DEFENSE NEWS
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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October 29, 2014 11:43 AM
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DCNS "prêt" à toute opération de consolidation dans le secteur naval

DCNS "prêt" à toute opération de consolidation dans le secteur naval | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Depuis environ 100 jours à la tête de DCNS, mais fort de 30 ans d’expérience dans l’industrie de l’armement, Hervé Guillou se dit prêt à saisir toute opportunité, petite ou grande, pour consolider son secteur.

Le britannique BAE Systems Maritime, le français DNCS, l’italien Fincantieri, l’espagnol Navantia, l’Allemand TKMS... Ils sont tous là à Euronaval, le salon de défense navale qui a ouvert ses portes le 27 octobre dernier au parc des expositions de Paris-Le Bourget. Ils exposent sur leurs stands des maquettes de leurs futurs sous-marins ou navires de surface. De toute évidence, la consolidation tarde à arriver dans le secteur de la défense navale malgré les différentes tentatives survenues par le passé. L’Europe avance donc en ordre dispersé alors que d’autres pays aspirent à devenir des puissances industrielles comme la Corée du Sud, la Turquie, la Chine qui exposent sur le salon…

Dans ce contexte, Hervé Guillou nouveau patron de DCNS depuis juillet dernier, s’est dit prêt à participer à une consolidation du secteur : "Je ne peux faire aucune prévision concernant une éventuelle consolidation ou m’engager sur un calendrier mais je m’engage à être prêt si un tel moment se présente". Fort de ses trente ans d’expérience dans le domaine de l’industrie d’armement, Hervé Guillou a donné ses recettes pour réussir là où ses prédécesseurs se sont cassés les dents.

Patience, opportunité, modération, soutiens

Primo, savoir faire preuve de patience. Le nouveau patron de DCNS a cité en exemple le cas de l’industrie de l’armement terrestre. Les fabricants de blindés français et allemands Nexter et Krauss Maffei Wegman discutent actuellement des modalités de leur rapprochement… 25 ans après les premières discussions qu’il a lui-même initiées lorsqu’il était délégué général à l’armement au tournant des années 1990. "Tout le monde se gaussait que rien n’arrive. Et finalement, les choses bougent", se réjouit-il.

Secundo, saisir l’opportunité rapidement. Surtout lorsqu’elles sont aussi rares qu’un alignement d’étoiles exceptionnel. "Nous devons simplement être prêts au cas où l’occasion d’un rapprochement se présente. Il faut pour cela que les étoiles soient correctement alignées, c'est-à-dire quand il y a un consensus entre les dirigeants des entreprises concernées, des ministres de la défense concernés, et qu’un programme d’armement le favorise", explique ce partisan de l’Europe de la défense.

Tertio, faire preuve de modération. "Une des erreurs que nous avons faites par le passé est d’avoir pensé uniquement à des rapprochements de très grande taille qui auraient donné naissance à un EADS du secteur naval par exemple. Soyons plus pragmatique et prêts à réaliser des partenariats, des joint-venture, des acquisitions de tailles plus modestes", précise Hervé Guillou. Clairement, l’échec de la méga fusion entre le groupe Airbus (alors EADS) et le britannique BAE Systems en 2012 a laissé des traces chez cet ancien cadre d’EADS qui avait participé au montage du projet censé donner naissance à la première société du secteur aéronautique et défense au niveau mondial !

Et enfin, avoir les soutiens nécessaires. Dans sa volonté de consolidation, Hervé Guillou s’est déjà assuré de soutiens importants. "Avec mes actionnaires [ndlr: l’Etat et Thales détiennent respectivement 64 et 35% de DCNS] nous sous sommes mis d’accord sur cette ligne : être prêt au cas où".
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October 29, 2014 7:39 AM
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Airbus Helicopter vend l'EC645 et l'EC725 aux Thaïlandais

Airbus Helicopter vend l'EC645 et l'EC725 aux Thaïlandais | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Ce contrat peut sembler léger mais il est symptomatique d’un marché qui semble de plus en plus se tourner vers les hélicoptéristes européens au détriment des traditionnels constructeurs américains. La Royal Thai Air Force vient de décider de commander sept machines auprès d’Airbus Helicopter pour les besoins de ses forces spéciales. Il s’agit là de deux EC725 Caracal et de cinq EC645T2. Ces machines sont livrables entre 2016 et 2017.

En fait, l’acquisition de ces deux Caracal est la suite logique des quatre premiers, achetés en 2011. Initialement destinés à des missions de recherche et sauvetage au combat (ce que les anglophones appellent le C-SAR) ils se sont peu à peu mués lors de leurs essais par les pilotes thaïlandais en machines d’infiltrations et d’exfiltrations des commandos. En somme, la RTAF veut utiliser ses EC725 de la même manière que l’Armée de l’Air, et c’est fort compréhensible.

Quand aux EC645T2, ils auront comme rôle : la reconnaissance armée, l’appui aérien rapproché, et éventuellement la lutte antichar. Le « T2″ est la version de l’EC645 qui dispose d’un rotor anticouple caréné type Fénéstron. La Thaïlande devient un des premiers pays à acquérir cette machine militaire, dont certains disent qu’elle pourrait dans les prochaines années séduire les militaires américains.

Plus que jamais Airbus Helicopter démontre la force de ses produits mais aussi la capacité sans cesse renouvelée de ses commerciaux pour trouver de nouveaux marchés. Désormais l’EC645T2 se pose en très sérieux concurrent aux appareils de Bell, principalement le 407. Alors certes ce n’est qu’une commande de sept hélicoptères militaires mais elle va permettre de pérenniser des emplois chez l’hélicoptériste européen et ses nombreux partenaires et sous-traitants.
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October 28, 2014 10:52 AM
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Actualite financiere : Actualite bours Airbus: accord de coopération avec DCNS pour le drone TANAN

Airbus Defence and Space et DCNS ont signé à Paris un accord de coopération visant au développement d'une capacité de drone hélicoptère embarqué.
Cet accord a été signé dans le cadre du Salon Euronaval 2014.

" Ce partenariat technologique permettra d'accélérer la mise sur le marché du drone tactique hélicoptère (VTOL) TANAN prenant en compte dès l'origine les exigences du milieu naval et son intégration efficace sur tout type de navire armé " indique le groupe.

Les travaux permettront l'intégration du drone TANAN au système de combat du navire. Ils comprennent également l'intégration physique du drone TANAN au navire.

Airbus Defence and Space réalisera l'ensemble du système de drone certifié, le véhicule avec son emport de charges utiles, la liaison de données et la station de contrôle du drone.

" Cet accord souligne le très haut niveau d'expertise entourant notre programme TANAN et notre volonté de proposer au marché naval et en collaboration avec notre partenaire DCNS un système parfaitement adapté. " a déclaré Jean-Marc Nasr, Directeur Général Airbus Defence & Space SAS.
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October 28, 2014 7:05 AM
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Rafale au Brésil : retour sur un contrat perdu au profit des Gripen de Saab

Rafale au Brésil : retour sur un contrat perdu au profit des Gripen de Saab | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Alors que Dilma Roussef a été réélue présidente du Brésil, elle a finalement signé pour l'achat de 36 avions de combat Gripen construit par le suédois Saab. Pourtant, en 2008, ce contrat semblait acquis pour le français Dassault et son Rafale. Retour sur six années de négociations pleines d'espoir qui ont fini sur un nouvel échec à l'export pour le chasseur français, jamais vendu à l'étranger à ce jour.

Entré en négociation exclusives avec le Brésil en décembre 2013, le constructeur aéronautique suédois Saab a entériné, le 27 octobre, le contrat qui prévoit la vente de 36 avions de combat Gripen aux forces armées aériennes brésiliennes.

Un contrat à 4,28 milliards d'euros conclu au nez et à la barbe de Dassault Aviation, l'avionneur français concepteur du Rafale, concurrent premium du chasseur suédois "low cost".

le rafale grand favori en 2009

Pourtant, en 2008, lors du lancement officiel de la compétition F-X2 pour la fourniture de 36 avions de chasse au Brésil, le Rafale partait en pole position. Dès 2009, le Rafale apparaît comme grand favori de la compétition F-X2 grâce aux importants transferts de technologie consentis par Dassault Aviation et aux affinités affichées par les présidents français Sarkozy et brésilien Lula.

Début 2010, le Brésil n'a toujours pas fait son choix, essentiellement pour des motifs politiques. La France avance pourtant une prise de décision au premier semestre 2010. Le président brésilien Lula lui-même annonce qu’il rendra son verdict "avant la fin de son mandat", soit le 1er janvier 2011. Il se ravise quelques mois plus tard pour laisser la décision entre les mains de la nouvelle chef d’Etat, Dilma Roussef.

dassault aviation amer

Attendu pour le printemps 2011, le choix est finalement reporté à début 2012. Le Brésil ne cesse alors de reporter sa décision, de la fin 2012 à la mi-2013, officiellement pour des raisons économiques. La crise est passée par là...

