Dans la série des gros bobards qui font le buzz, l'hebdomadaire suisse L'Hebdo, de Lausanne, a fait très fort cette semaine. Il faut dire que le titre du grand article (quatre pages) du journaliste Patrick Vallélian est alléchant et sent la poudre : "L'armée a eu la peau de Cahuzac". Ce titre est assorti d'un résumé - le "chapô" - qui sent la poudre : "Jérôme Cahuzac voulait couper les ailes de l'armée française sur l'autel de la rigueur budgétaire. Elle l'a fait chuter. Récit d'une affaire d'État". Lorsqu'on lit l'article, on trouve des informations déjà publiées par toute la presse française sur les deux dernières hypothèses budgétaires en confrontation : la première, appelée Y et proche du point de vue du ministère de la Défense ; la seconde, l'hypothèse Z, défendue par le ministère du Budget. Les lecteurs du Point connaissent cette histoire depuis le 13 mars dernier. On se souvient que le président de la République a tranché en faveur du point de vue de Jean-Yves Le Drian, même si bien des ajustements restent à décider.
Ni nouveau ni intéressant : constant
Ces circuits militaro-budgétaires sont d'un grand classicisme. Depuis des dizaines d'années, l'exercice se reproduit avec la même régularité que le passage des saisons. Les militaires demandent constamment une chose : que les engagements pris par l'exécutif et la représentation nationale soient tenus. Et, tout aussi régulièrement, le gouvernement, en la personne du ministre du Budget désigné volontaire pour être le porte-parole de l'administration et des hauts fonctionnaires des finances, obtient que les budgets militaires soient revus à la baisse. Ce n'est ni nouveau ni intéressant. C'est constant. Cette année, dans le cadre de la préparation d'une loi de programmation militaire survenant dans un contexte économique, social et financier désastreux, il était on ne peut plus attendu que les points de vue des deux ministères soient très antagoniques. Le dernier mot est revenu au chef des armées ? C'est juste la norme...
Mais Patrick Vallélian a une autre vision des choses. Il discerne un complot du "complexe militaro-industriel" dans la chute de Jérôme Cahuzac, subodore qu'il a été ourdi par les services secrets et présente même une source "militaire" anonyme prétendant tout net : "Cahuzac ? L'armée a eu sa peau. On ne s'attaque pas impunément à nous ! Il voulait notre mort, nous l'avons eu !" Disons-le tout net : cette galéjade ne tient pas la route une seconde. "La" prétendue "source", présentée d'ailleurs comme "des sources sécuritaires" une ligne plus haut, est sans doute plus proche de la "fiction narrative" ou de l'"info-roman" que de la réalité. Que des services de renseignements (lesquels ?) aient éventuellement enquêté sur un fraudeur fiscal, ce ne serait certes pas une nouveauté ! Mais prétendre que "les services" aient fait chuter l'ex-ministre pour le compte des armées, c'est une plaisanterie.
Cahuzac "fana mili"
Si L'Hebdo avait enquêté sur cette bataille budgétaire, il aurait appris que la Défense comptait en la personne de Jérôme Cahuzac un appui plutôt qu'un adversaire. "Fana mili" de la plus belle eau, comme le rappelait hier Jean-Dominique Merchet, Cahuzac était à peu de choses près convaincu que le point de vue de la Défense - finalement adopté par François Hollande - était le bon. Le problème, c'est que l'ex-ministre du Budget (qui n'aurait pas refusé le ministère de la Défense, le cas échéant) ne s'est pas trouvé suffisamment fort politiquement pour contrer les arguments comptables des fonctionnaires des finances appuyés par Matignon...
On est en plein dans une guerre administrative franco-française on ne peut plus classique, très loin du complot imaginaire inventé par L'Hebdo ! Celui-ci est, il est vrai, habitué à l'exercice, puisque l'auteur de cet article inepte ravit également les lecteurs de son magazine de ses visions sur les attentats du 11 septembre 2001. Tout aussi fumeuses, encore moins drôles ! Mais d'ailleurs, c'est bien sûr ! Où se trouvait Jérôme Cahuzac le 11 Septembre ?
Le programme de rachat d'actions du groupe européen d'aéronautique et de défense a déjà permis la cession de la totalité des parts du groupe Lagardère pour 1,8 milliard d'euros.
Dans un communiqué, le conglomérat EADS indique que l'opération de rachat de 1,56 % des parts de l'Etat français se ferait hors marché pour un prix de 37,35 euros par action.
Cette opération s'inscrit dans le cadre du programme de rachat de titres annoncé le 13 avril dernier, pour un maximum de 15 % au total.
Le groupe Lagardère a finalisé la semaine dernière la cession de la totalité de sa participation de 7,4 % dans EADS, au même prix de 37,35 euros par action.
Le nouveau tour de table d'EADS, qui vient d'entrer en vigueur, vise à ramener la part de l'Etat français de 15 % à 12 % dans la
Boeing has revealed that the first flight of the newest CH-47 Chinook heavy-lift helicopter for the Royal Air Force (RAF) took place on 15 March at the Boeing helicopter facility near Philadelphia. The successful flight took place ahead of schedule and confirmed initial airworthiness for the Mk6 Chinook.
The Mk6 Chinook features advanced technology including UK-specific avionics, a forward-looking infrared system, and interoperable communication and navigation equipment. It is undergoing comprehensive testing in Mesa, Arizona in the US, before delivery to the UK later in 2013.
Capt. David Childs, Chinook team leader, UK Defence Equipment & Support, said: ‘This is a truly impressive achievement for both Boeing and the project team. To see the first aircraft fly less than 20 months after contract signature is a source of great pride for all those involved in this key project.’
The UK Ministry of Defence announced that it would purchase 14 new Mk6 Chinook aircraft in August 2011. The aircraft will join the RAF’s current Chinook fleet of 46 aircraft. The existing fleet is undergoing an upgrade programme as part of Project Julius to provide a new cockpit, upgraded engines, and a common configuration which will ensure coherence with the new Mk6 aircraft. The first upgraded Mk4 Chinook helicopters deployed to Afghanistan in late November 2012.
Airbus Military and MBDA have successfully demonstrated the release of an instrumented Marte MK2/S anti-ship inert missile installed under the wing of the C295 maritime patrol aircraft. The installation of weapons under the wings provides new operational capabilities to the C295 MPA allowing the aircraft to perform new missions demanding by the customers. In the anti-submarine warfare (ASW) role, the C295 is already in-service carrying the MK46 torpedo.
This flight was the last of a series of trials performed in a joint Airbus Military – MBDA collaboration to validate the aerodynamic integration of Marte on C295, its handling qualities and performance tests. This successful trial provides further proof of the operational versatility of the Marte missile and clearly establishes it as the benchmark weapon in the medium weight anti-ship missile sector.
The Marte Mk2/S is a fire-and-forget, all-weather, medium-range sea-skimming anti-ship missile. The weapon is already integrated on the AW-101 and the NFH (Naval NH90) helicopters in service with the Italian Navy and integration activities for the Marte ER on the Eurofighter Typhoon are currently underway.
The missile is equipped with inertial mid-course guidance and radar homing terminal guidance, and capable of destroying small vessels and heavily damaging major vessels. The missile has a weight of 310 Kg and is 3.85 m long.
Alors que François Hollande rencontre ce lundi les grands patrons de l'industrie de défense, Bercy va peut-être réussir, en dépit de la promesse présidentielle, le tour de force de serrer la ceinture aux militaires. Pour l'heure, le Budget a convaincu le Chef de l'Etat d'attribuer à la défense en 2014, un budget de 29,5 milliards d'euros et de le compléter si possible avec 1,9 milliard de recettes exceptionnelles.
