DEFENSE NEWS
7.1M views | +1.3K today
DEFENSE NEWS
Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
Curated by Romain
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Romain
September 14, 2018 1:27 AM
Scoop.it!

Le contrat Rafale en Inde est-il menacé ?

Le contrat Rafale en Inde est-il menacé ? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le parti du Congrès, principal parti d’opposition en Inde, attaque durement les conditions du contrat pour 36 Rafale signé par Delhi en 2016. Le camp français évoque une polémique liée au contexte électoral. Et affirme toujours croire à un contrat de 114 avions supplémentaires.

"L’affaire Rafale". C’est devenu l’obsession de Rahul Gandhi, leader du parti du Congrès, à l’approche des élections de mai 2019. Depuis novembre 2017, le dirigeant du principal parti d’opposition indien a fait du contrat pour 36 Rafale, signé par Delhi en septembre 2016, l’aiguillon de son offensive contre le premier ministre, le nationaliste hindou Narendra Modi. Gandhi évoque carrément une "escroquerie", accusant le gouvernement d’avoir favorisé un industriel proche du pouvoir, le patron du conglomérat Reliance, Anil Ambani. Ce groupe, jusqu’alors absent du secteur de la défense, avait été choisi par Dassault comme partenaire local pour remporter le contrat. "Un capitalisme de copinage", selon Rahul Gandhi, qui a multiplié ces dernières semaines les manifestations contre le contrat Rafale.

L’accord pour 36 appareils pourrait-il être menacé ? Peu probable. Certes, un certain malaise est palpable. La visite à Paris de la ministre de la Défense indienne Nirmala Sitharaman, prévue ces prochains jours, a été reportée sine die, signe de la gêne persistante autour du sujet. Le passage du détachement Pégase de l’armée de l’air française en Inde (3 Rafale, un A400M, un C-135 et 130 aviateurs) début septembre a été accueilli avec un certain embarras par les responsables indiens. Un vol en Rafale de l’ambassadeur français a été annulé, de même que le survol du Taj Mahal par un A400M et le vol d’aviateurs indiens en place arrière sur les Rafale français.
Contexte pré-électoral

Pour autant, une dénonciation du contrat apparaît très improbable. L’armée de l’air indienne s’est même livrée à une défense en règle du contrat le 12 septembre. Dans un document dévoilé par le site indien LiveFist, elle assure que "l’Inde a obtenu le Rafale au meilleur prix" et "avec les meilleurs armements du marché". Le patron de l’armée de l’air indienne B.S. Dhanoa a même assuré que les "chasseurs high-tech Rafale" étaient plus que jamais nécessaires pour faire face aux menaces pakistanaise et chinoise. Delhi attend ses appareils à partir de septembre 2019, avec des livraisons qui s’échelonneront jusqu’à
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 2:14 AM
Scoop.it!

VIDEO - Vostok-2018: le décollage impressionnant de deux bombardiers Tu-95MS

VIDEO - Vostok-2018: le décollage impressionnant de deux bombardiers Tu-95MS | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le ministère russe de la Défense a publié les images de deux bombardiers stratégiques russes Tu-95MS qui ont effectué mercredi un vol de routine au-dessus des eaux internationales de l'océan Arctique dans le cadre des manœuvres militaires Vostok-2018.

Au cours des exercices militaires Vostok-2018, deux bombardiers stratégiques russes Tu-95MS ont survolé mercredi les eaux internationales de l'océan Arctique ainsi que des mers de Barents, des Tchouktches et de Sibérie orientale, a annoncé le ministère russe de la Défense qui a publié la vidéo du décollage des avions et des chasseurs Su-35S qui les ont accompagnés.

Plus tôt dans la journée, le ministère a indiqué que des bombardiers stratégiques russes Tu-95MS avaient effectué ce mercredi des tirs de missiles air-sol à une altitude de 5.000 mètres. Toutes les cibles, situées sur le territoire du terrain militaire Telemba dans la République russe de Bouriatie, avaient été détruites.

Plus vastes manœuvres militaires depuis 40 ans, Vostok-2018 a débuté le 11 septembre en Extrême-Orient. Ce déploiement massif auquel participent les armées chinoise et mongole se prolongera jusqu'au 17 septembre, sous la direction du ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou. Y prennent part 300.000 militaires, 36.000 véhicules blindés, 80 bâtiments et plus d'un millier d'avions et de drones.
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 2:07 AM
Scoop.it!

Les chasseurs d'ouragans Lockheed-Martin WC-130J en alerte maximale

Les chasseurs d'ouragans Lockheed-Martin WC-130J en alerte maximale | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Il s’appelle Florence et s’annonce comme un des plus violents ouragans qu’ait connu la côte Atlantique des États-Unis depuis les vingt dernières années. Afin de mieux pouvoir anticiper ses évolutions et comprendre comment le gérer les autorités américaines s’appuient depuis quelques jours sur les avions de reconnaissance météorologique Lockheed-Martin WC-130J Weatherbird du 53rd Weather Reconnaissance Squadron. Sis à Keesler AFB dans le sud du Mississippi cette unité a pour l’occasion déployé cinq avions au plus près de ce monstre naturel. Dans le même temps civils et militaires évacuent une partie de la côte est.

Bien évidemment ces cinq Lockheed-Martin WC-130J Weatherbird n’opèrent pas au même moment au même endroit de l’Atlantique nord mais ils peuvent dans un espace temporel donné récupérer un maximum de données météorologiques et climatiques et les transmettre en temps réel aux équipes de scientifiques autant qu’aux autorités civiles et militaires. Et ainsi ils permettent de réagir dans l’instantanéité immédiate de l’ouragan.

Pour mémoire ce type d’aéronef est directement dérivé de l’avion-cargo Lockheed-Martin C-130J Super Hercules mais n’a absolument aucune fonction logistique. Il s’agit bel et bien d’un strict avion de reconnaissance. Pour autant ses missions sont beaucoup plus à rapprocher de ce que l’on appelle en France le service publique que des opérations de combat. Ayant une autonomie sur zone de patrouille d’environ six à dix heures selon la distance depuis sa base de rattachement le WC-130J Weatherbird est actuellement le seul avion dans l’arsenal américain spécialement étudié pour voler dans les violentes rafales de vent et sous la foudre des ouragans. Il permet le prélèvement et l’analyse d’échantillons atmosphériques afin de pouvoir mieux comprendre ces phénomènes naturels toujours aussi dévastateurs aux États-Unis et ailleurs dans le monde. Cependant ils ne volent pas que dans l’Atlantique nord, mais parfois aussi dans le Pacifique lors d’épisodes cycloniques.
Les équipages de WC-130J sont aussi souvent engagés pour étudier les tornades qui frappent chaque année le middle-west.

Contrairement à l’imagerie populaire ces avions n’ont pas réellement pour mission de plonger dans l’œil du cyclone mais plutôt d’étudier sa périphérie bien plus dangereuse. Depuis ce dimanche 9 septembre 2018 les WC-130J Weatherbird du 53rd WRS volent 24 heures sur 24, donc de jour comme de nuit.
Ils devraient opérer ainsi au moins jusqu’à la fin du weekend à venir.

Photo © US Air Force
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 2:06 AM
Scoop.it!

Kalachnikov met au point un drone capable de se poser sur l'eau

Kalachnikov met au point un drone capable de se poser sur l'eau | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Un drone capable de se poser sur l'eau, très utile pour surveiller les terrains marécageux de Sibérie centrale, vient d'être créé par le groupe russe Kalachnikov.

Le groupe russe Kalachnikov a mis au point un drone capable de se poser sur l'eau, annonce le service de presse du groupe.

Selon ce dernier, le drone ZALA 421-10, au poids réduit, est capable de voler par tout temps et reste très stable en vol, résistant aux fortes rafales de vent.

«La capacité du drone à se poser sur une surface aquatique rend possible son utilisation dans des régions marécageuses, ainsi que là où il y a des grandes surfaces d'eau, par exemple en Sibérie centrale, pour surveiller notamment l'état de gazoducs», indique le service de presse.

Le drone, capable de voler pendant plus de deux heures, est équipé d'une caméra de 24 mégapixels et d'une caméra vidéo HD, ce qui lui permet d'enregistrer des images très précises.

Auparavant, il a été annoncé que la Russie s'apprêtait à mettre au point un drone amphibie, disponible pour être commandé en cas de besoin par les forces de l'ordre
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 2:03 AM
Scoop.it!

