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Bernadette Cassel
July 5, 2023 12:34 PM
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C'est un communiqué de presse du 19 juin 2023 qui provient de la CDD (Conférence des doyens de médecine) et du CNU santé (Conseil national des universités). Que dit ce communiqué : "L’avènement des publications en libre accès a fait émerger des pratiques douteuses voire frauduleuses de la part d’éditeurs… La conférence des doyens de médecine avec les CNU lutte contre les revues prédatrices : BRAVO Publié le 23/06/2023 "Le site de la conférence des doyens donne accès à la liste de Sorbonne Université qui contient environ 3 400 revues présumées non prédatrices. Ce sont 100 pages comme la page 1 dans l’image [ci-dessus, ndé]. Un nettoyage a été fait, et n’y a aucune revue de Frontiers ou MDPI. Cela me paraît très bien BRAVO. Le message est clair, mais beaucoup de collègues n’ont pas compris… Cette liste est utile…" (...) accéder au pdf (Mise à Jour du 2 avril 2025) ------ ndé même sujet
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Bernadette Cassel
September 4, 1:33 PM
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Loin des laboratoires, les conditions de travail de terrain peuvent accroître les risques de violences sexistes et sexuelles et avoir des conséquences durables sur les carrières scientifiques. Eve Afonso Maître de conférences en écologie, Université Marie et Louis Pasteur (UMLP) Publié: 2 septembre 2026, 16:01 CEST image : Selon une étude internationale, menée en 2014, 64 % des chercheuses rapportent avoir subi du harcèlement sexuel lors de missions de recherche sur le terrain. Kaab Empresa/Unsplash, CC BY
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Bernadette Cassel
September 2, 12:49 PM
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Et si les machines antimoustiques ne servaient pas seulement à limiter les piqûres ? Dans certaines villes, elles sont désormais capables de fournir des informations précieuses sur les populations de moustiques. Des données qui pourraient transformer la manière de lutter contre ces insectes. par Nathalie Mayer relu par Xavier Demeersman Publié le 2 septembre 2026 à 07:03 "... Certaines de ces machines sont aujourd'hui en mesure de compter le nombre de moustiques aspirés. Dans la gamme Qista, par exemple, l'un des modèles est équipé d'un capteur optique. « Elle est capable de faire la différence entre un moustique et un autre insecte capturé », nous précise Roger Venail, entomologiste médical et vétérinaire, directeur de la Recherche & Développement chez Qista. Une distinction fondée principalement sur la taille de l'insecte. Pour aller plus loin, l'œil de l'entomologiste reste indispensable. Un à un, il relève les filets aux mailles minuscules puis distingue Aedes de Culex ou d'Anophèle." (...) image : Des moustiques sont élevés spécialement pour tester les machines développées en laboratoire. Pour Aedes albopictus, vecteur de la dengue, du virus Zika et du chikungunya, et dont les femelles recherchent préférentiellement les humains, le leurre contient notamment de l’acide lactique, une molécule associée à notre odeur. Culex, qui peut transmettre le virus du Nil occidental, est davantage attiré par certains composés associés aux odeurs animales, comme l’octénol. Crédit : Qista
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Bernadette Cassel
September 1, 2:21 PM
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Lauréate du prix Nobel de chimie en 2009 pour la découverte de la structure des ribosomes, capables de fabriquer nos protéines à partir de l’ARN, la scientifique israélienne est morte le 31 août, à l’âge de 87 ans. Par Nathaniel Herzberg Publié aujourd’hui à 18h42, modifié à 19h43 ------ ndé importance pour les insectes, un exemple - Genome instability drives epistatic adaptation in the human pathogen Leishmania, PNAS, 21 décembre 2021
L’étude a été menée sur le parasite Leishmania, à l’origine de maladies humaines dévastatrices appelées leishmanioses. Les infections qu’il provoque peuvent s’étendre aux viscères et entraîner la mort. Le parasite est transmis par un insecte : le phlébotome. Présente sur tous les continents, la leishmaniose touche chaque année entre 700 000 et 1 million de personnes. Une meilleure compréhension des mécanismes d’adaptation de Leishmania pourrait aider à la prise en charge de ces maladies. via "De nouveaux éclairages sur les mécanismes d’adaptation des parasites Leishmania" | Pasteur.fr https://www.pasteur.fr/fr/en-ce-moment/nos-actualites/actualites/de-nouveaux-eclairages-sur-les-mecanismes-dadaptation-des-parasites-leishmania #Ribosomes #Leishmaniose #Leishmania #Génomique #Génétique #ARN
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Bernadette Cassel
August 30, 11:41 AM