Décidemment Bercy ne renonce jamais. Surtout quand il s'agit de trouver des dépenses faciles à couper pour gagner sans trop de mal son combat budgétaire... au détriment du ministère de la Défense et, au-delà, d'une vision à long terme sur les ambitions de la France dans le monde. Bref, Bercy - ou plus exactement son administration - a bel et bien repris la main lors du conseil de défense du 10 avril avec la complicité du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Pourtant, le 28 mars lors de son intervention télévisée, le président François Hollande avait tranché. Entre de nécessaires économies et les menaces pesant sur la France, le Chef de l'Etat avait choisi de maintenir le budget de la Défense tout au long de la prochaine Loi de programmation militaire (2014-1019) au niveau de celui de 2013. Soit 31,4 milliards d'euros par an.
Un budget de 29,5 milliards
Devant les arguments de Bercy, repris d'ailleurs dans une note lue par Jean-Marc Ayrault, qui lui aussi avait pourtant juré le 28 mars devant le Sénat que « le modèle d'armée sera conforme aux ambitions de la France, en Europe et dans le monde », l'Elysée est peut-être sur le point de revenir sur sa promesse de dépenser autant en 2014 qu'en 2013 (31,4 milliards d'euros). Avec quel tour de passe-passe, Bercy a-t-il repris la main. Devant le président, Bercy a défendu le 10 avril que le budget de la défense serait bien de 31,4 milliards d'euros en 2014... mais en incluant 1,9 milliard d'euros de ressources exceptionnelles, que les budgétaires appellent dans leur jargon REX. Soit un budget de 29,5 milliards d'euros auxquels l'Hôtel de Brienne pourrait compter sur 1,9 milliard d'euros de REX hypothétiques. Une nuance de taille pour la défense, qui pour le coup ne se fait aucune illusion sur l'existence de ces ressources extra-budgétaires. Ou comment François Hollande s'est fait embobiner par Bercy et Matignon, qui ont toujours été des alliés pour réduire le budget de la défense.
Bercy a bien verrouillé le débat
En fait Bercy a très bien verrouillé le débat et ce, en dépit du départ de Jérôme Cahuzac, prêt à tailler sans état d'âme dans les dépenses de défense, et des promesses de François Hollande. Il peut compter sur l'appui du conseiller budgétaire de Matignon et de celui de l'Elysée pour court-circuiter la relation de confiance entre François Hollande et son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Mais que fait Bernard Cazeneuve, maire de Cherbourg, qui accueille l'un des sites industriels les plus importants du groupe naval, DCNS ? « Il est prisonnier de Bercy, il n'a aucune marge de manoeuvre », explique-t-on à La Tribune. Notamment du directeur de son cabinet, Amélie Verdier, et du directeur du budget, Julien Dubertret. Un très beau hold-up de cette armée de l'ombre, qui demande toutefois confirmation.
Un nouveau conseil de défense
La défense n'a pas encore complètement perdu son match face à Bercy. Car le conseil de défense du 10 avril, qui devait être décisif,... ne l'a finalement pas été. Un bon point pour Jean-Yves Le Drian, qui n'a pas l'intention de désarmer pour faire entendre sa voix. Un prochain conseil sur le budget doit se réunir dans les jours prochains. Ce lundi, François Hollande rencontre les grands patrons de l'industrie de la défense, inquiets sur les budgets à venir. Ils devraient rappeler au Chef de l'Etat que cette industrie génère des emplois, des exportations et des retombées dans le civil.
Le ministre de la Défense prévoyait initialement de faire un point aujourd’hui sur Louvois au Centre d’expertise de la solde à Nancy. Mais force est de constater que le Livre Blanc constitue un sujet de préoccupation majeure au plus haut sommet. Jean-Yves Le Drian a annulé cette visite comme le révèle Jean Guisnel pour se préparer à une rencontre aujourd’hui avec les présidents des grands groupes industriels de défense autour de François Hollande. « Ce changement d’agenda se produit alors que les « vraies » négociations commencent autour de la préparation de la loi de programmation militaire », souligne-t-il.
Un communiqué du ministère de la Défense a expliqué un peu plus tard laconiquement que « le déplacement de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, au Centre d’expertise des ressources humaines et de la solde (CERHS) de Nancy, initialement prévu ce jour, est reporté à une date ultérieure ».
Les inquiétudes grandissent que Bercy fasse passer son projet de raboter davantage le budget militaire. La Tribune sort sa calculette et nous explique que les 31,4 milliards d’euros promis reposent sur 1,9 milliards de recettes exceptionnelles. La vente de participations publiques dans les groupes de défense est une des pistes qui sera certainement débattu. Les industriels vont défendre quant à eux jusqu’au bout les retombées économiques de leurs activités dans la société civile pour préserver leurs emplois.
Après un conseil de défense tenu la semaine dernière et un nouveau certainement dans les prochains jours, le Livre Blanc devrait être présenté à la fin du mois ou au début du mois de mai.
Au fil de ces dix dernières années, le salon de la défense de Rio de Janeiro (LAAD Defence & Security), le plus grand en Amérique Latine, s'est imposé comme une étape incontournable du grand barnum des industriels de l'armement, qui sillonnent les quatre coins de la planète. Ainsi, quelque 680 exposants brésiliens et étrangers ont répondu présent et quatorze ministres de la Défense (Afrique du Sud, Angola, Argentine, Belgique, Chili, Slovaquie, Ethiopie, Grèce, Haïti, Mauritanie, Royaume-Uni, Sénégal, Suriname et Ukraine) ont fait le déplacement. Pourtant en dépit des enjeux commerciaux et de la croissance spectaculaire de LAAD en 2013, aucun des patrons des grands groupes français de l'armement n'a fait le déplacement cette année à Rio de Janeiro, à l'exception du futur ex-patron d'Eurocopter, Lutz Bertling, de passage ce vendredi.
Un satellite de télécoms civil et militaire
C'est l'un des appels d'offre les plus chauds du moment au Brésil. Et cela va être une sacrée bagarre pour décrocher ce contrat d'un satellite civil (bande ka) et militaire (bande x) estimé entre 250 et 300 millions d'euros. Pas moins de sept groupes, dont les deux constructeurs français (Thales Alenia Space et Astrium) cette fois-ci concurrents et les américains Boeing et Loral, ont déposé une proposition en début de semaine au maître d'ouvrage brésilien Visiona, une joint-venture créée pour l'occasion entre l'avionneur brésilien Embraer (51 %) et le l'opérateur public Telebras (49 %), qui choisira le lanceur pour mettre en orbite ce satellite en 2016. Sont également de la partie le Russe ISS Reshetnev, qui a répondu en partenariat avec le canadien MDA, l'israélien IAI et enfin le japonais Melco (Mitsubishi Electric).
Après la demande d'information (RFI) lancée en décembre, l'appel d'offre (RFP) portant sur la construction de SGDC-1 ainsi qu'une partie de son segment sol pour contrôler le satellite et ses missions, a été lancé mi-février. Réponse attendue des Brésiliens, qui souhaitent un important transfert de technologies, avant la fin de l'année. Les deux constructeurs français, qui ne souhaitent pas dévoiler leur offre, se disent très flexible sur ce point crucial. « Les besoins spatiaux brésiliens vont au-delà de cet appel d'offre, précise-t-on chez Thales Alenia Space. Nous sommes prêts à accompagner la montée en puissance de l'industrie spatiale brésilienne ». C'est l'Agence spatiale brésilienne (AEB) qui décidera toutefois de l'ampleur du transfert de technologies et avec qui. Un deuxième satellite devrait suivre (SGDC-2) deux ans plus tard pour un montant estimé à plus de 275 millions d'euros.
