e ministre autrichien de la Défense Gerald Klug a officiellement transféré les deux premiers hélicoptères de transport Bell 212 au commandement du soutien aérien. La flotte de 23 appareils devrait être totalement rénovée d’ici la fin de l’année 2015 et permettra d’utiliser les hélicoptères jusqu’en 2040, selon le communiqué du ministère.
Les modifications apportées aux Bell 212 comprennent de nouvelles lunettes de vision nocturne, un nouveau kit d’autoprotection composé d’un système de détecteur de départ de missiles, un récepteur d’alerte radar et un nouveau système lanceur de leurres.
Les biturbines Bell 212 de l’armée autrichienne sont surtout utilisés pour des missions de transport, de sauvetage en montagne, d’évacuations sanitaires, de lutte contre les feux de forêt et largage de parachutistes.
L’armée de l’air philippine (PAF) a signé un contrat pour l’achat de huit hélicoptères AgustaWestland AW109 qui seront opérés pour des missions de sécurité intérieure
Cette acquisition fait partie d’une vaste refonte de la flotte d’hélicoptères de la PAF qui comprend l’achat en 2011 de cinq Bell UH-1H Iroquois « Huey », et de cinq anciens UH- 1D allemands qui sont stationnés à l’aéroport de Yuba County, en Californie depuis en 2013 , avec des marques PAF.
L’inventaire de la PAF en général, et du parc de UH-1 en particulier, a souffert d’un taux de perte élevé au cours des dernières années. La majorité des « Huey » de la PAF sont des vétérans de l’armée américaine durant la guerre du Vietnam, et qui ont fait l’objet de nombreuses missions au cours des 40 années de service.
Mais les préoccupations concernant la navigabilité de la flotte d’hélicoptères philippins ne sont pas été limitées à sa flotte de Huey. En août 2010, un hélicoptère Bolkow BO-105 C d’Eurocopter s’est écrasé dans la mer au sud des Philippines, tuant les deux pilotes.
D’autres hélicoptères actuellement en service dans la PAF comprennent le PZL-Swidnik W-3 Sokól, le MDHI MD 500 Defender, le Sikorsky S-70A Black Hawk, le Sikorsky AUH-76/S-76A, l’AgustaWestland AB205A, et le Bell 412EP/SP.
Après l'annonce des dissolutions du 4e RD (Dragons) de Carpiagne et du 110e RI de la brigade franco-allemande basé à Donaueschingen, il ne resterait que deux annonces de fermeture si l'on en croit une nouvelle audition en octobre à l'Assemblée nationale du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bertrand Ract-Madoux.
Un régiment d'infanterie et un d'artillerie (photo ministère de la Défense d'un AUF1 du 40e RA) restent à trouver...
En septembre au même endroit, le CEMAT avait évoqué les dissolutions de " quatre voire cinq régiments " et d'un état-major de brigade.
Le général Ract-Madoux est allé un tout petit peu plus loin dans la précision des objectifs de dissolutions : " J’espère limiter le nombre de régiments dissous à quatre : deux régiments d’infanterie, un de cavalerie, un d’artillerie. Il était également envisagé de supprimer un régiment du génie et un de transmissions, mais je souhaite préserver les fonctions d’appui qui ont été fortement touchées par la déflation des effectifs. "
Quand on aborde la dissolution d'un régiment d'artillerie, on pense inévitablement au 40e régiment d'artillerie de Suippes et de ses 32 AUF1. Avec leur canon de 155 et leur châssis d'AMX30 (dont les premiers modèles sortirent en 1966...), ils ne sont plus de la première ni de la deuxième jeunesse. Question mobilité, rapidité et efficacité, ils ne font plus le poids face aux canons de 155 sur camions Caesar, qui font, eux, l'unanimité au 1er RAMa (artillerie de marine) de Laon, au 3e RAMa de Canjuers ou au 68e RAA (artillerie d'Afrique) de La Valbonne. L'époque n'est plus à la puissance et au tir sous blindage mais au mouvement. Il s'agit aussi d'une logique de restriction...
Et puis, après la suppression d'un régiment de la 7e brigade blindée (le 4e RD), il y aurait une forme de logique comptable à " taper " dans la 2e BB.
Seulement, la fermeture de quatre régiments ne suffira pas pour atteindre l'objectif de 6 000 suppressions d'emplois dans la force opérationnelle terrestre d'ici 2019 (3 500 rien que dans l'infanterie). Le CEMAT va donc s'attacher à réorganiser.