Ocea va construire deux vedettes pour la Douane aux Antilles

Ocea va construire deux vedettes pour la Douane aux Antilles | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C’est un très beau succès pour le constructeur français vendéen, qui n’avait pas travaillé avec les services de sécurité maritime français depuis une quinzaine d’années. Mer et Marine a appris qu’Ocea est sorti vainqueur de l’appel d’offres portant sur la réalisation de deux nouvelles vedettes garde-côtes destinées à la Douane. Des bateaux qui seront basés aux Antilles.

Les caractéristiques techniques

Ces VGC, intégralement réalisées en aluminium, mesureront 31.2 mètres de long pour 7.
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 1:41 AM
Scoop.it!

Japan Successfully Shoots Down Ballistic Missile in Test

Japan Successfully Shoots Down Ballistic Missile in Test | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Japan and the United States have successfully tested the Aegis ballistic missile defense system on Tuesday.

The Japan Maritime Self-Defense Force (JMSDF) and the United States Missile Defense Agency (MDA), in cooperation with the U.S. Navy, have successfully conducted a test of the Aegis Baseline 9/BMD 5.0 combat system aboard a Japanese warship off the coast of Kauai in Hawaii on September 11.

The test involved the shooting down of a mock ballistic missile target outside the earth’s atmosphere, fired from the Pacific Missile Range Facility, at Barking Sands, Kauai, Hawaii, with a upgraded SM-3 Block IB interceptor missile launched from the JS Atago, the lead ship of the Japan Maritime Self Defense Force’s (JMSDF) Atago-class, according to a MDA press release:

At approximately 10:37pm HST on September 11, 2018 a simple separating, ballistic missile target was launched from the Pacific Missile Range Facility at Barking Sands, Kauai, Hawaii. JS ATAGO crew members detected and tracked the target. The Aegis Weapon System then developed a fire control solution and a Standard Missile -3 Block IB Threat Upgrade (SM-3 Blk IB TU) missile was launched. The SM-3 successfully intercepted the target above the Pacific Ocean.

MDA hailed the test as a significant milestone in the growing cooperation between Japan and the United States in the area of missile defense. “This successful test is a major milestone verifying the capabilities of an upgraded Aegis BMD configuration for Japan’s destroyers,” said MDA Director Lieutenant General Sam Greaves yesterday. “This success provides confidence in the future capability for Japan to defeat the developing threats in the region.”

A joint U.S.-Japan program is currently underway to upgrade the JMSDF’s two Atago-class guided missile destroyers with the Aegis Baseline 9/BMD 5.0 (J6) combat system specifically designed for sea-based ballistic missile defense (BMD). The SM-3 Block IB interceptor is an upgraded variant of the SM-3 fitted with an enhanced two-color infrared seeker and features an upgraded steering and propulsion capability. The supersonic missile is designed to destroy incoming short- to intermediate-range ballistic missile targets in midcourse.

Two improved Atago-class guided missile destroyers currently on order for the JMSDF will feature the latest Aegis BMD variant, the Aegis Baseline J7 combat system, which is the Japanese equivalent to the U.S. Navy’s Baseline 9/BMD 5.1. The improved Atago-class will be armed with the SM-3 Block IIA missile, the most advanced version of the SM-3 “hit-to-kill” interceptor, which has been under joint development by U.S. defense contractor Raytheon and Japan’s Mitsubishi Heavy Industries since 2006.

The SM-3 Block IIA missile is slated for operational deployment this year. The United States and Japan last successfully tested the Aegis Baseline 9/5.1 BMD combat system with a SM-3 Block IIA missile in February 2017. Two other tests of the missile in June 2017 and January 2018 failed.

The JMSDF currently fields six Aegis-equipped guided missile destroyers.
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 1:40 AM
Scoop.it!

L'Allemagne envisagerait d'accélérer le remplacement de ses chasseurs-bombardiers Tornado

L'Allemagne envisagerait d'accélérer le remplacement de ses chasseurs-bombardiers Tornado | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Depuis avril, le ministère allemand de la Défense a toutes les informations nécessaires pour choisir le type d’appareil qui remplacera les chasseurs-bombardiers Panavia Tornado de la Luftwaffe, lesquels, et c’est un détail important, sont en mesure d’emporter des bombes nucléaires tactiques B-61 mises à la disposition de l’Otan par les États-Unis.

Quatre avions sont en compétition : le F-35A de Lockheed-Martin, le F-15SE et le F/A-18 Super Hornet de Boeing ainsi que le Typhoon, du consortium européen Eurofighter (BAE Systems, Airbus, Leonardo).

Le choix qui sera fait par Berlin sera crucial pour l’industrie européenne de l’aéronautique, sachant que l’Allemagne est désormais partenaire de la France pour mettre au point le Système de combat aérien futur (SCAF). »

Aussi, plusieurs responsables politiques allemands, dont la ministre de la Défense, Ursula von der Leyen, ont affiché leur préférence pour acquérir davantage d’Eurofighter Typhoon car, avait expliqué Dirk Hoke, le Pdg d’Airbus Defence & Space, en novembre 2017, cela « permettrait de maintenir une solution européenne, d’éviter d’acheter le F-35 […] dont les Européens n’auront jamais la maîtrise ».

Quant à la Luftwaffe, elle pencherait pour le F-35A… Ce qui a d’ailleurs valu, dit-on, une retraite anticipée au général Karl Müllner, qui était son chef d’état-major jusqu’en mars dernier, en raison de ses prises de position en faveur de l’avion proposé par Lockheed-Martin.

Ce remplacement des Tornado a des implications militaires, bien sûr, mais aussi politiques et diplomatiques. Et la question porte essentiellement sur la capacité nucléaire que devront avoir leurs successeurs, étant donné que, visiblement, Berlin n’entend pas y renoncer, même si les récentes turbulences traversées par les relations avec Washington ont donné lieu à un débat sur ce sujet.

« L’Otan reste indispensable pour la défense collective et la sécurité de l’Europe. Cela ne va pas changer même si le gouvernement américain actuel veille plus jalousement sur les intérêts de son pays et que la Maison Blanche communique sur un ton plus acerbe et plus cavalier », a encore récemment répété Mme von der Leyen, en faisant une allusion aux tensions commerciales entre les États-Unis et l’Allemagne.

Une autre donnée du problème est le coût de plus en plus important qu’il faudra assumer pour maintenir en état de vol les Tornado de la Luftwaffe, cette dernière devant être la dernière force aérienne européenne à les utiliser étant donné que la Royal Air Force et l’Aeronautica Militare italienne retirent progressivement les leurs du service au gré des livraisons de F-35.

D’où d’ailleurs, selon l’agence Reuters, le projet de Berlin de hâter le remplacement des Tornado, c’est à dire qu’il serait question de boucler ce dossier avant 2025. Début août, le ministère allemand de la Défense a demandé à Boeing, à Lockheed-Martin et au consortium Eurofighter s’ils seraient en mesure d’accélérer les livraisons des avions susceptibles de leur être commandés.

Toujours d’après Reuters, qui cite deux sources, Berlin aurait également demandé à Washington des informations sur la possibilité de louer des avions F-15SE.

En tout cas, une accélération du remplacement des Tornado de la Luftwaffe ne plaide pas forcément en faveur de l’Eurofighter Typhoon, les autorités américaines ayant fait savoir qu’il faudrait entre cinq et dix ans pour certifier cet appareil pour des missions nucléaires, la priorité étant donnée, à Washington, au F-35.

En revanche, cette question ne se poserait pas pour le F/A-18 Hornet et le F-15SE puisque ces deux avions sont supposés avoir déjà la capacité d’emporter les bombes tactiques B-61.

Parmi les options avancées, l’une évoque l’achat de 40 à 45 F-35A. Cette dernière aurait l’avantage de permettre à la Luftwaffe de mettre en oeuvre une flotte mixte d’avions de combat tout en s’épargnant des délais trop importants pour obtenir la certification nucléaire des Typhoon. Cela vaudrait aussi pour le F/A-18 et le F-15…
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 1:36 AM
Scoop.it!

Bye bye Lynx: le S-GTIA a quitté la Lituanie et ne reviendra dans les pays baltes qu'en 2019

Bye bye Lynx: le S-GTIA a quitté la Lituanie et ne reviendra dans les pays baltes qu'en 2019 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le dernier des cinq trains ramenant en France les équipements du S-GTIA Lynx déployé en Lituanie en 2018 (et en Estonie en 2017) a quitté la Lituanie le 29 août (photos ECPAD).

La cérémonie de fin de mandat avait eu lieu le 7 août (voir ci-dessous):
L'ensemble des chars Leclerc (4), des VBCI (13), des VAB, PVP, dépanneurs et autres véhicules a donc regagné la France après avoir été déployé en Lituanie dans le cadre de la posture de présence avancée renforcée de l'Otan. La décision française de contribuer à cet effort avait été prise en juillet 2016, lors du sommet de Varsovie.