La surveillance de l'espace maritime brésilien
Après Sisfron, le méga-contrat de 4,5 milliards d'euros perdu par Thales et EADS et remporté par l'omniprésent Embraer, qui souhaite grossir dans les activités de défense et de sécurité, voici le programme SisGAAZ (système de surveillance de l'Amazonie bleue), géré par la marine brésilienne, qui en a fait une de ses priorités, voire sa priorité. Pourquoi l'Amazonie bleue ? C'est « un coup médiatique de la marine, explique-t-on à La Tribune. L'Amazonie est un puissant véhicule de marketing ». Evalué à environ 3 milliards d'euros, ce projet porte sur la mise en réseau de tous les radars maritimes et de leur interconnexion sur toute la façade atlantique en vue de protéger notamment les énormes réserves pétrolières offshore du Brésil. Soit 7.300 kilomètres de côtes.
La demande d'informations (RFI) de la marine est attendue avant juin pour une étude de faisabilité. EADS et sa filiale Signalis (fusion de Sofrelog et Atlas), qui est le leader mondial de la surveillance maritime grâce à son système Spationav, Thales ainsi que le suédois SAAB, Embraer et des groupes israéliens devraient se mettre sur les rangs pour remporter ce très beau contrat. Les géants des BTP brésiliens (Odebrecht et Andrade Gutierrez, notamment), intéressés par les travaux d'infrastructures sont également dans les starting-blocks. « Avec 45.000 kilomètres de côtes déjà sécurisées, - ce qui nous place au rang de leader mondial -, nous avons l'expertise pour gérer ce programme », estime-t-on chez EADS. Reste à connaître les règles de jeu que va imposer Brasilia, qui a de plus en plus tendance à protéger les groupes nationaux en général, et Embraer, en particulier.
Prosuper, le renouvellement d'une partie de la marine de surface
Mis à quai depuis 2010, le programme de renouvellement d'une partie de la flotte de surface brésilienne, Prosuper, attend de prendre le large mais son lancement est sans cesse reporté par la présidence brésilienne... faute de crédits budgétaires suffisants. Car Prosuper, c'est quand même onze bâtiments, soit cinq frégates de 6.000 tonnes (3 + 2), cinq patrouilleurs de 1.800 tonnes (3 + 2) et un pétrolier ravitailleur multirôle (logistique). Ce contrat, désormais attendu en 2017-2018 par certains industriels, est évalué à 4 milliards d'euros.
Sauf que BAE Systems a réussi à mettre le pied dans la porte dans le programme Prosuper en proposant avec succès à la marine brésilienne trois patrouilleurs de 2000 tonnes (près de 160 millions d'euros) qui devaient être réalisés pour Trinidad et Tobago mais qui a finalement renoncé en 2010 à les prendre. Deux autres patrouilleurs devraient être réalisés par un chantier naval brésilien. Enfin, BAE Systems pousse des frégates d'occasion du type 22 batch III (quatre), qui ont été désarmées par la Royal Navy. Ce qui ne réduit pas pour autant l'attractivité de Prosuper, un des rares programmes ambitieux au monde de renouvellement de flotte de surface, au regard de la sévère concurrence que se livrent les chantiers navals français (DCNS avec la frégate multimissions Fremm), italien (Fincantieri avec la Fremm italienne), espagnol (Navantia avec la F100) allemand, néerlandais et coréen. Et bien sûr britannique avec BAE Systems.
PRONAE, deux porte-avions pour la marine brésilienne ?
Le programme PRONAE est à plus long terme. Après 2025. Mais le plan de développement de la marine brésilienne prévoit à terme une trentaine de nouveaux bâtiments, dont deux porte-avions à propulsion classique en vue de remplacer l'antique Sao Paulo (ex-Foch). Soit entre trois et cinq milliards d'euros par bâtiment. Dans le cadre d'un RFP lancé en 2012 - une phase préliminaire de PRONAE -, DCNS, qui a exposé à LAAD une maquette d'un porte-avions, a remis une offre portant sur la définition du design du futur porte-avions. Les Russes, les Britanniques, les Espagnols, les Italiens et les Américains ont également remis des offres, précise-t-on chez DCNS. Certains estiment que Paris pourrait supporter cette offre de DCNS plutôt que celle dans le cadre de Prosuper. Car la France ferait alors d'une pierre deux coups, le porte-avions et la version navale du Rafale.
Le Rafale dans le ciel brésilien ?
Quand le Brésil se décidera-t-il à choisir enfin un avion de combat entre les constructeurs Dassault Aviation (Rafale), Boeing (F-18) ou Saab (Gripen NG) ? Le ministre brésilien de la Défense, Celso Amorim, qui a fait allusion lors du discours d'inauguration au programme FX2 de renouvellement de la flotte des avions de chasse (3 milliards d'euros), n'a pas donné beaucoup plus de visibilité. "Nous avons pleine conscience qu'il faut le réaliser", s'est-il limité à dire. Lors d'une conférence de presse éclair, il a souligné qu'il "n'avait pas de boule de cristal" pour dire quand serait choisi l'avion vainqueur. L'appel d'offres portant sur l'achat de 36 avions de chasse par l'armée de l'air brésilienne a été repoussé à plusieurs reprises en raison de coupes budgétaires.
Pour autant, dans les allées du salon, les observateurs présents à LAAD étaient plutôt pessimistes sur les chances du Rafale. Si Brasilia devait choisir maintenant, ce ne serait pas l'avion de combat français, expliquaient plusieurs personnes interrogées par La Tribune. « Le moment du Rafale est passé », estime ainsi un industriel. Le report du programme arrange donc les affaires du Rafale... Jusqu'à quand ?
According to several South Korean media, Indonesian Navy and Coast Guard would be interested in ordered up to 20 Aron wing in ground effect craft, following an initial order of 2 units by the government. The South Korean company conducted a demonstration campaign at the Indonesian Navy (TNI AL) base in Jakarta.
The company previously received a lot of attention during INDODEFENCE 2012 which was held in November in Jakarta.
Aron would be offering the M50 variant of its craft in a littoral combat configuration to the Indonesian Navy and Coast Guard.
Equipped with Optronics systems and a small naval radar, an armed Aron M50 can fire small anti-ship missiles or guided rockets to attack larger ships. Aron deployed from coastal bases can provide a country with swift first response capability against trespassing vessels on its maritime territory. According to the manufacturer, Aron is an asset in strengthening core coastal patrol operations. It is able to assist in tactical response to enemy ships and control of long distance ocean borders.
In its basic configuration, the WIG craft is capable of reaching a top speed of 200 Km/h and has a range of 800 Km.
NEW DELHI: The Scorpene submarine project underway in Mumbai has suffered fresh troubles, with a new assessment showing another 18 months of delay even as its Spanish consultants have left the venture. According to sources, Mazagon Dock Limited (MDL) has informed the Navy that the project would be delayed by another 18 months from the 2015 deadline announced by defence minister AK Antony in Parliament last year. Going by the latest MDL projections, the first Scorpene submarine would be ready for induction only by 2016-end. When the contract was signed, the first submarine was to be ready in 2012. However, the delay could be worse, according to other developments over the last few days. Consultants from Navantia, the Spanish shipbuilding company, left the project in the last few days. The technical assistance pact for Navantia and DCNS, the French partner in the consortium, expired on March 31, sources said. With MDL failing to get the defence ministry's approval in time, about 10 Spanish consultants working on the submarine project left India. This could further add to the delay, sources said. Adding to the troubles over the massive submarine project, with a budget of over Rs 23,000 crore, is the fact that the DCNS leadership is expected to meet with MDL top brass this week in Mumbai and present their own demand for additional technical assistance fee. The developments come at a time when India's submarine fleet is expected to dwindle to just seven or so in two years time. Presently, India operates 10 ageing Russian Kilo class and four German HDW submarines. Indian Navy also has a Russian nuclear submarine INS Chakra on lease. The Scorpene project, among the biggest defence deals signed by India till now, was concluded in October 2005. Over the years, the project has run into several delays. Originally, the first submarine was to be delivered in 2012. However, because of the complications and two-year delay in concluding contracts related to material to be procured by MDL, the project got delayed by three years.
