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FOCUS PLATEFORME : Quand la biochimie se joint à la synthèse organique pour préserver la culture du chanvre industriel !

FOCUS PLATEFORME : Quand la biochimie se joint à la synthèse organique pour préserver la culture du chanvre industriel ! | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La plateforme de biochimie, à l’honneur dans ce FOCUS PLATEFORME (IJPB / Observatoire du Végétal - plateforme de biochimie) est une des composantes de l’Observatoire du Végétal (OV, labellisé IBISA) de l’Institut Jean Pierre Bourgin (IJPB, INRAE/AgroParisTech, centre de recherche Ile-de-France-Versailles-Saclay). L’OV-IJPB constitue ainsi un ensemble de ressources dédiées au phénotypage multi-niveaux des plantes, dont l’objectif principal est de pouvoir réaliser une analyse intégrée et à haut débit des plantes, alliant phénotypage macroscopique, biochimique, cytologique, chimique, et métabolique. Les activités de la plateforme de biochimie (IJPB / Observatoire du Végétal - plateforme de biochimie) s’inscrivent dans un continuum avec les activités des autres plateformes de l’OV et bénéficient d’interactions privilégiées avec la Plateforme d'Analyse Protéomique de Paris Sud-Ouest (PAPPSO) et le Synchrotron Soleil pour les études structurales.

 

Focus sur un co-développement IJPB / ICSN, avec une contribution forte de la plateforme de biochimie !

 

Le chanvre industriel, Cannabis sativa subsp. sativa, est cultivé en France sur des surfaces relativement modestes mais on note depuis quelques années une constante progression des surfaces allouées à cette culture. Le retour en grâce du chanvre textile est principalement dû à ses atouts écologiques : il est peu gourmand en eau, ne nécessite aucun traitement phytosanitaire et offre une multitude d’applications pour l’avenir (textile, béton de chanvre, matériaux composites). Néanmoins, le chanvre est fréquemment infesté par une plante parasite racinaire non chlorophyllienne : l’orobanche rameuse (Phelipanche ramosa). Cette orobanche qui provoque aussi d’important dégâts chez le colza, connait une expansion importante et préoccupante en France, probablement liée au changement climatique. Les parcelles infestées peuvent présenter de très fortes pertes de rendement par épuisement de la plante hôte allant parfois jusqu’à la perte totale de la récolte. Malheureusement, il n’existe pas de méthode de lutte contre ce parasite. Des investigations sur la compréhension de la physiologie de ces plantes sont donc essentielles pour développer des moyens de luttes efficaces.

 

Les graines de Phelipanche ramosa (P. ramosa) ne germent qu’en présence de molécules exsudées par les racines de l'hôte, les stimulants de germination. Or, on sait depuis plusieurs décennies que ces substances allélopathiques appartiennent principalement à la famille des strigolactones. Ces molécules interviennent aussi dans la mise en place de la symbiose endomycorhizienne à arbuscules et agissent également comme hormone végétale pour réguler notamment la ramification des plantes. Récemment, il a été mis en évidence sur le territoire français, l’existence, de deux populations de P. ramosa, l’une attaquant préférentiellement le colza (P. ramosa 1) et l’autre le chanvre (P. ramosa 2a), démontrant une parfaite adaptation de cette espèce parasite à son environnement biotique. Cette adaptation semble se caractériser par une réponse différentielle des deux populations aux divers stimulants de germination produits par les deux types de plante hôte. La cannalactone récemment isolée à partir des exsudats racinaires de chanvre a été caractérisée comme une strigolactone non canonique qui stimule sélectivement la germination des graines de P. ramosa 2a (population attaquant le chanvre). Alors que la germination de la population attaquant le colza (P. ramosa 1) est préférentiellement stimulée par des strigolactones canoniques (premières strigolactones découvertes).

 

Afin de comprendre la spécificité d’action de la cannalactone, l’équipe « Sondes et Modulateurs pour Cibles Biologiques » (SMCB) de l’Institut de Chimie des Substances Naturelles (Département de Chémobiologie, ICSN-CNRS, Gif sur Yvette) et l’équipe « Signalisation des composés Allélopathiques et des Strigolactones » (SAS) de l’IJPB (INRAE, Versailles) associées à sa plateforme de biochimie (IJPB / Observatoire du Végétal - plateforme de biochimie) ont synthétisé et caractérisé deux analogues de la cannalactone, nommés (±)-SdL19 et (±)-SdL118. Ces analogues SdL sont capables de stimuler sélectivement P. ramosa 2a, révélant les éléments structuraux clés de cette bioactivité sélective. Grâce aux équipements de la plateforme, a notamment pu être testée l’interaction de ces analogues avec le récepteur des strigolactones chez la plante P. ramosa : la protéine PrKAI2d3. Ils ont notamment utilisé la nanoDSF (nano-differential scanning fluorimetry, Tycho®, Nanotemper) qui permet de mettre en évidence l'interaction entre une protéine et un ligand en déterminant la température de dénaturation de la protéine en présence et en absence de ligand. En nanoDSF, les changements de fluorescence intrinsèque de la protéine (rapport 350 nm / 330 nm), liés au dépliement de la protéine en fonction de la température (rampe de température de 30°C / min de 35°C à 95°C) sont enregistrés. L’accroissement de la fluorescence est dû à l’exposition progressive des tryptophanes et des tyrosines de la protéine, ne nécessitant donc pas de marquage ou de fluorophore. Cette technique permet de mettre en évidence les interactions protéine-ligand qui induisent des changements conformationnels mineurs. Ceux-ci se traduisent par une modification de la courbe de dénaturation thermique. D’autres outils de la plateforme telle que la MicroScaleThermophoresis (MST, Monolith®, Nanotemper) sont également utilisés pour caractériser la perception d’autres analogues de strigolactones par leurs récepteurs.

 

Ces résultats concernant la compréhension du mécanisme de perception des stimulants de germination pourront permettre de développer des inhibiteurs des plantes parasites du chanvre industriel. En savoir plus ?

 

Contact : Martine Gonneau (martine.gonneau@inrae.fr; martine.gonneau@gmail.com); Hakim Mireau (hakim.mireau@inrae.fr); Alexandre de St Germain (alexandre.de-saint-germain@inrae.fr); Christian Meyer (christian.meyer@inrae.fr)

 

Plug In Labs Université Paris-Saclay : cliquer ICI

 

IJPB / Observatoire du Végétal - plateforme de biochimie. La plateforme regroupe les équipements essentiels requis pour la biochimie des protéines (expression, extraction, purification et caractérisation) et propose des méthodes d'analyse biochimique, biophysique et structurale des protéines et de leurs assemblages. L’OV-Biochimie dispose d’équipement innovants pour le contrôle qualité, par nanoDSF (Tycho-NanoTemper technologies GmbH), des protéines purifiées, ainsi que pour l’étude des interactions biomoléculaires in vitro par des approches de MicroScaleThermophoresis (Monolith NT 115-NanoTemper technologies GmbH) et aussi en utilisant la nanoDSF. L’OV Biochimie a récemment développé des méthodes d’étude des réseaux d’interaction protéiques in vivo en culture cellulaire végétale grâce aux méthodes de biotinylation de proximité (BioID) et de purification par affinité en tandem (TAP-tag). La plateforme dispose également d’un robot de pipetage multicanaux couplé à un lecteur de plaque multimode qui permettent par exemple des études en cinétique d’activités enzymatiques ou de réponses cellulaires. La plateforme est ouverte à toutes les demandes de l’unité et des laboratoires du périmètre Paris-Saclay mais aussi au-delà, institutionnelles ou du secteur privé.

