Life Sciences Université Paris-Saclay
170.8K views | +103 today
 
Scooped by Life Sciences UPSaclay
onto Life Sciences Université Paris-Saclay
Scoop.it!

FOCUS PLATEFORME : L’immunoTEP : une immunohistochimie corps entier in vivo pour un nouvel éclairage sur les thérapies ciblées

FOCUS PLATEFORME : L’immunoTEP : une immunohistochimie corps entier in vivo pour un nouvel éclairage sur les thérapies ciblées | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

L’immunothérapie est devenue un grand espoir dans la lutte contre le cancer. Un point clé dans cette stratégie anti-tumorale est l’inhibition des points de contrôles immunitaires (tels que CTLA4, PD-1, PD-L1) au moyen d’anticorps afin d’entraver l’immunosuppression provoquée par la tumeur. Récemment, les divers succès des approches thérapeutiques utilisant par exemple l’ipilimumab (anti-CTLA4), le pembrolizumab et le nivolumab (anti-PD-1) ont vivement stimulé cet axe de recherche en oncologie. Dans le cas des thérapies anti-PD-L1, il est bien établi que le niveau d'expression pré-traitement de PD-L1 est prédictif de l’efficacité thérapeutique anti-PD-L1/PD-1.

 

Au sein du Service Hospitalier Frédéric Joliot (SHFJ, Institut Joliot, CEA/Saclay, Orsay) et plus particulièrement de l’UMR BioMaps (CEA / CNRS / INSERM / UPSaclay) des chercheurs s’intéressent particulièrement à caractériser la distribution in vivo de cette protéine pour proposer un score prédictif thérapeutique. L’imagerie non invasive par tomographie par émission de positons (TEP) permet de suivre et de quantifier au cours du temps la distribution de l’expression de biomarqueurs tels que PD-L1, non seulement au niveau de la charge tumorale complète mais également au niveau du corps entier. L’utilisation de la TEP pour optimiser la translation et l'application des immunothérapies contre le cancer est aujourd’hui un concept très novateur allant vers une médecine de plus en plus personnalisée. À cet égard, il existe un besoin urgent de développer des stratégies qui mesurent la biologie de la charge tumorale complète d'un patient (tumeur et infiltrat) tout au long du développement tumoral notamment lors des traitements. L’objectif est ainsi de compléter, voire d’aiguiller les données obtenues en immunohistologie sur des biopsies. Notre expertise en immunoTEP - association d’un anticorps avec un radioisotope pour l’imagerie tomographique - permet de répondre à cet objectif. L’immunoTEP permet d’une part de caractériser la pharmacocinétique et la biodistribution d’un anticorps thérapeutique et d’autre part permet de développer des outils entièrement dédiés à l’imagerie pour le suivi de l’évolution de biomarqueurs d’intérêt [en savoir plus ?].

 

Dans ce cadre, une preuve de concept sur l’utilisation d’un anticorps (IgG) pour imager PD-L1 a été réalisée par la plateforme d’imagerie in vivo microTEP (SHFJ / imagerie préclinique, in vivo, microTEP) au sein de tumeurs présentant différents profils d’expression. Il a notamment été montré sur des modèles précliniques (souris) que l’IgG développée spécifiquement pour l’imagerie de PD-L1 détectait les changements aigus d’expression de PD-L1 induits par la chimiothérapie. Cet anticorps radiomarqué avec du Zirconium 89 (demi-vie de 3,3 jours) reconnait spécifiquement l’épitope extracellulaire PD-L1 murin et humain [Truillet et al, Bioconj. Chem. 2018]. Plusieurs stratégies sont aujourd’hui en cours d’évaluation sur la plateforme afin d’optimiser l’accumulation des ligands radiomarqués dans la tumeur, tout en favorisant leur élimination rapide dans les organes non ciblés. L’objectif est ainsi de proposer des ligands et une méthodologie associée pour un transfert vers la clinique. A ce titre, les chercheurs de BioMaps s’associent avec les plus grands experts locaux dans ce domaine, en interne CEA / JOLIOT (SiMOS ou Service d’ingénierie moléculaire pour la santé) pour l’ingénierie des ligands mais aussi avec l’écosystème clinique de Paris Saclay (Gustave Roussy). A suivre donc !

 

Le SHFJ compte plusieurs plateformes dédiées à l’imagerie clinique ou préclinique in vivo par TEP, dont SHFJ / imagerie préclinique, in vivo, microTEP, objet du présent FOCUS PLATEFORME.

 

La plateforme d’imagerie TEP préclinique du SHFJ offre les équipements nécessaires pour préparer les animaux et réaliser de l’imagerie corps entier par tomographie par émission de positons (TEP) ou TEP couplée à la tomodensitométrie (CT) chez le rongeur, au moyen de radiotraceurs extérieurs ou produits sur site. Les services associées (hébergement des animaux, autoradiographie, immunohistochimie) peuvent compléter les prestations.

 

Vous souhaitez consulter d’autres FOCUS PLATEFORME relatifs au Service Hospitalier Frédéric Joliot ? N’hésitez pas à cliquer sur SHFJ / Radiochimie et SHFJ / Imagerie préclinique et clinique, in vivo, TEP/IRM !

 

Contact : Alexandra Winkeler (alexandra.winkeler@cea.fr)

Plug In Labs Université Paris-Saclay : cliquer ici

No comment yet.
Life Sciences Université Paris-Saclay
BioSphERa • Life Sciences and Health • Health and Drug Sciences • Santé Publique • Sport Mouvement et Facteur Humain
Your new post is loading...
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

FOCUS PLATEFORME : La modélisation structurale pour la prédiction des interactions protéine-protéine: Comment les cellules humaines évitent les conflits entre réplication et transcription ?

FOCUS PLATEFORME : La modélisation structurale pour la prédiction des interactions protéine-protéine: Comment les cellules humaines évitent les conflits entre réplication et transcription ? | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La réplication des génomes permet d’assurer la transmission fidèle de l’information génétique. Elle implique une orchestration fine des processus de réplication et de transcription des gènes pour éviter que des collisions entre machineries de réplication et de transcription ne provoquent des réarrangements chromosomiques, à l’origine de nombreux cancers et maladies génétiques. Récemment, une équipe du Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille (CRCM, Inserm, CNRS, Aix-Marseille Université) a révélé que deux protéines, SLX4 et RTEL1, communiquaient entre elles pour éviter les conflits entre réplication et transcription, bien qu’aucun mécanisme moléculaire ne permette de comprendre leur mode d’action…

 

Exemple choisi d’une collaboration fructueuse entre cette équipe marseillaise et le plateau technique de bioinformatique structurale (Institut de Biologie intégrative de la Cellule / Institut Joliot, CEA / Saclay, Gif-sur-Yvette), contacté pour aider à comprendre l’origine moléculaire de cette régulation stratégique ! Forte de son expertise, la plateforme a pris en charge l’analyse des séquences des deux protéines SLX4 et RTEL1, leur évolution dans différentes espèces de vertébrés et la prédiction de leur structure tridimensionnelle pour prédire leur mode d’assemblage. Un modèle structural 3D du complexe a ensuite été proposé et a permis de guider les expériences de mutagenèse et de biologie cellulaire qui ont, en retour, validé le modèle (Takedashi et al, Nat. Struct. Mol. Biol. 2020). De façon remarquable, des mutations de la protéine SLX4 retrouvées dans les cellules métastatiques de patients atteints de différents cancers, affectent l’interface du complexe formé par les deux protéines. De plus, le modèle 3D permet d’interpréter l’effet de mutations dans la protéine RTEL1 à l’origine du syndrome de Hoyeraal Hreidarsson, une pathologie rare apparentée aux maladies du vieillissement prématuré.

