DEFENSE NEWS
7.3M views | +2.1K today
DEFENSE NEWS
Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
Curated by Romain
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Romain
January 26, 2016 3:41 AM
Scoop.it!

L’Inde veut moderniser d’urgence son armée

L’Inde veut moderniser d’urgence son armée | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’achat de 36 Rafale par l’Inde est un élément d’une stratégie face à la menace de la Chine et du Pakistan.

L’Inde est depuis de longue date le premier importateur d’équipement militaire au monde. Mais l’arrivée de Narendra Modi (BJP) au pouvoir coïncide avec de nouvelles ambitions alors que le géant asiatique cherche à réaffirmer sa présence sur la scène régionale. Le gouvernement a déclaré vouloir investir la somme colossale de 250 milliards de dollars au cours des dix prochaines années. Une montée en puissance justifiée par un contexte géopolitique toujours tendu, marqué par une recrudescence du terrorisme.
Deux voisins « nucléaires »

« L’Inde partage ses frontières avec deux Etats qui détiennent également l’arme nucléaire - Chine et Pakistan-, qui réclament de larges parts du territoire indien et contre lesquels l’Inde a eu à mener des guerres dans le passé pour défendre ses frontières », rappelle l’expert Pal Sidhu de Brookings India. Alors que Pékin continue de revendiquer l’Arunachal Pradesh, Islamabad juge légitime sa souveraineté sur le Cachemire. « Depuis que la Chine et le Pakistan se sont alliés, les experts de la défense indienne estime que Delhi doit se préparer à une attaque sur deux fronts, les deux pays pouvant agir de concert », renchérit Ajai Shukla, ancien militaire, aujourd’hui éditorialiste
Crainte de la remilitarisation de la Chine

Dans ce contexte, la remilitarisation de l’Empire du milieu reste la principale crainte de l’armée indienne. « L’Inde dépense environ 2,5% de son PIB dans la défense, contre 2,1%pour la Chine, détaille Pal Sidhu. Mais au vu de la différence de PIB, la Chine mise 4 fois plus que l’Inde ». Un fossé qui inquiète d’autant plus qu’une large part de son équipement devient obsolète. En particulier, l’Inde a un besoin urgent de nouveaux avions de combat : environ un tiers des 650 avions de sa flotte a plus de 40 ans et devra être renouvelée d’ici à une dizaine d’années. « L’Indian Air Force qui devrait posséder 45 escadrilles d’avions de chasse n’en a aujourd’hui plus que 34 », se plaint un ancien pilote de chasse indien. « De surcroît, nos MiG21 et MiG27 seront mis hors d’usage au cours des dix prochaines années, ce qui réduit d’autant le nombre de nos avions disponibles », ajoute-t-il.

Un argument de plus pour l’armée : l’Inde a subi début janvier un attentat sur son sol, à Patankhot, une base militaire située à la frontière pakistanaise. Un acte attribué à des islamistes pakistanais qui s’est soldé par la mort de onze soldats indiens et de six terroristes. « Nous sommes conscients des menaces qui pèsent sur nos deux pays et du défi redoutable pour le monde », a insisté Narendra Modi, « toutes les puissances devraient s’unir pour contrer cette menace ».
No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:41 AM
Scoop.it!

Endommagement d'un missile nucléaire aux Etats-Unis

Endommagement d'un missile nucléaire aux Etats-Unis | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Un missile équipé d'une ogive nucléaire a été endommagé lorsque trois militaires américains ont commis une erreur en effectuant une opération de maintenance technique.Quoique l'incident se soit produit en mai 2014, ce n'est que vendredi dernier que les forces armées américaines ont divulgué l'information, apprend-on de l'AP.

Selon cette source, le missile balistique intercontinental Minuteman III "est devenu inutilisable" au cours des contrôles de diagnostic. Un chef de l'équipe de secours dont le nom n'a pas été communiqué n'a pas respecté les prescriptions nécessaires lors d'un travail de dépannage, ce qui a provoqué l'endommagement du missile.
L'incident n'a fait ni victime, ni blessés. Les services techniques ont réussi à retirer le missile du conteneur de lancement. Plus de 1,8 million de dollars ont été dépensés pour la réparation des dégâts.

Suite à l'incident, les autorités ont mené une enquête, et les trois militaires ont été privés d'accès aux travaux sur les installations nucléaires. Les forces armées américaines déclarent ne pas avoir détecté de menace quelconque à la sécurité publique.

Les détails du travail de la commission d'enquête ont été classés secrets pour raison de sécurité nationale, en novembre dernier, fait savoir l'AP. Une brève déclaration sur les résultats du travail de la commission informe que le site de lancement en question est situé dans le nord-ouest du Colorado.
No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:40 AM
Scoop.it!

Des réservistes sur Rafale pour l’Aéronavale

Des réservistes sur Rafale pour l’Aéronavale | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La fin du Super Etendard Modernisé (SEM) en 2016 avec le passage à une flotte 100% Rafale, la participation à l’opération Chammal et l’engagement soutenu du porte-avions, mais aussi la fin de contrat ou la mutation de nombreux pilotes confirmés : toute ces raisons font que l’Aéronavale se retrouve aujourd’hui face à une situation difficile en matière de formation.

« Le manque de pilotes qualifiés et d’instructeurs disponibles rend particulièrement compliqué la régénération des forces sur les bases quand le groupe aérien est embarqué » explique-t-on à l’état-major de l’aviation navale. « La transformation à venir de la flottille 17F sur Rafale vient en outre alourdir le flux normal des formations dans les flottilles ». Le passage du SEM vers le Rafale pourrait ne concerner qu’une quinzaine de pilotes, mais à l’échelle de l’aéronavale, petite boutique, ce nombre est suffisant pour créer un engorgement. D’autant que l’aéronavale aurait d’ores et déjà du mal à fournir son contingent d’instructeurs à l’Escadron de Transformation Rafale de Saint Dizier. Pour toutes ces raisons, l’institution a décidé de faire appel à des instructeurs réservistes sur Rafale.

JPEG - 44.9 ko
Les instructeurs réservistes accompagneront les jeunes pilotes arrivant en flottille ou bien d’autres plus expérimentés quittant le SEM pour le Rafale.
© Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

On parle aujourd’hui de seulement cinq pilotes très expérimentés (Chefs de patrouille, avec au moins 2.500 heures de vol dont 500 de Rafale), dont deux seraient déjà à pied d’œuvre à Landivisiau. C’est peu mais cela n’en demeure pas moins une innovation pour la marine et même pour l’institution militaire française dans son ensemble. Les pilotes réservistes de l’armée de l’Air sont pour l’heure cantonnés au pilotage d’avions légers, mais rien ne dit que cela ne changera pas, dans le sillage des marins.

Une partie de l’activité de ces instructeurs se fera en simulateur pour former les jeunes, mais la nouveauté n’est pas là, puisque on peut déjà croiser un réserviste ou deux dans les couloirs du Centre d’Expertise (CENTEX) de Landivisiau qui abrite les deux simus de la base. Placer un pilote rendu à la vie civile dans le cockpit d’un Rafale, après un rapide processus de remise en jambe, constituera en revanche une petite révolution.

JPEG - 56.2 ko
Les réservistes seront cantonnés dans les missions d’instruction. Hors de question pour eux de prendre part aux Opex…
© Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

L’aéronavale est pour l’instant allée chercher ses volontaires dans les rangs de la Sécurité Civile. On y trouve quelques jeunes « anciens » du Rafale ayant quitté les forces assez récemment pour être requalifiés facilement. Autre avantage, l’activité très saisonnière de la Sécurité Civile (activité en été, relâche en hiver avec de bonnes plages d’inactivité) complète bien celle de l’Aéronavale. Certains pilotes de ligne travaillant sous contrat la moitié de l’année, par exemple en haute saison de mai à octobre, pourraient eux aussi convenir aux besoins de la marine. Pour l’institution, l’emploi d’instructeurs réservistes a vocation à durer et l’indisponibilité programmée du Charles de Gaulle pour entretien programmée (à priori pour 2017…) ne devrait pas fondamentalement changer la donne.

Frédéric Lert
No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:39 AM
Scoop.it!

Djibouti: le projet de construction de la base militaire chinoise avance

Djibouti: le projet de construction de la base militaire chinoise avance | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Pékin et Djibouti avancent dans la construction d'une base militaire chinoise dans ce pays de la Corne de l'Afrique. La décision a été prise en novembre 2015 et les deux pays viennent de s'entendre sur la logistique. C'est ce qu'a confirmé la semaine dernière le ministère chinois des Affaires étrangères. Officiellement, cette base doit servir aux opérations anti-pirateries menées par la Chine dans le golfe d'Aden. Mais elle sert aussi les intérêts économiques de Pékin en lui donnant accès à une position stratégique unique en Afrique.

Avec notre correspondante à Shanghai, Delphine Sureau

La Chine et Djibouti sont tombées d'accord sur les modalités de construction de la base militaire chinoise, annonce Hong Lei, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Voilà qui va permettre aux militaires chinois de poursuivre leurs missions d'escorte des navires, en réglant leurs soucis d'approvisionnement, explique Pékin. Depuis 2008, la Chine participe aux missions anti-piraterie des Nations unies dans le golfe d'Aden.

Protéger les ressortissants chinois

Mais cet engagement militaire à Djibouti présente d'autres intérêts. Un million de Chinois vivent en Afrique et Pékin se doit de protéger ses ressortissants et ses investissements, eux aussi victimes du terrorisme.

