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La Suisse devient membre du Multinational Helicopter Training Center 

La Suisse devient membre du Multinational Helicopter Training Center  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les Forces aériennes suisses deviennent officiellement membres du Multinational Helicopter Training Center, un centre d’entraînement multinational pour hélicoptères. Par cette adhésion, elles visent à développer leurs capacités militaires dans un cadre international, à renforcer leur collaboration avec d’autres forces aériennes partenaires et à contribuer ainsi à l’augmentation de la capacité de défense de la Suisse.

Cougar Swiss Air Force @ DDPS

Accentuer le développement

Les Forces aériennes suisses développent continuellement leurs processus tactiques en matière de transport aérien, non seulement dans le cadre multinational, mais aussi en collaboration avec d’autres types de troupes (Joint et Combined). Dans ce but, elles participent depuis plusieurs années à des programmes d’entraînement multinationaux pour hélicoptères. Le 13 décembre 2024, le Conseil fédéral a accepté que la Suisse rejoigne le Multinational Helicopter Training Center (MHTC) à Sintra, au Portugal. Les Forces aériennes peuvent ainsi participer à des instructions sur hélicoptère en coopération avec d’autres nations européennes et renforcer leurs capacités en matière d’interopérabilité. Le 9 mars 2026, le MHTC a accepté la Suisse en qualité de nouveau membre.



En rejoignant le MHTC, notre pays renforcera l’instruction et le développement des processus tactiques de manière ciblée, notamment en participant chaque année à des exercices multinationaux. Cette coopération permettra aussi aux Forces aériennes de tester leurs propres capacités, de les comparer avec celles des autres États et d’échanger de précieuses expériences avec ceux-ci. Avec la Suisse, le MHTC compte désormais 16 nations.



Des exercices multinationaux

L’adhésion au MHTC permettra avant tout à la Suisse d’accéder à des cours, à des exercices et à des symposiums multinationaux. Grâce à ces activités, les équipages des hélicoptères et le personnel au sol auront la possibilité d’axer leurs entraînements sur les processus tactiques et l’interopérabilité, et d’améliorer leurs capacités en matière d’opérations multidomaines. C’est surtout la planification et la mise en œuvre d’opérations aériennes combinées qui constitueront la valeur ajoutée desdites activités. Les Forces aériennes pourront aussi vérifier et renforcer leur capacité à engager un détachement d’hélicoptères à l’étranger, tant sur le plan logistique que sur celui du personnel. Ce qui correspond, par exemple, aux exigences liées aux engagements humanitaires de l’Armée suisse, notamment dans le contexte de l’aide en cas de catastrophe.



Participations antérieures

L’Armée suisse a eu l’occasion de participer en tant que non-membre à deux exercices du MHTC avec ses hélicoptères de type Cougar, du 20 mai au 7 juin 2024, à l’exercice « HOTBLADE » et l’année dernière du 19 au 30 mai 2025 à « FIREBLADE ». L'objectif est d'accroître l'interopérabilité des opérations entre les États membres de l'AED, en exposant les forces armées participantes à un environnement opérationnel complexe, dans lequel elles peuvent s'entraîner aux techniques, tactiques et procédures, les préparant aux théâtres de conflit actuels et aux missions de soutien humanitaire.

Un processus de planification intégrée des missions est présenté afin d’assurer la coordination terre-air et l’intégration des forces terrestres dans différents scénarios. L’encadrement de l’exercice est assuré par les “mentors” expérimentés qui auront suivi le Cours européen d’instructeur de tactique.

Ces exercices permettent d’effectuer diverses missions de jour et de nuit COMAO (opérations aériennes composites, de grandes missions avec divers types de nombreux avions/hélicoptères) et en ont exécuté. Les équipages participants effectuent diverses missions COMAO de jour comme de nuit et exécutent, entre autres, des missions d'assaut aérien (AA), d'aviation d'opérations spéciales (SOA), de soutien au combat (CSS), d'appui aérien rapproché (CAS), y compris l'appui aérien urbain et l'appui aérien d'urgence, l'escorte de convois et d'hélicoptères, la reconnaissance et la surveillance (R & S), la recherche et le sauvetage au combat (CSAR), la récupération de personnel (PR), l'évacuation sanitaire (MEDEVAC) et l'évacuation des blessés (CASEVAC). Des exercices de tir réel sont également prévus.



Le MHTC

Exercices multinational @ MHTC

Depuis 2009, l’EDA gère des activités coopératives dans le domaine de la formation et des exercices d’hélicoptères, qui ont été regroupées au fil du temps en trois programmes d’entraînement d’hélicoptères de l’EDA : le programme d’exercices d’hélicoptère (HEP), le programme du cours de tactiques d’hélicoptère (HTC) et le programme du cours d’instructeur de tactiques d’hélicoptère (HTIC).

Ces programmes ont évolué au cours de la dernière décennie pour devenir l’une des activités de formation les plus dynamiques et réussies de l’EDA, hautement reconnues au sein de la communauté européenne des voilures tournantes.



Cependant, il s’agit d’un principe fondamental sous-jacent à tous les programmes menés par l’EDA : dès qu’ils atteignent un niveau durable de soutien, de maturité et de production, l’objectif devient de les transférer vers une installation permanente hébergée et gérée par un État ou une organisation membre afin de permettre à l’EDA de libérer des ressources et de s’engager dans d’autres activités collaboratives en hélicoptère pour combler les nouvelles lacunes de capacités signalées par les États membres de l’EDA.

Dans ce contexte, les États membres participants de l’EDA ont décidé en août 2019 de créer le programme du Centre multinational de formation des hélicoptères (MHTC) dans le but de soutenir la transition des programmes HEP, HTC et HTIC vers un centre dédié à être établi à Sintra, au Portugal, vers la fin de 2023.