 

A propos de l’Institut Jean-Pierre Bourgin (IJPB). L'Institut Jean-Pierre Bourgin est un des plus grands centres de recherche européens dans le domaine de la biologie des plantes. Il regroupe un ensemble de ressources et de compétences pluridisciplinaires en biologie, chimie et mathématiques uniques en France. L'IJPB est une unité mixte de recherche (UMR1318) sous la tutelle conjointe INRAE et AgroParisTech et appartenant à l’Université Paris-Saclay. L'IJPB est également membre fondateur de l’Ecole Universitaire de Recherche (EUR) Saclay Plant Sciences (SPS). Son but : Développer une recherche pluridisciplinaire sur le végétal pour produire des connaissances fondamentales en biologie, les inscrire dans un processus d’innovation et répondre ainsi aux défis scientifiques et sociétaux à venir. L'IJPB s'intéresse notamment à : i) l'évolution et le fonctionnement des génomes végétaux ; ii) la réponse des plantes aux contraintes de leur environnement et la biodiversité associée ; iii) les mécanismes régissant le développement, la signalisation et la communication des plantes à différentes échelles, de la cellule à la plante entière jusqu’à la graine ; iv) la modélisation des phénomènes biologiques complexes dans un but prédictif et v) la caractérisation du métabolisme végétal et de ses produits (celluloses, lignines, lipides et métabolites spécialisés) pour l’agroécologie et une bioéconomie durable.

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Un polymorphisme génétique situé sur le promoteur de CIITA entraine la diminution de l’expression de HLA-DR à la surface des monocytes chez les patients en choc septique

Un polymorphisme génétique situé sur le promoteur de CIITA entraine la diminution de l’expression de HLA-DR à la surface des monocytes chez les patients en choc septique | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La diminution de l'expression de HLA-DR sur les monocytes (mHLA-DR) est associée à la mortalité dans le sepsis. Le polymorphisme G-286A∗rs3087456 situé dans le promoteur III de CIITA (« HLA Class II transactivor »), le régulateur principal de l’expression du HLA, est décrit comme favorisant l’apparition de maladies auto-immunes mais son rôle dans le sepsis n'a jamais été étudié.

 

Dans une étude publiée dans iScience, des chercheurs de l’I2BC (CNRS/CEA/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) ont montré que dans une cohorte de 203 patients en choc septique, le génotype GG était associé à la mortalité à 28 jours avec une expression de mHLA-DR qui restait faible, alors qu'elle augmentait chez les patients de génotype AA ou AG. Sur des monocytes ex vivo, après stimulation par IFN-γ, mHLA-DR n’augmentait pas pour le génotype GG, en comparaison au génotype AG ou AA. Au niveau transcriptionnel, les transcrits du promoteur III étaient similaires chez les monocytes de patients contrôles, indépendamment du génotype et de l'exposition à l'IFN-γ. Après analyse de l'activité du promoteur III, celle-ci était diminuée pour le génotype GG chez les monocytes issus de lignées cellulaires mais restaurée après stimulation par IFN-γ.

 

Cette étude a donc démontré que G-286A∗rs3087456 avait un impact significatif sur l'expression de mHLA-DR chez les patients atteints de choc septique, en partie par la diminution de l'activité du promoteur III de CIITA, qui pouvait être restaurée par l'IFN-γ.

 

Contact : pierre.tissieres@i2bc.paris-saclay.fr

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La simulation numérique pour la compréhension à l’échelle atomique de l’effet de la phosphorylation dans les protéines

La simulation numérique pour la compréhension à l’échelle atomique de l’effet de la phosphorylation dans les protéines | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La phosphorylation constitue la modification post-traductionnelle la plus fréquente. Nous avons étudié les conséquences de cette modification dans le cas de la protéine BAF (Barrier-to-Autointegration Factor) par simulation numérique et RMN. BAF est une protéine importante pour l'intégrité du génome dont la localisation et la fonction sont régulées par la phosphorylation. Les structures de BAF publiées suggéraient qu'elle était entièrement ordonnée, mais notre analyse par résonance magnétique nucléaire (RMN) avait révélé que sa région N-terminale était flexible en solution et que la phosphorylation réduisait cette flexibilité.

 

Grâce aux moyens de calcul GPU du TGCC (Très Grand Centre de Calcul du CEA via GENCI), les chercheurs de l’I2BC (CNRS/CEA/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) et de l’Institut de Biologie Physico-Chimique (Université Paris Cité) ont conçu un protocole de simulation de dynamique moléculaire (MD) robuste (simulations de durée microseconde, caractérisation de la convergence de l'entropie conformationnelle des trajectoires) permettant d’assurer la complétude des ensembles analysés et la pertinence de leur comparaison. Ce protocole a permis de montrer la flexibilité intrinsèque de la région N-terminale de BAF et l’effet de la phosphorylation conduisant à une réduction de cette flexibilité.

 

Grâce à la description atomique offerte par la simulation numérique soutenue par l'étude RMN de mutants de BAF, ils ont détaillé la mécanique de cette restriction et décrit le réseau dynamique d'interactions qui en est responsable. Ils ont également montré que la flexibilité était influencée par la force ionique, le pH et les charges portées par les groupes phosphoryles. Ainsi, la conformation de la région N-terminale intrinsèquement désordonnée de BAF apparait ajustable, probablement en liaison avec ses diverses fonctions.

 

Cette étude, publiée dans Journal of Molecular Biology, montre l’apport de la simulation numérique dans le contexte de la biologie structurale.

 

Contact : philippe.cuniasse@i2bc.paris-saclay.fr

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Caractéristiques de la vie reproductive, utilisation d’hormones exogènes et risque de maladie de Parkinson chez les femmes de l’étude E3N

Caractéristiques de la vie reproductive, utilisation d’hormones exogènes et risque de maladie de Parkinson chez les femmes de l’étude E3N | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La maladie de Parkinson (MP) est plus fréquente chez les hommes que chez les femmes et l’hypothèse a été émise que des facteurs hormonaux pourraient contribuer à expliquer cette différence. L’équipe « Exposome, hérédité, cancer et santé » du Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations – CESP (UMR-S 1018 Inserm/UVSQ/UPSaclay, Villejuif) a réalisé un travail dont les résultats ont été publiés dans la revue Brain afin d’étudier l’association entre les caractéristiques de la vie reproductive, l’exposition aux hormones exogènes et le risque de MP chez les femmes.

 

A partir des données de l’étude de cohorte E3N ayant inclus, en 1990, près de 100 000 femmes âgées de 40 à 65 ans et suivies par questionnaires postaux tous les 2 à 3 ans, les auteurs ont validé 1165 cas incidents de MP jusqu’en 2018. Des informations concernant les caractéristiques de la vie reproductive et la prise d’hormones exogènes ont été recueillies tout au long du suivi. Des modèles de Cox pour variables dépendantes du temps ajustés sur les facteurs de confusion et incluant un lag entre l’exposition et l’incidence de 5 ans (prise en compte de la causalité inverse) ont permis d’estimer des hazard ratio (HR) et leurs intervalles de confiance (IC) à 95%.

 

Le risque de MP était plus élevé chez les femmes ayant un âge aux premières règles précoce (<12 ans, HR=1,21, IC 95%=1,04-1,40) ou tardif (≥14 ans, HR=1,18, IC 95%=1,03-1,35), par rapport à celles ayant eu leurs premières règles entre 12 et 13 ans. De plus, l’incidence de la MP augmentait avec la parité (p de tendance linéaire<0.01) chez les femmes ayant eu des enfants. La ménopause artificielle était associée à un risque accru de MP comparativement à la ménopause naturelle (HR=1,28, IC 95%=1,09-1,47), en particulier quand elle survenait précocement (≤45.0 ans). Néanmoins, la prise d’un traitement hormonal de la ménopause tendait à atténuer le risque accru associé à la ménopause artificielle ou précoce.

 

Ces résultats sont en faveur de l’hypothèse du rôle de l’exposition hormonale dans la susceptibilité aux maladies neurodégénératives et pourraient, s’ils sont confirmés, permettre l’identification de femmes à risque augmenté de MP.