300 soldats français composaient ce S-GTIA Lynx IV intégré à un bataillon sous commandement allemand et stationné pendant 8 mois à Rukla; ils seront remplacés par des Belges.

Les soldats français du 16e bataillon de chasseurs, du 501e RCC et du 40e RA ont pris part, selon l'EMA, à 7 exercices internationaux, le dernier étant Pabradé en juin et juillet.

Lynx, le retour. Des militaires français seront de nouveau déployés en Estonie à compter d'avril 2019 et pour un mandat de 8 mois environ (deux séjours de quatre mois). Le S-GTIA réintégrera le bataillon Otan sous commandement britannique.
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 1:35 AM
Scoop.it!

La Russie pourra-t-elle faire face aux Tomahawk américains en Méditerranée?

La Russie pourra-t-elle faire face aux Tomahawk américains en Méditerranée? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les médias américains, se référant à des sources de Washington, affirment que le président américain Donald Trump étudie l'éventualité d'un bombardement contre les forces russes et iraniennes en Syrie si le président syrien Bachar al-Assad utilisait l'arme chimique dans la province d'Idleb.

La principale force de frappe des Américains dans la région est constituée des missiles de croisière Tomahawk mer-sol, qui ont déjà servi dans l'attaque contre l'aérodrome d'al-Chaayrate en avril 2017 et contre d'autres sites syriens en avril 2018. Le résultat laissait à désirer, mais le locataire de la Maison blanche a ensuite déclaré à plusieurs reprises que la nouvelle attaque serait «bien plus sérieuse». Et que les militaires syriens pourraient ne pas être la seule cible. Le contingent russe en Méditerranée serait-il en mesure de contrer une attaque massive de Tomahawk?

Tu ne passeras pas
Du point de vue de la couverture aérienne, la situation des militaires russes en Syrie est plutôt bonne. Un réseau complexe de défense antiaérienne a été déployé à la base aérienne de Hmeimim à Lattaquié. La périphérie lointaine est protégée par les S-400. Le deuxième échelon est constitué par les systèmes navals S-300 Fort installés sur les croiseurs lance-missiles Maréchal Oustinov et Variag, qui se remplacent par rotation pour patrouiller dans l'est de la Méditerranée, ainsi que par les missiles sol-air Bouk-M2E. En troisième ligne sont placés des systèmes antiaériens syriens S-125 Petchora-2M, et enfin, en quatrième ligne, des canons antiaériens russes Pantsir-S1 protégeant l'aérodrome et les positions des S-400. De plus, à tout moment, les équipages en état d'alerte des chasseurs Su-30SM et Su-35 sont prêts à se joindre à la défense contre une attaque aérienne. Tout cet armement tisse une «toile» et fonctionne en coordination. En cas de menace, toute la défense aérienne serait au branle-bas de combat — des S-400 aux unités dotées de lance-roquettes sol-air portatifs.

De plus, les militaires russes organisent régulièrement des exercices pour renforcer l'interaction entre les unités en mer, au sol et dans les airs. Ainsi, fin août, la flottille de la mer Caspienne, en liaison tactique avec l'aviation et la défense antiaérienne côtière, a travaillé la manœuvre surnommée «Le Mur» visant à contrer une attaque massive de missiles de croisière.

«La structure particulière des navires, des avions de reconnaissance et de chasse en liaison avec le radar côtier transhorizon Podsolnoukh et les systèmes antiaériens Bouk-M3 a permis d'accroître significativement la distance de détection de cibles volant à basse altitude. Notamment des missiles de croisière», a déclaré aux journalistes Vadim Astafiev, porte-parole du District militaire Sud.
Selon l'expert Vladimir Korovine, du Centre d'études militaro-politiques auprès de l'Institut des relations internationales de Moscou (MGIMO), dans le cadre de cette tactique les navires de guerre, l'aviation et la défense antiaérienne côtière agissent dans le même champ informationnel — ils échangent les données et se transmettent la désignation d'objectif.

«Il faut savoir que l'éventuel ennemi sait parfaitement combien nous avons de systèmes antiaériens sur cet axe, et a depuis longtemps tracé sur la carte le rayon de leur portée. Dans notre réalité actuelle, la destruction garantie d'un missile de croisière nécessite au moins deux antimissiles. Le nombre de munitions du camp qui se défend doit être au moins deux fois plus important que le nombre de missiles de croisière de l'attaquant», explique Vladimir Korovine.

Une question d'efficacité

D'après l'expert, la coopération étroite des forces de la marine, de l'armée de l'air et de l'armée de terre réglera ce problème, du moins partiellement. En ajoutant aux systèmes antiaériens des missiles air-air de l'aviation tactique, l'artillerie antiaérienne à grande cadence de tir de la marine, les systèmes antiaériens et les dispositifs de guerre électronique des unités côtières, alors la domination numérique des moyens offensifs de l'ennemi éventuel disparaît.

«Quand tous les moyens de défense antiaérienne se trouvent dans la même formation et travaillent de manière coordonnée dans l'espace et dans le temps, un tel «mur» est très efficace. Les derniers exercices ont prouvé que nous pouvions efficacement faire face aux menaces dans les grands bassins. A mon avis, on assiste à une situation de duel en Syrie. Aucune partie ne possède l'avantage sur l'autre. Nous ne sommes pas en Irak en 1991 ni en Yougoslavie en 1999. L'ennemi éventuel ne dispose pas de supériorité décisive. C'est la seule chose qui les retient», souligne Vladimir Korovine.
L'expert rappelle que la coalition menée par les USA a tiré 105 missiles de croisière contre la Syrie en avril 2018. Selon le ministère russe de la Défense, la défense antiaérienne a intercepté 71 Tomahawk. Bien évidemment, les Américains ont déclaré que tous leurs missiles avaient atteint leur cible. Cependant, aucun média n'a découvert de résultat d'impact — que ce soit russes, syriens ou occidentaux.

Sous nos yeux se prépare un duel, poursuit Vladimir Korovine. Les deux camps ignorent quoi faire. Si les Américains attaquaient, les Russes et les Syriens abattraient tous leurs missiles ou la majeure partie d'entre eux, et ce serait un échec total pour les USA. Dans ce cas, des acheteurs de tout le Moyen-Orient se tourneraient vers la Russie pour acheter ses systèmes antiaériens. Mais si l'ABM syrien et russe ne remplissait pas sa mission, il faudrait s'attendre à la situation inverse.»

Auparavant, le ministère russe de la Défense avait réagi aux déplacements de la marine et de l'aviation américaine en pointant l'intention de Washington de profiter de la mise en scène d'une attaque chimique par les terroristes. Selon le ministère, cette provocation est préparée actuellement avec la participation active des services secrets britanniques. Les militaires russes connaissent même l'endroit précis où il est prévu d'organiser ce spectacle: une frappe avec des munitions chimiques devrait être prochainement lancée contre la commune de Kafr Zita dans la province syrienne d'Idleb, où sont arrivés des spécialistes étrangers anglophones.
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 1:33 AM
Scoop.it!

Airbus/Leonardo : vers une nouvelle très belle commande de NH90 (Espagne)

Airbus/Leonardo : vers une nouvelle très belle commande de NH90 (Espagne) | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L'Espagne a décidé, lors d'un conseil des ministres vendredi dernier, de consacrer une enveloppe budgétaire de 1,5 milliard d'euros à l'achat de 23 nouveaux NH90.

2018 marque vraiment le retour du NH90 sur le plan commercial. Après le Qatar (28 NH90), l'Espagne pourrait commander d'ici à la fin de l'année 23 NH90, dont sept pour la marine. Pour Airbus Helicopters (62,5% du consortium NHIndustries) et ses partenaires Leonardo (32%), et le néerlandais Fokker (5,5%), c'est une très bonne nouvelle. Car il y avait des années que le NH90 n'avait pas été exporté : la Nouvelle-Zélande en 2007 et la Belgique en 2008) avaient été les derniers pays à s'offrir des appareils de ce type. En 2018, coup sur coup, NHI pourrait obtenir deux contrats majeurs.