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Un pyrocumulonimbus, un phénomène encore jamais observé en France s'est créé ce vendredi 24 juillet dans le ciel de la Gironde. Ce nuage, généré par le méga-feu qui fait rage dans le département, a la particularité de déclencher, de lui-même, de nouveaux foyers d'incendie en projetant des braises au sol. Un "orage de feu" : qu'est-ce que le pyrocumulonimbus, ce phénomène jamais vu en France, observé dans l'incendie en Gironde ? Publié le25/07/2026 à 19h04 Nouvelle-Aquitaine Un nuage qui génère de nouveaux incendies C'est la présence de ce pyrocumulonimbus, un phénomène inédit sur le territoire national, mais déjà observé en Australie, qui a valorisé la "montée en puissance très rapide des évacuations", précise le directeur du Sdis 33. Le pyrocumulonimbus étant particulièrement difficile à localiser et sa vitesse de propagation restant inconnue. Le nuage ne génère pas de précipitations, mais plutôt des orages secs, qui déclenchent de nouveaux incendies. image : Des images des pompiers ont capturé l' "orage de feu" dans le ciel de la Gironde le 24 juillet au soir. • Crédit : SDIS 33 ------ via Brief.science du 28 août 2026 🔥 Comment arrêter un feu qu’on ne peut plus éteindre ? Cet été, l’incendie de Saumos, en Gironde, a généré un pyrocumulonimbus, un immense nuage d’orage alimenté par la chaleur de l’incendie. C’est la première fois qu’un tel phénomène est observé sur le territoire français, selon un compte rendu du Conseil des ministres du 27 juillet. Ce nuage produit des éclairs et des vents violents susceptibles d’aggraver l’incendie et de provoquer de nouveaux départs de feu, créant un cercle vicieux. De tels nuages se forment régulièrement au Canada, aux États-Unis ou encore en Australie, qui font face chaque année à des feux extrêmes comme celui de Saumos. « Un feu extrême est un incendie dont la surface et l’intensité dépassent très largement celles de la grande majorité des feux observés. À ce niveau d’intensité, la lutte ne permet plus l’extinction directe du feu. », explique à Brief.science Jean-Baptiste Filippi, spécialiste de la modélisation des feux de forêt. « Si ces feux restent exceptionnels, leur violence est telle qu’ils concentrent la quasi-totalité des dégâts causés par les incendies », précise-t-il. L’incendie de Saumos a ainsi brûlé plus de 42 000 hectares de forêt (soit environ quatre fois la surface de Paris) et détruit plus de 200 habitations, selon un bilan des services de l’État en Gironde, publié le 1er août.
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Bernadette Cassel
August 23, 11:25 AM
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Une nouvelle ère d’innovation et de durabilité s’ouvre pour la Pharmacopée Européenne (Ph. Eur.). En effet, après des décennies de recours à des méthodes reposant sur des expérimentations animales, l’essai des pyrogènes sur lapin (chapitre général 2.6.8. Pyrogènes) disparaîtra des textes de la Ph. Eur. à compter du 1er janvier 2026. Ce changement est le reflet d’un engagement clair : préserver le bien-être animal tout en assurant le respect des normes les plus strictes en matière de sécurité patient et de rigueur scientifique. EDQM Strasbourg, France 18/12/2025
"À partir de cette date, le contrôle des pyrogènes s’appuiera sur des approches scientifiques modernes, ne nécessitant pas l’utilisation d’animaux. Les fabricants choisiront les méthodes en fonction des risques spécifiques présentés par la substance ou le produit contenant des pyrogènes non endotoxiniques et opteront ainsi pour des solutions avancées en remplacement des essais sur animaux, comme l’essai d’activation des monocytes ou l’essai des endotoxines bactériennes (EEB). À propos de ce dernier, la Commission européenne de Pharmacopée (EPC) est fière d’annoncer que le facteur C recombinant (rFC) – une solution de synthèse, sans recours à des animaux et validée – sera pleinement intégré à la Ph. Eur. à partir du Numéro 13.1 et comptera parmi les sept méthodes pouvant être utilisées pour rechercher des endotoxines bactériennes (chapitre général 2.6.14). Le choix de la méthode reviendra toujours aux utilisateurs et utilisatrices qui devront s’appuyer sur une évaluation du risque et vérifier l’applicabilité de la méthode, en vertu du chapitre général 5.1.13. Pyrogénicité. Cet ajustement représente une étape importante de la diminution de la dépendance aux ressources naturelles, comme la limule. - Rapport de synthèse - Symposium EDQM-EPAA sur le contrôle de la pyrogénicité - Direction européenne de la qualité du médicament & soins de santé
https://www.edqm.eu/fr/d/2353376 La dernière session a porté sur les réactifs recombinants utilisés dans l’essai des endotoxines bactériennes (EEB). Il a été annoncé que la méthode du facteur C recombinant (rFC) figurera dans la Ph. Eur. à compter du Numéro 13.1 (date de mise en application : janvier 2027), et sera ainsi équivalente aux méthodes à base de lysat d’amœbocytes de limule (LAL). Les industriels ont exprimé le souhait que les textes officiels indiquent clairement la méthode à privilégier pour le contrôle de la pyrogénicité, notamment en ce qui concerne l’EEB. Les autorités réglementaires européennes ont vivement encouragé le remplacement des méthodes à base de lysat par l’emploi de réactifs recombinants, pour éviter l’utilisation de sources animales ainsi que pour améliorer la standardisation. À compter du 1er janvier 2027 (Numéro 13.1 de la Ph. Eur.), la méthode du facteur C recombinant (rFC), une solution de synthèse validée, comptera parmi les sept méthodes décrites dans le chapitre général 2.6.14. Essai des endotoxines bactériennes. Cette alternative aux méthodes à base de lysat d’amœbocytes de limule (LAL), qui nécessitent l’utilisation