 

Contact : marianne.canonico@inserm.fr

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Prédiction de la réponse à l’expansion volémique

Prédiction de la réponse à l’expansion volémique | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Au cours de l’insuffisance circulatoire aiguë, le premier traitement entrepris dans la majorité des cas est l’expansion volémique, qui consiste à infuser par voie veineuse un bolus de fluide dans le but d’augmenter la précharge cardiaque. Le but est d’augmenter le débit cardiaque et, in fine, le transport en oxygène vers les organes. Ce traitement très fréquemment utilisé chez les patients de réanimation pose en fait deux problèmes ; d’une part, son efficacité est très inconstante, et ce pour une raison physiologique. En fait, le débit cardiaque augmente en réponse à l’augmentation de précharge cardiaque induite par le fluide si la relation entre précharge et débit, la relation de Frank-Starling, décrit une courbe dont la pente est suffisamment raide. Ce n’est pas le cas si un volume significatif de fluide a déjà été administré, et si la pente de la relation est diminuée par une dysfonction cardiaque contractile. Ainsi, l’infusion d’un bolus de fluide ne résulte en l’augmentation du débit cardiaque qu’on en attend que dans la moitié des cas.

 

Le deuxième problème est que l’accumulation de fluide au cours du séjour en réanimation a un effet délétère clairement démontré. Elle induit un œdème tissulaire, qui altère la perfusion des organes, augmente l’œdème pulmonaire, induit une insuffisance rénale, et de nombreuses études ont démontré que l’accumulation de fluide est un facteur prédictif indépendant de la mortalité des patients de soins critiques, surtout au cours du choc septique et du syndrome de détresse respiratoire aiguë.

 

Ainsi, les fluides sont des médicaments comme les autres, à l’effet inconstant et aux effets délétères significatifs. Logiquement, il est donc justifié de prédire l’efficacité d’un bolus de fluide avant de décider de son administration, afin d’éviter de l’infuser à un patient chez qui il sera inefficace.

 

Pour prédire cette réponse au fluide, de nombreux indices et tests ont été développés. Ils consistent tous à induire une variation de précharge, ou à observer une variation spontanée de la précharge cardiaque, et à évaluer son effet sur le débit cardiaque, l’effet du bolus de fluide étant jugée probable si les changements de précharge induisent de variations significatives du débit cardiaque. Certains tests utilisent les variations de précharge cardiaque induites par la ventilation mécanique chez les patients sous respiration artificielle, d’autres miment les effets d’un bolus de fluide.

 

Un article de revue publié dans Intensive Care Medicine par Xavier Monnet du Service de médecine intensive-réanimation de l’Hôpital Bicêtre (UMR S-999 INSERM/UPSaclay, AP-HP, Le Kremlin-Bicêtre) et plusieurs équipes nationales et internationales aborde sous l’angle historique ce champ important de la recherche hémodynamique en soins critiques, exposant le problème posé par l’expansion volémique, et passant en revue les méthodes proposées pour prédire la réponse à ce traitement. Plusieurs de ces méthodes ont été décrites et développées par l’équipe de Xavier Monnet.

 

Contact : xavier.monnet@aphp.fr

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Étude quantitative in vivo du transport axonal dans le cerveau de larves de poisson zèbre grâce au suivi de nanocristaux en microscopie optique non-linéaire à haute résolution spatiotemporelle

Étude quantitative in vivo du transport axonal dans le cerveau de larves de poisson zèbre grâce au suivi de nanocristaux en microscopie optique non-linéaire à haute résolution spatiotemporelle | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Deux équipes de l’UPSaclay, l’une du laboratoire LuMIn, l’autre de l’unité IERP de l’INRAE ont mis en commun leurs savoir-faire pour développer une méthode de suivi et de mesures fines du transport axonal de compartiments endo-lysosomaux dans le cerveau de larves de poisson zèbre.

 

Les équipes ont marqué ces compartiments à l’aide de nanocristaux (taille ≈100 nm) à réponse optique non-linéaire (synthétisés au Laboratoire de Physique de la Matière Condensée, École Polytechnique). Pour ce faire elles ont injecté les nanocristaux dans le toit optique des larves, où ils sont ensuite endocytés spontanément dans les axones des neurones périventriculaires. La méthode de mesure du transport axonal consiste alors à enregistrer le signal de génération de second harmonique (SHG) des nanocristaux par microscopie à balayage rapide à l’aide d’un microscope à deux photons commercial équipé d’un scanner galvanométrique résonant. À la différence des stratégies s’appuyant sur le suivi de marqueurs fluorescents, la SHG ne photoblanchit jamais et possède un spectre étroit (≈10 nm) permettant d’obtenir un rapport signal/fond élevé même à une cadence de 20 champs de ≈100×100 µm balayés par seconde.

 

Ces performances, associées aux propriétés de transparence optique de la larve de poisson zèbre ont été notamment exploitées pour mesurer des paramètres du transport axonal dans la lignée transgénique mutante d’un moteur moléculaire kinésine (Kif5aa), en collaboration avec une équipe de l’Institut de la Vision (Paris). La précisions de cette nouvelle méthode de mesure de transport axonal a permis de révéler des anomalies indétectables par une approche conventionnelle d’imagerie de protéines fluorescentes.

 

Ces travaux viennent d’être publiés dans la revue ACS Nano de la société américaine de chimie. Le pipeline MINT d’extraction automatique des paramètres de transport axonal à partir des données brutes de vidéo-microscopie a été développé à cette occasion pour faciliter l’analyse d’un grand nombre de données.

 

La méthode mise au point servira à étudier les liens entre défauts de transport axonal et dysfonctions neuronales in vivo. Dans ce contexte, le poisson zèbre permet de développer des modèles biomédicaux d’intérêt de telles dysfonctions (maladies neurodégénératives, infections cérébrales, vieillissement…), dans lesquels il est possible de cribler des principe actifs thérapeutiques.

 

Contact : francois.treussart@ens-paris-saclay.fr ou christelle.langevin@inrae.fr ou baptiste.grimaud@ens-paris-saclay

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L'insertion du fer initiant la biosynthèse des centres Fe-S est un processus conservé

L'insertion du fer initiant la biosynthèse des centres Fe-S est un processus conservé | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans une étude collaborative publiée dans Journal of American Chemical Society, une équipe du SBIGeM (I2BC) montre, par plusieurs approches spectroscopiques, que l'assemblage d'un cluster Fe-S, centre catalytique de nombreuses protéines essentielles, est un processus hautement conservé, initié par l'insertion de fer ferreux au site d'assemblage riche en cystéine de la protéine d'échafaudage ISCU (Iron-sulfur cluster assembly enzyme). Un pas vers l'élucidation de ce mécanisme vital particulièrement complexe.

 

Lire la suite de l’Actu du CEA-Joliot ICI.

 

Contact : benoit.dautreaux@i2bc.paris-saclay.fr

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Portrait Jeune Chercheuse - Marie Vayer, chercheuse en chimie thérapeutique

Portrait Jeune Chercheuse - Marie Vayer, chercheuse en chimie thérapeutique | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Marie Vayer est chargée de recherche CNRS dans l’équipe Conception et Synthèse de Molécules d’Intérêt Thérapeutique (COSMIT), de BioCIS (UMR 8076 CNRS/UPSaclay, Orsay) depuis octobre 2022.

 

Marie est diplômée de l’Université Paris-Sud (Paris-Saclay) où elle a obtenu, en 2015, son master de chimie organique, en parallèle du magistère de physico-chimie moléculaire. Dans la continuité de ses travaux de Master, Marie a effectué son doctorat dans l’Équipe de Catalyse Moléculaire (ICMMO, CNRS/UPSaclay, Orsay) sous la codirection du Prof. Vincent Gandon et du Dr. Christophe Bour. Ses travaux de thèse ont porté, dans un premier temps, sur l’activation d’insaturations C‒C par des acides de Lewis pour l’accès à des molécules polycycliques complexes. Elle s’est plus particulièrement intéressée à l’étude de la réactivité du motif 7-alcynylcyclohepatriène. Dans une deuxième partie, elle a exploré une réaction d’éthylation réductrice d’imines en présence d’un catalyseur à base de fer et d’éthanol comme agent d’alkylation pour l’accès à divers amines tertiaires éthylées dissymétriques.

