To be or not to be : Hamlet retraduit, avec Frédéric Boyer : épisode du podcast Livres cultes | Metaglossia: The Translation World | Scoop.it

"L’auteur et éditeur Frédéric Boyer signe une nouvelle traduction d'Hamlet, pour la mise en scène qu’en propose Ivo Van Hove. L’occasion de relire avec lui la plus fameuse des tragédies de Shakespeare et de faire entendre sa portée contemporaine.


Avec
Frédéric Boyer, écrivain, traducteur et éditeur
Dans La Tragédie d'Hamlet, Prince du Danemark cette pièce parue au tout début du XVIIe siècle, le prince du Danemark a tout récemment perdu son père, il est chamboulé quand il apprend que son spectre rôde. Le fantôme révèle bientôt la véritable cause de sa mort, il a été assassiné par son propre frère Claudius, désormais roi à la place du roi, et remarier à la reine, sa veuve. Hamlet veut venger la mémoire de son père, il singe la folie, délaisse son amoureuse et imagine une pièce de théâtre piège, susceptible de forcer les uns les autres à la vérité. Ce texte est une tragédie sur le langage, l'action et la lâcheté.


Une pièce baroque
Frédéric Boyer explique que "ce qui fait d'Hamlet une pièce baroque est le rapport au temps que cette pièce propose. Il vrille, sort de son axe, est désarticulé. Hamlet est d'une prétention folle en se donnant pour mission de le remettre d'aplomb. Son chagrin et son deuil impossible le poussent à se donner cette grande responsabilité mais il n'y arrive pas du tout."


Le théâtre shakespearien, lieu de révélation
Hamlet est metteur en scène et dramaturge, au milieu de la propre pièce de Shakespeare au tout début du XVIIe. "À un moment il dit laissez entrer les comédiens, ils sont la quintessence de notre époque. Shakespeare fait alors du théâtre le lieu de la révélation."


Traduire une langue carnavalesque
Pour sa traduction de La Tragédie d'Hamlet, Prince du Danemark Frédéric Boyer essaye "de rester au plus proche du texte. Nous croyons que parce que nous traduisons Shakespeare, nous devons forcément trouver un langage qui soit à la fois châtié, académique et recherché. Finalement la langue shakespearienne est carnavalesque car elle mélange les registres et les niveaux de langue. À trop vouloir gommer cette langue dans la traduction, nous perdons quelque chose de très fort dans le texte shakespearien. C'est une affaire de choix."


La question de l'auditeur
La question d'Édouard @endoudlettres à l'attention de Frédéric Boyer  : "Est-ce que le choix que vous avez fait pour votre traduction d'une forme de nudité de la langue est volontaire pour rester au plus près de l'expérience intérieure qui se joue dans le personnage d'Hamlet, quitte un tout petit peu à perdre du lyrisme de la langue de Shakespeare ?""
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-book-club/to-be-or-not-to-be-hamlet-retraduit-avec-frederic-boyer-4689542
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