DEFENSE NEWS
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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October 14, 2014 6:43 AM
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Dassault Atlantique, l'autre star de l'opération Chammal

Dassault Atlantique, l'autre star de l'opération Chammal | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Moins sexy et moins photogénique que les Rafale chargés de bombes à guidage laser, le Dassault ATL-2 Atlantique est tout aussi nécessaire à la bonne conduite des opérations en Irak. Depuis le 14 septembre 2014 la Flottille 23F dispose sur la Base Aérienne 104 d’un de ses avions de patrouille maritime utilisé ici pour la reconnaissance tactique et le soutien aux opérations d’appui. On est là bien loin de la sauvegarde sur le littoral français et de la pourchasse des submersibles hostiles. Cependant l’Atlantique sait là encore prouver sa très grande flexibilité.

On le savait depuis quelques années, le biturbopropulseur français est pleinement apte aux opérations au-dessus du désert. Déjà dans les années 1980, les Atlantic de la Marine Nationale étaient mis à contribution au Tchad au cœur des opérations Manta puis Épervier. Les patrouilleurs réalisaient là des missions de reconnaissance et de commandement aéroporté de l’avant.

En Irak, au sein de l’opération Chammal, l’unique Dassault Atlantique déployé remplit sa mission principale dite ISR. Un anglicisme qui signifie Intelligence surveillance and Reconnaissance et pourrait se traduire par « reconnaissance, surveillance, et espionnage ». Ces missions sont généralement longue, entre sept et onze heures de vol et nécessite un équipage de quatorze personnes.

Outre bien entendu le pilote, le copilote de l’avion, et les deux mécaniciens de bord, la mission nécessite plusieurs spécialistes de haut vol :

un coordinateur tactique, chargé de diriger la partie opérationnelle et tactique de la mission.
trois détecteurs navigateurs aériens, chargés de la partie navigation et détection radar.
trois spécialistes de la guerre électroniques, chargés des opérations de détection des émissions ennemis mais également des communications de l’aéronef.
un opérateur de contrôle aérien avancé, chargé de guider les avions de combat vers leur cible.
trois photographes, chargés des prises de vues au moyen du nez et des dômes vitrés.
un interprétateur photo, chargé d’analyser immédiatement les prises de vue.

Tout ces spécialistes permettent à l’Atlantique de réaliser au mieux sa mission. Par définition celle ci est de nature discrète. Elle permet aux aviateurs français de connaître exactement l’issu d’une frappe aérienne au moyen notamment des prises de vues après attaques, les fameuses BDA (pour Battle Damage Assesment) si chères à nos amis anglo-saxons.

Durant ses vols en opérations l’avion de la Flottille 23F demeure en relations permanente avec plusieurs échelons de commandement, dont l’état-major des armées à Paris. Ainsi le pouvoir exécutif français sait en permanence où se trouve cet avion et ce qu’il fait. Car la mission de l’Atlantique en Irak est au moins aussi nécessaire que celle des Rafale. Cependant elle reste nettement moins médiatisée.
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October 14, 2014 6:32 AM
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Succès pour les F-16 belges en Irak

Succès pour les F-16 belges en Irak | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les six chasseurs-bombardiers F-16 belges engagés depuis le 1er octobre dans la lutte contre les djihadistes de l’Etat islamique (EI) en Irak ont effectué à ce jour une trentaine de missions, dont deux se sont traduites par un largage de bombes contre des cibles terroristes.

Ces avions, qui opèrent depuis la Jordanie voisine, ont attaqué le 5 octobre un groupe d’insurgés équipé d’un mortier qui s’en prenait à des troupes terrestres de la coalition - soit des militaires irakiens, soit des peshmergas (combattants kurdes) - et le 7 octobre un «technical» (une jeep armée), a précisé le «patron» de la composante Air, le lieutenant-général Claude Van de Voorde, images à l’appui, lors d’un point de presse à Bruxelles.

Les militaires ont ainsi montré aux journalistes la vidéo filmée lors de la première attaque par un F-16 au moyen de sa nacelle de désignation Sniper, un engin de haute technologie qui combine une caméra très puissante et un désignateur laser pour guider des bombes de précision.

On y voit une explosion se produire le long d’une rangée de palmiers sous lesquels se dissimulaient des combattants de Daesh (acronyme en arabe du groupe État islamique) ayant attaqué l’armée irakienne au mortier.

En retardant l’explosion de sa bombe après qu’elle eut pénétré dans le sol sablonneux, le pilote a limité les dégâts collatéraux. La déflagration épargne en effet les arbres situés à 10-15 m, tout en «neutralisant» les insurgés, selon l’armée.

La plupart des missions sont «hybrides», combinant «de la reconnaissance armée» à moyenne altitude, ce qui signifie de longues patrouilles au dessus du territoire irakien sur des distances pouvant couvrir 800 km dans sa longueur et 700 km en largueur, à la possibilité d’intervenir sur demande des troupes au sol par le biais d’un centre de commandement installé au Qatar. La plupart des missions, limitées au territoire irakien par décision du gouvernement, nécessitent un ravitaillement en vol

Mais tous les demandes ne se traduisent pas nécessairement par une attaque «cinétique» (avec usage de l’armement, soit une bombe de 250 kilos, soit au canon de bord, d’un calibre de 20mm) d’un objectif au sol.

«Il y a eu des situations où l’on a dit que l’on n’intervient pas» en raison d’un risque trop important de dommages collatéraux, a souligné le général Van de Voorde.

Au cours des douze derniers jours, des frappes ont ainsi été refusées par les pilotes «en zone urbaine», a expliqué le numéro deux des opérations de l’armée belge, le général-major Frederik Vansina.

Trois responsables belges sont ainsi déployés au sein de ce centre de commandement («Combined Air Operations Centre», CAOC) installé sur la base aérienne qatarie d’al-Udeid: un officier-pilote, un conseiller juridique et un spécialiste en renseignement pour donner leur aval (ou non) aux missions confiées aux pilotes belges.

La hiérarchie militaire estime que cette intervention en Irak se situe techniquement «entre l’Afghanistan et la Libye», deux conflits récents auxquels l’aviation belge a participé en coalition avec d’autres alliés (respectivement de 2OO8 à fin septembre dernier et durant sept mois en 2011).

Dans le premier cas il s’agissait principalement d’appuyer les troupes au sol de l’Otan en cas de «contact» avec les insurgés talibans dans un environnement mouvant, alors que l’opération «Unified Protector» en Libye était davantage une «campagne aérienne» programmée contre l’infrastructure du régime du colonel Mouammar Kadhafi sans présence de troupes alliées au sol.

En Irak, les F-16 belges sont jusqu’à présent intervenus dans trois zones: la «ceinture» entourant Bagdad, la capitale irakienne, la région de Mossoul (nord), le bastion de Daesh, et le centre-ouest de l’Irak, a précisé le commandant Laurent Petit, de l’état-major de la composante Air.

Et pour réduire encore le risque de dommages collatéraux, l’armée a lancé un programme d’achat de bombes plus petites, les «Small Diameter Bombs», qui ne pèsent que 110 kg, tout en pouvant elles aussi être équipées de système de guidage laser ou par GPS, a révélé le général Vansina.
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October 14, 2014 4:26 AM
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L'Allemagne va-t-elle bloquer aussi un contrat d'Airbus Helicopters en Ouzbékistan?

L'Allemagne va-t-elle bloquer aussi un contrat d'Airbus Helicopters en Ouzbékistan? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Selon plusieurs sources concordantes, Berlin travaille sur un éventuel blocage de livraisons d'hélicoptères d'Airbus Helicopters vers l'Ouzbékistan. L'Allemagne a déjà bloqué deux contrats signés par le missilier MBDA et par Renault Trucks Défense.

Un nouveau contrat d'armement français est dans le collimateur de Berlin, selon plusieurs sources concordantes. L'Allemagne est actuellement en train de réfléchir pour savoir si elle bloque la livraison d'hélicoptères fabriqués par Airbus Helicopters à l'Ouzbékistan. Berlin "se tâte", explique un proche du dossier. "Les Allemands vont vraisemblablement le faire", explique une autre source. Le constructeur de Marignane avait conclu un contrat avec Tashkent portant sur l'acquisition de 10 Fennec et 6 Cougar pour un montant d'environ 180 millions d'euros. Contacté par "La Tribune", Airbus Helicopters n'a pas souhaité faire de commentaire.