Delivery by end-2016
Hulls for all six submarines, made of steel supplied by French division of ArcelorMittal, are ready in Mumbai, and the outfitting of equipment and systems is underway. With the Spanish consultants quitting, work on the part of the hull that they were responsible for could be delayed. According to the new estimates, the first submarine will be ready for commissioning by end of 2016. And then, a new submarine could be ready for induction every 9-12 months. According to the present projections, the last two submarines would have air independent propulsion systems (AIP) that would help the submarine stay underway water for one to three extra weeks. Without AIP, a Scorpene submarine can stay underwater continuously for five to six days. DRDO is presently developing an indigenous AIP, with assistance from DCNS. Initial assessments about the indigenous AIP system is said to be very good though with only about two weeks of endurance.
Entre deux annonces successives, on s'y perd un peu...
Dans l'article de la veille (presse indienne) , on pouvait lire :
"the first of the six Scorpene submarines, ordered by the Indian Navy as part of technology transfer from France, is to be delivered in 2014, French ambassador Francois Richier said on Saturday."
Il fallait vraisemblablement comprendre que le 1er Scorpene serait mis à l'eau en 2014...
C'est en tout cas de cette façon là que la phrase a été interprétée par la rédaction de Naval Technology aujourd'hui :
Senegal’s Air Force has ordered three A-29 Super Tucano light attack and training aircraft from Embraer, becoming the fourth African nation to order the type after Mauritania, Angola and Burkina Faso.
Embraer said the contract was signed on Wednesday, April 10, during the LAAD Defence & Security exhibition in Brazil. The event was attended by Brazilian Defence Minister Celso Amorim, Senegalese Defence Minister Augustin Tine, Brazilian Air Force Commander, Lieutenant-Brigadier Juniti Saito, and Senegalese Air Force Chief of Staff Ousmane Kane, among others.
"From the point of view of our defence strategy, this is a moment of tighter relations with the African continent and especially with Senegal," Amorim said during the signing ceremony. Amorim also signed a letter of intent to supply Senegal with Brazilian-built navy patrol ships.
The SenegaleseA-29 order includes a training system for pilots and mechanics (TOSS) in Senegal, bringing autonomy to that country's Air Force in preparing qualified personnel, Embraer said.
Financing will be handled by Brazil's National Economic and Social Development Bank (Banco Nacional de Desenvolvimento Economico e Social - BNDES). "There is a credit line as part of a strategy aimed at defence," Aguiar told journalists at LAAD in Rio de Janeiro. "It's not so different from what you see elsewhere in the world," he added, comparing the programme to financial guarantees on European defence exports.
Embraer said that Senegal would deploy its Super Tucanos on border surveillance and internal security missions.
"With this contract, we are adding one more customer from the African continent, where the Super Tucano has stirred great interest," said Luiz Carlos Aguiar, President of Embraer Defense & Security. "This is a versatile and robust aircraft, with proven combat experience and it will fulfil, with excellence, the missions for which it was chosen."
Angola received the first three of its six Super Tucanos early this year, during a handover ceremony in Brazil on January 31. Angola will use its Super Tucanos for border surveillance missions. Angola bought six new-production Tucanos plus two Embraer company demonstrators, which were delivered in 1999, followed by six more, delivered in 2004.
Burkina Faso was the first African country to take delivery of a Super Tucano, receiving three aircraft in September 2011 for border patrol missions. In October last year Mauritania received their first aircraft, featuring sensor turrets for surveillance duties, although they will also be used for counter-insurgency missions. In 2010 France began supplying Mauritania with four ex-French EMB-312F Tucanos, but one crashed and was written off in 2011 and another destroyed in a crash on March 18 this year.
Thirteen customers, worldwide, have chosen the A-29 Super Tucano. Embraer on April 9 announced it had signed a contract with Guatemala for six Super Tucanos as part of a contract for the implementation of a surveillance and protection system for the Maya Biosphere Reserve, in Guatemala, which is the largest tropical forest area in Central America. The project includes the aircraft, a command and control system, and three primary three-dimensional radars. The order also includes logistical support for the aerial operations and training for pilots and mechanics.
The surveillance system for the Maya Biosphere will allow Guatemalan authorities to identify and combat points of deforestation, forest fires, illegal occupation, and illicit economic activities, like the illegal extraction of natural resources, in an area of more than 21,000 square kilometres. Brazil has a similar system in place for the protection of the Amazon rain forest and makes heavy use of Super Tucanos to patrol this vast area.
Super Tucanos are operating with nine air forces in Latin America, Africa, and Asia. The fleet has surpassed 180 000 flight hours and 28 000 combat hours, according to Embraer. The model has over 210 orders and more than 170 units in operation.
Aguiar said that sales activity surrounding the Super Tucano has clearly accelerated since Embraer received an order from the US Air Force to supply 20 of the aircraft for counterinsurgency missions in Afghanistan. The US Air Force in March authorized Embraer to move ahead on the $428 million order despite protests from rival Beechcraft. Beechcraft’s earlier protests caused the order to be cancelled and the programme re-launched, but Embraer won it the second time around as well.
"There are new clients, countries we hadn't even considered showing up on our radar," said Aguiar.
Aguiar said it will take about seven months to set up a new plant in Jacksonville, Florida, for the construction of aircraft for the US contract. The first Super Tucanos should start rolling off the line four or five months later, he added.
The A-29 Super Tucano is capable of performing a broad range of missions that include light attack, aerial surveillance and interception, and counter-insurgency.
The Super Tucano is equipped with a variety of sensors and equipment, including an electo-optical/infrared system with laser designator, night vision goggles, secure communications and data-link package.
Armament comprises one .50-caliber machinegun in each wing. Five hardpoints can carry a maximum external load of 1 550 kilograms (3 420 lb). Weapons options include gun pods, bombs, rocket pods, and (on the two outboard stations) air-to-air missiles.
Selex ES has unveiled the newest addition to its aerial intelligence, surveillance and reconnaissance (ISR) offerings with the introduction of the Light ISR system. The company presented the system for the first time at the LAAD Defence & Security International Exhibition in Rio De Janeiro on 11 April.
Selex ES has developed the system in response to increasing demand for low-cost airborne surveillance assets that can fulfil maritime and overland ISR missions.
The Light ISR system is based on a de-scaled version of the company’s Airborne Tactical Observation and Surveillance (ATOS) mission system - ATOS Lightweight - integrated on-board the Skycar light aircraft produced by Italian firm Omasud.
All aspects of Light ISR, from the ATOS Lightweight to the Skycar platform, are available in multiple configurations to meet customer requirements. Selex ES surveillance radars, including the Gabbiano T-20 Radar and electro-optic day/night turrets such as Selex ES’s EOST 46, can also be integrated on the aircraft to enhance capabilities. The system provides up to 3.5 hours endurance for patrol missions.
The Light ISR system has also been developed with a remote mission operator variant which allows users to deploy the platform on missions without carrying a mission operator on-board in addition to the pilot. This allows the platform to carry additional fuel and payloads and for mission operators to work from a centralised mission control centre, able to support and coordinate more than one aircraft at the same time.
DCNS is offering an adapted version of its PA2 design for a future Brazilian aircraft carrier.
A model of a 60,000t displacement 285m-long PA2 carrier is being shown by the company at the LAAD exhibition in Rio de Janeiro.
Eric Perrot, DCNS surface ships project director, told Shephard that the Brazilian Navy had plans to acquire one or two new aircraft carriers to replace their existing carrier, NAe Sao Paulo, after 2025.
