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Romain
September 12, 2018 2:06 AM
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Le projet du ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, de créer un «corps de missiles» au sein de l’artillerie de Tsahal a franchi une étape décisive. Malgré le lobby de l’armée de l’air, opposée à ce projet, le ministre de la Défense a conclu un premier accord avec le groupe public Israel Military Industries (IMI) pour la fourniture et le développement de roquettes d’une portée de 30 à 150 km. Des engins destinés surtout à mener d’éventuelles attaques en Syrie et au Liban, contre des positions du Hezbollah ou d’autres groupes militaires inféodés à l’Iran. Ces roquettes sont présentées comme des armes très précises, car elles sont censées frapper dans des zones urbaines et limiter ainsi les dommages collatéraux au sein de la population civile. Parmi ces roquettes qui seront utilisées ou modernisées figurent les Romach, d’une portée de 35 km et guidées par un GPS, dont l’un des modèles est déjà opérationnel depuis deux ans, les Predator Hawk, d’une portée de 300 km et d’un niveau d’erreur circulaire probable de dix mètres, et L’EXTRA (Extended Range Artillery), d’une portée de 150 km. Cette dernière, qui peut être munie d’une tête explosive de 120 kg, a déjà été vendue à plusieurs pays. Tous ces engins sont capables de se guider eux-mêmes vers leurs cibles et de modifier, au besoin, leur plan de vol. Pendant des années, les responsables de l’armée de l’air israélienne se battaient pour que celle-ci conserve le monopole du lancement des attaques stratégiques, en s’opposant au projet de «corps de missiles», qui risquait de provoquer une diminution de ses crédits. Mais, selon Avigdor Lieberman, le développement des roquettes est indispensable pour tenir compte des changements intervenus sur le champ de bataille, dans le cadre des guerres asymétriques. Les combattants du Hezbollah et du Hamas n’opèrent pas à partir de bases repérables par des avions, mais se déplacent de maisons en maisons, se cachent dans des bâtiments scolaires ou des hôpitaux et dissimulent leurs déplacements grâce à des réseaux de tunnels. «En 2006, lors de la guerre menée au Liban, nous avons tiré 170 000 obus d’artillerie, mais dans les conditions actuelles, ce type de tirs n’est plus efficace sur le terrain. C’est pourquoi nous devons jouer la carte de la précision», commente un officier. Selon lui, dans une première étape, 140 millions de dollars seront investis dans l’acquisition et le développement de roquettes. «L’armée de l’air n’a pas de crainte à avoir, car avec ces roquettes, elle pourra se concentrer sur les missions réellement stratégiques», assure cet officier. La coordination entre l’infanterie et l’armée de l’air est actuellement compliquée et longue à se mettre en place. Fournir des roquettes aux commandants d’infanterie permettra de frapper les cibles plus rapidement. Le recours à des avions prend en effet du temps, ce qui peut permettre aux combattants visés de prendre la fuite. De plus, les appareils sont sous la menace des systèmes de défense aérienne, avec le danger de voir des équipages tués ou fait prisonniers, sans compter la perte matérielle que représente chaque avion abattu. Cette course à la précision concerne également la marine israélienne, qui projette d’équiper ses corvettes de type Saar-6 d’une version adaptée de ces roquettes, ce qui lui permettrait d’attaquer des cibles terrestres.
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Romain
September 12, 2018 1:57 AM
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À notre grande surprise, Florence Parly a récemment révélé au grand public l'existence d'une tentative d'espionnage du satellite militaire Athena-Fidus par la Russie au cours de l'année dernière. Le satellite Loutch (Olimp-K) se serait en effet rapproché un peu trop près du satellite franco-italien afin d'intercepter ses communications. Avec cette annonce, la ministre française des Armées a assurément voulu frapper un grand coup en insistant sur le fait que la France, pourtant en pointe dans le domaine spatial, n'était tout simplement pas protégée contre ce type de menaces. La récente loi de programmation militaire 2019-2025 consacre pourtant 3,6 milliards d'euros au renouvellement de la capacité des satellites de défense français, et l'on peut déjà penser qu'elle sera mieux protégée qu'aujourd'hui, mais aucune stratégie n'est pour l'instant définie contre un risque qui devient de plus en plus présent et alors que le champ de bataille devient quant à lui parallèlement de plus en plus numérique. Les principales grandes puissances, alliées ou potentiellement hostiles, ont en effet beaucoup investi ces dernières années dans des moyens spatiaux plus agressifs, dotés de brouilleurs divers et d'une grande manoeuvrabilité. Il n'est par exemple plus rare de voir certains satellites classifiés disparaître après quelques manoeuvres orbitales. Que dire du programme de navette réutilisable X-37B de l'US Air Force ? Que penser des manoeuvres du satellite chinois SY-7 ? C'est d'ailleurs dans ce cens que les États-Unis ont annoncé cet été la création de leur « Force de l'espace », un corps d'armée à part entière qui ne dépendrait donc plus de l'US Air Force et qui s'oriente clairement contre les moyens spatiaux développés par la Russie et la Chine aujourd'hui. Évidemment, le renseignement n'est pas en soi une pratique hostile. Il est en revanche un véritable devoir de s'assurer de ne pas être épié, que ce soit par les murs d'une ambassade ou par des moyens spatiaux en prise avec nos satellites militaires. Mais si nous ne pouvons réellement reprocher à une grande puissance comme la Russie de nous espionner, elle vient peut-être d'offrir une nouvelle capacité de défense à la France. Et c'est bien là le principal.
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September 12, 2018 1:55 AM
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La semaine passée, l’Espagne a annoncé son intention d’annuler la livraison de 400 bombes à guidage laser commandées par l’Arabie Saoudite pour 9,2 millions d’euros. Cette décision prise par le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sanchez a été prise alors que la coalition intervenant au Yémen sous commandement saoudien contre les rebelles Houthis soutenus par l’Iran venait de commettre une nouvelle « bavure » ayant coûté la vie à 51 personnes, dont 40 enfants, dans la province septentrionale de Saada. La mesure prise par Madrid a été saluée par plusieurs organisations non gouvernementales (ONG), qui plaident en faveur d’un arrêt des ventes d’armes à l’Arabie Saoudite et, plus largement, à ses alliés au sein de cette coalition arabe. Seulement, comme l’on pouvait s’y attendre, elle a été très mal accueillie à Riyad, au point de provoquer un début de crise diplomatique. En outre, cette décision pourrait mettre en péril une autre commande saoudienne, portant cette fois sur 5 corvettes Avante 2200 conçues par le constructeur naval espagnol Navantia. Et les montants en jeu sont sans commune mesure avec les 9,2 millions d’euros des bombes guidées… puisqu’il est question de 1,8 milliard d’euros. D’où le rétropédalage de Margarita Robles, la ministre espagnole de la Défense, qui a ouvert la voie, finalement, à la livraison des munitions attendues par les forces saoudiennes. Le contrat sera étudié dans le cadre bilatéral, « dans une optique de rigueur, de bonne relation entre les deux pays », a ainsi déclaré Mme Robles devant une commission parlementaire. L’Espagne et l’Arabie Saoudite sont « deux pays partenaires, qui ont signé un contrat », a-t-elle ajouté, avant d’assurer que la vente des cinq corvettes Avante 2200 n’est « pas en danger », étant donné qu’elle n’est « pas subordonnée ni liée à quelque autre contrat que ce soit. » La commande de ces cinq navires est cruciale non seulement pour Navantia mais aussi… pour le Parti socialiste espagnol (PSOE), lequel craint de perdre les prochaines élections régionales en Andalousie, où le constructeur naval est implanté, si jamais le contrat venait à être annulé. En outre, près de 6.000 emplois seraient concernés. Ces derniers jours, des employés de Navantia ont bloqué une autoroute à San Fernando pour exprimer leur crainte de perdre leur travail dans le cas où Riyad renoncerait à sa commande. « Nous ne voulons même pas envisager la rupture d’un pareil contrat. Si nous ne construisons pas ces corvettes, d’autres le feront. Nous faisons des navires de guerre depuis trois cents ans », a fait valoir Jesus Peralta, président du comité de l’entreprise.