La mission du MHTC est d’améliorer l’interopérabilité et les capacités des hélicoptères militaires européens grâce à une approche coordonnée de la formation des tactiques, techniques et procédures (TTP) et doctrines :

en augmentant la capacité des participants à s’entraîner ensemble en toute sécurité et efficacement et à échanger les meilleures pratiques au niveau des opérateurs, afin d’améliorer l’interopérabilité et la conscience tactique des hélicoptères dans les domaines actuels et futurs d’opérations et de formation, notamment en créant des procédures standardisées et en développant une communauté européenne d’hélicoptères ainsi qu’un groupe d’instructeurs ;

en dispensant régulièrement une formation tactique avancée multinationale dans le but d’accroître l’interopérabilité et la standardisation, d’harmoniser les TTP communes et de créer un dépôt des leçons identifiées et des leçons tirées des différentes activités de formation et opérationnelles. De plus, cela permettra de mettre en commun et de partager les installations de simulation, les instructeurs, les connaissances, les ressources et les installations et zones de formation, en partageant leurs coûts et leur charge ; en visant à améliorer la préparation et la préparation au déploiement, en tenant compte des théâtres opérationnels actuels et futurs ; une mise à jour des techniques et procédures tactiques communes (TTP), les procédures opérationnelles standard HEP (SOP), utilisées dans toutes les activités de formation des hélicoptères de l’EDA.
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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Metal Shark Completes U.S. Navy Patrol Boat Program

Metal Shark Completes U.S. Navy Patrol Boat Program | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Metal Shark has successfully completed production of the U.S. Navy’s 40-foot Patrol Boat (40PB) Flight 1 program, marking a major milestone in the company’s support of Navy Expeditionary Combat Command (NECC).
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IAF Pushes for Meteor Integration on Tejas Mk2 Amid Uttam AESA and Astra Missile Advancements

IAF Pushes for Meteor Integration on Tejas Mk2 Amid Uttam AESA and Astra Missile Advancements | DEFENSE NEWS | Scoop.it
SOURCE: RAUNAK KUNDE / NEWS BEAT / IDRW.ORG The Indian Air Force (IAF) is actively pursuing the integration of the Meteor beyond-visual-range air-to-air missile (BVRAAM) onto the upcoming Tejas Mk2, as part of a broader effort to standardize its high-end air combat arsenal. However, this ambition is encountering technological and policy hurdles, primarily linked to […]
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Third Invincible-Class Submarine Returns to Singapore

Third Invincible-Class Submarine Returns to Singapore | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The homecoming ceremony for the Republic of Singapore Navy’s (RSN) Invincible-class submarine, Illustrious, was held yesterday at RSS Singapura – Changi Naval Base.
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UKEF Secures £128 Million for Indonesian Navy’s Submarine Rescue Systems

UKEF Secures £128 Million for Indonesian Navy’s Submarine Rescue Systems | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The United Kingdom’s export credit agency, UK Export Finance (UKEF), has secured £128 million in loan guarantee financing to support the export of British-made submarine rescue vehicle systems (SRVS) to the Indonesian Navy (TNI AL).
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Kongsberg Signs Waterjet contract for Indian Navy’s Next Generation Missile Vessel

Kongsberg Signs Waterjet contract for Indian Navy’s Next Generation Missile Vessel | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Kongsberg Maritime has signed a contract to supply 18 large Kamewa waterjets for the Indian Navy’s Next Generation Missile Vessel (NGMV) programme.
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EMBT, Leopard 3 ou autres.. : quelles options et contraintes pour le futur char intérimaire français ? 

EMBT, Leopard 3 ou autres.. : quelles options et contraintes pour le futur char intérimaire français ?  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
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L’armée de Terre n’est pas satisfaite du développement de son futur Véhicule blindé d’aide à l’engagement

L’armée de Terre n’est pas satisfaite du développement de son futur Véhicule blindé d’aide à l’engagement | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Cela fait maintenant une quinzaine d’années que les industriels français de l’armement terrestre préparent la succession du Véhicule blindé léger [VBL] de l’armée de Terre, prévue dans la phase 2 du programme SCORPION [Synergie du COntact Renforcé par la Polyvalence et l’InfovalorisatiON].

En 2012, Panhard avait présenté le CRAB [pour Combat and Reconnaissance Armored Buggy], un véhicule de 8 tonnes, doté de systèmes téléopérés, de missiles antichars et d’une mitrailleuse de 12,7 mm. Plus tard, Arquus développa le Scarabee, censé «révolutionner les standards» en matière de mobilité et de motorisation [notamment grâce à une propulsion hybride] tout en jetant les bases d’une capacité robotisée. Puis SOFRAME dévoila le MOSAIC [pour Mission Observation Surveillance Acquisition Investigation Combat] pendant que Thales mettait en avant le Hawkei.

Finalement, il fut décidé de développer le successeur du VBL dans le cadre d’une coopération avec la Belgique. Ainsi, en 2023, le programme VBAE [pour Véhicule blindé d’aide à l’engagement] fut notifié, par l’entremise de l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement [OCCAr] à un groupement momentané d’entreprises [GME] formé par Arquus [repris, depuis, par John Cockerill Defense] et KNDS France.

En janvier 2025, l’OCCAr annonça que l’architecture préliminaire du VBAE avait été définie, ce qui allait permettre de mener d’autres études visant à «démontrer la valeur ajoutée» de ce futur blindé léger «par rapport aux véhicules existants dans ce segment» et ainsi à permettre à la France et à la Belgique «de décider de la conception détaillée ultérieure».

La même année, Arquus expliqua que le VBAE serait «compact» et «furtif», grâce à une propulsion électrique reposant sur une batterie lithium ion, et qu’il afficherait le meilleur compromis possible entre masse, performance et robustesse. Et, qu’en outre, il pourrait éventuellement être téléopéré ou évoluer de façon autonome.

Récemment, l’OCCAr a fait savoir qu’une «étude pour la préparation de la phase 2 du VBAE», portant sur des questions relatives au développement, à l’industrialisation, à la production et au soutien en service, avait été approuvée en 2025. Seulement, l’armée de Terre n’est pas satisfaite de la direction prise par ce programme.