Nouvelle série d'accords

Progressivement la Chine s'installe donc à Djibouti, rejoignant les Français, les Américains et les Japonais. Pékin et le gouvernement Guelleh viennent de signer une nouvelle série d'accords pour établir une zone franche à Djibouti, dont profiteront les entreprises et les banques chinoises. L'objectif est de faire de la cité portuaire une zone clé du transport maritime entre la Chine et l'Europe. Djibouti constitue aussi un accès direct à l'Ethiopie où les activités chinoises prospèrent.
No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:37 AM
Scoop.it!

Blindés : un marché d’avenir

Blindés : un marché d’avenir | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Roues ou chenilles ? Alors que les gammes d’engins blindés sont toujours plus nombreuses, le choix du train de roulement n’a guère évolué depuis un siècle, plaçant les constructeurs face au choix binaire de la chenille ou de la roue.

Dans le cadre du rapprochement entre Nexter et KMW, cette segmentation entre roue et chenille se retrouve, par exemple, dans l’artillerie entre les Caesar à roues français et le PzH2000 chenillé allemand. Deux engins complémentaires qui répondent à des besoins opérationnels différents et qui trouveront donc naturellement chacun leurs marchés.

En revanche, dans les gammes concurrentes, notamment entre véhicules à roues, comme dans les 8×8, entre le VBCI (Nexter) et le Boxer (KMW) ou, dans les 4×4, entre l’Aravis (Nexter) et le Dingo (KMW), l’opposition binaire en termes de châssis laisse, pour les partenaires, la place à la recherche de logiques de spécialisation.

Pour conserver le catalogue le plus large possible dans la structure conjointe et être en mesure de vendre au mieux le meilleur de chacun des partenaires, la “différentiation” visera à spécialiser ces gammes concurrentes : ainsi, l’Aravis pourrait être spécialisé dans le génie et le Dingo être proposé comme “pur” véhicule de transport de troupes.

Pour les 8×8, la future gamme pourrait aller du véhicule le plus modulaire à celui le mieux adapté à la haute intensité. Mais au-delà de cet exemple, l’opposition roue/chenille reste une réalité structurante en matière de blindés, au niveau opérationnel et industriel.

Avec la disparition de la menace soviétique et l’arrivée de nouveaux formats plus mobiles, plus légers et plus facilement projetables, les blindés à roues ont alors gagné du terrain en Europe. D’autant que, dans un contexte de réductions budgétaires, leur prix d’acquisition et surtout leur coût de possession (MCO) sont nettement inférieurs à ceux des véhicules chenillés. L’avancée technologique a permis d’augmenter leur poids à pleine charge et donc de renforcer leur protection balistique et anti-mines/anti-IED.

Toute une génération de véhicules à roues est apparue dans les années 2000, tels les Pandur autrichiens, le Boxer germano-néerlandais, l’AMV finlandais, le VBM Freccia italien, le VBCI français, sans oublier le Piranha suisse de Mowag, absorbé en 2003 par le géant GDELS. Parmi les dernières acquisitions de blindés à roues, on peut citer le Boxer en Lituanie, l’AMV dans sa version polonaise “Rosomak” en Slovaquie, ou le Piranha 5 au Danemark, face aux Ascod-2, CV-90 et PMC G5 chenillés.

Quant aux pays émergents, comme la Turquie, beaucoup ont fait le choix de la roue, moins complexe à maîtriser sur le plan technologique : les blindés qu’ils développent et proposent à l’export sont en général, dans un premier temps, des 4×4, 6×6 ou 8×8 à roues. La fièvre des roues a aussi touché l’Amérique avec les véhicules 8×8 Stryker au sein des Stryker Brigade Combat Team, dont le concept a été développé par le général Eric Shinseki entre 1999 et 2003. Leur retex mitigé en Irak a impulsé leur revalorisation avec l’ajout d’une protection renforcée.

L’US Marine Corps a lui aussi fait le choix de la roue pour remplacer l’AAV-7 chenillé dans le cadre de l’appel d’offres du programme ACV (8×8), pour lequel sont shortlistés le SuperAV et le Terrex-2, alors que le programme d’EFV (Expeditionary Fighting Vehicle) chenillé a été abandonné.

En France, le débat a été très animé lors du remplacement de l’AMX-10P chenillé. Certains défendant un engin chenillé mieux à même d’être employé aux côtés du char Leclerc. Après le prototype VBM Vextra, le VBCI à roues l’a finalement remporté : un choix qui s’est avéré pertinent : les opérations Serval et Barkhane ont démontré la grande adaptabilité des véhicules à roues, leur capacité de projection et de raid blindé autonome, sur un théâtre se prêtant à ce type de manœuvre, tant par son élongation que par les conditions d’emploi. Un choix qu’a également fait l’Afrique du Sud depuis sa guerre avec l’Angola.

Indispensable chenille

En France, l’armée de Terre souhaite conserver une mixité des moyens, car au-delà du “triomphe de la roue” dans les récentes opérations en Afrique, l’enga­gement dans un éventuel conflit de plus haute intensité nécessitera des moyens chenillés plus robustes. Ce qui se vérifie au Yémen, où la “chenille” est indispensable aux Saoudiens et Emiratis face aux moyens antichars des rebelles Houthis. Pour les chars de combat, l’exigence d’un haut niveau de protection et le poids que cela induit font que l’emploi d’un châssis à roues n’est pas, aujourd’hui, envisageable.

Chez Nexter, le savoir-faire en matière d’engins chenillés a pu être maintenu grâce à la rénovation des chars Leclerc et à différents PEA portant notamment sur la conception de chenilles souples. D’autant qu’il existe un réel besoin à l’export en matière de blindés lourds, porté par la nature des conflits actuels, comme le prouve l’intérêt récent des Saoudiens pour le char Leclerc.

Si certains spécialistes prédisaient la fin des chenilles à l’horizon de 2020-2025, le triomphe de la roue ne se vérifie pas partout : ainsi les pays nordiques, très portés sur la protection du territoire national, maintiennent leur flotte de véhicules chenillés. Le véhicule blindé de combat CV-90 a fait une vraie percée commerciale avec différents modèles. La Suède, son pays d’origine, mais aussi la Finlande, la Norvège (qui revalorise son parc), les Pays-Bas, le Danemark et la Suisse ont acquis ce véhicule décliné en différentes versions. Le train de roulement à chenilles reste très supérieur en termes de capacités tout-terrain, notamment dans la neige ou la boue, deux caractéristiques propres aux théâtres d’Europe Centrale et du Nord.

La Bundeswehr remplace ainsi progressivement ses SPz Marder chenillés de plus de 30 tonnes par le SPz Puma, un VCI chenillé encore plus lourd (41 tonnes). Les Britanniques, fidèles à leur préférence historique vis-à-vis de la chenille, développent la famille des Scout-SV avec le VBC Ajax, réalisée sur la base de l’Ascod-2. Mais le tout récent appel d’offres australien a contribué à relancer le débat au sein des tacticiens anglo-saxons.

Fin novembre 2015, le ministère de la Défense a initié la campagne d’acquisition du futur VBC pour remplacer le vénérable M113AS4 à chenille. Si les autorités ont annoncé leur préférence pour un véhicule chenillé armé d’un canon automatique, elles spécifient que toutes les offres industrielles portant sur des blindés à roues seront étudiées au regard des critères exigés, parmi lesquels la capacité à suivre la manœuvre des chars de combat M1 Abrams.

Ce tableau ne serait pas complet sans évoquer les derniers développements russes. Un large panel de véhicules a été dévoilé courant 2015, utilisant cinq types de châssis, parmi lesquels quatre sont chenillés : le char de combat et le VCI Armata, le Kurganets-25 (VCI et VBTT), les BMD-4M et BTR-MDM pour les paras, ainsi que le véhicule articulé “Arktika”, optimisé pour les régions polaires. Seul le Boomerang dispose d’un train de roulement à roues 8×8. Aux yeux de l’état-major russe, la priorité est donc clairement donnée aux blindés chenillés.
No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:34 AM
Scoop.it!

Un système d’aérolargage intelligent utilisant la vision artificielle

Un système d’aérolargage intelligent utilisant la vision artificielle | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le largage de précision a pour objectif de livrer par parachute de l’équipement, des colis, des munitions, à une hauteur variant entre 125m (400 pieds) et 7600m (25 000 pieds environ) d’altitude, en fonction de la méthode choisie : utilisation de la gravité, ou éjection de la charge dans le second cas. Il a pour objectif de renforcer la logistique de théâtre, de ravitailler des garnisons ou des unités isolées en environnement hostile.

Mais au-delà de l’éjection, un second problème consiste à atterrir avec précision à l’emplacement visé (en particulier lorsque l’aérolargage est effectué au profit des Forces Spéciales). En ce cas, des parachutes guidés de type « aile » (parafoils) peuvent être utilisés, et pour permettre un guidage optimal, des solutions de « parachute intelligent » ont été développées.
Le plus connu est le système américain JPADS, pour « joint precision airdrop system », en service depuis 2006 en Afghanistan. Il s’agit d’une famille comprenant principalement 4 systèmes autonomes, guidés grâce à un GPS couplé à des servomoteurs directement reliés aux suspentes, et largués à des altitudes allant jusqu’à 25 000 pieds. Ils permettent de guider une charge au sol, avec une précision de l’ordre de 50 mètres. D’autres solutions du même type existent comme le Paralander développé par Cassidian, le DragonFly, l’Onyx ou des solutions de type parafoils motorisés.

Mais le GPS est susceptible d’être brouillé ou perturbé soit par des systèmes de guerre électronique, soit même par des solutions bon marché et compactes, accessibles au grand public. Pour contrer cette menace, les développeurs du JPADS l’ont doté d’un nouveau système de guidage qui utilise la vision artificielle.