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Romain
September 12, 2018 1:53 AM
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Dans son discours de clôture de l'université de la Défense, la ministre des Armées Florence Parly a souligné la poursuite de l'effort pour moderniser les armées et l'accent mis sur les partenariats européens. Pour clôturer les deux jours de débat de l'université de la Défense, la ministre des armées, Florence Parly, a utilisé des mots propres à séduire un auditoire de militaires et d'industriels de la défense. Fini les coupes budgétaires, les retards de programme et les fermetures, a-t-elle promis. L'heure est désormais à la remise à niveau et à la modernisation des armées dans tous les domaines, y compris les futurs champs d'opérations que sont l'espace et le cyberespace. L'effort budgétaire consenti en 2017 et en 2018 sera poursuivi en 2019, avec une nouvelle augmentation prévue du budget de la Défense, a annoncé la ministre, et devrait se poursuivre jusqu'en 2025. Un budget 2019 en hausse « Après des années de renoncement, nous avons décidé de renforcer notre défense, qui avait été reléguée au second plan, a affirmé Florence Parly. Le budget 2017, de 33,5 milliards d'euros, avait été parfaitement respecté et le budget 2018 a accordé 1,8 milliard d'euros de crédits budgétaires supplémentaires. Le budget 2019 tutoiera les 36 milliards d'euros, à comparer aux 32 milliards de 2016, a-t-elle annoncé. 16 chantiers identifiés Parmi les priorités figurent notamment les drones armés, le cyberespace (1,6 milliard d'euros), le renseignement et la future stratégie de défense spatiale , mais aussi la livraison de 12 avions-ravitailleurs d'ici à 2023, le renouvellement de 50 % des blindés médians d'ici à 2025 et l'arrivée des quatre premiers sous-marins Barracuda. Au total, le ministère des armées a identifié 16 chantiers de modernisation, dont celle du ministère lui-même . La nécessité de l'Europe Cependant, la modernisation de la défense française ne se fera pas seule, a souligné la ministre. En matière de défense, comme en matière industrielle, l'heure est plus que jamais aux coopérations européennes. Avec pour objectif affiché par le Président Macron de réduire la dépendance de l'Europe vis-à-vis des Etats-Unis, mais aussi de partager l'addition. « L'Europe de la Défense est une nécessité, a martelé Florence Parly. Nous ne pouvons pas nous reposer sur les autres ; nous devons bâtir une Europe qui protège ». Une Europe morcelée De quoi ravir les industriels présents, comme Stéphane Mayer, le PDG de Nexter, qui a rappelé que l'Europe compte actuellement 20 types d'avions de combats et une soixantaine de modèles de blindés, contre respectivement 6 et 5 aux Etats-Unis. « 48 % des blindés et moins de 20 % des systèmes d'artilleries des armées européennes sont fabriqués par des industriels européens, a-t-il souligné, en parlant « d'évasion budgétaire ». Le « Club Med de la bureaucratie » Tout en reconnaissant les lacunes de l'Europe, qualifiée de « Club Med de la bureaucratie », la ministre des armées a estimé que l'Europe de la défense avançait plus que jamais. « L'année 2018 a été celle de l'éveil des consciences », a-t-elle estimé, citant « l'Initiative européenne d'intervention », qui réunit neuf Etats dont le Royaume-Uni et l'Allemagne, le futur avion de combat et le futur char franco-allemands. Une première réunion des membres de l'IEI, se tiendra à Paris en novembre. Mais aussi l'annonce de la création d'un fonds européen de défense de 30 milliards d'euros sur la période 2021-2027, « qui donnera un souffle à notre innovation ». Là encore, la France espère jouer les locomotives, en organisant à Paris, du 22 au 24 novembre, un premier forum de l'innovation de défense, qui a vocation à réunir, chaque année, industriels, start-up, investisseurs et chercheurs européens. Bruno Trévidic, Anne Bauer
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September 12, 2018 1:48 AM
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Au 1er juillet 2018, le ministère des Armées comptait exactement 60.383 civils dans ses rangs (et 206.409 militaires). Ces derniers occupent des emplois administratifs (droit, finances, archives, communication, etc), sociaux (assistants et conseillers), paramédicaux et techniques (infrastructures, informatique, aéronautique, mécanique, etc). Sans oublier les spécialités propres au renseignement, domaine qui a le plus souvent recours à des contractuels. Comme le souligne le ministère des Armées, ces civils tiennent un « rôle essentiel » et contribuent « aux côtés des militaires à créer un monde plus sûr. » D’où les dispositions prévues par la Loi de programmation militaire 2019-25 afin d’en faciliter le recrutement pour certaines spécialités « sous tension » car de « haute technicité ». Ainsi, par exemple, il est question d’expérimenter des « procédures de recrutement dérogatoires et pionnières dans la fonction publique » pour les fonctionnaires du premier grade du corps des techniciens supérieurs d’études et de fabrication. Chaque année, le ministère des Armées recrute environ 4.000 civils. Et, pour la première fois, il lance une campagne numérique (ou « digitale ») pour « faire connaître les nombreuses possibilités d’accès à ces emplois, avec ou sans concours, avec ou sans diplôme, dans les filières administrative, sociale, technique et paramédicale. » Avec le slogan « Donnez du sens à votre carrière », cette campage vise à combler les besoins, « prioritaires », dans les métiers de l’infrastructure, de l’informatique, de la cyber défense, du renseignement et du maintien en condition opérationnelle aéronautique et terrestre. Plusieurs voies d’accès sont ouvertes aux civils envisageant de travailler au sein du ministère des Armées : concours, recrutement contractuel, contrats PACTE (parcours d’accès à la fonction publique), apprentissage, emplois réservés, stages conventionnés… Les ressortissants des pays membres de l’Union européenne (et aussi de la Suisse, d’Andorre, de Monaco, d’Islande et du Liechtenstein) peuvent théoriquement faire acte de candidature [.pdf]. Sur le site dédié aux « concours et examens » du personnels civils de la Défense (site qui, au passage, mériterait d’être modernisé), le ministère des Armées insiste sur les « avantages non négligeables » proposés aux civils qu’il emploie, en mettant l’accent sur des « perspectives de carrière intéressantes », la « possibilité de travailler dans des environnements professionnels très différents » ou encore les « avantages sociaux ».
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September 12, 2018 1:46 AM
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Boeing has received a contract for Small Diameter Bomb I focused lethality munition production assets. The contract, announced on 10 September by the U.S. Department of Defense, is worth more than $14 million and provides for GBU-39 A/B weapons, and single weapon shipping/storage containers. The U.S. Department of Defense also noted that all work will be performed in St. Louis and is expected to be completed by September 2020. According to the Boeing, the Small Diameter Bomb (SDB) system is the next generation of low-cost and low collateral-damage precision strike weapons for internal and external carriage. With a range greater than 60 nautical miles, SDB’s precision guidance and compact size allow today’s warfighters to surgically prosecute more targets per sortie. The pneumatic SDB carriage allows four weapons to be carried in one aircraft weapon station. The SDB Focused Lethality Munition (FLM) variant incorporates a carbon fiber composite warhead case and an advanced multiphase blast explosive for precision engagements with ultra-low collateral damage outside the blast zone. The SDB I a most effective in the urban and broader close air support, battlefield interdiction, Destruction of Enemy Air Defences (DEAD) lethal suppression and counter-air strike airfield attack roles, said the Air Power Australia. Against soft skinned vehicles and structures, armour, point emplacements, runways, aircraft shelters and SAM/SPAAG systems this weapon will be highly lethal. The GBU-39 SDB can go aboard the F-15E Strike Eagle, Panavia Tornado, JAS-39 Gripen and AC-130W gunship. It also may go aboard the F-16, F-22 Raptor, F-35 Lightning II, A-10 Thunderbolt II, B-1 Lancer, B-2 Spirit, B-52 Stratofortress, and AC-130J.