L'Espagne a décidé, lors d'un conseil des ministres vendredi dernier, de consacrer une enveloppe budgétaire de 1,5 milliard d'euros à l'achat de 23 nouveaux NH90 (10 pour l'armée de Terre, six pour l'armée de l'Air et sept pour la Marine). Le ministère de la Défense espagnol avait déjà commandé 22 NH90 dans sa version terrestre (TTH). Les appareils de l'armée de Terre et de l'Air vont remplacer des Super Puma (AS332) tandis que ceux de la marine vont succéder aux très vieux Sikorsky S-60 et très probablement l'Agusta Bell AB-212 pour des missions de transport tactique. L'Espagne a également décidé de moderniser l'hélicoptère lourd américain CH-47D Chinook.

Fin août, plus de 350 hélicoptères ont été livrés dans différentes versions (NFH et TTH) à 20 clients dans 13 pays. Ces appareils ont effectué près de 180.000 heures de vol. Au total, 543 NH90 ont été commandés par les clients dans le monde entier.
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 1:27 AM
Scoop.it!

Le Japon compte renforcer sa flotte d'E-2 Hawkeye

Le Japon compte renforcer sa flotte d'E-2 Hawkeye | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Voilà un signal fort envoyé aux forces aériennes qui envisagent actuellement d’envoyer leurs avions-espions face aux chasseurs de la Kōkū Jieitai. Le gouvernement américain vient d’autoriser le Japon a acquérir un nouveau lot de neuf Northrop-Grumman E-2D Advanced Hawkeye pour un montant avoisinant les 2.7 milliards d’euros. Des avions qui viendraient ainsi s’ajouter aux quatre récemment commandés mais également aux autres avions de guet aérien déjà en service dans l’archipel. Ainsi dans quelques années le Japon pourrait bien être un des pays disposant du plus vaste maillage de contrôle radar aéroporté au monde.

Il faut dire qu’entre les avions militaires chinois et ceux volant pour la compte de la Russie qui croisent souvent très (trop?) près de l’espace aérien et/ou maritime nippon les dix-sept actuels avions-radars de la JASDF ont de quoi faire. Ces quatre Boeing E-767A et treize Grumman E-2C Hawkeye sont perpétuellement en mission, de jour comme de nuit. À tel point même que les structures vieillissent plus vite que prévu dans ce pays où en plus elles sont régulièrement exposées aux caprices de la nature comme les embruns omniprésents sur les bases de l’archipel.

Ce sont donc au total treize et non plus quatre AWACS du type E-2D Advanced Hawkeye, la version la plus évoluée du célèbre bimoteur à turbopropulseurs qui devraient entrer en service sous la célèbre cocarde intégralement rouge et encore très souvent surnommée la meatball. Par rapport à ses prédécesseurs ce E-2D dispose d’un nouveau radar AN/APY-9 pouvant «voir» à plus de 500 kilomètres aussi bien en mode air-air qu’air-surface mais également une avionique de bord largement rajeunie, notamment dans le poste de pilotage.
Le radar AN/APY-9 a été optimisé pour détecter plus facilement les avions furtifs de nouvelle génération comme les Chengdu J-20 chinois ou les Sukhoi Su-57 russes.

Avec ces treize avions presque déjà vendus à la Kōkū Jieitai Northrop-Grumman frappe fort sur un marché des avions de guet aérien radar en pleine expansion. Mais surtout c’est à un pays asiatique qu’il revient d’être le premier client export de cet avion que son constructeur cherche depuis plusieurs mois à vendre aux marins indiens qui recherchent un avion capable de succéder aux hélicoptères Kamov Ka-31 de facture russe actuellement en dotation et qui ne donnent pas entière satisfaction. L’Indian Navy représente un marché potentiel de six à huit avions.

Photo © Northrop-Grumman.
No comment yet.
Scooped by Romain
September 12, 2018 8:35 AM
Scoop.it!

Poutine propose un traité de paix avec le Japon cette année et "sans condition"

Poutine propose un traité de paix avec le Japon cette année et "sans condition" | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Vladimir Poutine a créé la surprise mercredi en proposant au Japon de tourner la page de la Seconde guerre mondiale avec la signature historique d'ici à la fin de l'année et "sans condition préalable" d'un traité de paix, entravée jusqu'alors par la dispute territoriale sur les îles Kouriles.

Le président russe a fait cette proposition, accueillie plutôt froidement à Tokyo, sur la scène d'un forum économique à Vladivostok, dans l'Extrême orient russe, où le Premier ministre Shinzo Abe venait de lancer un appel en faveur de la signature d'un tel traité, sujet majeur de discussions ces dernières années entre Moscou et Tokyo.

Vladimir Poutine, qui s'était montré jusqu'alors très prudent sur ce sujet qui empoisonne des relations par ailleurs en plein développement, a expliqué que "l'idée lui (était) venue à l'esprit".

"Cela fait 70 ans que nous cherchons à régler nos différends. Cela fait 70 ans que nous menons des négociations ( ?). Shinzo a dit +Changeons d'approche !+. Et en effet: allons-y ! Signons un traité de paix, pas maintenant mais d'ici la fin de l'année. Sans condition préalable", a déclaré Vladimir Poutine, accueilli par des applaudissements dans le public constitué en grande partie d'hommes d'affaires asiatiques et notamment japonais.

"Et ensuite, sur la base de cet accord de paix, comme des amis, nous continuerons à résoudre tous les sujets de discorde. Il me semble que cela rendrait plus simple de résoudre tous les problèmes que nous ne pouvons régler depuis 70 ans", a-t-il avancé.

Cette déclaration tranche avec les propos tenus jusqu'alors par le président russe à ce sujet lors de ces fréquentes rencontres avec Shinzo Abe ces dernières années. Il avait déclaré encore lundi qu'il serait "naïf de penser qu'on peut résoudre en une heure" le différend entre les deux pays, se disant simplement "prêt à chercher des solutions qui conviendraient à la fois à la Russie et au Japon".

Le porte-parole du gouvernement japonais Yoshihide Suga a réagi assez froidement à la proposition de Vladimir Poutine, refusant de "commenter ses intentions" et rappelant "le principe simple" selon lequel Tokyo ne signera un traité qu'"après le règlement du problème de l'attribution" des îles disputées.
"Devoir envers les générations futures"

Le différend porte sur quatre îles de l'archipel des Kouriles occupées à la fin de la Seconde Guerre mondiale par l'Union soviétique. Le Japon revendique ces îles. Ce problème a empêché jusqu'à présent les deux pays de signer un traité de paix.

Les négociations concernant ces quatre îles volcaniques, appelées Territoires du Nord par le Japon, n'ont pas connu d'avancée majeure ces dernières années malgré les appels répétés de Shinzo Abe.

Lors de son discours devant le forum de Vladivostok, avant la proposition de Vladimir Poutine, le chef du gouvernement japonais avait prononcé un long plaidoyer pour la résolution de cette question.

"Les relations entre la Russie et le Japon avancent à un rythme jamais vu (...) Il ne reste qu'un obstacle qui les empêche de prospérer complètement (...) et ce n'est rien d'autre que le fait que nos deux pays doivent encore conclure un traité de paix", avait-il expliqué.

"Si nous ne le faisons pas maintenant, alors quand ? et si nous ne le faisons pas, alors qui va le faire ?" avait-il demandé. "Nous sommes tous les deux (avec Vladimir Poutine, ndlr) conscients que cela ne sera pas facile. Cependant, nous avons un devoir envers les générations futures".

Il a estimé que les îles pouvaient servir de "hub logistique", devenant un "symbole de coopération" et faisant de la mer du Japon "une autoroute transportant des marchandises dans les deux sens".

Jusqu'à présent, les deux pays ont réalisé des progrès à petits pas, s'engageant à faciliter la visite d'anciens résidents sur ces îles pour se recueillir sur les tombes de leurs ancêtres et lançant des projets économiques communs.

Lundi, Vladimir Poutine et Shinzo Abe ont annoncé la visite en octobre en Russie du chef d'état major du Japon, Katsutoshi Kawano et d'une délégation d'hommes d'affaires japonais sur les îles disputées.
No comment yet.
Scooped by Romain
September 12, 2018 2:07 AM
Scoop.it!

Face à l'ourgan Florence, l'armée américaine se mobilise

Face à l'ourgan Florence, l'armée américaine se mobilise | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les autorités de la Caroline du Sud ont émis lundi un ordre d'évacuation concernant environ un million de personnes en prévision de l'ouragan Florence, qui est passé en catégorie 4, soit la deuxième plus forte sur l'échelle de Saffir-Simpson. L'ouragan devrait atteindre les terres aux alentours de jeudi matin.