 

Cette étude illustre l’intérêt des méthodes prédictives développées par la plateforme pour la modélisation des interactions protéine-protéine (Quignot et al, Nucl. Acid Res. 2018) dont les performances ont été soulignées à l’occasion du concours international de prédiction de structure 3D des interactions, CAPRI (équipe classée première en 2016 et 2019 (Lensink et al, Proteins 2020)).

 

Contacts : Jessica Andreani (jessica.andreani@i2bc.paris-saclay.fr) & Raphaël Guerois (raphael.guerois@i2bc.paris-saclay.fr)

Plug In Labs Université Paris-Saclay : cliquer ICI

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

Analyse des apports nutritionnels et hydriques lors des championnats du monde des 24 h de course chez des athlètes élites

Analyse des apports nutritionnels et hydriques lors des championnats du monde des 24 h de course chez des athlètes élites | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La gestion des apports nutritionnels et hydriques est un challenge pour les athlètes d'ultra endurance car des apports trop importants peuvent induire des effets indésirables (symptômes gastro intestinaux [SGI] et hyponatrémie associé à l'exercice [HAE]). Dans une étude parue dans le Journal of the International Society of Sports Nutrition, des chercheurs du Laboratoire de Biologie de l’Exercice pour la Performance et la Santé (LBEPS, UEVE, Evry) et de l’Unité de Physiologie des Exercices et Activités en Conditions Extrêmes (Institut de Recherche Biomédicale des Armées - IRBA, Bretigny-Sur-Orge) ont analysé ces apports chez 12 athlètes du groupe "France" lors des derniers championnats du monde de course de 24 h en 2019 à Albi et les ont comparés aux dernières recommandations nutritionnelles. Les quantités consommées étaient enregistrées en temps réel et la prise énergétique, les apports en macronutriments et micronutriments (caféine et sodium) étaient ensuite calculés. Les SGI, les marqueurs de déshydratation (modifications de la masse corporelle, osmolarité plasmatique et urinaire, volume plasmatique) et d'HAE (concentrations plasmatiques et urinaires de sodium) étaient également évalués.

 

Les apports en fluides, la prise énergétique et glucidique des 11 « finishers » étaient respectivement de 16,4 ± 6,9 L, 35.1 ± 15,7 MJ et 1,49 ± 0,71 kg. Tous sauf un (pour les fluides) ou deux (pour les prises énergétique et glucidique) ont réussi à consommer plus que les recommandations. La balance énergétique était cependant largement négative (-29,5 ± 16,1 MJ). Ces apports inhabituellement élevés n’étaient pas accompagnés de SGI majeurs (75% ) ou d’HAE (0%). Aucun signe de déshydratation n’a été observé. La performance (distance parcourue) était positivement corrélée avec la prise énergétique (ρ=0.674, p=0.023) et négativement (ρ=−0.776, p=0.005) avec la consommation de fluides. 

 

Ainsi, presque tous ces athlètes élite ont surpassé les recommandations nutritionnelles sans subir d’effets indésirables majeurs.

 

Contact : keynecharlot@gmail.com

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

B-cells are difficult to transfect? We have a solution!

B-cells are difficult to transfect? We have a solution! | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Efficient cell transfection is essential for successful genome editing, ectopic gene expression and gene silencing. B-cells and peripheral blood mononuclear cells are notoriously hard to transfect. Several transfection methods (both viral, chemical and physical) were tested with these cells; however each of them has certain drawbacks.

 

In the work from the UMR9018 carried out by Reynand Jay Canoy and Franck André and directed by Diego Germini, published in Gene Therapy a novel, efficient and reproducible protocol for electrotransfection (a physical method based on the exposure of cells to an electric field permeabilizing their membrane) was proposed for transfecting B-cell lymphoma, leukemia cell lines and primary B cells. This protocol does not require the use of specific and costly equipment or reagents and it efficiently transfers both small and large plasmids into cells. To prove the efficacy of the protocol, they created a TP53−/− RPMI8866 B-cell (lymphoblastoid) line.

 

Figure legend: Key authors of the paper Reynand Jay Canoy (on the left) and Franck André (on the right) together with the CliniporatorTM (Igea) device used for electrotransfection.

 

The published protocol and this cell line should prove useful in future hematological and blood cancer studies.

 

Contact : germinidiego@gmail.com

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

Xavier Mariette sur BFM-TV - Covid-19 : résultats mitigés pour le médicament tocilizumab dans plusieurs études

Xavier Mariette sur BFM-TV - Covid-19 : résultats mitigés pour le médicament tocilizumab dans plusieurs études | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Chez les patients avec pneumonie COVID-19, on pense qu'un "orage cytokinique" d'origine immunologique conduit à l'insuffisance respiratoire aigüe et au décès. Une étude parue dans JAMA Internal Medicine concerne un essai randomisé contrôlé ouvert multicentrique du tocilizumab, un anticorps monoclonal qui bloque le récepteur de la cytokine interleukine-6, et qui est utilisé notamment dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde. Le Pr Xavier Mariette, Chef du Service Innuno-Rhumatologie de l'Hôpital Bicêtre (AP-HP, INSERM UMR-S 1184, Université Paris-Saclay) en a été le co-investigateur coordinateur.

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

Appel à projets - Vaincre la mucoviscidose

Appel à projets - Vaincre la mucoviscidose | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

L'association Vaincre la mucoviscidose finance des recherches fondamentales ou cliniques, ainsi que des recherches en sciences humaines et sociales.

 

Date limite de candidature : 9 novembre 2020.

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

Les métabolites du tryptophane, issus du microbiote intestinal, améliorent les lésions hépatiques induites par l’alcool via le récepteur aux xénobiotiques, AhR

Les métabolites du tryptophane, issus du microbiote intestinal, améliorent les lésions hépatiques induites par l’alcool via le récepteur aux xénobiotiques, AhR | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La consommation excessive et chronique d’alcool induit des lésions hépatiques regroupées sous le terme de maladie alcoolique du foie (MAF) ; maladie qui peut évoluer jusqu’au carcinome hépatocellulaire. Il a été établi que le microbiote intestinal est un cofacteur dans la susceptibilité des patients à évoluer vers les formes sévères de la MAF.

 

Les chercheurs de l’UMR-S 996 (Inserm/UPSaclay, Clamart; membre du LabEX LERMIT) avaient démontré dans des modèles murins de MAF que la pectine, une fibre soluble, peut modifier le microbiote intestinal et ainsi prévenir le développement des lésions hépatiques (Ferrere et al. 2017). Dans une nouvelle étude publiée dans Gut, ils montrent que des souris transplantées avec le microbiote intestinal de patients souffrant de MAF présentent des lésions hépatiques qui sont améliorées après un traitement par la pectine. Ceci s’accompagne d’une amélioration de la barrière intestinale. L’analyse des métabolites intestinaux a mis en évidence une augmentation de la production des indoles qui sont d’origine bactérienne. Parmi ces indoles, on retrouve une augmentation des agonistes du récepteur aux hydrocarbures aromatiques ou AhR. Les chercheurs montrent que le traitement chronique des souris par un agoniste spécifique d’AhR, le FICZ (6-formylindolo (3,2-b) carbazole), reproduit une partie des effets curateurs de la pectine. Inversement, l’effet bénéfique de la pectine n’est plus observé chez des souris déficientes en AhR.

 

Un des mécanismes de l’action bénéfique de la pectine sur l’évolution de la MAF est donc une augmentation de la production des indoles par le microbiote intestinal, via leur action sur AhR ; une observation qui ouvre des perspectives thérapeutiques intéressantes.

 

Contact : cassard.doulcier@universite-paris-saclay.fr

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

Identification de régulateurs putatifs majeurs dans les fibroblastes synoviaux impliqués dans la polyarthrite rhumatoïde par inférence de réseaux et analyse de données d'expression génique

Identification de régulateurs putatifs majeurs dans les fibroblastes synoviaux impliqués dans la polyarthrite rhumatoïde par inférence de réseaux et analyse de données d'expression génique | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie auto-immune systémique qui affecte les articulations synoviales. Les fibroblastes synoviaux sont des acteurs majeurs dans la pathogenèse de cette maladie car, ils sécrètent des cytokines et des enzymes protéolytiques, ils sont invasifs, prolifèrent rapidement et résistent à l’apoptose.