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Romain
September 12, 2018 1:44 AM
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Lors de l’Université d’été de la Défense, organisée à Versailles-Satory, ces 10 et 11 septembre, la ministre des Armées, Florence Parly a fait une promesse : « du travail, du travail et encore du travail » pour répondre aux attentes des forces armées qui ont « qui ont subi trop de restrictions, trop de sacrifices, trop de frustrations pour pouvoir encore attendre » et faire en sorte que la hausse du budget prévue par la Loi de programmation militaire (36 milliards d’euros en 2019) utilisée de la meilleure façon possible. « Depuis des années, […] notre défense a été reléguée au second plan. Les mots coupes, retard, fermeture, sont rentrés dans le lexique de nos armées. Alors que les engagements se multipliaient et que le monde s’embrasait, nous avons exigé toujours plus de nos forces, en leur donnant toujours moins », a commencé par souligner Mme Parly. Dans un cadre budgétaire contraint, le ministère des Armées a empilé les réformes censées générer des économies, en particulier dans les domaines du soutien et des infrastructures. Et cela, avec des décisions qui n’ont pas toujours été heureuses, comme a déjà eu l’occasion de le démontrer le Haut comité d’évaluation de la condition militaire [HCECM]. Ainsi, pour ne prendre qu’un seul exemple, la dissolution des Centres territoriaux d’administration et de comptabilité [CTAC] au moment de la mise en service du Logiciel unique à vocation interarmées de la solde [LOUVOIS] n’est pas étrangère aux difficultés rencontrées pour gérer les innombrables dysfonctionnements générés par ce sytème informatique… Mais l’on pourrait également citer la mise en place des bases de défense, lesquelles, en mutualisant le soutien de plusieurs emprises militaires dans une aire géographique donnée, ont enlevé des prérogatives aux commandants d’unités qui, jusque là, obéissaient à la règle « un chef, une mission, des moyens ». En 2013, Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, avait déploré le fait que cette nouvelle organisation compliquait inutilement le quotidien des « soutenus » : par exemple, il fallait obtenir pas moins de 7 signatures pour organiser un simple exercice de tir et prévenir les services concernés… Lors de sa dernière parlementaire, cet été, le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées, a critiqué les réformes menées dans le domaine du soutien, notamment celles relatives à la Révision générale des politiques publiques (RGPP), lancée en 2008. « Les principes qui ont présidé à la réorganisation du ministère dans une période de forte déflation restent en vigueur, même après l’inversion de tendance. L’approche fonctionnelle, qui a supplanté l’approche organique de manière trop systématique, sans égard suffisant pour la singularité du fonctionnement des armées, nous a affaiblis. Nous devons veiller à remédier aux affaiblissements les plus criants », a ainsi expliqué le CEMA. Le 13 juillet, le président Macron laissa entendre qu’il y aurait une nouvelle approche dans le soutien des forces. « En même temps, il faut aussi questionner l’organisation, faire cesser les fonctionnements en silos, responsabiliser l’encadrement, redonner un pouvoir d’arbitrage au commandement pour mieux coordonner à l’échelle locale », avait-il affirmé à l’Hôtel de Brienne. Et c’est un chantier que Mme Parly va ouvrir sans tarder. « Je compte m’atteler à la réforme des soutiens. Et sous prétexte que ce n’est peut-être pas le plus visible, la réforme du soutien, affaibli par des années de réductions, a été trop longtemps repoussée. Je suis ministre pour mener toutes les transformations nécessaires, pas seulement les réformes sexy », a-t-elle dit. La ministre a ensuite avancé plusieurs pistes, avec l’objectir de « soutenir nos forces de plus près. » Ainsi, a-t-elle dit, « nous allons remplacer les 170 antennes du commissariat, qui n’offrent que des services partiels et pour le moins… hétérogènes » par « 200 espaces multiservices. » En second lieu, il s’agira de « renforcer la capacité des commandants de bases d’unité et de bases de défense à obtenir les soutiens nécessaires. » Et Mme Parly d’insister : « C’est au soutien de s’adapter au rythme et aux besoins des unités et non l’inverse. » Enfin, il sera aussi question de rendre aux armées une marge de manoeuvre en matière de soutien. « Il ne s’agit évidemment pas de remettre en cause le caractère interarmées des services de soutien. Ce serait une erreur grave. Il s’agit de trouver un modèle qui allie la réponse aux besoins exprimés par les forces, au plus proche du terrain, et le professionnalisme et l’expertise de nos services de soutien », a expliqué la ministre. Par ailleurs, Mme Parly a aussi profité de l’occasion pour lancer un avertissement aux industriels. « La Loi de programmation militaire remplit vos carnets de commande. Elle vous assure assure activité et emplois. J’attends de vous en retour, que les budgets soient respectés, que les calendriers soient respectés. Avec ces moyens, les dépassements seront coupables, intolérables », a-t-elle prévenu.
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September 12, 2018 1:42 AM
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S’il y a un mot à la mode au ministère des Armées, c’est bien celui d' »innovation ». Dans le discours qu’elle a prononcé lors de l’Université d’été de la Défense, ce 11 septembre, à Versailles-Satory, la ministre, Florence Parly, l’a prononcé au moins à 15 reprises. Innover est donc une priorité. C’est pour cette raison que la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 prévoit une enveloppe de un milliard d’euros par an pour financer les activités de recherche et de développement, que le fonds Definvest a vu le jour pour investir dans des entreprises proposant des produits susceptibles d’intéresser les Armées, que le Plan Action PME a été lancé et qu’un premier forum de l’innovation de défense sera organisé, le 22 novembre prochain, à Paris. Mais c’est à l’Agence de l’innovation de Défense, qui a officiellement vu le jour le 1er septembre dernier, que reviendra le soin de « donner le tempo », comme l’a dit la ministre, en matière d’innovation. « Elle enverra un signal fort à tous les entrepreneurs, à tous nos militaires qui ont des idées : la défense est là pour l’innovation et elle compte bien tirer son épingle du jeu », a fait valoir Mme Parly. Si cet agence doit « donner le tempo », l’armée de Terre entend bien jour sa partition, avec la création du « Battle Lab Terre », évoquée par son chef d’état-major, le général Jean-Pierre Bosser, lors des auditions parlementaires effectuées dans le cadre de l’examen du projet de LPM 2019-25. « L’innovation n’est pas que technologique. En effet, si la technologie peut créer les conditions du changement, celui-ci est également déterminé par des facteurs humains et organisationnels permettant de marier la rusticité du soldat et la haute technologie. À cette fin, je compte créer un pilier ‘Innovation’ au sein de l’état-major à l’été 2018 ainsi qu’un ‘ battle lab Terre’, destiné à capter l’innovation en boucle courte », avait en effet expliqué le général Bosser. En clair, il s’agit, pour l’armée de Terre, de s’approprier rapidement les dernières « trouvailles » technologiques. Chargé de mission innovation à l’état-major de l’armée de Terre, le colonel « Patrick » explique de l’idée est « d’organiser un écosystème innovation » animé par ce Battle Lab Terre, afin de fédérer et d’encourager les initiatives. À ce titre, a-t-il annoncé, « l’objectif est de mettre en place des ‘référents innovation’ dans toutes les unités ». Ces derniers auront la tâche « d’aider à transformer les nombreuses bonnes idées en projets concrets, en les relayant vers le pôle innovation de l’armée de Terre. » Pour schématiser, il s’agit d’insuffler la culture « Makers » dans les régiments. Ce Battle Lab Terre, a précisé l’officier, sera créé à l’été 2019, à Satory, d’abord avec un effectif de 15 personnes, puis de 30 à l’horizon 2021. Un de ses tâches sera de tisser des liens « entre les différents acteurs de l’innovation (acteurs ministériels, industriels, start-up, centres de recherches, grandes écoles, universités…) pour faire émerger les idées, les accompagner et les lancer avec l’aide de ses différents partenaires. » Enfin, le colonel « Patrick » a annoncé le lancement d’un projet « éclaireur d’expérimentation de robots de grande taille » afin de tester l’une des fonctions que pourrait avoir ce Battle Lab Terre. « Un exercice sera organisé afin d’étudier comment ces robots pourraient être utilisés par l’armée de Terre dans un scénario tactique. Cela permettra de mieux connaître ces équipements et les projets qui existent en matière de robotique terrestre, afin d’avancer dans nos réflexions et dans la définition du besoin », a-t-il expliqué.