Face aux risques, l'armée américaine, tant l'active que les unités de la Garde nationale, se mobilise.

hurricane-prep-guard-1800.jpg

Des unités ont été prépositionnées pour venir à l'aide des populations qui seront impactées par l'ouragan. C'est le cas, par exemple, de la 118e compagnie de soutien de la Garde nationale de Caroline du Sud qui a fait le plein de ses citernes (voir la photo ci-dessus. Crédit: South Carolina NG). Dans cet état, 750 soldats sont en alerte pour intervenir. En Caroline du Nord, 200 Gardes nationaux ont aussi été rappelés.

D'autres soldats vont rejoindre la Virginie, état aussi menacé. 1500 sont en phase de rappel et 6000 autres pourraient être mobilisés.

180910-N-VC599-007.jpg

Par ailleurs, l'USAF et la Navy ont entrepris de mettre à l'abri leurs aéronefs et leurs navires. La marine a émis un "code alpha" et donner l'ordre à une trentaine de ses bâtiments de quitter Norfolk et la base navale de Little Creek et de se positionner dans l'Atlantique pour éviter d'être pris dans l'ouragan. Le cliché ci-dessus montre le destroyer USS James E. Williams (DDG 95) quittant la Naval Station Norfolk (photo US Navy).

Toutes les installations terrestres du secteur de Hampton Roads ont été placées en alerte à 48 heures dans le cadre du "Tropical Cyclone Condition of Readiness Three (III)". Cette échelle va de IV (72 heures) à I (12 heures).

L'USAF, pour sa part, a décidé de déplacer certains de ses avions basés dans des zones exposées. En Virginia, les F-22 Raptor et les T-38 Talon de la base aérienne de Langley-Eustis ont rejoint Rickenbacker Air National Guard Base, dans l'Ohio.

La garnison de Camp Lejeune se prépare aussi à subir les effets dévastateurs de l'ouragan et va être évacuée. Cinq autres camps vont aussi être évacués alors que la décision est en attente pour:
•Shaw Air Force Base,
•Fort Jackson,
•Marine Corps Air Station Cherry Point,
•Fort Bragg,
•Joint Expeditionary Base Fort Story.
No comment yet.
Scooped by Romain
September 14, 2018 1:26 AM
Scoop.it!

Le F-35 face à un nouveau problème logiciel

Le F-35 face à un nouveau problème logiciel | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Un mémorandum du secrétaire de la défense américain, en date du 24 août 2018, fait part de l'impossibilité du F-35 d'entamer la phase dite d'essais en combat ou Initial Operational Test and Evaluation (IOT&E), qui précède celle du taux plein de production. Ces essais, qui auraient débuter le 15 septembre, subiront un retard de deux mois à minima.

Robert Behler, directeur en charge de l'IOT&E, a fait le choix de reporter l'ensemble des essais, lesquels ne pourront débuter avant que la suite logicielle et l'ALIS (Autonomic Logistics Information System) ne soient mis à jour. Ces deux mois devraient permettre la livraison des nouvelles versions logicielles.

Celles-ci devraient permettre à l'appareil de réaliser plusieurs missions de combat parmi lesquelles figurent notamment l'interdiction aérienne et la guerre électronique.
L'ALIS doit permettre des fonctions de diagnostic de pannes, d'approvisionnement en pièces détachées et de guidage du personnel au sol en termes de maintenance. Les précédents essais ont démonté que ce système ne fonctionne "qu'avec un haut degré d'implication du personnel de maintenance de cet équipement ainsi que de ses administrateurs". Soit un problème récurrent depuis le démarrage des essais de l'appareil.
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 2:09 AM
Scoop.it!

Le Parlement européen ne veut pas donner aux robots le pouvoir de tuer

Le Parlement européen ne veut pas donner aux robots le pouvoir de tuer | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le Parlement européen a adopté aujourd'hui une résolution pour interdire ces armes "avant qu’il ne soit trop tard". Les députés estiment que seuls les humains peuvent avoir la responsabilité "des décisions relatives à la vie ou à la mort".

Le développement de robots tueurs, nom donné aux machines d’attaque terrestres ou volantes utilisées dans les zones de conflits, a fait réagir les députés européens. Ils souhaitent empêcher la production de ces armes autonomes et viennent d'adopter une résolution les interdisant par 546 voix pour, 47 contre et 73 abstentions.

Les députés estiment que seuls les humains peuvent avoir la responsabilité "des décisions relatives à la vie ou à la mort". La résolution souligne que "les machines ne peuvent pas prendre des décisions comme les hommes". Ces armes qui pourraient échapper au contrôle humain doivent "être interdites avant qu’il ne soit trop tard".
Une "interdiction internationale"

Ces engins se composent de drones, de robots ou de "missiles capables de sélectionner leurs cibles ou de machines d’apprentissage dotées de compétences cognitives permettant de décider qui attaquer, quand et à quel endroit". Cela soulève des questions éthiques et juridiques fondamentales en termes de contrôle humain, en particulier au regard des fonctions critiques telles que le choix et l’attaque des cibles.

Les députés plaident pour une "interdiction internationale" et appellent Federica Mogherini, cheffe de la politique étrangère de l’Union Européenne, les États membres et le Conseil à trouver une position commune pour garantir un contrôle humain significatif sur leurs fonctions critiques et à s’exprimer d’une seule voix dans les différents forums internationaux.
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 2:06 AM
Scoop.it!

Vers une évolution des contrats de MCO de l'A400M

Vers une évolution des contrats de MCO de l'A400M | DEFENSE NEWS | Scoop.it
« Dans le domaine du maintien en condition opérationnelle de l'A400M, il faut reconnaître que les choses se mettent relativement bien en place », nous expliquait récemment un aviateur. L'avion de transport était même présenté comme « plutôt vertueux » dans ce domaine. Alors que la réforme du MCO aéronautique, lancée en décembre 2017 par la ministre des Armées Florence Parly, a pour objectif de tendre vers des contrats « verticalisés », avec un maître d'oeuvre unique, l'A400M pourrait presque faire figure d'exemple.

« Depuis le début, nous nous sommes attachés au principe d'un interlocuteur unique. Les contrats sont passés avec Airbus pour l'ensemble de la cellule, avec EPI pour les moteurs et ça s'arrête là pour la partie industrielle. » D'autres contrats ont naturellement été passés pour organiser l'entretien programmé, mais toujours dans une logique de verticalisation. D'autres ...
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 2:04 AM
Scoop.it!

4000 postes civils pour renforcer la « troisième armée »

4000 postes civils pour renforcer la « troisième armée » | DEFENSE NEWS | Scoop.it
« Nous devons répondre à un véritable défi en termes de recrutement », prévenait en février dernier l’ex-DRH des Armées, Anne-Sophie Avé, en Commission de la défense de l’Assemblée nationale. Pour y répondre, le SGA et son nouveau DRH, le VEA Philippe Hello, doivent non seulement continuer à s’appuyer sur le monde civil, mais aussi et surtout sur de nouveaux leviers numériques. De la conjonction des deux résulte aujourd’hui une nouvelle campagne de recrutement de 4.000 civils entièrement digitale, une première pour le ministère des Armées.



Secteurs administratif, technique, social et paramédical… cette campagne entend renforcer quatre filières essentielles sous la bannière d’un nouveau credo : « Donnez un sens à votre carrière ». Avec ou sans concours, avec ou sans diplôme, les possibilités de recrutement couvrent un éventail extrêmement vaste de professions, à commencer par les métiers de l’infrastructure, l’informatique, la cyberdéfense, le renseignement et le maintien en condition opérationnelle aéronautique et terrestre. Car là où les Armées reconnaissent ne pas pouvoir rivaliser en matière de rémunération, celles-ci préfèrent vendre des valeurs propres au monde militaire, tels que l’engagement, la fraternité et l’exigence. « Nous ne pourrons jamais nous aligner, en matière de rémunération », admettait Anne-Sophie Avé, en citant l’exemple des « jeunes geeks » fraîchement diplômés. Face à l’attrait des GAFA, le ministère des Armées veut convaincre en proposant des contrats de trois à six ans qui permettront aux jeunes informaticiens de se réaliser pleinement en accomplissant des missions « utiles, valorisantes, qui ont vraiment du sens ». Mais avant de convaincre, encore faut-il atteindre. Exit la seule annonce classique dans un journal papier ou l’affichage ; consolider le pilier civil, cette « troisième armée », n’est aujourd’hui possible qu’en jouant, aussi, la carte du digital.