 

Suite à l’obtention de son doctorat, Marie a rejoint l’équipe du Pr. Nuno Maulide à l’Institut de Chimie Organique de l’Université de Vienne en février 2019. Elle a travaillé sur la synthèse de nouveaux agents thérapeutiques innovants en partenariat avec Boehringer Ingelheim. En parallèle, Marie s’est intéressée à l’électrosynthèse et a élaboré des nouvelles méthodes de synthèse pour former des hétérocycles substitués. 

 

Marie effectue ensuite un second stage post-doctoral à l’Institut de Science de d’Ingénierie Supramoléculaire (ISIS, Université de Strasbourg) dans l’équipe du Prof. Joseph Moran et du Dr. David Lebœuf. Elle s’est intéressée au développement de méthodes de fonctionnalisation de produits de départ facilement accessibles tels que des alcools, des époxydes ou des alcènes en utilisant une combinaison d’acides de Brønsted dans l’hexafluoroisopropanol (HFIP).

 

Ses activités de recherche portent sur la fonctionnalisation de sucres par électrosynthèse et notamment sur la formation de liaisons glycosidiques par décarboxylation ainsi que sur l’étude de la réactivité des glycals.

 

« If we knew what it was we were doing, it would not be called research, would it? » - Albert Einstein

 

Contact : marie.vayer@universite-paris-saclay.fr

 

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Fin de vie : mourir peut-il être un droit ? Le débat du Talk franceinfo avec Emmanuel Hirsch

Fin de vie : mourir peut-il être un droit ? Le débat du Talk franceinfo avec Emmanuel Hirsch | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Une convention citoyenne sera lancée le vendredi 9 décembre pour répondre à la question suivante « Le cadre d’accompagnement de fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d’éventuels changements devraient-ils être introduits ? » C'est le sujet du Talk franceinfo. Tous les soirs à partir de 18 heures, Manon Mella et ses invités débattent avec les internautes de la chaîne Twitch de franceinfo.

 

Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a, en septembre 2022, jugé légitime d'autoriser par la loi « l'aide active à mourir » si celle-ci est « soumise à des conditions strictes». En ce sens, s'ouvre ce vendredi 9 décembre une convention citoyenne pour envisager l'évolution du droit sur « le cadre d'accompagnement de fin de vie ». Alors que depuis près de 20 ans, la fin de vie est débattue en France, la question de faire évoluer la législation française se pose donc à nouveau.

 

Jean-Luc Roméro-Michel, président d’honneur de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, Stéphanie Thomas, journaliste et réalisatrice et Suzon Vanwuytswinkel sont dans Le Talk pour en discuter. Manon Mella reçoit également Emmanuel Hirsch, professeur d’éthique médicale à la faculté de médecine, président du conseil pour l’éthique de la recherche et l’intégrité scientifique à l’université Paris-Saclay.

 

Ecouter l’émission ICI.

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2ème rencontre : Entreprises engagées pour une chimie durable - Jeudi 26 janvier 2023 à 15:00

2ème rencontre : Entreprises engagées pour une chimie durable - Jeudi 26 janvier 2023 à 15:00 | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Après la 1ère édition qui a regroupé 120 participants en janvier dernier, le Réseau des Jeunes Chimistes (RJ-SCF) et le Groupe Chimie Durable de la Société Chimique de France (CD-SCF) organisent une 2ème rencontre virtuelle “Entreprises engagées pour une chimie durable”, le 26 janvier 2023 de 15h à 17h30.

 

De plus en plus de jeunes chimistes souhaitent s’investir pour relever les défis scientifiques, technologiques et écologiques nécessaires face à la transition écologique. Cet évènement est l’occasion pour eux de découvrir et prendre contact avec des entreprises engagées pour une chimie durable.

 

Au programme : 

  • Présentation des entreprises (15 min : présentation + questions/réponses) : activités scientifiques, projets en développement et potentielles offres d’emploi
  • Une discussion en salle privée est ensuite prévue pour que les intervenants puissent échanger avec les jeunes diplômés intéressés par leurs projets

 

Voici le lien d'inscription :

https://www.eventbrite.fr/e/383006010287

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Le Paris Saclay Cancer Cluster est lauréat du programme Biocluster «France 2030»

Le Paris Saclay Cancer Cluster est lauréat du programme Biocluster «France 2030» | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Lundi 5 décembre 2022, Madame la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Sylvie Retailleau, a annoncé que le Paris Saclay Cancer Cluster (PSCC), dédié à l’oncologie, est le premier lauréat de l’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) Biocluster. Lancé dans le cadre du plan « France 2030 » présenté par le Président de la République Emmanuel Macron, cet AMI vise la création de « pôles d’excellence de dimension mondiale regroupant les entreprises, le soin, la recherche et l’innovation de rupture, [avec] pour ambition de transformer le paysage de la recherche biomédicale française ».

 

Le cancer tue 1,3 million de personnes dans l’Union Européenne chaque année et reste en forte augmentation (+25 % attendus d’ici 2035). La France est dotée d’une excellence reconnue en recherche fondamentale et dans la prise en charge clinique des patients, mais peine à traduire ces atouts en solutions thérapeutiques et diagnostiques développées en France au bénéfice des patients.

 

C’est sur la base de ce constat que Gustave Roussy, l’Inserm, l’Institut Polytechnique de Paris, Sanofi, et l’Université Paris-Saclay ont souhaité créer le PSCC, chaînon manquant à la transformation de l’excellence de la recherche fondamentale française contre le cancer en solutions diagnostiques et thérapeutiques industrielles développées en France. Véritable catalyseur, l’objectif du PSCC est de faciliter et accélérer les projets industriels et la maturation des start-ups, dynamiser l’économie française et créer des emplois sur tout le territoire, dans un contexte international hyperconcurrentiel. Un 1er cercle de partenaires clés a rapidement rejoint le PSCC : UNICANCER, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, l’Institut Curie et le pôle de compétitivité Medicen, et plus de 60 autres partenaires, incluant le Groupe Servier et plusieurs dizaines de start-ups ont exprimé leur intérêt.

 

Les 80 à 100 millions d’euros qui seront reçus de l’Etat sur 10 ans dans le cadre de « France 2030 » seront un levier décisif pour développer le PSCC. Ce soutien de l’Etat sera complété par d’autres investissements, à la fois publics et privés, notamment une contribution majeure déjà annoncée par Sanofi. Ces fonds permettront de structurer une offre ciblant les projets innovants avec un point d’entrée unique et un accès simplifié à un ensemble de services et de plateformes : meilleures expertises en cancérologie, données de santé et échantillons biologiques, plateformes technologiques spécialisées, accès au financement et accompagnement à chaque étape du développement, jusqu’au soutien à la réalisation d’essais cliniques de phases I et II.

 

Le cœur du cluster sera localisé à Villejuif, à proximité de Gustave Roussy, dans une zone en plein développement (la ZAC Campus Grand Parc) bientôt accessible en métro depuis Paris (lignes 14 et 15). Les projets industriels, depuis la start-up jusqu’à l’équipe R&D d’un grand groupe, pourront s’y installer pour être au plus près de l’écosystème et bénéficier de l’offre du PSCC, dans un cadre favorisant rencontres et cross-fertilisation des talents et expertises.

 

Le PSCC va animer cet écosystème, faciliter les coopérations, et aider au financement. Les premiers appels à projets auront lieu courant 2023 pour un lancement des accompagnements et des premières plateformes d’ici la fin de l’année prochaine.

 

Unique en Europe par sa taille et son ambition, le Paris Saclay Cancer Cluster a pourmission d’accélérer le développement d’innovations sur le territoire, et leur mise à disposition des malades plus rapidement. Son envergure internationale positionnera la France parmi les leaders mondiaux de la conversion de la science en valeur dans le domaine de la cancérologie, pour les patients et la société dans son ensemble.