Ce n'est pas la première fois que Berlin bloque des contrats en cours de livraison. Ce qui agace fortement Paris et les industriels, y compris Tom Enders. "Alors qu'on parle sans cesse de davantage de coopération et de consolidation du secteur de la défense en Europe, on s'attaque à des décennies de coopération franco-allemande", avait critiqué le président exécutif d'Airbus Group. L'Allemagne, qui pratique une politique de plus en plus restrictive en matière d'exportation sous l'impulsion du ministre de l'Economie allemand SPD Sigmar Gabriel, bloque déjà un contrat de MBDA en cours d'exécution et la finalisation d'une commande de Renault Trucks Defense (RTD).
Des livraisons bloquées au Qatar et au Liban

Le missilier est empêché par l'Allemagne de livrer depuis le début de l'année des missiles antichars Milan ER (un programme en coopération) vers un pays du Golfe. Berlin bloquerait les postes de tir fabriqués en Allemagne. Le groupe français Renault Trucks Défense, détenu par le suédois Volvo AB, est également bloqué dans la finalisation d'un contrat avec le Liban pour une commande de VAB Mark3.
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October 14, 2014 4:25 AM
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Russie: plus de 60 avions Su et Iak livrés à l'armée en 2015

Russie: plus de 60 avions Su et Iak livrés à l'armée en 2015 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le groupe russe Irkout livrera 30 avions Sukhoi (Su) et 30 Iakovlev (Iak) en 2015 à l'armée russe, ce qui constitue un record, a annoncé lundi à Moscou le PDG du groupe, Oleg Demtchenko.
"Nous battrons un record en 2015 en remettant 60 avions à l'armée dont 30 de type Su et 30 de type Iak", a indiqué M.Demtchenko à la chaîne de télévision Rossia 24.
L'armée de l'air russe a annoncé la semaine dernière avoir reçu 40 avions et hélicoptères au cours des trois premiers trimestres de 2014. L'armée a notamment reçu des chasseurs-bombardiers polyvalents Su-34, des chasseurs Su-30SM et Su-30M2, des bombardiers stratégiques Tu-95MS et d'autres aéronefs.
Les meilleurs avions de combat russes >>

© RIA Novosti. Vladimir Astapkovich
Les avions militaires russes en images
Selon M.Demtchenko, le groupe Irkout s'est spécialisé dans la production d'armes destinées à l'exportation jusqu'à 2008 en l'absence de commandes militaires nationales. "Tout a changé. Ces trois dernières années, nous réalisons des commandes du ministère russe de la Défense, nous avons déjà livré 70 avions Sukhoi et 70 Iakovlev à l'armée russe", a précisé le responsable.
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October 13, 2014 8:46 AM
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Video - Chammal : appareillage de la frégate anti-aérienne Jean Bart - YouTube

Opération Chammal : Embarquement et derniers préparatifs avant l'appareillage de la frégate anti-aérienne Jean Bart, engagée à compter du 6 octobre 2014 en r...
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October 13, 2014 5:52 AM
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" L'annulation de dépenses d'équipements a en partie servi à financer le dépassement des OPEX et de la masse salariale "

" L'annulation de dépenses d'équipements a en partie servi à financer le dépassement des OPEX et de la masse salariale " | DEFENSE NEWS | Scoop.it
On s'enflamme et se penche souvent sur les projets de loi de finances, un peu moins sur les lois rectificatives et plus rarement, sur l'exécution des crédits de la défense. Moins politique, moins polémique mais beaucoup plus réaliste. Si le rapport d'information sur l'exercice 2013 des députés Geneviève Gosselin-Fleury et Philippe Vitel n'est pas encore édité par l'Assemblée nationale, penchons-nous sur leur audition, mardi 7 octobre, devant la commission de la défense et des forces armées (photo archives AFP).

Malgré l'attente fiévreuse de la Loi de programmation militaire au premier trimestre et des prises de décisions tardives, la mission Défense reste crédible en 2013. Les REX (recettes exceptionnelles) ont été au rendez-vous...

Les chiffres sont là : la loi de finances 2013 prévoyait 38,6 milliards d'euros d'autorisations d'engagements (AE, le plafond) et 38,12 milliards d'euros de crédits de paiement (CP) avec des compléments par les ressources exceptionnelles (1,07 milliard pour le compte d'affectation spéciale fréquences et 200 millions d'euros sur le CAS immobilier).

Au bout du compte, on retrouve un dérapage de la masse salariale (235,2 M€), en raison notamment d'embauches supplémentaires (100 civils à Nancy à cause du crash de Louvois). Mais ce décalage est en diminution par rapport à 2012.

Serval au Mali : 650 M€ en 2013

Les surcoûts des opérations extérieures sont problématiques mais inévitables par les temps qui courent. Qui pouvait prévoir l'opération Serval au Mali déclenchée un 11 janvier ? 578 M€ d'ouverture de crédits à mettre en face de 560 M€ d'annulations de crédits, surtout dans le programme 146 " Equipement des forces ". Le programme 178 " Préparation et emploi des forces " dépasse la prévision en CP de 759 M€ (dont 271,8 M€ pour le personnel). Serval en 2013, ce fut 650 M€ (plus de la moitié des surcoûts OPEX, 1 250 M€).

Avec 450 M€ budgétés volontairement en 2014, qui seront inévitablement dépassés (RCA, Irak en plus de Barkhane), on se retournera de nouveau vers la solidarité gouvernementale pour financer les surcoûts OPEX. C'est une façon de voir les choses.

Le problématique décalage des programmes

L'équipement des forces a donc consommé seulement 54,1 % des autorisations d'engagement et 99,9 % en CP. Comme le résume la députée Geneviève Gosselin-Fleury, " l'annulation de dépenses d'équipements a en partie servi à financer le dépassement des OPEX et de la masse salariale ". Rien de très neuf, en somme.

La marine ne semble pas trop se plaindre. L'armée de terre et l'armée de l'air sont plus touchés : la première subit un tiers des reports alors qu'elle représente 20 % du programme 146 ; la seconde se résout à baisser l'activité aérienne (heures de vols et entraînement des pilotes).

Les décalages de programmes concernent en 2013 les programmes de système de lutte antimines futur (SLAMF), d'avions militaires de transport et de ravitaillement (MRTT), des bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers (BSAH) et d'évolution du missile ASTER. Pour les livraisons, on a principalement ralenti les hélicoptères NH90.

La trajectoire globale de la LPM 2009-2014 est claire : un écart d'un milliard d'euros en 2013 et de près de quatre sur la LPM. Autant vous dire que la LPM 2014-2019 constituerait une curiosité quasiment historique si elle était respectée dans son intégralité...
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October 13, 2014 4:18 AM
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Tractations sous-marines

Tractations sous-marines | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En juillet dernier, l’Australie et le Japon ont signé un accord commercial. Depuis, les rumeurs enflent concernant l’achat de sous-marins japonais par Canberra. Un événement plus significatif qu'il n'y parait, autant pour le Japon que pour l‘Australie, et susceptible de changer la donne sécuritaire dans la région. Décryptage....

...Face aux débats, le choix s’est porté sur le Soryu de fabrication japonaise. Or, ce transfert technologique, fruit de 30 ans de recherche nippone, est controversé. Déjà pour de nombreux Japonais, leur technologie ne devrait pas être exportée. De plus, l’Australie risque de beaucoup perdre dans ce marché historique plutôt que de s’assurer une position confortable. En effet, la construction de ces concentrés technologiques se ferait au Japon. Cette perspective promet d’être fructueuse pour l’économie japonaise, moins pour l’industrie et l’emploi australiens. Une petite entorse au Livre Blanc australien qui promettait que ces sous-marins seraient assemblés dans le sud de l’Australie et alimenteraient les chantiers navals nationaux. Mais la fabrication par l’ASC Adelaïde coûterait deux fois plus cher qu’une fabrication sur l’archipel. Le dilemme de l’Australie frôle les 60 milliards de dollars. Le gouvernement tente de justifier son choix par les restrictions budgétaires nécessaires...