« Innovation » oblige, les équipes du SGA se sont notamment appuyées sur Youtube. Storytelling, codes couleur, vocabulaire adapté : dans une courte vidéo réalisée par le groupe parisien Rouge Vif*, les Armées déploient un arsenal de codes publicitaires destinés à éveiller les vocations et attirer les compétences rares. Activer des canaux digitaux « mainstream », facilement identifiables et accessibles de partout, permettra aussi de soutenir le recrutement local, aujourd’hui limité au stade de l’expérimentation. Centré pour l’instant sur l’engagement de profils ouvriers, cet ancrage local, s’il se généralise, serait « un véritable atout non seulement pour simplifier ces recrutements mais aussi pour remplir les trous, car une équipe incomplète est une équipe en souffrance », ajoutait Anne-Sophie Avé.

De 2.900 recrutements civils en 2015 à près de 4.000 aujourd’hui, l’effort consenti par les ressources humaines des Armées se veut être à la hauteur d’une LPM 2019-2025 ambitieuse.



Ce tempo devrait encore s’intensifier dans la prochaine décennie afin de faire face au départ prévu d’un tiers du personnel civil et de maintenir la nécessaire harmonie entre les piliers civils et militaires. Cet équilibre est d’autant plus essentiel que les Armées sont aujourd’hui plus que jamais engagées en OPEX et dans des missions intérieures. Quand tous les militaires sont mobilisés, les civils permettent de garder « la boutique ouverte pendant les travaux », rappelait alors Anne-Sophie Avé. Le SSA reste, à ce titre, un exemple particulièrement parlant. Pour faire face à la pénurie de médecins militaires, souvent projetés ou simplement attirés par les bénéfices de la fonction publique hospitalière, le SGA envisage sérieusement d’engager des contractuels civils. Reste à leur offrir des conditions d’emploi et de rémunération attractives, ainsi qu’à établir un « package social » d’accompagnement identique à celui adopté dans la fonction publique, en résolvant notamment les questions de logement et de primes.



Alors, intéressé ? Rendez-vous ici pour de plus amples informations.
*Qui devrait d’ailleurs remplacer le dessin de Sukhoi Su-30 aperçu à la 1’29’’ par un bon Rafale bien de chez nous.
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 1:42 AM
Scoop.it!

Et si la Russie, la Chine et le Japon formaient une alliance militaire?

Et si la Russie, la Chine et le Japon formaient une alliance militaire? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le Japon devrait bientôt proposer une alliance militaire à la Russie et la Chine face au défi nord-coréen, estime un expert japonais. Le premier jalon de cette coopération serait la participation des militaires japonais aux exercices Vostok 2019.

Le Japon voudrait participer aux exercices militaires Vostok 2019 conjointement avec la Russie et la Chine, estime Itsuro Nakamuro, politologue et professeur de l'Université de Tsukuba, interrogé par Sputnik à l'issue de la rencontre entre Vladimir Poutine et Shinzo Abe en marge du Forum économique oriental de Vladivostok. Selon lui, cela pourrait poser le premier jalon de la création d'une alliance militaire entre ces trois pays.

«Les exercices militaires sino-russes en Sibérie et en Extrême-Orient ont actuellement lieu. Dans un futur proche, le Japon entend également y participer», a-t-il déclaré.
L'expert a souligné que ce n'était pas par hasard si Vostok-2018 se tient au même moment que le Forum économique oriental de Vladivostok.
Il estime que la question de la participation du Japon sera abordée lors du déplacement du chef de l'état-major interarmées de la force d'auto-défense japonaise en Russie prévu pour octobre.

«Il discutera de la participation du Japon en septembre prochain. Il s'agira d'exercices militaires tripartites. La Russie, le Japon et la Chine développent déjà une coopération économique. Elle se transformera en coopération militaire», a-t-il ajouté.

Selon l'expert japonais, c'est la réduction des dépenses américaines pour la défense du Japon et de la Corée du Sud qui pousse Tokyo à chercher d'autres alliés. Il indique que le Japon est préoccupé par deux problèmes: le renforcement militaire chinois et le programme nucléaire et balistique de la Corée du Nord.

M. Nakamuro a également comparé le rapprochement entre Moscou, Tokyo et Pékin avec la situation au Proche-Orient.

«Si, au Proche-Orient, une alliance tripartite se forme entre la Russie, l'Iran et la Turquie à cause du problème syrien, en Extrême-Orient la création d'une alliance pourrait être causée par la Corée du Nord», a-t-il expliqué.

Néanmoins, l'expert a indiqué qu'un tel scénario n'était possible que si Donald Trump restait au pouvoir aux États-Unis. Dans le cas où un autre Président augmenterait ses dépenses militaires, une telle alliance perdra en attractivité pour le Japon. Mais si les trois pays réussissent à la créer avant un changement de pouvoir à Washington, elle ne pourra être démantelée.

«Une nouvelle image [du monde, ndlr] sera créée… Les États-Unis ne pourront rien changer», a-t-il résumé.

Plus vastes manœuvres militaires depuis 40 ans, les exercices Vostok-2018 ont débuté ce mardi 11 septembre en Extrême-Orient. Ce déploiement massif auquel participent les armées chinoise et mongole se prolongera jusqu'au 17 septembre, sous la direction du ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou. Il concerne 300.000 militaires, 36.000 véhicules blindés, 80 bâtiments et plus d'un millier d'avions et de drones.
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 1:40 AM
Scoop.it!

Armement: des chars Abrams de troisième génération livrés au Maroc

Armement: des chars Abrams de troisième génération livrés au Maroc | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le Maroc s'apprête à réceptionner la dernière livraison de chars américains Abrams de troisième génération. Le chargement de ce lot a commencé, la semaine dernière, dans l’Etat de Californie.

Le Maroc s’apprête à réceptionner la dernière livraison de tanks américains «Abrams» de troisième génération, tanks ultra sophistiqués et dotés de la technique de laser. Leur chargement dans des trains a commencé, la semaine dernière, dans l’Etat de Californie, d’où ils seront expédiés vers le Maroc.



Le site américain Defense World, spécialiste des marchés militaires, révèle que le Maroc recevra 160 chars Abrams MIA2S, plus développés que la version M1 A1 en matière de blindage. Seule l’Arabie saoudite possède des engins de combat identiques, dont la force de frappe dépasse toutes les versions existantes dans certains pays arabes. Selon la même source, le ministère américain de la défense a annoncé que la société «Northrop Grumman» avait signé des contrats de vente avec des pays étrangers pour équiper en laser les réservoirs des chars (MIA2S) livrés au Maroc.



Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte, dans son édition de ce mercredi 12 septembre, qu’après la réception de ce dernier lot, le Maroc aura acquis 220 chars Abrams rééquipés selon un programme préétabli. Les réservoirs de ces tanks (version combinée de M1A1 et M1A2) ont été peints d’une autre couleur, avec un camouflage spécifique à l’armée marocaine. Les Etats-Unis avaient livré ces chars de combat développés en plusieurs lots. Une transaction qui s’est élevée à plus d’un milliard de dollars et comprend les pièces de rechange, la logistique et la formation. Une cérémonie officielle a été organisée à Casablanca, lors du premier arrivage de ces chars dont la livraison s’est effectuée en lots étalés sur les années 2017 et 2018.



L’acquisition par le Maroc des célèbres chars Abrams ne laisse pas indifférents les Espagnols qui ne cachent pas leur inquiétude face à la diversification qui caractérise, désormais, le système d’armement marocain. Le site espagnol «infodefensa», spécialisé dans les affaires militaires et stratégiques, indique que des images satellites montrent que le Maroc dispose d’au moins 127 des 200 chars que les Etats-Unis ont consenti à lui vendre. Et d’ajouter que cette acquisition contribuera à moderniser les capacités de l’armée de terre marocaine et à renforcer la coopération entre les FAR et les Forces armées des Etats-Unis, ainsi qu'avec d'autres alliés.



Rappelons que le char Abrams est un engin de combat principal de troisième génération qui s’harmonise avec les principaux équipements militaires des FAR et contribuera à l’interopérabilité entre les armées marocaine et américaine.
Par Samir Hilmi
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 1:39 AM
Scoop.it!

Golan : Israël se prépare au pire

Golan : Israël se prépare au pire | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’armée israélienne est sur le pied de guerre dans le Golan. Pour le moment tout semble pourtant calme. L’armée de Bachar al-Assad a repris le contrôle de la partie restée syrienne du plateau du Golan sans qu’Israël intervienne. Auparavant, l’Etat hébreu a cessé, depuis quelques mois, par «réalisme», d’aider et de financer une douzaine de groupes anti-Assad qui contrôlaient cette région stratégique dans le cadre d’une opération surnommée «bon voisinage».