Selon la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 telle qu’elle a été promulguée le 1er août 2023, il était question de livrer 180 VBAE à l’armée de Terre avant 2030, celle-ci devant compter un total 1 440 exemplaires à l’horizon 2035. Or, sa version actualisée, dévoilée le 8 avril, a acté un report de ce programme. Et cela pour acquérir davantage de blindés dédiés à la lutte antidrone [LAD] et à la guerre électronique.

«L’accélération des livraisons des Serval de lutte antidrone, de guerre électronique et de défense sol-air de très courte portée [SATCP], comme la mise en place d’une capacité LAD intérimaire issue du projet innovant PROTEUS, permettront de renforcer la protection des forces déployées. Cet effort a notamment été permis par l’aménagement, au cours des deux premières années de la LPM, des livraisons Serval ‘infanterie’ et par le décalage du VBAE dont le concept d’emploi est repensé dans le contexte d’une dronisation accrue des missions de reconnaissance», est-il expliqué dans le rapport mis en annexe du projet de loi d’actualisation de la LPM.

Lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 8 avril, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Pierre Schill, a justifié le décalage du VBAE en des termes moins diplomatiques.

«Nous reportons le programme [VBAE] parce que nous ne sommes pas satisfaits, à ce stade, de la définition et des réponses apportées par les premières études industrielles. La proposition qui nous est faite est trop chère, trop tardive et trop technologique. Et donc, on a un enjeu à pouvoir s’inscrire dans une dimension de rapport coût/efficacité/délai qui soit plus adaptée à la soutenabilité de l’ensemble du programme et à la masse de véhicules que nous voulons acheter», a en effet expliqué le général Schill.

Mais une autre raison a été donnée – ou plutôt suggérée – par le CEMAT. Le VBAE s’inscrivant dans le partenariat stratégique CaMo [Capacité Motorisée], scellé avec la Belgique, il semblerait que l’armée de Terre et la force terrestre belge n’aient pas exactement les mêmes attentes au sujet de ce futur blindé léger…

Quoi qu’il en soit, le VBL, porté au standard Ultima, devrait rester en dotation au moins jusqu’en 2035… soit environ quarante-cinq ans après sa mise en service au sein de l’armée de Terre. Aucun VBAE ne sera en effet livré en 2030 et il est prévu d’en commander seulement 886 pour les cinq années suivantes.
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Today, 6:41 PM
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MGCS - Le général Schill évoque une solution 100 % française pour le Système principal de combat terrestre

MGCS - Le général Schill évoque une solution 100 % française pour le Système principal de combat terrestre | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Annoncé en 2017, le projet franco-allemand de Système principal de combat terrestre [MGCS, pour Main Ground Combat System] n’est pas encore officiellement abandonné… Mais les chances qu’il finisse par se concrétiser paraissent désormais très faibles. D’ailleurs, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 9 avril, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Pierre Schill, en a parlé au passé… et non au futur.

Censé avoir été relancé par la signature de l’accord d’arrangement de la phase 1A, en avril 2024, ce projet n’a en réalité pas avancé d’un iota, la coentreprise créée par les quatre principaux industriels concernés, à savoir KNDS France, KNDS Deutschland, Thales et Rheinmetall, n’y ayant encore reçu aucun contrat.

Pour rappel, le MGCS vise à développer un «système de systèmes» reposant sur un «cloud de combat» reliant un char à d’autres effecteurs [blindé d’accompagnement, robots terrestres, drones, etc.].

Seulement, côté allemand, le MGCS n’est pas une priorité dans la mesure où la Bundeswehr disposera bientôt du Leopard 2A8, c’est-à-dire la dernière version du Leopard 2, et où le développement d’un char dit de transition, appelé Leopard 2AX [ou 3], a été lancé, avec KNDS Deutschland et Rheinmetall à la manœuvre.

En revanche, en France, l’armée de Terre se trouve dans une situation différente, le char Leclerc ne pouvant pas être prolongé au-delà de 2037. D’où la nécessité de financer le développement d’un éventuel successeur, comme le prévoit l’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30.

«Le MGCS prend du retard en raison de la décision allemande de lancer un programme de nouveau char, le Leopard 3. Nous avons donc intégré une capacité de char intermédiaire comme première brique préfiguratrice» d’un «système de systèmes», a expliqué Catherine Vautrin, la ministre des Armées, aux députés, le 8 avril. Et de préciser que ce «char intermédiaire» serait doté d’une «tourelle française», probablement basée sur le système ASCALON de KNDS France.

Cela étant, lors de son audition, le général Schill a précisé que le but de ces études sur «la capacité devant succéder» au Leclerc serait de «prendre le virage technologique de la génération suivante de système de systèmes du segment blindé, autour du cœur de connectivité et de robotisation ‘TITAN’, qui structurera toute l’armée de Terre entre 2030 et 2040, comme SCORPION le fait aujourd’hui».

Propre à l’armée de Terre, le programme TITAN vise à étendre les capacités de combat collaboratif à l’ensemble des forces aéroterrestres en complétant la modernisation initiée par SCORPION. Il portera notamment sur le combat de contact [MGCS], l’aérocombat, les feux dans la profondeur, la guerre électronique, la robotique, etc.

En outre, le général Schill a aussi précisé que, au titre du volet «anticipation», l’armée de Terre disposerait de plus de ressources pour financer le développement de solutions d’intelligence artificielle [via le programme Artemis IA] ainsi que le projet de robotique militaire PENDRAGON, l’objectif étant de «réussir le virage de la robotisation terrestre dès les prochains mois».

S’agissant du MGCS, le CEMAT a fait valoir que l’actualisation de la LPM 2024-30 allait permettre de «rétablir une voie nationale si jamais la voie franco-allemande n’aboutissait pas». Voie franco-allemande à laquelle il ne semble plus croire vraiment.