Lire l'intégralité de l'article sur le site ENDERI :

http://www.enderi.fr/Tractations-sous-marines_a233.html



Via Patrick H.
Patrick H. 's curator insight, October 12, 2014 5:19 PM

Malgré les développements récents qui ont suivi l'accord commercial de juillet dernier, l'affaire semble encore loin d'être conclue. Le gouvernement de la Province d'Australie du Sud pousse pour conserver une construction en Australie de ces sous-marins sur les chantiers d'Adelaïde et convoque un sommet sur ce sujet pour très bientôt :

http://www.abc.net.au/news/2014-10-11/submarine-shipbuilding-summit-for-adelaide/5806960

De plus, DCNS cherche très vraisemblablement à revenir dans la course avec la présentation au salon Euronaval d'un nouveau projet de sous-marin conventionnel (SMX Ocean) de fort tonnage et de grande autonomie susceptible de répondre aux exigences de la Marine australienne :

http://www.scoop.it/t/newsletter-navale/p/4029021919/2014/10/01/dcns-va-devoiler-le-projet-smx-ocean-au-salon-euronaval-2014-un-sous-marin-conventionnel-aip-derive-du-barracuda



Yves Aneste's curator insight, October 13, 2014 3:53 AM

Le partenariat sous-marin Australie/Japon progresse. Lire aussi le commentaire de Patrick H sur la Newsletter Navale :

http://www.scoop.it/t/newsletter-navale/p/4029687317/2014/10/12/tractations-sous-marines

 

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October 10, 2014 10:26 AM
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Mission ardue en Irak pour les avions français

Mission ardue en Irak pour les avions français | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Présentes face à Daech, mais avec des moyens - et donc des résultats - limités: les forces françaises, au sein de la coalition internationale, se veulent un «fer de lance» contre les djihadistes, aux côtés des Américains. Trois avions Rafale ont été dépêchés en renfort, le 5 octobre, plaçant la France au deuxième rang des contributeurs de la coalition. Neuf de ces chasseurs sont désormais présents sur la base d'al-Dhafra, près d'Abu Dhabi, et le rythme de leurs patrouilles a été doublé. Mais, en trois semaines d'opérations, l'état-major des armées n'a annoncé que deux frappes contre des sites logistiques utilisés par Daech, les 19 et 25 septembre. Une parcimonie qui s'explique par les contraintes opérationnelles, mais aussi par la logique de coalition. «Les conditions pour frapper sont draconiennes», explique un haut responsable militaire

Quatre conditions doivent être remplies. D'abord, être sûr du renseignement concernant les cibles, les images fournies par les avions devant coïncider avec celles des drones. En ce qui concerne la France, les vols de reconnaissance n'ont débuté que le 15 septembre. Deuxième condition, la plus restrictive: éviter les dégâts collatéraux, en clair les victimes civiles. «L'adversaire est intelligent et il s'adapte: Daech se mêle à la population des villes, installe ses postes de commandements dans les hôpitaux, les écoles», explique ce haut responsable. Autre condition: préserver les infrastructures irakiennes, exigence compréhensible des autorités de Bagdad. Quatrième condition: pas de frappes si celles-ci n'ouvrent pas des possibilités d'action au sol pour les combattants soutenus par la coalition, l'armée irakienne ou les pechmergas kurdes. Car «notre but est de mettre Daech à la portée des forces locales», rappelle une source proche du haut commandement militaire selon laquelle «nous en sommes au containment, pas à la neutralisation». «Passer à la deuxième phase - la contre-attaque - sera une affaire de mois», ajoute-t-on.

«Au total, il y a assez peu de possibilités de frappes», résume cette bonne source. La coalition compte dix pays «frappeurs». Au total, vingt à trente avions peuvent se retrouver en même temps dans le ciel irakien, «ce qui est assez peu pour couvrir le pays». À terme, les Rafale français pourraient être repositionnés plus près du «théâtre» irakien, en Jordanie ou au Koweït, voire en Turquie.
«Cloisonner» les différents abcès djihadistes

Les contraintes de la coalition pèsent aussi sur la cadence des opérations. «Tout cela me fait penser à l'Afghanistan. Souvenez-vous, mettre sur pied la coalition contre les talibans a pris du temps», se remémore un officier général chevronné. Une importante réunion des chefs d'état-major de la coalition est prévue la semaine prochaine à Washington. Sur la table: l'«effet final recherché» - les objectifs de guerre - et les plans de campagne. Côté français, on préconise une «stratégie globale» visant à «cloisonner» les différents abcès djihadistes qui sévissent de l'Afrique subsaharienne au Moyen-Orient en passant par le Sahel - la priorité pour Paris, qui a déployé dans la région son dispositif «Barkhane» (3000 hommes), depuis le 1er août. «La stratégie américaine n'est pas encore fixée», estime une source militaire proche du dossier. Cela fait réagir le général Vincent Desportes, ex-commandant de l'École de guerre: «Attention à la dispersion de nos forces. Il est urgent aussi de réfléchir à notre stratégie sur la durée, au Proche-Orient notamment.» «Nous ne serons pas pilotes en Irak», insiste-t-on à Paris, où l'on est bien conscient que «politiquement, les Américains ne pouvaient y aller seuls».
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October 9, 2014 11:45 AM
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INDONÉSIE - CORÉE DU SUD : Nouvel accord technique et de développement pour le programme KFX

INDONÉSIE - CORÉE DU SUD : Nouvel accord technique et de développement pour le programme KFX | DEFENSE NEWS | Scoop.it

South Korea and Indonesia have signed a joint engineering and development agreement for the Korean Fighter Experimental (KFX) 4.5-generation fighter, the Defense Acquisition Program Administration in Seoul announced on 6 October.

The agreement, which was signed in Surabaya by South Korean ambassador to Indonesia Cho Tai-young and Indonesian Defence Minister Purnomo Yusgiantoro, follows up a memorandum of understanding (MoU) signed in July 2010 and an April 2011 agreement that covered the initial two-year technical development phase of the programme.

Under the arrangement announced on 6 October, South Korea will pay 80% of the costs associated with the joint engineering and development phase of the KFX, with Indonesia paying the remaining 20%.

Officials from lead manufacturer Korea Aerospace Industries (KAI) have previously described the KFX as a single-seat, twin-engine, multirole aircraft equipped with stealth features, active electronically scanned array radar, and internal weapons carriage.

Under the 2010 MoU, Indonesian company PT Dirgantara will participate in the aircraft's development…


Read the full article at Janes.com


Via Valerie I.
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October 9, 2014 9:45 AM
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Patrouilleurs pour le Liban: le chantier CMN attend la signature du contrat

Patrouilleurs pour le Liban: le chantier CMN attend la signature du contrat | DEFENSE NEWS | Scoop.it

Voici le design des Combattante FS 56, dont le Liban pourrait acquérir trois unités.

Le chantier CMN de Cherbourg pourrait recevoir prochainement une commande de patrouilleurs pour le Liban. L'ancien Premier ministre libanais, Saad Hariri, a été reçu mardi 7 octobre à l’Élysée. A l'issue de cet entretien, il a déclaré attendre une évolution du dossier des livraisons d'armes françaises au Liban "dans les jours qui viennent". Pour le Liban, il s'agit clairement, face aux menaces djihadistes en Syrie, de renforcer l'équipement des forces de sécurité du pays.

Ce contrat, porté en France par Odas, une société associant Etat et industriels pour soutenir les exportations de matériels militaires, est évalué à 3 milliards de dollars. Il inclut des blindés légers, des hélicoptères, des missiles et des patrouilleurs. Ces derniers, au nombre de trois, seraient les FS 56 de CMN.

Héritier des Combattante, ce patrouilleur rapide de 56 mètres de long peut embarquer des missiles de type Exocet, une tourelle de 76 mm, des canons télé-opérés et des missiles surface-air.
Le financement serait assuré par l'Arabie Saoudite.

Début septembre, François Hollande avait reçu le prince héritier d'Arabie Saoudite, et l’Élysée avait indiqué que le contrat était "acquis et en voie de finalisation".


