DEFENSE NEWS
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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June 12, 2015 2:03 AM
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Le ministre de la Défense belge veut tripler le budget de la Défense belge d’ici 2030

Le ministre de la Défense belge veut tripler le budget de la Défense belge d’ici 2030 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Quel bel exemple de voeux pieux que celui du ministre belge de la Défense Steven Vandeput. Ce dernier a récemment fait état de son souhait de voir le budget de la Défense belge tripler d’ici 15 ans, pouvait-on lire ces derniers jours dans la presse belge.

En 2015, la Belgique devrait dépenser 2,45 milliards d’euros pour sa défense ; soit moins d’un douzième du budget français alors que la Belgique a un PIB par habitant supérieur à celui de la France (période 2010-2014, source FMI). Ce montant pourrait être appeler à diminuer durant la seconde moitié de cette décennie pour atteindre 2,1 milliards d’euros en 2019, si le plan de réduction du déficit budgétaire est maintenu sous sa forme actuelle. La Belgique est déjà un des plus mauvais élèves de l’OTAN, alors qu’elle en est un des pays fondateurs et, paradoxalement, un de ses plus ardents défenseurs. La Belgique dépense dans les alentours de 1% de son PIB à sa défense, moitié moins que ce qu’elle devrait. D’accord que peu de pays atteignent ce pourcentage (même si de plus en plus de membres tendent à l’atteindre), mais pour un pays aussi « riche » (le treizième pays de l’OTAN et le neuvième de l’UE, selon le critère de la population ; le douzième pays de l’OTAN et le neuvième de l’UE, selon le critère du PIB, principal indicateur économique en valeur absolue), c’est un peu honteux.



Sur le plan des dépenses en équipements majeurs, le tableau est encore plus sombre. En 2014, la Belgique était le 4ème pays qui dépense le moins pour son matériel (en pourcentage des dépenses de défense totales), juste après la Bulgarie, la Slovénie et l’Albanie… (Sources: Rapport annuel 2014 du secrétaire général de l’OTAN)



L’annonce du ministre de la Défense belge a donc de quoi surprendre. Ce dernier prépare actuellement un plan stratégique pour la prochaine décennie, plan qu’il souhaite présenter avant la fin du mois de juin. Il espère qu’au terme de celui-ci, le budget de la Défense belge sera remonté à 6,3 milliards.
La Belgique aurait en effet bien besoin de cet argent. Si le matériel de la Composante Terre a recu une attention particulière ces dernières années avec le remplacement de tous les véhicules hérités de la guerre froide (remplacement des chars Leopard et des VCI AIFV par des Piranha III, remplacement des M-113 par des Dingo II, remplacement des jeeps Iltis par des LMV) et que d’importants programmes, lancés il y a de nombreuses années, au profit de la Forces aérienne, commencent à aboutir (les NH-90 commandés sont en service, les A-400M devraient commencer à arriver à partir de 2018), des programmes encore plus importants pointent le bout de leur nez.

En effet, la flotte de F-16 belge approche tout doucement des 40 ans de service et son remplacement fait débat. Les concurrents pressentis sont:

– le F-35, qui part favori vu le choix de plusieurs pays de l’OTAN pour cet appareil, qui est également le chouchou des pilotes belges.

– le F/A-18

– L’Eurofighter Typhoon qui, selon certains généraux de la Force aérienne belge, n’aurait aucune chance,

– le Gripen, qui pourrait jouer sa carte d’avion léger (ce qu’était déjà le F-16 lors de son entrée en service)

– et notre Rafale national, qui, renforcé par ses récents succès à l’export, semble être un sérieux concurrent du F-35.

Quel que soit l’appareil choisi, l’impact sur le budget de la Défense sera colossal. Vu le climat budgétaire qui règne en ce moment au plat pays, il y a fort à parier que certains partis voudront limiter au maximum les dépenses. Certaines personnalités politiques ont même remis en question l’acquisition pure et simple de nouveaux appareils de combat.



Le deuxième programme qu’a évoqué le ministre belge est celui du remplacement des frégates. La composante navale belge a acquis, en 2005 et 2008, deux frégates néerlendaises de seconde main. Elle les a depuis modernisées mais ces navires, qui approchent les 30 ans de service, devront à terme être remplacés. Ces derniers mois, Heinrich Brauss, le secrétaire général adjoint pour la politique de défense et de planification de l’Alliance, a conseillé à la Belgique de se débarasser de ses frégates pour se concentrer sur le remplacement des F-16. On peut le comprendre. Les F-16 belges sont parmi les plus modernes au monde et disposent d’un taux de disponnibilité incomparable par rapport aux autres armées de l’OTAN équipées de ce chasseur. Les frégates belges, comparées à leurs homologues des marines de l’OTAN sont à la traîne. Les remplacer par des navires plus modernes, même par des frégates de seconde main (ne rêvont pas de frégates neuves), coûterait très cher à la Belgique, alors qu’elle a déjà ses chasseurs à remplacer.

Pour mener à bien ses programmes, le ministre estime avoir besoin d’entre 10 et 12 milliards d’euros, soit l’équivalent de 5 à 6 années du budget annuel actuel de la Défense belge ou de plusieurs dizaines d’années du budget « équipement » actuel. Il est clair que de tels programmes ne seront possibles que si des budgets exceptionnels sont débloqués.



Les hommes politiques belges feraient bien de réfléchir à la place qu’ils souhaient pour la Belgique au sein de l’OTAN et de songer à ce qu’il se passe actuellement à seulement quelques milliers de kilomètres à l’est. Le monde n’est pas encore un petit coin tranquille. Si l’OTAN a apporté la sécurité à la Belgique, cette dernière ne doit pas oublier que l’OTAN n’est jamais que l’addition des moyens de ses membres et que l’Alliance ne sera puissante que tant que les pays membres se donneront les moyens.
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June 12, 2015 2:00 AM
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Les avions JAS-39 Gripen de la force aérienne hongroise cloués au sol

Les avions JAS-39 Gripen de la force aérienne hongroise cloués au sol | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Aux débuts des années 2000, et afin de moderniser ses forces aériennes, la Hongrie a fait le choix de louer 14 avions JAS-39 Gripen auprès du constructeur suédois Saab pour 555 millions d’euros. Et cela, aux dépens du F-16 américain. Ce contrat de location a récemment été reconduit jusqu’en 2026. À l’issue, Budapest sera propriétaire des appareils.

Ces 14 Gripen ont pour mission principale d’assurer la protection de l’espace aérien hongrois. Une tâche qui revenait jusqu’alors aux MiG-29 livrés par l’Union soviétique au temps de la Guerre froide. Ces derniers ont depuis été retirés du service, alors que, par exemple, la Pologne, qui a rejoint l’Otan comme la Hongrie, a conservé les siens aux côtés de F-16.

Et visiblement, bien lui en a pris car la Hongrie n’est actuellement plus en mesure de faire protéger son espace aérien étant donné que ses Gripen sont cloués au sol après la perte de deux appareils en moins d’un mois (soit 14% de la flotte!)

Ainsi, un Gripen D (biplace) de la Magyar Légierő a été détruit à l’atterrissage alors qu’il participait à l’exercice « Lion Effort », organisé du 11 au 24 mai en République tchèque. L’équipage avait pu s’éjecter avant l’accident.

Le 10 juin, un avion du même type s’est écrasé près de la ville de Kecskemet, dans le centre du pays. Le pilote a tenté de poser son Gripen sur le ventre en raison d’un problème avec le train d’atterrissage, avant de s’éjecter car son appareil est subitement devenu incontrôlable.

Du coup, il a été décidé de suspendre de vol les 12 avions Gripen restants. De son côté, Saab a dit « soutenir pleinement » les enquêtes en cours. « Nous ne spéculons jamais sur les causes d’accidents avant de mener une analyse prudente », a commenté un porte-parole du constructeur suédois. « Nous avons des systèmes de sécurité très rigoureux en place. Cet avion a été exploité pendant de nombreuses années à travers le monde et il est une plate-forme éprouvée et stable », a-t-il ajouté.