de limules, devrait réduire la pression à laquelle est soumise cette espèce protégée. Ce type d’avancées permettra de mettre un terme à des décennies de dépendance aux méthodes animales et ouvre une nouvelle ère d’innovation et de durabilité, non seulement pour la Ph. Eur., mais aussi pour la recherche médicale et scientifique dans le monde entier, tout en maintenant les normes les plus strictes de sécurité patient et de rigueur scientifique. Ces dernières années, le concept de « retrait » – qui consiste à supprimer progressivement les expérimentations animales obsolètes sans les remplacer – a gagné du terrain. Un quatrième R est donc venu s’ajouter au trio traditionnel. - Commission européenne de Pharmacopée Priorités pour la période 2026-2028 - Direction européenne de la qualité du médicament & soins de santé https://www.edqm.eu/fr/d/1280717
Alternatives aux essais sur animaux Depuis 2013, la Ph. Eur. mène d’importants travaux novateurs dans le but de remplacer, réduire et raffiner l’utilisation des animaux à des fins expérimentales (principe des 3R), tout particulièrement dans le domaine des vaccins (pour usage humain comme pour usage vétérinaire). Ces cinq dernières années, l’EPC a réussi à éliminer tous les essais d’innocuité généraux sur animaux. Point culminant de ce travail, la suppression de l’essai des pyrogènes sur lapin est entrée en vigueur le 1er janvier 2026. Les efforts déployés dans le domaine de la pyrogénicité se poursuivront avec la promotion des réactifs recombinants en remplacement du lysat d’amœbocytes de limule (pour l’essai des endotoxines bactériennes). ------ ndé via NOÉ #116, août 2026 Pour les limules, une mobilisation record Par One Voice "... En décembre dernier, aux côtés de la coalition européenne ECEAE, nous avons remis une pétition signée par 33 849 citoyens à l'Agence européenne des médicaments en France, nous avons réuni 2564 personnes, soit la plus forte participation nationale. Cette mobilisation a permis d'ouvrir le dialogue avec l'agence. D'autant que des alternatives existent." ECEAE : European Coalition to End Animal Experiments
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Bernadette Cassel
August 17, 1:25 PM
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Entre mai et juillet, la France a été le pays le plus anormalement chaud du monde. Le rôle du réchauffement climatique ne fait pas de doute, mais la fréquence des canicules n’avait pas été anticipée. Les causes possibles sont débattues dans la communauté scientifique. Par Stéphane Foucart Publié le 14 août 2026 à 05h30, modifié le 14 août 2026 à 11h03
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Bernadette Cassel
August 9, 11:49 AM
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Le changement climatique ? Un « canular ». Les scientifiques ? Des « gauchistes radicaux ». Trump dorlote l’industrie des énergies fossiles, qui finance les républicains. Épisode n° 43 29 juillet 2026 Photo Gabriella Demczuk/NYT/Redux/Réa "... le président Donald Trump tacle sévèrement l’Académie nationale des sciences de son propre pays. Pas pour sa maîtrise insuffisante du dribble mais pour avoir publié fin 2025 un manuel de références scientifiques à destination des juges fédéraux qui contenait un chapitre fondé sur les conclusions du Giec quant à la responsabilité humaine dans le changement climatique." (...) "... Mais la science, c’est du réel. Et malgré les efforts de la présidence Trump, ce réel la rattrape. En 2025, les émissions de gaz à effet de serre des États-Unis sont reparties à la hausse, tandis que le pays connaît déjà fin juillet sa troisième vague de canicule depuis le début de l’été. Et les États-Unis connaissent aujourd’hui la plus forte épidémie de rougeole depuis trente-cinq ans en plein recul de la vaccination." (...) ------ Truth Details | Truth Social, 20.07.2026 https://truthsocial.com/@realDonaldTrump/posts/116949428377514667
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Bernadette Cassel
July 21, 1:17 PM
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Jo Nagai was eight years old when he noticed something strange. His hand-raised swallowtail butterflies seemed to recognise him. Wild ones didn't. He wanted to know why. Second-Grader Discovers Inherited Memories in Butterflies | VE Adamu posted on the topic VE Adamu, il y a 2 j ------ ndé d'après la traduction Jo Nagai avait huit ans lorsqu’il remarqua quelque chose d’étrange. Ses papillons "porte-queues" élevés par ses soins semblaient le reconnaître, ce qui n'était pas le cas des sauvages. Il a voulu savoir pourquoi.
Il a donc écrit à une entomologiste de l’université de Georgetown, qui lui répondit.
Ce qui a suivi fut l’une des collaborations scientifiques les plus remarquables de mémoire récente – entre un élève de CE1 à Kobe, au Japon, et la Dre Martha Weiss, qui avait déjà prouvé que les papillons de nuit peuvent conserver la mémoire par la décomposition cellulaire complète de la métamorphose.
Jo a proposé de reproduire son étude sur les papillons. À l’aide d’un équipement qu’il avait lui-même conçu, il entraînait les chenilles à associer une légère vibration à l’odeur de lavande. Puis il attendit la métamorphose — le processus qui démonte et reconstruit complètement le cerveau d’un insecte à partir de rien.