Via Patrick H.
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October 9, 2014 5:39 AM
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Hélicoptères: La France déploit ses derniers fleurons en opex

Hélicoptères: La France déploit ses derniers fleurons en opex | DEFENSE NEWS | Scoop.it
A peine entrés en service, aussitôt déployés ! Dans les prochaines semaines, l'armée française va déployer ses deux hélicoptères les plus récents : deux hélicoptères de transport Caïman vont évoluer dans la BSS (opération Barkhane) depuis le Mali tandis que deux Tigre HAD (Appui Destruction) rejoignent l'opération Sangaris en République Centrafricaine (RCA). Il s'agira de la première opération de guerre pour le Caiman qui devrait rejoindre Gao par ses propres moyens. Les deux Tigre HAD devraient, quant à eux, être rapidement envoyés par transporteur Antonov vers Bangui. Cette projection révèle à la fois la volonté de l'armée de terre française de déployer ses nouveaux matériels le plus rapidement possible ainsi que le durcissement des engagements français. Programme européen, l'hélicoptère NH90 (baptisé Caiman en France) bi-turbine de transport militaire de la classe des 11 tonnes, est déjà en service dans plusieures armées sous différentes configurations. Hélicoptère de transport tactique, il doit, pour l'ALAT, remplacer les vénérables Puma hors d'âge. Pour ce qui est du Tigre, ce biturbine franco-allemand-espagnol de la classe des 6 tonnes, est déjà en service au sein de l'armée de terre depuis 2009. Dans sa version HAP (Appui Protection), le Tigre a déjà connu de nombreux théâtres : Afghanistan, Libye ou encore Mali. Mais avec la RCA, ce sera la première fois que la version HAD sera déployé en opération. Il s'agit de la version la plus aboutie de l'hélicoptère de combat mettant en œuvre le missile antichar Hellfire, en plus de son canon de 30 mm et de ses roquettes. Il remplace les Gazelle Vivianne (missile Hot)...
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October 9, 2014 4:11 AM
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Angleterre: crash d'un F-15 américain

Un avion de combat F-15 américain s'est écrasé cet après-midi dans un champ de l'est de l'Angleterre sans faire de victimes, a annoncé la police du Lincolnshire. "L'avion s'est écrasé dans une zone rurale isolée et aucune installation n'a été touchée. Le pilote s'en est sorti avec des blessures très légères et a quitté les lieux par hélicoptère".

Un porte-parole de l'US Air Force a confirmé par la suite que l'avion était un F-15, que "le pilote a pu s'éjecter" et qu'il était "sain et sauf". L'avion faisait partie du 48ème escadron de chasse de l'US Air Force basé à Lakenheath, à une soixantaine de kilomètres au sud des lieux du crash.

Selon des témoins, le F-15 s'est écrasé à quelques centaines de mètres d'une école primaire. "Un cordon de sécurité a été mis en place et le public a été prié de ne pas s'approcher parce que l'appareil est en feu et que les fumées peuvent être dangereuses", a ajouté la police qui a été alerté par des témoins vers 14h30 GMT.
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October 8, 2014 9:21 AM
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Sahel: Washington ne présentera pas l'addition à la France

Sahel: Washington ne présentera pas l'addition à la France | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Selon une dépêche de Reuters (de vendredi dernier), les Etats-Unis continueront à épauler militairement les forces françaises au Sahel, mais Paris devra à l'avenir rembourser les frais engagés par Washington... "Faux", assure-t-on dans l'entourage du ministre français de la Défense qui était aux USA en fin de semaine dernière. Cette rumeur a même "été démentie par la Maison-Blanche".

On s'en souvient, l'armée américaine a donné de sérieux coups de pouce aux militaires français depuis le début de l'intervention de la France au Sahel. Transport aérien (voir photo ci-dessus prise dans un C-17 US en 2013), renseignement, ravitaillement en vol etc: l'aide, dont le montant n'a pas été précisé, est appréciable.

Et l'on se souvient aussi que Barack Obama avait donné, en août, son feu vert à une (petite) aide militaire de 10 millions de dollars à la France pour la soutenir dans "ses opérations antiterroristes" au Mali, au Tchad et au Niger. D'ailleurs, une autre enveloppe serait la bienvenue!
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October 14, 2014 6:36 AM
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Saudi, French commandos kick off drills in Alps

Saudi, French commandos kick off drills in Alps | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Saudi Arabia and France kicked off on Monday joint military drills involving commando units from
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October 14, 2014 4:27 AM
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Boeing's First Test Tanker Won't Fly Before Late November

Boeing's First Test Tanker Won't Fly Before Late November | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Boeing said Wednesday that the first test plane for its KC-46 Air Force aerial-refueling tanker program is expected to fly in late November or early December.
That's a delay of two months or more beyond the projection Boeing's leadership gave in July, when Chief Financial Officer Greg Smith predicted on an earnings call with analysts that first flight would be late in the third quarter.
Tanker-program spokesman Jerry Drelling also said that after the 767-based tankers roll off the commercial assembly line in Everett, Boeing workers will install military systems in the aircraft inside the large modification facility at the south end of Paine Field, sharing the building with Commercial Airplanes mechanics conducting extensive rework on the early 787 Dreamliners.
Jim Eisenhart, director of business development for the tanker program, gave the updated schedule for first flight at aPacific Northwest Aerospace Alliance (PNAA) defense conference at Seattle's Museum of Flight.
Despite the delay, he said Boeing remains on track to fulfill its contract requirement of having 18 tankers built and ready to deploy by late 2017.
Boeing has struggled to install complex wiring bundles on the first four test planes, which are already built and parked on the ramp at Paine Field in Everett.
In July, the company recorded a $425 million charge for the expense of removing and reinstalling wiring on all four aircraft as well as additional engineering work.
Eisenhart said the 767-based tanker aircraft has some 1,800 wire bundles compared with the roughly 700 wire bundles on a commercial 767.
"That level of complexity was what drove the wiring challenges," he said.
Eisenhart said the first aircraft is now "97 percent complete." The remaining three test aircraft, though structurally complete airframes, are still only 60 to 70 percent finished, he added.
The first test plane that is to fly later this year will have the tanker airframe but won't be fitted with the military systems -- including boom and drogue refueling systems, a refueling-operator station, military avionics, night vision and missile-defense systems -- that make the aircraft a combat-ready tanker.
The second plane to fly, scheduled for next April, will be the first real tanker.
Drelling said that the tanker program headquarters will move from Harbour Pointe in Mukilteo to the Everett Modification Center (EMC) at Paine Field at the end of this year, allowing engineers and managers "to be closer to the aircraft during the finishing process."
Boeing Commercial Airplanes spokesman Doug Alder said that "for some period of time, both 787 and Tanker will be there."
He said Boeing will put in place "appropriate separations" between the two programs, a reference to the need to restrict access by non-U. S. citizens to military work under federal International Traffic in Arms Regulations (ITAR).
Eisenhart spent a surprising amount of time at the PNAA conference touting the superiority of the KC-46 over the rivalAirbus aerial-refueling tanker, the A330 MRTT. That's the plane that in 2011 finally lost out to Boeing's offering in the Air Force tanker competition.
Eisenhart's reason for listing the Airbus plane's shortcomings became clear when he said Boeing hopes to make significant international sales of the KC-46, including in Europe.
The U.S. Air Force plans to buy a total of 179 of the tankers, to be delivered through 2027.
Last week, Boeing announced plans to shift substantial defense work out of the Puget Sound region, moving some 1,400 jobs to the Midwest and eliminating an additional 600.
The tanker program will stay here.
Besides the program headquarters, airplane-assembly line and military-systems finishing center in Everett, Boeing has a tanker-systems integration lab and a separate flight test and fuels lab at Boeing Field in Seattle.
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October 14, 2014 4:25 AM
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Boeing Company May Never Build Another Fighter Jet Again

Boeing Company May Never Build Another Fighter Jet Again | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Last month, The Wall Street Journal reported on Boeing's (NYSE: BA  ) plans to "concede the fighter market" to Lockheed Martin (NYSE: LMT  ) , shift the focus of its defense business away from building fighter jets, and focus on building "bombers, drones, and trainers" instead.


Boeing F-15Cs and even newer F-15Es, in flight. Photo: Boeing

The catalyst for this move was said to be the fast-approaching end of F/A-18 fighter jet production in 2017, and the potential shutdown of F-15 fighter jet production lines in 2019. As Boeing Defense, Space & Security head Chris Chadwick explained to the Journal, "You have to face reality." And if customers aren't buying Boeing fighter jets anymore, it's time for Boeing to exit the business -- and focus on giving customers what they do still want from it.

"McNews," indeed!
As I said, The Wall Street Journal reported all of this last month. But DefenseNews.com (a division of Gannett Company (NYSE: GCI  ) , which also produces USA Today) predicted this would happen nine months ago, in a column that came out in January. So, DefenseNews deserves some kudos. That's not to say that nothing new has happened in the ensuing nine months, however.

Notably, WSJ reports that despite Boeing's efforts to convince Congress that the U.S. Navy needs to buy 100 EA-18G new "Growler" electronic warfare versions of the F/A-18, the Pentagon begs to differ -- and has asked Congress to fund the purchase of precisely zero Growlers in fiscal 2015. (Website DoDBuzz notes, however, that the U.S. House of Representatives, at least, wants to buy about a dozen Growlers. Even so, Boeing must share revenues on any such contract with Northrop Grumman (NYSE: NOC  ) , which built the Growler's predecessor, the EA-6B Prowler, and still does the electronic warfare equipment in the Growler).