Outre la Hongrie, le JAS-39 Gripen est également en service en Suède, en République tchèque, en Thaïlande et en Afrique du Sud. Le Brésil en a commandés 36 exemplaires (version NG)
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June 12, 2015 1:57 AM
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L’armée de l’Air manque d’équipages pour utiliser ses drones MALE

L’armée de l’Air manque d’équipages pour utiliser ses drones MALE | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 prévoit de doter l’armée de l’Air de 12 drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) de type MQ-9 Reaper. Actuellement, trois d’entre-eux ont d’ores et déjà été livrés et sont mis en oeuvre depuis Niamey par l’escadron 1/33 Belfort au profit de l’opération Barkhane, menée dans la bande sahélo-saharienne (BSS). Trois autres exemplaires sont attendus en 2016.

« Leur utilisation assure une identification optimale des cibles et une meilleure description de l’environnement tactique, du fait de leur capacité d’observation permanente sur une zone d’intérêt donnée », a récemment expliqué le général Denis Mercier, le chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA), aux sénateurs de la commission des Affaires étrangères et de la Défense.

Lors d’une rencontre avec la presse, le 10 juin, rapporte l’AFP, le général Mercier n’a fait que des éloges au sujet de ces drones avant de mettre en avant un souci… d’effectifs.

« La disponibilité est incroyable, ils ne tombent jamais en panne (..) La difficulté c’est que comme ils volent énormément et enchaînent les missions de 24 heures, je n’ai pas assez d’équipages et nos gens tournent trop en Opex [ndlr, opérations extérieures]« , a-t-il dit. Et cela, alors que l’escadron 1/33 Belfort compte donc 3 MQ-9 Reaper et 4 Harfang de conception plus ancienne.

Les équipages sont tous issus de la filière chasse. Ainsi, pour mettre en oeuvre, par exemple, un MQ-9 Reaper, il faut un pilote ayant la qualification minimum de sous-chef de patrouille ainsi qu’un navigateur officier système d’armes (NOSA) qui a la fonction de SENSO (Sensor operator, opérateur capteurs). En outre, des spécialistes du renseignement sont tout aussi indispensables pour interpréter les informations collectées.

Aussi, pour augmenter les effectifs appelés à utiliser ces appareils, l’armée de l’Air a demandé à son homologue américain de former davantage d’équipages au cours des prochains mois. Pour rappel, les aviateurs français sont uniquement formés pour faire du « Mission Control Element ».

Une solution pourrait passer par une coopération plus approfondie avec la Royal Air Force, qui est équipée des mêmes appareils (à la différence qu’ils sont armés). Le ministre britannique de la Défense, Michael Fallon, devait évoquer ce sujet avec Jean-Yves Le Drian, son alter ego français, lors d’une rencontre la semaine passée.

Quoi qu’il en soit, le général Mercier a indiqué vouloir localiser sur la base aérienne 709 de Cognac un cockpit de MQ-9 Reaper. Mais pour cela, il faut un accord de la partie américaine. Il « sera alors possible de conduire depuis la France les opérations de drones décollant du Niger, une capacité qui devrait soulager les équipages dont le rythme de détachement en opérations extérieures est particulièrement éprouvant », a-t-il expliqué aux sénateurs.

Toutefois, un NOSA de l’escadron de chasse 2/3 Champagne avait estimé, dans le numéro d’avril du mensuel Air Fan, qu’il fallait co-localiser en un même endroit les équipages des Mirage 2000D et ceux des drones MALE pour gagner en efficacité. « Lorsque nous sommes scramblés pour porter assistance à des troupes au sol, nous prenons 5 minutes pour étudier les images en temps réel du drone s’il est également engagé au profit des TIC [ndlr, Troops in Contact, troupes au contact avec l'ennemi]. Nous pouvons nous imprégner de la situation en regardant un écran de 102×75 cm. Ces 5 minutes (…) restent très productives car, à notre arrivée sur zone, nous avons déjà pris connaissance des caractéristiques géographiques des lieux », avait-il avancé.

De : Laurent Lagneau
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June 12, 2015 1:54 AM
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Défense : le quitte ou double des transferts de technologies

Défense : le quitte ou double des transferts de technologies | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les industriels de la défense français sont obligés de prendre le pari des transferts de technologies pour remporter des contrats à l’export. La France est-elle armée pour remporter une course poursuite sans fin?

A prendre ou à laisser. Pour les industriels de la défense français, il n'y a qu'une règle qui compte finalement en matière de transfert de technologies (ToT) : "Take it or leave it". Car les ToT ne sont déjà plus une option pour l'industrie française mais une réelle nécessité pour le gain de contrats à l'export, expliquent-ils. "Il ne faut pas être bloqué par les transferts de technologies et il ne faut pas non plus en avoir peur. Il s'agit simplement de respecter le client et ses demandes", explique un industriel interrogé. Concevoir et organiser des coopérations industrielles, via des ToT, permet aux industriels français de jouer de temps en temps à armes égales ou presque avec la puissance de feu des États-Unis et de la Russie, deux des principaux concurrents de la France sur le marché mondial de l'armement.

Surtout un contrat majeur tel que Prosub (sous-marins Scorpène et sous-marins nucléaires) signé au Brésil en 2009 verrouille sur le plan diplomatique ce grand pays émergent pendant 30 ans environ dans ce qu'il a de plus stratégique et intime : sa défense. Ce que confirme le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian : la France a avec le Brésil "un partenariat récent fort, qui s'est traduit par des engagements sur des matériels militaires navals, notamment les sous-marins (...) C'est sur le fondement de ces relations de confiance que d'autres perspectives pourront s'ouvrir". C'est d'ailleurs souvent sur la base de ces relations étroites que pourront se bâtir de nouveaux succès importants à l'export. Cela a déjà été le cas dans le passé avec de nombreux réussites françaises grâce à des transferts de technologies.

DCNS a notamment remporté de belles commandes cruciales grâce à des ToT : outre le Brésil, le chantier naval a signé des contrats emblématiques en Inde (Scorpène), Malaisie (Scorpène), Égypte (corvettes Gowind)... Il n'est pas le seul non plus à être agile dans ce domaine, à l'image de Thales au Brésil (satellite de télécoms civiles et militaires) et d'Airbus Helicopters en Australie (NH90 et Tigre), au Brésil (EC725) et, plus récemment, en Pologne (Caracal) où le constructeur de Marignane a été choisi pour négocier un contrat.
Des industriels décomplexés

Décomplexés, les industriels français le sont complètement. "Il ne faut pas craindre cette évolution car nous, Français, sommes particulièrement agiles dans ce domaine", avait expliqué dès décembre 2012, Luc Vigneron, l'ancien PDG de Thales. Non seulement les industriels français ont déjà une longue expérience en matière de ToT mais ils sont même prêts à le faire plus massivement comme le suggère le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, un brin provocateur lors de son audition à l'Assemblée nationale en septembre 2013 : "Si, demain, j'ai l'autorisation de la DGA (direction générale de l'armement, ndlr) de fabriquer tout en Inde, y compris les appareils destinés à l'armée française, je le ferai : je n'ai pas d'états d'âme".

Mais comme le rappelle très souvent le Délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, "la France a la chance de disposer d'une industrie de défense à la pointe de la technologie qui sait travailler mais aussi exporter dans le domaine conventionnel. Ce secteur fournit de plus des emplois qui, en principe, ne sont pas délocalisables". Comme les demandes d'exportations de matériels, les ToT passent par la commission interministérielle pour l'étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG). En outre, les avis favorables de la CIEEMG peuvent être assortis de conditions, ainsi que l'exigence d'une clause de non-réexportation (CNR) et de certificat d'utilisation finale (CUF). La décision prise par le Premier ministre après avis de la CIEEMG est ensuite notifiée aux douanes (DGDDI) qui délivrent, en cas d'acceptation, la licence.
Les risques des transferts de technologie

"Il n'est pas impossible que les offsets (compensations industrielles) et autres transferts de technologie accordés par le passé, par des entreprises occidentales, afin de remporter des contrats d'armement dans ces pays, aient abouti à engendrer ces nouvelles concurrences ou du moins à les renforcer en leur permettant d'accroître leurs niveaux de performance technologique et commerciale. Un tel constat milite pour une vigilance accrue en la matière", écrivent pourtant les députés Nathalie Chabanne (PS) et Yves Foulon (UMP) dans un rapport sur le dispositif de soutien aux exportations d'armement. "Il est nécessaire de maîtriser davantage les offsets et notamment les transferts de technologie", estime Yves Foulon.