Lorsque les papillons adultes sont apparus, 70 % ont encore évité l’odeur de lavande. Leurs souvenirs avaient survécu à un processus qui aurait dû les effacer entièrement.
Puis vint la découverte à laquelle personne ne s’attendait.
Lorsque Jo élevait ces papillons, leur progéniture — qui n’avait jamais ressenti la vibration — évitait aussi la lavande. La génération suivante aussi. Une mémoire apprise avait été transmise biologiquement, sans expérience directe, à travers deux générations.
Jo a tout documenté dans un document de 33 pages. Il l’a présenté au Congrès international d’entomologie à l’âge de dix ans, aux côtés du Dr Weiss.
Les implications vont bien au-delà des papillons. Si les expériences apprises peuvent être codées et héritées, cela change notre façon de penser la génétique, la mémoire, le traumatisme, et ce que les parents transmettent à leurs enfants sans jamais le vouloir. ------ ndé via C'est vrai ça ? (Un regroupement de citoyens pour lutter contre les fake news sur LinkedIn)
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Bernadette Cassel
July 16, 5:55 AM
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Biologiste au verbe précis et à la pédagogie redoutable, Marc-André Selosse ne fait pas dans la nuance quand il s'agit de biodiversité. Dans son dernier essai, De la biodiversité comme un humanisme (Seuil,… Publié le : 09/07/2026 - 07:01 Modifié le : 09/07/2026 - 08:34 "... chaque euro investi dans la transition écologique en économise trois à terme. Si nous ne faisons rien, c'est 11,2 points de PIB de moins en France d'ici 2050. Et des économistes américains viennent de montrer que la dégradation de l'environnement depuis les années 1980 a déjà effacé vingt points de PIB à l'échelle mondiale. Vingt points que personne n'a vus disparaître ! C'est une histoire de fric, c'est tout. Par exemple dans le Centre-Est de la France, en Bourgogne, les producteurs de cassis doivent désormais élever eux-mêmes des osmies, des insectes pollinisateurs, parce que les populations d'insectes sauvages ont chuté de 98% en quarante ans dans cette région. Nous arrivons à remonter la production, mais à un coût plus élevé. Nous posons des rustines parce qu'on n'a plus les services que rendait gratuitement la biodiversité." (...) "... là où c'est vraiment inquiétant, c'est la perte de diversité génétique. Quand les effectifs diminuent (et ils diminuent : 80% des insectes ont disparu en trente ans en Europe, 30% des oiseaux en quinze ans, 70% des vertébrés en cinquante ans à l'échelle globale) nous amputons les espèces de leur capacité d'adaptation. C'est dans cette diversité génétique que se cachent les individus potentiellement capables de survivre après un nouveau pesticide, après un degré de plus au thermomètre, après les microplastiques. En la détruisant, nous fragilisons le vivant en profondeur. Et le processus s'emballe déjà 100 000 fois plus vite que dans les extinctions précédentes. Vous donnez un exemple frappant du lien entre la biodiversité et la santé humaine : la maladie de Lyme. Oui et il renverse l'intuition. Les populations humaines sont moins touchées par la maladie de Lyme là où la diversité des mammifères est plus grande. Le mécanisme est le suivant : les tiques transmettent la bactérie Borrelia responsable de Lyme uniquement si elles ont préalablement piqué un rongeur contaminé. Moins il y a d'espèces de mammifères (signe de dégradation de l'environnement) plus les rongeurs prolifèrent. La probabilité que la tique qui vous mord ait d'abord piqué un rongeur contaminé augmente mécaniquement. La présence d'écureuils diminue de 60% le taux de contamination : les rongeurs contaminants se diluent dans la masse. Les exemples de ce type sont légion. Dans les comtés américains où les chauves-souris ont disparu, les agriculteurs utilisent 31% d'insecticides en plus. Résultat : la mortalité infantile y a augmenté de 8%, par malformations à la naissance et cancers juvéniles liés aux pesticides. Quand la biodiversité s'efface, c'est la santé qui s'efface avec elle." (...) image : Un bourdon, insecte pollinisateur, passe d'un coquelicot à un autre, dans un champ devant Francfort (Allemagne), en mai 2024. AP - Michael Probst
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Bernadette Cassel
July 13, 6:29 AM
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CHRONIQUE. Alors que les canicules se succèdent, le débat public ne relève souvent que du simple affichage. Les décisions récentes de l’exécutif – fonds vert amputé, passoires thermiques remises sur le marché… – témoignent du déni qui règne dans une large partie du monde politique, estime Stéphane Foucart, journaliste au service Planète, dans sa chronique. Publié hier à 05h00 Extraits : "On le voit : avec le réchauffement, la qualité de l’habitat et l’aménagement urbain deviennent cruciaux. Du 22 au 28 juin, la canicule a doublé la mortalité à domicile. Quel signal adresser aux propriétaires bailleurs ? Le gouvernement Lecornu dépose, le 24 juin, un projet de loi qui doit remettre 700 000 passoires thermiques sur le marché locatif. Tranquille désinvolture Une semaine plus tard, Matignon dissout le groupement d’intérêt public Europe des projets architecturaux