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Sous-financement, places manquantes en licence et en master, taux d’encadrement qui s’effondre, paupérisation des étudiants : le mouvement étudiant en cours en France s’ancre sur des réalités concrètes qui attestent du manque d’investissement de l’État.
Au moins 2 000 néobacheliers franciliens sont toujours en attente d’une place dans l’enseignement supérieur. Le ministère de l’enseignement supérieur a proposé aux universités une rémunération de 3 000 euros par étudiant si elles acceptent de les admettre dans leurs effectifs, notamment dans des licences scientifiques.
Pierre Mathiot voit dans l'immobilier « un enjeu fondamental » pour faire des établissements de vrais lieux de vie. Il propose, dans un entretien aux « Echos » des changements pour « réduire le stress » lié à Parcoursup, y compris en matière de calendrier.
Le sociologue explique, dans un entretien au « Monde », comment, avant même de chercher à amorcer un dialogue, le gouvernement a géré les rassemblements lycéens comme s’il s’agissait d’émeutes urbaines.
Un collectif de chercheurs exprime, dans une tribune au « Monde », ses réserves face à la perspective d’une suppression de la plateforme d’inscription automatisée dans l’enseignement supérieur, qui constitue l’une des revendications majeures du mouvement lycéen.
Abroger Parcoursup ou l’améliorer ? Le système actuel ne garantit pas l’atteinte des quotas minimaux de boursiers et peut accorder une priorité excessive à certains candidats : voilà le constat
L’école d’audiovisuel publique rejoint l’université afin de constituer avec d’autres écoles comme le CFJ et l’école W un pôle de formation dédié aux médias.
Les taux de retour à l’emploi et les placements en immersion professionnelle compteront, à terme, pour 15% des financements dédiés aux missions locales, selon la nouvelle répartition des crédits, en partie fonction de la performance, inscrite dans les conventions pluriannuelles d’objectifs.
Une chercheuse sur trois quitte la recherche après avoir eu un enfant. Confrontées à une culture académique hostile à la maternité, certaines docteures repoussent leur projet parental, d’autres s’évertuent à tout mener de front. Mais à quel prix ?
Faute de postes de titulaire ouverts en France ou pour augmenter leurs chances d’en décrocher un, nombre de chercheurs décident de partir à l’étranger. Si les contrats peuvent être tout aussi précaires qu’en France, les opportunités d’emploi sont plus nombreuses et les conditions salariales souvent meilleures.
À la veille de la présentation du projet de loi de finances pour 2027, un rapport identifie cinq scénarios et cinq principes pour transformer une baisse d’effectifs inédite depuis la Seconde Guerre mondiale en opportunité historique d’investissement pour l’École. L’UNICEF France et VersLeHaut présentent ce mardi 29 septembre « Baisse démographique : comment saisir cette opportunité historique pour l’éducation ? », un rapport inédit sur les conséquences à tirer, pour les politiques éducatives, d’une chute démographique sans précédent dans notre pays. À la rentrée 2035, la France aura perdu 1,7 million d’élèves par rapport à la rentrée 2025, soit une baisse de 14,2 % de la population scolaire actuelle : une rupture démographique que le rapport analyse comme un point de bascule pour l’École, porteur à la fois de risques et d’opportunités inédites. Le rapport est préfacé par Claude Thélot, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes et ancien président de la Commission du débat national sur l’avenir de l’École, qui y voit « une chance peut-être unique qu’il faut absolument saisir ». Il se conclut par une postface d’Adrien Taquet, administrateur de l’UNICEF France et ancien secrétaire d’État à l’enfance et aux familles, pour qui « la baisse du nombre d’enfants peut être l’occasion d’une refondation de notre modèle éducatif ».
Parcoursup est la plateforme centralisée qui régit l’accès à l’enseignement supérieur en France. Au-delà de l’affectation des candidats aux formations, elle constitue également un instrument important de politique publique. Cette note montre que cette mise en œuvre présente deux limites importantes. D’une part, elle peut conduire à accorder une priorité excessive à certains candidats, au-delà de ce qui serait nécessaire pour respecter les quotas. D’autre part, elle ne garantit pas que les taux minimaux de boursiers et de résidents fixés soient atteints, même lorsque des candidats éligibles souhaitent intégrer les formations concernées. Ces deux limites peuvent entraîner des dérogations injustifiées aux priorités définies par les formations dans leurs classements initiaux. Les auteurs proposent un dispositif alternatif dans lequel les quotas seraient appliqués de manière dynamique, au fil des propositions et des réponses des candidats, plutôt que par une modification ex ante des classements.