" Je vais simultanément modifier l’organisation interne des régiments d’infanterie, de cavalerie et du génie : je vais réduire le nombre d’escadrons et de compagnies, tout en augmentant le nombre d’hommes au sein de chacune de ces unités. À l’échelle du régiment, il y aura bien une certaine réduction des effectifs. " La rationalisation passera notamment par la suppression des services de reconnaissance régimentaires. Dans l'infanterie. Puisqu'on fonctionne en interarmes désormais, la cavalerie conservera cette spécialité pour l'ensemble d'un GTIA. Les régiments devraient être réduits en moyenne de 71 personnes. " En définitive, les régiments dissous mis à part, nous devrions conserver sensiblement les mêmes capacités militaires. " Sensiblement.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, le CL-415 "Superscooper" n'avait encore jamais été acheté par un opérateur américain. C'est désormais chose faite, depuis le 3 novembre : l'opérateur privé Tenax Aerospace vient d'officialiser un premier contrat pour l'acquisition d'un exemplaire du célèbre bombardier d'eau canadien. Plus connu sous le nom de son ancien constructeur Canadair, l'avion a été livré dans la foulée par Bombardier. Le montant de la transaction est évaluée à 34,5 M$, prix catalogue.
L'avion sera exploité pour le compte de l'US Forest Service (USFS), en charge de la lutte anti-incendie aux Etats-Unis. L'agence gouvernementale développe ainsi ses capacités en terme d'avions-écopeurs. Après plusieurs années de carence, l'USFS passe de nouveau des contrats avec des exploitants de CL-215 (prédécesseur du CL-415) depuis 2011.
Par ailleurs, Bombardier a précisé qu'il s'agissait du cinquantième CL-415 assemblé par ses soins depuis le rachat de Canadair en 1986.
Le ministère de la Défense polonais est en train de modifier les exigences opérationnelles obligatoires de sa marine afin de faire concourir les sous-marins allemands U212 de ThyssenKrupp Marine. Ssytems. Une fois ce travail achevé, les U212 seront les favoris du futur appel d'offre de Varsovie.
En dépit de tous ses efforts, DCNS a toujours un train de retard en Pologne pour la vente de trois sous-marins à Varsovie évaluée à plus de 1,5 milliard d'euros. Non pas que la proposition du groupe naval tricolore soit mauvaise, mais elle est plutôt largement ignorée par le ministère de la Défense et les marins polonais, qui lui préfèrent les U212A, des sous-marins allemands construits par ThyssenKrupp Marine Systems AG (TKMS).
Selon nos informations, la Pologne pourrait relancer le processus d'acquisition dans le cadre d'une demande d'information (RFI ou Request for information) avant la fin de l'année. Un appel d'offre pourrait suivre en 2014. Varsovie a donc abandonné l'idée d'obtenir des sous-marins allemands dans le cadre d'un contrat de leasing. C'est ce qu'a annoncé fin octobre le ministère de la Défense polonais au Parlement.
Pourtant, en septembre, la Pologne pour faire face à des difficultés budgétaires avait été contraint de tailler dans le budget de la défense en réduisant les dépenses à hauteur de 3,5 milliards de zlotys (840 millions d'euros). Un effort qui avait contraint le ministère à prioriser trois grands programmes d'acquisition (hélicoptères, défense aérienne...), d'où étaient absents les sous-marins.
Pourquoi DCNS reste-t-il hors-jeu
En dépit de son obstination à concourir, DCNS, qui dans son offre propose le sauvetage des chantiers navals polonais contrairement à TKMS, devrait pourtant rester hors-jeu. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons. Notamment, le ministère de la Défense polonais est en train de préparer un appel d'offre favorable à TKMS. Car après une étude, le ministère s'est rendu compte que les U212A ne satisfont pas à toutes les exigences obligatoires de la marine polonaise, dont le système de propulsion du sous-marin et le système de sauvetage.
C'est ce qu'a expliqué très clairement le ministère de la Défense polonais au Parlement sans aucun complexe. Du coup, le ministère a demandé à une équipe d'experts de modifier les exigences de la marine polonaise pour l'acquisition des sous-marins allemands. En clair, des "petits" arrangements entre amis. La marine polonaise estime que ces travaux seront achevés "au plus tard le 8 novembre". Une fois validée, cette étude permettra de lancer un appel d'offre en bonne et due forme faisant la part belle aux U212A. Bref, rien de bon pour DCNS.
Un accord en préparation entre Berlin et Varsovie
DCNS doit également affronter des vents contraires sur le plan diplomatique. L'Allemagne et la Pologne, qui ont déjà signé en mai dernier une lettre d'intention (LoI) consolidant leur partenariat stratégique dans le domaine naval, pourrait au début de l'année signer cette fois-ci un accord d'Etat à Etat. Dans les annexes de la Lol, les deux pays souhaitent établir une autorité opérationnelle commune pour les sous-marins allemands et polonais. Si un nouvel accord était signé en février, l'Allemagne pourrait mettre à disposition de la marine polonaise un ou deux sous-marins U212 pour l'entrainement et des exercices conjoints entre les deux marines.
Enfin, la Norvège, qui prévoit également d'acquérir de quatre à six sous-marins, est intéressée par une commande commune avec d'autres pays. Oslo aurait ainsi approché Varsovie ainsi que d'autres pays pour une acquisition commune. Une initiative encouragée par TKMS, qui consoliderait ainsi ses positions commerciales en Pologne et en Norvège, dont la marine est déjà équipée de sous-marins allemands de la classe Ula (type 210 allemand).