L’idée est ainsi de munir le système de guidage d’un boitier AGU (aerial guidance unit) muni d’une caméra qui regarde le sol, et compare l’image optique avec une imagerie satellitaire entrée en préparation de mission dans la base de données de l’AGU. En lieu et place du GPS, le système utilise des indices visuels pour réaligner le guidage en fonction des données optiques recueillies.
Evidemment, en cas de largage nocturne, ou de couche nuageuse importante, la solution se révèle limitée. L’US Army (Army’s Natick Soldier Research, Development and Engineering Center ou NSRDEC) travaille donc aujourd’hui avec la société Draper, conceptrice du JPADS, pour surmonter ces difficultés, en utilisant des capteurs infrarouges, ou en utilisant une combinaison de systèmes de guidage visuels/GPS.Les premiers tests réalisés (photos ci-dessus) ont néanmoins permis de confirmer l’intérêt de l’approche, avec une précision satisfaisante de largage, alors qu’aucune donnée GPS (et en particulier pas de données sur la position initiale de l’avion) n’a été utilisée. La même approche, si elle se révèle suffisamment robuste, pourrait être à terme utilisée pour le guidage de drones, ou le largage HALO (haute altitude, basse ouverture) de chuteurs opérationnels.
No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:32 AM
Scoop.it!

Le KC-46A effectue son premier ravitaillement en vol

Le KC-46A effectue son premier ravitaillement en vol | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Boeing a annoncé le 24 janvier 2016, que le KC-46A Pegasus a effectué pour la première fois un ravitaillement en vol. Le futur ravitailleur de l'US Air Force a effectué plusieurs contacts rigides avec un F-16 à une altitude de 20 000 pieds. Le vol a duré 5 heures et 43 minutes et s'est conclu par un contact "humide", le KC-46A ayant transmis 725 kg de carburant au chasseur.

Selon Boeing, au cours de ce vol, les qualités du "boom" (Perche rigide) de l'appareil ont été démontrées ainsi que les avantages de la nouvelle station de contrôle de l'opérateur de la perche (Qui se trouve à l'avant de l'appareil).

Ce premier ravitaillement en vol était un pré requis pour franchir le jalon "Milestone C" qui devrait permettre de lancer la production en pré série de l'appareil.

Le premier prototype du KC-46A, un Boeing 767-2C a déjà effectué plus de 260 heures de vol depuis décembre 2014. Le deuxième prototype, a lui, effectué 32 vols depuis septembre 2015. Au total quatre appareils seront utilisés pour les essais. Deux 767-2C (Version intermédiaires) et deux appareils en version définitive KC-46A.

Dans les semaines à venir, d'autres essais en vol sont prévus avec des C-17, F/A-18, A-10 et AV-8B.
No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:30 AM
Scoop.it!

La Suède et le Danemark s’entendent sur un accord militaire

La Suède et le Danemark s’entendent sur un accord militaire | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Après avoir régulièrement réduit son effort de défense, la Suède s’aperçoit maintenant que ses capacités militaires sont insuffisantes alors que de vives tensions l’opposent à la Russie depuis plusieurs violations de son territoire par cette dernière et surtout l’annexion de la Crimée.

La Suède présente un intérêt stratégique évident. Du moins, c’est surtout vrai pour l’île de Gotland, située à 90 km à l’est des côtes suédoises et à 140 km à l’ouest de la Lettonie. Son contrôle permettrait de « verrouiller » l’accès de la mer Baltique et constituerait un « porte-avions » naturel en cas d’attaque des pays baltes. En outre, elle est longée par le gazoduc Nord Stream, qui approvisionne l’Europe occidentale en gaz naturel russe.

En 2014, la Suède a cessé tout dialogue militaire avec la Russie. Et, alors que l’idée d’une possible adhésion à l’Otan fait son chemin à Stokholm, Moscou a menacé le gouvernement suédois de représailles s’il choisissait une telle option.

Seulement, la remontée en puissance de forces armées affaiblies pendant des années de disette budgétaire ne se fait pas du jour au lendemain. D’autant plus si l’effort budgétaire consenti reste insuffisant, même s’il a été augmenté (+11% sur 5 ans). Aussi, une des solutions passe par des accords de défense.

Ces derniers mois, Stockholm a renforcé sa coopération militaire avec la Pologne et surtout la Finlande, avec laquelle il est question de créer la Swedish Finnish Naval Task Force (SFNTG), une force navale conjointe interopérable avec les unités de l’Otan. Ces rapprochements peuvent éventuellement avoir des conséquences industrielles : Varsovie entend se doter de nouveaux sous-marins (et la Suède en propose) tandis qu’Helsinki doit remplacer ses avions F-18 Hornet (le JAS-39 Gripen du constructeur suédois Saab pourrait être sur les rangs)…

Le dernier accord en date a récemment été conclu avec le Danemark. Le texte, signé par les ministres suédois et danois de la Défense, Peter Hultqvist et Peter Christensen, prévoit notamment la possibilité de mener des missions de surveillance en commun, de partager des infrastructures (ports militaires et bases aériennes) et d’augmenter les exercices conjoints entre les forces armées de deux pays.

Le volet « surveillance » est sans doute le plus important. « En travaillant ensemble pour analyser les données sur la situation actuelle et échanger des informations, nous pourrons avoir une image commune de ce qui se passe dans la région de la Baltique. De cette façon, nous pourrons traiter conjointement les problèmes qui peuvent survenir », a expliqué Peter Hultqvist.

Cet accord « donnera plus d’yeux et d’oreilles » dans la région, a ajouté M. Christensen. En clair, il s’agira de surveiller de très près les mouvements et les activités de l’aviation et des forces navales russes.

En 2015, le Danemark a aussi fait l’objet de menaces de la part de la Russie. « Je ne pense pas que les Danois réalisent les conséquences de leur potentielle adhésion à ce système de défense antimissile [de l'Otan, ndlr]. Si cela devait se produire, leurs navires deviendraient la cible de nos missiles nucléaires », avait en effet affirmé l’ambassadeur russe en poste à Copenhague.

Qui plus est, selon un rapport du renseignement militaire danois (Forsvarets Efterretningstjeneste), la Russie aurait simulé, en 2014, le bombardement de l’île Bornholm, au moment où cette dernière accueillait un rassemblement de responsables politiques et de journalistes.
No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:27 AM
Scoop.it!

ADSB to build 8 patrol boats for Kuwait

ADSB to build 8 patrol boats for Kuwait | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Kuwait has awarded Abu Dhabi Ship Building a $70.7 million contract to build eight patrol boats as the country moves to boost its maritime defense capabilities.

The order includes landing crafts and high-speed protection vessels. Khaleej Times reports the vessels will be used to protect Kuwait's territorial waters and maritime facilities.

"The vessels will have high-level requirements, making them globally competitive protection vessels, which will be built by using state-of-the-art multipurpose technologies and equipment," Kuwait's defense ministry said.

The National reports deliveries of the ships are expected to begin in under two years. ADSB CEO Khaled Al Mazrouei says his company's contract with the government of Kuwait demonstrates its commitment to growing regional capabilities.

"We are proud to be supplying vessels to the Kuwait Ministry of Defense and are grateful for the confidence that the State of Kuwait has given to us by awarding this contract," Mazrouei said.
No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:26 AM
Scoop.it!

German Navy to evaluate ARCIMS - News - Shephard

Atlas Elektronik UK has delivered an ARCIMS USV to the German Naval Technical Centre for evaluation, the company announced on 20 January.

The equipment is being assessed as part of a German Navy requirement for unmanned mine countermeasure (MCM) systems.

ARCIMS USV is an 11m platform with a large open deck space and a 4 tonne payload capacity. It has been specifically designed for unmanned military applications with a shock resistant hull and a low platform underwater signature. The high tow performance across a wide speed range assists minesweeping and towed sonar operations. The cathedral hull and twin jet propulsion provides a manoeuvrable yet stable platform with a top speed of over 40 knots.

The USV is part of the ARCIMS Mission System that includes a range of reconfigurable mission modules to deliver MCM and hydrographic operations, ASW, maritime security and force protection.

The ARCIMS USV can be operated remotely, autonomously or as a manned platform and offers the flexibility to test and evaluate a range sweep equipment as well as the deployment of off-board payloads.
No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:14 AM
Scoop.it!

Airbus Helicopters doit absolument envoyer du lourd en 2016

Airbus Helicopters doit absolument envoyer du lourd en 2016 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Après une année commerciale très difficile en 2015, le constructeur de Marignane doit impérativement vendre des hélicoptères militaires et civils lourds (NH90, H225, H225M, H175...). Car Airbus Helicopters va être déjà confronté à un problème de charge de travail dès cette année.
Bis repetita pour Airbus Helicopters. A l'instar de 2015, le véritable enjeu de 2016 pour Airbus Helicopters sera de prendre à tout prix des commandes dans le segment des hélicoptères lourds même si le contexte macroéconomique restera encore très difficile cette année. Car en 2015, l'hélicoptériste européen n'est pas parvenu à atteindre son objectif prioritaire de gagner au moins deux gros contrats militaires. Du coup, le carnet de commandes s'effrite.

Hormis la Corée du Sud, où le constructeur a été choisi pour codévelopper et cofabriquer des hélicoptères légers militaires et civils sur la base d'une version d'un Dauphin 155 B1, le constructeur de Marignane n'a pas finalisé des ventes pourtant bien engagées dès la fin 2014 et au début 2015. C'est le cas du NH90 au Qatar (22), du Caracal au Koweït (24 + 6 en option) et en Pologne (50), et du H225 au Mexique (50), où une commande avait été envisagée sérieusement. Mais Mexico a été rattrapé par la chute vertigineuse du prix du baril de pétrole, et la commande a fait pschitt en dépit de la venue en France du président mexicain Enrique Peña Nieto qui était l'invité d'honneur du défilé du 14 juillet. Déception également au Japon, qui a décidé de choisir le Bell 412, une plate-forme de plus de 50 ans, face au programme X9, le nouvel hélicoptère de 4 à 5 tonnes que souhaite développer Airbus Helicopters.