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September 12, 2018 1:35 AM
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Le programme de Système de combat aérien du futur (SCAF) devrait connaître ses prochaines avancées d'ici la fin de l'année 2018. La ministre des Armées Florence Parly a rencontré son homologue allemande Ursula von der Leyen à l'occasion de la 16ème Université d'été de la Défense et elles ont « naturellement » évoqué le projet franco-allemand lors du dîner officiel. « Ce qui est très important, c'est d'avoir acté le principe que la France sera leader sur ce programme », a récemment déclaré la ministre française lors d'une rencontre avec des journalistes. « C'est très important, car il ne faut pas renouveler les erreurs du passé », a-t-elle continué, faisant référence aux difficultés rencontrées dans le programme A400M, pour ne pas le citer. « L'autre point que nous avons clarifié, c'est la préservation de l'autonomie stratégique européenne, en essayant d'être le moins dépendants possibles des composants
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September 11, 2018 1:25 AM
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’est au micro d’Europe 1 que la ministre des Armées, madame Florence Parly, a fait une petite déclaration loin d’être passée inaperçue ce dimanche 9 septembre 2018. Selon elle la loi de programmation militaire 2019-2025 va bien permettre d’aborder toutes les facettes de la question du deuxième porte-avions pour la Marine Nationale sans pour autant prendre de décision concrète. Pour cela elle renvoie à la prochaine LPM, celle de 2026-2032. En rugby on appelle cela botter en touche. Mais surtout et comme les mots ont un sens madame Parly ne parle plus comme ses prédécesseurs d’un second porte-avions mais bien d’un deuxième. Cela impliquant qu’il pourrait y en avoir un troisième. Pour autant inutile de fantasmer sur une escadre (même forte de seulement trois bâtiments) de porte-avions français car cela serait une totale perte de temps. En filigrane des déclarations de la ministre des Armées se profile le remplacement à plus ou moins long terme du Charles de Gaulle actuellement à mi-vie. Surtout cette réaction de la ministre fait suite aux déclarations du général d’armée François Lecointre, actuel Chef d’État-Major des Armées. Ce vendredi 7 septembre 2018 le patron des armées françaises faisait état dans les colonnes du journal Le Monde d’une forte dégradation des budgets alloués à la défense depuis 2017. Pour autant il ne faut pas se méprendre, la question du second (et à fortiori du deuxième) porte-avions français relève depuis une vingtaine d’années du plus parfait exemple de serpent de mer. Que ce soit la droite ou la gauche française personne n’a jamais eu dans l’idée de l’étudier sérieusement et encore moins de le commander. En terme budgétaire il s’agit en effet d’une gageure dans une période où chacun tente de ramener les dépenses publiques à l’équilibre. Il suffit de voir les atermoiements autour du programme de sous-marins nucléaires d’attaque de classe Suffren (anciennement Barracuda) censé remplacés les navires de classe Rubis actuellement en dotation. Pour mémoire leur étude remonte à vingt ans maintenant. C’est aussi une maladie bien française que de vouloir toujours tout prévoir de manière très administrative et en prenant au maximum son temps. Au final on se retrouve avec des programmes militaires finalement rapidement dépassés et que l’on peine à mettre en œuvre correctement. De ce fait la déclaration de la ministre des Armées peut être avant tout considéré comme un contre-feu face aux déclarations du général Lecointre. Aucun doute à avoir que ce second (ou deuxième) porte-avions est loin d’être la priorité de l’Élysée en matière de défense. D’ailleurs à la différence de son prédécesseur Emmanuel Macron n’a lancé aucun chantier majeur pour l’Armée de l’Air ou la Marine Nationale au cours de sa première année de mandat, et ça c’est un signe. Photo © ministère des Armées.
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September 11, 2018 1:24 AM
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Alors qu’elle s’était réduite ces derniers temps, l’activité des artilleurs français de la Task Force Wagram, désormais dotée de trois CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie de 155mm], s’est accentuée la semaine passée, avec pas moins de 14 missions de tirs contre des positions de l’État islamique [EI ou Daesh] situées en territoire syrien, près de la frontière avec l’Irak. Dans le même temps, des Rafale du Groupe de Bombardement 43, basé en Jordanie, ont détruit deux caches d’armes dans la vallée de l’Euphrate, en Syrie, grâce en partie à un « dialogue constant avec un contrôleur aérien avancé en charge de désigner l’objectif aux pilotes », a expliqué l’État-major des armées, dans son dernier compte-rendu hebdomadaire des opérations. La raison de cette activité de la force Chammal s’explique très probablement par l’assaut que viennent de lancer, avec l’appui de la coalition anti-jihadite dirigée par les États-Unis, les combattants kurdes et arabes des Forces démocrations syriennes à Hajin, qui est l’un des derniers bastions de Daesh en Syrie, à une trentaine de kilomètres de la frontière avec l’Irak. Cet assaut a été lancé dans le cadre de l’opération « Roundup », menée depuis le mois de mai sur la rive orientale de l’Euphrate. « Les bombardements de la coalition se poursuivent et nos forces attaquent au sol », a indiqué un chef des FDS à l’AFP, en évoquant « d’intenses frappes d’artillerie et de raids aériens. » A priori, la tâche ne s’annonce pas aisée. « Les batailles seront féroces à Hajin car il y a les fortifications de l’EI », a-t-il souligné. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui dispose d’un réseau d’informateurs en Syrie, a confirmé le lancement de l’assaut des FDS. Ces dernières ont « effectué une percée dans la localité de Hajine et ont pris certains secteurs, ouvrant un corridor pour permettre aux habitants de sortir », a-t-elle relevé, avant de préciser que les frappes aériennes et les tirs d’artilleries étaient les « plus intenses depuis plusieurs mois ». Au moins 17 jihadistes auraient été tués, selon ses informations. Alors que, de son côté, elle se prépare à soutenir activement les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés dans la région d’Idleb, la Russie a accusé la coalition anti-jihadiste, en particulier les États-Unis, d’avoir utiliser des munitions au phosphore blanc lors d’un bombardement effectué à Hajin le 8 septembre. « Deux avions F-15 américains ont mené des bombardements samedi (le 8 septembre) visant la localité de Hajin dans la région de Deir Ezzor avec l’utilisation de munitions incendiaires au phosphore », a indiqué le général russe Vladimir Savtchenko, via un communiqué diffusé le 9 septembre. « Ces frappes ont résulté en de puissants incendies. Nous éclaircissons les informations concernant d’éventuels morts et blessés », a-t-il ajouté. Le phosphore blanc ne relève pas des armes chimiques, son usage étant strictement encadré par le Protocole III de la Convention sur les armes classiques, lequel interdit d’y avoir recours contre des objectifs militaires situés à l’intérieur d’une enclave civile. La France n’utilise pas de munitions de cette nature. Quoi qu’il en soit, cet assaut donné à Hajin devrait sonner le glas de l’existence physique du califat proclamé en juillet 2014 par Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de Daesh. « Il me semble que la relance de l’action contre Daech dans la moyenne vallée de l’Euphrate peut nous laisser envisager la chute définitive du califat, physique, à l’automne. La question du désengagement ne commencera à se poser qu’à ce moment. L’idée n’est pas de fixer une date de manière arbitraire pour initier le désengagement, mais bien de tenir compte de la situation sur le terrain », a expliqué le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées (CEMA), lors de sa dernière audition parlementaire, en juillet. Pour autant, le CEMA se veut prudent sur l’avenir de Daesh qui, a-t-il expliqué, « continue à exister de manière clandestine, notamment sur le plateau d’Hawija situé entre Mossoul et Bagdad. » Et d’ajouter : « Très clairement, de longs mois, voire plusieurs années, devront passer avant que la situation ne soit pleinement stabilisée et que l’État de droit soit restauré en Irak. » Récemment, une étude des Nations unies a pointé un autre facteur qui pourrait permettre à Daesh de « retrouver un nouvel élant », à savoir le « risque climatique. » « La combinaison des ressources hydrauliques limitées, la hausse des températures et le climat extrême obèrent les ressources de base de l’Irak et sapent les moyens d’existence de la population. […] e pas agir contre les risques liés au climat accroîtra le danger de voir l’EI ou d’autres groupes terroristes post-EI gagner des soutiens et retrouver leur puissance dans les communautés aux ressources limitées », ont estimé les auteurs de cette étude. « La graduelle disparition de l’eau et la crise de l’agriculture sont le résultat d’effets combinés du changement climatique, des précipitations de plus en plus erratiques, du déclin du débit [des fleuves – 40% ces dernières années, ndlr] d’Iran et de Turquie, du mauvais système d’irrigation en raison des dommages causés durant la guerre et du manque d’investissement. L’absence d’une gestion adéquate de l’eau exacerbe ces menaces », ont-ils encore souligné.