et urbains, chargé de piloter plus de 200 projets de recherche destinés à adapter le bâti et les territoires au climat de demain. Un millier de scientifiques, d’élus, d’architectes, de géographes et d’anciens ministres protestent, sans entamer la tranquille désinvolture de l’exécutif, qui biffe d’un trait de plume la structure interministérielle." "... C’est sans doute sur la question agricole au sens large que les objectifs affichés divergent le plus radicalement des moyens mis en œuvre pour les atteindre. Il existe ainsi un large consensus pour dire que l’agroécologie est l’un des leviers d’adaptation de l’agriculture au réchauffement. Or, non seulement l’agriculture biologique n’a pas augmenté ces dernières années, contrairement aux ambitions de la stratégie nationale bas carbone, mais la France est le seul grand pays agricole européen à avoir perdu des surfaces conduites en agriculture biologique." ------ À relire « A l’heure où la recherche est appelée à participer à la coconstruction des politiques publiques, il est paradoxal de condamner l’un des lieux qui y contribue », 18-19/01/2026 https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/01/18/a-l-heure-ou-la-recherche-est-appelee-a-participer-a-la-coconstruction-des-politiques-publiques-il-est-paradoxal-de-condamner-l-un-des-lieux-qui-y-contribue_6663124_3232.html
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Bernadette Cassel
July 8, 2:05 PM
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Nous avons remis un rapport à Mme la Ministre sur l'information en santé en janvier 2026 et il semble qu'une prise de conscience se développe. Nos messages sont simples : il existe une vulnérabilité collective car la plupart de nos collègues minimisent les dangers de la désinformation ; il faut… La bonne information pour noyer la désinformation : essayez PUMS d'urgence ! Publié le 30/06/2026 il faut développer la bonne information en santé plutôt que de s’épuiser en luttant contre les fake news.
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Bernadette Cassel
July 3, 1:04 PM
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Puppet helps insect trick real termites into feeding it Beetle grows ‘termite’ on back to steal food | Science | AAAS 6 Sep 202311:35 AM ETByRichard Pallardy ------ traduction Un coléoptère fait pousser un « termite » sur son dos pour voler de la nourriture. Cette marionnette aide l’insecte à tromper de vrais termites pour qu’ils le nourrissent image : Bruno Zilberman Dans ce qui pourrait bien être l’une des formes de mimétisme les plus folles de la planète, des chercheurs ont découvert une nouvelle espèce de coléoptère qui développe une marionnette en forme de termite sur son dos afin de tromper de vrais termites et de les amener à le nourrir. La réplique est si précise qu’elle reproduit même les segments corporels distinctifs des termites et possède trois paires de pseudo-appendices ressemblant à des antennes et à des pattes. Les coléoptères staphylinidés (famille des Staphylinidae) sont déjà réputés dans le règne animal pour être des maîtres du camouflage. Certains, par exemple, ont évolué pour ressembler à des fourmis légionnaires, ce qui leur permet de marcher à leurs côtés et de se nourrir de leurs œufs et de leurs jeunes. La nouvelle espèce de staphylin (Austrospirachtha carrijoi) — découverte sous le sol du Territoire du Nord, en Australie — imite un termite en agrandissant son abdomen, un phénomène connu sous le nom de physogastrie. L’évolution a remodelé cette partie du corps pour en faire une réplique très réaliste d’un termite (comme on le voit ci-dessus), tête comprise, qui repose sur le reste du corps du coléoptère. La véritable tête du coléoptère, bien plus petite, dépasse légèrement de son déguisement de termite, rapportent les auteurs ce mois-ci dans la revue Zootaxa. Cette « marionnette » de termite pourrait aider le coléoptère à échapper à la détection : bien que les termites soient aveugles, ils se détectent les uns les autres par le toucher. Le coléoptère pourrait également absorber des substances chimiques spécifiques appelées hydrocarbures cuticulaires provenant des termites, ou produire des composés similaires afin de renforcer l’impression qu’il s’agit lui aussi d’un termite. Les pièces buccales d’A. carrijoi étant minuscules, les auteurs pensent qu’il mendie de la nourriture auprès de ses hôtes plutôt que de se nourrir d’œufs ou de larves. Les termites ouvrières nourrissent les autres castes avec de la nourriture digérée, dans un processus appelé trophallaxie. Cette adaptation présente des avantages évidents pour le coléoptère. Une fois à l’intérieur du nid, il peut se détendre et passer le reste de sa vie à profiter du « service en chambre » des termites. Traduit avec DeepL.com (version gratuite) ------ via Science Magazine sur LinkedIn, 1 sem. • https://www.linkedin.com/posts/science-magazine_insectweek-activity-7475420473653317632-AUXv Dans ce qui pourrait être l’une des formes d’imitation les plus folles de la Terre, des chercheurs ont rapporté en 2023 une espèce de scarabée rove qui fait pousser une marionnette de termites sur son dos pour tromper de vrais termites et les inciter à le nourrir.