«MGCS, c’était à la fois un besoin et une solution. Le besoin, l’armée de Terre l’a exprimé et elle s’est mise d’accord avec l’armée de terre allemande en expliquant que, dans la décennie à venir, nous continuerons d’avoir besoin d’un char ou équivalent et que ce char ne sera pas un véhicule isolé» car il devra être capable de porter un canon, des missiles, peut-être une arme à énergie dirigée, des systèmes de lutte antidrone, et de guerre électronique, des protections actives et passives, etc. Or, tout ça est trop lourd pour tenir sur un seul char : ça ferait 80 tonnes. Il faudra donc plusieurs engins et s’appuyer sur la dimension robotique qui est en train de naître. C’était donc à la fois un besoin commun» à la France et à l’Allemagne», a expliqué le général Schill.

Seulement, comme l’a souligné la ministre des Armées, le MGCS prend trop de retard. Et «cette dérive dans le temps n’élimine pas le besoin», a fait valoir le CEMAT. D’autant plus que les évolutions technologiques, notamment en matière de robotique, s’accélèrent.

«Nous confortons un certain nombre d’études et de démarches de façon non pas à acheter un char intermédiaire […] mais à acheter des premières briques de cette capacité de char future, qui sera franco-française si, d’ici-là, on n’a pas réussi à converger avec les Allemands», a dit le général Schill. Pour cela, PENDRAGON ouvre des perspectives nouvelles. Mené par l’Agence ministérielle de l’intelligence artificielle de défense [AMIAD] et le Commandement du combat futur [CCF], ce projet laisse entrevoir qu’il est possible «d’accélérer l’industrialisation de quelque chose qui ne sera pas le Leclerc en mieux mais qui sera une nouvelle génération de char», a-t-il avancé.

Au passage, le CEMAT a jeté une pierre dans le jardin des industriels européens, qui parient «sur ce qu’ils ont catalogue» pour «imposer leurs standards».

Quoi qu’il en soit, pour le général Schill, «l’affaire du char futur n’est pas écrite» et «il faut qu’on la bâtisse». Et de conclure : «Je pense que l’actualisation met des crédits pour permettre cette ligne et la combinaison de PENDRAGON et la démarche robotique me paraît très prometteuse. Mais je ne sais pas ce que sera le résultat concret».
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La Finlande a commandé 112 obusiers automoteurs K9 Thunder de plus auprès de la Corée du Sud

La Finlande a commandé 112 obusiers automoteurs K9 Thunder de plus auprès de la Corée du Sud | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Finlande n’a commencé à augmenter significativement ses dépenses militaires qu’en 2023, année où elle a rejoint l’Otan, en les portant à 4,44 milliards d’euros, notamment pour financer l’acquisition de 64 chasseurs-bombardiers F-35A [avec les munitions et les infrastructures associées] ainsi que la modernisation de sa marine, avec quatre nouvelles corvette multimissions. Mais avec la guerre en Ukraine, elle a accentué son effort de défense, en allouant 7,34 milliards d’euros à ses forces armées en 2024 [soit 2,4 % du PIB].

Cette hausse du budget militaire permettra de renforcer les capacités de l’armée finlandaise. Actuellement, celle-ci compte seulement 4 400 militaires d’active, lesquels encadrent un flux annuel de 20 000 conscrits. En cas de guerre, et selon le concept de «défense totale», son effectif pourrait être porté à 260 000 soldats, grâce à l’apport des réservistes.

Comme le souligne un récent Focus stratégique de l’Institut français des relations internationales [IFRI], l’armée finlandaise accorde une importance particulière à l’artillerie, au point de disposer du «plus important parc de canons tractés d’Europe, réparti entre 474 canon de 122 mm et 24 canons de 152 mm, tous hérités de la période soviétique, auxquels viennent s’ajouter 132 canons de 155 mm de conception locale». Un nombre non négligeable de pièces mises en réserve pour armer les batteries de réservistes a en outre été cédé à l’Ukraine. La modernisation, voire le renforcement, de cet arsenal est prévu avant 2035.

S’agissant des feux à longue portée, l’armée finlandaise aligne un total de 76 lance-roquettes multiples, acquis d’occasion auprès de l’ex-République démocratique allemande [34 RM-70 de conception tchécoslovaque], des Pays-Bas, du Danemark et des États-Unis [41 M270, comparable au lance-roquettes unitaire français]. Leur remplacement est envisagé… et un achat de K239 Chunmoo du sud-coréen Hanwha Aerospace tiendrait la corde.

Quant à l’artillerie automotrice, l’armée finlandaise a transféré en Ukraine une partie de ses 2S1 Gvozdika de 122 mm d’origine soviétique. Elle ne compte d’ailleurs plus sur ce modèle étant donné que sa priorité va désormais à l’achat de K9 Thunder auprès de la Corée du Sud.

Ainsi, en 2017, la Finlande a fait l’acquisition de 48 obusiers automoteurs d’occasion de ce type. Puis elle a doublé la mise en levant, en deux temps [en 2021 et en 2022], une option pour 48 unités supplémentaires. Mais il s’agit d’aller plus loin encore.

En effet, le 9 avril, le ministère finlandais de la Défense et l’Agence coréenne de promotion du commerce et des investissements [KOTRA] ont signé un contrat intergouvernemental portant sur la l’achat de 112 K9 Thunder «excédentaires» [c’est-à-dire issus des stocks de l’armée sud-coréenne] pour 546,8 millions d’euros.

«Cet achat renforce les capacités de l’artillerie finlandaise à un coût avantageux. Il s’inscrit dans le cadre de la modernisation décennale de l’armée finlandaise […]. Il témoigne également de l’étroite coopération entre la Finlande et la République de Corée », a commenté Antti Antti Häkkänen , le ministre de la Défense.

Avec cet achat, le format de l’artillerie automotrice finlandaise va pratiquement doubler.