Adding injury to insult, DoDBuzz reports that the Pentagon wants to pull 51 F-15Cs out of Air Force service, hurting Boeing maintenance-and-upgrades revenue. And adding insult to injuries-and-insults already sustained, the money saved on not maintaining Boeing F-15s would almost certainly be used to buy more F-35 fighter jets from Lockheed Martin.

The future for Boeing
So, where does this leave Boeing as a defense business? Assuming a lenient Congress and continued international interest, production of the E/A-18G and F-15 may continue for a few years. But even so, the writing is on the wall for Boeing's defense business. But going forward, the company will be cutting costs at its defense division, and focusing efforts on trying to win business in trainers, bombers, and drones.

Let's take a quick look at those.


Northrop Grumman's T-38C training jet. Pretty ... but pretty old. Photo: Wikimedia Commons

Trainers
The big opportunity in training jets is the Air Force's "T-X" program, in which USAF will seek a replacement for Northrop Grumman's T-38 Talon, in use since 1959. It's a big opportunity for Boeing to be sure. Some analysts estimate that the Air Force could buy as many as 350 trainers to replace their T-38 fleet -- with additional sales to other branches of the military, and to foreign buyers, which could push total sales up past 1,000 units. If that happens, total sales from T-X over time could exceed $50 billion in value.

Everyone from General Dynamics (NYSE: GD  ) and Northrop to Saab, BAE, and Finmeccanica abroad, will be gearing up to compete for this prize. So Boeing is anything but a "lock" to win it. Indeed, Air Force pilots will be training to fly primarily fighter jets built by Lockheed Martin: F-16s and F-35s (and yes, Boeing F-15s as well). Logically, you'd think pilots would do better training on jets built by the same company that builds the planes they're training to fly. That seems to give Lockheed Martin the edge in this competition.


Shh! Don't tell anyone! This is what the Air Force's new Long Range Strike Bomber might look like. Source: Boeing

Bombers
The opportunity in bombers could be even bigger -- a potential $55 billion contract to build 100 Long-Range Strike-Bombers (LRSB) for the Air Force. Boeing is teaming up with Lockheed Martin to bid on this contract. You might think that co-opting its fiercest rival would help Boeing's chances of booking a win -- and you'd be right. But even the combined forces of Boeing and Lockheed could struggle to defeat the Air Force's incumbent stealth bomber builder, Northrop Grumman -- which is also an expert in drone technology. (And yes, it's entirely possible that the Air Force's next stealth bomber will be a drone.)


The Northrop Grumman MQ-8B Fire Scout is a marvel of robo-engineering. Photo: Northrop Grumman

Drones
And speaking of drones ... we don't speak about drones a whole lot when discussing Boeing. This is because Boeing, while a behemoth in commercial airplanes, a near-sole provider in aerial refueling tankers, and (historically) a force to be reckoned with in fighter jets, quite simply isn't very hot stuff when it comes to drone-building.

To date, Boeing's most famous drone is the smallish ScanEagle -- the drone that helped rescue "Captain Phillips" from Somali pirates back in 2009. But technically, Boeing didn't even build the ScanEagle solo. Rather, it bought the company (Insitu) that did -- and paid through the nose for it, too.

Fact is, when it comes to drone-building, there are really two leading manufacturers in America -- and Boeing isn't either one of them. In low-tech, prop-driven drones, General Atomics basically owns the market. In high-tech, jet-powered, carrier-landing capable drones, Northrop Grumman dominates.

The upshot for investors
Now don't get me wrong. I'm not saying that Boeing is about to be shut out of the defense industry entirely and forever. Far from it.

Fact is, I see at least two thirds of Boeing's defense business as safe from the risk of losing the fighter jets business -- and I see at least the potential for Boeing recouping part of the missing "third" through winning new business in trainers, bombers, and drones. I mean, raise your hand if you had even heard of General Atomics before the company basically invented the drones industry from whole cloth. Raise your hand if you guessed beforehand that it would be Northrop Grumman -- best known as an EW specialist and a shipbuilder -- that would master the concept of building robotic helicopters.

But the plain fact of the matter is that Boeing's got a tough row to hoe if it wants to remain a dominant player in defense. Like Boeing Defense, Space & Security head Chris Chadwick said, "You have to face reality."
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October 13, 2014 11:19 AM
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Un troisième drone Reaper sera livré début 2015

L'escadron 1/33 Belfort de l'armée de l'air percevra son troisième drone américain Repaer «en début d'année prochaine», assure-t-on dans les armées. Mis en oeuvre depuis janvier dernier, ils opèrent exclusivement dans la bande sahélo-saharienne, à partir de Niamey (Niger). Le troisième exemplaire - sans doute pas plus francisé que les deux premiers, contrairement aux promesses initiales - sera également directement livrés en Afrique.

Les Reapers - qui ne sont pas armés - jouent un rôle très important dans la traque contre les "groupes armés terroristes". Ainsi, l'un d'entre eux opéraient dans la nuit de jeudi à vendredi lorsque qu'un convoi d'Aqmi est tombé dans une embuscade française
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October 13, 2014 6:14 AM
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Un Hind irakien abattu par les terroristes de Daech

Un Hind irakien abattu par les terroristes de Daech | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’information a été rendu publique finalement assez tardivement. Ce mercredi 8 octobre 2014 un hélicoptère de combat des forces irakiennes a été abattu par les djihadistes de l’organisation Daech. L’appareil en question serait un Mil Mi-35 Hind similaire à l’appareil brésilien vu ci-dessus. Les deux membres de l’équipage sont apparemment morts dans le crash de leur appareil.

On sait que l’hélicoptère irakien réalisait une mission de reconnaissance au profit des forces terrestres loyalistes dans la région de Baiji dans le tiers nord du pays. On ignore encore l’armement qu’emportait cette machine.

Selon les autorités irakiennes l’hélicoptère de combat aurait été descendu par des tirs de DCA et d’armes automatiques type AK47. Même si cette dernière, plus généralement employée pour tuer des fantassins ennemis, peut paraître légère dans cette situation il faut savoir qu’elle peut tout à fait aider à abattre un hélicoptère, ne serait-ce qu’en ciblant des points vitaux de l’appareil comme la tête de rotor, le rotor anticouples, ou simplement le cockpit. Bien entendu les canons de DCA sont nettement plus efficaces que la kalashnikov, mais autrement plus coûteux et moins discrets à transporter, même pour les combattants de Daech.

Certains médias en langue arabe font eux état d’un tir de missile portatif sol-air type FIM-92 Stinger ou SA-7 Grail, des armes respectivement d’origine américaine et ex-soviétique. Si l’emploie de tels missiles ne semble pas impossibles tant ils sont répandus dans le monde il ne faut pas prendre cette information à la légère. Ces armes peuvent également représenter une menace réelle pour les avions de combat de la coalition internationale, et donc à fortiori pour les appareils de transport qui réalisent des vols humanitaires dans la région.
Cependant le risque qu’un CF-188, un F-22A, ou un Rafale soit descendu par un tel missile reste très faible. Les avions de combat contemporains sont bien protéger face à ces missiles archiconnus des militaires.

Quoiqu’il en soit cet hélicoptère abattu démontre bien qu’après plus de deux semaines de frappes aériennes internationales les moyens militaires de Daech restent conséquents.
N’oublions pas que depuis plusieurs mois Bagdad presse Washington-DC de lui vendre des Boeing AH-64D Apache plus modernes que les Mi-35.
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October 13, 2014 5:52 AM
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" L'annulation de dépenses d'équipements a en partie servi à financer le dépassement des OPEX et de la masse salariale "

" L'annulation de dépenses d'équipements a en partie servi à financer le dépassement des OPEX et de la masse salariale " | DEFENSE NEWS | Scoop.it
On s'enflamme et se penche souvent sur les projets de loi de finances, un peu moins sur les lois rectificatives et plus rarement, sur l'exécution des crédits de la défense. Moins politique, moins polémique mais beaucoup plus réaliste. Si le rapport d'information sur l'exercice 2013 des députés Geneviève Gosselin-Fleury et Philippe Vitel n'est pas encore édité par l'Assemblée nationale, penchons-nous sur leur audition, mardi 7 octobre, devant la commission de la défense et des forces armées (photo archives AFP).

