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March 22, 2024 2:08 AM
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F-15EX Delivery To Operational Units Nears With Maiden Flight Of First Jet Destined To 142nd FW

F-15EX Delivery To Operational Units Nears With Maiden Flight Of First Jet Destined To 142nd FW | DEFENSE NEWS | Scoop.it
F-15EX-008 is the first planned to be delivered to the 142nd Fighter Wing of the Oregon Air National Guard. The introduction into operational service of
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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Bundeswehr places order with PSM for 200 more Puma IFVs

Bundeswehr places order with PSM for 200 more Puma IFVs | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Germany’s Bundeswehr has commissioned PSM to supply 200 additional Puma IFVs, the joint venture announced on 19 December 2025.
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India Eyes S-500 Air Defense Systems to Counter China’s J-20 and J-35 Stealth Fighters

SOURCE: RAUNAK KUNDE / NEWS BEAT / IDRW.ORG In a bold escalation of its air defense fortress, the Indian Air Force (IAF) is signaling keen interest in acquiring Russia’s cutting-edge S-500 “Prometheus” system, potentially two squadrons to bolster its existing five S-400 Triumph batteries. Sources speaking to idrw.org emphasize that this pursuit isn’t a outright […]
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[Actu] L'arrivée du missile Oreshnik en Biélorussie fait grand bruit, mais ne change rien ...

[Actu] L'arrivée du missile Oreshnik en Biélorussie fait grand bruit, mais ne change rien ... | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Biélorussie a annoncé le déploiement du missile Oreshnik sur son territoire, en l’accompagnant d’une mise en scène officielle et d’images satellites indiquant un site probable près de Krichev, ce qui a aussitôt attiré l’attention en Europe.
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[Actu] La France commande 2 Awacs GlobalEye à la Suède, mais doit transformer sa kill web

[Actu] La France commande 2 Awacs GlobalEye à la Suède, mais doit transformer sa kill web | DEFENSE NEWS | Scoop.it
GlobalEye arrive en France entre 2029 et 2032: deux avions pour remplacer les E‑3F, utiles à plein seulement s’ils s’insèrent vite dans une kill‑web multi‑capteurs.
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En 2024, le cargo russe Ursa Major aurait coulé avec des réacteurs nucléaires destinés à un sous-marin nord-coréen

En 2024, le cargo russe Ursa Major aurait coulé avec des réacteurs nucléaires destinés à un sous-marin nord-coréen | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En Espagne, le jour des Saints Innocents [le 28 décembre] est comme le 1er avril en France, c’est-à-dire que la presse publie des canulars susceptibles de piéger le lecteur distrait. Mais ce n’est a priori par le genre du quotidien régional La Verdad qui, dimanche, est revenu sur le naufrage du cargo russe Ursa Major, à environ 40 nautiques au sud de Carthagène [Espagne], le 23 décembre 2024.

Exploité par une filiale du groupe Oboronlogistika OOO, lié au ministère russe de la Défense, et faisant l’objet de sanctions de la part des États-Unis, l’Ursa Major avait appareillé de Saint-Pétersbourg avec deux grues « spécialisées », des panneaux d’écoutille pour des brise-glaces et des conteneurs, pour la plupart vides à son bord. Ayant officiellement mis le cap vers Vladivostok, il fut victime de trois explosions au niveau de sa salle des machines, peu après avoir franchi le détroit de Gibraltar, le 21 décembre.

Se trouvant en difficulté, le cargo russe lança un appel de détresse deux jours plus tard. Les autorités espagnoles coordonnèrent une opération de sauvetage, laquelle permit d’évacuer quatorze membres d’équipage, deux autres étant alors portés disparus. Puis, ayant pris de la gîte, l’Ursa Major coula peu après.

Plus tard, Oboronlogistika OOO affirma que son cargo avait été visé par une « attaque terroriste », sans apporter d’éléments tangibles pour le prouver. En janvier, mis en œuvre par la Direction principale de la recherche en eaux profondes [GUCI], le navire espion Yantar se rendit ensuite sur le lieu du naufrage. Il y resta pendant cinq jours, sous la surveillance du commandement maritime de l’Otan. A priori, le contre-amiral Alexander Konovalov, le commandant de la 29e brigade de sous-marins à « vocation spéciale », était présent à bord.

Un an après, s’appuyant sur les investigations menées par les autorités espagnoles, La Verdad a apporté de nouveaux éléments sur ce naufrage. En effet, l’Ursa Major n’aurait pas transporté que des grues spécialisées et des composants destinés à des brise-glaces : deux colis volumineux, pesant chacun 65 tonnes pour une longueur comprise entre 6 et 7 mètres, ainsi que des conteneurs non déclarés se seraient également trouvés parmi sa cargaison.

Selon les analyses des enquêteurs espagnols, les deux pièces en question seraient des enveloppes de deux réacteurs nucléaires à eau pressurisée VM-4SG, utilisés par les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] russes de type Delta IV.

« L’analyse d’images aériennes a permis d’identifier des tuyaux de refroidissement et des composants typiques des réacteurs nucléaires . L’hypothèse envisagée par les autorités espagnoles est que l’Ursa Major transportait deux réacteurs VM-4SG destinés à la Corée du Nord », a avancé La Verdad.

D’où, d’ailleurs, la présence des deux grues : celles-ci devant être utilisées pour débarquer cette cargaison au port nord-coréen de Rasŏn, situé à environ 150 km au sud de Vladivostok.

Cette hypothèse n’est pas invraisemblable étant donné que, en juin 2024, la Russie et la Corée du Nord avaient signé un pacte de défense mutuelle, avec des transferts de technologies militaires à la clef. C’est en vertu de ce dernier que Pyongyang a envoyé plus de 10 000 soldats dans la région russe de Koursk, alors partiellement occupée par les forces ukrainiennes.

Cependant, si les deux réacteurs VM-4SG présumés ont coulé avec l’Ursa Major, cela n’a visiblement pas contrarié la Corée du Nord, qui a dévoilé un sous-marin à propulsion nucléaire [du moins, présenté comme tel] la semaine passée.

Mais les révélations de La Verdad ne s’arrêtent pas là. En effet, le quotidien a affirmé que, toujours selon l’enquête des services espagnols, la coque du cargo russe aurait été perforée de « l’extérieur vers l’intérieur »… et que le trou n’aurait pas été le fait d’une mine patelle mais d’une « torpille à supercavitation d’un diamètre de 500 mm ». Et de supposer qu’un « sous-marin d’un pays occidental aurait pu provoquer cet incident afin d’empêcher la fourniture clandestine de deux réacteurs nucléaires à la Corée du Nord ».

En général, les torpilles utilisées actuellement ont un diamètre de 533 mm [pour les sous-marins] ou de 324 mm [pour les navires de surface et les aéronefs]. Il existe des torpilles aux dimensions plus réduites, comme la Black Scorpion de Leonardo [127 mm].

