceux annoncés par le ministère de la Défense, car ils prennent en compte les dépenses de la gendarmerie, pourtant rattachée au ministère de l'Intérieur depuis 2009.
Le gouvernement français a porté l'objectif des dépenses de défense à 2% du PIB en 2025, soit 50 milliards d'euros, contre 34,2 milliards cette année. Sur l'ensemble de l'année 2017, les dépenses militaires mondiales se sont élevées à 1.739 milliards de dollars, une hausse de 1,1% sur un an.
Les États-Unis restent le pays qui dépense le plus, de très loin. Leur budget, de 610 milliards de dollars, représente plus d'un tiers des dépenses militaires dans le monde, loin devant la Chine (13% des dépenses militaires, à 228 milliards selon une estimation Sipri) et l'Arabie Saoudite (4% à 69,4 milliards).
(Avec AFP)
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