Sur le terrain, ce sont deux brigades de l’armée syrienne qui se sont déployées. Mais ces militaires restent à distance de la ligne de démarcation par prudence bien que, selon les renseignements militaires israéliens, des miliciens libanais du Hezbollah aient revêtu des uniformes syriens pour tenter de passer inaperçus. Jusqu’à présent, cette présence n’a pas eu d’incidence sur le terrain.

La Russie a, pour sa part, déployé cinq bataillons de police militaire, ce qui pourrait constituer un sérieux élément de stabilité, selon les responsables israéliens. Les milices chiites pro-iraniennes ont, pour leur part, été éloignées avec l’assentiment de Moscou à plus de 80 km des positions israéliennes. Mais ces milices qui comptent 8 000 hommes, ainsi que les 4 000 combattants du Hezbollah et les 2 000 membres des Gardiens de la Révolution iraniens déployés en Syrie continuent à représenter une sérieuse menace potentielle pour Israël.

Cet «axe» chiite va jouer un rôle décisif dans le partage des zones d’influence dans la période d’après-guerre qui se profile, reconnaît un officier. Pour lui, des tensions, voire une confrontation ne manqueront pas d’apparaître entre Bachar al-Assad et la Russie, son allié privilégié, et Qasem Souleimani, le patron des Gardiens de la Révolution qui incarne à lui seul les «ambitions hégémoniques iraniennes» en Syrie. «Actuellement, les Russes, qui veulent éviter des pertes parmi leurs soldats, ont besoin des Iraniens et de leur alliés pour se battre sur le terrain, mais il n’est pas du tout évident que cette alliance tienne une fois la guerre achevée au moment du partage du butin», ajoute l’officier.

L’autre inconnu de taille porte sur la politique des Etats-Unis, qui disposent d’une carte importante avec leur base d’Al-Tanf, à la frontière entre l’Irak et la Syrie. «Cette position est une épine dans le pied aussi bien pour Vladimir Poutine que pour Assad», poursuit l’officier. Jusqu’à présent, les Etats-Unis n’ont pas retiré leurs militaires de cette position à la plus grande satisfaction d’Israël. Mais les Américains ont fait savoir qu’ils étaient opposés à des raids aériens qu’Israël pourrait lancer contre des batteries de missiles déployées par l’Iran ou ses alliés en Irak susceptibles de menacer le territoire israélien.

Ce scénario a été évoqué très sérieusement aussi bien par Benjamin Netanyahu, le chef du gouvernement, que par son ministre de la Défense, Avigdor Lieberman. Tous deux sont plus que jamais décidés, à quelques mois des élections, à se présenter comme les meilleurs garants de la sécurité nationale. Histoire de bien faire passer le message, l’état-major a reçu le feu vert du gouvernement pour reconnaître publiquement que l’aviation israélienne avait lancé en un an et demi plus de 200 attaques en Syrie.

Jusqu’alors, la censure militaire interdisait de confirmer qu’Israël était à l’origine de ces raids visant le Hezbollah, des convois d’armes iraniennes destinées à cette milice, des positions des Gardiens de la Révolution, des aéroports militaires, des stocks d’armes, des batteries de défense aérienne. L’objectif était de ne pas pousser Bachar al-Assad à réagir. «Nous estimons qu’il n’y a désormais plus de raison de prendre des gants», ajoute l’officier. Histoire de ne pas être pris de court, les militaires israéliens se préparent au pire face au Hezbollah. L’infanterie israélienne a ainsi participé récemment à un important exercice mené sur le plateau du Golan par la 36e division blindée et la 7e brigade blindée en vue d’une confrontation avec le Hezbollah.
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 1:36 AM
Scoop.it!

La DGA prépare trois futures avancées du programme Scorpion

La DGA prépare trois futures avancées du programme Scorpion | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Direction générale de l’armement (DGA) vient de lancer des études destinées à préparer trois futures capacités du programme Scorpion : l’intégration de drones et de robots dans le système de combat, la communication avec le combattant débarqué et la gestion de la multiplication des capteurs. Ces études préparatoires ont été notifiées à la société tns-MARS, titulaire d’un marché dédié qui réunit Thales, Nexter et Safran. Elles doivent permettre de lancer les développements dans les quatre années à venir.

Cette démarche s’inscrit dans la nouvelle impulsion donnée au programme Scorpion par la ministre des Armées en mai dernier, en validant la feuille de route visant à accélérer l’introduction de nouveaux équipements, en complément de ceux déjà commandés, et à intégrer plus rapidement les innovations technologiques actuellement en préparation.
Poursuivant son ambition de mieux protéger les forces terrestres et de leur apporter la supériorité sur le terrain, Scorpion prévoit dès 2022, le lancement des travaux d’intégration des robots et mini-drones dans le dispositif de combat. Ces systèmes non habités, connectés au système d’information et limitant l’exposition des combattants aux menaces potentielles, visent à apporter un avantage décisif aux unités en étendant leur capacité de renseignement et d’intervention.

Acteur particulièrement exposé, le combattant débarqué, au cœur de la deuxième étude, pourra demain, échanger des informations en temps réel et en toute sécurité avec tous les acteurs du champ de bataille. Il disposera de moyens d’échanges de données lui permettant d’accéder à des informations provenant des autres combattants et des véhicules et participera à alimenter la situation tactique du dispositif avec des éléments au plus proche du terrain.

La performance d’ensemble repose aussi sur la meilleure exploitation possible des nombreux capteurs déployés sur le champ de bataille. Pour traiter et analyser toutes les informations produites, il sera nécessaire de s’appuyer sur les technologies d’intelligence artificielle et de traitement massif de données, souligne la DGA. L’objectif est d’assister le combattant dans l’action en lui proposant des solutions pour une plus grande réactivité.

Le programme Scorpion vise à transformer les capacités de combat de contact aéroterrestre en renforçant leur interopérabilité tactique et leur aptitude opérationnelle. Il comprend pour le moment six opérations : trois nouveaux véhicules blindés (Griffon, Jaguar et Serval), la rénovation du char Leclerc, le système d’information SICS et le système de préparation opérationnelle. La loi de programmation militaire 2019-2025, promulguée le 13 juillet 2018 prévoit l’accélération du programme Scorpion : 50% des nouveaux blindés médians seront livrés d’ici 2025.

Présentation du Programme SCORPION
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 1:33 AM
Scoop.it!

Japan Aegis BMD flight test successful through intercept

The Japan Maritime Self-Defence Force (JMSDF) and the US Missile Defense Agency (MDA) confirmed on 12 September the successful completion of an Aegis ballistic missile defence (BMD) intercept flight test, in co-operation with the US Navy (USN), off the coast of Kauai in Hawaii.

The event, designated Japan Flight Test Mission-05 (JFTM-05), was conducted to demonstrate a successful engagement of a target missile from the Japanese guided-missile destroyer JS Atago (DDG-177), using the sea-based midcourse engagement capability provided by Aegis BMD, MDA officials said.

The JFTM-05 test event verified the newest BMD engagement capability of the Japan (J6) Aegis BMD configuration of the recently upgraded JS Atago , MDA officials said.
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 1:32 AM
Scoop.it!

La Marine nationale songe à se doter de drones MALE et stratosphériques d'ici 2030

La Marine nationale songe à se doter de drones MALE et stratosphériques d'ici 2030 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La période n’était sans doute pas la plus propice à faire des annonces… Toujours est-il que le chef d’état-major de la Marine nationale (CEMM), l’amiral Christophe Prazuck, a annoncé, le 20 juillet, le plan « Mercator », lequel doit permettre de tirer parti des avancées prévues par la Loi de programmation militaire (LPM) 2019-25 et de préparer les forces navales françaises aux défis qui les attendent à l’horizon 2030.

Les détails de ce plan Mercator [.pdf], organisé selon quatre « amers » [point de repère fixe et identifiable pour la navigation maritime, ndlr] ont été précisés la semaine passée. Ainsi, il s’agit de disposer d’une marine « d’emploi » et de « combat » qui soit « en pointe » et qui « compte sur ses marins ».

Lors de la dernière conférence des ambassadeurs, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a décrit un monde qui aurait mis le « cafard » au Pangloss de Voltaire… « Nous vivons dans une période de tension et de conflictualité » avec une « multiplication des crises aux portes de l’Europe » et des « déséquilibres commerciaux qui risquent d’aggraver les tentations de guerre économique. » Ce qui, a-t-il dit, « pose autant de défi portés à l’idée même de diplomatie. »

La ministre des Armées, Florence Parly, est sur la même longueur d’onde. Lors de ses récentes interventions, elle a évoqué à plusieurs reprises « un monde dangereux et violent où s’affrontent les puissances ». D’où la raison d’être du plan Mercator, qui fait le constat d’un « durcissement » des opérations navales.