TOKYO (AFP) - Japan is considering boosting its fleet of Aegis-equipped destroyers from six to eight to counter threats from North Korean missile development and tensions with China over territory, a daily said on Tuesday.
The government has started making arrangements to build two new Aegis vessels equipped with advanced interceptor missiles, the daily Yomiuri Shimbun said, quoted anonymous sources.
Tokyo hopes to include the plan in a new basic defence programme to be adopted at the year-end, the paper said, adding the new destroyers could be deployed within 10 years.
Japan currently has six vessels with the US-developed Aegis combat system.
Taipei, Nov. 4 (CNA) The surface-to-air missiles on the Navy's fleet of La Fayette Class frigates will be replaced with a more advanced system starting in 2017, a senior Naval officer said Monday. The U.S.-made RIM-72C Sea Chaparral missiles will be replaced with Taiwan's own Sky Sword IIs, Navy Chief of Staff Kao Tien-chung said when answering questions at the Legislative Yuan's Foreign and National Defense Committee. The ship-based Sky Sword II, or Tien Chien II, is a variant of the radar guided air-to-air missile developed by the Chungshan Institute of Science and Technology (CSIST) under the Ministry of National Defense. It has a range of about 100 kilometers, compared with the Sea Chaparral's 10 km. The U.S.-made missiles were first deployed by the Navy in the early 1970s. Taiwan took delivery of its first 3,200-ton La Fayette frigate from France in 1996. All six frigates are equipped with French-made surveillance and combat systems, although the weapon systems are all made in the United States or Taiwan.
Wichita, au Kansas Beechcraft Corporation a annoncé la vente de 6 avions T-6C destinés à la Force aérienne du Mexique (FAM), le contrat comprend également les pièces et support destinés au personnel de maintenance FAM.
Cette commande fait suite à une commande initiale de six T-6C datant de janvier 2012 Ces six T- 6C constituent une autre étape dans le remplacement vieillissement PC-7 la flotte de la FAM . Beechcraft ayant été choisi par le Mexique, car la société Suisse Pilatus ne pouvaient proposer un appareil armé.
Le T-6 « Texan II » :
Le Hawker-Beechcraft T-6B « Texan II» est la version la plus moderne disponible de la gamme T6, le cockpit comprend un Head-Up Display (HUD) couplé avec panneau de configuration Up-Front (UFCP), et Hands-On Throttle and Stick, soit le système mains sur manettes et manche. Le T-6B dispose d’une avionique avec écrans EFIS et système d’enregistrement des données de vol numérique. Le T-6B est un avion d'entraînement primaire qui permet un enseignement de base aux procédures de vol et aux instruments et permet d’effectuer les figures d’introduction à la voltige.
Le Beechcraft T-6 «Texan II» est un aéronef à turbopropulseur monomoteur construit par la Raytheon Aircraft Company (maintenant Hawker-Beechcraft). Basé sur une cellule de Pilatus PC-9.
Le T-6 est un développement du Pilatus PC-9, modifiés de manière significative par Beechcraft en vue d'entrer dans le système commun de formation primaire d'aéronef (JPATS) prévu pour les Forces aériennes américaines. Des modifications mineures ont été introduites sur la cellule d’un PC-9, mais des conflits entrer l’USAF et la Navy ont entraîné des retards et des augmentations de coûts (par rapport aux estimations initiales de 3,9 millions à près de 6 millions dollars par avion). De plus, le T-6 se retrouve avec un surpoids de 22% vis-à-vis du PC-9 initial.
Le modèle T-6C est le même que le modèle que le « B » mais permet l’emplois d’armes de bord, telles que : canons, roquettes et bombes.
WASHINGTON, les États-Unis ont accepté la vente d’un premier lot de six Boeing-Bell V-22 à l’Etat d’Israël. Ces appareils devraient être livrés dans les deux ans, faisant de l’Etat Hébreu, le premier client à l’exportation du V-22.
«Cet appareil va donner à l’aviation israélienne, des capacités accrues en matière de recherche et de sauvetage maritime» a déclaré le Secrétaire américain à la Défense M. Hagel.
Version non divulguée :
On ne connait par contre, pas la version du V-22, qui sera vendue à Israël, soit le MV- 22 utilisé par les Marines, ou le plus avancé VC-22, la variante de l'US Air Force. Le MV-22 dispose de moins d'électronique de pointe alors que le VC-22 dispose lui d'un capteur infrarouge de nature prospective et d'autres systèmes d'avionique de pointe qui lui permettent de fonctionner à basse altitude dans des conditions météorologiques défavorables.
Cependant, lors des essais en Israël se sont des VC-22 qui ont été testés, se qui pourrait donc favoriser cette version.
Le V-22 «Osprey» :
Le V-22 Osprey est aéronef de transport multirôle utilisant la technologie du rotor basculant pour combiner les performances en vol vertical d'un hélicoptère avec la vitesse et la portée d'un aéronef à voilure fixe. Avec ses nacelles et les rotors en position verticale, il peut décoller, atterrir et décoller comme un hélicoptère. Une fois en vol, ses nacelles basculent.