Les transferts de technologies comportent bien un risque. Le plus bel exemple en est le développement du sous-marin S-80 par le chantier espagnol Navantia en coopération avec les groupes américains Raytheon et Lockheed Martin pour la partie systèmes d'armes. Le S-80 a été développé par le chantier espagnol qu'à la faveur des transferts de technologies initiés par le programme Scorpène mené en partenariat avec DCNS. Un sous-marin qui croise aujourd'hui dans les mêmes eaux commerciales que le Scorpène. Pour les deux députés, "il convient d'inscrire la stratégie de notre BITD (base industrielle et technologique de défense, ndlr) et de l'État dans une vision de long terme sous la forme de partenariats industriels mutuellement avantageux pour le client comme pour le vendeur, plutôt que d'adopter une vision strictement commerciale de court terme - l'obtention du marché".
Une machine de guerre ?

Laurent Collet-Billon n'est pas loin de penser que les transferts de technologies pourraient être une redoutable machine de guerre contre l'industrie française. "Cela signifie que nous créons nos propres concurrents à une échéance de dix, quinze ou vingt ans, avec des taux horaires en vigueur dans ces pays beaucoup moins élevés", avait-il expliqué en octobre 2011. Mais le délégué général pour l'armement avait dans le même temps estimé que "la seule façon de ne pas se créer des concurrents redoutables c'est d'investir dans l'innovation. Cela a un coût. Cela étant, soit on accepte des transferts de technologies, soit on se retire du marché". C'est d'ailleurs pour cela que la DGA a de longue date encouragé le missilier MBDA et Airbus Helicopters à investir en Pologne afin de remporter les campagnes lancées par Varsovie. Avec succès jusqu'ici pour Airbus Helicopters.

En décembre 2012, l'ancien PDG de Dassault Aviation, Charles Edelstenne rappelait que "les transferts de technologies concernent pratiquement tous les domaines, sans restrictions, car l'évolution de ces technologies nous permettra de conserver une avance - pour autant, bien entendu, que nous ayons pu maintenir nos compétences". La loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 a fixé en moyenne un effort de 730 millions d'euros par an en matière de recherches et technologies (R&T) à travers les ressources consacrées aux études amont. Bien mais pas suffisant avait alors souligné Charles Edelstenne : "les crédits d'études figurant au budget 2012 présenté par le ministre sont de 750 millions d'euros, ce qui n'est pas mal par rapport au budget précédent, mais ces crédits sont inférieurs de 50 % à ce qu'ils représentaient en 1995".

C'est l'ancien PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy, qui a résumé le mieux lors d'une audition à l'Assemblée nationale en septembre 2013 l'état d'esprit des industriels français : "Soyons clairs sur les inquiétudes que peuvent susciter les transferts de technologies : c'est un faux dilemme. Les partenariats locaux sont aujourd'hui une condition nécessaire du succès. En établissant ces coopérations, avec toute la prudence nécessaire, nous servons l'emploi en France. Un contrat d'export majeur peut représenter plusieurs milliers d'emplois sur plusieurs années dans notre pays, pour Thales et ses sous-traitants".
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June 12, 2015 1:49 AM
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Chine, nouveau test du missile hypersonique Wu-14!

Chine, nouveau test du missile hypersonique Wu-14! | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Beijing, la Chine a testé avec succès son missile hypersonique Wu-14 lors d’un quatrième tir. CE missile, serait capable de pénétrer le système de défense antimissile des Etats-Unis et d'effectuer une frappe nucléaire.



Le 7 juin dernier, la Chine a réussi le quatrième tir de son missile balistique Wu-14, qui a été tiré depuis une base militaire dans l’ouest de la Chine. Le Wu-14 est un planeur expérimental lancé depuis missile balistique traditionnel et se détache de celui-ci dans la stratosphère. Le Wu-14 plane avant de s'abattre sur la cible désignée.



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Le premier test du missile hypersonique Wu-14 s'est déroulé le 9 janvier 2014, le deuxième et le troisième ont eu lieu le 7 août et le 2 décembre respectivement.

A ce jour, on dénombre quatre pays qui travaillent sur l'élaboration d’une arme hypersonique, les Etats-Unis, la Russie, la Chine et l’Inde.
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June 12, 2015 1:47 AM
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Les hélicoptères des armées au cœur des opérations

Les hélicoptères des armées au cœur des opérations | DEFENSE NEWS | Scoop.it
A l'occasion du Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace, un colloque aura lieu sur le thème « les hélicoptères des armées au cœur des opérations ». Organisé par les trois armées, il se tiendra le 18 juin de 14h à 17h30 à l'auditorium.

Les tables rondes seront animées par deux de nos journalistes défense : Guillaume BELAN et Emmanuel HUBERDEAU. Elles réuniront des officiers de trois armées qui évoqueront « les caractéristiques de l'emploi des hélicoptères dans les engagements récents, ainsi que leur usage interarmées sur le territoire national ». Les analyses seront mises en perspective avec des témoignages provenant du Royaume-Uni.

Le chef d'état-major de l'armée de Terre, le Général d'armée Jean-Pierre BOSSER, clôturera ce colloque.

Pour s'inscrire, les journalistes intéressés devront le faire auprès du Commandement de l’aviation légère de l’armée de Terre (COMALAT). Soit par téléphone au : 01 41 28 93 54, soit par mail : francoise.lefebvre@intradef.gouv.fr .
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June 12, 2015 1:45 AM
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Le mamouth: L'armée de l'air planche sur un commando spécialisé

Un comité stratégique de l'armée de l'air présidé par le général Denis Mercier doit décider la suite à
donner à un projet de commando spécialisé, reprenant les groupes action des actuels commandos parachutistes de l'air n°20 et 30. Le nouveau commando formé ainsi, à iso-effectif, pourrait s'installer à Orléans, à côté du CPA 10.
Ce dernier oeuvre depuis 1993 au profit du COS : la nouvelle structure travaillerait à son profit, comme un réservoir de forces, tout en conservant des missions conventionnelles d'appui aérien et de récupération d'équipages au combat. Deux missions d'ailleurs également au catalogue du CPA 10.
Les capacités de force protection devraient, elles, être concentrées à Orange.
Ce projet est étudié depuis plusieurs semaines, alors que parallèlement, l'armée de l'air a aussi rapproché l'escadron d'hélicoptères 1/67 Pyrénées du COS.
EH 1/67 (avec deux Puma et deux Caracal) et CPA 20 sont actuellement déployés dans la BSS au sein de l'opération Barkhane.
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June 12, 2015 1:06 AM
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Le 9e Rima rend hommage aux Hmongs qui ont combattu en Indochine

Le 9e Rima rend hommage aux Hmongs qui ont combattu en Indochine | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Une cérémonie en hommage aux combattants hmongs s’est déroulée ce lundi matin au quartier du 9e Rima à la Madeleine, à l’occasion de la Journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Indochine.
Sept habitants de Cacao ont été décorés de l’étoile forêt. Pendant la guerre d’Indochine (1946-1954), cette médaille était remise aux éclaireurs indochinois qui se distinguaient par leur courage et leur combativité. Aujourd’hui, le 9e Rima la remet toujours à ses meilleurs combattants. Sur les sept Hmongs décorés hier, quatre ont combattu aux côtés des Français, trois sont des descendants de combattants.
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June 11, 2015 2:08 AM
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Un micro moniteur pour sauver des vies sur le champ de bataille

Un micro moniteur pour sauver des vies sur le champ de bataille | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Aux derniers Pentagon Days, l’US Army a dévoilé le CRI (compensatory reserve index), un petit outil permettant de déterminer si un blessé risque de rentrer en état de choc. En particulier, le problème est de pouvoir sauver des vies en cas de traumatisme interne, sans blessures visibles.