Heureusement que le ministère de la Défense français a apporté une bouffée d'oxygène commerciale en commandant 7 Tigre et 6 NH90 supplémentaires. En outre, le Pentagone est lui aussi venu à la rescousse du constructeur de Marignane en passant commande de 53 hélicoptères légers UH-72A Lakota supplémentaires en deux fois (41 et 12) en 2015 pour un montant de près de 300 millions de dollars. Ils seront fabriqués dans l'usine du groupe à Columbus, aux Etats-Unis.

Un problème de charge de travail en 2016
Engagé dans six campagnes majeures en début de l'année - Pologne, Qatar, Koweït, Corée du Sud, Japon et Mexique -, le constructeur les avait toutes gagnées plus ou moins sur le papier. Mais au final, seule la Corée du Sud a signé en faveur d'Airbus Helicopters. en revanche, le Japon lui a tourné le dos, lui préférant à sa très grande surprise Bell. En conséquence, le bilan de l'année commerciale pose véritablement un problème de charge de travail en 2016 et début 2017. Et même au-delà si certains de ces contrats (Qatar, Koweït) ne gonflent pas rapidement son carnet de commandes. Enfin, Airbus Helicopters ne peut surtout pas se permettre une nouvelle année blanche commerciale ou presque avec le H225 (2 exemplaires vendus en 2015).

Mais la chute continue du pétrole (de 110 à 30 dollars le prix du baril) pénalise durement les constructeurs d'hélicoptères, notamment sur deux marchés à très forte valeur ajoutée : le marché pétrole et gaz (oil & gas) et le marché militaire vers les pays producteurs de pétrole. C'est bien sûr le cas d'Airbus Helicopters au Mexique, Koweït et Qatar. Enfin, le tout nouveau gouvernement conservateur polonais reste très hostile au choix de l'équipe précédente, qui avait choisi le constructeur de Marignane, face à l'américain Sikorsky et Finmeccanica Helicopters (ex-AgustaWestland). Ce qui n'est pas une surprise après les nombreuses déclarations très agressives prononcées lors de la campagne des législatives.

Enfin, le ministère de la Défense souhaiterait que le constructeur de Marignane privilégie un peu plus le Caïman NH90, au détriment du Caracal dont le prix est - il est vrai - plus attractif pour les pays intéressés par ce type d'appareils. Comme en Inde, où cet appareil a été choisi. Airbus Helicopters est entré en 2015 en négociations exclusives pour vendre aux gardes-côtes indiens 14 H225M (Caracal). Le contrat est estimé à plus de 400 millions d'euros. Avec un peu de chance, Airbus Helicopters pourrait finaliser cette vente en 2016. Il lorgne également un marché d'une centaine d'hélicoptères légers pour la Marine dans le cadre du programme NUH (hélicoptères utilitaires navals) et propose la dernière version militarisée du Dauphin, l'AS565 MBe Panther. L'appel d'offre est attendu depuis plusieurs mois.

Un marché qui s'effondre
Attendu en 2015, le rebond du marché civil n'a pas été du tout au rendez-vous. C'est le moins que l'on puisse dire. Entre le premier semestre 2014 et celui de 2015, le marché civil et parapublic s'est effondré de 45%. Double peine pour Airbus Helicopters avec l'Ecureuil (H125) qui commence à montrer quelques signes de faiblesse face au 407 de Bell même si en Chine, il peut retrouver une nouvelle jeunesse avec un possible contrat d'une centaine d'appareils en vue.


Au 1er semestre 2015, seulement 269 hélicoptères ont été vendus, contre 494 en 2014 et 518 en 2013 sur la même période. Des chiffres catastrophiques d'autant que le marché militaire a également plongé de 64% sur la même période. Il est passé de 526 appareils vendus à 188 entre le 1er semestre 2014 et celui de 2015. En revanche, le second semestre a semble-t-il été meilleur mais sans totalement compenser la chute brutale du début d'année

Airbus Helicopters peut toutefois trouver quelques motifs d'espérance. Il résisterait mieux que ses concurrents à la crise du marché de l'hélicoptère. Selon nos informations, au premier semestre 2015, il aurait gagné environ 10% de parts de marché grâce à un taux de change euro/dollar plus favorable et l'arrivée de nouveaux produits attractifs (H175 et la nouvelle version du H145).

Des raisons d'espérer
En dépit d'un environnement macroéconomique difficile, à l'exception du rééquilibrage du taux de change euro/dollar, Airbus Helicopters se montre toutefois relativement résilient. Au premier rang des satisfactions de l'année dernière, les ventes de H175, mis en service fin décembre 2014, ont décollé de façon raisonnable. Le constructeur devrait annoncer un peu moins d'une quarantaine de ventes de son nouveau modèle de transport civil (7 tonnes). Il en avait vendu 38 fin septembre à des opérateurs de référence (Bristow, Milestone Aviation Group, LCI, Government Flying Services...). Une bonne nouvelle qui pourrait peut être dérider la direction d'Airbus Group, très frileuse à lancer de nouveaux modèles (X6 le successeur du Super Puma, X9, voire X2, le successeur de l'Ecureuil). Dans ce contexte, il sera intéressant de voir comment le H160 va être accepté par le marché.

Par ailleurs, Airbus Helicopters, même s'il ne souhaite pas le claironner, mise beaucoup sur le H215 (Puma C1e), nouvelle version du Super Puma qui sera assemblée en Roumanie. Sa configuration standardisée visant à réduire les délais de livraison, les coûts d'exploitation et de maintenance a déjà séduit la Bolivie, l'Afrique du Sud et l'Albanie. Cet appareil vise le renouvellement des flottes russes de Mil, le Mi-8 et le Mi-17, qui sont très vieillissantes. Des flottes qui doivent être au fil des ans renouvelées comme en Europe de l'Est (600 appareils environ), Amérique latine (400) et dans d'autres pays asiatiques (une centaine). Le marché est évalué à 2,7 milliards d'euros par an par Airbus Helicopters.

En Chine, Airbus Helicopters a signé fin octobre une lettre d'intention pour installer une chaîne d'assemblage du H135. Si cette initiative se finalise, le marché chinois pourrait s'ouvrir en grand au constructeur européen. Le H135 est, selon Airbus Helicopters, l'un des hélicoptères légers biturbine les plus appréciés en Chine, notamment pour des missions médicales d'urgence et de police. L'installation d'une FAL H135 en Chine permettra de répondre idéalement à la demande croissante pour ces capacités EMS et maintien de l'ordre.

Enfin, en Inde, le constructeur mise sur un assouplissement de la réglementation de la gestion de l'espace aérien. New Delhi a un projet de directive qui pourrait être prête d'ici à la fin de cette année. En outre, les Indiens planchent sur une baisse des taxes sur les pièces détachées. Ce qui pourrait développer le support local (MRO). La libéralisation du ciel indien, le développement des infrastructures et la baisse des taxes pourrait faire doubler l'activité d'Airbus Helicopters en Inde.
No comment yet.
Scooped by Romain
January 25, 2016 2:36 AM
Scoop.it!

Navigabilité appliquée à l’A400M : un pas de géant vers une meilleure interopérabilité en matière de maintenance

Navigabilité appliquée à l’A400M : un pas de géant vers une meilleure interopérabilité en matière de maintenance | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le 22 janvier 2016, sur la base aérienne de Wunstorf (DE), la direction de la sécurité aéronautique d’État (DSAÉ) a remis à son homologue allemande, le Luftfahrtamt der Bundeswehr (LufABw), un certificat de reconnaissance dans le cadre de la navigabilité appliquée à l’A400M (1). Ce certificat permet à l’autorité française de reconnaître dorénavant la validité des agréments de navigabilité que le LufABw délivrera à des organismes d’entretien (145) d’A400M, à des organismes de formation à la maintenance des techniciens (147), ou pour la délivrance des licences de mécaniciens d’A400M (66).

La tenue de cette cérémonie à Wunstorf, qui accueille l’école commune de formation des mécaniciens d’A400M, permet d’illustrer les objectifs poursuivis au travers de cette certification. En effet, l’agrément de formation (147) récemment délivré à cette école par le LufABw, confère désormais l’employabilité des stagiaires formés en Allemagne comme en France.

Outre réduire la charge d’audit et de surveillance afférente, le champ des gains potentiels ouvert par l’adoption d’exigences communes de navigabilité, dénommées EMAR (2), et par la reconnaissance entre les deux autorités chargées de la navigabilité, est très large :

il est le socle qui a permis l’établissement de l’école commune de formation de Wunstorf ;
il accroît l’interopérabilité pour la maintenance des A400M, car les mécaniciens formés pourront intervenir indifféremment sur des A400M français ou allemands ;
il rend la fongibilité des pièces de rechange possible, ce qui le cas échéant permet l’abaissement des coûts d’exploitation par mutualisation du stock de pièces de rechanges et optimisation de la logistique.

Le 22 janvier 2016, sur la base aérienne de Wunstorf (DE), au cours d’une brève cérémonie, le général de division aérienne Rameau, directeur de la DSAÉ, a remis le certificat de reconnaissance au Major General Rieks, directeur du LufABw.