Pour se comporter comme un avion à turbopropulseur capable de haute vitesse et de vol à haute altitude.
A ce jour, 230 V-22 sont en service sur un total de 360 appareils commandés. Le programme «Joint Advanced Vertical Lift Aircraft» est lancé en 1982 sous la direction de Bell Helicopter et Boeing. Le programme fut plusieurs fois menacé d’abandon pour des raisons budgétaires et le premier prototype commencera ses essais le 19 mai 1989, en vol stationnaire uniquement. Le premier vol horizontal ayant lieu le 14 septembre.
En novembre 2000 le fonctionnement depuis un porte-avions est validé.
Il faudra cependant attendre 2005 pour le lancement de la production de pré-série qui devra permettre la mise en service d’une escadrille «test». Celle-ci sera notamment mise à l’épreuve en engament réel en Irak durant l’année 2007.
Le F-35 est enfin en passe de gagner ses premiers galons de véritable avion de combat. Les 30 et 31 octobre derniers, il a démontré deux capacités offensives complètes avec deux essais d'armements faisant intervenir l'ensemble de son système de guidage.
Le 30 octobre, un F-35B a largué une bombe GBU-12 qui a ensuite été guidé jusqu'à son objectif (immobile) au moyen du système optronique EOTS (Electro-Optical Targeting System). Cet essai s'est déroulé dans le polygone de tir de la base d'Edwards. L'armement de 226 kg a été largué à l'altitude de 7600 m et a plané durant 35 secondes avant de frapper sa cible.Ce n'est pas la première fois qu'un F-35 largue un armement de type GBU-12 depuis sa soute à munitions. C'est par contre la première fois qu'un tel armement est guidé jusqu'à l'impact par l'EOTS. Ce dernier, mis au point par Lockheed Martin, est un capteur intégré à la cellule du F-35 (sous son nez) disposant notamment d'une caméra infrarouge et d'un IRST (capteur infrarouge de recherche et de poursuite). Combinant des fonctions air-air et air-sol, l'EOTS est censé présenter des performances comparables à la nacelle de désignation Sniper dans cette dernière mission.
Le lendemain, toujours dans la zone d'essais d'Edwards, c'est un F-35A qui a abattu une cible volante au moyen d'un AIM-120 AMRAAM. Selon Lockheed Martin, cet essai a démontré avec succès le fonctionnement de l'ensemble de la chaine de tir du F-35. Ce dernier a correctement détecté et fait l'acquisition de sa cible au moyen de son radar AN/APG-81. Le missile a ensuite été tiré et guidé jusqu'à mi-course en se fiant aux données transmises par l'avion. Une fois à portée, le système de guidage de l'AIM-120 a pu prendre le relais jusqu'à l'impact avec la cible.
Démarrés l'an dernier, l'ensemble des essais d'armements menés jusque-là n'avaient jamais comporté de phase de guidage avec impact sur cible.
C’est une petite révolution que va subir la cavalerie française. Déflations massives obligent, la cavalerie qui assiste déjà à la suppression de son 4ème Régiment de Dragons sur chars Leclerc doit perdre au total une dizaine d’escadrons pour arriver dès 2014, à 40 de ces unités. Seront donc supprimés dès l’année prochaine, les escadrons d’éclairage et d’investigation (EEI) ainsi que les escadrons d’aide à l’engagement (EAE).
Les EEI et EAE disparaissent
Les six escadrons d’EEI sont des unités de cavalerie très particulières, équipant presque la totalité des brigades françaises (seules la Brigade d’Infanterie de Montagne et la 11ème Brigade Parachutiste n’en possèdent pas). Ces unités de reconnaissance originales créées durant la seconde guerre mondiale sont rattachées directement au commandant de brigade. Bénéficiant ainsi d’une grande indépendance, ces unités ont finalement un statut assez particulier dans l’armée de terre et se sont fait une belle réputation durant leurs engagements. De toutes les opérations (Liban, Côte d’Ivoire ou Mali), l’EEI constituait l’ossature de la QRF en Afghanistan et est à maintes reprises venue appuyer des unités françaises en difficultés. Sans doute due à son fort esprit d’indépendance, l’EEI est également connu pour avoir forgé de forts caractères et donné à l’armée de terre de grands chefs, à l’instar du général Ract Madoux (EED de la 7ème division blindée), actuellement chef d’Etat Major de l’armée de Terre. De création beaucoup plus récente, les escadrons d’aide à l’engagement (EAE) ont néanmoins connu une vie opérationnelle chargée : de l’Afghanistan au Liban. Plus récemment, au Mali, durant l’opération Serval, les EAE engagés ont assuré très efficacement pendant plus de deux mois la sécurisation de la ville de Tombouctou.