 

Une étude parue dans Scientific Reports et menée par les chercheurs du Laboratoire de Recherche Européen pour la Polyarthrite Rhumatoïde (GenHotel-UEVE, Evry-Genopole) avait pour objectif de caractériser les facteurs de transcription (FT) qui sont les principaux régulateurs des fibroblastes synoviaux chez les patients atteints de PR et qui pourraient potentiellement expliquer leurs traits phénotypiques. Pour cela, les chercheurs ont identifié des gènes différentiellement exprimés entre le tissu synovial de patients souffrant de PR et d'ostéoarthrite (OA) puis inféré un réseau de co-régulation à l'aide d'un logiciel dédié. Le réseau de co-régulation a servi de base pour analyser les données d’expression des fibroblastes synoviaux (puces et d'ARN-seq single cell). Ils ont ainsi pu identifier cinq régulateurs majeurs spécifiques à la PR, à savoir BATF, POU2AF1, STAT1, LEF1 et IRF4. L’activité des principaux régulateurs identifiés a également été estimée à l'aide de deux logiciels supplémentaires et indépendants. Les FT identifiés contribuent à la régulation de l'inflammation, de la prolifération et de l'apoptose. Cela a été confirmé par la comparaison de leurs gènes cibles différentiellement exprimés avec des signatures moléculaires caractéristiques provenant de la base de données des signatures moléculaires (MSigDB).

 

Ces résultats montrent que l'influence des FT pourrait être utilisée pour identifier les régulateurs impliqués dans le caractère phénotypique des fibroblastes synoviaux dans la PR et ainsi suggérer de nouvelles cibles thérapeutiques pour de futures validations in vitro.

 

Contact : nawelzerrouk@gmail.com ou anna.niaraki@univ-evry.fr

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

Une nouvelle voie de signalisation renforce l'activation plaquettaire : les réserves calciques contrôlées par la pompe calcique SERCA3 sont spécifiquement mobilisées par le second messager NAADP

Une nouvelle voie de signalisation renforce l'activation plaquettaire : les réserves calciques contrôlées par la pompe calcique SERCA3 sont spécifiquement mobilisées par le second messager NAADP | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La signalisation calcique est un élément-clé dans le contrôle d'un grand nombre de réponses cellulaires. Les pompes à calcium de type SERCA ont pour fonction de réduire le taux de Ca2+ du cytosol pour le stocker dans des réserves intracellulaires. Les isoformes SERCA2b et SERCA3 coexistent dans les plaquettes, mais leur rôle respectif reste mal compris. Les chercheurs de l’UMR-S 1176 (INSERMUPSaclay, Le Kremlin-Bicêtre) avaient récemment montré que la mobilisation du Ca2+ depuis les réserves spécifiques de SERCA3, mais pas celles de SERCA2b, était nécessaire pour induire une activation complète des plaquettes en réponse à une faible stimulation (Elaïb et al. 2016). Dans une nouvelle étude parue dans Circulation Research, la même équipe a analysé des plaquettes de souris sauvages ou SERCA3-/- et démontré que la sécrétion précoce d’ADP dépendante des réserves SERCA3 est la conséquence de la mobilisation du Ca2+ exclusivement par le NAADP, et non par IP3 qui mobilise, lui, les réserves SERCA2b. La mobilisation des réserves SERCA3 et la sécrétion précoce d'ADP sont complètement bloquées par NED-19, un antagoniste spécifique du NAADP mais pas par l’inhibition par U73122 de la PLC, responsable de la production d’IP3. Réciproquement, mobilisation SERCA3 et sécrétion précoce d'ADP sont stimulées par le NAADP exogène, mais pas par IP3 exogène.

 

En conclusion, la nouvelle voie de signalisation calcique NAADP/SERCA3 initie une sécrétion précoce d’ADP qui renforce l’activation plaquettaire par la mobilisation de la voie IP3/SERCA2b, responsable d’une seconde vague de sécrétion d’ADP. La voie NAADP/SERCA3 est une cible thérapeutique potentielle pour de nouvelles molécules antiplaquettaires qui devraient présenter un risque de saignement plus faible que les molécules actuelles.

 

Contact : regis.bobe@inserm.fr

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

Utilisation des psychédéliques comme traitement des symptômes dépressifs

Utilisation des psychédéliques comme traitement des symptômes dépressifs | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Selon l’organisation mondiale de la santé, les troubles dépressifs unipolaires sont les troubles entrainant le plus d’années d’incapacités chez les 15-44 ans. Il existe actuellement une limite importante de la pharmacopée avec 33% des patients restant symptomatiques après 4 lignes de traitements. Un regain d’intérêt récent a été porté aux psychédéliques dans le traitement des troubles dépressifs ou encore des symptômes dépressifs chez des patients atteints de cancer en fin de vie. Les chercheurs de l’Unité Psychiatrie-Comorbidités-Addictions (PSYCOMadd 4872; Faculté de Médecine UPSaclay, Département de Psychiatrie et d’Addictologie, Hôpital Paul Brousse, Villejuif) ont mené une méta-analyse parue dans le Journal of Psychopharmacology afin d’évaluer l’efficacité des psychédéliques sur les symptômes dépressifs ainsi que leur cinétique d’action.

 

Huit études ont été incluses dans cette méta-analyse dont 5 évaluaient l’efficacité de la psilocybine, 2 celle de l’ayahuasca et une celle du LSD. Quatre études ont investigué les symptômes dépressifs chez des patients en fin de vie, et les 4 autres chez des patients ayant des épisodes dépressifs caractérisés (dont trois incluaient uniquement des patients résistants aux traitements usuels). Une diminution significative des symptômes dépressifs après la session de psychédélique a été trouvé entre le jour 1 (SMD = -1.4 ; p = 0.003) correspondant à une baisse de 49,6% du score initial et le 6ème mois (SMD = -1.07 ; p < 0.001) correspondant également à une baisse de 49,6%. Aucun effet secondaire grave n’a été rapporté. Une augmentation transitoire de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle systolique et diastolique a été retrouvée.

 

Cette méta-analyse montre que les psychédéliques sont bien tolérés et pourraient contribuer à une amélioration rapide et durable des symptômes dépressifs.

 

Légende Figure : Graphique représentant l’évolution des différences moyennes standardisées des scores de dépression entre l’évaluation initiale et les différents temps d’évaluations.

 

Contact : brunoromeo@hotmail.fr

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

Appel à candidatures - Bourses Chateaubriand 2021-2022

Appel à candidatures - Bourses Chateaubriand 2021-2022 | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

L'appel à candidatures pour le programme de bourses Chateaubriand 2022-2022 de l’Ambassade de France aux Etats-Unis est maintenant ouvert. Il s’adresse à d’excellents doctorants inscrits dans une université américaine qui souhaiteraient effectuer des séjours de recherche d’une durée de 4 à 9 mois à l’Université Paris-Saclay au cours de l’année 2021-2022, l’objectif étant d’initier ou de renforcer des coopérations de recherche entre nos équipes et des équipes américaines.

Tous les domaines de la recherche sont concernés. 

 

Appel à candidatures 2021-2022 ICI.

Date limite de candidatures : 6 janvier 2021.