Jusqu’à maintenant, de nombreux blessés sans traumatisme visible pouvaient décéder en état de choc, le corps peinant à maintenir le cerveau et le cœur en état de fonctionner mais l’adrénaline générée semblant maintenir le patient dans un état apparemment correct. La société Flashback Technologies et l’Université du Colorado ont trouvé une parade : un algorithme prédictif nommé CRI, permettant d’anticiper le basculement en état de choc.
L

e moniteur intégrant le logiciel piste les ondes de pression sanguine artérielle, et en moins de 30 secondes détermine si le corps utilise sa « réserve de compensation » – la manière dont le corps compense une perte de sang en le redirigeant vers les organes vitaux.

Avec un code couleur, il devient facile de savoir si la réserve est verte, orange, ou rouge, c’est-à-dire presque épuisée, anticipant le basculement en état de choc.
Le moniteur est miniaturisé, et peut facilement être emporté sur le théâtre par n’importe quel fantassin. Le système, une fois autorisé par les autorités, pourrait être généralisé en opérations, et potentiellement sauver des centaines de vies.
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June 11, 2015 2:06 AM
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L'A400M volera au salon du Bourget 2015

L'A400M volera au salon du Bourget 2015 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Airbus Defense & Space a annoncé le 10 juin 2015, que l'A400M présent au Bourget effectuera des vols de démonstration quotidiens. L'appareil MSN6 volera tous les jours du 15 au 19 juin (Journées professionelles). Les pilotes d'essai Nacho Lombo et Tony Flynn seront aux commandes pour des démonstrations en vol identiques à celles réalisées depuis 2010 au "Paris Air Show".

Le directeur de Airbus Military Aircraft, Fernando Alonso assure avoir pleinement confiance en l'A400M. Il a déclaré vouloir "partager la fierté des équipes d'Airbus durant ce salon".

Le 09 mai 2015, l'A400M MSN023, destiné à la Turquie, s'est écrasé alors que l'appareil effectuait son premier vol après sa sortie d'usine. Le crash a causé la mort de quatre membres d'équipages. Deux autres ont été grièvement blessés. Suite à cet accident plusieurs pays utilisateurs de l'A400M ont décidé de suspendre les vols de l'appareil. La France qui possède six A400M a fait le choix de continuer ses opérations avec l'avion de transport. Dés le 12 mai, un A400M d'Airbus à décollé de Toulouse pour rejoindre Séville avec à son bord Fernando Alonso afin de démontrer la fiabilité de l'appareil.

Selon les premiers éléments de l'enquête, les moteurs 1, 2 et 3 ont subi un gel de puissance après le décollage et n’ont pas répondu aux tentatives de reprises de contrôle de l'équipage. Le quatrième moteur a lui répondu normalement aux demandes de l'équipage.
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June 11, 2015 2:03 AM
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La réparation du F-35A qui avait pris feu va coûter près de 45 000 000 d'euros

La réparation du F-35A qui avait pris feu va coûter près de 45 000 000 d'euros | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Il y a presque un an, le 23 Juin 2014, un F-35A, la version conventionnelle destinée à l'US Air Force, a pris feu au roulage, quelques instants avant son décollage de la base aérienne d'Eglin, en Floride, où sont formés les jeunes et futurs pilotes de chasse de F-35.

A l'époque, le pilote du F-35A, qui appartient au 33rd “Nomads” Fighter Wing, avait alors appliqué les procédures d'urgence pour ce type d'accident, en stoppant le décollage, en éteignant le moteur, puis en s'extrayant de l'avion. Les secours avaient ensuite éteint le feu à l'aide d'une mousse spécifique, étant donné que le kérosène est un liquide inflammable non-miscible à l’eau.

Cet accident, qui n'avait pas fait de victime et qui n'était donc que matériel, avait obligé le Pentagone ainsi que Lockheed Martin à clouer au sol sa flotte de F-35A, F-35B, et F-35C pendant un certain temps. De plus, ce départ d'incendie avait également annulé l'envoi de quelques F-35 au salon du Bourget, en France, et à celui de Farnborough, au Royaume-Uni, ce qui n'avait pas contribué à améliorer l'image du programme Joint Strike Fighter auprès de l'opinion publique, voire des clients de cet appareil.

Après plusieurs mois d'enquête, l'Air Education and Training Command, sous la responsabilité de l'US Air Force, a publié le rapport officiel concernant les résultats de l'enquête qui avait été ouverte à la suite de ce départ de feu, qui avait essentiellement touché l'arrière de l'aéronef.

Selon ce rapport, consultable ici (en anglais), le départ de feu est dû à une défaillance qui s'est produite à hauteur du troisième étage du rotor de la soufflante. Des éléments de l'avion n'ont pas été confinés, ce qui a engendré des frottements avec d'autres composants et des micros fissures.

Lors de l'allumage du réacteur, certains de ces éléments se sont alors brisés, et sont allés percuter et traverser, selon le rapport, "le ventilateur du moteur, le compartiment du moteur, un réservoir de carburant interne, une conduite hydraulique et de carburant, avant de ressortir par la partie supérieure du fuselage". Les dégâts occasionnés à ce moment là ont alors provoqué une fuite de carburant qui s'est embrasée. Le feu s'est alors propagé sur les deux tiers de l'aéronef.

Au terme de son enquête, l'Air Education and Training Command a conclu que l'origine de cet accident est due à l'enchaînement de problèmes techniques, et que le pilote de chasse n'est en aucun cas responsable. De légers dégâts ont été occasionnés sur le tarmac mais la réparation de ce F-35A (Tail number : 10-5015) est chiffrée aux alentours de 50 000 000$, soit environ 44 400 000 euros.

L'US Air Force n'a pas fait de déclaration sur les dispositions qu'elle compte prendre à la suite de la publication de ce rapport. Elle peut prendre la décision de réparer le F-35A, d'un coût unitaire de 108 millions de dollars, ou d'abandonner l'appareil et de récupérer les pièces qui n'ont pas été endommagées.

De son côté, le constructeur américain de l'appareil, Lockheed Martin, a déclaré qu'il allait, pour l'instant, résoudre ce problème sur le court terme, et réfléchir à une seconde solution qui s'inscrive dans le long terme.
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June 11, 2015 2:01 AM
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Des hélicoptères italiens pour le Liban ?

Des hélicoptères italiens pour le Liban ? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le ministère italien de la Défense aurait entamé des négociations avec les autorités libanaises pour la fourniture d'une dizaine d'hélicoptères d'occasion type AB-212 et AB-412.

Provenant des surplus de l'Aviazione Esercito (AVES), l'ALAT italienne, et du Corps des Carabiniers, ces hélicoptères font partie d'un lot d'une centaine d'appareils à voilure tournante démis par les quatre forces armées italiennes, que l'Agenzia Industrie Difesa (AID), agence gouvernementale rattachée au ministère de la Défense, est chargée de gérer et de proposer sur le marché à l'export de matériel militaire d'occasion, soit pour être cannibaliser, soit pour être remis en service après révision et mise à niveau. Ces travaux étant assurer par AgustaWestland.
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June 10, 2015 3:10 AM
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L’armée marocaine accélère son effort d’armement

L’armée marocaine accélère son effort d’armement | DEFENSE NEWS | Scoop.it
De 2015 à 2019, le Maroc devrait consacrer 220,8 milliards de dirhams aux dépenses militaires. Des dépenses en nette augmentation.