Selon les explications fournies par les services de M. Häkkänen, cet achat va non seulement renforcer la puissance de feu de l’armée finlandaise mais aussi lui permettre de «remplacer partiellement les pièces d’artillerie tractées vieillissantes». En outre, ces 112 K9 Thunder «feront l’objet de modifications nationales avant leur mise en service», ont-ils précisé. Enfin, «les capacités de maintenance et de soutien du système K9 sont déjà assurées en Finlande grâce aux acquisitions précédentes», ont-ils conclu.

Pour rappel, le K9 affiche une masse au combat d’environ 45 tonnes. Doté d’un canon de 155 mm de 52 calibres de long il a une capacité dite MRSI [Multiple Rounds Simultaneous Impact / Tir Multiple Impact Simultané], laquelle lui permet de tirer trois obus en 15 secondes sur différentes trajectoires, à une portée allant de 30 à 40 km.
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Today, 8:36 AM
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Défense aérienne : La Turquie négocie l’achat la coproduction de systèmes SAMP/T NG avec l’Italie

Défense aérienne : La Turquie négocie l’achat la coproduction de systèmes SAMP/T NG avec l’Italie | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le 30 mars, le ministère turc de la Défense a fait savoir qu’un quatrième missile balistique iranien venait d’être intercepté dans son espace aérien par des moyens de défense aérienne de l’Otan déployés en Méditerranée orientale. «Toutes les mesures nécessaires sont prises avec détermination et sans hésitation face à toute menace contre le territoire […] de notre pays et l’ensemble des développements dans la région est suivi de près, en donnant la priorité à notre sécurité nationale», a-t-il alors assuré.

Pour préserver l’intégrité de son territoire, la Turquie a donc compté sur des moyens de l’Otan, alors qu’elle possède quatre systèmes de défense aérienne S400, acquis auprès de la Russie en 2017. Et cela, contre vents et marées puisque cette commande lui vaut d’être actuellement exclue du programme F-35.

En 2021, faute de pouvoir se procurer des systèmes Patriot selon ses explications, la Turquie confirma son intention d’acquérir un second lot de S400. Mais l’invasion de l’Ukraine par la Russie mit un terme aux négociations contractuelles.

Cela étant, en janvier 2018, Ankara fit part de son intérêt pour le système franco-italien SAMP/T [Sol-Air Moyenne Portée / Terrestre] en notifiant un contrat d’étude au consortium Eurosam, formé par Thales et MBDA, dans le cadre de son programme LORAMID [Long-Range Air and Missile Defense System].

«Devant durer 18 mois, l’étude de définition vise à préparer le contrat de développement et de production du futur système pour répondre aux besoins opérationnels de l’armée de l’air turque», avait expliqué Eurosam, à l’époque. Basé sur le SAMP/T, ce système était censé «garantir à la Turquie une autonomie totale en matière d’emploi et permettre un choix souverain du niveau d’intégration au sein de l’Otan», avait précisé l’industriel.

Seulement, la multiplication des contentieux entre Paris et Ankara [affaire de la frégate Courbet, intervention en Libye, remise en question des frontières maritimes en Méditerranée orientale, soutien militaire à l’Azerbaïdjan face à l’Arménie, question syrienne, etc.] eut raison de cette coopération naissante en matière de défense aérienne. Du moins, celle-ci fut mise entre parenthèses…

En effet, selon l’agence Bloomberg, la Turquie tiendrait actuellement des discussions avec l’Italie afin de se procurer et de coproduire des systèmes SAMP/T de nouvelle génération.

«La volonté de la Turquie d’utiliser les systèmes SAMP/T pour construire son bouclier antimissile ‘dôme d’acier’ est devenue plus urgente après que les forces de l’Otan ont intercepté quatre missiles tirés d’Iran vers la Turquie depuis le début de la guerre au Moyen-Orient», ont confié des sources au fait discussions à Bloomberg.

Ces derniers mois, Rome et Ankara ont renforcé leur coopération industrielle, notamment dans le domaine des drones aériens et navals. Ainsi, après avoir été autorisé à mettre la main sur Piaggio Aerospace, le groupe turc Baykar a scellé un partenariat stratégique avec Leonardo, ce qui s’est concrétisé par la création de la coentreprise LBA Systems.

Cela étant, un accord entre Rome et Ankara sur le SAMP/T NG pourrait être bloqué par Paris. Selon les sources de Bloomberg, les «négociateurs turcs estiment que la France pourrait se montrer plus favorable cette fois-ci».

En tout cas, c’est ce que suggère un rapport qui, publié par le Sénat en janvier 2025, avait appelé à tourner la page des différends et plaidé en faveur d’un «renforcement de la relation franco-turque afin d’agir conjointement pour la paix». Et d’estimer que «la confiance entre la France et la Turquie […] [devait] aussi pouvoir s’affermir dans les coopérations militaires bilatérales».

Pour rappel, la version italienne du SAMP/T NG fonctionne avec le radar Kronos GM HP de Leonardo alors que celle destinée aux forces françaises repose sur le Ground Fire 300 de Thales.

Quoi qu’il en soit, ces discussions autour du SAMP/T NG se tiennent alors que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, vient de lancer la construction d’une nouvelle usine du groupe Roketsan. Située près d’Ankara, elle produira des systèmes de défense antimissile ainsi que les missiles balistiques de conception nationale Tayfun.