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Bernadette Cassel
Today, 1:40 PM
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70% des abeilles sauvages sont solitaires : sans reine ni ruche, chaque femelle construit son nid et nourrit ses larves de pollen. Fragiles face aux pesticides et au climat, elles sont cruciales pour la pollinisation. Que sait-on de cette solitude qui s’est maintenue malgré les atouts du collectif ? Lundi 7 septembre 2026 La Science, CQFD Par Alexandra Delbot avec Benoît Geslin et Adrien Perrard ------ Et aussi : La santé reproductive des abeilles est en berne Avec sciences France Culture Une abeille solitaire devenue sociale Pour la Science, 2022 Abeilles sauvages : des réseaux d'interactions à observer en milieu urbain La Science au labo France Culture Lundi 7 septembre 2026 ------ via Post de @sciencecqfd.bsky.social — Bluesky https://bsky.app/profile/sciencecqfd.bsky.social/post/3muwbmpjocs2p "70% des abeilles sauvages sont solitaires : chaque femelle construit son nid et nourrit ses larves de pollen. Fragiles face aux pesticides et au climat, que sait-on de cette solitude qui s’est maintenue malgré les atouts du collectif ?"
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Bernadette Cassel
from Variétés entomologiques
September 3, 12:57 PM
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Le colloque de rentrée 2026 du Collège de France entend proposer une réflexion de fond sur certaines de ces questions et proposer un parcours croisant sciences du vivant et de la nature, sciences humaines, littérature, histoire des religions et droit. du Mercredi 14 octobre au Vendredi 16 octobre 2026 Comité scientifique : Nalini Anantharaman, Thomas Lecuit, Antoine Lilti, William Marx et Alain Prochiantz. Programme L’animal : dialogue philosophique entre Florence Burgat et Claudine Tiercelin Florence Burgat & Claudine Tiercelin Lecture de textes littéraires sur les animaux Éric Ruf L’animal du biologiste : machine, organisme, agent Thomas Lecuit L’orang-outang dans l’anthropologie des Lumières Silvia Sebastiani Arches zoopoétiques : littérature et déluges contemporains Anne Simon Le cheval d’avant et après notre histoire commune Ludovic Orlando Les études précliniques et cliniques en recherche translationnelle Erwan Bézard L’animal saisi par le droit : la perspective romaine Dario Mantovani La place de l'humain en biologie par rapport aux animaux : un animal comme les autres ou à l'origine de la pire crise de la biodiversité ? Virginie Courtier-Orgogozo Sapiens dans l’histoire du vivant : être et ne pas être un animal Alain Prochiantz Aux origines du langage : que nous disent nos cousins primates ? Adrien Meguerditchian La cognition chez les abeilles Martin Giurfa Mouvements collectifs dans les groupes animaux : quand un banc de poissons est confronté à l’IA, la réalité virtuelle, des robots et des drones Clément Sire Penser la pensée animale ? Quelques tentatives dans l’Inde ancienne et médiévale Isabelle Ratié De la tragédie aux Bouphonies : variations sur le sacrifice grec comme meurtre Vinciane Pirenne-Delforge Les affres d'un prédateur empathique Charles Stépanoff Amphithéâtre Marguerite de Navarre, Site Marcelin Berthelot
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Bernadette Cassel
September 1, 2:27 PM
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Incendies, sécheresse, canicules, débats sur les pesticides avec la loi d'urgence agricole : l'été 2026 a remis en avant la crise du vivant. Mais que perd-on exactement quand la biodiversité s'effondre ? L'Invité(e) des Matins d'été Par Julie Gacons'effondre ? Publié le jeudi 27 août 2026 à 07:38 Avec Tatiana Giraud Ingénieure agronome, directrice de recherche au CNRS
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August 31, 1:02 PM
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« La planète des insectes » (1/6). Les entomologistes sont souvent fascinés dès l’enfance par les insectes, et incompris de leur entourage. Par Perrine Mouterde (Montérolier [Seine-Maritime], Moret-sur-Loing [Seine-et-Marne], Bouvante [Drôme], envoyée spéciale) et Myr Muratet (Photographe) Publié hier à 20h00, modifié hier à 20h57 Extrait "... le Muséum national d’histoire naturelle et le Centre national de la recherche scientifique ont lancé, début juin, un ambitieux programme sur la biodiversité terrestre. Baptisé Dynabiod, il est doté de 45 millions d’euros et mobilisera des dizaines de chercheurs sur huit ans. Avec les plantes, les invertébrés sont au cœur du projet. En se plongeant dans les gigantesques collections d’insectes du Muséum – 40 millions de spécimens stockés sur quatre étages – et en suivant des populations sur un millier de sites à travers le pays, par le biais de protocoles standardisés, il vise à reconstruire des séries temporelles, à hiérarchiser les facteurs de pression et à établir des indicateurs et des scénarios. Objectif affiché : réussir à orienter et infléchir les politiques publiques pour mieux préserver ce pan de la biodiversité." image : Laboratoire d’entomologie du Muséum national d’histoire naturelle, à Paris, le 12 juin 2026
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Bernadette Cassel
from Philosophie en France
August 25, 1:10 PM
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Revue transdisciplinaire pour une approche humaniste de la recherche - Transdisciplinary journal for a humanistic approach to research [...] -
Règne animal -
Marie Gall The Insect-World in Scientific Fictions -
Alexandre Iagodkine Difference within Continuity: Contributions and Limitations of the ‘Levels of the Organic Life’ Model in Helmuth Plessner’s Philosophy of Life -
Florian Moullard Conceiving Minds of Non-Human Animals: An Introduction to the Historical and Conceptual Issues of Philosophy of Animal Minds [...]