Le 18 décembre 2013, la présidente Dilma Roussef annonce finalement sa décision d'attribuer le contrat F-X2 au suédois Saab. Un choix porté vers le Gripen NG "fondé sur l'équilibre entre trois points : le transfert de technologie, le prix de l'avion et le coût de son entretien", argumente la dirigeante.

Dans un communiqué, Dassault Aviation prend acte mais regrette le choix de Brasilia après avoir, selon l'entreprise, concédé des "transferts de technologies sans restriction" ainsi que les "partenariats scientifiques, techniques et industriels" exigés par l'appel d'offre. "Nous regrettons que le choix se porte sur le Gripen, doté de nombreux équipements d'origine tierce, notamment américaine, qui n'appartient pas à la même catégorie que le Rafale : monomoteur et plus léger, [il] n'est pas équivalent en termes de performances et donc de prix". "Cette logique financière ne prend en compte ni le ratio coût-efficacité favorable au Rafale, ni le niveau de la technologie offerte", argumente alors l'avionneur de Saint-Cloud.

La réélection de Dilma Roussef à la tête du Brésil a entériné, ce 27 octobre, la signature définitive du contrat avec Saab. Et fait résonner l'échec du Rafale à l'export en attendant la décision finale de l'Inde, avec qui Dassault Aviation est en négociations exclusives pour la vente de 126 Rafale depuis, maintenant, plus de deux ans et demi.
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October 28, 2014 5:42 AM
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T-6C to head UK military training renewal

T-6C to head UK military training renewal | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The UK Ministry of Defence is to replace the bulk of its current fixed-wing training aircraft with three new types, following the selection of a Military Flying Training System (MFTS) programme bid by KBR/Elbit Systems joint venture Affinity.

Confirming Affinity as preferred bidder for the requirement on 24 October, the MoD’s training system partner for MFTS, Ascent Flight Training, says: “This is a key milestone along the route to a major investment decision.”

asset image

Beechcraft

New fleets of Grob Aircraft G120TP, Beechcraft T-6C (above) and Embraer Phenom 100 aircraft are due to be introduced, to respectively deliver elementary, basic and multi-engine training for the Royal Air Force and Royal Navy.

An undisclosed number of each type will replace in-service Grob G115 Tutors, Shorts Tucano T1s and leased Beechcraft King Air 200s under the arrangement, which is expected to run through to 2033. Flightglobal’s MiliCAS database records a respective 119, 38 and eight of these as being in current active duty, with the G115s provided by Babcock.
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October 28, 2014 5:34 AM
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Inde : alliance Airbus Tata dans les avions militaires

Inde : alliance Airbus Tata dans les avions militaires | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les deux partenaires veulent fournir 56 Casa C-295 à l’armée indienne. En ligne de mire, une commande totale de 200 appareils.

Airbus a remis mercredi dernier aux autorités indiennes sa réponse à un appel d’offres portant sur le remplacement de 56 appareils de transport militaires Avro. Révélée dimanche par le « Times of India », cette initiative, dont « Les Echos » ont eu confirmation, repose sur une alliance avec Tata, le plus gros conglomérat indien.

L’appel d’offres, qui remonte à environ deux ans, prévoit qu’un groupe étranger doit être responsable de la fourniture des avions et qu’il lui faut choisir un partenaire indien pour en fabriquer une partie sur place. Dans ce cadre, c’est donc Airbus qui pilote l’opération. S’il remporte le contrat, le groupe européen fabriquera les 16 premiers appareils en Espagne - des Casa C-295, indique-t-on de source proche.
Tata novice dans l’aéronautique

Après avoir regardé différents partenaires possibles, Airbus a sélectionné Tata : à ce dernier de monter les 16 appareils suivants à partir de blocs exportés d’Europe et de fabriquer les 24 derniers localement. Dans le cadre de ce projet, aucune coentreprise entre Airbus et Tata n’est prévue. Compte tenu des nouvelles règles en jeu, un appel d’offres similaire lancé aujourd’hui confierait à l’inverse la responsabilité du projet à un groupe indien, à charge pour lui de s’associer avec un fournisseur étranger.

Avec Tata, Airbus s’allie au fleuron de l’industrie indienne, actif dans des secteurs comme l’automobile, la sidérurgie et les services informatiques, mais sans expérience dans l’aéronautique. Le seul groupe local qui peut se prévaloir d’une telle expérience, la société publique HAL, s’est vu interdire par le gouvernement de participer à cet appel d’offres, les autorités voulant stimuler l’apparition d’un nouvel acteur privé dans l’aéronautique.
Jusqu’à 200 appareils visés

L’alliance n’est pas sans risque. Pour Airbus, qui, en cas de victoire, devra assumer la responsabilité d’appareils montés par un « novice ». Mais aussi pour Tata, qui se lancera dans une activité nouvelle et complexe, et devra créer une chaîne d’assemblage pour un nombre relativement restreint d’appareils. La logique du projet, explique un professionnel, réside dans la perspective du remplacement ultérieur de l’ensemble des Avro et des Antonov de l’armée indienne, soit 200 appareils environ.

Le groupement Airbus-Tata estime avoir toutes ses chances. Ses principaux concurrents naturels sont l’italien Alenia et le russe Antonov. Le premier est a priori exclu puisque placé sur liste noire par les autorités indiennes à la suite de l’affaire de corruption dans laquelle est impliquée sa maison mère, Finmeccanica. Quant au second, il est handicapé par le fait que son appareil est largement fabriqué en Ukraine, dans des conditions très perturbées.
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October 28, 2014 5:31 AM
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Défense : effervescence française en Inde

Défense : effervescence française en Inde | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Il y a comme une effervescence entre les entreprises françaises et indiennes dans le domaine de la Défense. Peut être la perspective du prochain salon aéronautique qui se tiendra à Bangalore au début de l'année 2015. Snecma, filiale du groupe Safran, vient de s'associer à la société indienne d'ingénierie Max Aerospace pour créer une société conjointe dédiée au support, à l'entretien et à la maintenance de moteurs militaires.

Les deux entreprises assureront, à partir de 2015, la MCO des moteurs Snecma M53 qui propulsent les Mirage 2000H "Vajra" pour le compte de la Force aérienne indienne. Il y a un début à tout. Quelques jours auparavant, Airbus avait scellé une alliance avec le conglomérat industriel Tata pour répondre à l'appel d'offres de la même Force aérienne pour le remplacement de ses avions de transport.

L'appel d'offres porte sur 56 appareils avec la perspective d'un marché potentiel de 200 appareils à terme. Pour l'emporter, Airbus et Tata proposent le C295 dont une partie pourrait être à terme assemblée en Inde sous l'égide de Tata mais avec le soutien d'Airbus.
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October 27, 2014 9:18 AM
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Catamaran 2014, les forces françaises envahissent le Var

Catamaran 2014, les forces françaises envahissent le Var | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Entre le 13 et le 26 octobre 2014, la Marine Nationale et l’Armée de Terre testent leurs capacités aux opérations amphibies et aéronavales, cet exercice s’appelle Catamaran 2014. Pour cela les marins ont mobilisé rien moins que le Charles de Gaulle, le Mistral, le Tonnerre, le Siroco et quelques-uns des principaux navires de guerre basés à Toulon. Cet exercice a eu comme point d’orgue les débarquements du 17 et du 20 octobre, respectivement sur Sainte-Maxime et Saint-Aygulf.

L’Aviation Légère de l’Armée de Terre a également joué le jeu en déployant plusieurs hélicoptères dont des Puma et des Tigre. À bord du porte-avions français, les Rafale M, SEM, et Hawkeye ont également rempli leurs missions, notamment lors de vols nocturnes. Ils étaient bien entendus soutenus par leur Pédro, le Dauphin 2.
Un Rafale M quitte le pont d'envol du Charles de Gaulle, PC allumé, durant Catamaran 2014.Un Rafale M quitte le pont d’envol du Charles de Gaulle, PC allumé, durant Catamaran 2014.

Catamaran 2014 permet aux forces navales et aéronavales françaises de s’exercer à une de ses spécialités depuis de nombreuses années : les opérations amphibies. Ce que nos militaires appelle par le néologisme « plageage », c’est à dire l’action de débarquer sur une plage. Et en cela le Var est vraiment pratique avec ses différents formats de plage, toutes de sable fin.

Le choix du Var n’est pas anodin. En effet, il s’agit du département souvent présenté comme « le plus militarisé de France ». Avec tout d’abord l’arsenal de Toulon, célèbre pour abriter une bonne partie de la flotte française dont le Charles de Gaulle, le Mistral, et une partie des sous-marins nucléaires d’attaque. Vient ensuite l’École de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre du Cannet-des-Maures qui forme les futurs pilotes d’hélicoptères de l’Armée de Terre. Le site abrite également l’École Franco-Allemande Tigre qui forme les futurs pilotes des deux pays destinés à voler sur l’hélicoptère de combat européen. Il ne faut pas non plus oublier la Base d’Aéronautique Navale de Hyères-le-Palyvestre qui abrite des unités d’hélicoptères et reçoit fréquemment des avions de Patmar. Viennent aussi plusieurs unités de l’Armée de Terre dont le 21ème Régiment d’Infanterie de Marine à Fréjus.
Plageage d'un Véhicule Blindé Léger sur la plage de Saint-Aygulf durant Catamaran 2014.Plageage d’un Véhicule Blindé Léger sur la plage de Saint-Aygulf durant Catamaran 2014.