Un rapport de Strategic Defense Intelligence, site d’information spécialisé dans le marché de l’armement, établit que les dépenses de Défense du royaume progresseront en moyenne de 8,82 % en rythme annuel sur la période 2015-2019. Un effort d’armement en accélération, puisque de 2010 à 2014 le rythme de progression annuel des dépenses n’était « que » de 4,59 %, à peine plus de la moitié. Le Maroc devrait ainsi dépenser pas moins 22,2 milliards de dollars (220,8 milliards dirhams) de 2015 à 2019, estime Strategic Defense Intelligence.

La loi de finances 2015 a prévu en effet une augmentation considérable des autorisations d’engagement de 39 milliards de dirhams en 2014 à 57 milliards en 2015, cette ligne budgétaire étant précisément celle qui permet de financer les achats et réparations. Par ailleurs, la loi de finances prévoit la création de 2 000 postes sur le budget de la Défense (contre 1 800 en 2014), soit autant que la Santé, quatre fois plus que pour l’Enseignement supérieur et six fois plus que la Justice.
FAR dans les airs et en mer

En outre, l’armée marocaine renforcerait ses capacités de projection à distance. Selon les informations de Strategic Defense Intelligence, les dépenses prioritaires retenues par l’état-major marocain concernent la maintenance des avions, et l’achat d’équipements de surveillance et de matériel sous-marin et pour ses vaisseaux de marin.

Tandis qu’à l’intérieur, en termes de sûreté nationale, les dépenses (2,6 milliards de dollars sur la période 2014-2019) viseraient surtout à contrer « le trafic d’êtres humains, le trafic de drogue et la cybercriminalité », rapporte Strategic Defense Intelligence.

Les informations complètes du rapport de Strategic Defense Intelligence sont destinées à une cible professionnelle, l’accès au rapport étant facturé de 1 250 à 3 750 dollars (de 12 400 dirhams à 37 250 dirhams).
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June 12, 2015 2:01 AM
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Des missiles antichar Tow II et peut-être des avions d’attaque A-29 Super Tucano pour le Liban

Des missiles antichar Tow II et peut-être des avions d’attaque A-29 Super Tucano pour le Liban | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La crise en Syrie affecte particulièrement le Liban, qui doit composer à une pression démographique énorme avec plus de 1,2 millions de réfugiés présents sur son territoire. Ce qui n’est pas sans poser des risques sur sa stabilité.

En outre, le pays du Cèdre est également sous la menace des groupes jihadistes comme l’État islamique (EI ou Daesh) et le Front al-Nosra, lié à al-Qaïda. En août 2014, un sérieux accrochage a d’ailleurs opposé ces derniers avec des soldats libanais à Arsaal. Et la présence du Hezbollah aux côtés des forces syriennes est aussi de nature à alimenter les tensions.

Aussi, il est important que les forces armées libanaises puissent disposer de capacités suffisantes afin de faire face, le cas échéant, aux tentatives d’infiltration jihadistes et peser davantage que le Hezbollah. C’est pourquoi la France va leur livrer du matériel (blindés, patrouilleurs, missiles Milan, système d’artillerie de type Caesar, hélicoptères, etc.) pour l’équivalent de 3 milliards de dollars. Une somme financée par l’Arabie Saoudite.

Mais la France n’est pas la seule à fournir une aide aux forces libanaises. Depuis août 2014, les États-Unis leur ont livré pour 82,4 millions de dollars d’armes et de munitions. Et ce n’est pas fini car, grâce, là-encore, à un financement saoudien, l’ambassadeur américain à Beyrouth leur a remis, le 10 juin, plus de 200 missiles antichar filoguidé BGM-71 TOW II avec une dizaine de lanceurs. À noter que les rebelles syriens en ont, par le passé, également reçus [ndlr, et certains sont tombés entre de mauvaises mains...]

Par ailleurs, il est de nouveau question de redonner un peu de potentiel à la force aérienne libanaise. Cette dernière, qui ne met en oeuvre que des hélicoptères, n’a plus reçu d’avions de combat depuis 1968, c’est à dire depuis l’achat de Mirage IIIC à la France. Il y a quelques années, la Russie avait évoqué l’idée de lui céder des MiG-29. Mais elle fit long feu. De même que celle, avancée en 2009, de lui livrer des appareils d’attaque au sol OV-10 Bronco.

Cette fois, le Pentagone, via la Defense Security Cooperation Agency, a approuvé la possible vente au Liban de 6 avions A-29 Super Tucano, un appareil développé et produit par le brésilien Embraer et l’américain Sierra Nevada Group (SNG). La demande libanaise porte également sur 8 turbopropulseurs Pratt & Whitney Canada PT6A-68C, différents équipements électroniques, des munitions, des pièces de rechange et l’entraînement des pilotes. Le montant de cette commande potentielle s’élève à 462 millions de dollars.

Le A-29 Super Tucano a d’abord été conçu pour l’entraînement avancé des pilotes de chasse. Mais, avec son armement (2 mitrailleuses de 12,7 mm en interne, 5 pylônes externes pour un pod canon de 20 mm et 4 nacelles de lance-roquettes de 70mm ou des bombes), il peut servir pour des missions de reconnaissance et de contre-insurrection. C’est d’ailleurs pour cela que les États-Unis en commandèrent 20 exemplaires pour équiper la force aérienne afghane.
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June 12, 2015 1:58 AM
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La Chine teste avec succès un missile hypersonique

La Chine teste avec succès un missile hypersonique | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Chine a testé avec succès un engin hypersonique Wu-14 capable de pénétrer le système de défense antimissile des Etats-Unis et d'effectuer une frappe nucléaire.

Un missile balistique Wu-14 a été tiré depuis une base militaire de l'Ouest de la Chine le 7 juin. Il s'agit du quatrième test effectué ces 18 derniers mois.

Le missile chinois, qui consiste en une sorte de planeur expérimental, est lancé avec un missile balistique traditionnel, dont il se détache lorsqu'il atteint la stratosphère. Il plane ensuite dans la stratosphère avant de s'abattre sur la cible désignée.
Le missile peut contenir une charge militaire ordinaire, mais aussi une ogive nucléaire. Suite au détachement, la vitesse du bloc atteint près de 12.300 km par heure.
Selon le portail d'information numérique Washington Free Beacon, le missile a montré une meilleure capacité de manœuvre que lors des tests précédents. Ceci confirme qu'il est en mesure de pénétrer le système de défense antimissile américain.

Rick Lehner, porte-parole de la Missile Defense Agency des Etats-Unis, s'est abstenu de tout commentaire concernant les capacités du Pentagone à abattre de tels missiles hypersoniques avec les systèmes utilisés actuellement par le département de la Défense US, a fait savoir Washington Free Beacon.

Entretemps, la commission exécutive du Congrès américain sur la Chine a souligné dans son rapport du novembre 2014 que "les missiles hypersoniques peuvent rendre les systèmes de défense antimissile moins efficaces et potentiellement démodés".

"Compte tenu des résultats des quatre tests que la Chine a effectué ces 18 derniers mois, il est possible que la production de la première version du missile soit bientôt terminée et que dans un ou deux ans l'appareil soit mis en service", a estimé Rick Fisher, expert du Centre international pour la stratégie et l'évaluation.

Le premier test du missile hypersonique Wu-14 s'est déroulé le 9 janvier 2014, le deuxième et le troisième ont eu lieu le 7 août et le 2 décembre respectivement.
A présent quatre pays travaillent sur l'élaboration de l'arme hypersonique: les Etats-Unis, la Russie, la Chine et l'Inde.
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June 12, 2015 1:56 AM
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Exportation du Rafale : les inquiétudes de l'armée de l'air

Exportation du Rafale : les inquiétudes de l'armée de l'air | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier, est inquiet. Non pas des conséquences induites par l'exportation des Rafale à l'Egypte et au Qatar, mais d'éventuelles nouvelles ventes à l'international. Elles pourraient avoir des conséquences fortes sur les capacités opérationnelles de l'armée de l'air.