Mais La Verdad va encore plus loin en évoquant une « torpille à supercavitation », qui n’est pas le modèle le plus répandu. D’où les interrogations sur la pertinence de cette affirmation, d’autant plus que peu de pays en disposent. Ainsi, la Russie a développé la VA-111 Chkval, qui pourrait atteindre la vitesse de 500 km/h en contrepartie d’une portée réduite. Même chose pour l’Iran, avec la Hoot. Parmi les pays occidentaux, l’allemand Diehl a mis au point la « Superkavitierender Unterwasserlaufkörper » en 2004.

Photo : Le cargo Ursa Major, peu avant son naufrage
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Le suédois Saab se dit prêt à nouer une collaboration avec Airbus pour développer un nouvel avion de combat

Pour le chancelier allemand, Friedrich Merz, il était essentiel de trouver un accord sur l’avenir du Système de combat aérien du futur [SCAF] d’ici la fin de cette année… Et le président Macron partageait cet objectif, y voyant un « test de crédibilité ».

« Notre responsabilité, c’est de regarder l’intérêt général supérieur, celui de l’Allemagne, celui de la France, celui de l’Europe. Notre intérêt, c’est de mener à bien notre projet commun », avait-il dit, lors d’une conférence de presse donnée au côté de M. Merz, le 18 novembre, à Berlin.

Seulement, les industriels peinent toujours à s’entendre. En réalité, les difficultés du SCAF ont commencé dès 2021, quand Angela Merkel, alors à la tête du gouvernement allemand, remit en cause le principe dit du « meilleur athlète » qui avait été pourtant accepté lors du lancement de ce projet.

« Vous savez que c’est un projet sous leadership français mais il faut quand même que les partenaires allemands puissent être à un niveau satisfaisant face à leurs homologues [français]. Nous devons donc voir très précisément les questions de propriété industrielle, de partage des tâches et de partage de leadership », avait en effet déclaré Mme Merkel, à l’issue d’un conseil franco-allemand, le 5 février 2021.

D’où, depuis, les difficultés entre Dassault Aviation, désigné maître d’œuvre pour l’avion de combat de nouvelle génération [NGF, New Generation Fighter] et Airbus, représenté dans ce projet par ses filiales allemande et espagnole.

Il aura ainsi fallu deux ans pour trouver un accord permettant de passer à la phase 1B du SCAF… Et la phase 2 fait donc toujours l’objet de discussions, Dassault Aviation réclamant un changement de gouvernance afin de pouvoir tenir son rôle de maître d’œuvre, ce que refuse Airbus, avec l’appui de l’industrie aérospatiale allemande.

Et les récentes réunions entre les responsables français, allemands et espagnols n’auront donc pas permis de trancher sur l’avenir du SCAF.

« Contrairement à ce qui était initialement prévu, aucune décision définitive n’a encore été prise concernant la poursuite du projet Scaf à la fin de l’année », a confirmé un porte-parole du gouvernement allemand à l’AFP, ce 31 décembre.

Mais, comme l’a révélé Politico, en septembre dernier, l’Allemagne est en quête d’un plan B. Une solution passerait par une participation au Global Combat Air Programme [GCAP], un projet concurrent du SCAF, mené par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon. Une autre consisterait à nouer une coopération avec la Suède.

Déjà, en décembre, le groupe suédois Saab et Airbus ont dit vouloir établir un partenariat dans le domaine des drones de combat collaboratif [CCA]. Ce qui serait de nature à « servir de catalyseur à une coopération plus large, notamment en cas d’échec du SCAF », ont expliqué des sources industrielles à l’agence Reuters.

Puis, dans un récent entretien accordé au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, le PDG de Saab, Micael Johansson s’est dit ouvert à une collaboration avec l’industrie allemande pour développer un nouvel avion de combat.

Ainsi, à la question de savoir si son groupe pourrait être un partenaire d’Airbus Defence & Space dans le cas où la France et l’Allemagne décidaient d’arrêter le SCAF, M. Johansson a fait valoir que « Saab possède assurément les capacités requises ».

« Nous sommes prêts à développer un avion de chasse commun avec les Allemands, à condition qu’un engagement politique clair soit pris par les deux gouvernements. Autre condition essentielle : nous devons pouvoir continuer à construire des avions de chasse de manière indépendante et ne pas céder la moitié de nos compétences à une autre entreprise. Je suis certain que le point de vue allemand est similaire : coopérer ne doit pas signifier devenir totalement dépendants l’un de l’autre », a en effet déclaré le PDG du groupe suédois.

Quant aux questions de propriété industrielle, M. Johansson a expliqué qu’il ne s’agit pas « d’adopter une approche protectionniste en matière de technologie, mais de privilégier la transparence ». Et d’ajouter : « La répartition des compétences de chacun doit clairement correspondre aux atouts de Saab et d’Airbus Defence, chaque entreprise apportant son expertise. Si les deux sociétés ont accès à ce savoir-faire, elles conservent pleinement leurs capacités. »

Estimant qu’il faudrait « certainement dix ans » pour mettre au point un nouvel avion de combat, le PDG de Saab a estimé que la « première étape d’une coopération » avec l’Allemagne devrait porter sur le « développement » de drones. « Dans ce cas, nous parlons plutôt d’un délai de livraison de quatre à cinq ans », a-t-il dit. « Je pense que cette capacité est extrêmement importante pour compléter à l’avenir le Gripen et l’Eurofighter. Nous sommes déjà en discussion avec Airbus Defence à ce sujet », a-t-il conclu.

Pour rappel, l’Administration suédoise du matériel de défense [FMV] a déjà confié à Saab le soin de mener des études conceptuelles en vue de développer un avion de chasse de nouvelle génération, dans le cadre du « Konceptprogram Framtida Stridsflygsystem » [KFS].
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La Finlande a arraisonné un cargo soupçonné d'avoir endommagé un câble sous-marin de télécommunication

En novembre et en décembre 2024, plusieurs navires furent soupçonnés d’avoir volontairement arraché des infrastructures sous-marines critiques dans la région de la Baltique, dans le cadre d’actions relevant d’une guerre hybride potentiellement menée par la Russie. D’où la décision de l’Otan de lancer l’opération multidomaine « Sentinelle de la Baltique » [Baltic Sentry] pour tenter de prévenir tout nouvel acte de sabotage et renforcer la « capacité des alliés à répondre aux actes déstabilisateurs ».

Seulement, pour les autorités des pays concernés, il est souvent très compliqué de prouver que des dommages ont été sciemment infligés à un câble, à un gazoduc ou encore à un interconnecteur. D’ailleurs, le propre d’une action hybride est qu’il est difficile d’en attribuer la responsabilité. Tel a récemment été le cas de l’affaire du pétrolier Eagle S.