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September 11, 2018 1:19 AM
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Alors que la Russie disculpe par avance le régime syrien de toute nouvelle attaque chimique en affirmant que les rebelles de la province d’Idleb seraient sur le point d’en commettre une [la même ficelle a été utilisée peu avant celle, au chlore, de Douma, ndlr], l’Allemagne s’interroge. En effet, d’après le quotidien Bild, Berlin envisagerait de participer à une éventuelle opération militaire aux côtés de la France, des États-Unis et du Royaume-Uni si jamais le gouvernement syrien lançait une nouvelle attaque chimique lors de l’offensive annoncée contre les groupes rebelles dont la coalition jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), qui contrôle 60% de la province d’Idleb. Cette information a été confirmée, plus tard, par Steffen Seibert, le porte-parole du gouvernement allemand. « L’Allemagne est en discussion avec ses alliés sur une possible intervention militaire en Syrie si les forces pro-gouvernementales venaient à utiliser des armes chimiques dans la province d’Idleb », a-t-il en effet déclaré, rapporte l’agence Reuters. « Nous sommes en discussion avec nos partenaires américains et européens sur ce sujet. Nous n’en sommes pas au point où une décision a été prise », a encore ajouté M. Seibert. D’après Bild, la participation de chasseurs-bombardiers Panavia Tornado pour des missions de renseignements, voire des frappes (ce qui serait une première depuis la fin des années 1990 et les opérations au Kosovo), serait ainsi envisagée. Cela étant, il n’y a que très peu de chance de voir l’aviation allemande se joindre à une action militaire si le cas d’une attaque chimique en Syrie devait à nouveau se présenter. Et d’ailleurs, l’on peut s’interroger sur les raisons qui poussent Berlin à évoquer sa participation à une telle opération… En effet, les sociaux-démocrates du SPD, parti membre de la coalition gouvernementale emmenée par la chancelière Angela Merkel, du parti chrétien-démocrate (CDU/CSU), ont vite mis le holà. Leur chef de file, Mme Andrea Nahles a d’ores et déjà prévenu que le SPD « n’acceptera pas, que ce soit au Parlement ou au gouvernement, la participation de l’Allemagne à la guerre en Syrie. » Et d’ajouter : « Nous soutenons le ministre des Affaires étrangères [le social-démocrate Heiko Maas, ndlr] dans ses efforts visant à éviter une crise humanitaire via des discussions avec la Turquie et la Russie. » En attendant, les États-Unis et la France ont plusieurs fois mis en garde Damas contre un autre recours aux armes chimiques. Le chef d’état-major des armées [CEMA], le général François Lecointre, a ainsi rappelé, la semaine passée, que les forces françaises étaient « prêtes » à frapper de nouveau le régime syrien, comme elles le firent en avril dernier, dans le cadre de l’opération Hamilton. Cela étant, comme la province d’Idleb est devenue un « abcès de fixation » des organisations jihadistes par l’action délibérée des forces syriennes et russes, le CEMA estime aussi souhaitable que « cette poche soit résorbée » afin d’éviter qu’elle ne devienne une « une base » pour la planification d’attentats « en Europe et en France en particulier. » Le 8 septembre, le chef d’état-major interarmées américain, le général Joseph Dunford, a indiqué qu’il préparait des « options militaires » pour la Maison Blanche si Damas franchissait encore une fois la « ligne rouge » que constitue l’usage d’armes chimiques. « Nous sommes dans un dialogue de routine avec le président pour nous assurer qu’il sait où nous en sommes en ce qui concerne la planification au cas où des armes chimiques seraient utilisées », a expliqué le général Dunford.
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September 11, 2018 1:12 AM
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Afin de financer le développement de son projet de service maritime par nano-satellites, la start-up rennaise Unseenlabs annonce avoir bouclé une première levée de capitaux auprès du fonds du ministère des Armées Definvest géré par Bpifrance et la Direction générale de l’armement (DGA), de la société Nexeya et du fonds régional breton Breizh Up géré par Sofimac Innovation. Le financement complet mis en place est de 7,5 millions d’euros. Créée en 2015 par les trois frères Jonathan, Clément et Benjamin Galic, Unseenlabs est spécialisée dans le domaine de l’interception de signaux depuis l’espace, dont la première application est un service de surveillance maritime. La société prévoit de déployer une constellation de nano-satellites embarquant une antenne qui permettra notamment l’identification et la localisation de navires non-coopératifs. Ce service intéresse fortement les acteurs de la sécurité en mer, aussi bien les marines nationales, les douanes et les services de renseignement que les opérateurs de données satellitaires, les armateurs et les assureurs. Cette levée de fonds permet à Unseenlabs de s’entourer d’investisseurs expérimentés et complémentaires. La DGA apporte son expertise technique et Bpifrance son expertise financière, alors que Nexeya, spécialiste des petits satellites et de la surveillance maritime, partage son expertise industrielle et facilitera l’accès aux marchés. La présence de Breizh Up renforce l’ancrage d’Unseenlabs dans un écosystème breton propice au développement de projets innovants, en particulier dans le domaine de la cybersécurité. « Nous avons trouvé avec Bpifrance, la DGA, Nexeya et la Région Bretagne, l’association parfaite de compétences techniques, commerciales et financières pour mettre notre projet en orbite, estiment les fondateurs d’Unseenlabs. Nous avons maintenant les moyens de déployer opérationnellement notre solution, et de fournir rapidement nos données à nos premiers clients. Nous sommes convaincus que cette association sera sans nul doute porteuse de belles opportunités et permettra de faire croître cette nouvelle branche du spatial en France, en Europe… et à l’international ! ». « A l’heure où l’espace s’impose comme nouveau domaine de confrontation, les initiatives et l’ingéniosité de tous sont nécessaires. Nous soutenons toutes les pépites technologiques, toutes les entreprises qui montrent le savoir-faire français : Unseenlabs en est un parfait exemple. Par leur talent et avec le soutien de DefInvest, je suis convaincue qu’Unseenlabs connaîtra des succès rapides et utiles à nos Armées », a déclaré Florence Parly, ministre des Armées. « Les travaux d’Unseenlabs, que la DGA suit avec intérêt depuis 2016, participent à l’évolution de nos futures capacités d’écoute électromagnétique. Pour inscrire ce partenariat dans la durée, la DGA continue d’encourager le développement de cette start-up dont les innovations sont prometteuses pour le domaine stratégique du renseignement », affirme Caroline Laurent, directrice de la stratégie de la DGA. « Nous sommes très heureux d’investir dans Unseenlabs pour trois raisons, détaille Philippe Gautier, p-dg de Nexeya. D’abord, l’offre de la start-up est parfaitement complémentaire à notre offre de nano-satellites et de C2 de surveillance maritime, ce qui sera bénéfique pour nos clients. Ensuite, cette opération resserre encore nos liens avec le Ministère des Armées et la Région Bretagne. Enfin, nous sommes convaincus qu’une ETI dynamique et innovante comme Nexeya doit intensifier son implication auprès des starts-ups innovantes, formidable vivier de jeunes entrepreneurs talentueux ». Unseenlabs est une start-up française, créée en 2015 et basée à Rennes, en Bretagne, spécialisée dans les solutions innovantes de renseignement électromagnétique d’origine spatiale. Unseenlabs est soutenue par Le Pool (Rennes Atalante et la FrenchTech Rennes Saint Malo) et est membre du Booster Spatial MORESPACE, basé à Brest. Le premier service d’Unseenlabs est dédié à la surveillance maritime, en offrant une localisation passive et non falsifiable des navires en mer. Nexeya est une ETI innovante comptant 860 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 128 millions d’euros. Depuis juillet 2017, le management de Nexeya est actionnaire majoritaire de l’entreprise, détenant plus de 75% du capital. Nexeya conçoit, teste et maintient des systèmes électroniques critiques pour trois secteurs d’activités principaux : l’aéronautique, la défense, le spatial. Dans le domaine spatial, Nexeya propose sa gamme de petites plateformes satellitaires, Hemeria, des nano-satellites, utilisés pour l’observation, les télécommunications à basse vitesse et les démonstrations technologiques. Doté initialement de 50 millions d’euros apportés par le ministère des Armées, Definvest allie les expertises complémentaires de la Direction générale de l’armement (DGA) et de Bpifrance. Le fonds vise, dans le prolongement des dispositifs de soutien aux PME déjà déployés par la DGA, à prendre des participations au capital des pépites technologiques du secteur de la Défense, aux côtés d’investisseurs financiers et industriels, pour leur permettre de se développer en toute autonomie. A l’interface entre les armées et les industriels, la DGA a pour missions de préparer l’avenir en matière d’armement, d’équiper les forces armées, et de soutenir les exportations. Moteur de l’innovation de défense, la DGA investit 730 millions d’euros par an dans la recherche et l’innovation. Avec la création de l’agence de l’innovation de défense qui lui sera rattachée, la DGA élargit son périmètre d’actions et disposera d’un budget qui atteindra 1 milliard d’euros en 2022. Lancé en novembre 2015 par la Région Bretagne et géré par Sofimac Innovation, Breizh Up, doté de 20 M€, est un outil au service du renouvellement de l’économie bretonne qui vise à accompagner une quarantaine de jeunes entreprises innovantes en 5 ans avec des levées de fonds comprises entre 200 000 et 750 000 €.