L'exportation du Rafale a "un impact direct sur l'armée de l'air", dans la mesure où trois Rafale biplaces lui sont prélevés pour être mis à disposition de l'Égypte, a reconnu le délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, lors de son audition fin mai à l'Assemblée nationale. S'y ajouteront plus tard trois autres appareils. "Ces avions devront être rendus à la fin de 2016 pour deux d'entre eux et au début 2017 pour le troisième", a expliqué Laurent Collet-Billon. La loi de programmation militaire (LPM) a été construite sur une hypothèse de 4,5 années blanches pendant lesquelles les livraisons de Rafale au profit de la France sont stoppées.

L'armée de l'air espère quant à elle récupérer les six avions de combat prélevés, qui auraient dû lui être livrée en 2015, "avant 2018" en accord avec la direction générale de l'armement (DGA) et Dassault Aviation, a insisté le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier lors d'une audition fin mai à l'Assemblée nationale. Le constructeur peut restituer ces avions "en accélérant un peu la chaîne, avant 2018", a-t-il précisé. Par ailleurs, le contrat signé avec l'Égypte, qui prévoit la livraison rapide de vingt-quatre avions, "correspond en réalité à onze avions prélevés en chaîne", a souligné Laurent Collet-Billon. Les Égyptiens ne voulaient pas de monoplaces, la production de biplaces doit donc être relancée. Au total, pendant la LPM, l'armée de l'air et la Marine recevront 26 Rafale (19 pour les aviateurs et 7 pour l'aéronavale).
Plus aucun avion prélevé

Ces exportations seraient-elle un problème pour l'armée de l'air française? Si le chef de l'état-major de l'armée de l'air défend les ventes de Rafale à l'international, il a toutefois averti devant les député de la commission de la défense qu'"aucun autre avion ne peut aujourd'hui nous être prélevé. Si un autre client à l'export, après l'Égypte, demandait un avion plus tôt, ce serait au détriment de notre capacité opérationnelle, alors même que nous aurons à assurer la formation des Qataris".

"Nous nous félicitons tous du succès du Rafale, a assuré le général Mercier. J'étais persuadé que cet avion était en avance sur son temps, et que c'est ce qui expliquait pourquoi nous n'en avions pas encore vendu. Le succès du Rafale tient avant tout à un véritable besoin de puissance aérienne de la part des pays qui s'en dotent. Ces pays ont compris que, pour disposer d'une puissance militaire au vingt et unième siècle, il fallait se doter de moyens aériens, notamment d'avions de combat, et le Rafale est l'un des meilleurs de sa génération".

Pour l'armée de l'air, l'export est un effort permanent. "C'est bon pour le pays et nous déployons cet effort naturellement, mais il ne faut pas faire n'importe quoi, a reconnu le général Denis Mercier sur ses gardes. Il convient que l'armée de l'air soit dès le départ partie prenante de toutes les discussions, notamment sur la question du calendrier. Il faut que l'équipe France - la DGA, l'armée de l'air, l'industriel - affiche clairement le calendrier et ne cède pas aux éventuelles pressions de pays qui ne voudraient pas attendre. Moyennant cela, tout se passera très bien".
Une nouvelle organisation

Pour faire face à l'exportation d'au moins 40 Rafale dans le cadre de la LPM, l'armée de l'air a dû repenser la manière dont elle pouvait assurer son contrat opérationnel. Notamment elle a prévu que l'arrivée de l'escadron de Rafale devant remplacer l'escadron de Mirage F1 CR serait décalée de 2014 à au-delà de 2021. "Les livraisons de Rafale (au-delà des 26 prévus par la loi de programmation militaire 2014-2019, ndlr) sont prévues de reprendre en 2021", a expliqué le général Mercier. "D'ici à 2019, mon objectif est que tous les Rafale prévus pour la LPM soient livrés, y compris les six prélevés sur les chaînes d'assemblement au profit de l'Égypte", a-t-il également précisé.

En outre, l'armée de l'air va "maintenir les Mirage 2000N, de manière à ce que le deuxième escadron nucléaire sur Rafale soit opérationnel en 2018. Les Rafale ont continué à être livrés mais à une cadence minimale, correspondant à la montée en puissance de cet escadron nucléaire. C'est pourquoi nous avons provisoirement placé quelques avions sous cocon. Mais, à la fin de cette année, tous nos Rafale seront en ligne". Mais pas sans difficulté de maintenance, des pièces étant prélevées au profit des contrats exports. Le deuxième escadron nucléaire Rafale doit remplacer les Mirage 2000N dont la fin de vie se termine en 2018. C'est ce qu'a d'ailleurs demandé le Président de la République. Du coup, les équipages sont déjà en formation sur quelques Rafale, qui avaient été mis sous cocon à l'arrivée.
Tensions sur le personnel

Le général Mercier a une "crainte", "c'est que d'autres contrats, exigent des avions en avance de phase, ce qui impliquerait de prélever encore des avions sur ceux destinés à l'armée de l'air, alors que ce n'est plus possible". D'autant que les Qataris demandent aux aviateurs un transfert opérationnel de plusieurs années. "Nous sommes en mesure de l'assurer, mais cela va entraîner énormément de tensions sur notre personnel pendant au moins deux ans. Les clients suivants devront s'adapter à nos capacités d'absorption, tant pour le MCO que pour la formation et les livraisons", a-t-il expliqué. Et de d'assurer que "si un autre contrat export arrive, ma crainte est que l'on ne reprenne pas les livraisons de Rafale pour l'armée de l'air en 2021, comme c'est aujourd'hui prévu, mais au-delà, en 2023 ou 2024".

"Nous sommes déjà en train de prolonger les Mirage 2000-5 jusqu'en 2021 et nous sommes mêmes pas sûrs d'y parvenir ! L'éventuelle affectation des escadrons à Luxeuil est donc fortement suspendue au respect de la LPM et du LBSDN (Livre blanc de la défense, ndlr), et d'une tranche 5 de livraison Rafale après 2020".

Pour le général Denis Mercier, c'est clair et net. "Si un autre client arrive, il faudra produire plus d'avions. C'est possible mais la construction prend du temps : un Rafale ne dépend pas que de Dassault, il y a d'autres grands constructeurs, ainsi que 400 ou 500 PME, qui doivent produire les pièces. Aussi, si un autre pays demande des avions dans vingt-quatre mois, ce ne sera pas possible, sauf à les prendre sur nos avions", a-t-il expliqué.

Ce n'est pas aussi clair, a estimé le délégué général. "Le problème est de savoir quand reprendront les livraisons vers l'armée de l'air : le sujet n'est pas tranché, car il dépend à la fois des contrats à l'exportation - pour lesquels des négociations sont en cours avec l'Inde et plusieurs pays du Moyen-Orient et d'Asie - et des possibilités de montée en cadence des chaînes, chez Dassault comme chez Safran et Thales" (...) L'exercice n'est évidemment pas simple, car certaines données restent floues".
Une cadence de production de trois Rafale?

Selon Laurent Collet-Billon, "la maison Dassault est à même d'assurer une cadence de production de trois avions par mois". Mais pour le délégué, "la vraie question est de savoir si ses fournisseurs suivront : je pense par exemple au motoriste, qui produit des aubes de turbine à fabrication de long cycle". Au total, entre 300 et 500 PME contribuent au programme Rafale, "parmi lesquelles des équipementiers qui travaillent aussi pour Thales sur des radars".

"Les capacités de montée en puissance de ces entreprises doivent être vérifiées au cas par cas ; à défaut, il faudra trouver des secondes sources, ce qui n'est pas simple car les qualifications devraient alors intervenir dans des délais assez brefs. La LPM a en tout cas été construite sur la base d'une livraison de vingt-six Rafale monoplaces, biplaces et marine : pour le reste, les incertitudes demeuraient grandes", a expliqué le délégué général.

Pour le délégué général, le compte n'est pas encore bon au niveau de l'exportation malgré les 48 vendus à l'Egypte et au Qatar, qui possèdent tous les deux des options pour 12 appareils supplémentaires. "Compte tenu du contrat signé avec le Qatar, ce sont déjà une bonne trentaine d'avions export qui se substitueront aux livraisons nationales : il en manque donc de cinq à dix pour atteindre l'objectif, ce qui, au vu des prospects en cours, se fera sans difficulté", a-t-il expliqué aux députés.