Soupçonné de faire partie de la « flotte fantôme » utilisée par la Russie pour exporter son pétrole, l’Eagle S fut arraisonné par la garde côtière finlandaise le 26 décembre 2024 en raison de son implication présumée dans la rupture de l’interconnecteur Estlink 2 et de plusieurs câbles de télécommunication entre la Finlande et l’Estonie. Et cela, en laissant traîner son ancre sur 90 kilomètres.

Au cours de leurs investigations, les services finlandais trouvèrent suffisamment d’éléments pour traduire le commandant de l’Eagle S et ses deux seconds devant la justice. Sauf que, en octobre dernier, le tribunal de district d’Helsinki relaxa les trois prévenus, estimant que leur affaire était liée à un « incident de navigation » relevant de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.

Qu’en sera-t-il pour le Fitburg, le premier bateau arraisonné depuis le début de l’opération « Sentinelle de la Baltique » pour un acte présumé de sabotage ?

Battant pavillon de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, ce cargo de 132 mètres de long a appareillé de Saint-Pétersbourg [Russie] pour rejoindre Haïfa [Israël]. Les autorités finlandaises le soupçonnent d’être à l’origine de la rupture d’un câble de télécommunication survenue dans la zone économique exclusive [ZEE] de l’Estonie et exploité par le groupe de télécoms Elisa.

Le 31 décembre, le patrouilleur hauturier Turva et un hélicoptère de la garde côtière finlandaise ont repéré le Fitburg dans la ZEE de la Finlande.

« Sa chaîne d’ancre était à l’eau. Nous lui avons ordonné de s’arrêter et de relever son ancre, puis de se déplacer et de mouiller dans nos eaux territoriales », ont expliqué les garde-côtes finlandais.

Depuis, le Fitburg a été amarré au port de Kantvik, à 30 kilomètres à l’ouest d’Helsinki et ses quatorze membres d’équipage, originaires de Russie, de Géorgie, d’Azerbaïdjan et du Kazakhstan, ont été placés en garde à vue pour être interrogés. Et le directeur du Bureau national d’enquête finlandais, Robin Lardot, a indiqué qu’une enquête technique sur le navire était en cours.

De son côté, le procureur général adjoint, Jukka Rappe, a confié à la presse locale que le Fitburg est « soupçonné d’avoir sectionné le câble dans des circonstances dans lesquelles il apparaît désormais évident qu’il y a également l’éventualité d’un acte criminel ».

« Les autorités finlandaises inspectent le navire soupçonné d’avoir endommagé le câble dans le golfe de Finlande. Nous sommes préparés à divers défis sécuritaires et nous y répondons de la manière requise par la situation », a commenté Alexander Stubb, le président finlandais, via le média social X.

Ce 2 janvier, Helsinki a donné les premiers éléments de l’enquête. Ainsi, il est apparu que la cargaison transportée par le Fitburg contient « des produits sidérurgiques d’origine russe, qui font l’objet de sanctions de grande ampleur imposées à la Russie », ont fait savoir les douanes finlandaises.

« L’importation de marchandises sous le coup de sanctions dans l’Union européenne est interdite par les réglementations européennes relatives aux sanctions », ont-elles ajouté. Mais il leur reste à déterminer si les sanctions de l’UE s’appliquent dans ce cas précis. Un enquête préliminaire a été ouverte et l’acier a pour le moment été confisqué.

A priori, le Fitburg appartient à la Fitburg Shipping Company Ltd et il est exploité par la société turque Albros Shipping and Trading Ltd. Comme le souligne le quotidien finlandais Helsingin Sanomat, il s’agit de « l’une des plus importantes compagnies maritimes de Turquie », dont l’actionnaire majoritaire [76 % des parts] est l’homme d’affaires Raim Alekperov.

« D’après les informations publiques de la compagnie , une grande partie des navires d’Albros ont au moins déjà navigué sous pavillon russe. Ces navires étaient exploités par des marins russes », a conclu Helsingin Sanomat.
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La Commission européenne va financer la mise au point d'un nouveau char de combat pour 125 millions d'euros

Aux dernières nouvelles, qui commencent à dater un peu puisqu’elles remontent à octobre dernier, le projet franco-allemand de Système principal de combat terrestre [MGCS – Main Ground Combat System] devrait bientôt franchir une nouvelle étape, avec la notification d’un premier contrat à la MGCS-Project Company GmbH, formée par KNDS France, KNDS Deutschland, Rheinmetall et Thales SIX GTS France SAS.

En théorie, du moins. « En ce qui concerne le MGCS, le ‘futur du char’ plus que le ‘char du futur’, […] nous avons enregistré des avancées significatives avec l’Allemagne et nous envisageons avec une certaine confiance la notification du premier contrat en 2026 », avait en effet expliqué Emmanuel Chiva, lors de sa dernière audition au Sénat en tant que Délégué général pour l’armement.

Ce contrat aurait dû être attribué bien plus tôt… Mais « une première proposition financière et technique formulée par la Project Company […] était deux fois plus élevée que le projet initial. [Cela] semblait convenir à l’Allemagne mais nous l’avons bien entendu refusée. Nous attendons maintenant une nouvelle proposition », avait ensuite expliqué M. Chiva.

En attendant, alors que le développement d’un Leopard 2AX [ou Leopard 3] se précise outre-Rhin, KNDS Deutschland et Rheinmetall continuent de coordonner les travaux du projet MARTE [Main ARmoured Tank of Europe] qui, financé par le Fonds européen de défense [FEDef] de la Commission européenne à hauteur de 20 millions d’euros, vise à étudier et à concevoir une « nouvelle plateforme de char de combat », censée « répondre aux exigences actuelles ainsi qu’aux menaces et aux besoins futurs, en intégrant des technologies innovantes et disruptives ».

Outre l’Allemagne, le projet MARTE intéresse plusieurs pays dotés de chars Leopard [Pays-Bas, Espagne, Finlande, Grèce, Norvège, Suède] mais également l’Italie [liée à Rheinmetall avec le KF-51 Panther], l’Estonie et la Belgique.

Le FEDef finance aussi un second projet portant sur les technologies du char du futur. Appelé FMBTech, sa coordination fut confiée à Thales. Outre la France, via KNDS France, Arquus, MBDA, Safran et la filiale française de l’allemand Hensoldt, il réunit certains pays impliqués dans MARTE [comme l’Allemagne, la Belgique et l’Italie] mais également la Slovaquie, la Pologne, l’Irlande, la République tchèque et Chypre.

Dans leur dernier avis budgétaire sur le programme 146 « Équipement des forces », les sénateurs Hugues Saury et Hélène Conway-Mouret ont expliqué que le calendrier du MGCS demeure « incertain puisque le développement du programme dépend de deux projets de recherche européens à la fois concurrents et complémentaires [MARTE et FMBTech] qui ne rassemblent pas les mêmes acteurs et n’avancent pas à la même vitesse ».