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September 12, 2018 2:03 AM
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Deux semaines après la discours du président Macron lors de la Conférence des ambassadeurs, au cours duquel il a estimé que l’Europe ne pouvait « plus remettre sa sécurité aux seuls États-Unis », la ministre des Armées, Florence Parly a assuré, si l’on peut dire, le service après-vente lors de ses récentes interventions. « L’Europe de la Défense, c’est aujourd’hui un impératif, par réalisme, par pragmatisme, presque par constat », a ainsi affirmé Mme Parly, le 9 septembre, lors d’un dîner organisé la veille de l’Université d’été de la Défense [UED], qui se tient actuellement à Versailles-Satory. « Nous écoutons le président des Etats-Unis, nous lisons ses tweets […]. Ils disent tous une chose claire : nous ne pourrons pas nous abriter éternellement derrière le paravent américain », a-t-elle ajouté. « Les États-Unis sont nos alliés, ce sont nos amis […] et l’Alliance atlantique restera le pilier de la sécurité transatlantique. Mais aujourd’hui le doute est permis. Les États-Unis seront-ils toujours à nos côtés, en tous lieux et en toutes circonstances? », a demandé Mme Parly. « Un mouvement s’est enclenché, il est peut-être inexorable, il ne dépend sans doute ni d’un chef d’État ni des résultats d’une élection », a-t-elle ensuite prévenu. Cette question concernant l’attitude des ֤États-Unis à l’égard de l’Europe en cas de conflit n’est pas nouvelle. Dans le tome II de ses entretiens avec le général de Gaulle, Alain Peyrefitte fit en effet état d’interrogations du même ordre, alors que le contexte était différent. Le président Kennedy « affirme que l’Amérique ferait la guerre plutôt que nous laisser dans la poche des soviets. Mais dans quelles conditions, à quel moment, avec quels moyens? Pendant la première puis la seconde guerre, elle a bien fini par nous secourir. Mais dans quel état nous étions! », aurait ainsi déclaré l’ex-chef de la France Libre, en juillet 1963. Quoi qu’il en soit, le 10 septembre, le chef d’état-major des armées [CEMA], le général François Lecointre, partage le constat de Mme Parly. En juillet, lors d’une audition parlementaire, il avait déploré le fait que l’Europe ne disposait d’aucune « instance réellement dédiée à l’élaboration d’une vision stratégique commune », à l’heure où les États-Unis semblaient prendre leurs distances avec l’Otan. « Dans un contexte de remise en cause du multilatéralisme, de fragilisation des alliances et de bascule vers un nouveau centre de gravité mondial situé entre États-Unis et Asie, le continent européen devra affronter à lui seul et – de plus en plus – par lui-même, tous les types de menaces : puissance, terrorisme, hybride, cyber, migrations », a expliqué le CEMA, lors de l’Université d’été de la Défense. « L’objectif est clair : parvenir à construire ensemble une autonomie stratégique européenne », a insisté le général Lecointre, estimant qu’il « y a urgence » à avancer dans ce domaine. C’est d’ailleurs le sens de l’Initiative européenne d’intervention (IEI) qui, lancée à l’initiative de Paris, vise à intensifier les échanges entre les états-majors des 9 pays participants. Quant aux rapports avec les États-Unis, le général Lecointre avait tenu à faire une mise au point lors de sa dernière audition parlementaire. « En tout état de cause, nous sommes des partenaires crédibles pour nos alliés américains. J’entretiens ainsi une grande proximité avec mon homologue américain, le général Joseph Dunford, comme je le crois la ministre avec le sien, le secrétaire d’État à la Défense James Mattis. Cela me vaut d’ailleurs d’être critiqué par certains. Je voudrais ici être très clair : je ne suis ni ‘anti-gaulliste’, ni ‘OTANien’ forcené. Il faut s’en tenir aux faits : Français et Américains sommes engagés ensemble, en frères d’armes qui paient le prix du sang, conformément aux responsabilités que nous confient nos autorités politiques respectives », avait-il dit. Reste que le constat fait par les responsables politiques français n’est pas tout à fait le même de l’autre côté du Rhin, à en juger par les propos tenus par Ursula von der Leyen, l’homologue allemande de Mme Parly, le 9 septembre. « Nous nous sommes fixé l’objectif en tant que gouvernement fédéral de rester transatlantiques et en même temps de devenir plus Européens », a rappelé Mme von der Leyen, après l’annonce d’un renforcement de la présence militaire américaine en Allemagne. « L’Otan reste indispensable pour la défense collective et la sécurité de l’Europe. Cela ne va pas changer même si le gouvernement américain actuel veille plus jalousement sur les intérêts de son pays et que la Maison Blanche communique sur un ton plus acerbe et plus cavalier », veut-elle croire.
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September 12, 2018 1:56 AM
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South Korea's Hyundai Rotem will begin mass-producing its K806 and K808 wheeled armoured combat vehicles later this year after the vehicles completed a series of field tests by Republic of Korea Army (RoKA) units between April and August, the country's Defense Acquisition Programme Administration (DAPA) said on 10 September.The move comes after Hyundai Rotem announced in December 2017 that it had been awarded a contract to start series production of the vehicles. Although the DAPA did not disclose how many platforms the company is under contract to build for the RoKA, Jane's reported in September 2016 that the service has a total requirement for around 100 16-tonne 6×6 K806 vehicles and 500 20-tonne 8×8 K808s.
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September 12, 2018 1:54 AM
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La nouvelle torpille électrique universelle UET-1 est presque prête à être mise en service et sera livrée à la Marine russe l’année prochaine, a indiqué à Sputnik un représentant du fabricant de l’arme, qui pourrait frapper des cibles à 25 kilomètres en quelques minutes.n 2019, la Marine russe recevra des nouvelles torpilles, a annoncé à Sputnik le directeur général adjoint de la corporation l'Armement tactique des missiles Vladimir Yarmoliouk. «Ce seront les torpilles électriques universelles UET-1 de calibre 533 millimètres. L'année prochaine, les livraisons à la Marine seront lancées», a-t-il déclaré lors de l'exposition Hydroaviasalon 2018 dans la ville russe de Guelendjik. L'interlocuteur de Sputnik a ajouté que ces torpilles pourraient être installées sur la majorité des navires et sous-marins russes. Leurs essais doivent prendre fin d'ici à la fin de l'année quand elles seront prêtes à la fabrication en série. Selon le ministère russe de la Défense, la portée de l'UET-1 est de 25 kilomètres. Elle est capable de découvrir des cibles à 3,5 kilomètres et les frapper à près de 90 km/h.