The Brazilian Navy released a request for proposals (RfP) in 2012 for specifications for aircraft carriers and Perrot said that DCNS along with several other companies had responded with the PA2 design. He said that because in the past Brazil had purchased second-hand carriers, a specifications outline had not been required until now.
Perrot noted that following the collapse of the BAE Systems-DCNS collaboration on aircraft carrier design, the French company had continued the design work and produced the PA2 design with conventional propulsion and a catapult assisted launch and recovery system.
‘From the French side, we see the future is with the catapult system and the Brazilian Navy has a history of using catapult-launched aircraft,’ Perrot said.
The Brazilian Navy operates the A-4 Skyhawk carrier-based aircraft, which are being upgraded by Embraer, but long-term the aircraft will be replaced. However, it is not expected to select a replacement until the Brazilian Air Force has chosen its next generation fighter under the FX-2 project. The three choices for FX-2 are the F-18, Rafale, and the Gripen.
‘Because two of those three have carrier variants available it makes sense for the navy to wait until the air force has chosen its FX-2 aircraft and then base its own decision on this,’ Perrot said.
The Clemenceau-class aircraft carrier Sao Paulo was originally in French Navy service as the Foch and entered Brazilian service in 2000. The 32,800t ship completed an upgrade programme in 2011 and although it is not expected to be replaced until well into the next decade, initial work will have to begin now.
Perrot believes that similar to its submarine and surface ship programmes, the Brazilian Navy will want to build its new ships domestically, with support from experienced international companies to develop an industrial base to carry out this work.
The decision to proceed with the RfP is awaiting governmental approval.
Les opérations au Mali, et notamment les carences françaises en matière d’ISR, semblent avoir donné un coup d’accélérateur au processus d’acquisition de drones américains Reaper par la France.
Deux exemplaires non armés, mais susceptibles de recevoir de l’armement, devraient être rapidement achetés par la France, après une francisation a minima, pour répondre aux besoins urgents du théâtre sahélien.
Une équipe d’opérateurs de drones de l’armée de l’air pourrait être envoyée sous peu aux Etats-Unis pour y être formée. Ces Reaper rejoindraient ensuite Nyamey (Niger), où ils devraient être colocalisés avec les drones américains (c’est déjà le cas pour les Harfang) et ainsi renforcer le pôle renseignement franco-américain, qui poursuit sa montée en puissance (interceptions téléphoniques, traitement des données du drone Global Hawk, satellites).
Alors que du côté d’Africom on semble décidé à pérenniser la présence de drones au Niger —Washington ne voulant pas de toute façon les stationner au Mali pour des raisons d’ordre politique —, l’avenir de la présence de drones français à Nyamey n’aurait pas encore été tranché par Paris. Peut-être dans l’attente d’une définition claire du rôle des forces françaises par rapport au contingent espéré des Nations unies. Ces Reaper, dont la cible globale pourrait osciller entre 4 et 6 unités, seront francisés par le groupe EADS.
L’urgence est de mise, les deux Harfang déployés au Mali permettent, certes, d’assurer, pour l’instant, une orbite permanente en vol, mais ils ont aussi consommé le potentiel d’heures de vol prévu par le contrat de soutien signé avec EADS (plus de 1 000 heures de vol dans l’opération Serval). A ce stade, une question demeure cependant : quand la France recevra-t-elle ses deux Reaper ? Seront-ils réellement opérationnels dans les prochains mois ?
Quoi qu’il en soit, l’arrivée du premier drone américain pourrait sonner (en partie) le gong de fin d’un feuilleton “urgence drone”, qui a pris avec les années des proportions politico-industrielles démesurées et qui n’a eu de cesse d’alimenter les rivalités entre Etats et entre industriels. Et ce, au désavantage des forces sur le terrain. Restera ensuite le délicat dossier du futur drone MALE européen, pour lequel rien n’est encore tranché.
L’incident s’est déroulé mardi dans la zone frontalière avec la Corée du Nord.
Selon des responsables américains, le CH-53 a réussi à réaliser un poser en dur pour limiter les dommages. Les trois membres d’équipages ainsi que les 13 soldats américains à bord ont tous survécu. L’appareil participait à un exercice militaire avec les forces sud-coréennes dans le comté de Cheorwon à une dizaine de kilomètres de la frontière nord-coréenne.
L’on ne savait pas encore l’unité d’appartenance de l’hélicoptère de transport, plusieurs unités de l’USMC stationnent dans le pays avec les quelques 28 000 soldats américains affectés en permanence dans le pays. Ces mêmes responsables américains ont bien évidemment souligné que cet évènement n’avait aucun lien avec les actuels regains tensions avec Pyongyang.
La France pourrait-elle passer à côté de plusieurs milliards d’euros de contrats en Turquie ces prochains mois ? C’est la crainte qui se fait jour dans les milieux industriels français alors que le Parlement pourrait être à nouveau saisi ces prochaines semaines du sujet de la pénalisation de la négation du génocide arménien, qui empoisonne les relations entre Paris et Ankara depuis plus d’une dizaine d’années. "Il y a un risque clair pour les intérêts économiques français, confirme un officiel turc interrogé par Challenges. En cas de nouvelle loi, la signature de contrats dans la défense ou le nucléaire deviendraient clairement impossibles."
La France vise notamment un énorme contrat de 17 milliards d’euros pour quatre réacteurs nucléaires à Synop (près la mer Noire), pour lequel Areva et son partenaire japonais MHI seraient en pole position avec le réacteur de moyenne puissance Atmea, avec GDF Suez en possible opérateur. Le consortium franco-italien Eurosam (67% MBDA, 33% Thales) est en lice pour une énorme commande de systèmes anti-aériens, un contrat estimé à 3 milliards d’euros pour lequel son système SAMP/T est opposé à l’américain Raytheon (missiles Patriot) ainsi qu’à des industriels chinois et russes.
Une commande de 117 monocouloirs de la famille A320 d’Airbus sera définitivement signée par Turkish Airlines en fin de semaine, mais de gros marchés restent à pourvoir pour le géant européen: en janvier dernier, la ministre française du commerce extérieur Nicole Bricq avait évoqué une possible commande de 150 Airbus, dont des long-courriers A350 et A380.
Sarkozy était considéré comme "violemment anti-turc"
L’histoire récente des relations franco-turques est pourtant une suite de tensions diplomatiques. Une loi du 29 janvier 2001 avait marqué la reconnaissance officielle par la France du "génocide arménien" de 1915, à la grande fureur d’Ankara. Après deux mandats Chirac de -relative- détente, la Turquie avait très mal vécu la présidence Sarkozy, marquée par le blocage par la France sur cinq chapitres de négociations pour son adhésion à l’Union européenne, et par une nouvelle loi, déposée fin 2011, réprimant "la contestation de l’existence du génocide arménien".
Le vote de cette loi avait provoqué le rappel de l’ambassadeur de Turquie en France et des mouvements anti-français. "Nous avons toujours considéré Sarkozy comme violemment anti-turc", assure un officiel. Le Conseil constitutionnel avait finalement censuré la loi en février 2012, estimant que le législateur avait porté une "atteinte inconstitutionnelle à l'exercice de la liberté d'expression et de communication".
Depuis, l’affrontement souterrain est terrible entre des associations arméniennes qui appellent François Hollande au respect de sa promesse de campagne de faire voter une nouvelle loi, et la diplomatie turque qui y verrait un point de non-retour pour les relations entre les deux pays. Des officiels turcs interrogés par Challenges craignent notamment que la question revienne dans le cadre de la transposition d’une directive européenne du 6 décembre 2008 sur la "lutte contre le racisme et la xénophobie", qui fournirait un prétexte pour ressusciter la loi censurée par le Conseil constitutionnel. La date du 24 avril, souvent considérée comme le début du génocide arménien, avait même été avancée pour une possible annonce présidentielle, mais celle-ci pourrait être faite plutôt en mai ou en juin.