L’exercice a également permis aux équipes de prévention de l’incendie de s’entraîner en condition de conflits. En effet, même en « temps de guerre » la lutte contre le feu demeure un souci de chaque instant à bord des navires français, et notamment de ceux embarquant des aéronefs.

Ce sont près de 800 fantassins, tous grades confondus, qui prennent part à cette mission de grande envergure.

Alors que la France est engagée dans des opérations antiterroristes au Mali et en Irak on pourrait se demander quelle est la nécessité réelle d’un tel exercice. D’autant que l’autre grande intervention actuelle, l’opération Sangaris, se déroule loin de toute mer. Mais ce serait oublier que l’évacuation de ressortissants dans un pays en proie à la violence est une des spécialités des forces françaises. Une spécialité qui appelle parfois à des opérations amphibies de grande envergure. D’où Catamaran 2014.
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October 24, 2014 10:11 AM
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Irak : première utilisation de la bombe AASM

Irak : première utilisation de la bombe AASM | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L'intervention française en Irak semble être entrée dans une nouvelle phase. Cette semaine les Rafale ont frappé tous les jours faisant usage d'une panoplie élargie d'armements comprenant des bombes à guidage laser GBU-12 de 277 kg, le canon de 30 mm et depuis la nuit dernière des bombes à guidage laser AASM.

Première utilisation de l'AASM durant Chamal
Interrogé ce matin sur "Europe-1", le chef d'état major des armées (CEMA), le général Pierre de Villiers à annoncé que la nuit dernière : "au sein de la coalition, de l'ordre de 70 bombes ont été larguées. Nous avons largué douze bombes guidées laser et nous avons fait but". Le général de Villiers à ajouté : "ce sont des bombes que nous avons utilisées pour la première fois cette nuit (…). Ce sont des bombes que l'on peut tirer à distance". Le CEMA a expliqué que deux Rafale ont été impliqués dans les frappes de la nuit dernière. On comprend donc que ce sont des bombes AASM qui ont été utilisées, le Rafale pouvant embarquer six bombes de ce type contre quatre bombes GBU. Interrogé à ce sujet, l'Etat Major des Armées a confirmé l'information.

AASM : Une bombe intelligente et longue portée
L'AASM est un système hybride développé par Sagem. Ce système modulaire est équipé d'un kit avant contenant un autodirecteur et d'un kit arrière comprenant un propulseur à poudre et des empennages mobiles. Ce système peut être adapté sur différents types de bombes (125, 250, 500 et 1000 kg). Grâce à ces kits, l'AASM dispose d'une portée nettement accrue par rapport aux bombes "classiques". La portée annoncée de l'AASM 250 est de 60 km lorsque l'arme est larguée à haute altitude. La première version de l'AASM réceptionnée par les armées françaises en 2007 disposait d'un guidage GPS et inertiel (GPS/INS). La première utilisation opérationnelle a eu lieu en 2008 en Afghanistan. En 2010, une version à guidage INS/GPS/Infrarouge est entrée en service. La version à guidage laser de l'AASM a été qualifiée par l'armée de l'Air en 2013 pour l'opération Serval au Mali.
L'utilisation des AASM la nuit dernière a été efficace selon le général de Villiers : "Nous avons fait douze coups au but. Nous avons détruit les douze bâtiments que nous devions détruire. Il s'agit de bâtiments dans lesquels Daesh produisait leurs pièges, leurs bombes et leurs armes pour attaquer les forces irakiennes".

L'usage de bombes à guidage laser contre des infrastructures fixes peut paraitre étonnant. Ce type de guidage est habituellement privilégié pour frapper des cibles mobiles. Sur la photo d'un Rafale partant en mission hier soir, publiée par l'EMA, on ne distingue pas clairement le type d'AASM embarqué par l'appareil.

"La machine est en route"
Interrogé sur les résultats français en Irak, le CEMA a expliqué : "Il nous faut un temps de reconnaissance pour appréhender les cibles et je note que nous avons tiré tous les jours de la semaine et cette nuit donc la machine de la coalition est en route et les avions français sont efficaces. On leur a fait mal cette nuit". Le général de Villiers estime par ailleurs que le dispositif français peut être renforcé : "Nous avons les moyens d'en faire d'avantage. Nous avons neuf Rafale qui décollent des Emirats Arabes Unis, nous pouvons en mettre plus si nécessaire".
Par ailleurs, le CEMA a confirmé que le campagne sera longue : "C'est un conflit qui va probablement être long".
L'objectif de la coalition est en effet d'affaiblir Daesh tout en renforçant les troupes irakiennes afin de leur permettre de reprendre l'offensive. L'Etat Major des Armées a annoncé hier que Daesh était sur la défensive en Irak. On peut penser qu'il faudra encore plusieurs mois avant que l'armée irakienne, en mauvaise position avant l'intervention des alliés, ne soit capable de reprendre le territoire conquis par les islamistes.
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October 24, 2014 6:46 AM
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C Sword 90 : CMN dévoile sa nouvelle bête de guerre

C Sword 90 : CMN dévoile sa nouvelle bête de guerre | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C’est l’une des grosses surprises d’Euronaval, que nous vous révélons en exclusivité dès aujourd’hui. Plus grand bâtiment de combat développé jusqu’ici par CMN, le C Sword 90 est aussi l’un des plus novateurs du moment.  Bénéficiant d’études poussées en matière de furtivité, cette corvette de 95 mètres de long pour 15.7 mètres de large adopte un design de coque très travaillé, permettant d’offrir une excellente tenue à la mer, ainsi que des performances élevées en matière de vitesse et d’autonom
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October 22, 2014 10:39 AM
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Arctique: la Russie déploiera ses troupes dès 2014

Arctique: la Russie déploiera ses troupes dès 2014 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Russie déploiera ses troupes dans la zone arctique - du nord-ouest du pays à l'Extrême-Orient - dès 2014, a déclaré mardi à Moscou le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou lors d'une réunion du collège du ministère.

"Cette année, nous déploierons des unités militaires dans la zone arctique - de Mourmansk à la Tchoukotka", a indiqué le ministre.

Ces derniers temps, la Russie a pris plusieurs mesures pour défendre ses intérêts politiques, militaires, financiers et économiques en Arctique, compte tenu de l'intérêt grandissant porté à cette région par les pays de l'Otan. En avril dernier, le président russe Vladimir Poutine a ordonné de renforcer l'infrastructure frontalière en Arctique, de créer des bases pour les bâtiments de surface et les sous-marins de nouvelle génération et de créer un organe spécial pour la politique russe en Arctique.

La Russie envisage d'élargir son groupement militaire en Arctique d'ici la fin de 2014. Le 99e groupe tactique sera déployé sur l'île Kotelny (archipel de Nouvelle-Sibérie) et la 80e brigade autonome d'infanterie mécanisée dans le village d'Alakourtti (région de Mourmansk). Des radars et installations de guidage au sol seront installés sur l'archipel François-Joseph, en Nouvelle-Zemble, sur l'île Wrangel et sur le cap Schmidt. La Russie compte rétablir l'infrastructure de défense antiaérienne dans cette région d'ici octobre 2015. Le Service fédéral de sécurité (FSB) de Russie entend renforcer les troupes de gardes-frontières en Arctique.
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October 22, 2014 8:57 AM
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Il y a des failles de détection dans la couverture radar de l'espace aérien français

À bien des égards, l’année 2015 sera un tournant qu’il ne faudra pas manquer pour l’armée de l’Air. Comme l’a souligné son chef d’état-major, le général Denis Mercier, lors d’une audition devant les députés de la Commission « Défense », elle sera « majeure pour la construction de » son « plan stratégique ».

« Modernisation, ressources humaines, organisation : toutes les dimensions sont imbriquées les unes dans les autres. (…) Cette cohérence nous rend forts : la LPM nous assure de continuer à progresser, sous réserve de son plein et entier respect », a-t-il expliqué. Mais cette « optimisation portée par ce plan » est fragile étant donné que « si l’une de ses composantes était mise à mal, les conséquences se feraient ressentir sur toutes les autres ».

Au niveau des équipements, les dossiers prioritaires ne manquent pas. À force d’étaler dans le temps certains programmes, il arrive un moment où l’on se trouve devant des difficultés majeures, si ce n’est une impasse. C’est la raison pour laquelle l’année 2015 sera importante.