«Grâce à ces investissements [3 milliards d’euros, ndlr], nous renforcerons notre système de défense aérienne multicouche» et «nous consoliderons nos capacités en matière de missiles de croisière et de missiles balistiques», a fait valoir M. Erdogan.
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Two Finalists Remain in Army’s Next-Gen Helicopter Trainer Contest 

Two Finalists Remain in Army’s Next-Gen Helicopter Trainer Contest  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Aviation News – The U.S. Army has narrowed its search for the Next Generation training platform for initial rotary-wing pilots to two finalists, following the elimination of Lockheed Martin from t…
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Airbus Flight Academy Training Aircraft Crashes in Southern France, Two Injured 

Airbus Flight Academy Training Aircraft Crashes in Southern France, Two Injured  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Aviation News – A training aircraft crash involving an Airbus Flight Academy Europe plane operating for the French Air Force left two occupants injured in southern France, raising fresh concerns a…
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Comment Airbus Helicopters devient un droniste crédible

Comment Airbus Helicopters devient un droniste crédible | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Avec l’Ukraine, où certains voyaient déjà la fin à venir des hélicoptères dans un conflit en haute intensité, l’hélicoptériste a senti passer le vent du boulet. D’où la nécessité de se développer rapidement sur le terrain des drones.
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U.S. Forces Start Mine Clearance Mission in Strait of Hormuz

U.S. Forces Start Mine Clearance Mission in Strait of Hormuz | DEFENSE NEWS | Scoop.it
U.S. Central Command (CENTCOM) announced on 11 April that USS Frank E. Peterson (DDG 121) and USS Michael Murphy (DDG 112) had begun setting conditions for a mine clearance mission in the Strait of Hormuz.
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Après les frappes iraniennes, la Turquie relance le SAMP/T

Après les frappes iraniennes, la Turquie relance le SAMP/T | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Après les frappes iraniennes sur ses bases, la Turquie relance les négociations avec Rome pour acquérir le SAMP/T.
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Today, 7:00 PM
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Landmark U.S. budget request includes $65.8 Billion for Navy shipbuilding

Landmark U.S. budget request includes $65.8 Billion for Navy shipbuilding | DEFENSE NEWS | Scoop.it
In lieu of the U.S. Navy's increasing emphasis towards revitalizing the maritime industrial base, the FY 2027 Budget request contains a requested $65,825,017,000 designated towards critical U.S. Navy shipbuilding efforts
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Today, 6:59 PM
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Philippine Navy develops prototypes of autonomous logistics drones

Philippine Navy develops prototypes of autonomous logistics drones | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The Philippine Navy is partnering with a local university to develop autonomous drone prototypes, supporting the country's goal of building a more self-reliant defense posture (SRDP) amid rising security challenges.
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Today, 6:59 PM
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J-35 et J-10 chinois inquiètent les états-majors, mais sont boudés à l’export 

J-35 et J-10 chinois inquiètent les états-majors, mais sont boudés à l’export  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
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Today, 6:48 PM
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Exercice "Ouragan 2026" à In Guezzam : un Kronstadt Orion filmé en opération

Exercice "Ouragan 2026" à In Guezzam : un Kronstadt Orion filmé en opération | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le général d’Armée Saïd Chanegriha était le 8 avril à In Guezzam pour le deuxième jour de sa visite à la 6e Région militaire. Il a supervisé l’exercice tactique “Ouragan 2026” avec munitions réelles dans ce secteur opérationnel du grand sud, après avoir reçu un exposé du commandant de région sur le déroulement prévu. L
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Today, 6:45 PM
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Un avion Cirrus SR-20 de l’armée de l’Air a été victime d’un «accident aérien» dans les Alpes-de-Haute-Provence

Un avion Cirrus SR-20 de l’armée de l’Air a été victime d’un «accident aérien» dans les Alpes-de-Haute-Provence | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’élève pilote et son instructeur en seront sans doute quittes pour une belle frayeur. En effet, ce 10 avril, le ministère des Armées a fait savoir que leur avion Cirrus SR-20 était «impliqué» dans un «accident aérien» survenu aux environ de 9h30, alors qu’ils effectuaient un vol d’instruction à basse altitude au-dessus d’une zone inhabitée, du côté de la Montagne de Lure, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Blessés, l’instructeur et son élève ont cependant pu rapidement rendre compte de l’incident. Une mission SAR [Search and Rescue] a été lancée dans la foulée. «L’équipage, conscient, a été pris en charge pour une évacuation vers les hôpitaux les plus proches», a précisé le ministère.

Comme il est d’usage en pareil cas, le Bureau enquêtes accidents pour la sécurité aéronautique d’État [BEA-É] a été saisi pour déterminer les causes de cet accident, lequel fera également l’objet d’une enquête menée par la Section de recherche de la Gendarmerie de l’Air & de l’Espace.

Le Cirrus SR-20 est exploité par le Centre de formation aéronautique militaire initiale [CFAMI] de la base aérienne 701 de Salon-de-Provence, siège de l’École de l’Air & de l’Espace.

Le CFAMI 05.312 «Élisabeth Boselli» se compose de trois escadrons d’instructions en vol [EIV]. Le 3/5 Comtat-Venaissin et le 2/93 «Cévennes» assurent la formation initiale des élèves pilotes sur Cirrus SR20 tandis que le 1/93 Aunis, doté de Cirrus SR22, est chargé de l’instruction des futurs navigateurs officiers systèmes d’armes [NOSA].

Ces SR20 et les SR22 appartiennent à Airbus Flight Academy Europe [AFAE], qui les loue à l’armée de l’Air & de l’Espace ainsi qu’à l’Escadrille 50S de la Marine nationale.

Le dernier accident ayant impliqué un avion du CFAMI 05.312 remonte au 13 avril 2021. Ce jour-là, victime d’une panne moteur, un SR22 avait dû faire un atterrissage d’urgence près de Cabannes [Bouches-du-Rhône]. Seulement, l’aéronef avait été retourné par le mistral, des rafales ayant gonflé son parachute de cellule, déclenché par son équipage alors qu’il «planait» à 600 pieds d’altitude. Indemnes et ayant pu donner l’alerte, l’instructeur et l’élève NOSA avaient été rapidement pris en charge par le secours.

Pour rappel, au titre du programme MENTOR 2, l’AAE va prochainement remplacer les SR-20 et les Grob 120 par vingt-deux Pilatus PC-7 MKX, dans le cadre d’un marché notifié à Babcock International France Aviation en décembre 2024.