(1) La « navigabilité » des aéronefs recouvre tout un ensemble d’exigences de sécurité qui s’appliquent à la conception, la production et la maintenance aéronautiques. La conformité à ces exigences est sanctionnée par la délivrance d’agréments et de certificats divers dont la pérennité fait l’objet d’une surveillance régulière exercée par « l’autorité de navigabilité » compétente. La vocation de la « navigabilité » est de garantir qu’un aéronef conçu, produit, exploité et maintenu selon ces exigences, offre techniquement l’assurance d’être conforme au haut niveau de sécurité requis, lorsqu’in fine il est déclaré « bon pour le vol ».

(2) Les agréments de navigabilité EMAR (European Military Airworthiness Requirements) résultent d’un travail de convergence des normes nationales de navigabilité militaire conduit par les états membres de l’Agence européenne de défense (AED). Appliquées communément à l’A400M par plusieurs nations, dont la France, le Royaume Uni, l’Espagne et l’Allemagne, ces références partagées offrent à chacun les garanties de sécurité aéronautique pour lesquelles elles ont été conçues, tout en offrant un vaste champ de coopération, de mutualisation, et d’interopérabilité.

Photo © M. Delaporte, première dépose de radôme sur la Base d’Orléans-Bricy en juin 2014

*** Voir sur le soutien de l’A400M notre reportage paru en 2015 dans le numéro 23 de notre revue >>> http://www.sldmag.com/fr/archives/issue/15/operationnels-slds-23-hiver-2015
No comment yet.
Scooped by Romain
January 25, 2016 2:25 AM
Scoop.it!

Le chemin qui mène des robots militaires autonomes aux «robots-tueurs»

Le chemin qui mène des robots militaires autonomes aux «robots-tueurs» | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’humanité peut-elle assister sans réagir à l’ascension des «robots tueurs», type Terminator, qui décident d’eux-mêmes qui ils vont tuer, et quand ? Des experts de haut niveau se sont inquiétés de cette question cette semaine à Davos (Suisse), et réclament des garde-fous.

Les drones, jadis limités à des missions de renseignement et devenus aujourd’hui des engins «tueurs», vont-ils céder la place à une nouvelle génération d’«armes autonomes», dotées d’une intelligence artificielle ?

«Nous ne parlons pas de drones, qui sont contrôlés pas des humains. Nous parlons d’armes autonomes, ce qui signifie qu’il n’y a personne derrière elles. Des armes très précises, qui peuvent localiser et attaquer des cibles sans l’intervention humaine», a ainsi expliqué Stuart Russell, professeur en informatique à l’université de Californie, lors de ce débat organisé au Forum économique mondial de Davos.

Une machine qui décide de frapper quand elle veut, et qui choisit sa cible, en fonction d’une mission destructrice générale qui lui a été assignée.


Cheetah, le robot de la Boston Dynamics à l’origine du Wild cat, peut courir à 28,3 mph (45,54 km/h. Plus rapide qu’Usain Bolt, onze fois champion du monde et détenteur du record mondial…humain. Bonne chance à sa cible pour lui échapper! (Boston Dynamics)

Mais comment cette machine, aussi intelligente qu’elle puisse être, fera-t-elle la différence entre un civil et un soldat, entre un soldat et un rebelle, qui se bat pour une «bonne, ou mauvaise cause» ? Comment évitera-telle de tirer sur un pilote qui vient de s’éjecter d’un avion et descend en parachute, et qui cesse donc d’être un combattant ?

«La question est de savoir si les robots peuvent se plier aux règles de la guerre», à la Convention de Genève, dit Stuart Russell.

Les robots tueurs, «cela signifie que les humains sont dépouillés de toute responsabilité morale», note Alan Winfield, professeur d’ingénierie électronique (University of the West of England).

Et comment ces machines, qui pourraient voir le jour dans les prochaines années selon les scientifiques, se comporteront-elles dans des zones non conventionnelles, qui n’auraient pas été imaginées par leur concepteur ?

«Quand vous placez un robot dans un environnement chaotique, il se conduit de manière chaotique», ajoute M. Winfield.


Le Legged Squad Support System (LS3), un tout terrain qui peut aller partout où vous pourriez vous cacher. (Boston Dynamics)

Nous n’en sommes pas au stade où des armées de Terminators se battent entre elles et à la fin, un des belligérants (par procuration) admet sa défaite et dit: «Bon vous avez gagné, et vous pouvez prendre toutes nos femmes !», ont convenu ces experts à Davos, mais tous pensent qu’il faut «fixer des garde-fous».

L’Allemande Angela Kane, qui vient de quitter ses fonctions de Haute représentante de l’ONU pour les questions de désarmement, a contribué, à partir de 2013, à lancer le débat sur les «armes autonomes» au sein de l’instance internationale.

Et en juillet dernier, plusieurs milliers de chercheurs et personnalités, dont le célèbre astrophysicien britannique Stephen Hawking, ont lancé un appel pour l’interdiction des «robots tueurs», alertant sur le danger d’erreurs de cible et d’usages terroristes.

On a pris beaucoup de retard pour réagir, et «c’est peut-être trop tard», a estimé Mme Kane lors du débat.

Et «il y a beaucoup de pays et de nombreux représentants de la communauté internationale qui ne comprennent pas de quoi on parle. Ces progrès techniques ne sont partagés que par un certain nombre de pays avancés», a-t-elle dit.



«Si vous retirez l’éthique, le jugement et la moralité de l’activité humaine, que ce soit en temps de paix ou de guerre, vous entraînez l’humanité à un niveau qui dépasse notre compréhension», a fait remarquer Sir Roger Carr, président de BAE Systems, gros fabricant britannique d’armes et systèmes aéronautiques.

«On ne peut pas mettre en action quelque chose qui, en cas de dysfonctionnement, peut s’avérer très destructeur, avec aucun mécanisme de contrôle humain» a-t-il ajouté.

«Je suis contre les robots pour des raisons éthiques, mais je ne pense pas que ce sont des raisons éthiques qui vont l’emporter. Je pense que ce seront des arguments stratégiques», a conclu M. Russell.

Il a rappelé que les Américains avaient renoncé aux armes biologiques parce qu’ils avaient réalisé que ces armes pouvaient être utilisées «par n’importe qui», contre eux-mêmes.

«J’espère que c’est ce qui se passera avec les robots», a-t-il ajouté.

«J’espère que de nombreux pays s’efforceront de proposer un projet de traité, dans les deux ans» sur cette question, a-t-il souhaité.


Sand Flea, un robot de moins de 5 kilos qui peut faire des sauts de plus de 9 mètres pour surmonter les obstacles. Suffisamment élevés pour sauter par-dessus un mur d’enceinte, sur le toit d’une maison, d’un ensemble d’escaliers ou dans une fenêtre du deuxième étage où vous pensiez pouvoir lui échapper. (Boston Dynamics)
No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:42 AM
Scoop.it!

Le F-35B britannique sera opérationnel en 2018

Le F-35B britannique sera opérationnel en 2018 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le F-35B britannique devrait entrer en service en 2018, selon une déclaration écrite du ministre de la défense Philip Dunne. Ce dernier a également annoncé que les essais d'appontage du F-35B ont commencé avec l'emploi d'un tremplin d'exercice sur les nouveaux porte-avions américains en 2015. A la fin de l'année dernière, 20 décollages avaient été effectués.

Le ministre de la défense a ajouté que les essais de décollage depuis un tremplin à terre devraient être terminés en 2017, tandis que les essais SRVL (shipborne rolling vertical landing, décollage à l'aide d'un tremplin et atterrissage vertical) devraient débuter sur le porte-avions HMS Queen Elizabeth à partir de 2018. Ceux-ci devraient prendre fin en 2020.

Un total de 138 F-35B vont être achetés par la Grande-Bretagne, à destination de la Royal Air Force et de la Royal Navy.
No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:40 AM
Scoop.it!

Objectif 4 000 pour la réserve citoyenne cyber de la Défense

Objectif 4 000 pour la réserve citoyenne cyber de la Défense | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La chaîne cyber dans les armées représente aujourd'hui autour de 2 000 personnes militaires et civiles, un chiffre qui a doublé depuis 2012 et qui aura triplé en 2019. " C'est un gros enjeu de politique RH (ressources humaines) ", affirme le vice-amiral Arnaud Coustillière, commandant du cyber à l'état-major des armées, fidèle au rendez-vous du Forum international de la cybersécurité à Lille.

En complément, le secrétaire d'Etat à la Défense, Jean-Marc Todeschini, a annoncé (photo PIB, La Voix du Nord), le lancement de la réserve cyberdéfense citoyenne avec un objectif de 500 en 2016 et 4 000 jeunes d'ici 2019.

Sans préciser le fond de la pensée stratégique, M. Todeschini a également indiqué que les armées s'apprêtent à " renouveler leur doctrine pour répondre aux crises actuelles et anticiper les crises futures. Cette année sera celle d’une nouvelle stratégie cyber ".

La réserve citoyenne de cyberdéfense aura une vocation opérationnelle en cas de crise majeure contre les intérêts de l'Etat. En dehors, les jeunes ingénieurs et élèves d'écoles spécialisés feront un travail de sensibilisation. Mais ils pourront être réquisitionnés.

L'objectif est de créer des bataillons cyber rattachés à une armée. Pour 2016, on compte en recruter 500 par le Centre de la réserve et de la préparation opérationnelle de cyberdéfense, basé à Coëtquidan. D'abord en Ile-de-France et dans l'ouest en 2016. Puis dans le sud-ouest et le sud en 2017. Dans les autres zones de défense en 2018. Et enfin dans les outre-mer en 2019. Pour arriver à un objectif total de réservistes cyber de 4 000, encadrés par environ 300 professionnels.
No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:39 AM
Scoop.it!