Dans le domaine du renseignement, il est prévu de commander un « système de 3 [drones] Reaper supplémentaire » pour compléter celui déjà en service dans la bande sahélo-saharienne. Il devrait même être « être acquis au plus tôt, peut-être en 2015″, a a estimé le général Mercier. Même chose pour les avions légers ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance). Ces derniers, a précisé le CEMAA, « nous permettront de compléter les drones ».

Le général Mercier a en outre affirmé que les Mirage 2000N de l’escadron de chasse 2/4 La Fayette, une unité des Forces aériennes stratégiques (FAS), sont « à bout de souffle ». D’où leur remplacement par des Rafale, qui seront opérationnels en 2018.

Longtemps évoquée mais jamais entrée dans les faits, la modernisation des Mirage 2000D devrait être enfin lancée. « Comme nous avons étalé les commandes du Rafale, nous avons besoin de prolonger les Mirage 2000. Il s’agit d’un simple traitement d’obsolescences pour que nous puissions les utiliser jusqu’en 2025, de manière à maintenir les volumes prévus par le Livre blanc et déclinés dans la LPM [Loi de programmation militaire], a indiqué le CEMAA.

La commande de nouveaux avions ravitailleurs, pour remplacer les C-135 FR est l’une des grandes priorités de l’armée de l’Air. « La commande du premier appareil est attendue d’ici à la fin de l’année et celle des 8 suivants pour 2015. Notre but est d’affermir la commande des trois derniers au plus tôt. L’âge de nos ravitailleurs l’impose », a fait valoir le général Mercier. Même chose pour la poursuite des livraison de l’avion de transport A400M, dont 4 seront livrés l’an prochain.

Mais un autre sujet préoccupe particulièrement le CEMAA : la modernisation, conformément au calendrier prévu, du Système de commandement et de conduite des opérations aérospatiales (SCCOA), au sujet de laquelle il s’est dit « très vigilant ».

Le programme SCCOA, dans son Étape 2 Phase 2, « intègre l’acquisition de radars de nouvelle génération – la couverture aérienne est aujourd’hui affaiblie dans certains endroits –, la commande du troisième centre ACCS (Air Command and Control System), c’est-à-dire la rénovation de notre système de commandement et de conduite des opérations, la rénovation du système de surveillance spatial des satellites en orbite basse (GRAVES), enfin la rénovation de la composante C2 mobile, qui sera l’un des piliers de la Nato Response Force, cette composante de l’OTAN que l’armée de l’air française assurera à partir du 1er janvier 2015″, a expliqué le général Mercier.

Concrétement, il s’agit de renouveller des radars datant des années 1980 et d’améliorer la couverture basse altitude avec l’acquisition de 12 nouveaux radars moyenne / basse altitude à 3 dimensions.

Dans son propos liminaire, le général Mercier a souligné l’urgence de ce programme en évoquant une « couverture aérienne affaiblie dans certains endroits ». Mais en répondant à un député qui l’a interrogé sur ce dossier, il est allé encore plus loin. » Il existe des failles de détection », a-t-il admis. « Nos radars vieillissants nous coûtent cher en MCO. C’est la raison pour laquelle nous avons engagé un programme de rénovation : de nouveaux radars seront mis en place, d’abord à Nice et à Lyon, puis sur d’autres points du territoire », a-t-il ajouté.

Déjà, l’an passé, le CEMAA avait fait part de sa préoccupation à ce sujet. « La loi de programmation 2008-2013 a décalé de plusieurs années la rénovation de nos radars. La 4e étape du programme SCCOA a été scindée en deux phases dans la précédente LPM, avec un décalage de trois ans a minima de la livraison de nouveaux radars de surveillance et de défense aériennes. Nous ne pouvons plus décaler les livraisons de ces radars car les obsolescences profondes du parc actuel, à la disponibilité de plus en plus précaire, aux coûts de maintenance élevés, fragilisent la protection du territoire national », avait-il affirmé, lors d’une audition au Sénat, en novembre dernier.
Patrice Carle's curator insight, October 22, 2014 12:02 PM

modernisation de GRAVES, SCCOA, C2 mobile

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October 22, 2014 4:52 AM
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Les Sukhoi peuvent « dégommer des Rafale comme des moustiques »

Les Sukhoi peuvent « dégommer des Rafale comme des moustiques » | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Quand diplomatie russe pas contente, elle toujours faire ainsi. N’ayant manifestement pas digéré la sélection du Rafale par l’Inde pour un contrat de 126 appareils (dont on attend toujours la signature définitive), l’ambassadeur de Russie en Inde Alexander Kadakin s’est employé à éparpiller le chasseur français façon puzzle, en fin de semaine dernière. « Nous sommes toujours très surpris de l’achat du Rafale, parce que même si le Rafale est destiné à affronter les avions pakistanais ou chinois, même pour les Sukhoi chinois, ces Rafale vont être comme des moustiques par une nuit d’août. Ils seront dégommés comme des moustiques. C’est pourquoi je ne comprends pas ce choix.»

Après le French-bashing britannique sur l’armée de l’air, voici donc le French-bashing russe sur le Rafale. Rien que de très normal sur un marché indien longtemps dominé par la Russie, qui est désormais le théâtre d’une compétition impitoyable entre Moscou, les Etats-Unis, Israël, la France, ou le Royaume-Uni. Mais jamais les choses n’avaient été dites aussi crûment, par un ambassadeur russe de surcroit. Peut-être les tensions sur les livraisons des deux BPC russes ne sont-elles pas étrangères à ce brusque coup de sang.

Reste le fond de l’affaire. Le Rafale dégommé par des avions pakistanais ? A voir la flotte hétéroclite de JF-17 et F-7 chinois, F-16 américains, Mirage III et V français, l’affirmation paraît quelque peu osée. Quant aux Sukhoi made in China dont parle l’ambassadeur russe, il s’agit des Shenyang J-11, des copies du Sukhoi Su-27 qu’il est difficile de juger faute de vrai retour d’expérience en situation de combat. Il est néanmoins difficile d’imaginer que l’avion soit meilleur qu’un Rafale, à plus forte raison depuis qu’il est doté du radar à antenne active de Thales, le RBE2.

La saillie de Kadakin relève donc plus du folklore que de la vérité révélée. Pour rappel, lors de l’exercice international Air Tactical Leadership Cours (ATLC), organisé aux Emirats arabes unis en 2009, le Rafale avait fait quasiment carton plein contre l’Eurofighter Typhoon, et donné du fil à retordre au F-22 américain, présenté comme la référence mondiale de l’aviation de combat.
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October 29, 2014 11:42 AM
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Saab dévoile sa nouvelle gamme de radars

Saab dévoile sa nouvelle gamme de radars | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C'est une des grandes tendances du salon Euronaval: les moyens de surveillance maritimes connaissent un véritable boom. De très nombreux industriels présentent une gamme renouvelée de radars grâce aux innovations de la technologie AESA (radars à antenne active). Le suédois Saab n'y fait pas exception, et présente de nouveaux radars. Le Giraffe 1X et son adaptation navale le Sea Giraffe 1X: radars de courte-portée, AESA offert avec des fonctions 3D. Le Giraffe 4A et son équivalent naval le Sea Giraffe 4A: radar de moyenne à longue portée pour la surveillance maritime, défense aérienne avec une capacité de détection de tirs, développé autours de la technologie AESA. Le Giraffe 8A: Longue portée en bande S-AESA avec une capacité anti-missile balistique. Le Giraffe AMB et la version navale Sea Giraffe AMB: qui est une version améliorée en portée du Giraffe existant, radar de courte et moyenne portée pour des missions de défense aérienne.
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October 29, 2014 5:43 AM
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Mistral russes : Hollande se donne du temps pour trancher

Mistral russes : Hollande se donne du temps pour trancher | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le président Hollande décidera courant novembre si la France livre ou non le Vladivostok, le premier des deux porte-hélicoptères de classe Mistral, commandés par la Russie.

Ce qui est devenu l'affaire des Mistral russes empoisonne le gouvernement français. Le premier des deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) commandés par Moscou en 2011, devait être livré le 31 octobre. C'est en tout cas la date butoir que s'était donné François Hollande en septembre dernier. Certains pensaient qu'Euronaval, le plus grand salon du naval de défense de la planète qui se tient cette semaine au Bourget jusqu'au 31 octobre, offrirait l'occasion d'une annonce.

François Hollande rendra sa décision «courant novembre», a indiqué Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, venu inaugurer le salon ce mardi. Ironie de l'histoire, jamais la représentation russe n'aura été aussi forte à Euronaval, avec plus de 20 industriels exposants, emmenés par Rosoboronexport, l'agence chargée par Moscou de négocier les achats d'armements à l'étranger ainsi que les ventes à l'export. C'est cette agence russe qui doit prendre livraison du Vladivostok, nom du premier des deux Mistral commandés par la Marine russe.