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

La microscopie optique de fluorescence super-résolue : de la théorie à la pratique (CNRS formation)

La microscopie optique de fluorescence super-résolue : de la théorie à la pratique (CNRS formation) | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it
OBJECTIFS
- Acquérir les bases théoriques en microscopie optique de fluorescence super-résolue
- Comprendre la complémentarité entre les différentes approches de microscopie super-résolue (SMLM, STED, SIM)
- Avoir les outils pour la préparation des échantillons pour la microscopie super-résolue
- Être capable d'analyser les résultats à l'échelle nanométrique de manière critique
- S'initier à ou approfondir l'utilisation pratique de différents microscopes super-résolus
 
PUBLICS
Chercheurs et ingénieurs
Afin d'adapter le contenu du stage aux attentes des stagiaires, un questionnaire téléchargeable ICI devra être complété et renvoyé au moment de l'inscription.
Prérequis : avoir une expérience en microscopie de fluorescence. Avoir suivi un des stages "Atelier de microscopie confocale" ou "La microscopie de fluorescence : bases et nouveautés" ou niveau équivalent
 
PROGRAMME
Cours (50 % du temps, le matin)
- Rappels des bases en microscopie de fluorescence classique et ses limites associées
- Microscopie de localisation de molécules uniques (SMLM : dSTORM, PALM...)
- Microscopie STED
- Microscopie sous illumination structurée (SIM)
- Préparation des échantillons
- Nouvelles stratégies de marquage
- Traitement des données et des images
 
Travaux pratiques (50 % du temps, les après-midis) : principales approches de la super-résolution (SMLM, SIM, STED)
Pour chaque technique :
. prise en main de l'instrument, procédures de réglage et d'alignement, mesure des performances sur des échantillons calibrés (2 h)
. approfondissement : retour sur les acquis de la veille, observation d'échantillons biologiques, démarche méthodologique à suivre pour des problématiques de co-localisation, analyse des données et des images acquises (2 h). L'accent sera mis sur les bénéfices et les limites de chaque technique.
- Observation des échantillons des stagiaires (à des fins pédagogiques avec l'accord préalable du responsable de la formation) sur les instruments de leur choix (2 h)
- Echanges dans le cadre d'une table ronde (2 h) sur leurs problématiques et les approches méthodologiques à mettre en œuvre pour utiliser au mieux les techniques de super-résolution en fonction des échantillons apportés par les stagiaires
 
EQUIPEMENTS
Microscope dSTORM/PALM, microscope STED, microscope SIM
Voir le site internet de l'ISMO pour une description détaillée des équipements
 
INTERVENANTS
S. Lévêque-Fort (chercheuse), G. Dupuis, A. Fragola (maitres de conférences) et intervenants extérieurs
No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

Diversité de réponses olfactives et de compétences chez les populations de poissons cavernicoles Astyanax mexicanus habitant des grottes différentes

Diversité de réponses olfactives et de compétences chez les populations de poissons cavernicoles Astyanax mexicanus habitant des grottes différentes | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Comprendre les mécanismes d'adaptation à un environnement nouveau est un enjeu à la fois pour la biologie évolutive et pour la biologie de la conservation.

 

Dans un article publié dans Diversity, des chercheurs de l'Institut de Neurosciences Paris-Saclay (NeuroPSI, UMR9197 CNRS/UPSaclay) ont évalué les compétences olfactives de différentes populations de poissons cavernicoles aveugles. En effet, les animaux de nombreux phylums sont adaptés et prospèrent dans l'obscurité constante des environnements souterrains. Pour ce faire, les animaux cavernicoles ont vraisemblablement développé des compensations mécano et chimiosensorielles à la perte de vision, comme c'est le cas pour le poisson des cavernes characiformes aveugles, Astyanax mexicanus. Dans cet article, les chercheurs ont évalué de manière systématique en laboratoire ainsi qu'à l'état sauvage les capacités olfactives des poissons cavernicoles et des poissons de surface de cette espèce, dans cinq grottes différentes du nord-est du Mexique. Ils ont utilisé une configuration olfactive spécialement développée pour tester et enregistrer les réponses olfactives, lors du travail de terrain. Dans l'ensemble, les poissons des cavernes ont montré des seuils de détection olfactive inférieurs (c'est-à-dire meilleurs) que les poissons de surface. Cependant, les poissons des cavernes adultes sauvages des grottes de Pachón, Sabinos, Tinaja, Chica et Subterráneo ont montré des réponses très variables aux trois molécules odorantes différentes auxquelles ils ont été exposés. Le poisson des grottes de Pachón et Subterráneo a montré les capacités olfactives les plus élevées, et le poisson des grottes de Chica n'a montré aucune réponse aux odeurs présentées.

 

Les chercheurs discutent ces résultats, recueillis lors d'une étude de terrain au cours des cinq dernières années, en ce qui concerne les conditions environnementales dans lesquelles vivent ces différentes populations de poissons cavernicoles. Leurs expériences en milieu naturel documentent la diversité des environnements de grottes habitées par une seule espèce de poisson cavernicole, A. mexicanus, et mettent en évidence la complexité des mécanismes plastiques et génétiques qui sous-tendent l'adaptation aux grottes.

 

Contact: retaux@inaf.cnrs-gif.fr ou maryline.blin@cnrs.fr

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

De la couronne de protéines à l’autoassemblage colloïdal : importance de la taille des protéines dans les interactions protéines-nanoparticules

De la couronne de protéines à l’autoassemblage colloïdal : importance de la taille des protéines dans les interactions protéines-nanoparticules | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Lorsqu’une nanoparticule entre en contact avec un milieu biologique (sang, mucus, …), sa surface est immédiatement recouverte par des biomolécules, et en particulier par des protéines. La formation de la "couronne de protéines" (corona) confère à la nanoparticule sa nouvelle identité biologique qui va conditionner son internalisation, sa biodistribution voire sa toxicité. Sans parler des propriétés du milieu, de nombreux facteurs influencent la formation de la couronne de protéines comme les propriétés physico-chimiques des nanoparticules (forme, taille, charge) et les propriétés physico-chimiques des protéines (forme, structure, charge). Une équipe interdisciplinaire de nanotoxicologie moléculaire du CEA Saclay, composée de chercheurs CNRS et CEA du NIMBE et de l’I2BC, a associé des outils de physico-chimie, protéomique, biologie moléculaire, bio-informatique et dynamique moléculaire pour étudier ces phénomènes d’interactions protéines-nanoparticules. Ainsi, l’importance de nouveaux facteurs propres aux protéines a pu être mise en évidence comme le rôle de la flexibilité des protéines ou l’importance de la présence de modifications post-traductionnelles.

 

Dernièrement, une étude publiée dans la revue Langmuir a mis en évidence l’importance de la taille des protéines dans les interactions protéines-nanoparticules. Une gamme de protéines de la famille des hémoprotéines (bases structurales et fonctions identiques) de taille différente a été utilisée comme protéines modèles. Les protéines utilisées recouvrent une large gamme de taille, de 17 à 3600 kDa, correspondant à un rayon de gyration de la protéine de 1.4 à 11.1 nm (Figure). Ces protéines ont été mises en contact avec des nanoparticules de silice (NP) de 13.0 nm de rayon et leurs interactions ont été étudiées. Une analyse par titration calorimétrique isotherme a permis de déterminer que petites et grosses protéines d’adsorbent sur les NP de façon fondamentalement différente. Ainsi, les petites protéines (17 et 65 kDa) s’adsorbent sur les NP par des mécanismes purement enthalpiques via la création de liaisons entre la protéine et la surface de la NP. A contrario, les grosses protéines (400 et 3600 kDa) interagissent sur les NP par des mécanismes entropiques. L’étude structurale par dichroïsme circulaire et cryomicroscopie électronique, des différents assemblages moléculaires a permis d’éliminer les effets entropiques locaux et de montrer qu’il s’agissait d’effets entropiques globaux analogues à ceux qui apparaissent dans les phénomènes d’autoassemblages colloïdaux.

 

Ces observations montrent qu’il est aujourd’hui nécessaire d’aller au-delà du modèle de couronne pour comprendre comment les protéines vont gérer l’agrégation des nanoparticules, et donc leur distribution à la fois dans leur milieu et dans les organismes vivants.