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September 12, 2018 1:52 AM
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Les forces armées russes lancent leurs grandes manœuvres annuelles. Baptisées Vostok-2018, elles devraient mobiliser du 11 au 15 septembre 300 000 Russes, 3 000 soldats chinois et des troupes mongoles. Un chiffre considérable représentant plus du double des dernières grandes manœuvres de l’armée soviétique, il y a un peu plus de 35 ans. Pour les 29 pays membres de l’Otan, la vigilance s’impose. Les quelque 13 000 hommes seulement alignés l’an dernier par les forces armées russes et biélorusses pour l’exercice Zapad-2017 – c’est-à-dire Ouest-2017 – écrit notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet, avaient déjà provoqué une vive inquiétude de l’Otan. En particulier évidemment en Pologne et dans les pays baltes, puisque ces grandes manœuvres se déroulaient à leurs portes. Cette année, l’énorme déploiement de Vostok-2018 – Est-2018 – se déroule six mille kilomètres plus à l’Est, à proximité donc de l’Alaska, et l’Otan a assuré à l’avance de sa vigilance. La Russie et l’Alliance atlantique ont renoué avec leurs réunions occasionnelles du conseil Otan-Russie, qui permet entre autres de s’informer mutuellement des grandes manœuvres prévues. Les attachés militaires à Moscou des pays de l’Alliance ont d’ailleurs reçu une invitation à se rendre sur le terrain en tant qu’observateurs. La préoccupation de l’Otan, face à une Russie qui « prend de l’assurance », est évidemment le miroir de l’attitude russe en regard des grandes manœuvres alliées prévues en Norvège à l’automne. Depuis l’annexion de la Crimée, l’Alliance atlantique et la Russie ont renoué avec la méfiance réciproque de la guerre froide, une défiance particulièrement intense au sujet des grandes manœuvres ou de l’intervention militaire russe en Syrie Ces exercices, indique notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot, ont donc de quoi impressionner : près de 300 000 soldats, un milliers d’avions et d’hélicoptères, plus de 30 000 blindés et plusieurs dizaines de navires de guerre. Mais la grande nouveauté de ces manœuvres, c’est surtout la participation de la Chine. Pékin et Moscou avait déjà conduit des exercices militaires communs par le passé, mais jamais d’une telle ampleur. Pour la Russie de Vladimir Poutine, ces exercices conjoints constituent une sorte de percée diplomatique et stratégique. Isolée face à l’Occident, la Russie a besoin de chercher de nouveaux alliés. En froid avec Donald Trump, Pékin y trouve également son compte. La portée géopolitique de ces exercices n’échappera donc à personne. Vostok-2018 aura un autre mérite aux yeux des autorités russes : permettre la diffusion d’images forcément flatteuses, pour l’armée russe et pour son équipement.
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September 12, 2018 1:46 AM
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Le consortium aéronautique MiG a repris ses travaux de mise au point du drone furtif russe Skat (raie) dont un prototype serait présenté dans les années à venir, selon des médias russesLa Corporation aéronautique russe MiG continue d'élaborer le drone furtif d'attaque Skat (raie), annoncent des médias russes se référant à une source à l'industrie militaire. «L'entreprise a repris les travaux sur le Skat. Un prototype de ce drone à réaction serait fabriqué dans les années à venir», a souligné la source. Selon elle, cet appareil a suscité l'intérêt du ministère russe de la Défense. Depuis plusieurs années, MiG développe des drones de différents types et tailles mais ne communique pas d'informations sur ses projets en cours. La mise au point du Skat a été lancée en 2005. Selon la chaîne russe de télévision Zvezda, cet appareil d'une masse de 10 tonnes pourrait emporter des bombes et des missiles à une distance de 4.000 kilomètres à une vitesse de 850 km/h. Pour la première fois, la maquette de cet engin réalisée dans la configuration de l'aile volante a été dévoilée lors du Salon international de l'aéronautique et de l'espace de Moscou en 2007. En 2012, le développement du projet a été suspendu à cause d'un manque d'intérêt de la part de la Défense russe.
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September 12, 2018 1:45 AM
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Naval Group a lancé officiellement, ce mardi 11 septembre, sur son site de Cherbourg, le programme de déconstruction de 5 des 6 sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de première génération (photo Naval Group). Lire ici un article paru dans Ouest-France en janvier dernier sur ce chantier. Le Redoutable, premier de série, a été démantelé et transformé en musée, aujourd’hui visitable à la Cité de la Mer de Cherbourg. Les cinq autres (Le Terrible, Le Foudroyant, L'Indomptable, Le Tonnant et l'Inflexible) vont être déconstruits entre 2018 et 2027. "La première coque, celle du Tonnant, est entrée au bassin le 11 septembre pour 18 mois. Les 5 ex-SNLE à déconstruire se succèderont jusqu’en 2027, date de fin du programme", précise Naval Group. Le marché de déconstruction des coques de ces ex-SNLE (type Le Redoutable) préalablement démantelées (c'est-à-dire vidées de leurs installations nucléaires) a été notifié par la Direction Générale de l’Armement (DGA) à Naval Group le 24 octobre 2016( lire mon post d'alors ici). Veolia et NEOM (filiale de Vinci Construction France) sont les deux principales entreprises partenaires de Naval Group, qui est maître d’oeuvre unique de l’ensemble des opérations.
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September 12, 2018 1:42 AM
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The French shipbuilder Naval Group is competing to build four Tamandaré-class corvettes for the Brazilian Navy, offering the existing multimission vessel Gowind 2500 and significant technology-transfer (ToT) package and offsets. The corvette project is the second-highest acquisition priority for the navy, behind the submarines development programme (PROSUB). Nine main contractors are competing for the opportunity, with the announcements of shortlist and best and final offer (BAFO) scheduled in October and December respectively, the Brazilian Navy told Jane's . The ships are scheduled to be delivered within eight years following contracts award by EMGEPRON. Cost estimates for the project run as high as BRL6.2 billion (USD1.5 billion).
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September 12, 2018 1:36 AM
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The US government has cleared Tokyo to obtain nine additional Northrop Grumman E-2D Advanced Hawkeye airborne early warning & control (AEW&C) aircraft. The US State Department announced the potential deal in Defense Security Cooperation Agency (DSCA) statement. This means that Tokyo could eventually obtain up to 13 E-2Ds, as it already has firm orders four examples of the type. The DSCA says the nine aircraft contract could be worth up to $3.1 billion. Tokyo tends to order one aircraft per annum. Should Tokyo buy the full allotment of E-2Ds, it could replace its aging fleet of E-2Cs on a one-for-one basis. Previously, however, officials have said that the new aircraft will augment rather than replace the legacy E-2Cs. Flight Fleets Analyzer shows that the Japan Air Self Defense Force operates 13 E-2Cs, aged between 25 to 36 years old. In addition to the nine aircraft, the package includes 28 Rolls-Royce T56-A-427A engines (18 installed and 10 spares), ten Lockheed Martin APY-9 radars (nine installed and one spare), plus an array of equipment, support, and training. Japanese E-2Ds have several modifications compared with those operated by the US Navy. Given that the type will operate from land bases, and not aircraft carriers, it is modified to carry extra fuel in a “wet wing”, providing endurance of 8h, compared with 5h for the US E-2Ds. Those aircraft rely on air-to-air refueling to boost their endurance. In addition to the 13 E-2Cs, Japan has four E-767s serving in the AEW&C mission. The average age of these aircraft is 22.7 years. The sole operator of the E-2D is the US Navy, which has 31 examples. It has firm orders for an additional 24, and letters of intent for another 24.
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September 12, 2018 1:35 AM
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La Darpa a annoncé avoir débloqué une enveloppe de 2 Md$ qui sera investie dans l'intelligence artificielle. L'agence américaine souhaite ainsi soutenir le développement de cette technologie, laquelle participe activement aux moyens de défense. Les 2 Md$ financés par la Darpa seront utilisés au sein du programme « AI Next ». Outre le développement d'intelligence artificielle, les projets soutenus par ce programme visent à permettre aux ordinateurs contenant l'IA de s'adapter à l'évolution des situations auxquelles ils seront confrontés. « Avec AI Next, nous réalisons plusieurs investissements cherchant à transformer les ordinateurs. Ils ne seront plus seulement des outils spécialisés mais de véritables partenaires dans la résolution des problèmes », rapporte ainsi le Docteur Steven Walker, à la tête de la Darpa. L'objectif est donc bel et bien de permettre aux machines d'analyser leurs environnements et le contexte dans lesquels sont réalisés les missions opérationnelles. L'intelligence artificielle doit être développée afin de permettre aux ordinateurs de « détecter de nouvelles situations et environnements et ainsi de s'y adapter », ajoute le directeur de l'agence. Plus de 20 programmes sont ainsi soutenus par la Darpa dans le champ de l'intelligence artificielle. Cela couvre aussi bien le développement des capacités d'IA que la protection des systèmes et leur résistance aux attaques cyber. Les innovations réalisées dans ce domaine permettront de soutenir les forces armées dans leurs engagements opérationnels et de les accompagner dans la conduite de leurs missions. Au fur et à mesure du temps, les technologies ont permis d'éloigner les soldats du champ de bataille ou tout du moins de moins les exposer aux dangers qu'ils peuvent y rencontrer. « Incorporer ces technologies au sein de systèmes militaires qui collaboreront avec les soldats permettra de faciliter les prises de décisions » sur le terrain, détaille ainsi la Darpa. Grâce aux technologies de Machine Learning, les IA permettront d'avoir une meilleure visualisation de la situation et d'identifier des cibles et objectifs parfois complexes, tout en renforçant la sécurité des opérations.