Premier tir d'un AIM-9X par un F-35

Premier tir d'un AIM-9X par un F-35 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Un F-35 du 461st Flight Test Squadron a tiré un missile AIM-9X pour la première fois au-dessus de la zone d'essais du Pacifique le 12 janvier. L'appareil, AF-1, était piloté par David Nelson, chef pilote d'essais du Lockheed Martin F-35 à la base aérienne d'Edwards AFB. Le missile a été tiré à une altitude de 6 000 pieds (1 828 m).

L'AIM-9X est équipé du même moteur Mk.36 et la même charge WDU-17/B de l'AIM-9M, avec une structure cependant améliorée, dont des ailerons de surface réduite afin de permettre de le loger dans les soutes des F-22 et F-35. Cette version permet au pilote de désigner une cible en tournant la tête dans la direction de celle-ci.
No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:38 AM
Scoop.it!

Rafale en Inde : un contrat définitivement signé dans quatre semaines?

Rafale en Inde : un contrat définitivement signé dans quatre semaines? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Dassault Aviation prévoit la signature d'un "accord complet sous quatre semaines" pour la vente de 36 Rafale à l'Inde. Le montant de la commande est estimé entre 10 et 12 milliards d'euros, hors armements, selon les informations de La Tribune.

Après l'accord intergouvernemental (AIG) signé lundi entre la France et l'Inde lors sa visite d'État de François Hollande, Dassault Aviation prévoit la signature du contrat "sous quatre semaines". L'avionneur "soutient activement les autorités françaises pour finaliser un accord complet sous quatre semaines", a-t-il annoncé dans un communiqué publié ce lundi. Le montant de la commande est estimé entre 10 et 12 milliards d'euros, hors armements, selon les informations de La Tribune.

Les modalités financières seront résolues dans "les jours prochains", a d'ailleurs affirmé lundi François Hollande. Cet accord intergouvernemental est un préalable indispensable à un accord commercial, avait-il déjà rappelé dimanche. Pour Dassault Aviation, cet AIG prépare "la conclusion d'un contrat pour la vente de 36 Rafale".
Le ministère de la Défense recommande l'achat du Rafale

Le ministère de la Défense indien avait annoncé le 8 décembre dernier dans un communiqué que l'équipe de négociation, qui a été constituée pour discuter des conditions générales de l'achat de 36 Rafale, a "recommandé un projet d'accord". New Delhi expliquait toutefois que les réunions entre l'Inde et Dassault Aviation se poursuivaient.

Ces appareils ainsi que les systèmes associés et les armements devront être livrés "dans la même configuration" que celle exigée dans le cadre du contrat M-MRCA, qui a été annulé par New Delhi. Les appareils avaient été testés et approuvés par l'armée de l'air indienne. En revanche, le ministère a demandé à ce que la France garde une responsabilité dans la maintenance des appareils beaucoup plus longue que dans M-MRCA.
Une flotte d'avions de combat dangereuse

Le Rafale "se rapproche" de son premier contrat en Inde, avait par ailleurs assuré début novembre le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier. "Avec l'Inde, le mot le plus important, c'est la patience", a rappelé Eric Trappier. "Je pense que nous nous rapprochons du but avec un premier contrat pour 36 avions. Ça donnera lieu très certainement à d'autres après". Le Premier ministre indien avait annoncé en avril, lors de sa visite en France, une commande de 36 avions de chasse de Dassault "sur étagère", soit prêts à voler.

Ces avions de combat seront utiles pour protéger l'espace aérien indien. Car lors de ces trois dernières années (de 2013 à fin novembre 2015), l'Inde a comptabilisé 32 violations au total de son espace aérien par des avions de pays étrangers. En outre, durant les dix dernières années entre 2003 et 2013, l'armée de l'air indienne (Indian Air Force ou IAF), quatrième puissance aérienne mondiale, a perdu 38 MiG-21, selon le ministère de la défense indien. L'IAF dispose encore d'une flotte de 254 MiG-21 en service, qui vont progressivement être retirés des bases aériennes, notamment les MiG-21 T-77. Les premiers MiG-21 sont entrés en service dans l'armée de l'air indienne en mars 1963.
No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:37 AM
Scoop.it!

Le radar RBE2 à Antenne Active du Rafale entame ses améliorations

Le radar RBE2 à Antenne Active du Rafale entame ses améliorations | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Développé dans les années 90 par Thomson-CSF (aujourd'hui Thales) et Dassault Aviation pour équiper les Rafale de l'Armée de l'Air et de la Marine Nationale, le radar RBE2, d'abord à balayage électronique passif, est aujourd'hui un radar abouti et performant avec une antenne active (RBE2-AESA). Mais ses performances n'empêchent en rien son évolution et les essais qui sont menés pour un radar encore plus puissant.

Le très discret RBE2-AESA

Capable de rivaliser avec des chasseurs disposants d'un puissant radar, comme le F-16E/F avec l'APG-80, le F/A-18E/F Super Hornet et son APG-79, mais aussi le F-22 Raptor et son APG-77, le RBE2-AESA, comme le rappelle Rafale Fan, «associé à des calculateurs réalisant plus d'un milliard d'opérations par seconde, il est capable de traiter 40 cibles dont 24 de façon renforcée afin d'en engager 8 simultanément et délivrer l'armement nécessaire (un MICA pouvant être tiré toutes les secondes)».

Très peu d'informations sont disponibles à propos du RBE2-AESA, mais ce dernier, tout en effectuant une mission à très basse altitude avec un suivi de terrain, a la possibilité de surveiller l'espace aérien où le Rafale évolue avec une portée du radar de plus de 150km, de résister plus efficacement aux contre-mesures ennemies, et d'avoir un balayage entre +/- 70°.

Depuis 2012 avec le Rafale C-137, certains appareils de l'Armée de l'Air sont construits dans les chaînes d'assemblages de Dassault Aviation avec ces radars RBE2-AESA, dont 60 exemplaires ont été commandés par la Direction Générale de l'Armement en 2006.

Intégré dans les forces françaises depuis quatre ans maintenant, ce radar continue encore d'être amélioré pour pouvoir faire la différence face aux autres chasseurs des forces aériennes mondiales, que ce soit dans des exercices internationaux (NATO Tiger Meet) et bilatéraux (TEI aux USA), mais aussi en opération (Syrie/Irak), et dans les marchés à l'export (Inde, Emirats-Arabes-Unis, ...).


Photo : © Jean-Luc Guérin / via "Rafale Fan" - Décollage du Mirage 2000B-501, banc d'essai Rafale.
CARAA, pour «Capacités Améliorées pour le Radar RBE2 à Antenne Active»

Derrière cet acronyme très peu connu du public et même des plus grands passionnés, se cache pourtant un programme clé dans le développement des futures capacités du radar des Rafale français.

Lancé en 2011 par l'Unité de Management Avions de Chasse et Equipements (UM ACE) auprès de la branche Thalès Systèmes Aéroportés, de l'industriel français Thalès, ce programme d'étude amont CARAA a franchi une étape importante dans son développement avec un premier vol.

En effet, selon nos informations, le Mirage 2000B n°501 (ABE, Avion Banc d'Essai de la DGA Essais en vol DGA EV) a effectué son premier vol équipé du démonstrateur CARAA le 06 Octobre 2015 depuis la base aérienne 125 d'Istres.

Quels objectifs ?

Ces premiers essais avaient pour objectifs, indique-t-on, «d'exploiter les N voies du récepteur et permettre des traitements multivoies». Pour répondre à ces besoins, un radar RBE2-AESA a été légèrement modifié et les résultats de ces essais seront exploités plus tard, puisque ces évolutions et améliorations devraient logiquement aboutir à l'horizon 2022.

Ce traitement différé des informations a obligé les ingénieurs à utiliser une fonction «désignation d'objectif pilotée». Celle-ci permet d'envoyer en temps réel, grâce à une liaison de données Ultra Haute Fréquence, la position dans l'espace aérien de l'aéronef plastron au Mirage 2000B EV, puisque les appareils engagés dans ces essais n'étaient pas pourvus d'une fonction de traitement immédiat.

Pour que ces essais aient pu se dérouler comme prévu, un travail a été mené en amont au sol entre les ingénieurs de la DGA et des industriels français.

Les premiers essais d'une série

Ces premiers tests ont été réalisés avec «succès» s'enthousiasme-t-on, et ont permis d'améliorer les simulateurs en les rapprochants encore plus de la réalité des vols, utilisés dans le cadre du programme CARAA.

A ce stade, le démonstrateur en vol CARAA a volé à trois reprises, et trois autres campagnes, ce qui réprésente une douzaine de vols, sont encore prévues d'ici 2017. Les essais actuellement menés permettront aussi de débuter les tests pour un second programme, le PEA MELBAA : Etudes de modes et Exploitation Large Bande pour l'Antenne Active, qui se concentrera sur les missions à dominante air-sol.
No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:33 AM
Scoop.it!

Saudi Arabia integrates Brimstone on Tornado, though yet to acquire missile

Saudi Arabia integrates Brimstone on Tornado, though yet to acquire missile | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Saudi Arabia has provisioned its Panavia Tornado IDS strike aircraft with an initial capability to employ the MBDA Brimstone air-to-surface missile, but has yet to formally acquire the system, the UK Ministry of Defence (MoD) told IHS Jane's on 25 January.

Responding to a freedom of information (FoI) request, the MoD revealed that the Royal Saudi Air Force (RSAF) received an initial Brimstone capability for its Tornado IDS fleet in 2015. Work was carried out by BAE Systems in the UK, with a small number of missiles being fired in Saudi Arabia for test and evaluation purposes.

The work was conducted by BAE Systems under the RSAF's Tornado Sustainment Programme (TSP) that also saw the MBDA Storm Shadow cruise missile, 1,000 lb 'dumb bombs', 1,000 lb Paveway II laser-guided bombs, and the Thales Damocles targeting and navigation pod integrated onto the aircraft
No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:32 AM
Scoop.it!