 

« Nous sommes honorés d'avoir été sélectionnés aujourd'hui par l’Etat dans le Cadre de France 2030. Le PSCC va permettre de rapprocher les industriels – matures et en devenir - des expertises pluridisciplinaires de l’écosystème académique de manière à développer en France les traitements et tests diagnostiques de demain qui permettront d’améliorer concrètement la vie des patients atteints de cancer. » commente le Pr. Eric Vivier, Président de l’association Paris Saclay Cancer Cluster.

 

« Nous sommes en ordre de marche pour accompagner le développement de projets innovants. Le PSCC vise à accélérer leur maturation en misant, notamment, sur l’accès à travers un point d’entrée unique à un ensemble de services et d’expertises permettant aux start-up de croitre et aux sociétés pharmaceutiques de développer de façon optimale leurs solutions sur le territoire. » déclare Benjamin Garel, Directeur général de l’association Paris Saclay Cancer Cluster.

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Inauguration d'un nouveau bâtiment de recherche à la Faculté de Médecine Paris-Saclay

Inauguration d'un nouveau bâtiment de recherche à la Faculté de Médecine Paris-Saclay | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Ce nouveau bâtiment a été inauguré lundi 5 décembre 2022 par Sylvie Retailleau, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France, Olivier Capitanio, Président du Département du Val de Marne, Estelle Iacona, Présidente de l’Université Paris-Saclay et Didier Samuel, Doyen de la Faculté de Médecine Paris-Saclay.

 

Un nouveau bâtiment entièrement dédié à la recherche translationnelle vient d’ouvrir ses portes sur le campus du Kremlin-Bicêtre aux portes de Paris, au cœur de la Vallée scientifique de la Bièvre et relié aux plateformes technologiques de l'Université Paris-Saclay comme aux hôpitaux de l’AP-HP et Gustave Roussy. Il offre ainsi les meilleures conditions aux équipes accueillies pour poursuivre l’excellence de la recherche menée au sein de la Faculté de Médecine Paris-Saclay, en collaboration avec les organismes de recherche nationaux et les différents centres hospitaliers, reconnue à l’international notamment à travers son positionnement à la 20e place mondiale du classement thématique de Shanghai 2022 (Clinical Medicine) (1er en France).

 

Passerelle entre la recherche fondamentale effectuée dans les laboratoires et la recherche clinique effectuée dans les services hospitaliers, la recherche translationnelle opérée à la Faculté de médecine Paris-Saclay s’articule autour de quatre axes thématiques – Cancérologie ; Immunologie/Infectiologie/transplantation /inflammation ; Neurosciences/Mouvement/Handicap ; Physiologie/Physiopathologie/Génétique et trois axes transversaux – Innovation thérapeutique ; Imagerie/physique appliquée à la médecine ; Santé des populations.

 

Installé dans l’enceinte de l’hôpital Bicêtre, le nouveau bâtiment de recherche permet à la Faculté de Médecine Paris-Saclay de regrouper des équipes scientifiques, de partager des plateformes (immunomonitoring, microscopie, installations d'imagerie...) et d’accueillir de nouvelles équipes de recherche dans un lieu unique et des locaux modernes. Il se situe en face du bâtiment historique de la Faculté, auquel il est relié par un parvis, espace public piétonnier et lieu de convivialité pour la communauté étudiante et les personnels.

 

Conçu par l’agence Pargade Architectes, le bâtiment de recherche, d’une surface de 6 960 m², prend la forme d’un polyèdre aux angles arrondis qui épouse les contours du terrain dédié. Il comprend deux étages techniques, un rez-de-chaussée bas et un rez-de-chaussée haut dédié aux réunions et à l’accueil d’événements scientifiques - avec un auditorium de 300 places -, ainsi que trois niveaux de laboratoires consacrés à la recherche qui accueillent les laboratoires jusqu’alors installés dans le bâtiment historique ainsi que de nouvelles équipes sélectionnées après un appel à candidatures.

 

Après avoir été rénovées et réaménagées, les surfaces libérées dans le bâtiment historique seront dédiées à l’enseignement, notamment au développement d’activités pédagogiques innovantes.

 

Ce bâtiment a été financé par la Région Île-de-France, l’État, le Conseil Départemental du Val-de-Marne et l’Université Paris-Saclay.

 

Lire le communiqué de presse ICI.

Lire aussi l'article dans 94 CItoyens et Centre Presse.

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Femmes et Sciences - programme Mentorat 2023

Femmes et Sciences - programme Mentorat 2023 | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it
Depuis quelques années, et en partenariat avec l’Université Paris Saclay, l'Association Femmes & Sciences développe un Programme de Mentorat pour les doctorantes de l'université. Son objectif principal est de guider, conseiller et soutenir les doctorantes dans leur développement professionnel et personnel, dans ce moment charnière de construction d’une carrière scientifique. Pour ce faire l'Université permet aux doctorantes  d’échanger mensuellement avec un.e « mentor.e » dédiée, mais également des ateliers de formation, des moments d'échanges lors de cercles de discussion axés sur le développement personnel, la décision d'un post-doctorat en France ou à l’étranger, le recrutement dans l’académique ou dans le privé, ou encore des discussions autour de témoignages de femmes scientifiques au parcours inspirant.
 
Les inscriptions pour devenir Mentor.e du programme Mentorat 2023 sont ouvertes. Pour ce faire, il vous suffit de remplir le questionnaire ci-après :  
https://admin-sphinx.universite-paris-saclay.fr/SurveyServer/s/PHdFutur/Mentorat_femmes-et-sciences_mentorees_23IQ3/questionnaire.htm

La date buttoir des préinscriptions et de leur confirmations est le 15/12/2022. 
 
Retrouvez plus d'information sur notre site : 
 
Et sur celui de l'Association Femmes & Sciences :
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Les opérons d'ARN ribosomiques définissent un compartiment fonctionnel central dans le chromosome de Streptomyces

Les opérons d'ARN ribosomiques définissent un compartiment fonctionnel central dans le chromosome de Streptomyces | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Les Streptomyces sont des producteurs prolifiques de métabolites spécialisés ayant des applications en médecine et en agriculture. Ces bactéries possèdent un grand chromosome linéaire génétiquement compartimenté : les gènes centraux sont regroupés dans la partie centrale, tandis que les régions terminales sont peuplées de gènes peu conservés. Dans les cellules à croissance exponentielle, la capture de la conformation du chromosome a révélé la présence de bordures nettes formées par les opérons d'ARN ribosomique (rrn) qui segmentent le chromosome en plusieurs domaines.

 

Dans une étude parue dans Nucleic Acids Research, l’équipe Conformation and segregation of the bacterial chromosome de l’I2BC (CNRS/CEA/UPSaclay, Gif-sur-Yvette), en collaboration avec l’équipe de Pierre Leblond (Université de Lorraine, INRAE) explorent davantage le lien entre la distribution génétique des opérons rrn et la compartimentation génétique des Streptomyces. Un large panel de génomes d'espèces représentatives de la diversité du genre a révélé que les opérons rrn et les gènes centraux forment un squelette central, les premiers étant identifiables à partir de leur environnement de gènes centraux. Les chercheurs ont mis en place une nouvelle nomenclature pour les génomes de Streptomyces et retracent leur histoire évolutive basée sur les rrn.

 

De façon remarquable, les opérons rrn sont proches des inversions péricentriques. De plus, le compartiment central délimité par les opérons rrn possède un contenu génétique central très dense et presque invariable. Enfin, ce compartiment abrite les gènes ayant les niveaux d'expression les plus élevés, indépendamment de la persistance des gènes et de la distance à l'origine de réplication.

 

Ces résultats soulignent que les opérons rrn sont les limites structurelles d'un compartiment fonctionnel central propice à la transcription chez Streptomyces.