Les Arméniens de France crient au chantage
Ces sujets devraient être évoqués ce mardi matin lors de la rencontre entre le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian et Bûlent Arinç, vice-premier ministre turc. Du côté turc, la menace est claire : "Si un nouveau texte législatif passe, la France sera éliminée de fait des grandes compétitions dans le nucléaire ou la défense, et l’ambassadeur sera très probablement rappelé pour être remplacé par un simple chargé d’affaires", assure un officiel turc.
Chantage ? C’est l’argument des associations arméniennes et de leurs soutiens au Parlement. Des diplomates turcs interrogés par Challenges soulignent que la plupart des pays européens ne disposent pas de lois de pénalisation comparables. Et qu’Ankara était satisfaite de la position initiale de la France sur la transposition de la directive européenne, qui la réduisait aux crimes "établis par une décision définitive rendue par une juridiction internationale", ce qui exclurait de fait le génocide arménien.
Du côté des industriels, on confirme les craintes sur les grands contrats, tout en refusant d’entrer dans des considérations politiques. "Ce n’est pas à nous de dire s’il faut une loi ou pas, assure l’un d’entre eux. On signale juste qu’une nouvelle tension aurait des conséquences énormes sur la position de la France dans les négociations actuelles, et donc sur les emplois." Airbus, qui signe en fin de semaine le contrat définitif avec Turkish Airlines pour 117 appareils de la famille A320, apparaît comme un peu plus protégé que les autres, de par son statut d’avionneur franco-allemand. Mais Boeing, très agressif, reste à l’affût : l’avionneur américain a décroché le 9 avril un engagement d’achat pour 70 monocouloirs 737, et propose son jumbo 747-8 contre l’A380 d’Airbus.
La Turquie, 4e client de la France
Au-delà du débat entre tenant de la loi et opposants, une certitude: la France a beaucoup à perdre à engager un nouveau bras de fer avec la Turquie. Si l’on exclut l’Union Européenne et la Suisse, Ankara est le quatrième client de la France, avec 6,2 milliards d’euros d’achats, seulement devancé par les Etats-Unis, la Chine et la Russie.
La croissance turque entre 2003 et 2012 a été la plus forte de tous les pays de l’OCDE, avec une moyenne de 5,1% par an, et les projets pour le centenaire de la république turque en 2023 se multiplient: le gouvernement Erdogan vise 10.000 km de voies ferrées grande vitesse, la construction du plus grand aéroport du monde à Istanbul (150 millions de passagers par an), un nouveau tunnel sous le Bosphore et un nouveau pont, 36.500 km de routes… Autant d’arguments que les industriels aimeraient que l’Elysée ait en tête avant de prendre une décision définitive.
Ineo Support Global, filiale de Cofely Ineo, est en train d'émerger comme l'un des spécialistes français de l'externalisation dans le domaine militaire. Une position qui pourrait être renforcée sous peu.
Déjà, en décembre dernier (cliquer ici pour voir mon post d'alors), la SIMMT (Structure Intégrée du Maintien en condition opérationnelle du Matériel Terrestre) a confié à Ineo Support Global (anciennement INEO ORRMA) la prestation de service global d’approvisionnement et de distribution des trois familles de pièces de rechanges : pneumatiques, piles et batteries, pour une durée de 10 ans. Un marché d'une valeur de 300 millions d'euros sur lequel lorgnait aussi Nexter. Ineo se chargeait déjà de l'approvisionnement de pièces de rechanges de matériels aéronautiques de la Défense.
L'entreprise gère aussi deux contrats de MCO pour le compte de l'armée de l'air; ces contrats concernent deux types d'appareils: - cinq Dhc-6 Twin Otter, - trois avions de voltige extra 300 de l'armée de l'air française (cliquer ici pour lire mon post). Elle effectue la même prestation sur les EC-135 de la Gendarmerie.
Ineo Support Global dépend de Cofely Ineo qui est structurée autour de 5 pôles: - trois pôles traditionnels: Grand Est, Grand Ouest, Ile-de-France/Nord - deux pôles spécialisés: INEO Power (Energie - Transport), Systèmes & Communications
Ce dernier pôle rassemble six filiales dont Ineo Défense (qui fabrique et commercialise des systèmes de communication, des radars...) et Ineo Support Global.
Cette dernière structure est dirigée par Emmanuel Bartoux; elle a été fondée en 2004 sous le nom d'Ineo Orrma lors du projet d'externalisation de la gestion des stocks de pièces de rechange (200 000 références) pour l'aéronautique.
Depuis 2004, la société s'est positionnée dans trois grand secteurs: - l'approvisionnement et la gestion des stocks de consommables, - l'approvisionnement et la gestion des stocks de réparables, - la gestion de flottes et le MCO (EC-135, Twin Otter...).
En 2012, elle a changé de nom: d'Ineo Orrma elle est devenue Ineo Support Global, pour être mieux identifiée auprès de tous les donneurs d'ordres, pour ne pas brouiller l'image. "On a choisi un nom qui représente le métier que l'on fait et non pas un nom de marque", explique Emmanuel Bartoux. En outre, ce nom est assez facilement transposable/transportable à l'étranger où la société essaie de promouvoir ses modèles d'externalisation.
Aujourd'hui, Ineo Support Global est positionnée sur des marchés d'externalisation qui sont en grande partie militaires. Objectif: "continuer de proposer au client des solutions intelligentes, moins chères et avec plus de valeur ajoutée", selon Emmanuel Bartoux.
flight demonstration of a company funded lightweight, precision guided weapon called Nemesis. The company announced today it has successfully demonstrated the launch, guided flight, target acquisition and precision strike capability of its Nemesis missile in three flight tests at White Sands Missile Range, N.M. Nemesis is a man-portable, surface-launched missile that enables warfighters to engage targets with precision lethality from as close as 100 meters to well beyond line of sight. The missile can be employed during dismounted operations as well as be adapted for employment from various ground, maritime or airborne platforms.
In the first two tests, Nemesis demonstrated vertical launch, GPS navigation to targets located at distances of eight and 12 kilometers, engagement by the missile’s semi-active laser (SAL) seeker and live warhead detonation. In both flights, Nemesis performed flawlessly, destroying the intended targets. The successful third shot demonstrated the vertical launch of an inert round, followed by GPS-only navigation to a target positioned just 100 meters away.
Nemesis is fired vertically from its launch tube, enabling 360-degree engagement capability. A combat-proven rocket motor, deployable wing and GPS guidance enable the missile to engage targets in excess of 12 kilometers. The missile’s SAL seeker activates in the terminal phase of flight to provide precision accuracy and minimize collateral damage. The user is also able to select height of burst or point-detonation fuzing options to optimize lethality against enemy personnel, light armored vehicles and structures.
“Nemesis provides critical performance to forward-deployed troops in response to a stated warfighter capability gap,” said Frank St. John, vice president of tactical missiles and combat maneuver systems at Lockheed Martin Missiles and Fire Control. “Warfighters must be able to trust that the weapons they deploy will deliver the intended effects every time. Our three-for-three flight tests demonstrate the missile is reliable and lethal.” Nemesis’ ability to be deployed from airborne Common Launch Tubes fulfills existing Special Operations Forces and U.S. Marine Corps requirements for a standoff precision guided munition. The missile can also be configured for internal or external carriage on other fixed- and rotary-wing platforms.
Lockheed Martin funded the development of the Nemesis missile, building upon proven technologies from demonstrated systems, including HELLFIRE II, DAGR and Scorpion. Using components from these systems reduces risk and shortens the time from initial development to participation in government-funded flight tests.
La Russie construit le plus grand polygone numérique du monde à l'intention des unités et sections des troupes terrestres et aéroportées. Le polygone permettra l'entraînement simultané de 4 500 militaires.