Malgré l'attente fiévreuse de la Loi de programmation militaire au premier trimestre et des prises de décisions tardives, la mission Défense reste crédible en 2013. Les REX (recettes exceptionnelles) ont été au rendez-vous...

Les chiffres sont là : la loi de finances 2013 prévoyait 38,6 milliards d'euros d'autorisations d'engagements (AE, le plafond) et 38,12 milliards d'euros de crédits de paiement (CP) avec des compléments par les ressources exceptionnelles (1,07 milliard pour le compte d'affectation spéciale fréquences et 200 millions d'euros sur le CAS immobilier).

Au bout du compte, on retrouve un dérapage de la masse salariale (235,2 M€), en raison notamment d'embauches supplémentaires (100 civils à Nancy à cause du crash de Louvois). Mais ce décalage est en diminution par rapport à 2012.

Serval au Mali : 650 M€ en 2013

Les surcoûts des opérations extérieures sont problématiques mais inévitables par les temps qui courent. Qui pouvait prévoir l'opération Serval au Mali déclenchée un 11 janvier ? 578 M€ d'ouverture de crédits à mettre en face de 560 M€ d'annulations de crédits, surtout dans le programme 146 " Equipement des forces ". Le programme 178 " Préparation et emploi des forces " dépasse la prévision en CP de 759 M€ (dont 271,8 M€ pour le personnel). Serval en 2013, ce fut 650 M€ (plus de la moitié des surcoûts OPEX, 1 250 M€).

Avec 450 M€ budgétés volontairement en 2014, qui seront inévitablement dépassés (RCA, Irak en plus de Barkhane), on se retournera de nouveau vers la solidarité gouvernementale pour financer les surcoûts OPEX. C'est une façon de voir les choses.

Le problématique décalage des programmes

L'équipement des forces a donc consommé seulement 54,1 % des autorisations d'engagement et 99,9 % en CP. Comme le résume la députée Geneviève Gosselin-Fleury, " l'annulation de dépenses d'équipements a en partie servi à financer le dépassement des OPEX et de la masse salariale ". Rien de très neuf, en somme.

La marine ne semble pas trop se plaindre. L'armée de terre et l'armée de l'air sont plus touchés : la première subit un tiers des reports alors qu'elle représente 20 % du programme 146 ; la seconde se résout à baisser l'activité aérienne (heures de vols et entraînement des pilotes).

Les décalages de programmes concernent en 2013 les programmes de système de lutte antimines futur (SLAMF), d'avions militaires de transport et de ravitaillement (MRTT), des bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers (BSAH) et d'évolution du missile ASTER. Pour les livraisons, on a principalement ralenti les hélicoptères NH90.

La trajectoire globale de la LPM 2009-2014 est claire : un écart d'un milliard d'euros en 2013 et de près de quatre sur la LPM. Autant vous dire que la LPM 2014-2019 constituerait une curiosité quasiment historique si elle était respectée dans son intégralité...
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October 13, 2014 4:17 AM
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STX Lorient : mise à l’eau du « Kédougou », 1er Patrouilleur océanique OPV45 de Raidco Marine pour le Sénégal

STX Lorient : mise à l’eau du « Kédougou », 1er Patrouilleur océanique OPV45 de Raidco Marine pour le Sénégal | DEFENSE NEWS | Scoop.it

Au terme d'environ 24 000 heures de travail, le premier OPV 45 développé par Raidco marine et construit chez STX Lorient a été mis à l'eau le 10 octobre dans le port du Rohu à Lanester. Livrable à la marine sénégalaise d'ici la fin de l'année, le Kédougou possède une coque en acier avec une carène en V profond, avec des superstructures en aluminium réalisées au chantier quimpérois Ufast.

Offrant une autonomie de 2 000 milles, il dispose d'une passerelle panoramique ainsi que d'un double radier pour la mise à l'eau d'intercepteurs semi-rigides. Manœuvré par un équipage d'une quinzaine de marins, il peut accueillir jusqu'à huit passagers pour des missions aussi variées que le secours en mer, le contrôle des pêches, la prévention des pollutions, mais aussi la lutte contre la piraterie et les trafics illicites.

Toujours en manque de visibilité sur leur plan de charge, où il ne reste plus que de la sous-traitance pour les paquebots réalisés à Saint-Nazaire, les quelque 90 salariés de STX Lorient prévoient, à l'appel de la CGT, un débrayage ce lundi 13 octobre dans la matinée pour réclamer un véritable projet industriel.


Via Patrick H.
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October 10, 2014 5:13 AM
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USAF l’extension de vie des F-16 avance

USAF l’extension de vie des F-16 avance | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’avionneur Lockheed-Martin et l’US Air Force travaillent à l’extension de vie des F-16 C/D afin de pallier au retard du programme F-35. Au total, se sont pas moins de 300 Lockheed- Martin F-16C/D «Fighting Falcon» qui seront concernés par cette modernisation.



L’objectif primaire de cette modernisation doit permettre de faire passer la durée de vie de l'avion de 8’000 heures de vol près de 10.000 à 12 000 heures de vol. Ceci en tenant compte des récents problèmes de structure rencontrés avec les biplaces. Suite à une inspection, les mécaniciens de l’USAF ont mis à jour une série de fissures sur de nombreux F-16 biplaces. Les rapports font apparaître une série de fissures au niveau de la structure des aéronefs. Les fissures ont été détectées le long de la canopée entre les sièges pilotes avant et arrière des appareils.

L’extension de vie concerne plusieurs standards du F-16, soit les Block 40, 42, 50 et 52. A ce jour, Lockheed-Martin a réalisé une série de tests de durabilité sur un F-16 Block30 et Block50 qui ont montré la durabilité à grande échelle des cellules. En parallèle à la refonte de la structure, l’avionneur américain prépare le développement SLEP de l’avion, soit la

mise à jour moins la coûteuse et donc limitée de l’avion. Celle-ci comprend une simple de l’avionique avec des mises à jour de logiciel standards.



Modernisation minimale :



On est donc loin d’une grande modernisation proposée il y a encore un an avec le programme CAPES. Le programme CAPES proposait de doter le F-16 d’un nouveau radar avec antenne à balayage électronique (AESA) couplé à un nouvel ordinateur de mission et une architecture dotée de la fusion de données. Cette modernisation devait permettre de mieux préparer et interagir avec les appareils de 5e génération ou de génération 4++. Le coût du programme CAPES était évalué à plusieurs milliards.



Selon Lockheed-Martin, les premiers kits d’amélioration SLEP seront disponibles en 2017 pour une installation l’année suivante.



Analyse:



La réduction des budgets du Pentagone a eu raison aux Etats-Unis de l’ambitieux programme de modernisation CAPES. Celui-ci reste encore valable pour les clients à l’exportation, comme Taïwan par exemple. Cette solution réjouit finalement Lockheed-Martin. En effet, l’avionneur va tirer son épingle du jeu avec la modernisation CAPES à l’étranger tout en étant assuré de pouvoir équiper l’US Air Force avec le F-35 et ses alliés.
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October 9, 2014 11:43 AM
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L'industrie de la défense craint pour son avenir

L'industrie de la défense craint pour son avenir | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Malgré l'effort budgétaire de la France en faveur de la défense, les industriels de l'armement sont pénalisés par le coût du travail, les trop nombreuses taxes et un euro globalement fort.

Certes, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, ne baisse jamais sa garde. Il a bataillé pour obtenir une certaine stabilité de son budget, à 31,4 milliards d'euros en 2015, dans le cadre de la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019. Pour pallier à l'absence des recettes exceptionnelles prévues en 2015 (2,1 milliards), le ministre de la Défense veut mettre en place d'ici à cet été, une ou des sociétés de projet pour sécuriser des ressources et louer des équipements aux armées. Certes, pour la première fois, Bercy par la voix du secrétaire d'état au Budget, Christian Eckert, a fait de la défense une priorité.

Mais cela ne suffit pas à rassurer les industriels de l'armement. «Aucune LPM n'a jamais été respectée quel que soit le gouvernement», a rappelé Gwendal Rouillard, député PS du Morbihan et secrétaire de la Commission défense et Forces armées de l'Assemblée nationale, lors de la 20e édition des rencontres parlementaires de la défense organisées à Paris, ce mercredi. Et, «la baisse des budgets de défense en Europe atteint un stade critique. Les Européens consacrent entre 1 et 1,3% de leur PIB à la défense alors que l'OTAN juge qu'il faudrait au minimum y consacrer 2%. Pendant ce temps, le reste du monde augmente ses dépenses militaires», a souligné de son côté Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation (*).
Disparaître ou délocaliser?