« Moins avec plus »
La cavalerie française ne sera donc demain plus formée que de 40 escadrons qui du coup vont être « densifiés ». Les régiments Leclerc vont ainsi passer de 13 à 17 chars XL et ainsi, dès l’année prochaine, un peloton sera constitué de 4 chars au lieu de 3 actuellement. « On fait moins avec plus » commente une source proche du dossier. Conséquence, les unités envoyées demain en opex seront aussi plus lourdes.
Les EEI sont morts, vive les ERIAC
Unités de reconnaissance, les montures des EEI sont les VBL (un escadron = 3 pelotons à 6 VBL), tandis que les EAE sont des unités d’engagement anti-char. Fortement armées (VAB Hot ; VBL et VAB T20-13), une des critiques des EAE était leur faible protection sous blindage. Toutes ces unités vont donc disparaître et être reversées dans des unités recrées, les ERIAC (Escadron de Reconnaissance et d’Investigation Anti-Char), qui récupèrent les missions à la fois des EEI et des EAE. Ainsi demain, un régiment de cavalerie sera composé de 3 escadrons de chars lourds (Leclerc) ou légers (AMX10RC ou Sagaie) et d’un ERIAC.
C'est une donnée rarement prise en compte lorsque l'on se penche sur la condition militaire : le revenu non pas de l'individu, militaire ou civil, mais celui du ménage dont l'un des membres est militaire. Pour la deuxième année consécutive, le Haut comité d'évaluation de la condition militaire (HCECM) vient de s'y pencher avec l'aide de l'Insee et les conclusions sont sans appel : les ménages militaires ont des revenus nettement inférieurs à ceux des civils, à catégories socio-professionnelles comparables. La différence provient, non pas des soldes qui sont comparables aux traitements et salaires des civils, mais du revenu du conjoint, nettement plus fabile en moyenne. C'est la conséquence directe de la mobilité des cadres militaires, qui empêchent les conjoints de mener une carrière professionnelle comparable à celle qu'ils meneraient dans un ménage civil.
Par rapport à un ménage de fonctionnaire civil de l'Etat, le niveau de vie moyen annuel du foyer militaire est inférieur de 18%, le revenu du conjoint étant lui inférieur de 33%.
Par rapport à un ménage travaillant dans le secteur privé, la différence est de 21% pour les officiers, 11% pour les sous-officiers et 4% pour les militaires du rang. Néanmoins, le niveau de vie annuel d'un ménage dont la personne de référence est un militaire du rang est supérieur de 7% à celui d'un ouvrier.
La carrière des officiers, avec ces mutations fréquentes, tous les deux ou trois ans, est en effet historiquement construite sur le sacrifice de la carrière de leurs épouses. Le HCECM n'en critique pas moins "la mobilité pour la mobilité", estimant qu'elle est restée l'an dernier à un taux très élevé (15,2% des militaires mutés dans l'année) alors que la grande vague est restructurations est passée. Cette mobilité entraine le phénomène bien connu du célibat géographique, qui concerne 10% des militaires, et se répand plus on monte dans la hiérarchie : 5% chez les militaires du rang, 17% chez les officiers supérieurs.
Si les revenus des militaires ont progressé ces dernières années, au point que la masse salariale augmentait alors que les effectifs baissaient, la situation concrète des ménages militaires restent donc moins bonne que celle des civils à catégorie égale. Il y a là une vraie spécificité militaire : la mobilité (peut-être trop importante, mais qui ne peut être réduite au delà d'un certain seuil) empêche les conjoints de mener des carrières normales. D'où moins d'argent au final.
Eurofighter has signed a new development contract with the four European partner nations for the Typhoon. The Evolution Package 2 (EP2) comprises various improvements to the combat jet’s avionics. Two days earlier, EADS Cassidian said that flight testing of an earlier set of improvements had been completed.
The EP2 package is due for delivery by the end of 2015. It includes enhancements to the defensive aids subsystem (DASS); multifunction information and distribution system (MIDS); flight control system (FCS) and utility control system (UCS). The Captor-M radar will be upgraded to allow firing of the Meteor BVRAAM. Eurofighter chief executive officer Alberto Gutierrez said the EP2 contract represents a significant milestone, ensuring that “the capability package we offer our customers is the best anywhere in the world.”
However, the package does not include long-awaited replacement of the mechanically scanned Captor-M with the E-scan (advanced electronically scanned array) version. Nor does it formalize the integration of additional weapons such as the MBDA Storm Shadow cruise missile. A Eurofighter spokesman explained that EP2 would pave the way for such capability improvements. He said the company has not released the list of future upgrades known as the Phase Two Enhancements (P2E), but AIN believes it includes the E-scan radar and the Storm Shadow.
The spokesman said Eurofighter and the Euroradar consortium started full-scale development of the E-scan radar in July 2010 and had made a significant investment. A development radar would be tested this year and would fly on Instrumented Production Aircraft (IPA) 5 in 2014. “The E-scan radar will be available to the market when our current and potential customers need it,” he added.