L'enquête Génération 2021 du Céreq intègre, comme la Génération 2010, un module spécifique « santé et handicap », conçu et financé en partenariat avec l'Agefiph. Celui-ci permet d'identifier les jeunes déclarant un problème de santé, une maladie ou un handicap chronique ou de caractère durable, et de repérer parmi eux ceux bénéficiant d'une reconnaissance administrative de leur handicap, afin d'analyser les spécificités de leurs parcours.Les résultats présentés ici fournissent des informations inédites et précieuses pour connaître leur situation, comprendre les dynamiques de parcours et construire les accompagnements vers et dans l'emploi appropriés.
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Un décret impose désormais aux universités un maximum de 30 % d’étudiants extra-européens pouvant être exonérés de frais d’inscription. Les établissements mettent en place des procédures variables pour évaluer les recours.
Rythmes scolaires, sélection via Parcoursup et réforme du lycée lancée il y a près de dix ans reviennent aussi bien dans les revendications des élèves que dans celles des syndicats
Un collectif de sociologues de l’université de Tours ayant mené une recherche de terrain auprès de lycéens et lycéennes montre, dans une tribune au « Monde », que le mouvement en cours porte largement sur la dégradation de leurs conditions d’études.
Accusée de trier les élèves sans transparence, la plateforme d’orientation Parcoursup suscite la colère des lycéens. Le gouvernement défend le dispositif, tandis que d’autres partis, notamment à gauche promettent son abrogation.
e ministre de l’Enseignement supérieur a dénoncé les propositions de certains politiques de supprimer Parcoursup, mais a accepté de « faire évoluer l’outil », très critiqué par les lycéens et les étudiants.
Derrière les reproches des lycéens à la plateforme Parcoursup se trouvent le manque de moyens dédiés à leur orientation et le poids devenu prépondérant du contrôle continu depuis la réforme du baccalauréat de 2019.
Sortis d’un conseil d’administration, les syndicats de l’établissement public ont annoncé ce mardi 15 septembre qu’un plan de réorganisation envisageait la suppression de 867 postes et la fermeture de 30 centres de formation. Ce plan de réorganisation qui prévoit également la création de 400 postes, a été annoncé ce mardi par les syndicats de l’établissement public après un conseil d’administration.
En 2025, plus de 271.000 demandeurs d’emploi sont entrés en formation à la suite d’une commande régionale. La diminution, en 2026, des dotations pour les plans régionaux, et leur suppression annoncée l’an prochain, va amplifier la chute de ces formations.
Face au faible nombre de places et à la multiplication des contrats précaires, les titulaires d’un doctorat souhaitant devenir maîtres de conférences sont tiraillés entre passion scientifique et sacrifices intimes.
Un emploi sur six est peu qualifié. Un travail mal reconnu et de plus en plus précaire. Une analyse de Jean-Paul Cadet, Alexie Robert et Josiane Vero du Centre d’études et de recherche sur les qualifications (Céreq).
Dans un contexte d’accélération des évolutions du monde et des besoins de la société, mais également de permanence d’inégalités de parcours, l’orientation des jeunes est au cœur des enjeux de la nation. Le droit au conseil en orientation et à l’information, partie intégrante du droit à l’éducation, est inscrit dans le code de l’éducation.
Trois ans après la fin des études, l’insertion professionnelle des jeunes diffère selon qu’ils sortent du secteur public ou privé. L’avantage apparent de certaines formations privées masque une réalité plus complexe, et s’explique largement par la composition sociale des publics des deux secteurs, les parcours scolaires et la place croissante de l’alternance. Une fois ces facteurs pris en compte, les écarts favorables au privé disparaissent le plus souvent, voire s’inversent dans certaines formations du supérieur. À partir de l’enquête Génération 2021, ce Céreq Bref montre que le secteur d’enseignement compte moins, à lui seul, que les profils et les formations qui y sont associés.
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