 

Contact : stephanie.bury-mone@i2bc.paris-saclay.fr

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Rôle des systèmes d’import de l’hème dans la virulence d’une flavobactérie pathogène des poissons

Rôle des systèmes d’import de l’hème dans la virulence d’une flavobactérie pathogène des poissons | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La capacité d’acquérir du fer est cruciale pour l'adaptation et la virulence de nombreux agents pathogènes, et l'hème constitue la source de fer la plus abondante pendant l'infection. Dans une étude publiée dans Virulence, des chercheurs de l’équipe Infection et Immunité des Poissons (unité Virologie et Immunologie Moléculaires - VIM, INRAE/UVSQ/UPSaclay, Jouy-en-Josas) ont identifié et caractérisé deux systèmes d’acquisition de l’hème révélant leur importance dans la virulence de la bactérie pathogène des poissons Flavobacterium psychrophilum (phylum Bacteroidota).

 

Grâce à une combinaison d’approches, l’étude a démontré que les deux systèmes sont fonctionnellement non-redondants et actifs dans des conditions environnementales distinctes qui diffèrent par la disponibilité en fer, hème et hémoglobine. Les deux systèmes d’import permettent ainsi à la bactérie de s’adapter aux diverses conditions rencontrées au cours du processus infectieux. Des infections expérimentales chez l’hôte naturel, la truite arc-en-ciel, ont montré qu’ils sont tous les deux nécessaires à la colonisation de l'hôte et au développement de la maladie.

 

Parmi les secteurs contribuant à l’alimentation humaine, l’aquaculture est celui qui connaît la croissance la plus rapide mais elle est confrontée au défi du contrôle des maladies infectieuses. La compréhension de la biologie des agents pathogènes aquatiques et de leurs mécanismes infectieux est capitale à la mise en place de stratégies de lutte. Flavobacterium psychrophilum est responsable de la flavobactériose, une maladie dont les épisodes infectieux récurrents sont associés à de fortes mortalités et à l’utilisation d’antibiotiques, avec un impact économique et écologique important dans les piscicultures de salmonidés à l’échelle mondiale. L’identification des facteurs moléculaires intervenant dans l’adaptation à l’hôte et dans la virulence est une étape clé pour le contrôle de la maladie.

 

Cette étude a été rendue possible par une étroite collaboration avec les unités INRAE IERP, Micalis et MaIAGE, ainsi que par un financement de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR-17-CE20-0020-0).

 

Contact : tatiana.rochat@inrae.fr

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La combinaison de deux ligands synthétiques ciblant les récepteurs RAR-β et RAR-γ induit la spécialisation cellulaire lors de la différentiation neuronale

La combinaison de deux ligands synthétiques ciblant les récepteurs RAR-β et RAR-γ induit la spécialisation cellulaire lors de la différentiation neuronale | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Il est bien connu que le dérivé actif de la vitamine A, l’acide rétinoïque, est capable d’induire la différentiation neuronale à partir de cellules souches. Au niveau moléculaire, ce processus repose sur la capacité de ce métabolite à se lier à des récepteurs spécifiques, les récepteurs à l’acide rétinoïque (RAR), capables de réguler l’expression des gènes, et ainsi modifier le destin cellulaire. Etonnamment, chez les mammifères, plusieurs gènes codent pour ce récepteur (RARA, RARB, RARG), permettant ainsi à la cellule de compter avec plusieurs isotypes capables d’influencer le destin cellulaire. Or à l’heure actuelle, une cartographie détaillée des programmes génétiques contrôlés par chacun de ces récepteurs reste encore à élucider.

 

Des efforts majeurs par la communauté scientifique ont permis auparavant de générer des ligands synthétiques capable d’activer spécifiquement chacun de ces récepteurs. Ainsi, les chercheurs de l’UMR 8030 Génomique Métabolique (Genoscope, Institut François Jacob, CEA/CNRS/UEVE/UPSaclay, Évry) ont démontré précédemment que l’activation spécifique du récepteur RAR-alpha permettait d’induire la différentiation neuronale, mais l’utilisation des ligands spécifiques pour les récepteurs RAR-beta et RAR-gamma restaient sans effet (Mendoza-Parra et al., 2016).

 

Dans une nouvelle étude parue dans Life Science Alliance, ils ont démontré que la combinaison des ligands spécifiques pour les récepteurs RAR-beta et RAR-gamma est capable de restaurer la différentiation neuronale à partir de cellules souches ; et notamment par la réactivation des programmes utilisés par le récepteur RAR-alpha. Au-delà de la différentiation neuronale, ils ont exploré la spécialisation cellulaire, notamment par l’émergence de cellules gliales ainsi que d’une diversité de sous-types neuronales.

 

Cette étude ouvre les portes à une exploration détaillé des programmes génétiques sous le contrôle de chacun de ces récepteurs ; et notamment leur rôle lors du développement du système nerveux, ainsi que leur implication dans l’homéostasie du cerveau adulte et leur dérégulation dans le cas des maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.

 

Légende Figure : Différentiation neuronale induite par traitement des cellules souches P19 avec des analogues synthétiques de la vitamin A, mise en évidence par immuno-marquage. TUBB3 : marqueur des précurseurs neuronaux. MAP2 : marqueur des neurones matures. DAPI : marqueur de noyaux cellulaire. BMS753 : Agoniste spécifique pour le récepteur RAR-alpha. BMS641 : Agoniste spécifique pour le récepteur RAR-beta. BMS961 : Agoniste spécifique pour le récepteur RAR-gamma.

 

Contact : mmendoza@genoscope.cns.fr

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Contrôle de l’immunité et de la sénescence des nodosités de Medicago truncatula

Contrôle de l’immunité et de la sénescence des nodosités de Medicago truncatula | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Les légumineuses ont la capacité d’établir une symbiose avec des bactéries du sol fixatrices d’azote, les rhizobia. L’interaction conduit à la formation d’un nouvel organe racinaire, la nodosité fixatrice d’azote, au sein de laquelle l’immunité est réprimée afin de permettre une infection massive et chronique des tissus de l’hôte par les rhizobia. La senescence est un processus majeur qui optimise le métabolisme au cours de la symbiose en supprimant les cellules et les nodosités non-fonctionnelles. La perte de la répression immunitaire ou l’activation précoce de la sénescence compromet la survie du symbionte et conduit à des nodosités non-fonctionnelles.

 

Afin d’explorer l’interconnexion entre immunité et senescence dans la nodosité, des chercheurs de l’Institute of Plant Sciences Paris-Saclay - IPS2 (CNRS/INRAE/UEVE/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) et de l’université Amar Telidji (Laghouat, Algérie) ont utilisé des mutants de défense et de sénescence de Medicago truncatula qui se caractérisent par la formation de nodosités non-fixatrices d’azote. L’analyse de l’expression de gènes marqueurs des défenses ou de la sénescence a montré que ces processus semblent antagonistes dans des nodosités non-fixatrices mais que l’application d’un stress mécanique à une nodosité fonctionnelle conduit à une activation simultanée de l’immunité et de la sénescence et à la mort des rhizobia.

 

L’ensemble des travaux, publiés dans Plant Physiology, montre une relation versatile de l’immunité et la senescence au cours de la symbiose, et que le contrôle de l’équilibre immunité/senescence est déterminant pour le succès de la symbiose et la survie du symbionte.

 

Contact : fa.berrabah@lagh-univ.dz ou veronique.gruber@universite-paris-saclay.fr

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Troubles du sommeil et risque de cancer de la prostate : résultats de l'étude EPICAP, étude cas-témoin en population générale en France

Troubles du sommeil et risque de cancer de la prostate : résultats de l'étude EPICAP, étude cas-témoin en population générale en France | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La perturbation du rythme circadien, dont les troubles du sommeil, pourrait jouer un rôle dans la survenue de plusieurs cancers, dont le cancer de la prostate.