 

Légende Figure : A) Représentation à l’échelle de la structure des protéines et des nanoparticules. Les nanoparticules sont des nano-sphères de silice (jaune). Les protéines sont des hémoprotéines, de la plus petite à la plus grosse : la myoglobine de cheval (17 kDa), l’hémoglobine de porc (65 kDa), l’hémoglobine de Riftia pachyptila (400 kDa) et l’hémoglobine d’Arenicola marina (3600 kDa). B) A gauche : image de cryomicroscopie électronique à transmission de l’hémoglobine d’Arenicola marina adsorbée sur des nanoparticules de silice. A droite : le schéma correspondant permettant d’identifier les différentes orientations des molécules protéiques (en violet) par rapport aux nanoparticules (en gris). Echelle : 30 nm.

 

Contacts : laurent.marichal@grenoble-inp.fr ou serge.pin@cea.fr ou jean-philippe.renault@cea.fr

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

Antoine Allard, lauréat du Prix de thèse C’Nano 2020

Antoine Allard, lauréat du Prix de thèse C’Nano 2020 | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Antoine Allard, qui a réalisé sa thèse dans l’équipe 4 du Laboratoire Analyse, Modélisation et Matériaux pour la Biologie et l'Environnement (LAMBE, CNRS/UEVE/UPSaclay, Évry) sous la direction de Clément Campillo en co-tutelle avec Cécile Sykes à l’Institut Curie (Paris) a obtenu le Prix de thèse C’Nano 2020 dans la catégorie « Recherche Interdisciplinaire ». En effet, la qualité, l’originalité et l’excellence de ses travaux de thèse, intitulés « Étude in vitro de l’effet d’un réseau dynamique d’actine sur les tubes de membrane » ont retenu tout l’intérêt du jury des Prix de thèse C’Nano 2020. 

 

Une cérémonie de remise des Prix aura lieu le mercredi 9 décembre 2020 à partir de 18h30 au centre des Congrès Pierre Baudis à Toulouse, à l’occasion de la 4ème édition du congrès « C’Nano 2020: The Nanoscience Meeting ».

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

Les souris “knock-in” pour la calréticuline del52 et ins5 récapitulent le phénotype myéloprolifératif observé chez les patients avec un NMP

Les souris “knock-in” pour la calréticuline del52 et ins5 récapitulent le phénotype myéloprolifératif observé chez les patients avec un NMP | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Les mutations du gène de la calréticuline (CALR) acquises au niveau des cellules souches hématopoïétiques (CSH) sont retrouvées dans environ 30% des thrombocytémies essentielles (TE) et des myélofibroses primaires (MFP) qui sont des néoplasmes myéloprolifératifs (NMP) affectant la lignée mégacaryocytaire/plaquettaire. Les mutations de CALR les plus fréquentes sont une délétion de 52 pb (del52) et une insertion de 5 pb (ins5). Chez les patients atteints de TE, CALRdel52 et CALRins5 sont retrouvées à des fréquences équivalentes tandis que CALRdel52 est prédominante dans les MFP.

Dans un étude parue dans Nature Communications, les chercheurs de Gustave Roussy (UMR-S 1287 et UMS AMMICA, INSERM/UPSaclay, Villejuif) ont généré deux modèles de souris knock-in (KI) exprimant ces mutations afin d’étudier leurs impacts physiopathologiques sur l’hématopoïèse.

 

La mutation CALRdel52 induit un phénotype plus sévère que CALRins5 avec le développement d’une thrombocytose progressant vers une fibrose de manière plus importante en contexte homozygote qu’hétérozygote. L’amplification et l’avantage compétitif des CSH, ainsi que l’amplification des MK, sont les plus importants dans le contexte homozygote CALRdel52. Le phénotype des hétérozygotes CALRins5 est presque indiscernable de celui des contrôles, tandis que les hétérozygotes CALRdel52 développent une maladie intermédiaire, plus faible qu’attendue des observations chez les patients. Les chercheurs ont démontré, par des expériences in vitro de luciférase, que les différences patients/souris, incluant une fibrose peu développée chez les souris KI CALRdel52, étaient dues à une activation sub-optimale du MPL murin par rapport au MPL humain. De plus, à l’aide d’une greffe compétitive (2:8) entre des clones homozygotes CALRins5 et des clones hétérozygotes CALRins5 ils ont trouvé que l’homozygotie, plus souvent observée chez les patients CALRins5 que CALRdel52, joue un rôle essentiel dans la sévérité de la thrombocytose pouvant en partie expliquer les différences phénotypiques entre les deux types de mutations chez les patients.

 

En conclusion, les mutations CALRdel52 et CALRins5 induisent des changements phénotypiques différents en contexte hétérozygote et homozygote. Ces souris KI pourront être utilisées afin d’étudier les mécanismes expliquant les différences phénotypiques entre ces deux mutations et tester de futures stratégies de traitement.

 

Contact : camelia.benlabiod@gustaveroussy.fr

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

Risque de cancers de la thyroïde associé à une contamination par les iodes radioactifs - Une question de dose à la thyroïde et d’outils moléculaires

Risque de cancers de la thyroïde associé à une contamination par les iodes radioactifs - Une question de dose à la thyroïde et d’outils moléculaires | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Une revue parue dans Endocrine par des chercheurs du CEA (Institut François Jacob, IRCM, Fontenay-aux-Roses) et de Gustave Roussy (Villejuif) compare les conséquences des accidents nucléaires de Tchernobyl et Fukushima sur le niveau d’exposition aux radiations ionisantes des populations vivant à proximité des centrales. Le risque de développer un cancer de la thyroïde radio-induit (R) suite à la contamination par les iodes radioactifs est discuté en fonction des données récentes de dosimétrie, de la prise en charge des populations, de la carence ou non en iode et des prophylaxies par l’iodure de potassium inhibant la captation des iodes radioactifs par la thyroïde.

 

Un excès significatif de cancers de la thyroïde est observé 5-10 ans après l’exposition de jeunes enfants à des doses à la thyroïde d’au moins 50 mGray (Gy). A Tchernobyl, la majorité des doses reçues varient de quelques mGy à 100-500 mGy. A Fukushima, l’exposition varie de 1-2 mGy à 20 mGy. De fait, une partie des enfants exposés à Tchernobyl et la quasi-majorité des enfants à Fukushima l’ont été par de faibles doses d’exposition (<50 mGy) pour lesquelles les méthodes statistiques de l’épidémiologie conventionnelle ne sont pas applicables pour assurer le suivi des populations. En effet, si ces faibles doses induisent des cancers de la thyroïde, l’excès n’est pas significatif au regard de l’augmentation âge-dépendant du nombre de cancers spontanés (S).

 

Les cancers de la thyroïde S et R présentent les mêmes caractéristiques cliniques, anatomo-pathologiques et mutationnelles. La revue présente l’identification de signatures moléculaires robustes discriminant tumeurs de la thyroïde R et S, prometteuses pour définir l’étiologie des cancers de la thyroïde et mieux définir les risques aux faibles doses.

 

Contact : catherine.ory@cea.fr ou martin.schlumberger@gustaveroussy.fr

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

Wébinaires - Éthique de la recherche et crise sanitaire

Wébinaires - Éthique de la recherche et crise sanitaire | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

L'Université Paris Saclay, l'Inserm et leurs partenaires proposent du 21 octobre 2020 au 17 mars 2021, un cycle de dix webinaires sur le thème « Éthique de la recherche, intégrité et responsabilités scientifiques en situation de crise sanitaire. État des lieux, analyses et propositions ».

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

Appel à projets Fondation Cœur et Artères - Utilisation de l'intelligence artificielle et la prévention de la mort subite

Appel à projets Fondation Cœur et Artères - Utilisation de l'intelligence artificielle et la prévention de la mort subite | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

La Fondation Coeur et Artères, reconnue d'utilité publique, lance un appel à projets de recherche  portant sur l'utilisation de l'intelligence artificielle et la prévention de la mort subite.