« Nous sommes dans un monde contesté, désinhibé [sur l’emploi d ela force, ndlr] et surveillé », a ainsi résumé le contre-amiral Nicolas Vaujour, le commandant des opérations navales (ALOPS). « La supériorité opérationnelle dont nous avons bénéficié n’est plus acquise d’emblée. Nous devons la gagner en faisant face à une opposition » et à une « violence » qui « n’est plus l’apanage des États », a-t-il ajouté, en évoquant une menace « symétrique, asymétrique et hybride. »

Ce plan Mercator insiste donc sur le renouvellement des capacités et des équipements de la Marine nationale, qui, dans le cadre de la Loi de programmation militaire 2019-25, lui permettront de préserver son « ascendant opérationnel ». Il y est question de disposer de forces navales « prêtes », « aguerries », « crédible » et « moderne », en s’appuyant sur « chaque marin ».

Au chapitre « combat », le plan précise que « nos unités doivent réapprendre à opérer en environnement non permissif, c’est-à-dire miné, brouillé, ‘hacké’, NRBC, tout en se préparant à faire face à de nouvelles menaces qui vont de l’embarcation autonome piégée aux missiles les plus complexes. »

Pour cela, poursuit le document, « il faut connaître et pouvoir surveiller nos zones d’intérêt, être en mesure de frapper plus loin et avec plus de précision, dans toutes les dimensions (dont le
cyber), dans des environnements contestés ou disputés, de façon discrète ou ostensible. » Enfin, l’accent sera mis sur des unités « mieux défendues et capables d’encaisser des coups, de durer et d’opérer de façon dégradée » car « l’avantage technologique n’est pas toujours suffisant », la « résilience de nos systèmes passant aussi par une fiabilité accrue, parfois au prix d’une certaine rusticité. »

Mais cette « certaine rusticité » ne doit pas être incompatible avec l’amer « une marine en pointe » défini par le plan Mercator. « L’ambition est que nos forces soient ainsi en mesure de prendre l’initiative sur l’adversaire grâce à un traitement plus rapide et plus complet de l’information. Elles seront ainsi aptes à employer leurs effecteurs ‘haut du spectre’ (missiles hyper-véloces et/ou furtifs ré-orientables en cours de mission) à distance de sécurité avec une bonne maîtrise des effets, grâce à des outils d’aide à la décision, et à combattre les menaces hyper-véloces et furtives », y est-il avancé.

L’intelligence artificielle, l’automatisation du traitement des données de masse, l’utilisation de capteurs interconnectés, l’établissement, à distance, d’une situation tactique (SITAC) à l’échelle mondiale, ou encore la maîtrise de la technologie d’écoute Ultra Basse Fréquence (UBF) à bord des sous-marins et des frégates sont autant de sujets sur lesquels la Marine nationale portera son effort. Mais pas seulement.

Ainsi, le plan Mercator indique que chaque navire devra être en mesure, d’ici 2030, de mettre en oeuvre un drone aérien.

« Dès 2020, des mini-drones mis en œuvre par la force d’action navale (FAN) seront déployés au profit des missions de prévention et de protection (patrouilleurs, y compris ceux de
la Gendarmerie maritime, bâtiments de soutien, mais aussi frégates en attendant les systèmes de drones SDAM) », annonce le plan.

S’agissant plus particulièrement du SDAM [Système de Drone Aérien pour la Marine] qui fait actuellement l’objet d’une étude confiée par la Direction générale de l’armement [DGA] à Naval Group et à Airbus Helicopters, il s’agira d’un appareil tactique de type VTOL (décollage et appontage vertical). Le premier vol du démonstrateur le VSR700, basé sur l’hélicoptère civil léger Cabri G2 de la PME française Guimbal, est attendu en 2021.

Toutes les frégates dites de premier rang (il y en aura 15 en 2030, dont 8 FREMM, 5 FTI et 2 FDA) embarqueront un SDAM et un hélicoptère. Ce drones permettront ainsi « d’augmenter la présence de moyens ISR en vol et de tendre vers la permanence, au profit de la maîtrise de la situation de la zone d’intérêt tactique » de ces navires.

Par ailleurs, et comme l’armée de l’Air, avec ses MQ-9 Reaper et, bientôt, ses MALE RPAS européens, la Marine nationale souhaite également disposer de drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) afin de compléter les « missions des avions de surveillance et d’intervantion maritime.

Mais pas seulement puisque le plan Mercator évoque également, outre les moyens de surveillance par satellites et radars HF, les HAPS, c’est à dire des drones stratosphériques [HAPS : Altitude Platform System], comme le Zephyr d’Airbus, lequel intéresse la Royal Air Force.

En outre, le document indique que « les études de définition des drones de combat, qui agiront de concert avec les avions de chasse pilotés, se poursuivront. » C’est l’un des aspects du Système de combat aérien futur (SCAF), qui remplacera le Rafale à l’horizon 2040.

Enfin, les commandos marine ne sont pas oubliés. Ils « verront leur panoplie de drones aériens s’étoffer (Black Hornet, MAME) » et, dès 2019, « les fusiliers marins seront appuyés par des micro-drones aériens pour leurs missions de surveillance des sites et d’intervention. »
No comment yet.
Scooped by Romain
September 13, 2018 1:25 AM
Scoop.it!

Des NH90 de plus pour l’Espagne

Des NH90 de plus pour l’Espagne | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le Conseil des ministres a autorisé le ministère de la Défense à prendre des engagements de dépenses dans les limites convenues pour 2019 à 2031, afin de permettre la reprogrammation des rentes affectant divers programmes spéciaux de modernisation des forces armées.

Plus de NH90 :

La programmation de l'hélicoptère NH-90 de l'armée de l'air propose le traitement d'un nouveau programme spécial NH-90 (lot II), en élargissant la flotte de ces hélicoptères afin de garantir leurs capacités opérationnelles et de remplir pleinement ses missions. La quantité supplémentaire proposée porterait la flotte à 45 hélicoptères. L'Espagne exploite déjà huit exemplaires de la variante NH90 TTH, avec 14 autres en commande.

Modernisation de CH-47D :

D'autre part, il est prévu d’augmenter la capacité opérationnelles des hélicoptères lourds requises par l'Armée de terre grâce à la modernisation de la flotte de d’hélicoptères Boeing CH-47D « Chinook ». Cette nouvelle action consiste à équiper l’aéronef actuel d’une nouvelle configuration avec une assistance au sol, la planification des missions et le système de simulation associé au système ainsi que la formation des pilotes et des mécaniciens. Au total se sont 17 Chinook qui sont concernés par un programme de mise à jour au standard F.

Le NH90 :

L’hélicoptère NH90 de nouvelle génération est adapté à un large éventail de missions comptant parmi les plus exigeantes : logistique et transport utilitaire, recherche et sauvetage au combat (RESCO), évacuation sanitaire, opérations spéciales et lutte anti-terrorisme.

Dans sa configuration opérationnelle finale, le NH90 dispose d’une avionique éprouvée qui permet d’accomplir des missions de jour comme de nuit sans restrictions majeures, d’équipements d’autoprotection performants, d’un système de communications militaires interopérable pour les opérations internationales et des équipements pour un déploiement par navire.

Le NH90 (NATO Helicopter) est un hélicoptère biturbine européen de transport militaire de la classe des 10 tonnes conçu entre la France, l’Allemagne, l’Italie et les Pays Bas , rejoints par le Portugal en juin 2001 et la Belgique en 2006. Le NH90 se décline en 2 versions : TTH (transport tactique) et NFH (lutte anti-surface et anti-sous-marine).
No comment yet.
Scooped by Romain
September 12, 2018 8:27 AM
Scoop.it!

Japan, Malaysia sign defence accord

Japan and Malaysia have signed an agreement to expand defence co-operation, the Ministry of Defense (MoD) in Tokyo has announced.

The memorandum of understanding (MOU) was signed in Japan on 11 September during a meeting chaired by the countries’ defence ministers: Japan’s Itsunori Onodera and his Malaysian counterpart Mohamad Sabu.

The MoD said the MOU provides a structure for expanded collaboration across a range of activities including defence equipment and technologies, military-to-military exchanges, joint maritime security and disaster relief operations, and military exercises.

In terms of defence technologies, the MoD said the MOU strengthens an agreement that was signed in Kuala Lumpur in April 2018 by Makio Miyagawa, Japan’s ambassador to Malaysia, and Dato’ Sri Abdul Rahim bin Mohamad Radzi, the secretary general of Malaysia’s MoD.
No comment yet.