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September 11, 2018 1:25 AM
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Quel est le niveau actuel de la militarisation de l'espace ? La possibilité d'une guerre dans l'espace a toujours fait partie des préoccupations des Etats. Le traité de l'espace de 1967 a interdit l'envoi d'armes de destruction massive dans l'espace, mais il n'interdit pas une utilisation militaire de l'espace. Et depuis une dizaine d'années - en particulier depuis l'essai réussi en 2007 par les Chinois pour détruire un satellite en orbite - on constate une accélération de la militarisation de l'espace, alimentée par la crainte d'être distancé par l'adversaire. Dans cette course aux armements, les Etats-Unis restent de loin la première puissance militaire. Sur les quelque 410 satellites militaires en orbite, 167 sont américains, contre 89 pour la Russie, 84 pour la Chine et 8 pour la France, auxquels s'ajoutent 2 satellites en partenariat avec la Belgique, l'Espagne et l'Italie, et deux avec l'Italie. Outre la France, les deux autres puissances spatiales européennes sont l'Allemagne et l'Italie, avec 7 satellites chacun. Quelle menace constitue ces satellites ? Il s'agit essentiellement de satellites d'observation et de télécommunications cryptées, indispensables à la conduite des opérations militaires. Mais on a aussi vu apparaître des satellites manoeuvrants, susceptibles d'être utilisés pour détruire d'autres satellites - c'est ce qu'ont fait les Chinois en 2007 avec deux de leurs satellites - ou pour intercepter les communications, comme le russe Luch-Olymp qui s'est approché du satellite français Athena-Fidus pour l'espionner. D'autres projets constituent aussi des menaces, comme les futurs véhicules de service en orbite, destinés au ravitaillement et à la maintenance des stations spatiales et des satellites, mais qui pourraient être utilisés contre eux. Mais aussi des moyens terrestres, comme les lasers à haute énergie, capables d'atteindre le miroir d'un satellite en orbite. Comment la France peut-elle se protéger ? Les deux priorités pour une défense spatiale dissuasive sont la surveillance de l'espace et la protection des satellites contre d'éventuelles actions offensives. Mais cela nécessite de définir une stratégie qui précise quel degré d'indépendance nous souhaitons acquérir. Aujourd'hui, la France est en mesure de surveiller les basses orbites terrestres, grâce au radar Graves, mais nous sommes dépendants des Etats-Unis pour la surveillance de l'orbite géostationnaire, où évoluent les gros satellites. Si la France et l'Europe veulent être autonomes dans ce domaine, comme ils le sont déjà en matière d'accès à l'espace grâce à Ariane, il faudra investir des sommes considérables. A titre de comparaison, le budget spatial américain représente 60 % des dépenses spatiales mondiales. Et si l'Europe veut devenir une grande puissance spatiale, cela passe par la construction de l'Europe de la défense. Bruno Trévidic
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September 11, 2018 1:20 AM
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Premières images publiques du Jaguar, l'engin blindé de reconnaissance et de combat, le remplaçant du blindé léger AMX-10RC. Il a fait ses premiers tours de roue lors de l'université d'été de la défense ce lundi, au camp de la STAT (section technique de l'armée de terre) à Satory-Versailles. Il manquait malheureusement à l'appel le Griffon qui doit faire son entrée au 3e RIMa de Vannes en mars 2019... Le remplaçant du VAB était, paraît-il, en test sur des camps militaires. Pour prolonger le plaisir de l'innovation de défense, deux petites vidéos additionnelles : le Robbox, prototype de véhicule semi-autonome, le mini-drone Black Hornet. Voici Robbox, véhicule semi-autonome de la société SERA. Sans doute l'avenir proche de l'infanterie (mule de transport, extraction de blessé), voire du génie (ouverture d'itinéraire, environnement vicié, bombe sale...). Pour terminer avec l'innovation lors de l'université d'été de la défense sur le terrain de la STAT, le mini-drone Black Hornet, 30 g, 20 minutes et 2 km d'autonomie. Il est déjà en service au CPA10, le commando des forces spéciales de l'armée de l'air.
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Romain
September 11, 2018 1:16 AM
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L'Espagne s'est montrée lundi prête à débloquer une livraison d'armes controversée à l'Arabie saoudite pour préserver sa relation stratégique avec la puissance pétrolière et éviter une crise ouverte comme celle qui oppose Ryad au Canada. Madrid et Ryad, alliés de longue date, ont frôlé la crise diplomatique la semaine dernière quand le ministère de la Défense espagnol a annoncé qu'il annulait une vente à l'Arabie de 400 bombes à guidage laser pour 9,2 millions d'euros. L'annonce intervenait après des bombardements au Yémen, en août, de la coalition pro-gouvernementale menée par l'Arabie saoudite, ayant tué des dizaines d'enfants. Mais elle a mis en danger un contrat nettement plus important: la commande de cinq corvettes, pour 1,8 milliard d'euros, qui doit redonner de l'oxygène à Navantia, l'entreprise publique espagnole de chantiers navals. Lundi, la ministre de la Défense Margarita Robles a tenté d'éteindre l'incendie, ouvrant la porte à un déblocage de la livraison de ces 400 bombes. Le contrat sera étudié de manière bilatérale, "dans une optique de rigueur, de bonne relation entre les deux pays", a-t-elle dit, en assurant que le différend allait "se résoudre de manière amicale". L'Espagne et l'Arabie sont "deux pays partenaires, qui ont signé un contrat", a-t-elle affirmé devant une commission parlementaire. La vente des cinq navires de guerre n'est pas en danger, a-t-elle assuré, le contrat n'étant "pas subordonné ni lié à quelque autre contrat que ce soit". L'Espagne, dont Ryad est le cinquième acheteur d'armes, éviterait ainsi une crise comme celle ayant opposé cet été l'Arabie au Canada. Début août, l'ambassade canadienne à Ryad s'est dite "gravement préoccupée" par une nouvelle vague d'arrestations de militants des droits de l'Homme dans le royaume. L'Arabie saoudite avait répliqué en dénonçant un geste "inacceptable", en expulsant l'ambassadeur canadien et en gelant les relations commerciales. - Intérêts multiples - L'annulation de la vente des 400 bombes "pouvait mettre en danger la politique de contrats espagnols en Arabie saoudite de ces dernières années", a déclaré à l'AFP Eduard Soler, analyste au cercle de réflexion en relations internationales Cidob. Madrid et Ryad avaient conclu le marché en avril, lors de la visite en Espagne du prince héritier Mohamed ben Salmane. Une victoire pour l'Espagne et ses entreprises qui a déjà obtenu ces dernières années de nombreux contrats d'ingénierie en Arabie saoudite: le train à grande vitesse entre Médine et la Mecque, et le métro de Ryad. La grande proximité entre les familles royales des deux pays, les Bourbon et les Saoud, avait contribué à l'obtention de ces contrats. Mais un facteur de politique interne a également motivé le rétropédalage du gouvernement espagnol: les cinq corvettes doivent permettre le maintien de près de 6.000 emplois, en particulier en Andalousie, bastion socialiste où des élections régionales doivent avoir lieu dans les prochains mois. "C'est un cas d'école où l'on voit que les facteurs de politique intérieure influent sur la politique étrangère et de défense", analyse Eduard Soler. - Les ONG, contrariées - Mais les défenseurs des droits de l'homme, opposés à toute vente d'armes à l'Arabie saoudite, protestent vigoureusement. Ils craignent que ces armes ne soient utilisées pour bombarder les civils, invoquant une loi espagnole de 2007 qui permet de révoquer des contrats d'armement s'il existe des "indices rationnels" indiquant que les armes vont être employées "à des fins de répression interne" ou de "violation des droits de l'homme". Lundi, Amnesty International est revenu à la charge, demandant dans un communiqué que Madrid annule les livraisons tant que perdure le risque de voir les armes utilisées pour "commettre ou faciliter de graves violations du droit international". "Des bombes comme celles-ci sont utilisées dans des dizaines de crimes de guerre au Yémen", a déclaré à l'AFP Alberto Estévez, porte-parole de la campagne d'Amnesty contre la vente d'armes à l'Arabie. "Qu'ils reculent, on peut s'y attendre, malheureusement", a ajouté Jordi Calvo, enquêteur au centre de recherche Delas. "Les gouvernements socialistes et du Parti populaire (droite, NDLR) ont favorisé de manière similaire les exportations d'armes, et n'ont pas remis en question (les ventes) à des régimes comme le régime saoudien".
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