Pour un industriel interrogé sur une montée en cadence de la production des Rafale, "ce sont des soucis de riches, des soucis que nous préférons gérer. Ce dont on parle me semble tout à fait gérable". Et de rappeler qu'un "avion par mois" sort de la chaine, sauf en août où elle est fermée. Soit 11 par an. "Nous avons appris à travailler lentement, note-t-il. C'est cela la réalité, nous avons appris à travailler lentement pour se mettre au rythme d'acquisition qui était permis au ministère de la Défense". Donc, "si on doit monter en cadence à 1,5 par mois, voire de 1,5 à 2 appareils, Il faut juste réapprendre à travailler normalement. Je sais comment trouver des solutions, cela ne m'inquiète pas plus que cela".
Le prix du Rafale baisse... de façon marginale

Selon Laurent Collet-Billon, "les exportations de Rafale sont d'abord bénéfiques au regard des lois de Wright, avec un coefficient de dégressivité de 0,9 pour la cellule et de 0,8 pour les équipements. Le fait que les avions destinés à l'armée française reculent dans la série de production est donc plutôt positif. Cela dit, les prix ne baisseront que de façon marginale car seules des quantités de production élevées peuvent générer des effets significatifs sur ce plan, même si la courbe baisse fortement au départ. Le 4 300e F-16 ne coûte ainsi que 30 millions d'euros : la production du Rafale est encore loin de ce chiffre..."

À ce stade 140 Rafale ont été livrés, dont cinq ont subi un crash, a rappelé Laurent Collet-Billon. Une fois qu'elle sera exécutée, la quatrième tranche fera porter le total des livraisons à 180 avions.
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June 12, 2015 1:50 AM
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Israel’s IAI upgrades its Heron TP UAV with M-19HD EO payload

Israel’s IAI upgrades its Heron TP UAV with M-19HD EO payload | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Israel Aerospace Industries (IAI) has upgraded its Heron TP UAV's capabilities with long-range persistent surveillance options and area dominance capabilities.

The firm received this achievement after integrating the UAV with its high-definition M-19HD EO payload that is manufactured by IAI's Tamam Division.

In conjunction with this development, the M-19HD successfully conducted flight tests onboard manned and unmanned platforms, including the Heron 1 UAS, IAI stated.

IAI Tamam Division general manager Avi Elisha said:"We are proud to integrate the M-19HD payload on IAI's flagship UAS, the Heron TP.

"We strongly believe that its high performance and unique image processing features can confer significant advantages on supplying Heron TP customers in their operational activities."

The multispectral, multi-sensor observation and targeting payload, M-19HD, offers continuous day / night surveillance under all weather conditions.

The system is capable of simultaneously incorporating up to seven sensors. It delivers better acquisition ranges with the support of its sensors, high stabilisation and unique image processing capabilities, the firm stated.

In addition, M-19HD minimises operator workload and also enhances situational awareness by virtue of its multimode automatic video tracker (AVT).

M-19HD also offers accurate geo-location capabilities sing an embedded inertial measurement unit / global positioning system (IMU/GPS).

According to IAI, the solution is capable of operating in demanding high-end applications on a range of platforms such as high / medium-altitude, long-endurance unmanned aerial vehicles fixed- wing aircraft, combat helicopters, aerostats, and maritime vessels.
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June 12, 2015 1:48 AM
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Le JF-17 toujours en quête de systèmes occidentaux ?

Le JF-17 toujours en quête de systèmes occidentaux ? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le chasseur sino pakistanais JF-17 sera présenté au salon du Bourget 2015. Ce chasseur de 14,97 m de long pour une masse maximale au décollage de 12,4 tonnes a été choisi par l'armée de l'air pakistanaise (PAF) qui doit acquérir au moins 150 appareils.

Le salon du Bourget sera l'occasion de présenter l'appareil à de potentiels clients. Ce type de plateforme est susceptible de séduire principalement des pays dont les budgets de la défense sont limités.

Mais l'autre raison de la présence du JF-17 pourrait être la recherche de nouveaux partenaires pour la fourniture de systèmes embarqués. En 2009, la PAF avait profité du salon du Bourget pour rencontrer des industriels français et leur transmettre une liste d'équipements qu'elle souhaitait acquérir pour le JF-17. Cette liste comprenait notamment le pod Damocles, le radar RC400 ou encore le missile air-air Mica (cf : Air & Cosmos n° 2196 du 27/11/2009). Aucune vente n'avait eu lieu, les autorités françaises ne voulant pas froisser l'Inde qui était alors un possible acquéreur du Rafale. On peut imaginer également que Paris soit retissant à l'idée de transférer des technologies qui pourraient facilement terminer dans les mains des industriels chinois qui participent au programme JF-17. La présence du Pakistan au salon du Bourget 2015 sera peut être l'occasion de relancer des négociations avec des industriels occidentaux
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June 12, 2015 1:46 AM
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La formation des qatariens bientôt signée

La formation des qatariens bientôt signée | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L'armée de l'air devrait rapidement signer un accord technique pour la formation des pilotes qatariens. Le contrat est en cours de finalisation et pourrait être signé durant le salon du Bourget. Alors que la formation de pilotes égyptiens a été « assez simple » a reconnu le général Denis Mercier, Chef d'Etat Major de l'armée de l’air (CEMAA) et se déroule « remarquablement bien », la formation des pilotes qatariens s'annonce beaucoup plus lourde. Avec le contrat Rafale, l'armée de l'air qatarienne change de format et passe de 12 Mirage 2000 à 24 Rafale. L’armée de l'air française aura ainsi à former des pilotes ab initio, avec la création d'un nouvel escadron. « Il s'agit d'un véritable partenariat sur le long terme, avec un vrai transfert de savoir-faire opérationnel » admet le général Mercier. Au total, ce sont 200 personnels de l'armée de l'air qui sont mobilisés pour la formation des Rafale export, une formation au profit d’étrangers qui n'a jamais atteint un tel niveau. « La prestation formation de l'armée de l'air française a aussi fait la différence dans le choix du Rafale » a précisé le CEMAA. A partir de la signature de l'accord, la formation débutera 9 mois après, et durera près de 2 ans.
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June 12, 2015 1:45 AM
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Drones au Sahel : «Si on veut les bouger, il faut l'accord des Américains»

Drones au Sahel : «Si on veut les bouger, il faut l'accord des Américains» | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L'armée de l'air est très satisfaite de ses drones Reaper, mis en oeuvre au Sahel depuis la base de Niamey (Niger). Le général Denis Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'air (Cemaa), n'a pas caché son enthousiasme, mercredi lors d'une rencontre avec la presse, évoquant un taux de disponibilité de 95%. Mis en oeuvre par l'escadron 1/33 Belfort dans le cadre de l'opération Barkhane, les MQ-9 Reaper sont utilisés pour la lutte antiterroriste, fournissant du renseignement de très haute valeur. Le troisième «oiseau» est arrivé sur place : il y a donc aujourd'hui une cabine sol et trois Reaper à Niamey, aux côtés d'appareils américains. Le Cemaa reconnait ne pas avoir assez d'équipages, ce qui crée une forte tension sur les personnels de l'escadron, très sollicités.

Le 2ème système (Une cabine sol et des appareils) doit arriver en 2016 et l'armée de l'air espère installer la station sol sur la base aérienne de Cognac, pour permettre une gestion plus souple de la ressource humaine. Reste que pour cela, il faut l'accord des Américains. En effet, le contrat qui a permis la livraison rapide des Reaper limite leur déploiement au Sahel. «Si on veut les bouger, il faut un accord» des Etats-Unis, a confirmé le général Mercier, qui reconnait que c'est là «une contrainte assez forte».

Avec une cabine à Cognac, les drones ne voleraient toutefous qu'au Sahel - puisqu'ils peuvent être pilotés à très longue distance. L'expérience a déjà été réalisée avec le drone Harfang, d'ancienne génération.