Le président français cherche à gagner du temps. La décision est compliquée car ce qui était un magnifique contrat de 1,2 milliard d'euros passé à la France par Vladimir Poutine en 2011, est devenu, avec la crise en Ukraine, un casse-tête pour le gouvernement. Mis sous pression par ses alliés pendant tout l'été l'enjoignant de ne pas livrer le Mistral aux Russes, François Hollande a fini par indiqué en septembre qu'il conditionnait la livraison du Vladivostok, nom du premier Mistral russe construit par DCNS, maître d'œuvre, et les chantiers STX de Saint-Nazaire, son sous-traitant, à une application totale du plan de paix en Ukraine et à un cessez le feu entre pro-russes et armée ukrainienne.
Moins d'un an de travail sur le Sebastopol

Aujourd'hui, la situation est toujours tendue entre la Russie et l'Ukraine. Les séparatistes pro-russses ne désarment pas. Un porte-parole de l'armée Ukrainienne a indiqué ce mardi que deux soldats avaient tués et deux autres blessés au cours d'un nouvel affrontement avec eux, dans la partie orientale du pays. Très inquiète la Pologne a annoncé qu'elle allait redéployer son armée à sa frontière orientale d'ici à 2017, en raison de la crise en Ukraine.

Dans ces conditions, la France peut-elle livrer ce navire de guerre de 21.500 tonnes et près de 200 mètres de long, capable de transporter 450 hommes de troupe en plus de son équipage et un état major, 16 hélicoptères, 60 des blindés et doté d'un hôpital? Alors qu'une guerre qui a fait 3 700 morts depuis avril, oppose toujours Russes et Ukrainiens pro-occidentaux?

Dans le même temps, la France peut-elle se dédire et ne pas tenir ses engagements vis à vis d'un client qui a passé contrat et payé rubis sur l'ongle chaque échéance de sa commande? Vladimir Poutine a déjà menacé de demander des dommages et intérêts et de poursuivre la France en justice.

Pendant ce temps là, à Saint-Nazaire, le Vladivostok est prêt tandis que la construction du second Mistral Russe, le Sébastopol, est bien avancée. Il reste moins d'un an de travaux à réaliser avant ses essais en mer et… sa livraison.
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October 28, 2014 10:24 AM
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Un capteur pour transformer les pistolets en "Smart Guns"

Un capteur pour transformer les pistolets en "Smart Guns" | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Yardarm Technologies, une startup de la SIlicon Valley, a fait savoir vendredi que des tests sont actuellement menés sur le terrain en partenariat avec les forces de police américaines pour l'un de ses produits : un capteur sans fil transformant les armes des officiers en "smart guns", capables de fournir une télémétrie en temps réel. Le capteur placé à l'intérieur de la crosse du pistolet, communiquant avec le smartphone de l'officier en Bluetooth, permet ainsi d'obtenir des données telles que la géo-localisation de l'arme, et peut envoyer des alertes si elle est dégainée ou est utilisée.

Yardarm Capteur
Une vue du capteur mis au point par Yardarm pour les armes à feu

"Le capteur peut enregistrer la direction de l'arme et toutes sortes de données cruciales sur le terrain, mais aussi dans un second temps pour l'enquête et la Justice" expliquent les ingénieurs de Yardarm. Les premiers retours des officiers du bureau du Shériff du Comté de Santa Cruz et du commissariat de Carrollton au Texas sont a priori très bons, ces derniers expliquant que ce genre de données peut être un plus non négligeable en opération si elles sont bien exploitées, et disant se sentir encore davantage responsabilisés de détenir une arme sur eux.

"En connectant les armes à feu au cloud, nous donnons à la police une technologie qui améliore la sécurité des officiers sur le terrain, qui décuple leur efficacité et qui favorise la confiance des citoyens envers eux" ajoute Jim Schaff, le président de Yardarm. Un message important aux Etats-Unis, après la mort de Michael Brown à Ferguson le 9 août dernier, adolescent abattu par la police locale alors qu'il ne portait pas d'arme.

Yardarm a évidemment réfléchi à une business model pour son capteur dédié aux armes à feu. L'entreprise cherche en ce sens à passer des contrats avec les compagnies privées de sécurité, mais aussi avec l'armée et avec les différents organes de police américains. L'entreprise ne souhaite d'ailleurs pas se limiter à la vente des capteurs, mais veut passer des contrats pour l'utilisation de toutes les technologies connexes développées pour l'exploitation des données reccueillies. Lancée il y a 18 mois, l'entreprise qui compte 10 employés a déjà levé quelque 1,5 million de dollars, et devrait donc continuer à se développer rapidement.
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October 28, 2014 6:41 AM
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L'industrie française de l'armement est l'otage de la coalition allemande

A Paris, l'agacement est palpable. «On va monter dans les aigus» confie une source gouvernementale. Sont directement visés les “camarades” d'Outre-Rhin – les sociaux-démocrates du SPD au pouvoir à Berlin au sein de la Grande coalition avec la CDU d'Angela Merkel. Leur attitude très réservée à l'égard des exportations d'armes pose un sérieux problème aux milieux français de la Défense, que ce soit sur des contrats en cours ou des projets communs. «La position purement politique de Sigmar Gabriel (vice-chancelier et ministre de l'Economie) et de Frank-Walter Steinmeier (ministre des Affaires étrangères) est rétrograde» juge-t-on dans l'entourage du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. Paradoxe : dans le «débat violent» à l'intérieur du gouvernement allemand sur les ventes d'armes, les socialistes français soutiennent la droite contre la gauche...

Trois contrats d'armements français sont suspendus à une décision favorable des autorités politiques de Berlin, parce que les matériels en question incorporent des composants allemands. Il s'agit de la vente de missile antichars Milan-ER par MBDA à un pays du Golfe, de Véhicules de l'avant blindé VAB par Renault Trucks Defense à un pays du Moyen-Orient et d'hélicoptères Fennec et Puma par Airbus Helicopters à l'Ouzbékistan. A chaque fois, le gouvernement allemand entend vérifier, comme la législation nationale le lui impose, que ces contrats s'inscrivent dans un cadre politique favorable à la paix et respectent les droits de l'homme. «Il va falloir qu'on passe au German free» (pas de composants allemands), soupire-t-on dans les milieux industriels français.

En principe, un accord signé en 1972 par les ministres de la Défense Michel Debré et Helmut Schmidt interdit à l'un des deux pays de mettre son veto sur des contrats de son voisin, sauf «exceptionnellement», dit le texte. Or, ce n'est pas la première fois que la France se heurte à des blocages allemands : il a fallu de longs mois de discussions pour que Nexter obtienne l'autorisation, en 2012 et 2013, de vendre des véhicules blindés légers Aravis à l'Arabie saoudite, car son châssis est produit par Daimler. A l'époque, le gouvernement allemand était tout entier de droite, mais l'Aravis est le concurrent du Dingo allemand...

En Allemagne, le secteur de l'armement relève à la fois du ministère de la Défense et de celui de l'Economie. Le premier est confié à Ursula von der Leyen (CDU) favorable à une implication plus forte de l'Allemagne dans la sécurité internationale alors que l'Economie relève de Sigmar Gabriel (SPD). C'est de ce dernier, principalement, que viennent les difficultés actuelles.

Pour l'heure allié de Merkel, le vice-chancelier n'a pas renoncé à devenir chancelier après les élections de 2017, à la tête d'une majorité de gauche. Il ménage ses potentiels alliés, l'aile gauche de son parti ainsi que les Grünen (écologistes) et Die Linke (gauche post-communiste). Cette gauche allemande est profondément marquée par une culture pacifiste, voire antimilitariste que l'on ne trouve guère en France. Plus que tout, les ventes d'armes sont, pour beaucoup, considérées comme un mal absolu.

Cela n'empêche pas l'Allemagne d'être le troisième exportateur mondial d'armements, selon le dernier rapport de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockkolm (Sipri). Avec 10% du marché mondial, l'Allemagne fait mieux que la France, mais elle vend d'abord à des pays démocratiques, avec plus de la moitié de ses contrats (54%) en Europe et dans les Amériques. L'Allemagne exporte d'abord des blindés et des sous-marins. Ainsi, elle a trouvé douze clients européens pour son char lourd Leopard 2, quand le Leclerc français ne s'est exporté (à perte) qu'aux seuls Emirats arabes unis.

Ces difficultés franco-allemandes interviennent alors qu'un processus de rapprochement de deux industriels du matériel terrestre, le français Nexter et l'allemand Krauss-Maffei-Wegmann (KMW) a été lancé le 1er juillet. D'ici avril 2015, les deux entreprises de taille comparable devraient former une société unique, même si les marques seront maintenues. Leurs marchés sont, pour l'essentiel, à l'exportation, d'où l'inquiétude de leurs dirigeants – et des pouvoirs publics français – quant à «la situation politique au sein de la coalition allemande». Plus Nexter et KMG seront intégrés, plus les produits made in France comprendront des composants allemands et ne pourront s'exporter qu'avec le feu vert de Berlin. Pour contourner l'obstacle, les deux industriels espèrent pouvoir mettre en œuvre une «licence globale de projet» destinée aux «entreprises transnationales», prévu par un accord de 2000 entre six pays européens, mais jamais appliqué. Reste à convaincre le vice-chancelier Sigmar Gabriel, qui semblait préférer un rapprochement entre les deux grandes entreprises allemandes du secteur (KMG et Rheinmetall) plutôt que le projet franco-allemand.
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October 28, 2014 5:35 AM
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Saab vend ses Gripen au Brésil pour 4,28 milliards d'euros

Saab vend ses Gripen au Brésil pour 4,28 milliards d'euros | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le groupe aéronautique suédois Saab a annoncé le 27 octobre avoir finalisé le contrat de vente de 36 avions de combat Gripen au Brésil.