Meanwhile, the Phase One Enhancements (P1E) are now fully integrated, after flight tests on IPA numbers 4 and 7. They comprise full laser-guided bomb integration (Paveway IV and EGBU-16), including the laser designation pod; digital integration of the short-range air-air missiles, such as Iris-T; upgrades to the MIDS and the helmet-mounted sight (HMS) to allow for air-surface attacks; IFF Mode 5; and improvements to the radios, DASS and the direct voice input (DVI) system.
Commenting on the conclusion of P1E flight tests, Cassidian’s Eurofighter project pilot Chris Worning said, “Deploying multiple weapons with attack constraints simultaneously in all weather has never been easier.” The customer air forces will be able to introduce the package by the end of the year.
Boeing va continuer à augmenter l'efficacité et la polyvalence du bombardier B-52 en vertu d'un nouveau contrat de l'US Air Force. L’objectif concerne l’accroissement de l’emport d’armes intelligentes de l’ordre de 50%. Le contrat est estimé à 24,6 millions de dollars,
Boeing va s’employer à modifier les lanceurs d'armes existantes en soute, afin de permettre l’usage d’armes à guidage automatique en phase terminale. Pour l’US Air Force l’intérêt consiste à allié le temps de vol particulièrement long du B-52 avec la capacité de disposer d’un système d'armes efficace et polyvalent. Cette extension de capacité d'armes se joint au programme CONECT, qui concerne la mise à niveau globale des systèmes de communication en cours d'installation sur la flotte de B-52.
Boeing va mettre au point trois lanceurs prototypes pour des évaluations. Le programme prévoit que les premiers B-52 puissent recevoir le nouvel équipement à partir du printemps 2016. Les B-52 seront alors capables de transporter 24’500 livres de munition de type Joint Direct Attack (JDAM) ou 20 JDAM de 2000 livres. Les phases ultérieures permettront d’ajouter l’antimissile ainsi que des engins Air-to-Surface Standoff, (JASSM) et sa variante de longue portée (JASSM-ER).
Anticipant une baisse prévisible de ses activités liées aux marchés de la défense, Thales Airborne Systems souhaite adapter ses effectifs. Une rencontre entre les syndicats et la direction des ressources humaines de la société Thales Airbone Systems a eu lieu mercredi 6 novembre pour discuter des procédures d’adaptation de l’emploi que l’entreprise souhaite mettre en place pour palier la baisse d’activité attendue notamment sur les marchés de la défense. "Il n’est pas question de plan social, ni de plan de départ volontaire mais d’adapter nos effectifs de manière contrôlée et limitée en raison d’une baisse prévisible de notre charge de travail", indique un porte-parole du groupe [...]
La blogosphère chinoise a livré cette semaine des images d’un nouveau drone venu de Chine. Ce monoréacteur apparaît comme un système de classe Male (moyenne altitude longue endurance) haut de gamme, équipé de capteurs optiques et radars, comme en témoignent certaines « ouvertures » visibles de part et d’autre du fuselage avant.
Ce nouveau drone présente un air de ressemblance avec le projet de drone à haute altitude Soar Dragon, développé par l’Institut 611 de Chengdu, affichant comme ce dernier une aile de type rhomboïdal. En revanche, ce nouveau drone est équipé d’un empennage en V, tandis que l’autre était doté d’une unique dérive verticale, et il semble plus petit que le projet de Chengdu.
C’est le 31 octobre dernier que le MQ-8C Fire Scout, l’hélicoptère dronisé de la Marine américaine, a effectué son premier vol au-dessus de la base navale de Ventura County, à Point Mugu, en Californie. L’appareil est resté dans une zone contrôlée durant un vol de 7 minutes afin de valider les systèmes autonomes de contrôle. Un deuxième vol a eu lieu quelques 2 heures plus tard et a atteint une altitude de 150 mètres.
Le MQ-8C doit, selon l’US Navy, surpasser les performances du MQ-8B, qui opère actuellement sur le navire USS Simpson. Il aura un rayon d'action de 270 km (150 miles nautiques) et une capacité de 320 kg de charge utile. Il a été développé par Northrop Grumman à partir du Bell 407.
Le MQ-8C ne devrait être déclaré opérationnel (IOC) qu'en 2016, mais un premier déploiement pourrait toutefois avoir lieu dès le début de l'année 2014.
SEVILLE, Airbus Military continue de diversifier son offre avec le C295, avec une nouvelle version déclinée en avion de lutte incendie.
Airbus Military vient de débuter des essais en vol avec un C295 configuré en bombardier d’eau. L’avion test est ainsi équipé d’un équipement interne anti-incendie qui comprend une citerne à eau et d’un équipement permettant le largage de l'eau via la rampe arrière.
Ces essais vont dans la continuité du constructeur à offrir sur le marché des versions du C295 susceptibles de répondre à diverses tâches spéciales, comme une version en mode patrouilleur maritime ou la détection avancée.
Rappel :
Le CASA C-295 est un avion cargo tactique militaire développé en Espagne par Airbus Military. Il s'agit d'une évolution du CN-235.