 

Dans une publication parue dans Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention, les chercheurs de l’équipe « Exposome, hérédité, cancer et santé » du Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations – CESP (UMR-S 1018 Inserm/UVSQ/UPSaclay, Villejuif) ont réalisé une étude cas-témoins en population générale incluant 819 cas incidents de cancer de la prostate et 879 témoins entre 2012 et 2013 en France. Des informations détaillées sur la durée du sommeil tout au long de la vie ainsi que sur d’autres indicateurs de perturbations du sommeil telle que la prise de somnifères ont été recueillies.

 

La durée du sommeil et la privation de sommeil n'étaient pas associées au cancer de la prostate, quelle que soit l'agressivité du cancer. Cependant, la privation de sommeil était associée à un risque accru de cancer de la prostate chez les hommes ayant un chronotype du soir (OR = 1,96, IC à 95% 1,04-3,70). Une longue durée d'utilisation de somnifères (≥10 ans), utilisée comme indicateur de troubles du sommeil, était associée avec un risque accru de cancer de la prostate, notamment chez les hommes travaillant de nuit depuis 15 ans ou plus (OR = 3,84, IC à 95% 1,30-11,4) et chez les non-utilisateurs d'anti-inflammatoires non-stéroïdiens (OR = 2,08, IC à 95% 1,15-3,75).

 

EPICAP est la première étude qui examine plusieurs indicateurs du sommeil en tenant compte d’autres facteurs modificateurs. Ces résultats devront être confirmés dans d’autres études. On pourrait ainsi identifier des sous-groupes d'hommes à risque plus élevé de cancer de la prostate qui pourraient ensuite être accessibles à des mesures préventives spécifiques.

 

Contact : florence.menegaux@inserm.fr ou emilie.cordina@inserm.fr

Marie Crouvizier's curator insight, Today, 1:06 PM
Encore une belle étude qui s'intéresse au mode de vie des hommes afin de repérer des possibles populations à risque. Nombreux sont les hommes qui ont un sommeil perturbé et/ou qui prennent des somnifères régulièrement. C'est intéressant de constater qu'il y aurait un lien entre ces perturbations du sommeil et le risque de survenue du cancer de la prostate. 
Les résultats sont à confirmer et développer mais cette étude oriente déjà et permet d'envisager des mesures préventives plus précoces pour les hommes à risque. 
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Exposition des riverains aux pesticides : quelle proximité des zones agricoles et des habitations en France?

Exposition des riverains aux pesticides : quelle proximité des zones agricoles et des habitations en France? | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans un arrêté pris en 2019, le gouvernement français définissait des zones de non traitement à proximité des habitations afin de limiter l’exposition des riverains aux pesticides. Pour autant, la surface agricole occupée par ces zones proches des habitations et la nature des espèces y étant cultivées n’avaient encore jamais été étudiées. Une équipe de chercheurs et enseignants- chercheurs de l’UMR Agronomie (INRAE/AgroParisTech/UPSaclay, Palaiseau) a caractérisé ces zones à l’échelle la France entière. Les résultats, publiés dans Building and Environment, varient fortement selon les petites régions agricoles et en fonction de la distance aux habitations utilisée pour les définir.

 

Lire la suite ICI.

 

Contact : nicolas.guilpart@agroparistech.fr

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Disparition de Christophe Desbois

Disparition de Christophe Desbois | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Nous avons appris avec beaucoup d’émotion le décès de notre collègue Christophe Desbois, enseignant-chercheur à NeuroPSI et à l’école vétérinaire de Maison-Alfort, survenu le 4 décembre 2022.

 

Christophe était une personne d’une grande gentillesse et un grand sens du collectif. Vétérinaire et expert en anesthésiologie, Christophe a, parallèlement à son travail à l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort, rejoint l’UNIC en 2011 puis NeuroPSI. Il a apporté son savoir à l’optimisation de la préparation et le maintien des animaux pour des expériences d’enregistrement intracellulaire de plusieurs jours. Dans l’équipe d’Yves Frégnac, il a participé activement à l’obtention et à l’analyse de données électrophysiologiques dans le cortex visuel du chat, données qui viennent d’être publiées. A NeuroPSI, il a rejoint l’équipe de Thierry Bal et ils allaient démarrer ensemble un projet sur les effets de la kétamine sur l’activité spontanée du claustrum. Récemment, il avait entamé avec le CEA et l’Université de Tours un projet comparatif multi-espèces sur les anesthésiants et l’ECG, projet qui restera malheureusement inachevé.

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Franck Courchamp invité du Grand Entretien sur France Inter : "Le plus grand défi jamais connu"

Franck Courchamp invité du Grand Entretien sur France Inter : "Le plus grand défi jamais connu" | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans le Grand Entretien de France Inter du 9 décembre 2022, Dominique Bourg, Claire Nouvian et Franck Courchamp, chercheur en écologie et directeur de recherche CNRS au laboratoire Ecologie, systématique et évolution – ESE (CNRS/UP-Saclay/AgroParisTech, Gif-sur-Yvette) et lauréat de la Chaire Axa « Biologie des Invasions », évoquent tour à tour leur vision de la lutte pour la biodiversité, le manque de volonté des pouvoirs publics et la place (et le rôle) des individus dans les crises environnementales.

 

Pour Franck Courchamp, il y a deux ennemis à ces crises environnementales : "D'une part le déni, et d'autre part le désespoir." Pour le directeur de recherche au CNRS, "si on tape trop fort, on risque de tomber dans l'un de ces deux excès, or on a besoin de garder toutes nos facultés pour lutter sur ce qui est vraiment le plus grand défi que l'humanité ait jamais connu, mais on a les armes pour lutter contre ça". Pour, lui, il n'y a pas encore de totale prise de conscience de la menace qui pèse sur la biodiversité. "Parce que c'est plus difficile à percevoir, les liens directs entre la biodiversité et nos vies, et parce que les climatologues ont dix ans d'avance sur les écologues pour expliquer ces problèmes climatiques", explique-t-il. Résultat, "la biodiversité a un peu de retard sur le climat".

 

Ecouter l’émission ICI.

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Yann Pelloux, lauréat de la Chaire de Professeur Junior sur le Projet MOOD-COG sur l’étude des altérations cognitives dans la dépression

Yann Pelloux, lauréat de la Chaire de Professeur Junior sur le Projet MOOD-COG sur l’étude des altérations cognitives dans la dépression | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Yann Pelloux est le lauréat de la Chaire de Professeur Junior (CPJ) de l’équipe MOODS du Centre de Recherche en Epidémiologie et Santé des Populations (CESP Inserm/UVSQ/UPSaclay). Sa spécialisation dans les processus cognitifs complètera l’éventail d’approches cliniques et précliniques mises en œuvre dans l’équipe.

 

Lors de son cursus, ses activités de recherche ont évolué de l’étude des processus toxicomanogènes jusqu’à l’étude plus large des mécanismes cognitifs de prise de décisions chez le rongeur.

 

Doctorat : Université de Rouen (1999-2003) : Durant sa formation doctorale, il a recherché l’influence respective de certains facteurs comportementaux de vulnérabilité aux agents toxicomanogènes. Il a montré que la réactivité au stress, la recherche de nouveauté, l’anxiété et la résignation constituent différents facteurs de vulnérabilité aux agents toxicomanogènes dont leur impact dépend du sexe et des conditions d’accessibilité à la drogue.

 

Département de Psychologie expérimentale, Cambridge (Royaume-Uni) (2003 à 2011) : Lors d’un premier stage post-doctoral, Dr Pelloux a développé un modèle animal pertinent de recherche compulsive de drogue. Il a montré que ce désordre comportemental résulte d’altération de la transmission sérotoninergique et de l’activité neuronale sous-corticale plutôt que corticale.