Quoi qu’il en soit, d’une durée de vingt-quatre mois chacun, MARTE et FMBTech prendront fin en 2027. Et la Commission européenne prépare déjà la suite, avec une ambition plus forte. En effet, le 17 décembre, elle a lancé une nouvelle vague d’appels à candidatures pour mener à bien plusieurs projets capacitaires « structurants ». Le développement d’un char de combat de nouvelle génération en fait partie.

« Les chars de combat, grâce à leur protection, leur mobilité et leur puissance de feu, restent un élément clé de la manœuvre militaire terrestre, notamment dans le contexte de la guerre conventionnelle. Les flottes de chars existantes dans les États membres de l’UE vieillissent et il est nécessaire de développer de nouvelles technologies, de tester rigoureusement leur efficacité opérationnelle dans les scénarios futurs afin de garder l’avantage technologique actuel », fait valoir la Commission européenne, qui propose un financement de 125 millions d’euros pour ce projet.

Projet qui consistera à « poursuivre et à compléter les activités précédentes relatives au développement de futurs systèmes de char ». La protection [y compris contre les drones], la survivabilité, la mobilité tout-terrain « avancée », la puissance de feu, la détection des menaces à longue portée, le commandement et le contrôle [C2], la capacité à être mis en œuvre par un équipage réduit, voire d’être télépiloté à l’avenir et des coûts de production « abordables » sont les principaux points mis en avant par la Commission.

Plus précisément, l’objectif est de développer un démonstrateur de char de combat doté d’un chargeur automatique et capable de fonctionner en mode dégradé, d’emporter au moins vingt obus et de fournir une « puissance de feu capable de perforer les chars de combat principaux les plus récents, même dans leurs zones les mieux protégées ». En outre, la portée de son canon devra être suffisamment importante pour détruire l’ennemi avant d’être vu.

Toujours au sujet de l’armement principal de ce char, la Commission européenne insiste pour qu’il ait une « durée de vie supérieure » aux modèles actuels, tout en ayant un « potentiel de développement important ».

Visiblement, les rédacteurs de cet appel à propositions ont une idée bien précise des caractéristiques que devra posséder ce char puisque ce dernier devra mesurer 2,5 mètres en hauteur, 8 mètres en longueur [sans canon] et 3,8 mètres en largeur. Et le tout pour une garde au sol ne devant pas excéder 0,5 mètre. En revanche, aucune précision n’a été donnée sur la masse… alors qu’une telle donnée est centrale.
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Today, 3:29 PM
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La Commission européenne va débloquer 15 millions d'euros pour développer un avion d'attaque léger "furtif"

La Commission européenne va débloquer 15 millions d'euros pour développer un avion d'attaque léger "furtif" | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Lors de sa première audition au Sénat en tant que chef d’état-major des armées [CEMA], en octobre dernier, le général Fabien Mandon a rappelé que le rôle de la Commission européenne n’est pas de définir les besoins militaires, cette prérogative relevant uniquement des États membres. Pour autant, c’est ce qu’elle a récemment encore fait en publiant une liste d’une quarantaine de projets susceptibles d’être financés par le Fonds européen de défense [FEDef].

Si certains d’entre eux visent à développer des briques technologiques pouvant être reprises dans des programmes d’armement plus vastes [robotique, cyber, matériaux, etc.], d’autres sont censés pallier des déficits capacitaires au sein des armées européennes quand ils ne se veulent pas « structurants ». Tel est le cas du « Future Multirole Light Aircraft » [FMLA – futur avion léger multirôle], pour lequel la Commission européenne a l’intention de débloquer 15 millions d’euros pour financer en partie son développement.

« Il est nécessaire de développer un nouvel avion léger multirôle pour combler le fossé entre les champs de bataille actuels et les technologies modernes, car la majeure partie de la flotte européenne sur ce segment est vieillissante », fait valoir la Commission. « Au-delà de son rôle militaire principal, il doit offrir une plateforme facilement convertible pour répondre aux besoins de sécurité civile et aux besoins internes de l’UE, notamment les missions de recherche et de sauvetage, de surveillance des frontières et d’aide humanitaire en cas de catastrophe naturelle », complète-t-elle.

L’objectif de cet appel à projets est donc de mettre au point un avion à turbopropulseur à faible coût et pouvant évoluer dans « divers environnements opérationnels » pour des missions ISR [renseignement, surveillance reconnaissance], d’appui aérien rapproché, de lutte antidrone et de contre-terrorisme.

En outre, souligne la Commission, il doit permettre de prendre en compte une « lacune stratégique émergente dans le domaine des avions multirôles légers européens »… alors que ce marché est déjà dominé par le brésilien Embraer [A29 Super Tucano], le suisse Pilatus et les américains Beechcraft et Air Tractor.

Alors que de tels avions sont utilisés dans des environnements dits permissifs, le texte de l’appel à propositions précise que ce FMLA devra être conçu avec des « technologies et des matériaux modernes qui réduiront sa visibilité par rapport aux radars et autres systèmes de détection afin d’accroître sa capacité de survie ». Et d’ajouter que « ceci est particulièrement important dans les scénarios de combat où la furtivité est cruciale ». Par ailleurs, il met aussi en avant la nécessité que cet appareil puisse être protégé contre « les interférences et les dommages potentiels causés par des champs électromagnétiques ».

Enfin, cet avion d’attaque léger « furtif » devra avoir une masse maximale au décollage de 7 500 kg, une capacité de décollage et d’atterrissage courts ainsi qu’un « compartiment cargo ». Cette description fait penser au DHC-6 Twin Otter, au Dornier Do 228 ou encore au Cessna Grand Caravan.

Quoi qu’il en soit, l’idée de doter les forces françaises d’avions d’attaque légers avait été avancée par les députés Thomas Gassilloud et Damien Girard dans un rapport intitulé « Masse et haute technologie : quels équilibres pour les équipements militaires français ? ». Et cela pour les mêmes raisons que celles avancées par la Commission européenne.

Plus récemment, la force aérienne polonaise a fait connaître son intention d’évaluer l’A29 Super Tucano pour des missions de lutte antidrone, à l’image de ce que font déjà les Ukrainiens et les Russes avec des Zlin Z-137 Agro Turbo et des Yak-52.
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La Brigade Maintenance de l'armée de Terre a lancé une expérimentation opérationnelle d'exosquelettes

La Brigade Maintenance de l'armée de Terre a lancé une expérimentation opérationnelle d'exosquelettes | DEFENSE NEWS | Scoop.it
À une époque, les éventuelles applications militaires des exosquelettes étaient régulièrement évoquées. Plusieurs projets avaient d’ailleurs été lancés en ce sens. Ainsi, l’US Army s’intéressait de près au XOS-2 de Raytheon et au HULC [Human Universal Load Carrier] de Lockheed Martin, l’idée étant de permettre à ses fantassins de porter plus aisément des charges lourdes. En France, via le dispositif RAPID, la Direction générale de l’armement [DGA] finança l’entreprise RB3D pour lui permettre de développer un tel dispositif, appelé Hercule.