Les attentats de Paris réveillent la guerre police-gendarmerie

Les attentats de Paris réveillent la guerre police-gendarmerie | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C'est le principal enseignement des attentats de novembre : réagir vite. Le ministre de l'Intérieur a fixé le délai d'intervention… à vingt minutes. Comment? "Je souhaite que les forces d'intervention rapide, celles du GIGN en ce qui concerne la gendarmerie, du Raid et de la BRI en ce qui concerne la police nationale, soient réparties de manière à ce que la totalité du territoire national soit couvert", a précisé mardi Bernard Cazeneuve. "C'est un objectif", relativise-t-on dans l'entourage du ministre. "Nous devons faire évoluer l'articulation des zones de compétences propres à la gendarmerie et à la police. Le sujet est sensible, j'en ai bien conscience…", a encore annoncé le ministre.

Un sujet sensible? Bel euphémisme… Le 1er janvier, le ministre de l'Intérieur a reçu un courrier de la Fédération autonome des syndicats du ministère de l'Intérieur (Fasmi) affiliée à l'Unsa et du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN). Un véritable brûlot contre les gendarmes! Cinq pages de récriminations contre les pandores, qui se concluent par une aimable "invitation à recentrer son dispositif sur les nombreuses portions de territoire par trop délaissées", adressée au directeur général de la gendarmerie, le général Denis Favier, ex-patron du GIGN... Pour les signataires de ce courrier, les critiques et autres "sous-entendus fielleux" qui ont suivi les interventions de la BRI au Bataclan et du Raid à Saint-Denis ne seraient que des "manœuvres de déstabilisation" orchestrées pour faire le jeu "d'un acteur mineur du champ de la sécurité : la gendarmerie nationale". "L'agacement" des policiers vise également les "aspirations expansionnistes de la gendarmerie" qui "se moque des zones de compétence de chaque force…" Une véritable déclaration de guerre.

Arbitrage début février
Les gendarmes du GIGN auraient-ils été plus prompts que les policiers de la BRI, le soir du 13 novembre, à intervenir au Bataclan? "On a regardé les vidéos, leurs premiers véhicules ne sont arrivés à la caserne des Célestins qu'à 23h15", s'énerve un policier. "Pourquoi le patron du Raid s'est-il amusé à communiquer sur des tirs nourris de kalachnikovs qui n'existaient pas?", feint de s'interroger de son côté un gendarme. "Personne ne s'intéresse à la quasi-destruction de l'imprimerie de Dammartin par le GIGN alors que les frères Kouachi ont été tués sur le parking…", réplique un policier. Ambiance.

C'est dans ce climat - "pas vraiment amical", résume un participant - que les réunions s'enchaînent en ce moment. Déjà présent à Toulouse, Orange et Dijon, le GIGN compte implanter des antennes à Nantes, Rennes et Tours. De son côté, le Raid a intégré les groupes d'intervention de Lille, Rennes, Marseille, Nice, Bordeaux et Strasbourg. À Paris, la BRI va voir ses effectifs doubler et pourrait ne pas déménager du 36, quai des Orfèvres. Faut-il, pour le reste du pays, prévoir d'autres implantations ou encourager la formation et l'équipement des "primo-intervenants", BAC dans la police, pelotons d'intervention dans la gendarmerie? Bernard Cazeneuve, qui attend une réponse d'ici à début février, va devoir arbitrer... 
No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:28 AM
Scoop.it!

La production en série du chasseur russe T-50 commencera en 2017

La production en série du chasseur russe T-50 commencera en 2017 | DEFENSE NEWS | Scoop.it

Pour le moment, c'est le dernier chasseur de la série expérimentale de onze avions qui est en construction, a annoncé le commandant en chef des forces aérospatiales russes. Il a également affirmé que le nouvel avion du projet PAK-FA serait produit en série l'année prochaine.

La production en série du chasseur ultramoderne russe T-50 devrait être entamée en 2017, a déclaré aux journalistes le général Viktor Bondarev, commandant en chef des forces aérospatiales russes.
Le T-50, un chasseur unique en son genre


"Je suis très satisfait du travail de l'industrie dans ce domaine. J'ai récemment visité Komsomolsk-sur-Amour, où j'ai pu observer le processus de création d'un nouvel avion.En ce moment, le dernier T-50 de la série expérimentale de onze avions est en construction; il est prêt à 60 ou 70%. Je suis absolument sûr que les essais seront finis dans l'année. L'année prochaine, la production en série de cet avion doit commencer", a estimé le général.

M. Bondarev a rappelé que l'année dernière à Joukovski au cours du vol d'essai le moteur du 5e avion de la série expérimentale avait pris feu.

"L'avion est réparé — le cinquième appareil fonctionne maintenant. Cela montre que l'avion peut être entretenu, ce qui est très bien, nous avons besoin de tels matériels" a ajouté M. Bondarev.


Le Sukhoi T-50 ou PAK-FA est un avion russe de cinquième génération doté d'une avionique foncièrement nouvelle et d'un radar perspectif avec une antenne réseau à commande de phase. Son premier vol a eu lieu en 2010 à Komsomolsk-sur-Amour, sa première démonstration publique — en 2011 au salon aérospatial MAKS à Joukovski près de Moscou.

L'utilisation de matériaux composites et d'innovations technologiques, le profil aérodynamique de la cellule et les performances étonnantes du moteur assurent au Sukhoi T-50 une très faible signature radar, optique et infrarouge. Cela permet à l'avion de détruire avec un maximum d'efficacité des cibles aériennes et terrestres.

No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:26 AM
Scoop.it!

Pourquoi le contrat Rafale en Inde n’est pas encore signé

Pourquoi le contrat Rafale en Inde n’est pas encore signé | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Avancée décisive ou énième "machin" administratif sans valeur? La signature d’un accord intergouvernemental entre la France et l’Inde sur la vente de 36 Rafale à New Delhi, lundi 25 janvier, marque en tout cas une nouvelle étape dans la saga à rebondissement du chasseur français en Inde. Depuis quatre ans, les négociateurs français ont tout connu. La sélection du Rafale en janvier 2012, qui s’imposait en finale face au Typhoon du consortium européen Eurofighter. Les palabres sans fin pour boucler ce contrat géant, dit MMRCA, qui prévoyait la vente de 126 chasseurs, dont 108 assemblées en Inde. L’enlisement progressif des négociations. Et enfin, l’annonce du premier ministre indien Narendra Modi, en avril 2015 à l’Elysée, de l’achat de 36 Rafale en état de vol le plus rapidement possible, enterrant la cible initiale de 126 appareils.

L’accord annoncé ce 25 janvier, espère-t-on côté français, devrait permettre de boucler rapidement les négociations sur l’aspect financier. Dassault Aviation, dans un communiqué, évoque même la possibilité d’un "accord complet" signé "sous quatre semaines". François Hollande se veut également optimiste, parlant d’"une étape décisive pour que l’Inde puisse acquérir ces avions". "Il reste des aspects financiers qui seront réglés dans les jours prochains, assure le chef de l’Etat. En avril, c’était une déclaration, aujourd’hui c’est un accord entre nos deux gouvernements de nos deux pays."
Compétition lancée... en 2001

Pourquoi le contrat Rafale se fait-il tant attendre? Les joyeusetés bureaucratiques de l’administration indienne ont évidemment joué. Le programme MMRCA avait été lancé par New Delhi en 2001, et les premiers essais en vol des appareils (Rafale, Typhoon, F-18, F-16, MiG-35 et Gripen) datent de 2009. "Avec l’Inde, le mot le plus important, c’est la patience", rappelait Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, en novembre dernier.

L’industriel parle en connaissance de cause. En lice dans les années 1980 et 1990 pour placer son jet d’entraînement AlphaJet en Inde, il avait dû renoncer en 1998: l’Inde avait tellement tardé à faire son choix, que lorsqu’elle était revenue vers l’avionneur français, Dassault avait déjà fermé sa ligne de production d’AlphaJet, faute de commandes… Delhi avait finalement choisi le Hawk du britannique BAe en 2003.
Delhi négocie le prix

L’autre raison de la lenteur de l’avancée des négociations, c’est le prix du contrat. Delhi négocie pied à pied: selon le Hindustan Times, le camp français aurait proposé 11,6 milliards d’euros, somme que l’Inde aimerait réduire à 8 milliards. Il faut aussi négocier les "offsets", les équipements à produire sur place. Dans le cadre de son plan "make in India", Delhi aimerait atteindre 50% du contenu construit en Inde, mais Dassault est forcément moins allant sur le sujet avec une commande de 36 avions qu’avec le contrat initial de 126 appareils.

Une chose est sûre: si les négociations sont lentes, le jeu en vaut la chandelle. D’abord parce que Delhi est un client historique des chasseurs de Dassault (Ouragan, Mystère IV, Mirage 2000). Ensuite parce que le marché potentiel va bien au-delà des 36 appareils évoqués: une option pour 18 appareils supplémentaires serait en négociations, assurait début janvier l’agence Bloomberg. Et le besoin indien va bien au-delà: le chef d’état-major de l’armée de l’air indienne, Arup Raha, l’estimait à 108 appareils en juin dernier.
No comment yet.
Scooped by Romain
January 26, 2016 1:18 AM
Scoop.it!

L’Allemagne cherche à remplacer ses CH-53 vieillissants

L’Allemagne cherche à remplacer ses CH-53 vieillissants | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En ce premier mois de 2016, l’armée allemande a présélectionné les CH-53K King Stallion et CH-47F pour succéder au CH-53. Une décision devrait être prise dans le mois qui vient. Selon le site "Defense News", la signature du contrat devrait intervenir en 2017 et les premières livraisons en 2022. Le porte-parole de la Luftwaffe espère qu’entre 40 et 70 appareils seront achetés.