Les militaires français souhaitent toutefois garder une présence des équipes au Sahel, notamment en matière d'exploitation du renseignement avec les Nigériens, qui connaissent parfaitement la région.

Pour l'heure, l'armée de l'air ne dispose pas de la capacité de faire décoller et atterrir les drones Reaper. Ce sont des contractuels civils de General Atomics qui s'en chargent, ainsi que de la maintenance. Lorsque l'appareil est en vol, il en passe le contrôle aux aviateurs français et le récupère au retour de l'appareil. Cette situation devrait perdurer jusqu'à l'année prochaine, quand les aviateurs français auront été formés aux Etats-Unis aux phases décollage/atterrissage et à l'entretien. Les créneaux de formation, pas gratuite, semblent difficiles à obtenir.

L'armée de l'air souhaite installer une "charge ROEM" (renseignement d'origine électromagnétique) sur les Reaper - afin d'augmenter leurs capacités de renseignement, mais il faudra sans doute l'acquérir aux Etats-Unis, puisque le Cemaa reconnait qu'il n'en existe pas sur les étagères françaises. Des discussions de haut niveau, forcément assez sensibles dès qu'il s'agit d'espionnage électronique, semblent engagées.

Malgré ces limitations de souveraineté, l'armée de l'air ne regrette pas son choix, voire son lobbying, en faveur du Reaper américain, plutôt que du Heron TP israélien, qui avait été initialement choisi durant le présidence de Nicolas Sarkozy. «Le Heron TP n'est pas facile à déployer», puisqu'il n'est conçu pour opérer que depuis des bases en Israël. «Le Reaper, lui, arrivent dans deux grosses boites et il est monté en 24 heures», constate le général Mercier. Enfin, le drone américain peut être armé facilement - ce qui n'est pour l'heure pas le choix du ministère de la Défense, mais reste, à l'évidence, un souhait des aviateurs. L'acquisition, assez problable, de missiles Griffin pour équiper des C-130, pourrait permettre de poser quelques jalons, puisque cet engin américain peut être tiré depuis un Reaper.
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June 11, 2015 2:09 AM
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La DGA s'inquiète de son image dans les médias (actualisé)

Un avis (n°15-88293) publié le 10/06/2015 au BOAMP porte sur la "réalisation d'un baromètre 'Image de la DGA dans les médias' pour les années 2015-2019".

Le titulaire devra réaliser un baromètre trimestriel selon cet avis.

Je ne sais pas si la DGA fait bien de s'intéresser à son image dans les médias. Personnellement, j'ai le sentiment qu'elle ferait mieux de s'interroger sur la façon dont elle communiqué avec ces mêmes médias et sur l'autonomie (discutable) que sa direction laisse à son service de communication pour répondre aux questions des uns et des autres.

Actualisation. Je viens de lire, après la mise en ligne de la première partie de ce post, sur ce même BOAMP que la DGA avait acheté des "formations "Mediatraining" au profit de la direction générale de l'armement (Dga) et autres entités du ministère de la défense soutenues par le service parisien de soutien de l'administration centrale (Spac)" (lire ici). C'est la société "PUBLIC VOICE, 9 rue Huysmans 75006 Paris" qui en est chargée pour un prix non communiqué. Il y avait donc du vrai dans ma remarque sur les carences de la DGA en matière de communication.

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June 11, 2015 2:07 AM
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Quand on essuie les plâtres à Balard...

Quand on essuie les plâtres à Balard... | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C'est fait : premier rendez-vous ce matin au nouveau ministère de la Défense à Balard. Sur l'esthétique du lieu, il y a sans doute beaucoup à dire, notamment les étranges cours intérieures. L'immeuble est censé être intelligent et il sera peut-être bientôt, mais pour l'heure, ça ne marche pas très fort. Notamment pour sept confrères qui sont restés coincés un bon quart d'heure dans l'ascenseur. Comme le dit l'ami Jean Guisnel, qui y était : «Il ne manquait que Blanche-Neige». Personnellement, mon badge n'a fonctionné qu'une fois sur deux. Et pour pouvoir sortir, j'ai dû pousser une porte qu'il ne faut en principe pas ouvrir. Aucune alarme n'a toutefois sonné. En revanche, la lumière s'allume toute seule dans les WC et les sèche-mains sont particulièrement puissants et efficaces. Bon courage au 9300 militaires qui s'y installent en ce moment même.

Photo (crédit : Bruno Besson) : votre serviteur, pas mécontent de resortir après quelques obstacles, malgré un excellent accueil de l'armée de l'air. Les collègues étaient toujours coincés...
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June 11, 2015 2:04 AM
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Armement : les USA luttent contre le brouillage GPS

Armement : les USA luttent contre le brouillage GPS | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Un laboratoire de l’Armée de l’air américaine œuvre pour la création d’un système de guidage des bombes capable d’éliminer les faux signaux émis par les brouilleurs GPS ennemis (source : Defensenews.com).

Baptisé HOG-J (Home-On-GPS Jam), le nouveau contre-brouilleur GPS équipera les systèmes de guidage JDAM (Joint Direct Attack Munition) et les bombes SDB-I (Small Diameter Bomb) guidées vers leur cible par un système embarqué de positionnement par GPS et de calcul de trajectoire.

En 2014, un contrat de 9,800,000 dollars a été attribué au laboratoire SARA (Scientific Applications & Research Associates) de Cypress, en Californie, pour développer un guidage anti-brouilleur intégré aux bombes JDAM (Joint Direct Attack Munition) et SDB-I (Small-Diameter Bomb).

Les essais en vol de HOG-J ont déjà commencé sur le polygone de White Sands au Nouveau-Mexique. Le nouveau système sera livré à l’armée américaine en 2017.

Les simulateurs GPS (spoofers) peuvent capter les signaux authentiques des satellites GPS et de les réémettre sur les mêmes longueurs d’onde (1176,45, 1227,6 et 1575,42 MHz) après avoir légèrement modifié les coordonnées. Cela permet de désorienter les systèmes de guidage des missiles et bombes qui captent en priorité le faux signal du simulateur, car il est plus puissant que celui d’un satellite situé à des milliers de kilomètres de la Terre. Les brouilleurs GPS sont faciles et peu coûteux à fabriquer.

L’Iran avait capturé en décembre 2011 un drone RQ-170 Sentinel qui espionnait ses sites nucléaires, en lui transmettant des signaux GPS modifiés par un brouilleur. Le drone a été obligé de se poser dans le désert où il a été récupéré presque intact. En 2011, la Corée du Nord a bloqué des signaux GPS sud-coréens. Des médias ont à l’époque affirmé que Pyongyang avait utilisé un brouilleur de fabrication russe capable de désorienter les armes guidées.
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June 11, 2015 2:02 AM
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A-29 Super Tucano Aircraft

A-29 Super Tucano Aircraft | DEFENSE NEWS | Scoop.it
  The State Department has made a determination approving a possible Foreign Military Sale to Lebanon for A-29 Super Tucano Aircraft and associated
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June 11, 2015 2:00 AM
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24 Caracal pour le Koweït

24 Caracal pour le Koweït | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Nouveau succès pour le Caracal! L'Elysée a publié le 10 juin 2015 un communiqué annonçant que François Hollande s'est entretenu par téléphone avec l'Emir du Koweït. Celui ci a fait part du souhait de son gouvernement d'équiper ses forces aériennes avec l'hélicoptère H225M Caracal d'Airbus Helicopter. Le Koweït veut commander 24 hélicoptères de ce type.

C'est donc un nouveau succès pour le Caracal, qui équipe l'armée de l'Air et l'ALAT en France et qui a été choisi récemment par la Pologne. Le contrat n'a pas encore été signé mais la Pologne a annoncé en avril 2015 vouloir acquérir 48 à 70 machines de ce type. Parmi les autres utilisateurs du Caracal on peut citer l'Arabie Saoudite, le Brésil, le Kazakhstan ou encore le Méxique.
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