Pour rappel, un exosquelette est un robot collaboratif [ou Cobot] muni de jambes et de bras mécatroniques [c’est-à-dire combinant mécanique, électronique et informatique]. L’armature qu’il forme est revêtue par un individu qui, dès lors, peut soulever des charges de plus de 100 kg sans effort puisque ses muscles ne sont pas sollicités.

Quoi qu’il en soit, les exosquelettes se firent plus discrets par la suite. Toutefois, en 2019, l’Agence de l’innovation de défense [AID] fit part de son intérêt pour des modèles dits passif, car dépourvu de moteurs électriques car fonctionnant par report de la charge au sol via un système de tiges et de rotules. L’objectif était de voir s’ils pouvaient réduire la fatigue du combattant afin d’augmenter son endurance.

Deux ans plus tard, le « Battle Lab Terre » mena une expérimentation avec des exosquelettes passifs fournis par l’entreprise canadienne Mawashi au sein du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes [RCP], du 17e Régiment de Génie Parachutiste [RGP] et du 13e Bataillon de Chasseurs Alpins [BCA]. Mais aucune communication sur ces évaluations n’a été faite depuis.

En tout cas, l’armée de Terre n’a pas renoncé à cette technologie, qui n’est sans doute pas adaptée aux contraintes du terrain. En effet, le mois dernier, la Brigade Maintenance [BMAINT], dont relèvent les six régiments du Matériel [RMAT], a fait savoir qu’elle était en train d’évaluer plusieurs modèles d’exosquelettes fournis par les entreprises RB3D et German Bionic, sous la supervision de la Division des Études et de la prospective des Écoles militaires de Bourges [EMB].

« Ces expérimentations sont menées en environnement technique, logistique et terrain, au contact direct des contraintes réelles du soutien : manutentions répétitives, posture sous charge, interventions prolongées, intégration avec les équipements individuels », a précisé la BMAINT.

Impliquant les 8e et 4e RMAT, ces expérimentations visent à identifier les exosquelettes « réellement compatibles avec un futur emploi en contexte opérationnel », l’objectif étant de préserver l’endurance des maintenanciers… et donc, a-t-elle souligné, de « renforcer la capacité à durer de nos formations ». Il s’agit également de « tester sans attendre » et de « transformer rapidement ce qui fonctionne en capacité employable ».

La BMAINT n’a pas précisé les modèles d’exosquelettes en cours d’évaluation. A priori, le 8e RMAT expérimente l’Exoviti et l’Exoback de RB3D tandis que le 4e RMAT a reçu l’Exia de German Bionic, ce dernier étant doté d’une intelligence artificielle.
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MGCS : Une décision sur un char de transition pour l'armée de Terre serait imminente, selon un rapport

MGCS : Une décision sur un char de transition pour l'armée de Terre serait imminente, selon un rapport | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Même après avoir été « rénové » en était porté standard XLR, le char Leclerc risque fort de ne pas tenir jusqu’à l’entrée en service du Système principal de combat terrestre [MGCS – Main Ground Combat System], développé dans le cadre d’une coopération entre la France et l’Allemagne. Et cela pour au moins une raison : le maintien en condition opérationnelle [MCO] deviendra de plus en plus compliqué à assurer, en particulier pour ce qui concerne son groupe motopropulseur, composé d’un moteur Diesel V8X-1500 Hyperbar de 1 500 chevaux associé à une turbomachine Turbomeca TM-307B. Et encore, il n’est pas question des aspects capacitaires et technologiques.

Une mise en service du MGCS en 2040 est donc cruciale pour l’armée de Terre, contrairement à son homologue allemande, qui va renforcer son segment « chars de combat » avec des Leopard 2A8 et, à moyen terme, avec des Leopard 2AX [ou Leopard 2A3].

D’ailleurs, lors de ses dernières auditions parlementaires en tant que Délégué général pour l’armement [DGA], Emmanuel Chiva, a admis qu’il fallait « traiter la question de la charnière 2030/40 ». Et d’ajouter : « Cela pose des questions sur la feuille de route char, sur une capacité intermédiaire et sur le renouvellement des capacités terrestres de combat de haute intensité ».

Cependant, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Pierre Schill, s’est montré très réservé sur ce sujet.

« Actuellement, j’ai 200 chars. Demain, il faudra à peu près 200 MGCS ou équivalents. Comment faire la transition ? Nous l’avons engagée en modernisant les Leclerc. À un moment donné, j’aurai les 200 engins du système futur. Entre les deux, comment faire ? L’option idéale, que j’appelle de mes vœux, est que ce char futur robotisé cloud arrive suffisamment tôt pour prendre la suite des Leclerc rénovés. Mais si cela n’est pas possible, il faudra une solution intermédiaire. Et cette solution, je vous le dis clairement, ne peut pas consister en l’achat de 200 chars de transition », a-t-il dit aux sénateurs, en novembre dernier.

Pour le CEMAT, le « coût de 200 chars intermédiaires empêcherait d’emblée de prendre la marche de la robotisation ».

« Avons-nous les éléments en main pour répondre à une telle problématique ? Non. Je ne sais pas quel sera l’équilibre industriel entre Rheinmetall et KNDS, en particulier avec le critère, que je peux entendre, de souveraineté : garder les canons en France. Mais je crois qu’un jour prochain naîtra un système robotisé qui est autre chose qu’un char actuel en mieux. Il ne faut pas tomber dans le piège d’une solution intermédiaire, coûteuse et rapidement obsolète », a ensuite fait valoir le général Schill.

Cependant, soutenue par plusieurs parlementaires, l’idée d’un char intermédiaire fait son chemin… Récemment publié par la commission des Finances de l’Assemblée nationale, dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2026, un rapport a constaté une « évolution de la position de la Direction générale de l’armement sur cette question, allant jusqu’à évoquer la possibilité du développement d’une solution intermédiaire en coopération ».

Selon les informations du rapporteur spécial, le député Christophe Plassard, la « définition précise de cette capacité, son lien avec le programme MGCS, qui lui succédera, et les solutions industrielles qui pourraient la porter font l’objet de travaux conjoints entre les états-majors et la DGA ». Et de préciser qu’ils « devraient aboutir début 2026 au choix de la solution retenue ».

Toujours d’après ce rapport, le groupe KNDS pourrait tenir un rôle central. Du moins est-ce l’une des options envisagées. Cela « permettrait de capitaliser sur la dynamique franco-allemande » tout en ayant l’avantage de « préserver et de développer les compétences de la base industrielle et technologique de défense », a fait valoir M. Plassard. Mais, a-t-il tempéré, « à la condition que les deux partenaires s’entendent ».