Le champ de bataille virtuel pour l'infanterie, les forces de missiles, les blindés et les troupes aéroportées sera situé dans la région de Nijni Novgorod sur une superficie de 100 000 hectares. La composante électronique sera fabriquée par la société RusBITekh (Technologies informatiques de base russes). Le développement de l'équipement de formation et d'entraînement de base est déjà achevé. Cet équipement comprend des appareils d'exercice, des classes informatisées, ainsi que des simulateurs de tir laser.
Les similateurs les plus récents imitant les armes les plus modernes permettent de simuler une bataille terrestre, raconte Rouslan Poukhov, directeur du Centre d'analyse des stratégies et des technologies :
« On pourra simuler en temps réel les situations les plus différentes, voire même une bataille de rencontre entre deux brigades. Cela veut dire qu'on pourra mobiliser des milliers de combattants ce qui est très important ».
La base de données du polygone comporte plusieurs centaines de types de matériel de guerre. Si besoin est, on pourra connecter aux simulateurs électroniques des chars, des véhicules de transport de troupes et des hélicoptères bien réels. Outre les simulateurs virtuels, on y a installé des cibles tactiques réelles et des polygones de tir. Les unités pourront s'entraîner et peaufiner leur pratique.
Les cartes électroniques 3D permettent d'imiter le terrain des régions différentes. Ainsi les militaires russes pourront se retrouver dans un désert, dans les montagnes ou dans les forêts.
Les technologies modernes sont utilisées de plus en plus souvent dans l'entraînement des militaires, note Alexandre Perendjiev, expert de l'Association des politologues militaires de Russie :
« Sergueï Choïgou, ministre de la Défense de Russie, table sur l'organisation des centres d'entraînement et le développement innovateur de l'armée. Ce n'est pas un hasard si un département spécial en charge de ces questions a été créé au sein du ministère de la Défense. De plus, sur ce polygone le matériel de guerre sera testé en plus de son utilisation pour la formation des militaires de toutes les armes. Ce sera un « Skolkovo » militaire ».
Ces dernières années des centres d'entraînement de ce genre apparaissent dans de nombreux pays. Ils existent déjà aux Etats-Unis et en Allemagne. Cependant un projet d'une telle ampleur n'existe encore nulle part.
Le polygone de Nijni Novgorod devrait entrer en service à l'automne 2013. Selon les projets du commandement de l'armée de terre, la période de formation d'une brigade y durera un mois et demi.
L'Allemagne négocie actuellement avec Israël l'acquisition de drones armés pour la Bundeswehr, développés à terme avec la France, rapporte l'hebdomadaire Der Spiegel dans son édition de lundi.
Le magazine cite des informations du ministère allemand de la Défense, selon lesquelles ces négociations ont fait l'objet d'au moins deux rencontres avec des militaires israéliens en novembre 2012 et février dernier.
Le journal affirme que le chef de la Luftwaffe, l'armée de l'air allemande, le lieutenant-général Karl Müllner, se serait notamment rendu récemment en Israël pour une assister à une présentation de la version armée d'un drone israélien de type «Heron TP».
Le Spiegel affirme que Berlin s'intéresserait désormais en priorité aux «Heron» aux dépens des «Predator» américains, en raison d'importants progrès technologiques apportés aux avions israéliens.
En cas d'acquisition, Israël permettrait également à l'Allemagne de poursuivre le développement technologique de ses appareils, selon le magazine.
En février, le ministre de la Défense Thomas de Maizière avait plaidé pour l'emploi de drones de combats, évoquant une «lacune» à combler dans les capacités de l'armée allemande. Il n'avait cependant pas pris position sur le choix technologique envisagé par Berlin.
Le ministre avait annoncé que l'Allemagne souhaitait à terme développer cette technologie avec la France pour s'affranchir de sa dépendance vis-à-vis des États-Unis et d'Israël dans ce domaine.
Alors qu'en Allemagne, l'acquisition de drones armés suscite un débat éthique passionné, le ministre avait défendu leur utilisation soulignant leur «supériorité» dans de nombreux domaines, en comparaison aux avions pilotés par des hommes.
Contrairement aux États-Unis, l'Allemagne n'utilise que des drones de reconnaissance et de surveillance, en Afghanistan par exemple.
A formal contract is likely to be signed after Russia delivers to India the third and final Talwar-class stealth frigate INS Trikand..
Russia is going to get a fresh order of building three more Talwar-class stealth frigates for India later this year which is likely to be worth $3 billion. The frigates have substantially enhanced Indian Navy’s firepower in the region mainly because of their stealth capabilities.
Knowledgeable sources told RIR that the Indians have already orally conveyed their in-principle decision to Russia to construct three more Talwar-class frigates. A formal contract is likely to be signed after Russia delivers to India the third and final Talwar-class stealth frigate INS Trikand, being built at the Yantar shipyard in Russia. The delivery is expected in June 2013.
The game-changer aspect of the Talwar class frigates is its stealth technology and a special hull design. These features enable the Talwar class frigates to be extremely useful in a wide range of missions like finding and eliminating enemy submarines and large surface ships. The Talwar-class frigates are the first Indian Navy warships to have stealth features.
What the Fresh Deal May Entail
Sources in the Indian defence establishment said the mood is quite upbeat about the successful Talwar-class frigates experiment and once the current cycle gets completed after the delivery of INS Trikand, the Indian Navy will take a call on issuing a formal order to Russia.
The new set of frigates will be more technologically advanced and each of the next three Talwar-class frigates will be equipped with BrahMos missiles. The existing Talwar-class boats and the upcoming INS Trikand are not BrahMos-equipped because they were designed before the BrahMos naval variant could be developed.
Therefore the greatest USP of the upcoming order for three more Talwar-class frigates would be that for the first time these frigates will be fitted with BrahMos. “This is the single most important reason why the Russians don’t really have to worry whether they are going to get this order or not,” a source said on condition of anonymity....
MANILA — In line with its efforts to develop its deterrent capability, the Philippine Navy (PN) announced that it is developing its anti-submarine warfare (ASW) capability.
Lt. Cmdr. Gregory Fabic, Navy spokesperson, said that this program is one of the PN's long-term undertakings.
ASW refers to the capability to detect, locate and if necessary, destroy submarines found intruding in the country's territorial waters.
"We have plans for (developing) an ASW capability but it is still in the long-term plans. This is part of the PN's 'Active Archipelagic Defense Strategy'. We are looking at ship mounted and helo (helicopter) ASW capability," Fabic stressed.
He added that this program will be an important part of the Philippines' defense system once it reaches full bloom.
The PN earlier called the signing of the contract with AgustaWestland, regarding the delivery of three AW-109 "Power" helicopters by 2014, a "significant milestone".
"The PN finds it to be a significant development in line with the (ongoing) modernization program and capability upgrade," it stated.
The AW-109 "Power" helicopters will enhance the PN's capability in various naval operations such as maritime security patrols and search-and-rescue among others.
"These helicopters are just a few among the list of future acquisition for the PN in order to attain its vision of becoming a strong and credible Navy that our maritime nation can be proud of," Fabic emphasized.
Fly on-board with the pilots from 16 Squadron as they perform live weapons testing at the Air Capability Display that took place at Roodewal earlier this yea...
Voilà maintenant plus de 30 ans que l’hélicoptère Sikorsky UH-60 Black Hawk est en service au sein de l’US Army. Par conséquent, son remplacement est à prévoir. D’où le lancement par le Pentagone du programme “Joint Multi-Role Future Vertical Lift”, qui consiste dans un premier temps à mettre au point un démonstrateur technologique pour ensuite concevoir un nouvel appareil susceptible d’être opérationnel d’ici 2030.