Annoncé en fin d'année dernière, le contrat entre le constructeur aéronautique suédois Saab et le gouvernement brésilien vient d'être finalisé.

Ce 27 octobre, le groupe nordique a annoncé avoir vendu 36 avions de combat Gripen NG à Brasilia pour un montant total de 4,28 milliards d'euros.

Dans le cadre de la coopération industrielle prévue par le contrat, un transfert de compétences entre Saab et l'armée brésilienne est engagé pendant dix ans.
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October 28, 2014 5:33 AM
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Euronaval : en surcapacité, le secteur européen de défense navale cherche des clients étrangers au Bourget

Euronaval : en surcapacité, le secteur européen de défense navale cherche des clients étrangers au Bourget | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Euronaval, le salon de la défense navale, ouvre ses portes ce 27 octobre à Paris-Le Bourget. Les grands chantiers européens fabricants de sous-marins, frégates et autres navires de surface sont à la peine. Ils doivent trouver des débouchés à l'export auprès des marines émergentes et dans le domaine de la sécurité navale.

Le grand salon de la défense navale, Euronaval, a ouvert ses portes ce 27 octobre pour une semaine au parc des expositions de Paris-Le Bourget.

Pour cette 24e édition, plus de 350 exposants sont attendus. Selon le Gican (groupement des industries de construction et activités navales), le marché de la construction navale militaire représente un chiffre d'affaires annuel de 40 milliards d'euros

Sous pression, les grands fabricants européens de navires militaires et de sous-marins doivent absolument saisir cette occasion pour séduire les 90 délégations officielles de marines de guerre qui viendront des quatre coins du monde. L'Inde et l'Australie disposeront pour la première fois de pavillons affichant ainsi leurs nouvelles ambitions tandis les Emirats Arabes Unis et la Turquie seront également présents.

plan d'économies chez dcns

Toutefois, le marché mondial s'apparente à une mer agitée pour les industriels européens fortement bousculés. Ainsi, le champion français DCNS vient d'annoncer un plan qui pourrait atteindre 100 millions d'euros d'économies pour redresser une profitabilité en berne. Outre une diversification dans le secteur du nucléaire civil trop aventureuse, il subit de plein fouet la concurrence avec ses rivaux européens et notamment l'allemand Thyssen Krupp Marine Systems (TKMS).

Que dire de son voisin et ancien partenaire Navantia ? Le groupe espagnol boit la tasse et ses pertes sur ses deux derniers exercices 2012 et 2013 se sont élevées à 140 millions d'euros. Avec également les chantiers navals britannique BAE Marine Systems et italien Fincantieri, le secteur européen de défense navale est en surcapacité. Tous subissent les baisses de commandes de leur principal client - leur Marine nationale - ainsi que la montée en puissance des industriels des pays émergents dans ce secteur comme la Turquie, la Corée du Sud, la Chine.

la France détiendrait entre 5 et 7% du marché mondial de défense navale

Les industriels européens doivent donc chercher leur croissance auprès des marines étrangères. Le Brésil, la Malaisie, l'Egypte, Singapour se sont équipés en sous-marins et frégates pour défendre leurs eaux territoriales. "Dans les années 90, une vingtaine de pays disposait d'une flotte de sous-marins. En 2014, ils sont près du double", estime Jean-Marie Carnet, directeur général du salon.

La France et DCNS ne déméritent pas dans cette compétition. Selon le Gican, la France détiendrait entre 5 et 7% du marché mondial. Le secteur naval compte pour plus de 30% des exportations françaises d'armement.

Les industriels doivent cependant explorer de nouveaux débouchés comme la protection navale et la sécurité où il s'agit de répondre à des besoins de police des mers. Il faut donc mettre sur les marché des navires moins armés mais conçus pour la lutte contre la piraterie et le terrorisme, ou encore la surveillance des zones économiques exclusives. "La mer se retrouve au centre d'enjeux stratégiques. Les zones économiques exclusives sont des zones de tensions ravivées", indique Patrick Boissier, président du Gican et d'Euronaval.
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October 27, 2014 1:24 PM
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L'armée de Terre va changer de modèle

L'armée de Terre va changer de modèle | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Supprimer des postes tout en éviter de dissoudre des régiments et de fermer des casernes, comme l’a souhaité le président Hollande, tel est le casse-tête que doivent résoudre les états-majors.

Pour l’armée de Terre, la dissolution de deux régiments – un d’infanterie, un autre d’artillerie – était attendue dans les années faites récemment au sujet des restructurations du ministère de la Défense. Finalement, seuls le 1er Régiment d’Artillerie de Marine (RAMa) et l’état-major de la 1ère Brigade Mécanisée (BM) fermeront leurs portes en 2015.

Pour le reste, il a été procédé à ce que l’on peut qualifier « d’échenillage », c’est à dire que le format de certaines unités va être réduit, avec la suppression des sections de reconnaissance des régiments d’infanterie et celle des escadrons d’éclairage et d’investigation du 12e Cuirassiers, du RICM (Régiment d’Infanterie-Chars de Marine) et du 1er RCh (Régiment de chasseurs).

Cependant, et même si cela y ressemble, pour le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), il ne s’agit pas à proprement parler d’échenillage, une méthode, selon lui, qui « n’est pas raisonnable ».

« Mieux vaut procéder par suppression de capacités cohérentes, dans le cadre d’un choix tactique – ainsi, nous avons supprimé cette année toutes les sections de reconnaissance des régiments d’infanterie, et si nous devions remonter en puissance ultérieurement, il serait toujours temps de recréer ces unités. Cela me semble plus responsable que d’éparpiller les postes à gagner de façon aléatoire et bêtement mathématique parmi toute la ressource », a-t-il expliqué aux députés (présents) de la commission de la Défense.

Car, pour le CEMAT, s’agissant des déflations d’effectifs (4.000 pour l’armée de Terre en 2015), une « dissolution d’unité dans un département est de plus en plus difficile à admettre, surtout si le département concerné est en difficulté économiquement ». Aussi, a-t-il estimé, les « dissolutions de régiments seront désormais très peu nombreuses et ciblées sur des territoires où le ‘niveau d’acceptabilité’ le permet – ce qui laisse une marge de manœuvre très faible ».

Qui plus est, la tendance est à la préservation des régiments d’infanterie. Voilà pourquoi aucun ne sera dissous en 2015, contrairement à ce qui avait été annoncé. « La conquête de l’Adrar des Ifoghas a montré que nous avons besoin de combattants qui soient capables, chargés à 45 kg, de se confronter à l’adversaire, les yeux dans les yeux. En République centrafricaine, dans le cadre de l’opération Sangaris, ce sont encore les combattants débarqués qui font face aux ex-Séléka à Bambari », a expliqué le général Bosser.

Et d’ajouter : « Tous les spécialistes reconnaissent que les pays dotés d’une armée manquent actuellement de troupes à pied, capable de s’engager au sol au contact, au péril de leur vie. Nous n’avons pas voulu entamer les études du modèle futur en dissolvant des unités dont nous aurons peut-être besoin ultérieurement ».

En outre, il est question de mettre en place des « régiments d’infanterie de nouvelle génération » (le 8e RPIMa et le 1er RTir seront les deux premiers à y passer). En quoi cela consiste-t-il? La réponse est dans le dernier numéro du magazine Fantassin, édité par l’École d’Infanterie de Draguignan.

« Ainsi, les deux régiments désignés devront adopter, pour l’été 2014, une organisation temporaire de leurs structures pour avoir quatre compagnies d’infanterie à 3 sections de combat et une compagnie des appuis regroupant, en sections spécialisées, les appuis mortiers de 81mm, tireurs d’élite longue distance, groupes anti-char de moyenne portée et aide à l’engagement débarqué. Ces appuis, tactiquement, devront, dès la génération de force pour un entraînement ou un déploiement opérationnel, renforcer les compagnies d’infanterie au sein d’une section appui à trois groupes spécialisés, constituant ainsi le noyau du SGTIA [ndlr, sous-groupement tactique interarmes] à dominante combat débarqué tel qu’il prévaut dans la doctrine actuelle. Sachant que dès le début de la réflexion, la décision a été prise de transférer la capacité reconnaissance à la fonction combat embarqué », peut-on y lire.