Cela étant, a insisté le député, une solution intermédiaire ne doit pas en remettre en cause le programme MGCS « à plus long terme » car « l’armée de Terre n’a pas besoin d’un char Leclerc amélioré, mais bien d’un système de nouvelle génération, fruit d’un saut technologique, tactique et conceptuel, qui réponde aux défis du combat des années 2040-2070 ».
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Today, 3:19 PM
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200 millions d’euros et 300 emplois : pour ne pas freiner Airbus, Safran investit dans une nouvelle usine de moteurs au Maroc

200 millions d’euros et 300 emplois : pour ne pas freiner Airbus, Safran investit dans une nouvelle usine de moteurs au Maroc | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Pour suivre le rythme d’Airbus, Safran a annoncé mi-octobre la création d’une usine de fabrication de son moteur Leap.
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INITIATIVE ESPAGNOLE

INITIATIVE ESPAGNOLE | DEFENSE NEWS | Scoop.it
"600 VCI chenillés, en diverses versions"Un VCI c'est un véhicule de combat d'infanterie, il est donc déjà la version spécifique d'un châssis. On peut ensuite trouver des variantes et même des sous-variantes de cette version.Vous n'êtes pas le seul à ne pas le comprendre et à faire toutes les...
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IAF Bets Big on Tejas MkII as Key Wingman for Rafale and AMCA Programs

SOURCE: RAUNAK KUNDE / NEWS BEAT / IDRW.ORG The top leadership of the Indian Air Force is placing strong confidence in the Tejas MkII programme, viewing it as a critical force multiplier that will complement both the Rafale fleet and India’s future fifth-generation fighter, the AMCA. Senior IAF planners increasingly see the aircraft as an […]
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Today, 3:42 PM
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[Flash] Israël commande 25 F-15AI dans le prolongement de l'opération Rising Lion contre l'Iran

[Flash] Israël commande 25 F-15AI dans le prolongement de l'opération Rising Lion contre l'Iran | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’annonce par Washington d’un financement de 8,6 milliards de dollars pour produire 25 F-15AI destinés à Israël, assortie d’une option pour 25 appareils supplémentaires, entérine clairement le maintien d’une composante de chasseurs lourds à long rayon d’action et à forte capacité d’emport.
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Today, 3:41 PM
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L'Argentine va équiper ses patrouilleurs de conception française avec quatre hélicoptères italiens AW109SP

L'Argentine va équiper ses patrouilleurs de conception française avec quatre hélicoptères italiens AW109SP | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Dans les années 1990, la marine argentine [ARA – Armada de la República Argentina] fit l’acquisition de quatre hélicoptères AS555 Fennec SN auprès d’Airbus Helicopters [Eurocopter, à l’époque] afin de remplacer ses Alouette III qui, alors en service à bord de ses frégates, possédaient des capacités de lutte anti-sous-marine et de lutte antisurface limitées.

Seulement, ces Fennec arrivent au bout de leur potentiel, avec un seul appareil encore opérationnel. D’où la nécessité pour l’ARA de les remplacer. En 2024, Buenos Aires signa un protocole d’accord avec le groupe italien Leonardo en vue de se procurer huit hélicoptères AW109SP ainsi qu’un simulateur de vol. Et cela aux dépens d’Airbus Helicopters, qui lui avait proposé des AS365N3 Dauphin de seconde main.

Selon le site spécialisé argentin Pucara, l’offre de Leonardo a été privilégié par rapport à celle d’Airbus Helicopters car elle reposait sur des hélicoptères neufs, qui plus en est encore en production, ce qui « garantit un soutien logistique sur le long terme et laisse la possibilité d’agrandir la flotte à l’avenir ».

Dans le détail, l’AW109SP proposé à l’ARA est doté, entre autres, d’un radar RDR-1700A, capable de suivre jusqu’à 20 contacts et de détecter de petites embarcations dans un rayon de 160 nautiques, de systèmes de navigation et d’avionique avancés, d’une tourelle optronique Teledyne FLIR UltraForce 350 HD et d’un treuil de sauvetage.

Cependant, il restait à régler la question du financement. Ce qui vient d’être fait.

« Le gouvernement national a officialisé un accord de financement international pour l’acquisition d’hélicoptères navals légers destinés à la marine argentine. Cette décision vise à rétablir les capacités stratégiques de l’aviation navale et à renforcer la surveillance de l’Atlantique Sud », a en effet rapporté le site argentin d’information La Derecha Diario, le 29 décembre.

Plus précisément, le décret 924/2025 autorise la signature d’un accord avec le Crédit Agricole Corporate & Investment Bank [CACIB] pour couvrir l’achat de quatre AW109SP. « Le financement s’élève à 71,6 millions d’euros et bénéficie de la garantie d’une agence de crédit à l’exportation, ce qui permet à l’État argentin d’obtenir des conditions plus favorables », a expliqué La Derecha Diario.

A priori, conformément aux engagements pris par Leonardo, les deux premiers AW109SP devraient être livrés à la marine argentine dans un délai de douze ou dix-huit mois après la signature du contrat. Et cela dans une « configuration intermédiaire comprenant certains équipements » exigés par Buenos Aires. Ils seront affectés au 1er escadron d’hélicoptères navals, qui les déploiera à bord des quatre patrouilleurs hauturiers de la classe « Bouchard » [ex-L’Adroit], acquis auprès de la France en 2019.

Photo : Leonardo
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Today, 3:40 PM
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Le ministère des Armées commande deux systèmes de lutte antidrone en "urgence opérationnelle"

Le ministère des Armées commande deux systèmes de lutte antidrone en "urgence opérationnelle" | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Ces dernières semaines, plusieurs drones inconnus ont survolé le camp militaire de Mourmelon, un convoi transportant des chars Leclerc se trouvant dans la zone de triage ferroviaire de Mulhouse Nord, l’usine de poudre d’Eurenco à Bergerac, la base navale de l’Île-Longue, qui abrite les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] de la Force océanique stratégique [FOST] et le Pôle Interarmées de Creil-Senlis [ex-BA 110], lié à la Direction du renseignement militaire [DRM].

Dans certains cas, les tentatives pour les abattre, avec des fusils brouilleurs, voire des armes de calibre 12, ont été vaines. Et, pour le moment, ces incursions gardent leurs mystères, les enquêtes qui ont été lancées à leur suite étant toujours en cours. En tout cas, aucun nouvel incident n’a été constaté depuis le 8 décembre. Comme d’ailleurs en Belgique, aux Pays-Bas ou encore au Danemark, où des drones inconnus auraient aussi survolé des bases militaires sensibles ainsi que des infrastructures critiques.

En outre, lors d’une récente audition parlementaire, le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE], le général Jérôme Bellanger, s’est inquiété de la vulnérabilité des bases aériennes contre d’éventuelles attaques saturantes de drones, à l’issue d’un exercice reposant sur un tel scénario. « J’ai envie de vous dire que le résultat est… perfectible », a-t-il confié au député, en octobre dernier.