Montant : entre 35 k€ et 75 k€ par projet
Date limite de candidature : 15 novembre 2020 à minuit
Dossiers de candidature disponibles sur demande à : aap.fondacoeur@gmail.com

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

Le réseau de microtubules des macrophages détermine la survie de Leishmania infantum

Le réseau de microtubules des macrophages détermine la survie de Leishmania infantum | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Les leishmanies sont endémiques dans 98 pays à travers le monde. Environ 12 millions de personnes sont infectés et près d'un milliard de personnes pourraient être à risque. Il n'y a pas de vaccin établi contre les Leishmania et les traitements disponibles peuvent être hautement toxiques, coûteux et d'une efficacité limitée due à l’émergence croissante de résistances.

 

Après avoir été phagocyté dans le macrophage, les promastigotes métacycliques des espèces du complexe L. donovani (L. donovani et L. infantum) et de l’espèce L. major résident de façon permanente dans des vacuoles parasitophores (VPs) étroites hébergeant chacune un parasite. Ces VPs maturent fonctionnellement par fusions hétérotypiques avec les endosomes tardifs (LEs) puis les lysosomes du système endolysosomal cellulaire. Les mécanismes cellulaires et moléculaires qui assurent la biogénèse fonctionnelle des VPs ne sont pas tous identifiés. Vanessa Lievin-Le Moal (UMR-S 996 Inserm/UPSaclay, Clamart; membre du LabEX LERMIT), Sandrine Cojean (UMR 8076 BioCIS CNRS/UPSaclay, Châtenay-Malabry; membre du LabEX LERMIT) et Valérie Nicolas (plateforme MIPSIT, Ingénierie et Plateformes au Service de l’Innovation Thérapeutique – IPSIT, UMS–US31–UMS3679 Inserm/Cnrs//UPSaclay, Châtenay-Malabry) dans une étude publiée dans PLoS Neglected Tropical Diseases ont revisité le devenir intracellulaire de L. infantum l’agent de la leishmaniose viscérale mortelle dans plus de 95% des cas si elle n'est pas traitée.

 

La microscopie confocale à balayage laser couplée à l’analyse d’image en 3D a permis de décrire dans les VPs tous les stades intermédiaires de la différenciation morphologique du parasite de promastigotes flagellés à amastigotes aflagellés métaboliquement adaptés à la vie intravacuolaire. La fonctionnalité membranaire des VPs a été actualisée en révélant la présence de nouveaux marqueurs membranaires du système endolysosomal du macrophage, les SNAREs Vti1a et Vti1b impliquées dans les fusions vacuolaires, et les transporteurs de glucose/fructose (GLUT8, Slc2A8) et d’acides aminés (polypeptide transporter associated with antigen processing-like, ABCB9). De plus, il a été démontré que le réseau de microtubules (MTs) du macrophage est l’acteur du trafic vacuolaire contrôlant la phase de maturation fonctionnelle des phagosomes en VPs. En effet, lorsque les MTs sont désassemblés pharmacologiquement ou que l'expression du gène codant pour le moteur moléculaire dynéine est inhibé par siRNA, les phagosomes qui hébergent les parasites phagocytés n’expriment à aucun moment les marqueurs des LEs et des lysosomes cellulaires montrant ainsi qu’ils ne maturent jamais fonctionnellement en VPs.

 

Les résultats montrent que la dégradation de la maturation fonctionnelle des phagosomes en VPs est fatale pour L. infantum. Dans les phagosomes non maturés, la différenciation morphologique de promastigotes en amastigotes est arrêtée au stade intermédiaire ellipsoïdal. De plus, ces formes parasitaires peu différenciées montrent de sévères altérations de surface qui précèdent une mort parasitaire massive. Il est vraisemblable que cette mort parasitaire intervient par nutriprivation. En effet, les produits de dégradations contenus dans les lysosomes étant la source intracellulaire majeure de nutriments pour Leishmania, la rupture de l’apport MTs-dépendant des lysosomes aux phagosomes conduit à un défaut d’acquisition de nutriments. En conclusion, cette étude montre que cibler la maturation fonctionnelle des VPs est une stratégie d’intérêt pour éradiquer les Leishmania intracellulaires.

 

Contact : vanessa.lievin-le-moal@universite-paris-saclay.fr

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

Des mathématiques pour visualiser les relations ancestrales entre échantillons d’ADN ancien

Des mathématiques pour visualiser les relations ancestrales entre échantillons d’ADN ancien | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Stimulée par l’essor de technologies de séquençage à haut débit, la paléo-génomique permet l’analyse de l'ADN d’organismes pouvant dater de milliers d’années. Les molécules séquencées (ADN ancien) proviennent notamment de sites archéologiques, de collections de musées, et d’échantillons conservés dans la glace ou le pergélisol. La paléo-génomique a permis de nombreuses avancées dans l’étude de l’histoire évolutive des populations anciennes, leurs migrations passées et leurs relations avec les populations modernes. Dans ce domaine, l’analyse mathématique des relations entre populations anciennes à partir de l’ADN est toutefois compliquée par le caractère aléatoire de l’évolution des fréquences des gènes, appelé dérive génétique, dont la variabilité dépend en particulier de la taille des populations étudiées. Les approches actuelles contrôlent les effets de ce phénomène en utilisant des populations de référence dont les génomes sont préalablement disponibles. Toutefois, les chercheurs ne disposent pas toujours de génomes de référence adéquats et leur choix peut influencer l’estimation des relations ancestrales entre échantillons étudiés.

 

Dans une étude publiée en septembre dans Nature Communications, Olivier François (Université Grenoble-Alpes, TIMC) et Flora Jay (CNRS, Université Paris-Saclay, LRI) ont proposé une méthode mathématique et informatique permettant de représenter visuellement des échantillons d’ADN ancien de sorte à refléter leurs relations ancestrales. Cette représentation permet de s’affranchir du choix des génomes de référence et d’estimer avec plus de précision les coefficients d’ascendance génétique des échantillons étudiés. Les auteurs ont appliqué leur approche à l’analyse d’une base de données d’ADN ancien mise à disposition par le laboratoire de David Reich à l’Université Harvard. Pour des échantillons datant de la période mésolithique au Moyen Âge, l’étude précise les contributions relatives des groupes de chasseurs-cueilleurs d’Europe de l’Ouest, des premiers fermiers d’Anatolie et des éleveurs de la steppe pontique (culture Yamnaya). L’étude confirme qu'une migration très importante s'est produite, il y a 4500 ans, depuis la steppe pontique vers le nord et le centre de l'Europe, puis vers les îles britanniques et la France. Les populations européennes plus récentes ont conservé dans leur patrimoine génétique une importante contribution des populations de la steppe pontique, notamment en Scandinavie et dans les îles britanniques.

 

L'approche proposée a permis de révéler de nombreux détails concernant la structure génétique des populations européennes, détails parfois obscurcis par le phénomène de dérive génétique. La méthodologie proposée ne se limite pas à l’ADN humain et peut être appliquée à tous les organismes, des virus aux grands animaux, pour lesquels des échantillons temporels d’ADN sont disponibles. Cette méthode rend possible l’analyse de la variation génétique des populations en prenant en compte la spécificité temporelle des échantillons. Une des clés du succès de ce travail, mêlant génomique des populations, calcul des probabilités, anthropologie moléculaire, nouveaux algorithmes et un programme informatique open-source, est d’avoir bénéficié du support de laboratoires de recherche en France permettant des activités interdisciplinaires de haut niveau.

 

Légende Figure : Analyse factorielle de 704 anciens individus eurasiens d'âge compris entre 400 et 14000 ans. Le premier axe sépare les chasseurs-cueilleurs occidentaux (Serbie) des premiers agriculteurs (Anatolie), tandis que le second axe correspond à l'ascendance steppique. Un changement majeur dans la composition génétique des populations de Grande-Bretagne et d'Europe centrale est observé vers 4500 ans (ligne pointillée). HG: Chasseurs-Cueilleurs, N: Néolithique, MN: Néolithique moyen, C: âge du cuivre, EBA: âge du bronze ancien.