Mais plus globalement, un nouveau modèle d’armée de Terre est en cours d’élaboration.

« Le général Ract Madoux avait pensé, à juste titre, pouvoir franchir la LPM 2014-2019 à partir du modèle reconfiguré en 2008, mais la déflation actuelle ne nous permettra pas de conserver la maquette de 2008, d’où l’importance de créer un nouveau modèle. Il faut une architecture plus lisible et plus pérenne, une chaîne de commandement plus simple et plus verticale, qui s’appuie sur cinq pôles d’excellence que sont les ressources humaines, la maintenance logistique, les forces classiques, les forces spéciales et notre expertise au profit du territoire national », a ainsi indiqué le général Bosser.

« Aujourd’hui, nous devons nous projeter dans l’avenir en tenant compte des menaces et des besoins futurs. L’aérocombat, les forces spéciales, le command and control, le cyber et le renseignement sont des fonctions qu’il faut mettre en avant. Force est de constater que nous nous retrouvons avec deux brigades lourdes, trois brigades médianes et deux brigades légères, déséquilibrées en volume et en qualité d’équipement, ce qui complique le quotidien de nos hommes, leur préparation opérationnelle et la constitution d’éléments de projection. Voilà pourquoi, il faut développer un nouveau modèle », a encore expliqué le CEMAT, qui a précise que ce nouveau modèle sera présenté avant la fin de cette année.
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October 24, 2014 11:29 AM
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Nexter veut boucler son rapprochement avec l’allemand KMW d’ici avril 2015

Nexter veut boucler son rapprochement avec l’allemand KMW d’ici avril 2015 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Malgré les restrictions en matière d’exportation d’armes imposées aux fabricants outre-Rhin, le spécialiste français des véhicules blindés Nexter réaffirme l’intérêt de son rapprochement avec l’allemand Krauss Maffei Wegmann. La constitution d’une force commerciale unique à l’international serait le premier chantier du nouvel ensemble. Un premier blindé pourrait voir le jour dans l’année qui suivra le rapprochement.

Le rapprochement de Nexter avec Krauss Maffei Wegmann (KMW), annoncé en juillet, peut-il souffrir de la nouvelle volonté allemande de mieux encadrer, voire limiter, les livraisons d’armes par ses champions industriels du secteur de la défense ? La question se pose depuis que le gouvernement d'outre-Rhin a empêché plusieurs contrats d’exportation d’aller à leur terme. Le missilier européen MBDA n’a pu livrer des missiles antichars vers un pays du Golf, Berlin refusant de donner l’autorisation pour la vente des postes de tirs fabriqués en Allemagne. Alors que sa filiale Helicopters pourrait voir son action entravée pour des ventes de machines en Ouzbekistan, le patron du groupe Airbus, Tom Enders, est monté au créneau pour dénoncer "les états d’âmes nationaux" de son pays dans ce domaine.

Le fabricant du char Leclerc espère que le gouvernement allemand trouvera une réponse politique et pragmatique. Les récentes autorisations délivrées à Krauss Maffei Wegmann pour la livraison de matériel militaire roulant au Qatar et le feu vert pour négocier un important contrat en Inde montrent que Berlin sait tenir compte des impératifs de cette industrie qui emploie des milliers de personnes dans le pays et occupe le troisième rang mondial en terme d’exportation d’armes. La direction de Nexter réaffirme le calendrier du rapprochement envisagé. "Nous nous sommes engagés à une période d’exclusivité de neuf mois pour étudier et négocier de façon à conclure l’opération début avril 2015", rappelle Philippe Burtin, le PDG.

Le troisième acteur en Europe

Le nouveau champion européen, baptisé provisoirement Newco, pèserait 1,8 milliard d’euros de chiffre d’affaires et constituerait le troisième acteur présent en Europe derrière les divisions de défense terrestre du britannique BAE (3,6 milliards d’euros) et de l’Américain General Dynamics (6,1 milliards d'euros). Côté français, l’État actionnaire devrait apporter 100% des actions de Nexter Systems détenue à 100% par l’entité publique Giat Industries. La famille Wegmann, propriétaire à 100% de KMW, en ferait autant. En échange, chaque partie disposera ainsi de 50% du capital de la nouvelle entité. "Chaque groupe garde son autonomie industrielle, sa marque, son siège, ses usines...", rappelle Philippe Burtin.

La société holding donnera des objectifs aux sociétés opérationnelles, reportera aux actionnaires, définira les stratégies produits et industrielle et sera en charge du marketing vers l’export. "Les marchés domestiques seront adressés par les équipes en place. A l'exportation, très rapidement après la création de la nouvelle entité, la volonté est de créer une équipe commune pour la commercialisation en amont. L’important c’est d’avoir une seule tête par rapport aux clients et d’éviter les redondances et les répétitions", souligne le dirigeant.

Le pacte d’actionnaires stipule que les deux sociétés s’engagent à conserver leur participation durant cinq ans et que toute décision d’évolution doit être prise d’un commun accord. "S’il y a des discussions pour des cessions d’actifs stratégiques dans le domaine des armes et des munitions en France, l’État français a son mot à dire", précise-t-on du côté Français.

Concernant la gamme des produits, tous les véhicules blindés seront conservés au portefeuille quitte à en faire évoluer certains, comme l’Aravis de Nexter, en véhicule ultra blindé, pour mieux le démarquer du Dingo de KMW. Dans le domaine des chars lourds de bataille, Nexter ne capitule pas malgré le succès commercial du Leopard allemand, toujours en production face à son Leclerc qui ne bénéficie plus que d’un programme de rénovation à mi-vie. Pour une raison bien simple. "Nexter entend conserver sa compétence dans le domaine des chars lourds. Dans les années 2020-2025, il faudra sûrement un nouveau char franco-allemand. Pour cela, il faudra deux clients, les deux pays mais également deux industriels en capacité de faire", pronostique le dirigeant français.

Les deux fabricants veulent matérialiser rapidement leur union et lancer un nouveau véhicule blindé dès leur première année de vie commune. "Dans l’industrie, le vecteur de rapprochement, ce sont les produits. Notre vision, c’est d’avoir des nouveaux produits développés à 50/50 avec KMW", précise Philippe Burtin.
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October 24, 2014 10:10 AM
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Un Gripen "made in Brasil" pour l'Argentine ?

Un Gripen "made in Brasil" pour l'Argentine ? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le Brésil et l'Argentine ont signé un accord bilatéral de coopération dans le domaine aéronautique. L'objectif est de favoriser l'intégration des industries aéronautiques des deux nations. En parallèle, les deux états ont annoncé le lancement de négociations pour l'acquisition de 24 chasseurs Gripen NG conçus par Saab et qui pourraient être produits sous licence au Brésil. Selon le ministre de la défense brésilien, plusieurs possibilités sont envisagées et l'Argentine pourrait être associée au programme Gripen brésilien.

Le Brésil et le groupe suédois Saab sont actuellement en cours de négociation pour l'acquisition de 36 Gripen NG. Les appareils devraient être produits au Brésil. Saab a annoncé cet été que le contrat pourrait être signé avant la fin de l'année 2014. L'issue des négociations dépendra peut être du résultat des élections présidentielles au Brésil. Le second tour de l'élection opposera le 26 octobre la présidente sortante Dilma Rousseff et le candidat de centre-droit Aécio Neves. La livraison des premiers appareils est prévue à l'horizon 2018-2019.
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October 23, 2014 9:00 AM
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Denis Mercier : "Les opérations en Irak vont prendre du temps"

Denis Mercier : "Les opérations en Irak vont prendre du temps" | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La commission de la défense nationale et des forces armées a auditionné le 14 octobre le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, sur le projet de loi de finances pour 2015. L'occasion pour le général de revenir sur l'implication de l'armée de l'Air en Irak et en Afrique.

Les opérations en Irak vont être longues

"Nos avions sont là pour redonner l’avantage aux forces irakiennes et aux forces kurdes. Notre accompagnement permet de leur assurer une liberté d’action. Reste que tout cela va prendre du temps : nous avons pu constater, avec l’avance rapide des forces de Daech, que les troupes irakiennes n’étaient pas très bien formées."