Pourtant, l’AAE ne manque pas de moyens dédiés à la lutte antidrone, avec les systèmes MILAD [Moyens mobiles de Lutte Anti-Drones], BASSALT et PARADE [Programme de protection déployAble modulaiRe Anti-DronEs], lesquels sont en mesure de détecter et de suivre des drones. Sans compter les dispositifs de brouillage électronique, mis en œuvre par ses hélicoptères Fennec.

Les autres armées ne sont pas en reste. Par exemple, l’armée de Terre a développé le système PROTEUS, qui repose sur un canon antiaérien de 20 mm monté sur affût tracté 53T2, associé à une caméra thermique SANDRA [Système d’arme Alternant les visions Nocturne et Diurne pour la Recherche d’Aéronefs], à un ordinateur et à des algorithmes d’intelligence artificielle.

L’armée de Terre dispose également de Véhicules de l’avant blindé ARLAD [adaptation réactive pour la lutte antidrone] et s’intéresse aux dispositifs SPART et HADDES. Proposés par M2 Technologies, il s’agit respectivement d’un brouilleur « intelligent » portatif et d’un « système passif de détection radiofréquence doté d’IA embarquée, permettant d’identifier les drones sans émission active ».

Quoi qu’il en soit, le 29 décembre, la Direction de la maintenance aéronautique [DMAé], qui relève de l’État-major des armées [EMA], a fait savoir qu’elle venait de notifier deux contrats de soutien à l’entreprise française TRUSTCOMS pour « l’acquisition de balises Infodrone et de systèmes DroneBlocker ».

Et d’expliquer, via le média social LinkedIn, qu’il s’agissait de répondre à une « urgence opérationnelle » pour faire « face à l’accroissement de la menace drone tant sur le territoire national que dans les pays où la France déploie ses forces armées dans le cadre d’opérations interalliées ».

Les systèmes Infodrone et DroneBlocker permettent de détecter, de caractériser et, le cas échéant, de neutraliser les drones malveillants.

Très simple à utiliser, compact et léger, le système Infodrone détecte et localise les drones grâce à leur balise DRI [Direct Remote Identification / identification à distance directe]. Ce qui concerne 95 % des appareils. C’est « la seule solution déployée en France de manière industrielle », fait valoir TRUSTCOMS.

Quant au système DroneBlocker, l’entreprise assure qu’il est en mesure de détecter et de neutraliser 99 % des drones grâce à un brouillage électronique continu [radiofréquence, signaux de géolocalisation par satellite]. Pouvant « gérer » les drones amis, il est aussi efficace en environnement urbain.
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Today, 3:37 PM
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L'armée grecque va déployer des chars Leopard 2 dans le nord de la France pour l'exercice Orion

Depuis des mois, l’État-major des armées [EMA] peaufine les détails de la prochaine édition de l’exercice interarmées de préparation à un engagement de haute intensité Orion, lequel aura une dimension interministérielle, avec la participation de douze ministères pendant une phase de gestion de crise, mais aussi interalliée. Il concernera tous les milieux [terrestre, maritime, aérien, spatial et cyber] et mettra notamment l’accent sur les champs informationnel et électromagnétique. Enfin, il se déroulera dans quinze départements, dont un en outre-mer.

« Orion 2026 est un événement majeur de la préparation opérationnelle des armées à la haute intensité. Il a pour objectif de durcir les forces afin de les préparer aux situations les plus complexes, en renforçant leur capacité à entrer en premier sur un théâtre d’opérations, à commander une coalition multinationale et à s’intégrer pleinement et rapidement dans une structure de commandement de l’Otan », résume l’EMA.

Parmi les nouveautés par rapport à l’édition 2023 de ces grandes manœuvres, les états-majors et les unités impliquées mettront en œuvre des « technologies avancées », comme l’intelligence artificielle, afin d’anticiper « les défis émergents » et « conserver un avantage décisif » face à l’adversaire.

La coordination civilo-militaire sera « sans précédent », assure l’EMA. Car, outre les douze ministères sollicités, les collectivités locales et un « tissu d’acteurs privés » seront aussi mobilisés. « Ces partenaires deviennent des opérateurs à part entière, contribuant à renforcer la résilience de la Nation pour faire face aux menaces pouvant cibler directement notre territoire et nos concitoyens ; et soutenir l’effort des armées », explique-t-il.

Comme l’a expliqué le chef d’état-major des armées [CEMA], le général Fabien Mandon, lors d’une audition au Sénat, Orion reposera sur un scénario d’engagement exigeant « face à un ennemi très sérieux ». Ce qui, selon lui, est une absolue nécessité. « Nos normes d’entraînement ne sont pas totalement satisfaisantes, il faut s’entraîner dans les conditions de combat – on sait d’expérience qu’un pilote d’hélicoptère ou un marin qui ne prend pas la mer pendant cent jours perd ses réflexes, car la situation dans ces milieux n’est pas la même qu’à terre », a-t-il fait valoir. « Nous testons nos procédures pour être prêts à l’horizon de trois ou quatre ans », a-t-il ajouté.

Pour le général Pierre Schill, le chef d’état-major de l’armée de Terre, Orion sera l’occasion d’entraîner « nos états-majors et nos unités, avec nos alliés » ainsi que de « tester l’interopérabilité à grande échelle, de valider la préparation opérationnelle de nos soldats ». En résumé, il « éprouvera nos concepts d’emploi interarmes, interarmées, interalliés et même interministériels », a-t-il dit aux sénateurs.

Pour le moment, l’EMA n’a pas donné le détail des forces alliées qui seront mobilisées pour l’exercice Orion 26. Cependant, on sait qu’un important détachement de l’armée grecque y participera.

En effet, peu avant les fêtes, le quotidien Kathimerini a avancé que l’état-major de l’armée hellénique avait reçu une « invitation » pour prendre part à Orion 26. Et, visiblement, il ne fera pas les choses à moitié.

« Le contingent de la 25e brigade blindée, composé de chars Leopard 2HEL, de véhicules blindés Marder, de matériel de soutien et d’un nombre important de soldats, se dirigera vers le nord de la France, où il sera intégré aux forces françaises », a en effet expliqué le journal, selon lequel il s’agira du plus important déploiement de l’histoire des unités blindées grecques.

Les Leopard 2HEL et les Marder arriveront en France par la mer. Le lieu de leur débarquement n’a pas été encore précisé. Quant aux véhicules logistiques [dont les porte-chars], ils rejoindront les terrains de manœuvre par la route.
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Today, 3:32 PM
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L'armée danoise va se doter de huit systèmes de lancement de mines Skorpion 2

L’année 2025 a été rythmée par les nombreuses commandes passées par l’Agence du matériel et des achats du ministère danois de la Défense [FMI ou DALO], grâce notamment à la décision de Copenhague d’augmenter ses dépenses militaires de plus de 80 % afin de les porter à plus de 9 milliards d’euros.