Aggravation des tensions internationales, menaces terroristes… Le monde est de plus en plus dangereux: «Le réarmement est réel», insiste le député du Morbihan. Et de citer la Chine qui, entre 2010 et 2013, a construit une frégate par trimestre et un sous-marin tous les quatre mois.

Mais sur le Vieux Continent, à l'attrition des budgets, s'ajoute l'absence de «préférence européenne» en matière d'acquisition d'armement. «Ce qui met en danger les industries de défense, en particulier dans l'aéronautique de combat», a jouté Éric Trappier. «L'outil de défense est à risque», a renchéri Laurent Collet-Billon, délégué général à l'armement qui notifie les commandes aux industriels, à raison de plus de 10 milliards par an ainsi que des contrats d'études (776 millions en 2013). «La LPM est tendue (..) Elle traîne un report de charge (les impayés, NDLR) excessif de plus de 3 milliards d'euros. Et il n'est pas question de le reconduire indéfiniment», a-t-il ajouté.

Pour les industriels, la menace est double. «C'est soit la disparition pure et simple pour ceux qui sont des “pure players” défense; soit la tentation du large pour ceux qui se sont tournés vers des activités civiles afin de rester compétitifs», résume le PDG du constructeur du Rafale, le chasseur français. Les industriels de l'armement sont en effet pénalisés par les coûts du travail en France, de trop lourdes taxes ainsi qu'un euro globalement trop fort face au dollar.

Pour assurer la pérennité de l'outil de défense tricolore, il faut actionner quatre leviers, selon le PDG de Dassault Aviation: le maintien de la LPM puis quand cela sera possible, de remonter le budget de la défense à 2% du PIB en France et en Europe, rester à la pointe de l'innovation technologique, réussir à gagner des contrats export et promouvoir des programmes en coopération, de préférence entre Européens avec les Britanniques et les Allemands, après avoir défini des besoins opérationnels communs.
Gagner la bataille de l'opinion publique

Les industriels estiment aussi important de gagner la bataille de l'opinion publique qui n'a pas toujours conscience des retombées de la défense dans l'économie française. Or l'industrie de l'armement regroupe une dizaine de grands groupes et 4000 PME. Elle représente 165.000 emplois à haute valeur ajoutée et non délocalisables. Cette industrie réalise entre 30 et 40% de son chiffre d'affaires (15 milliards d'euros) hors de France. Surtout, ces technologies irriguent de nombreuses filières civiles et y créent de la richesse. «Nous n'aurions pas eu la réussite d'Airbus ou de Falcon sans une base industrielle de défense», conclut Éric Trappier.
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October 9, 2014 9:10 AM
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Le gouvernement veut fermer l’hôpital militaire du Val-de-Grâce

Le gouvernement veut fermer l’hôpital militaire du Val-de-Grâce | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le gouvernement envisage de fermer le célèbre hôpital militaire du Val-de-Grâce. Le projet est à l’étude depuis des mois mais le sujet est si sensible que l’exécutif se refuse pour l’heure à toute déclaration publique. Les autorités de santé restent aussi muettes que l’armée. Le sujet n’est « pas à l’ordre du jour au niveau du président à ce stade », fait-on valoir à l’Elysée. Rien n’est finalisé, des arbitrages présidentiels sont attendus, expliquent plusieurs sources du ministère de la défense. Des décisions seront annoncées « avant la fin du mois », indique-t-on chez le ministre Jean-Yves Le Drian.

Aucun démenti ni précision ne sont apportés quant au projet de transformation du site parisien historique, dont la vocation va changer. Les personnels du Val-de-Grâce s’inquiètent. « Depuis la fin 2013, de nombreux médecins généraux, patrons de service sont partis. Puis un plan de restructuration proposé par la direction a été retoqué par le service de santé des armées. Et le chantier des remises aux normes des infrastructures a été stoppé. De plus en plus d’officiers nous disent que l’on va fermer. Nous aimerions en savoir plus », indique Arnaud de Cooman, délégué FO, le syndicat majoritaire. Ce dernier a organisé une première assemblée générale des personnels lundi 29 septembre, une autre est prévue vendredi 10 octobre.

Trop cher, trop peu utile : l’hôpital d’instruction des armées de Paris, fondé en 1796, précurseur d’une spécificité française enviée à l’étranger, est devenu un poids. Cet établissement d’excellence est connu pour choisir ses patients. Il soigne les chefs de l’Etat français, mais aussi de nombreuses personnalités et gouvernants de la planète – le président algérien Abdelaziz Bouteflika a figuré parmi les derniers en date.

REMISE AUX NORMES ESTIMÉE À 250 MILLIONS D’EUROS

Mais le Val-de-Grâce, avec ses 380 lits, n’est plus qu’un des éléments d’une vaste réforme. Car le ministère de la défense traverse une période de restructuration de grande ampleur : il faut réduire les dépenses dans tous les services et arriver à réduire les effectifs de 34 000 personnes d’ici à 2019.

Le service de santé des armées, qui emploie 16 000 personnes, doit contribuer dans les trois ans à hauteur de 3 000 postes à cette vaste déflation. Les neuf hôpitaux militaires emploient environ 8 400 personnes, dont 680 médecins. Un nouveau modèle émerge, souligne le syndicat FO, qui explique que dans d’autres hôpitaux militaires comme Robert-Picqué à Bordeaux, la gestion des murs commence à être cédée à des prestataires privés, les personnels de statut public étant mis à disposition pour un temps déterminé.

Le Val-de-Grâce emploie 800 personnels de la défense, dont une moitié de militaires – les autres sont des fonctionnaires civils. Sur le site, en ajoutant les écoles de médecine militaire et le musée, travaillent au total 1 500 agents.

Trois hypothèses ont été mises sur la table ces derniers mois : une fermeture complète du Val-de-Grâce, une fermeture partielle, une cession à l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). La première hypothèse, d’un strict point de vue de bonne gestion des deniers de l’Etat, est citée comme la plus raisonnable. Car la deuxième comme la troisième hypothèse ont un coût : le Val-de-Grâce doit être remis aux normes, un investissement de l’ordre de 250 millions d’euros. D’importants travaux ont déjà été lancés. Le bloc opératoire vient ainsi d’être rénové.

« ON SE TIENT PAR LA BARBICHETTE »

Le secteur public hospitalier, déjà très endetté, n’est pas preneur. Les médecins de l’AP-HP ne veulent pas récupérer un établissement aux finances jugées « chancelantes » et dans lequel il faudrait investir lourdement. En outre, à Paris, où elles estiment qu’il y a trop de lits, les autorités de santé sont déjà confrontées au dossier épineux de l’avenir de l’Hôtel-Dieu. « L’armée veut réduire ses coûts et nous, on ne veut pas augmenter les nôtres, on se tient par la barbichette », confie un médecin bon connaisseur du dossier.

En revanche, des activités devraient être dispatchées dans d’autres établissements. Depuis plusieurs mois, un gros travail a été engagé entre l’AP-HP et le service santé des armées pour réfléchir à une coopération. Il est en train d’aboutir, indique sans autre précision la direction de l’AP-HP.

Mais à l’hôpital Cochin, juste en face du Val-de-Grâce, on s’inquiète beaucoup d’une probable fermeture du voisin, alors qu’une association aurait pu être la solution. L’établissement de l’AP-HP utilisait les services de radiothérapie et de médecine nucléaire de l’hôpital militaire et n’a pas vraiment les moyens de financer des travaux de plusieurs millions d’euros pour accueillir son matériel, dont un TEP-Scan, un appareil d’imagerie très performant, mais hors de prix.

A la Mairie de Paris, on se dit « attentif » au sujet. Anne Hidalgo rencontrera le ministre de la défense à la mi-octobre. « Il ne faudrait pas que cette fermeture se traduise par une baisse globale de l’offre de soins dans la capitale, affirme Mathias Vicherat, directeur de cabinet de la maire de Paris. Et quid du devenir du site ? » La Ville, qui cherche du foncier disponible pour bâtir, ne se dit pas acquéreuse de l’emprise à ce stade.

LES ÉCOLES DE SANTÉ DES ARMÉES DÉJÀ REGROUPÉES

« Aucune capacité de soins ne sera supprimée », promet-on au ministère de la défense. En interne, les réorganisations avancent. Les services de neurochirurgie et de chirurgie viscérale du Val-de-Grâce ont d’ores et déjà commencé à rejoindre l’hôpital d’instruction des armées Percy-Clamart.