Via dm
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August 21, 11:23 AM
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Architecture, battement d’ailes… les insectes sociaux, tels que les termites, les abeilles et les fourmis, adoptent diverses stratégies pour limiter la surchauffe du nid. Romain Garrouste Chercheur à l’Institut de systématique, évolution, biodiversité (ISYEB), Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) Publié: 18 août 2026, 15:14 CEST [...] Des climatiseurs naturels, mais pas infaillibles : les limites de la bio-inspiration Les insectes sociaux nous montrent ainsi qu’un habitat peut être conçu non comme une enceinte isolée du climat, mais comme une interface dynamique utilisant l’air, l’eau, le sol et leurs variations thermiques pour limiter la surchauffe. Pourrait-on s’inspirer des fourmilières, ruches et autres termitières ? Les termitières, par exemple, sont régulièrement citées comme modèles pour concevoir des bâtiments nécessitant moins de climatisation mécanique. Leur ventilation passive, leur inertie thermique, leur porosité et la façon dont elles tirent parti des variations circadiennes offrent effectivement des pistes pour l’architecture biomimétique. Mais une termitière n’est pas un immeuble miniature. Sa structure fonctionne parce qu’elle est en permanence réparée et modifiée par ses habitants. Copier sa seule architecture ne suffit donc pas à reproduire son fonctionnement. De plus, une ventilation fondée sur l’alternance thermique entre le jour et la nuit perd en efficacité lorsque les nuits restent très chaudes. Le refroidissement par évaporation devient plus difficile en période de sécheresse, tandis que les déplacements vers les profondeurs sont limités par l’oxygène disponible, l’humidité du sol et l’accumulation de dioxyde de carbone. L’intensification des canicules pourrait pousser ces systèmes, perfectionnés par des millions d’années d’évolution, au-delà des conditions dans lesquelles ils peuvent encore protéger efficacement leurs habitants. Lorsque les températures extrêmes se prolongent et que les nuits restent chaudes, même des architectures sélectionnées pendant des millions d’années ou des millénaires d’adaptations traditionnelles peuvent atteindre leurs limites. La principale leçon offerte par les insectes sociaux est peut-être moins une forme architecturale à répliquer de façon précise qu’un principe : au lieu de lutter contre les variations du climat extérieur par des moyens purement technologiques tels que la climatisation, leurs constructions utilisent les conditions climatiques. Vent, alternance entre le jour et la nuit, inertie du sol, circulation de l’eau et évaporation deviennent les leviers d’un système de régulation low-tech. C’est peut-être ce principe dont il nous faut, aussi et surtout, nous inspirer dans toutes les étapes de la transition écologique pour lutter contre le réchauffement climatique. ------ lire aussi Quelles sont les limites de la clim ? 05.08.2026 https://theconversation.com/quelles-sont-les-limites-de-la-clim-288010
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Bernadette Cassel
August 16, 2:05 PM
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Nathalie Bréda, spécialiste de la réponse des arbres aux aléas climatiques à l’Inrae, décrit, dans un entretien au « Monde », le bouleversement subi par le métabolisme des arbres dans les conditions extrêmes que nous connaissons. Propos recueillis par Stéphane Foucart Publié le 14 août 2026 à 09h17 "... C’est tout le métabolisme de la plante qui est bouleversé. Et cela a des conséquences à long terme sur la santé du végétal. Nous avons pu montrer que ce déficit de réserves constituées par l’arbre augmente considérablement les risques de mortalité plusieurs années plus tard. En outre, les scolytes [coléoptères ravageurs de certaines essences] se développent plus rapidement lorsque les températures sont élevées et s’attaquent plus facilement à des arbres affaiblis : il faut s’attendre à une recrudescence dès 2027 de ces insectes, pour lesquels nous ne disposons pas de moyens de lutte intégrée. Il ne fait donc guère de doute que la sécheresse et la canicule actuelles auront des conséquences à long terme sur la forêt française." (...)
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Bernadette Cassel
July 28, 11:45 AM
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This week Nature celebrates the craft of scientific illustration, the ultimate anti-slop. ------ Traduction Cette semaine, Nature célèbre l’art de l’illustration scientifique, l’ultime anti-déglutition.
Les illustrations scientifiques peuvent sembler belles et impressionnantes, mais ce qui les rend finalement « scientifiques », c’est qu’elles reposent sur des données et des preuves. Ils sont précis, vérifiables et attribuables, alliant savoir-faire artistique à un savoir-faire expert et au jugement humain. Sans eux, comment visualiserions-nous le monde perdu des dinosaures, ou « verrions-nous » notre place dans l’univers ?