« Plus moderne que ses prédécesseurs et équipé d’un turbopropulseur, le PC-7 MKX se rapproche davantage des performances et de l’instrumentation des avions que les élèves seront appelés à piloter à l’issue de leur formation », avait expliqué la Direction générale de l’armement [DGA].
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Today, 6:38 PM
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La DGA lance le partenariat d’innovation ELISA pour doter les armées de drones de défense aérienne

La DGA lance le partenariat d’innovation ELISA pour doter les armées de drones de défense aérienne | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Ces derniers temps, il est fait grand cas des drones de défense aérienne étant donné qu’ils permettraient d’intercepter des munitions téléopérées [MTO], comme le Shahed iranien, pour un coût modique et éviteraient ainsi de puiser dans les stocks de missiles air-air et surface-air comme c’est trop souvent le cas actuellement. Plusieurs entreprises françaises se sont positionnées sur ce créneau, non sans succès d’ailleurs, comme Asterodyne, Harmattan AI ou encore Alta Ares.

Pour la Direction générale de l’armement [DGA], l’enjeu est de trouver le drone de défense aérienne susceptible de répondre aux besoins exprimés par les forces françaises. Besoins qui, au passage, peuvent être différents au regard des milieux [ou des environnements] dans lesquels elles interviennent. D’où le partenariat d’innovation ELISA [pour Équipement léger d’interception de systèmes autonomes] qu’elle vient de lancer; grâce une enveloppe de 18,7 millions d’euros.

Pour rappel, défini par l’article L. 2172-3 du Code de la commande publique, un partenariat d’innovation se déroule généralement selon trois étapes. La première consiste à attribuer des contrats de recherche et de développement [R&D] aux industriels qui se sont portés candidats. Les solutions les performantes sont éliminées. Celles retenues pour la seconde phase, dite de développement, sont de nouveau mises en concurrence. Enfin, celle qui aura affiché les meilleures performances fera ensuite l’objet d’une commande [phase 3]. Pour rappel, en 2023, la DGA a choisi cette procédure pour le programme « FLPT » [Frappe longue portée terrestre], lequel vise à développer une solution souveraine pour la succession du Lance-roquettes unitaire [LRU].

Le partenariat d’innovation ELISA part du constat que les «matériels de défense contre les drones» mis en œuvre par les forces françaises «ne répondent que partiellement aux menaces actuelles et futures, aussi bien en quantité qu’en coût».

Aussi, souligne la DGA, il s’agit, via cette procédure, «de développer et d’industrialiser des drones aériens intercepteurs de nouvelle génération, capables de contrer les menaces actuelles et futures de type drones ou munitions téléopérées autonomes, et pouvant être mis en œuvre sans moyens lourds».

La DGA compte réunir un maximum de huit industriels pour la première phase d’ELISA. Ils auront à proposer des «systèmes de drones intercepteurs de drones, neutralisant leur cible par percussion ou par charge pyrotechnique embarquée». Ces systèmes devront être en mesure de détruire des appareils «de plus de 100 kg, volant à une vitesse maximum de 600 km/h».

Enfin, précise la DGA, la «quantité visée pour la production des drones est de l’ordre de 1 000 unités pour l’ensemble des partenaires et sur la durée du partenariat». Les candidats éventuels ont jusqu’au 7 mai pour se manifester.

À noter que plusieurs types de drones intercepteurs ont déjà fait l’objet d’évaluations au sein des forces françaises. C’est notamment le cas du Destinus Hornet et du GOBI de Harmattan AI, ces deux modèles étant actuellement entre les mains du 54e Régiment d’Artillerie, l’unité référence de l’armée de Terre en matière de capacités antiaériennes.
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Today, 8:39 AM
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Egypte: L'OAI reçoit le chef d'état-major congolais au Caire

Egypte: L'OAI reçoit le chef d'état-major congolais au Caire | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Mokhtar Abdel Latif, président de l’Organisation Arabe pour l’Industrialisation, a reçu mardi Jules Banza Mwilambwe, chef d’état-major des Forces armées de la RDC, accompagné de hauts responsables militaires et de l’ambassadeur congolais au Caire. Les discussions ont porté sur une coopération industrielle et de défense, ainsi que sur le transfert de technologies de fabrication. L
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Today, 8:33 AM
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Portuguese Air Force Selects Tecnam P-Mentor Fleet to Modernize Pilot Training 

Portuguese Air Force Selects Tecnam P-Mentor Fleet to Modernize Pilot Training  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Aviation News – The Portuguese Air Force (FAP) has officially selected the Tecnam P-Mentor as its new primary trainer, with Spanish firm World Aviation SL set to deliver seven of the advanced airc…
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Today, 8:32 AM
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UK Ministry of Defence Secures Cambridge Aerospace Skyhammer to Counter Rising Drone Threats

UK Ministry of Defence Secures Cambridge Aerospace Skyhammer to Counter Rising Drone Threats | DEFENSE NEWS | Scoop.it
AviationNews – The British Ministry of Defence has officially selected the Skyhammer interceptor, developed by startup Cambridge Aerospace, to bolster the protection of the UK Armed Forces and int…
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Today, 8:32 AM
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La Suisse devient membre du Multinational Helicopter Training Center 

La Suisse devient membre du Multinational Helicopter Training Center  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les Forces aériennes suisses deviennent officiellement membres du Multinational Helicopter Training Center, un centre d’entraînement multinational pour hélicoptères. Par cette adhésion, elles visent à développer leurs capacités militaires dans un cadre international, à renforcer leur collaboration avec d’autres forces aériennes partenaires et à contribuer ainsi à l’augmentation de la capacité de défense de la Suisse.

Cougar Swiss Air Force @ DDPS

Accentuer le développement

Les Forces aériennes suisses développent continuellement leurs processus tactiques en matière de transport aérien, non seulement dans le cadre multinational, mais aussi en collaboration avec d’autres types de troupes (Joint et Combined). Dans ce but, elles participent depuis plusieurs années à des programmes d’entraînement multinationaux pour hélicoptères. Le 13 décembre 2024, le Conseil fédéral a accepté que la Suisse rejoigne le Multinational Helicopter Training Center (MHTC) à Sintra, au Portugal. Les Forces aériennes peuvent ainsi participer à des instructions sur hélicoptère en coopération avec d’autres nations européennes et renforcer leurs capacités en matière d’interopérabilité. Le 9 mars 2026, le MHTC a accepté la Suisse en qualité de nouveau membre.