Fin 1996, l’état-major de l’Armée de l’air espagnole émit la fiche-programme FATAM (acronyme de « futur avion de transport moyen »), le but étant d’obtenir un avion de transport intermédiaire entre le CN-235 devant remplacer les C-212Aviocar en fin de carrière. La capacité d’emport du CN-235 devait être accrue de 50 % pour des performances identiques et l’appareil devait pouvoir opérer de pistes non préparées.
Pour répondre à un coût faible et dans les délais requis, CASA imagina de modifier le modèle 235 en ajoutant une section de fuselage de 1,50 m de long de chaque côté de la voilure et renforçant la section centrale de l’aile, qui recevait trois points pour charges externes de chaque côté. Le train d’atterrissage était également renforcé, avec adoption d’un diabolo avant, une nouvelle avionique développée avec Sextant. Enfin la motorisation était revue, les turbopropulseurs PW127G entraînant des hélices à six pales Hamilton Standard 568F-5. Avec une cabine offrant un volume utile de 12,69 × 2,70 × 1,90 m (57 m3) ce cargo tactique offre une charge utile de 7 050 kg (9 250 kg en surcharge) et peut transporter 71 hommes assis ou 48 parachutistes équipés, 24 civières et quatre médecins ou infirmiers, cinq palettes 88 × 108 ou trois véhicules légers.
Our interview on LRASM with a Lockheed Martin representative during AUSA 2013. LRASM (Long Range Anti-Ship Missile) is an autonomous, precision-guided anti-ship standoff missile leveraging the successful Joint Air-to-Surface Standoff Missile Extended Range (JASSM-ER) heritage, and is designed to meet the needs of U.S. Navy and Air Force warfighters. LRASM is in development with Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) and the Office of Naval Research. Lockheed Martin's offering has both surface-launched and air-launched variants to prosecute sea-based targets at significant standoff ranges.
It’s not the usual kind of fanfare you would associate with the launching of a nation’s cutting edge new submarine, but this is Japan – and they do things a little bit differently here. Amid balloons, party banners, the odd “rising sun” war flag here and there, and confetti (lots of confetti, there has to be confetti), the Japan Marine Self Defense Force (MSDF) launched its newest state-of-the-art toy – the submarine Kokuryu, which literally means “Black Dragon”.
The submarine Kukoryu was made by Kawasaki Heavy Industries and is said to be made with leading edge technology, costing Japanese taxpayers a hefty 53.4 billion yen (around US$540 million). But not only was the submarine itself expensive, it seems that the MSDF spared no cost for the launch ceremony, having cool party stuff that would be the envy of any 7-year-old boy. The launch committee had put out streamers, lots of balloons, and confetti to decorate the ceremony venue – making the launch ceremony a cross between a war rally and a really fun kiddie party.
The submarine is not yet fully fitted out internally, sources say, and it will sit in the dock until the internal fittings have been finished. But it is a significant event that Japan is putting out a new high-tech submarine, complete with “rising sun” war flags that are sure to attract the ire of neighbors China and South Korea, especially since South Korea is not too happy with Japan right now and Korean citizens actually think that Japan may still be a military threat to them in this day and age.
L’US Navy se retrouve coincée avec les retards du programme F-35, pour compenser, la Marine américaine prévoit de compléter sa flotte avec une nouvelle commande de «Super Hornet». Mais celle-ci, pour cause d’attrition budgétaire envisage, même de relancer les bons vieux S-3A «Viking».
Je vous en parlais déjà dans un article daté du 17 janvier 2011, les retards du F-35 de Lockheed-Martin profitent clairement à Boeing qui se retrouvent à devoir prolonger la fabrication du «Super Hornet». En effet, l’US Navy doit maintenant compenser le manque d’équipement en aéronefs avec une commande supplémentaire Boeing F/A-18E/F «Super Hornet» pour l'exercice 2015, alors même que le plan actuel est de cesser l'approvisionnement de ce type d’appareil, dans le courant de l'exercice 2014.
Dans un avis de pré-sollicitation, le commandement du Naval Air Systems confirme son intention de négocier un prix fixe avec Boeing pour l’achat de 36 F/A-18E/F «Super Hornet « et F/A-18G «Growler» destinés pour l’exercice 2015.
Normalement, la Marine a des commandes pour 260 Lockheed-Martin F-35C avec une capacité opérationnelle initiale prévue entre août 2018 et février 2019. Ces F-35 pourraient coûter jusqu'à 125 millions de dollars chacun, selon un analyste de la défense aérienne, tandis que les coûts du «Super Hornet» sont eux de 50 millions par appareils.
La Marine se retrouve également avec des contraintes de budget, qui l’oblige à faire des choix drastiques. On ne sait donc pas encore si la commande de «Super Hornet» aura un impact sur les achats de F-35 et si celle-ci sera acceptée !
Le retour du S-3A «Viking» ?
Mais la seconde nouvelle qui a de quoi surprendre, concerne le retour possible des bons vieux S-3A «Viking». Lockheed-Martin est sur le point de ressusciter les «Viking» à la retraite, afin de satisfaire aux exigences à la fois de L’US Navy, mais aussi pour la Marine de la République de Corée du Sud.