 

Contact : olivier.francois@univ-grenoble-alpes.fr ou flora.Jay@lri.fr

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

Résultats à 5 ans du traitement par nivolumab des patients avec mélanome métastatique sans mutation de BRAF

Résultats à 5 ans du traitement par nivolumab des patients avec mélanome métastatique sans mutation de BRAF | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Dans un essai de phase III réalisé par Caroline Robert et ses collaborateurs de l'UMR-S 981 (Inserm/UPSaclay/Gustave Roussy, Villejuif) et publié dans le Journal of Clinical Oncology, 418 patients atteints de mélanome sans mutation de BRAF métastatique non traités auparavant, étaient traités par chimiothérapie par dacarbazine ou par l’anticorps monoclonal anti-PD1 nivolumab.

 

Après un suivi minimal de 5 ans depuis le dernier patient randomisé, la survie à 5 ans était de 39% versus 17% dans les bras nivolumab et dacarbazine, respectivement, avec des taux de réponse objectifs correspondants de 42% versus 14%. Sur les 42 patients traités par nivolumab et ayant présenté une réponse complète (20% des patients traités par nivolumab), 88% sont vivants après 5 ans. Parmi les 75 patients vivants à 5 ans dans le bras nivolumab, 83% n’ont pas reçu d’autre traitement, 23% sont toujours traités par nivolumab et 60% sont sans traitement.

 

Ces résultats confirment le bénéfice à long terme du traitement par anti PD1 nivolumab en monothérapie et la supériorité absolue de ce traitement par rapport à la chimiothérapie pour les patients atteints de mélanome métastatique. La qualité de la réponse, et notamment l’obtention d’un réponse complète, est fortement associée à la survie à long terme, même après l’arrêt du traitement.

 

Légende Figure : Survie globale et survie sans progression des patients atteints de mélanome métastatique traités par nivolumab ou par dacarbazine.

 

Contact : caroline.robert@gustaveroussy.fr

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

La perte des gènes de la vision chez les poissons cavernicoles

La perte des gènes de la vision chez les poissons cavernicoles | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Les poissons cavernicoles ont évolué dans des conditions extrêmes, notamment en l’absence totale de lumière. La vision n’étant plus un avantage dans l’obscurité, ils ont souvent perdus leur yeux.

 

Dans un article publié dans Molecular Biology and Evolution, les chercheurs du Laboratoire Évolution, Génomes, Comportement et Écologie (EGCE UMR CNRS/UPSaclay/IRD, Gif-sur-Yvette) ont d’abord prouvé que des gènes impliqués de la perception de la lumière évoluent de façon neutre chez ces espèces quand elle sont aveugles. En effet, ces gènes n’étant plus nécessaires, ils peuvent accumuler au fil de générations tous types de mutations : des plus bénignes à des mutations qui seraient délétères chez un poisson disposant de yeux fonctionnels.

 

Les chercheurs ont également développé deux nouvelles méthodes de datation de la perte de la vision reposant sur les séquences de ces gènes. La première repose sur la quantité de mutations « perte-de-fonction », qui inactivent les gènes, soit le nombre de pseudogènes. La deuxième méthode repose sur la distribution des effets délétères des mutations qui sont estimés avec du machine-learning. Ils ont calculé que l’espèce cavernicole cubaine Lucifuga dentata est la plus ancienne parmi celles dont le génome est séquencé, soit environ 370.000 générations ou 1,4 millions d’années.

 

Ces travaux démontrent aussi que d’autres poissons cavernicoles, comme l’espèce mexicaine Astyanax mexicanus, ont perdu leurs yeux très rapidement, en quelques milliers d’années. Il semblerait que tous les poissons cavernicoles sont relativement récents à l’échelle de l’évolution. Ces populations étant constituées de peu d’individus et leur distribution géographique étant limitée, leur probabilité d’extinction est forte.

 

Contact : didier.casane@egce.cnrs-gif.fr ou policarpo@egce.cnrs-gif.fr

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

Annonce - Aging and Sleep 2020

Annonce - Aging and Sleep 2020 | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Une manifestation scientifique internationale intitulée "Aging and Sleep 2020" se tiendra en virtuel 9 au 12 novembre à partir de l’Université de Pennsylvanie (USA).

 

Les personnes intéressées peuvent contacter Dr Fannie Onen (Service de Physiologie - Explorations Fonctionnelles, DMU Thorax Innovation, Hôpital Ambroise Paré, APHP, Université Paris-Saclay)  qui est co-organisatrice de cette manifestation : fannie.onen@aphp.fr

No comment yet.
Rescooped by Life Sciences UPSaclay from Plant Sciences
Scoop.it!

Disparition de Jacques Tempé (1935-2020)

Disparition de Jacques Tempé (1935-2020) | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Jacques Tempé, né près de Colmar, région à laquelle il restait très attaché, est décédé le 29 juillet 2020 à 85 ans, à Saintes.

 

A l’heure où les plantes génétiquement modifiées se développent partout dans le monde, mais restent un objet de débat en Europe, peu connaissent aujourd’hui la contribution majeure de Jacques à la découverte des transferts d’ADN des bactéries du genre Agrobacterium vers les plantes.

 

Jacques Tempé s’était passionné pour la Biochimie, alors qu’il était encore étudiant à l’Institut National Agronomique, grâce au cours et à l’écoute du Prof. Henri Heslot. Une fois son diplôme obtenu, il avait rejoint l’Ecole Polytechnique pour un contrat avec le CEA dans le but de développer de nouvelles molécules mutagènes pour modifier des semences. Ce lien entre la Biochimie et les plantes l’a rapidement amené dans l’environnement de Georges Morel à l’INRA de Versailles où il a été recruté en 1963 et a réalisé sa thèse d’état soutenue en 1982.

 

Georges Morel avait, dans le laboratoire de Roger Gautheret, montré que les cellules issues de tumeurs du collet de plantes (tabac) étaient immortalisées (elles étaient capables de se multiplier à la manière d’une tumeur, sans ajouts hormonaux) et qu’elles produisaient des molécules azotées spécifiques. Avec Arlette Goldmann-Ménagé et quelques autres collègues, Jacques Tempé a ainsi caractérisé biochimiquement un certain nombre d’opines (notamment l’octopine) molécules azotées que l’ADN transféré (ADN-T) à partir d’Agrobacterium fait produire à la plante à partir des substrats organiques produits par celle-ci. Ces opines sont ensuite métabolisées par la bactérie pour sa nutrition carbonée et azotée, la plante en étant incapable.

 

Ces résultats, combinés à ceux des travaux d’Alan Kerr en Australie, de Jeff Schell et Marc van Montagu en Belgique et Mary-Dell Chilton aux USA, allaient aboutir, par le biais de riches collaborations, à la découverte du mécanisme moléculaire à la base du cycle de vie des bactéries pathogènes du genre Agrobacterium et au «concept d’opines». De nombreuses publications (Nature, Science, Cell, PNAS…) associant ces auteurs entre 1977 et 1982 ont abouti à la maîtrise d‘un mécanisme de transfert d’information génétique dite « recombinante » vers les plantes, grâce à la possibilité de désarmer les composantes responsables des symptômes tumoraux (hormones) et de la production des opines de l’ADN-T, et de les remplacer par une nouvelle information génétique à transférer. C’était le point de départ du développement des plantes génétiquement modifiées, dont les premières ont été générées quasi simultanément en Europe (groupes de Marc Van Montagu et Jeff Schell à Gand) et aux USA (groupe Nam Hai Chua, en collaboration avec Monsanto).