Il est ainsi question de développer un hélicoptère présentant des performances allant bien au-delà de celles de l’actuel Black Hawk, lequel peut atteindre une vitesse de 280 km/h et parcourir environ 500 km. Ce qui suppose la recherche d’une rupture technologique par rapport à ce que l’on connaît actuellement.
Ce marché intéresse plusieurs constructeurs, comme Bell. L’industriel a ainsi présenté, le 10 avril, son concept “V-280 Valor“, lequel s’inspire de l’appareil hybride (mi-hélicioptère, mi avion) V-22 Osprey, développé en partenariat avec Boeing au cours de ces dernières années.
Ainsi, par rapport à son aîné, le V-280 disposera de commandes de vol électriques plus performantes. Autre différence, les nacelles moteurs situées en bout d’aile seront fixes et seuls les rotors pourront pivoter en fonction des phases du vol. Quant aux performances, il pourrait voler à vitesse de 280 noeuds (plus de 500 km/h) et avoir une autonomie maximum de 2.100 nautiques.
Mais Bell n’est pas le seul constructeur à être sur les rangs. Ainsi, Sikorsky, associé à Boeing, va présenter son hélicoptère hybride X-2 et Eurocopter va également se lancer dans la course avec son démonstrateur X-3.
Ne tournons pas autour du pot : le rapport de la Cour des comptes sur "les faiblesses de l’Etat actionnaire d’entreprises industrielles de défense", présenté ce mardi 9 avril par Didier Migaud, est une nouvelle pierre dans le jardin de Dassault. Ou plutôt dans celle d’un Etat actionnaire dont la Cour a clairement déploré les renoncements vis-à-vis du fabricant du Rafale et des jets d’affaires Falcon.
"Décision après décision (…) l’Etat a renforcé la position de Dassault, dont il avait, il y a trente ans, acquis le contrôle, pointait Didier Migaud ce matin. Progressivement, l’Etat a donné à cette entreprise familiale de taille intermédiaire, les clés d’entreprises plus importantes qu’elle, Thales puis à travers Thales, DCNS."
De fait, la relation entre l’Etat et l’"entreprise familiale de taille intermédiaire" - Serge Dassault appréciera le libellé, est une histoire de renoncements permanents : l’Etat avait le contrôle de Dassault Aviation en 1981, avec 45,76% du capital et 54,72% des droits de vote, mais des "conventions orales (…) ont organisé une autolimitation du pouvoir du secteur public". L’Etat a ensuite échoué à imposer à Dassault la fusion avec Aerospatiale en 1996-1997, du fait de la dissolution de l’Assemblée nationale. En 1998, il a transféré sa participation dans Dassault à Aerospatiale puis EADS, ce qui équivaut à une perte d’influence directe puisque EADS n’est plus détenu qu’à 12%.
L'âge du capitaine pointée du doigt
Quant à l’entrée de Dassault au capital de Thales, décidée en 2008, elle a fait évoluer le contrôle actionnarial "au détriment de l’Etat". "L’arrivée de Dassault s’est traduite, dans les faits, par une limitation de la marge de manœuvre de l’Etat actionnaire", Dassault ayant "obtenu le départ de certains dirigeants choisis par l’Etat", souligne la Cour.
L’Etat a-t-il tout lâché à Dassault ? Tout, peut-être pas. Trop, certainement, assure la Cour. Référence plus ou moins subtile à l’âge du capitaine (Serge Dassault a 88 ans), le premier président de la Cour a même évoqué le risque pour l’Etat de dépendre "de manière trop marquée" de "l’engagement de personnes physiques, dont la disparition, inéluctable à terme, peut fragiliser l’industrie française dans son ensemble."
En gros, la succession de Serge Dassault pourrait remettre en cause toute l’architecture de l’industrie de défense, comme la mort de Jean-Luc Lagardère en a rebattu les cartes en raison du manque d’intérêt flagrant de son fils Arnaud pour la chose aéronautique et militaire. Mais l’effet pourrait être supérieur: si Lagardère détenait 15%, puis 7,5% du capital d’EADS, Dassault, lui, détient 26% du groupe électronique Thales, qui détient 35% du groupe naval de défense DCNS.
L'Etat piètre actionnaire
Au-delà du cas Dassault, le panorama dressé par la Cour sur l’efficacité de l’Etat actionnaire est loin d’être réjouissant. Si les sages de la rue Cambon saluent son rôle dans le développement international des champions Thales, Safran ou EADS, leur réquisitoire sur ses faiblesses en tant que gestionnaire est implacable. Un, il ne protège qu’imparfaitement des activités industrielles clés (partenariat avec un Lagardère endetté dans EADS, absence de dispositif anti-OPA jusqu’à récemment chez Safran).
Deux, il a accepté de voir ses pouvoirs d’actionnaire dilués sans contreparties: Aerospatiale a été fusionné avec Matra à des "conditions de valorisation très défavorables pour l’Etat", puis dilué jusqu’à 12% du capital d’EADS aujourd’hui. Chez Safran, un fâcheux oubli de l’APE en 2007 a même privé l’Etat de droits de vote doubles qui lui auraient offert la minorité de blocage…
Troisième reproche : la cacophonie qui règne parfois entre les différentes composantes de l’Etat. La Direction générale de l’armement (DGA) défend ses intérêts de client, l’Agence des participations de l’Etat (APE) ses intérêts d’actionnaire, d’où des positions parfois divergentes (GIAT, Thales-Safran, SNPE…). Dernière forme de faiblesse, l’Etat est souvent dans l’incapacité de faire appliquer ses décisions, comme lors du projet d’échanges d’actifs entre Thales et Safran dans l’optronique et l’avionique en 2011.
Une bonne raison pour céder ses participations ?
De quoi apporter de l’eau au moulin de ceux, toujours plus nombreux, qui appellent à la vente des "12,25 milliards d’euros" de participations de l’Etat dans les groupes de défense ? La Cour assure le contraire : "Le montant de 12 milliards est somme toute modeste, du même ordre que les commandes annuelles d’équipements militaires (13 milliards) », rappelle Didier Migaud, qui assure que la somme n’est pas à la hauteur des enjeux budgétaire de la France. Surtout, ces participations sont "un levier essentiel pour servir au mieux [les] intérêts" de l’Etat : protection des activités stratégiques, comme la dissuasion, mais aussi compétitivité de l’industrie ou défense de l’emploi.
Car la France, sous pression de Bruxelles, se refuse toujours à envisager une solution du type de l’amendement américain Exon-Florio (1988), qui permet au président américain de bloquer toute acquisition de société étrangère de sociétés américaines sous le prétexte large de "sécurité nationale". Une arme redoutable que la Cour des comptes conseille au gouvernement de sérieusement envisager.
General Dynamics Land Systems has been awarded a contract by the US Defense Logistics Agency (DLA) to provide spare parts in support of the Abrams main battle tank. The company announced the three-year IDIQ contract - with an estimated potential value of $9.5 million – on 11 April.
The contract will see General Dynamics provide DLA with spares for the M1A2 system enhancement package (SEP) version 1 and version 2 series of tanks through April 2016. These SEP v1 and v2 tanks feature sophisticated command and control systems, second-generation thermal sights, improved armour and many other capabilities for the fully digitised platform.
Graz Graziano, vice president, Combat Support and Sustainment, General Dynamics Land Systems, said: ‘The DLA has a strategic goal of reducing costs by $10 billion in five years and General Dynamics Land Systems is committed to helping them achieve it. By aligning our approach to support their objective, we presented DLA with new ideas for significant material-cost reduction over the life of this contract. We look forward to additional opportunities to continue this partnership in the future.’
The company said that programme management for the contract will be performed at General Dynamics Land Systems-Force Protection in Ladson, while parts will be manufactured at General Dynamics Land Systems' Scranton manufacturing facility.
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