L’hélicoptère multirôles devra permettre d’accroitre la mobilité des troupes et d’augmenter la capacité de projection tactique. En cas de besoin, la cabine peut également être aménagée pour participer à des évacuations sanitaires.

Le Sea Stallion a actuellement une capacité d’emport de 9,5 tonnes, réparties entre la soute et les deux points d’emports extérieurs. Le CH-53K King Stallion est dérivé du Sea Stallion. La structure reste globalement la même, mais l’électronique a été amélioré, les moteurs remplacés par de plus puissants et la charge utile considérablement augmentée. Le premier vol a eu lieu le 27 octobre dernier. Le CH-47F est lui aussi un "upgrade" puisqu’il s’agit d’un CH-47D remotorisé et bénéficiant d’une toute nouvelle suite électronique.
No comment yet.
Scooped by Romain
January 25, 2016 5:01 AM
Scoop.it!

L’Inde pose ses conditions avant de conclure l’achat de 36 Rafale

L’Inde pose ses conditions avant de conclure l’achat de 36 Rafale | DEFENSE NEWS | Scoop.it
A son arrivée en Inde, le président François Hollande a confirmé que le dossier de la vente des avions de chasse n’était pas prêt. Il espère signer un accord inter-gouvernemental demain pour encadrer la négociation commerciale avec Dassault Aviation.

Le président de la République François Hollande est arrivé ce dimanche matin à Chandigarh accompagné de 5 ministres et d’une importante délégation de chefs d’entreprises, dont ceux des entreprises engagées dans la fabrication du Rafale, d’Eric Trappier (PDG de Dassault Aviation) à Patrice Caine (PDG de Thales) en passant par Philippe Petitcolin, le directeur général du motoriste Safran ou Antoine Bouvier pour le missilier MBDA. Toutefois, dès son arrivée, le président François Hollande a douché tout espoir d’une conclusion rapide pour la vente des 36 avions de chasse.

« Les négociations progressent et nous allons franchir une nouvelle étape, qui va dans le sens, nous l’espérons tous, de l’acquisition par l’Inde de 36 Rafales », a-t-il déclaré en descendant de l’avion. Le Président espère bien conclure demain un accord inter-gouvernemental entre l’Inde et la France, sorte d’accord chapeau qui va encadrer les conditions de la négociation commerciale. « Il faut un accord intergouvernemental pour permettre l’accord commercial », a-t-il précisé. Dans une interview à une agence de presse indienne, il a rappelé que ce projet majeur « doit ouvrir la voie à une coopération industrielle et technologique sans précédent, y compris pour le « Make in India » pour les 40 prochaines années », ce qui réclame du temps.

Pour un acteur du dossier, il faut rester patient : « je parie que Dassault conclura la vente de Rafales aux Emirats Arabes Unis avant l’Inde », pariait l’industriel. La signature d’un accord intergouvernemental est toutefois une étape importante, puisqu’il s’agit de préciser le montant des contreparties (offset). Les Indiens ont exigés qu’elles atteignent 50% de la valeur du contrat. A ce propos, les chiffres évoqués ne cessent de varier, entre 6 et 10 milliards d’euros, la presse indienne misant sur 8 à 9 milliards de dollars. Tout dépendra des options choisies, de l’armement sélectionné et de l’engagement de maintenance.
Lire aussi

> Ventes de Rafale à l'Inde : Le Drian, prudent, évoque une signature possible “fin janvier”
> Rafale : dernière ligne droite pour le contrat indien
> 2015, l’année où la France a (enfin) vendu ses Rafale à l’étranger
Records des deux côtés

Mais pour Paris comme pour New Dehli, il s’agit d’un dossier structurant et de long terme. Tant pour la défense que sur un plan économique. Pour la France, il s’agira du plus grand contrat d’export dans l’aviation militaire jamais signé. Cela permettra à Dassault de tripler le rythme de production de ses avions de chasse à Mérignac et d’assurer une bonne charge de travail à quelques 500 PME.

Pour le premier ministre indien Narendra Modi, qui s’est engagé à moderniser son armée (150 milliards de dollars d’investissements prévus), l’accord est aussi très important pour satisfaire son armée de l’air en manque d’avions de combat, mais surtout car avec 50% de contreparties, il pourra se targuer d’avoir signé le plus grand contrat d’offsets jamais conclu en Inde.
Neuf ans de tractations

Le feuilleton sur la vente de Rafale en Inde remonte… à un appel d’offres de 2007. En 2012, les négociations battaient leur plein pour la vente de 126 avions dont 108 à fabriquer en Inde, ce qui aurait nécessité de monter une filière aéronautique de défense fiable en Inde.

Trop compliqué, trop cher, le premier ministre indien avait créé la surprise en avril dernier lors d’une visite à Paris, en déclarant abandonner ce schéma de discussions , pour un achat simple de 36 appareils clé en main. Ce qui lui a valu au Congrès une volée de bois vert , Narendra Modi ayant bâti toute sa communication sur la nécessité de renforcer le « Make in India ».

De négociation en négociation, le gouvernement indien est donc remonté à la charge sur les partages de technologies, ce qui doit être consigné dans l’accord inter-gouvernemental. Ensuite, du côté de Dassault, il reste un grand nombre de questions à négocier. Bien entendu, le prix, l’Inde estimant toujours la facture trop élevée. Mais aussi les conditions de maintenance et les pénalités financières que les Indiens veulent lier au taux de disponibilité du Rafale. Ces derniers, qui se plaignent que les Sukhoi russes ne fonctionnent que 60% du temps, exigent un minimum de 90%.

Enfin, il y a la question de l’armement… l’Inde étant aussi demandeuse de transferts de technologie dans les missiles. A priori, la France aura le temps de vendre de nombreuses centrales solaires _ l’un des dossiers bi-latéraux prioritaires du voyage_ avant de finaliser la vente des Rafales
No comment yet.
Scooped by Romain
January 25, 2016 2:27 AM
Scoop.it!

Ces nouvelles bases de Washington et de Moscou en Syrie

Ces nouvelles bases de Washington et de Moscou en Syrie | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les deux pays installent de nouvelles bases aériennes dans le nord-est de la Syrie, rapporte The Times.

Les forces armées américaines et russes ont commencé à aménager des bases aériennes dans les zones respectivement contrôlées par les Kurdes et l'armée gouvernementale syrienne, dans le nord-est de la Syrie près de la frontière avec la Turquie et l'Irak. La distance entre les deux bases est d'environ 50km, a annoncé le quotidien britannique Times.

L'armée russe étend sa présence à l'aéroport international de Kameshli laissé à l'abandon près de la frontière turque, qui est contrôlé par les forces gouvernementales syriennes, déclare-t-on de sources informées du renseignement américain. Ces sources ont également confirmé au journal que les forces armées russes inspectaient si cette zone serait compatible avec le déploiement de troupes et à la création d'une zone fortifiée.

Le quotidien, en citant les représentants du renseignement, affirme que les spécialistes russes ont déjà choisi l'endroit pour le déploiement des systèmes de défense contre les possibles actions hostiles de l'armée turque à la frontière syrienne, y compris les attaques contre les Kurdes syriens.

La piste d'envol de l'aérodrome de Kameshli est longue de 3,6 kilomètres ce qui la rend adaptée à l'atterrissage de tous les types d'avions, y compris les chasseurs, les bombardiers et les avions de transport lourds.

Le journal turc Hurriyet a également déclaré que des militaires russes étaient déjà arrivés à Kameshli.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déjà exprimé sa préoccupation, vendredi, au sujet des rapports indiquant que près de 200 militaires russes avaient commencé à renforcer la piste d'envol de l'aéroport de la ville de Kameshli.

M. Erdogan a déclaré que la Turquie "ne tolérera pas des unités (russes, ndlr) le long du territoire s'étendant de la frontière avec l'Irak à la mer Méditerranéenne". Et le ministre turc de l'éducation Nabi Avci a accusé les Kurdes de coopération avec la Russie et les autorités syriennes.

Recep Erdogan discutera du déploiement des forces russes le long de la frontière avec la Turquie avec le vice-président américain Joe Biden, qui effectue une visite de travail à Ankara samedi.

Dans le même temps, selon les données de la société américaine Stratfor, qui œuvre dans le domaine du renseignement, le Pentagone déploie sa propre base aérienne dans une zone contrôlée par les Kurdes. Il s'agit de l'aérodrome agricole de la ville de Rmeylan dans le nord-est du pays à quelques kilomètres de la frontière avec la Turquie et l'Irak.
Actuellement, quelques dizaines de militaires des forces spéciales américaines construisent une base aérienne sur place. Selon les images satellite présentées par Stratfor, la piste d'envol de l'aérodrome local a presque doublé, de 700 à 1.315 mètres. Elle est donc adaptée pour qu'un avion de transport militaire américain Lockheed C-130 Hercules puisse décoller et atterrir.Bien que les Etats-Unis n'aient pas révélé quelles troupes sont engagées dans l'opération en Syrie, il a été communiqué qu'en décembre le Pentagone y a transféré environ 50 militaires des forces spéciales américaines.Un expert américain, Dave Majumdar, dans son article pour le magazine The National Interest, pense que les Etats-Unis peuvent utiliser cette base pour livrer des armes et des munitions à l'opposition dite "modérée", qui se bat contre les terroristes de Daech et les troupes de Bachar el-Assad. En outre, l'aéroport pourrait être utilisé par des avions d'attaque, ainsi que servir comme plateforme pour les opérations spéciales, qui sont très probable dans un avenir proche.
No comment yet.