"En Irak, nous menons deux types de missions au sein de la coalition guidée par les Américains. D’une part, nous poursuivons des missions de reconnaissance, (intelligence, surveillance, reconnaissance ou ISR), car les Américains ont d’emblée accepté que nous ayons notre propre appréciation de la situation pour ensuite la partager avec eux. D’autre part, nous effectuons des missions d’appui-feu rapproché – Close Air Support – mais avec la contrainte d’éviter tout dommage collatéral lorsque des troupes de Daech sont détectées. L’information est plus souvent fournie par des Irakiens, qui préviennent ensuite des centres d’opération, lesquels entrent en contact avec le centre de commandement des opérations aériennes basé à Al Udeid au Qatar. Là, des officiers français ayant accès à tous les drones américains s’assurent que les mouvements détectés sont bien hostiles et qu’ils se situent dans un rayon où les dommages collatéraux peuvent être évités. Ces derniers temps, nos appareils ont été engagés, mais n’ont pas tiré car les mouvements avaient lieu dans des zones périurbaines où les risques de dommages collatéraux étaient importants.
Il faut souligner ici que c’est parce que nous exerçons ces missions que les forces de Daech sont privées d’initiative : elles n’ont plus la possibilité de sortir de ces zones où elles se retrouvent coincées. Certes, il y a toujours une satisfaction à tirer sur des pick-up ou des chars, mais notre mission la plus importante est d’assurer jour et nuit cette permanence afin d’empêcher ces forces de se déplacer et de permettre aux Irakiens la liberté d’action sur leur territoire. C’est un effet militaire qui se mesure peut-être moins facilement que d’autres, mais il est réel et nécessite de déployer le nombre d’avions que la coalition a mobilisé."

Deux tankers américains sont placés sous commandement français en Afrique

"Aujourd’hui, en Irak, nos avions se ravitaillent sur des tankers américains, et même récemment sur un tanker australien. En Afrique, les Américains ont placé sous notre contrôle opérationnel direct deux tankers qui décollent de la base de Morón en Espagne."

Problèmes de disponibilité des Caracal dans le Sahel

"S’agissant des moteurs de Caracal, des solutions sont en cours d’examen. J’en ai discuté lors de mon déplacement à N’Djamena. Certains filtres fonctionnent mieux dans certains endroits que dans d’autres. Nous envisageons également d’installer des tapis pour empêcher la poussière de s’infiltrer, là où les hélicoptères sont appelés à se poser le plus souvent, comme à Madama, où la terre est particulièrement corrosive. Il ne faut pas seulement se pencher sur les turbines elles-mêmes, mais faire en sorte que les appareils puissent se poser dans des endroits où ils souffrent moins. Le constructeur est aussi mobilisé. En vérité, nous avons réagi trop tard. Nous avons attendu que je ne sais combien de moteurs soient atteints pour agir, je le déplore. Il arrive parfois que nous n’ayons pas le réflexe, face à un problème, d’investir tout de suite pour générer des gains plus tard. Nous devrons veiller à davantage anticiper."
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October 22, 2014 8:57 AM
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Il y a des failles de détection dans la couverture radar de l'espace aérien français

À bien des égards, l’année 2015 sera un tournant qu’il ne faudra pas manquer pour l’armée de l’Air. Comme l’a souligné son chef d’état-major, le général Denis Mercier, lors d’une audition devant les députés de la Commission « Défense », elle sera « majeure pour la construction de » son « plan stratégique ».

« Modernisation, ressources humaines, organisation : toutes les dimensions sont imbriquées les unes dans les autres. (…) Cette cohérence nous rend forts : la LPM nous assure de continuer à progresser, sous réserve de son plein et entier respect », a-t-il expliqué. Mais cette « optimisation portée par ce plan » est fragile étant donné que « si l’une de ses composantes était mise à mal, les conséquences se feraient ressentir sur toutes les autres ».

Au niveau des équipements, les dossiers prioritaires ne manquent pas. À force d’étaler dans le temps certains programmes, il arrive un moment où l’on se trouve devant des difficultés majeures, si ce n’est une impasse. C’est la raison pour laquelle l’année 2015 sera importante.

Dans le domaine du renseignement, il est prévu de commander un « système de 3 [drones] Reaper supplémentaire » pour compléter celui déjà en service dans la bande sahélo-saharienne. Il devrait même être « être acquis au plus tôt, peut-être en 2015″, a a estimé le général Mercier. Même chose pour les avions légers ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance). Ces derniers, a précisé le CEMAA, « nous permettront de compléter les drones ».

Le général Mercier a en outre affirmé que les Mirage 2000N de l’escadron de chasse 2/4 La Fayette, une unité des Forces aériennes stratégiques (FAS), sont « à bout de souffle ». D’où leur remplacement par des Rafale, qui seront opérationnels en 2018.

Longtemps évoquée mais jamais entrée dans les faits, la modernisation des Mirage 2000D devrait être enfin lancée. « Comme nous avons étalé les commandes du Rafale, nous avons besoin de prolonger les Mirage 2000. Il s’agit d’un simple traitement d’obsolescences pour que nous puissions les utiliser jusqu’en 2025, de manière à maintenir les volumes prévus par le Livre blanc et déclinés dans la LPM [Loi de programmation militaire], a indiqué le CEMAA.

La commande de nouveaux avions ravitailleurs, pour remplacer les C-135 FR est l’une des grandes priorités de l’armée de l’Air. « La commande du premier appareil est attendue d’ici à la fin de l’année et celle des 8 suivants pour 2015. Notre but est d’affermir la commande des trois derniers au plus tôt. L’âge de nos ravitailleurs l’impose », a fait valoir le général Mercier. Même chose pour la poursuite des livraison de l’avion de transport A400M, dont 4 seront livrés l’an prochain.

Mais un autre sujet préoccupe particulièrement le CEMAA : la modernisation, conformément au calendrier prévu, du Système de commandement et de conduite des opérations aérospatiales (SCCOA), au sujet de laquelle il s’est dit « très vigilant ».

Le programme SCCOA, dans son Étape 2 Phase 2, « intègre l’acquisition de radars de nouvelle génération – la couverture aérienne est aujourd’hui affaiblie dans certains endroits –, la commande du troisième centre ACCS (Air Command and Control System), c’est-à-dire la rénovation de notre système de commandement et de conduite des opérations, la rénovation du système de surveillance spatial des satellites en orbite basse (GRAVES), enfin la rénovation de la composante C2 mobile, qui sera l’un des piliers de la Nato Response Force, cette composante de l’OTAN que l’armée de l’air française assurera à partir du 1er janvier 2015″, a expliqué le général Mercier.

Concrétement, il s’agit de renouveller des radars datant des années 1980 et d’améliorer la couverture basse altitude avec l’acquisition de 12 nouveaux radars moyenne / basse altitude à 3 dimensions.

Dans son propos liminaire, le général Mercier a souligné l’urgence de ce programme en évoquant une « couverture aérienne affaiblie dans certains endroits ». Mais en répondant à un député qui l’a interrogé sur ce dossier, il est allé encore plus loin. » Il existe des failles de détection », a-t-il admis. « Nos radars vieillissants nous coûtent cher en MCO. C’est la raison pour laquelle nous avons engagé un programme de rénovation : de nouveaux radars seront mis en place, d’abord à Nice et à Lyon, puis sur d’autres points du territoire », a-t-il ajouté.

Déjà, l’an passé, le CEMAA avait fait part de sa préoccupation à ce sujet. « La loi de programmation 2008-2013 a décalé de plusieurs années la rénovation de nos radars. La 4e étape du programme SCCOA a été scindée en deux phases dans la précédente LPM, avec un décalage de trois ans a minima de la livraison de nouveaux radars de surveillance et de défense aériennes. Nous ne pouvons plus décaler les livraisons de ces radars car les obsolescences profondes du parc actuel, à la disponibilité de plus en plus précaire, aux coûts de maintenance élevés, fragilisent la protection du territoire national », avait-il affirmé, lors d’une audition au Sénat, en novembre dernier.
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October 22, 2014 6:47 AM
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Un MQ-9 Reaper de l'US Air Force s'écrase au Niger

Un MQ-9 Reaper de l'US Air Force s'écrase au Niger | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’information a été rendu publique vingt-quatre heures après l’accident, et confirmé immédiatement par le Department of Defense. Dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 octobre 2014 un drone de reconnaissance de l’US Air Force s’est écrasé à l’atterrissage à Niamey. L’accident n’a fort heureusement fait aucun blessé, mais a cependant occasionné une fermeture partielle de l’aéroport nigérien.

L’appareil en question est un General Atomics MQ-9 Reaper. Depuis le début de l’année 2013 les Américains disposent au Niger de quatre drones de ce type utilisés pour remplir des missions de reconnaissance et de renseignement antiterroriste. Ils assistent notamment les forces françaises engagées dans l’opération Serval en lutte contre les djihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique.

L’état-major américain a indiqué que lors du crash le Reaper incriminé n’était pas armé et revenait d’une mission de renseignement. L’accident s’est produit aux alentours de trois heures du matin (heure locale) et a nécessité la fermeture de l’aéroport internationale Diori Hamadi toute la matinée de lundi.
Un avion de ligne Boeing 737 transportant des pèlerins musulmans de retour de La Mecque a du être dérouté vers l’aéroport internationale de Ouagadougou au Burkina-Faso. Ces passagers ont ensuite été ramené à Niamey par la route.

Le trafic aérien a repris à Niamey en début d’après-midi, une fois l’ensemble des éléments du drone récupérés par les militaires américains. Une centaine d’entre eux stationnent sur place.
Le Pentagone n’a pas indiqué de date pour la reprise des vols de reconnaissance, ni sur un éventuel remplacement du MQ-9 détruit.
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