Début 2010, la Cour des comptes avait rendu un rapport très sévère sur la gestion de la médecine militaire. Ses neuf hôpitaux avaient alors cumulé un déficit de plus de 300 millions d’euros pour 800 millions de budget, soit le premier déficit du secteur en France pour seulement 2 % des capacités d’accueil nationales.

Un plan d’action avait suivi, fondé sur une rationalisation de l’offre de soins et un rapprochement avec les agences régionales de santé – le Val-de-Grâce comme les autres accueille environ 70 % de patients civils. Les grandes lignes en ont été présentées en 2013. Les écoles de santé des armées ont déjà été regroupées, près de Lyon. Les hôpitaux militaires ont été redéfinis en deux catégories.

Les établissements « de premier rang » (Val-de-Grâce, Percy-Clamart, Bégin à Saint-Mandé, Toulon, et Marseille) forment le pôle d’excellence de la médecine de guerre, pour garantir aux armées leur capacité « d’entrer en premier » dans un conflit. Le sort des hôpitaux de « deuxième rang », Bordeaux, Brest, Lyon et Metz, suscite d’autant plus d’inquiétudes que la défense a peu détaillé ses projets.
Neuf hôpitaux militaires gérés par la défense

16 000 personnes sont employées par le service de santé des armées, créé par Louis XIV en 1708. 15 % sont contractuels. Le budget de 1,5 milliard d’euros est issu à 37 % de l’activité hospitalière.

9 hôpitaux militaires sont gérés par le ministère de la défense, pour un total de 2 847 lits. Leurs équipements comptent 58 blocs opératoires et 30 équipes chirurgicales projetables en opérations extérieures. Leur patientèle est composée à 20 % de militaires, à 6 % d’ayants droit militaires et à 74 % de civils.
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October 9, 2014 4:56 AM
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" L’Europe de la défense n’est pas basée sur la solidarité mais sur les égoïsmes ", le général (2S) Desportes avant les Ateliers de la Citadelle à Lille

" L’Europe de la défense n’est pas basée sur la solidarité mais sur les égoïsmes ", le général (2S) Desportes avant les Ateliers de la Citadelle à Lille | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Autant le dire, on apprécie le verbe haut et parfois provoquant, débité à la 12.7, par le général (2S) Vincent Desportes, une voix originale et dissonante de la stratégie en France. On connaît ses diatribes sur la dégradation de l'outil de défense dans notre pays, sur cette coûteuse dissuasion nucléaire, dont le concept ne tient pas si les forces conventionnelles ne sont plus assez nombreuses. " Le nombre compte. "

Le professeur associé à Sciences-Po Paris, ancien directeur de l'école de guerre (Collège interarmées de défense à l'époque) est l'un des invités des cinquièmes Ateliers de la Citadelle qui se déroulent ce jeudi 9 octobre à Lille et posera la question existentielle : " L'Europe sans défense ? Crise et perspectives de la politique européenne de défense. " De quoi lancer le général Desportes...

L’Europe de la défense existe-t-elle encore ?

« Désormais, on doit moins parler d’Europe de la défense que de défense sans l’Europe. Il faut sortir du rêve d’une protection et d’une sécurité par une défense européenne. Ce rêve, poursuivi depuis trente ans, s’est écroulé. On le fait vivre de façon fallacieuse pour baisser nos budgets nationaux. On voit bien que les Etats européens sont désarmés face aux crises actuelles. »

Comment assurer la sécurité européenne ?

« La seule démarche raisonnable, tant que les égoïsmes nationaux seront plus forts que la solidarité, est le renforcement des budgets nationaux. Il faut prendre conscience qu’une Europe à vingt-huit, décidant selon la règle de l’unanimité, ne marche pas. Il faut donc reprendre une démarche ascendante (bottom-up), à partir de visions partagées de la menace. On a mis des moyens en place mais il n’y a pas de stratégie, pas de vision européenne, donc pas de défense. »

La France se retrouve souvent seule ou presque en opérations extérieures…

« Les exemples du Mali et de la Centrafrique sont une parfaite illustration. Aucune nation n’est prête à prendre de risques de mettre des soldats au sol dans des conditions dangereuses. Quand les Européens envoient des soldats, c’est à l’arrière, en soutien, dans des opérations maritimes ou navales où il n’y a pas de risque de morts. Les gouvernements ne sont plus prêts à la prise de risque politique. Prenons en acte. »

Est-ce à notre pays de prendre la sécurité européenne en charge…

« Repartons avec des gens qui ont la même vision que nous mais en conservant nos moyens d’action. Si vous parlez avec les Baltes et les Polonais, pour eux, la menace, c’est la Russie. L’Afrique ne les intéresse pas, contrairement aux Italiens et aux Portugais. Travaillons par petits groupes d’intérêts puisque la raison d’agir des Etats, ce sont les intérêts, des citoyens, donc des Etats. »

Quels peuvent être ces intérêts communs ?

« L’Europe de la défense est absente mais regardez la crise en Irak et en Syrie : la Belgique, un petit pays, envoie autant d’avions que la France parce qu’elle a été frappée directement par l’affaire Mehdi Nemmouche. Il faut jouer là-dessus. L’Europe de la défense n’est pas basée sur la solidarité mais sur les égoïsmes. »

Entre l’Ukraine et le Moyen-Orient, les crises cernent pourtant l’Europe…

« Le monde a pris feu autour de l’Europe, de l’Ukraine à la Mauritanie, du Moyen-Orient au Nigeria avec Boko Haram. Les Européens doivent aussi se rendre compte que les Américains se retirent même si Barack Obama rétablit sa crédibilité, perdue en Syrie, dans cette crise avec l’Etat islamique. Je suis persuadé que la Russie ne serait pas intervenue en Crimée si les Etats-Unis étaient intervenus en Syrie il y a un an. Les Américains se tournent vers le Pacifique. En 2040, la majorité de la population américaine ne sera pas blanche, mais noire, hispanique et asiatique. Le lien filial avec l’Europe va se casser. Donc, il reste un petit créneau pour se préparer. »

La France a-t-elle compris cette évolution ?

« Non, la politique continue de s’appuyer sur l’Europe pour réduire les budgets. Le président François Hollande a maintenu la dissuasion et ses deux composantes qui sont en réalité un outil de destruction des budgets de défense. Mais les Français continuent à avoir le sentiment d’être défendus. » Les politiques sont hélas dans le temps court. On manque d’hommes d’Etat. »
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October 8, 2014 12:50 PM
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RAF, le retrait des Tornado ajourné !

RAF, le retrait des Tornado ajourné ! | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les trois dernier escadrons de première ligne qui volent encore sur l’avion de combat Panavia Tornado GR4 vont pouvoir continuer à voler encore un peu. Le retrait programmé de ceux-ci a été ajourné.



Le Gouvernement du Royaume-Uni vient donc de décider de maintenir encore un peu les Tornado au sein de la RAF. Deux escadrons ( no: 9 et 31) basés à Marham dans le Norfolk vont voler au moins jusqu’en 2021, alors qu’il était prévu de les stopper d’ici 2018. Le troisième escadron n°15, basé à Lossiemouth continuera également à volé sur le GR4. Au total se sont pas moins de 79 Tornado GR4 qui pourront ainsi continuer à servir sa gracieuse Majesté.



Les raisons de cette décision:



Trois raisons motivent ce brusque revirement de situation, les retards accumulés dans le programme du Lockheed-Martin F35B en sont la première cause. Le programme accuse un retard de près de quatre années et selon le dernier pointage de l’avionneur, les premiers F-35B n’arriveront au sein de la RAF qu’a fin 2018. Encore faut-il que d’autres problèmes ne viennent pas péjorer un calendrier mainte fois revu et corrigé.



La seconde raison provient du récent engagement de la RAF au sein de la coalition qui mène actuellement des opérations, afin d'appuyer les forces terrestres kurdes engagées dans le combat contre l'EI dans le nord-ouest de l'Irak.



La troisième est dernière raison concerne le fait que la RAF ne disposerait plus de réelles capacités d’attaque au sol dans l’attente de l’arrivée de l’Eurofighter T3 en 2017. Le maintien du Tornado GR4 permettra également de lancer et d’intégrer la nouvelle version du missile d’attaque au sol MBDA Brimstone II en 2015. L’Eurofighter recevra également le missile, mais pas avant 2019.
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