L’USN risque en effet de se retrouver à terme avec un manque d’avions destinés au transport à bord et livraison (COD) et pour le ravitaillement air-air. Le «Viking» pourrait venir renforcer et même remplacer les C-2 «Greyhound» vieillissants. Pour l’avionneur, cette solution serait peu coûteuse et facile à mettre en oeuvre avec les 100 S-3A actuellement stockés.
Commentaires :
L’USN de retrouve directement piégée entre les surcoûts et retards du programme F-35 et les contraintes budgétaires imposées par la Maison Blanche. Pourtant, les missions ne manquent pas pour la Marine américaine qui va devoir jongler en tiraillant son budget avec notamment des solutions de rechanges. Mais aura-t-elle pour autant la possibilité de tirer son épingle du jeu ? En effet, la politique sous le Capitole ne correspond pas forcément avec les besoins du terrain. Des pressions se font pour éviter de relancer des contrats avec Boeing dans l’attente du F-35, alors que d’autres veulent au contraire les maintenir ! L’USN se retrouve quant à elle au milieu d’un champs de bataille, qu’elle ne contrôle pas !
Taïwan vient de recevoir ses premiers hélicoptères Boeing AH-64E «Apache», les six appareils sont arrivés hier dans le port de Kaohsiung, par voie maritime. L’ìle de Taïwan a commandé un total de 30 AH-64E «Apache» en 2008 pour un montant de 2,01 milliards de dollars US.
Taïwan deviendra en avril prochain, le premier pays en dehors des États-Unis à déployer ce type d'hélicoptère. L'armée américaine a pris livraison de son premier AH- 64E à la fin de l’année 2011.
Le contrat de vente d'avions Rafale à l'Inde sera prêt avant les élections législatives du printemps, assure le PDG de Dassault Aviation Eric Trappier sur BFM Business.
Dassault Aviation compte toujours finaliser la vente de Rafale à l'Inde avant le printemps. Son PDG l'a redit le 4 novembre sur BFM Business. "Avec nos partenaires indiens, qu'ils soient le ministère de la Défense ou les industriels, nous faisons tout pour que le contrat soit prêt avant les élections", a-t-il déclaré sur la radio économique. "Ensuite, il reviendra au gouvernement indien de décider s'il souhaite signer avant les élections ou ne pas en faire un problème électoral et le signer après". Eric Trappier se dit "optimiste" sur une finalisation rapide du document, même si le processus est lourd et complexe.
Les constructeurs traditionnels de véhicules blindés vont mal. Le groupe européen de l’armement terrestre GD European Land Systems (GDELS), filiale européenne du géant américain General Dynamics s’apprête à supprimer jusqu’à 200 emplois dans sa filiale autrichienne Steyr. L’essentiel des licenciements vont dramatiquement affecter l’usine Steyr de Simmering, près de Vienne. Les négociations pour un plan social ont été lancées cet été et les premiers départs sont attendus début 2014. En cause, bien sûr, l’effondrement des commandes de véhicules blindés. Un marché des blindés qui devient très difficile dû aux baisses significatives des budgets défense et également à l’arrivée des pays « low cost » sur ce segment (Chine, Turquie, Corée…). Steyr terminera en avril 2014 la livraison des derniers transports de troupe de type Pandur II (photo) commandés par le Koweït. Steyr a notamment réalisé lʼAscod (véhicule de combat dʼinfanterie austro-espagnol), connu sous le nom d’Ulan dans l’armée autrichienne. Et même si l’Ascod serait retenu dans la compétition britannique FRES Scout, l’offre prévoit que les caisses seront réalisées par la filiale espagnole de GDELS (Santa Barbara Sistemas). Au final, il ne devrait rester chez Steyr à Simmering qu’entre 70 à 150 employés, autant dire rien. Steyr qui emploi encore 400 personnes aujourd’hui, va donc de facto quasiment disparaitre, ne conservant qu’une activité locale minime de MCO (Maintien en condition opérationnelle).
L’activité terrestre de BAe mal en point
Le mouvement des fermetures d’usines de plateformes terrestres a débuté déjà il y a quelques années. Le géant anglo-américain BAE licencie lui aussi à tour de bras, y compris aux USA, suite aux baisses importantes des budgets et contrats défense. Les 300 employés de l’usine texane de Sealy, près de Houston, vont se retrouver sur la carreau dès juin de l’année prochaine. Même sur ses terres, le britannique s’efface, l’usine de Leicester a déjà fermé ses portes et celle historique de Newcastle (plus de 300 salariés), qui produit le véhicule du génie Terrier va fermer dans les mois qui viennent. Il s’agit de la dernière usine de production de plateformes terrestres sur le territoire britannique. Les capacité de production de BAe en Europe vont bientôt se limiter à celle suédoise d’Hagglunds, qui a également vu sa surface diminuer…
A contrario, en France, Nexter semble bien se porter et la tendance est plutôt à l’embonpoint des effectifs. Pourvu que cela dur !
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