L’image de couverture, réalisée par le Richard Tibbitts de Nature (célèbre pour Gray’s Anatomy), capture le parcours créatif essentiel, montrant les étapes d’un processus de conception durable : observation rapprochée, collecte de données et rendu par l’expert. Elle reflète les qualités qui ont fait de l’illustration scientifique un outil essentiel pour la découverte et la communication depuis des siècles.
En fait, Nature elle-même a été initialement lancée sous le nom de « A Weekly **Illustrated**Journal of Science » en 1869. Le contenu visuel a longtemps été au cœur de la manière dont nous apprenons de nouvelles idées – un point bien souligné dans notre éditorial accompagnant examinant le rôle des couvertures de Nature et leur évolution au fil des années pour raconter l’histoire de la recherche (lien dans les commentaires ci-dessous).
Le numéro comprend également une conversation captivante et très visuelle avec cinq illustrateurs scientifiques prolifiques, examinant l’effet potentiel de l’intelligence artificielle sur cette aide cruciale à la compréhension. Nous découvrons leur pratique, les idées reçues courantes sur le domaine, et explorons les limites de l’IA (lien dans les commentaires ci-dessous).
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Bernadette Cassel
July 18, 2:14 PM
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Toute l'année, les chercheuses et chercheurs de l’Inserm, ou affiliés à l'Institut, sont récompensés pour l’excellence de leurs travaux par des prix scientifiques et des financements obtenus lors d'appels à projets d'envergure. Découvrez les récipiendaires de ces distinctions. Anne Dejean et Hugues de Thé reçoivent le prestigieux Shaw Prize pour leurs découvertes majeures sur les bases moléculaires de la leucémie aiguë promyélocytaire et le développement d’une thérapie ciblée.
Guillaume Canaud reçoit la Mendel Medal de la European Society of Human Genetics pour ses recherches sur les mécanismes génétiques des syndromes de surcroissance et des malformations vasculaires complexes.
Juan Reguera Vidaechea obtient une prestigieuse bourse ERC Advanced Grant 2025 pour décrypter le programme d’infection du virus Chikungunya afin de bloquer sa propagation.
👏 Félicitations à ces quatre lauréats et à leurs équipes, dont les travaux, l’exigence et l’engagement font progresser la connaissance et rayonner la recherche biomédicale !
👉 https://lnkd.in/ej4zFP-n
#Inserm #LaSciencePourLaSanté #Recherche #Innovation #Santé ERC Advanced Grant 2025 Juan Javier Reguera Vidaechea Architecture et fonction des macromolécules biologiques (U7257) Comprendre le programme d’infection du virus Chikungunya reposant sur quatre protéines afin d’identifier des mécanismes permettant de bloquer l’infection.
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Bernadette Cassel
July 15, 6:02 AM
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« Sept nuances de cannibalisme » (1/7). Dans ce premier volet, nous verrons que le règne animal regorge d’exemples de cannibalisme, aux motivations variées. Celles de notre plus proche cousin, le chimpanzé, restent mystérieuses. Par Hervé Morin Publié le 13 juillet 2026 à 06h00, modifié le 13 juillet 2026 à 16h49 Extrait : Adaptation totalement sensée Chez les animaux, où aucune cuisson ne vient rehausser les plats, la fréquence du cannibalisme varie fortement d’un groupe à l’autre. Chez les insectes et autres invertébrés, la pratique est monnaie courante. Même si Bill Schutt prend soin de dénoncer quelques mythes. Boulotter le mâle, en commençant par la tête, durant l’acte sexuel, n’est pas systématique chez la mante religieuse, un ordre qui comprend 2 200 espèces. Chez les araignées, le cannibalisme sexuel, au détriment du mâle, n’a été rapporté que chez seize des 109 familles – certaines d’entre elles se laissent dévorer par leurs chers petits, afin de leur donner un bon départ nutritionnel dans la vie.
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Bernadette Cassel
July 11, 1:42 PM
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TRIBUNE. Dans une tribune au « Monde », un collectif de chercheurs et de personnalités publiques appelle le gouvernement à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour assurer la pérennité du Muséum, refusant que « la France laisse se dégrader l’une des institutions scientifiques les plus prestigieuses de son histoire ». Collectif Publié le 24 juin 2026 à 10h30
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Bernadette Cassel
July 4, 12:13 PM
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Parce que leurs effets sur la santé sont souvent diffus et à retardement, les alertes sanitaires mettent souvent longtemps à susciter une réponse publique. Dans un entretien au « Monde », le biologiste Marc Billaud et le médecin Jean-David Zeitoun s’interrogent sur les mécanismes contradictoires qui aboutissent aux reculs ou aux avancées des normes de protection. Propos recueillis par Stéphane Foucart Publié aujourd’hui à 06h00, modifié à 16h01
L'Harmattan - Juin 2026 La science moderne et la politique ne se tiennent pas à distance. Elles s’entrelacent, se soutiennent parfois, s vendredi 26 juin 2026 "... L’enjeu n’est ni de dénoncer la science ni de sacraliser l’expertise, mais de restituer aux savoirs leur caractère public, révisable et ouvert à la discussion, afin de penser les conditions d’une participation éclairée aux décisions qui engagent la vie commune. Il s’agit ainsi de penser un usage public du savoir qui demeure compatible avec l’idéal démocratique."
Via dm
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