 

Institut des Neurosciences de la Timone, Marseille (2011 à 2015) : Lors de son deuxième stage post-doctoral au laboratoire des ganglions de la base et motivation, de l’Institut de Neurosciences de la Timone à Marseille, Dr Pelloux a évalué l’efficacité de la stimulation à haute fréquence d’un des noyaux sous-corticaux, le noyau subthalamique (STN), dans le traitement de la toxicomanie. Il a déterminé que la perte de contrôle de la prise de cocaïne est associée au développement d’oscillations pathologiques de faibles fréquences des neurones du STN, spécialement chez des animaux vulnérables. De plus il a montré et que les manipulations du STN prévenait la perte de contrôle de drogue, la rechute dans sa consommation excessive après privation et la recherche compulsive de cocaïne. Ces résultats démontrent ainsi que la stimulation profonde du NST pourrait représenter une stratégie efficace et flexible de traitement contre la toxicomanie.

 

National Institute on Drug Abuse (NIDA), Baltimore (Etats-Unis) (2015 à 2017) : De manière à déterminer les mécanismes neuronaux impliqué dans la rechute, il a développé une épreuve d’étude de la rechute dans la recherche de cocaïne induite par la réexposition au contexte de prise de drogue, après abstinence imposée par sa punition. Il a ainsi pu montrer l’utilité de cette épreuve dans la caractérisation de nouvelles stratégiques thérapeutiques potentielles contre la rechute dans la toxicomanie.

 

Département de Physiologie de l'Université de New York (2017 à 2019), puis Istituto Italiano di Tecnologia, Gênes (Italie) (2019 à 2022) : Au cours de son stage post-doctoral à New York, Dr Pelloux a étudié le rôle des processus attentionnels dans l'usage de nicotine. Il a aussi commencé l’étude des mécanismes cognitifs fondamentaux gouvernant la prise de décision. Il a poursuivi ce sujet, en Italie, en s’intéressant à l’implication des neurones sérotoninergiques du noyau du raphé dorsal (DRN). Après avoir validé son approche innovante aux conditions pathologiques et physiologiques, il a démontré que la transmission sérotoninergique centrale est généralement impliquée dans le renforcement. Cependant, en agissant sur différents récepteurs dans une des structures clés du renforcement qu’est le striatum dorsolatéral, la sérotonine régule différemment les renforcements qui sont bénéfiques et ceux qui le sont moins à long terme. Dans le cadre du projet MOOD-COG de la CPJ, cette approche est actuellement poursuivie et appliquée à l’étude des altérations cognitives dans la dépression. Le projet se propose ainsi de caractériser, selon une approche translationnelle, si les altérations cognitives dans la dépression peuvent constituer un marqueur ou endophénotype de la réponse thérapeutique. Le projet renforcera la collaboration entre la composante clinique de la Faculté de Médecine et la composante préclinique de la Faculté de Pharmacie de l’Université Paris-Saclay, en allant du lit du patient aux souris de laboratoire, et vice versa. L’ambition de ce projet permettra, à terme, le développement de nouveaux outils de diagnostic et de veille thérapeutique personnalisée, ainsi que la caractérisation de nouvelles pistes thérapeutiques de prévention de la rechute dans la dépression.  Le Dr Pelloux effectuera son travail de recherche translationnelle dans les locaux de la Faculté de Médecine Paris Saclay, à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre.  

 

Contact : yann.pelloux@universite-paris-saclay.fr

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Colloque "hémostase et thrombose" 06/02/23 - Appel à communications

Colloque "hémostase et thrombose" 06/02/23 - Appel à communications | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Le colloque "Hémostase et thrombose" organisé par le Conseil Scientifique de la Faculté de Médecine Paris-Saclay a été repositionné au lundi 06 février 2023 de 9h à 17h dans le nouveau bâtiment recherche de la faculté au Kremlin-Bicêtre.

 

L'appel à sujets de communication orale et/ou de poster est ré-ouvert jusqu'au 2 janvier 2023.

 

Vous trouverez les détails de l'appel sur le site Internet de la Faculté de Médecine Paris-Saclay.

 

Au programme du colloque :

 

Dans la matinée :

 

Introduction

 

Conférence inaugurale

  • Inflammation dans la thrombose veineuse profonde : une nouvelle cible thérapeutique ? - Delphine Borgel

 

COVID et thrombose

  • Vaccins contre la COVID et thrombose - David Smadja
  • COVID et MVTE - Florence Parent

 

Hypertension pulmonaire thromboembolique chronique

  • Définition, physiopathologie et stratégies thérapeutiques - Xavier Jaïs
  • Développement d'un modèle d'HTP-TEC - Olaf Mercier
  • Dysfonction endothéliale et HTP-TEC - Christophe Guignabert
  • Imagerie de l'HTP-TEC - Olivier Meyrignac

 

Dans l'après-midi :

 

Modèles d'études et innovations thérapeutiques

  • Modèles d’étude en hémostase et en thrombose - Frédéric Adam
  • Nouveautés thérapeutiques dans l’hémophilie - Roseline Doiron
  • Nouvelles approches thérapeutiques en thrombose - Marc Vasse

 

Équilibre hémostase thrombose en pathologie

  • Thérapeutiques ciblées anti-inflammatoires et thrombose - Gaetane Nocturne
  • Cancer et thrombose - Corinne Frere
  • Foie et hémostase - Stéphanie Roullet

 

Remise des prix des posters

 

Conclusion

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Beams : la Medtech au service de la chirurgie oncologique

Beams : la Medtech au service de la chirurgie oncologique | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Crée en mars 2021, la start-up Beams est issue des travaux de recherche réalisés au sein du Laboratoire de physique des 2 infinis - Irène Joliot-Curie (IJCLab – Univ. Paris-Saclay, CNRS, Univ. Paris-Cité). Cette start-up Medtech développe une sonde, dédiée à l’amélioration de la chirurgie des tumeurs solides.

 

La start-up Beams est née de la rencontre entre deux chercheurs. En 2007, Stéphane Palfi, professeur en neurochirurgie, chef du département de neurochirurgie de l’hôpital Henri Mondor et chef du groupe Biothérapies à l’Institut Mondor de recherche biomédicale (IMRB – Univ. Paris-Est Créteil), contacte Laurent Ménard, enseignant-chercheur à l’Université Paris-Cité et membre d’IJCLab. Il souhaite améliorer la qualité de l’exérèse, c’est-à-dire l’ablation des tumeurs cérébrales, afin de proposer de meilleurs traitements à ses patientes et patients et d’améliorer leur qualité de vie. Les approches traditionnelles, basées sur l’imagerie médicale, sont régulièrement insuffisantes pour appréhender l’extension réelle des tumeurs pendant l’intervention. Il s’agit donc de parvenir à une définition plus précise des marges de résection de ces tumeurs, afin de les retirer sans laisser de résidus ni toucher aux tissus sains à proximité. « C’est un enjeu majeur dans le domaine de la chirurgie des tumeurs solides, car les risques de dégradation fonctionnelle ou de récidive, allant parfois jusqu’à 50 % des cas, sont importants », commente Laurent Ménard.

 

Lire la suite de l'Actu UPSaclay ICI.

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Paris-Saclay Cancer Cluster : l’État finance un «Cambridge» à la française

Paris-Saclay Cancer Cluster : l’État finance un «Cambridge» à la française | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Vingt nouveaux médicaments ou dispositifs médicaux contre le cancer inventés en France d’ici à dix ans: c’est le pari du Paris Saclay Cancer Cluster (PSCC), lancé il y a un an par l’hôpital Gustave-Roussy, Sanofi, l’Inserm, l’Institut polytechnique de Paris et l’université Paris-Saclay. Ce projet - qui a pour ancrage Villejuif, où sont basés Gustave-Roussy ainsi que de nombreux chercheurs et start-up - recevra un financement de 80 à 100 millions d’euros de l’État: le gouvernement l’a officialisé lundi matin à l’issue d’une réunion sur la stratégie décennale de lutte contre les cancers. L’ambition est de créer un pôle oncologique de premier plan au niveau mondial.

 

Voir aussi l'article dans les Echos  ICI, Le Parisien et le communiqué de presse conjoint ICI.

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