En rejoignant le MHTC, notre pays renforcera l’instruction et le développement des processus tactiques de manière ciblée, notamment en participant chaque année à des exercices multinationaux. Cette coopération permettra aussi aux Forces aériennes de tester leurs propres capacités, de les comparer avec celles des autres États et d’échanger de précieuses expériences avec ceux-ci. Avec la Suisse, le MHTC compte désormais 16 nations.



Des exercices multinationaux

L’adhésion au MHTC permettra avant tout à la Suisse d’accéder à des cours, à des exercices et à des symposiums multinationaux. Grâce à ces activités, les équipages des hélicoptères et le personnel au sol auront la possibilité d’axer leurs entraînements sur les processus tactiques et l’interopérabilité, et d’améliorer leurs capacités en matière d’opérations multidomaines. C’est surtout la planification et la mise en œuvre d’opérations aériennes combinées qui constitueront la valeur ajoutée desdites activités. Les Forces aériennes pourront aussi vérifier et renforcer leur capacité à engager un détachement d’hélicoptères à l’étranger, tant sur le plan logistique que sur celui du personnel. Ce qui correspond, par exemple, aux exigences liées aux engagements humanitaires de l’Armée suisse, notamment dans le contexte de l’aide en cas de catastrophe.



Participations antérieures

L’Armée suisse a eu l’occasion de participer en tant que non-membre à deux exercices du MHTC avec ses hélicoptères de type Cougar, du 20 mai au 7 juin 2024, à l’exercice « HOTBLADE » et l’année dernière du 19 au 30 mai 2025 à « FIREBLADE ». L'objectif est d'accroître l'interopérabilité des opérations entre les États membres de l'AED, en exposant les forces armées participantes à un environnement opérationnel complexe, dans lequel elles peuvent s'entraîner aux techniques, tactiques et procédures, les préparant aux théâtres de conflit actuels et aux missions de soutien humanitaire.

Un processus de planification intégrée des missions est présenté afin d’assurer la coordination terre-air et l’intégration des forces terrestres dans différents scénarios. L’encadrement de l’exercice est assuré par les “mentors” expérimentés qui auront suivi le Cours européen d’instructeur de tactique.

Ces exercices permettent d’effectuer diverses missions de jour et de nuit COMAO (opérations aériennes composites, de grandes missions avec divers types de nombreux avions/hélicoptères) et en ont exécuté. Les équipages participants effectuent diverses missions COMAO de jour comme de nuit et exécutent, entre autres, des missions d'assaut aérien (AA), d'aviation d'opérations spéciales (SOA), de soutien au combat (CSS), d'appui aérien rapproché (CAS), y compris l'appui aérien urbain et l'appui aérien d'urgence, l'escorte de convois et d'hélicoptères, la reconnaissance et la surveillance (R & S), la recherche et le sauvetage au combat (CSAR), la récupération de personnel (PR), l'évacuation sanitaire (MEDEVAC) et l'évacuation des blessés (CASEVAC). Des exercices de tir réel sont également prévus.



Le MHTC

Exercices multinational @ MHTC

Depuis 2009, l’EDA gère des activités coopératives dans le domaine de la formation et des exercices d’hélicoptères, qui ont été regroupées au fil du temps en trois programmes d’entraînement d’hélicoptères de l’EDA : le programme d’exercices d’hélicoptère (HEP), le programme du cours de tactiques d’hélicoptère (HTC) et le programme du cours d’instructeur de tactiques d’hélicoptère (HTIC).

Ces programmes ont évolué au cours de la dernière décennie pour devenir l’une des activités de formation les plus dynamiques et réussies de l’EDA, hautement reconnues au sein de la communauté européenne des voilures tournantes.



Cependant, il s’agit d’un principe fondamental sous-jacent à tous les programmes menés par l’EDA : dès qu’ils atteignent un niveau durable de soutien, de maturité et de production, l’objectif devient de les transférer vers une installation permanente hébergée et gérée par un État ou une organisation membre afin de permettre à l’EDA de libérer des ressources et de s’engager dans d’autres activités collaboratives en hélicoptère pour combler les nouvelles lacunes de capacités signalées par les États membres de l’EDA.

Dans ce contexte, les États membres participants de l’EDA ont décidé en août 2019 de créer le programme du Centre multinational de formation des hélicoptères (MHTC) dans le but de soutenir la transition des programmes HEP, HTC et HTIC vers un centre dédié à être établi à Sintra, au Portugal, vers la fin de 2023.



La mission du MHTC est d’améliorer l’interopérabilité et les capacités des hélicoptères militaires européens grâce à une approche coordonnée de la formation des tactiques, techniques et procédures (TTP) et doctrines :

en augmentant la capacité des participants à s’entraîner ensemble en toute sécurité et efficacement et à échanger les meilleures pratiques au niveau des opérateurs, afin d’améliorer l’interopérabilité et la conscience tactique des hélicoptères dans les domaines actuels et futurs d’opérations et de formation, notamment en créant des procédures standardisées et en développant une communauté européenne d’hélicoptères ainsi qu’un groupe d’instructeurs ;

en dispensant régulièrement une formation tactique avancée multinationale dans le but d’accroître l’interopérabilité et la standardisation, d’harmoniser les TTP communes et de créer un dépôt des leçons identifiées et des leçons tirées des différentes activités de formation et opérationnelles. De plus, cela permettra de mettre en commun et de partager les installations de simulation, les instructeurs, les connaissances, les ressources et les installations et zones de formation, en partageant leurs coûts et leur charge ; en visant à améliorer la préparation et la préparation au déploiement, en tenant compte des théâtres opérationnels actuels et futurs ; une mise à jour des techniques et procédures tactiques communes (TTP), les procédures opérationnelles standard HEP (SOP), utilisées dans toutes les activités de formation des hélicoptères de l’EDA.
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