"...Vous écrivez en langue amazighe. Que représente cette langue pour vous en tant que jeune romancière ?
J’écris en langue amazighe, plus précisément en kabyle, parce que c’est ma langue maternelle et qu’elle mérite d’être vivante et entendue. Je vois combien d’autres langues ont leurs écrivains, leurs institutions, leur richesse littéraire. Mon choix n’est pas par ignorance des autres langues, mais parce que notre langue a besoin de nous : elle a besoin qu’on la fasse vivre, qu’on l’aide à avancer et à libérer des idées qui y sont encore trop souvent prisonnières.


Pensez-vous que la littérature amazighe est aujourd’hui en train de se renouveler ?
Bien sûr. Avec ses chercheurs, ses écrivains et ses traducteurs, la littérature amazighe se renouvelle et s’ouvre à de nouvelles formes et horizons. Elle a aujourd’hui le potentiel d’aller bien au-delà de ses frontières, de toucher un public universel et de faire entendre sa richesse partout dans le monde.


Quel message souhaitez-vous laisser au lecteur à travers ce roman ?
À travers Les fragments de la mémoire et Les chambres du cerveau, je souhaite inviter le lecteur à réfléchir sur la conscience et l’identité. La mort n’y est pas une fin, mais une traversée, un passage où l’identité se défait pour laisser émerger une autre forme de conscience. C’est avant tout une exploration de ce que signifie être vivant et penser.


Après ce prix, comment envisagez-vous la suite de votre parcours, entre sciences et littérature ?
Ce prix m’encourage surtout à continuer d’écrire. J’ai beaucoup d’envies : explorer de nouveaux thèmes, publier d’autres romans et approfondir mes réflexions sur le cerveau, la mémoire et la conscience. Je souhaite poursuivre ce lien entre sciences et littérature, en laissant ces deux univers se nourrir mutuellement dans mes prochains ouvrages. Y. Z."


https://elwatan.dz/lisa-serik-laureate-du-prix-du-president-de-la-litterature-et-la-langue-amazighes-recevoir-un-tel-prix-est-un-encouragementa-continuer-doser/
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