 

La maîtrise de la transformation des plantes a tout d’abord révolutionné les travaux effectués dans nos laboratoires et l’analyse fonctionnelle des gènes (rôles et régulations) et de leurs produits (ARN et protéines). Elle a permis le développement rapide d’une «génomique fonctionnelle» par la création de banques de mutants d’insertion, d’abord chez la plante modèle Arabidopsis, puis dans un nombre important d’espèces cultivées. Elle constitue aujourd’hui l’un des outils de base des laboratoires en biologie, génétique et génomique végétale. La puissance de cet outil a évidemment été rapidement utilisée pour l’amélioration des plantes. Les disputes qui ont suivi, concernant les risques de l’usage des plantes génétiquement modifiées et maintenant « éditées » ont certainement limité la reconnaissance qui aurait dû être attribuée aux co-découvreurs de ce processus de transfert d’ADN à partir des bactéries phytopathogènes. Mais l’histoire reconnaitra qu’il s’agissait d’une découverte considérable, avec de vastes champs d’applications. La sole de plantes de grandes cultures génétiquement modifiées était en 2018 proche de 200 Millions d’ha (ISAAA), soit 12% des surfaces cultivées mondiales et plus que la sole cultivable en Europe !

 

Après ce travail remarquable, conduit d’abord avec Georges Morel puis par lui-même avec son équipe à Versailles, à Orsay, puis enfin à Gif sur Yvette où il a été très impliqué dans la création de l’Institut des Sciences Végétales en 1988, il a continué à animer des recherches sur les propriétés des agrobactéries. Son équipe a également travaillé sur la dynamique des micro-organismes, dont les agrobactéries et leurs exsudats, dans la rhizosphère afin de comprendre le fonctionnement et les interactions au sein du « microbiote rhizosphérique » (travaux conduits dans son équipe et ensuite sous leurs directions par Yves Dessaux, Denis Faure et leur équipe).

 

Jacques Tempé aimait enseigner. Alors qu’il était Directeur de Recherches de Classe Exceptionnelle à l’INRA, il a relevé le challenge de postuler à un poste de Professeur de Pathologie végétale à l’Institut National Agronomique Paris-Grignon sur la chaire préalablement détenue par Alain Coléno, poste qu’il a obtenu en 1989. Les témoignages reçus de la part de ses étudiants à la suite de l’annonce de sa disparition sont élogieux et montrent l’impact que Jacques a eu sur leur devenir professionnel. Jacques Tempé était convaincu de la nécessité de former « par et avec » la recherche. Avec Claire Neema, actuelle Professeur de Pathologie végétale à SupAgro Montpellier, ils se sont investis dans le montage d’Unités d’Enseignement par la Recherche impliquant des mini-stages en laboratoire, la construction de projets de recherche encadrés ; et surtout de stages de longue durée, sous forme de césures de 2 fois 6 mois généralement. Jacques Tempé et Claire Neema utilisaient leurs carnets d’adresses des meilleurs laboratoires du monde entier pour y envoyer les étudiants dès leur 2ème année à l’Ecole. Cette approche sera ensuite largement copiée dans l’enseignement supérieur.

 

Jacques Tempé a ainsi largement contribué à la découverte du transfert de l’ADN-T par les agrobactéries et par conséquent au développement de la génétique moléculaire végétale et à celui des Plantes Génétiquement Modifiées. Il considérait ces plantes comme un formidable outil pour le développement d’une agriculture moderne, productive et durable, basée sur des pratiques respectueuses de l’environnement et capable de répondre aux besoins croissants des populations. Par ailleurs, il s’est investi dans l’enseignement par passion, passion que les étudiant-e-s lui ont bien rendu. Il croyait énormément à un projet d’Institut des Sciences et Technologies du Vivant (ISTV), initié par André Berkaloff qu’il avait rejoint à Orsay. Il devait donc être très fier de voir le développement récent de l’Université Paris-Saclay, et la place prépondérante des sciences agronomiques et végétales au sein de cette grande Université.

 

Nous, collègues, étudiants et amis avons donc une pensée très émue pour Jacques et sa famille qui doivent être fiers du travail accompli et de son impact aussi bien en recherche et formation, qu’en agriculture.

 

M. Dron, Y. Chupeau, M. Delseny, et L. Lepiniec


Via Saclay Plant Sciences
No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

L’échographie ultrarapide comme technique d’évaluation non-invasive et non-volitionnelle de la contractilité du diaphragme

L’échographie ultrarapide comme technique d’évaluation non-invasive et non-volitionnelle de la contractilité du diaphragme | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it

Le diaphragme est le muscle principal de la respiration. Mesurer la pression qu’il génère (la pression transdiaphragmatique, Pdi) repose sur l’utilisation de sondes œsophagienne et gastrique. La mesure de la Pdi est régulièrement associée à la stimulation magnétique cervicale (CMS), induisant une contraction brève (~300 ms) et non-volontaire du diaphragme. En revanche, le caractère invasif et l’expertise nécessaire à l’utilisation des sondes limite leur utilisation dans le contexte clinique. Aussi, l’échographie conventionnelle ne permet pas d’imager suffisamment rapidement le comportement du diaphragme au cours de la CMS.

 

Dans une étude parue dans le Journal of Physiology, Thomas Poulard et Jean-Luc Gennisson (UMR 9011 BioMAPS INSERM/CEA-Joliot/CNRS UPSaclay, SHFJ, Orsay) et ses collaborateurs de Sorbonne Université ont développé une séquence d’échographie ultrarapide permettant d’imager à très haute fréquence (1000 Hz) le diaphragme pendant la CMS. Cette étude visait à comparer des indices échographiques à la réponse mécanique du diaphragme (Pditw). Leurs résultats montrent que la vitesse de déplacement axial du diaphragme (Vdimax) est significativement corrélée à la Pditw, et ce chez tous les participants de notre étude (n = 13). La fraction d’épaississement du diaphragme était quant à elle significativement corrélée à la Pditw chez 8 des 13 participants. La répétabilité de la mesure de Vdimax en fait un candidat idéal pour le suivi de la fonction diaphragmatique. En effet, les résultats des chercheurs suggèrent que l’évolution au cours du temps de la Pditw pourrait être évaluée non plus par l’utilisation de sondes œsophagienne et gastrique, mais au travers d’indices échographiques tels que Vdimax.

 

Le couplage de la CMS avec l’échographie ultrarapide permettrait, pour la première fois, d’évaluer de manière non-invasive et non-volitionnelle la contractilité du diaphragme.

 

Contact : jean-luc.gennisson@universite-paris-saclay.fr

No comment yet.
Scooped by Life Sciences UPSaclay
Scoop.it!

Les émissions de N2O peuvent-elles compenser les avantages du stockage du carbone organique dans le sol?

Les émissions de N2O peuvent-elles compenser les avantages du stockage du carbone organique dans le sol? | Life Sciences Université Paris-Saclay | Scoop.it
In a study published in Global Change Biology, an international team of researchers led by scientists from the Saclay plateau reviewed the different agricultural practices that can increase organic carbon stocks in soils such as cover crops, agroforestry, reduced tillage, inputs of organic fertilizers, biochar, etc. These agricultural practices contribute to the climate change mitigation by converting carbon dioxide (CO2) in the atmosphere into soil carbon. However, these practices can also induce emissions of other greenhouse gases such as nitrous oxide (N2O). So far, only a few studies have published a full evaluation of greenhouse gases balance taking N2O into account but they focused on a single practice. A comparative analysis of such agricultural practices was therefore missing and this study provides important elements for the management of agricultural areas.
 
In this study, the international team demonstrated that all the practices studied can mitigate climate change despite the associated N2O emissions. This study suggests changing agricultural practices to benefit from natural carbon storage capacities and thus mitigate climate change while ensuring that yields and income are maintained for farmers.
 
This study follows 1st international workshop organized in 2018 by Bertrand Guenet, Benoit Gabrielle and Claire Chenu  as part of research carried out by the CLAND Convergence Institute funded by the French National Science Foundation.
No comment yet.