« Le gouvernement a donné le ton pour le renforcement des forces armées danoises et cela a porté ses fruits. À court terme, nos soldats ont reçu de nombreux équipements neufs cette année et ont pu s’entraîner et participer à des exercices avec le matériel nécessaire », s’est ainsi félicité Troels Lund Poulsen, le ministre danois de la Défense, le 30 décembre. « Plusieurs acquisitions cruciales ont été lancées, allant de la défense aérienne terrestre à de nouveaux avions de chasse [F-35A], en passant par des véhicules de combat d’infanterie [CV-90] », a-t-il rappelé.

Le ministre n’a évidemment cité que les programmes les plus emblématiques… alors que ceux qui ont une visibilité moindre peuvent être tout aussi importants en termes de « cohérence opérationnelle ». C’est par exemple le cas des armes individuelles [la DALO a commandé 26 000 fusils d’assaut Colt C8MMR, ndlr] ou encore celui des jumelles de vision nocturne.

Dans le même registre, les forces danoises ont lancé le renouvellement de leurs camions tout-terrain ainsi que celui de leurs capacités dans le domaine du génie.

Quoi qu’il en soit, entre les 1er et 22 décembre, la DALO a accéléré le mouvement, avec pas moins de treize nouvelles commandes, dont une portant sur des batteries de défense côtière reposant sur le Naval Strike Missile [NSM] et une autre sur un navire dédié à la surveillance des infrastructures sous-marines critiques.

L’une d’elles concerne une capacité bien particulière. En effet, la DALO a notifié un contrat à l’entreprise allemande Dynamit Nobel Defence GmbH pour se procurer huit systèmes poseurs de mines antichars Skorpion 2. En clair, il s’agit pour l’armée danoise de s’approprier une capacité de contre-mobilité. Capacité revenue au premier plan à la faveur de la guerre en Ukraine.

« Le lance-mines représente une capacité entièrement nouvelle dont le Danemark ne disposait pas auparavant. Il constitue un renfort important pour la brigade lourde. Il lui permettra de déployer rapidement des champs de mines antichars afin d’empêcher les percées ennemies lors de ses opérations défensives », a fait valoir le colonel Thomas Øgendahl Knudsen, le commandant de la division terrestre au sein de la DALO.

Pouvant disperser 400 mines AT2+ en 10 minutes, le Skorpion 2 est un système modulaire qui se monte rapidement sur différents types de véhicules, y compris sur les drones terrestres [UGV] comme le THeMIS de Milrem Robotics. Il a d’ailleurs été présenté dans cette configuration lors du salon de l’armement aéroterrestre EuroSatory 2024.

« Les premiers systèmes devraient être livrés en 2026. Avant leur livraison, les instructeurs et les sapeurs seront formés à leur utilisation », a indiqué la DALO, qui n’a pas précisé la plateforme sur laquelle le Skorpion 2 sera intégré.

Il est possible que le THeMIS fasse partie des candidats envisagés, l’armée danoise ayant annoncé, ce 2 janvier, qu’elle venait d’en recevoir quatre exemplaires pour mener une campagne d’évaluation et d’essais dans le courant de cette année.

À noter qu’il s’agit de la seconde commande de Skorpion 2 reçue par Dynamit Nobel Defence en l’espace de quelques semaines, la première ayant été passée par la Lettonie.

« L’acquisition de ce système est une étape stratégique pour le renforcement des capacités de défense de notre pays. Elle constitue un élément essentiel d’un plan plus vaste visant à consolider la sécurité et la défense de notre frontière orientale. Ces investissements garantissent que la Lettonie est prête à défendre son territoire et sa population contre toute menace », avait expliqué Andris Sprūds, le ministre letton de la Défense, au moment de la signature du contrat.

Pour rappel, le renforcement des capacités de contre-mobilité est aussi une priorité de l’armée de Terre.

« Face à un adversaire de premier rang doté d’une force blindée et agissant sur un front élargi, la contre-mobilité constitue, à moindre coût, une capacité primordiale pour compléter les appuis feux, équilibrer le rapport de forces et préserver le potentiel de combat des unités amies », a d’ailleurs récemment fait valoir la Direction générale de l’armement, lors d’un appel d’offres portant sur l’achat de 60 000 mines antichars.
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Today, 3:29 PM
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La Marine nationale veut accroître la connectivité de ses hélicoptères NH90 Caïman

La Marine nationale veut accroître la connectivité de ses hélicoptères NH90 Caïman | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En juin 2024, l’Agence Otan de gestion des hélicoptères [NAHEMA, pour NATO Helicopter Management Agency] a confié au consortium NH Industries [Airbus Helicopters, Leonardo, Fokker] le soin d’assurer la modernisation à mi-vie de l’hélicoptère NH90 pour 600 millions d’euros. Environ 200 appareils, en versions NFH [Nato Frigate Helicopter] et TTH [Tactical Transport Helicopter] seront concernés. Ce contrat, connu sous le nom de Software Release 3, a été notifié pour le compte des Pays-Bas, de l’Italie, de l’Allemagne et de la Belgique.

Dans le détail, il s’agit de traiter les obsolescences, d’installer la liaison tactique L22, mieux sécurisée et permettant de partager un flux plus important de données sans passer par une liaison satellite, et d’intégrer de nouveaux équipements [capteurs optroniques, sonar OTS-90 Mark II, missile antinavire Marte ER, etc.

Les vingt-sept NH90 NFH « Caïman » de la Marine nationale ne sont donc pas concernés par cette modernisation. Pour autant, ces appareils font l’objet d’améliorations constantes. Ainsi, en 2024, leur capacité à détecter des sous-marins a été renforcée grâce au dispositif de détection d’anomalies magnétiques MAD-XR [Magnetic Anomaly Detection Extended Role]. Et cela grâce à l’initiative de l’Aerolab, la cellule dédiée à l’innovation du Centre d’expérimentations pratiques de l’aéronautique navale [CEPA/10S].

Désormais, l’objectif est d’accroître significativement la connectivité des Caïman. C’est en effet ce que rapporte le dernier numéro de Cols Bleus.

Déjà, les liaisons de données tactiques [L16, L22, JRE] permettent de faire beaucoup de choses. Mais le projet du CEPA/10S vise à permettre aux équipages de NH90 d’échanger des vidéos et des messages en temps réel avec les navires, les autres aéronefs, les commandos marine et les fusiliers marins. Un tel dispositif fait penser au ROVER [Remotely Operated Video Enhanced Receiver], utilisé par les contrôleurs aériens avancés pour l’appui aérien rapproché.

« Si aujourd’hui la plupart de nos pilotes échangent uniquement par ‘voice’, c’est-à-dire grâce à des moyens de radiocommunications durant leurs vols, notre objectif est de leur permettre de pouvoir le faire en envoyant des messages, des vidéos en direct, de partager leur situation tactique ou encore d’envoyer des photos », explique l’enseigne de vaisseau « Victor », responsable d’expérimentation au CEPA/10S. Il s’agit de « permettre d’échanger avec nos bateaux mais aussi avec des troupes à terre par exemple », a-t-il ajouté.

Cette capacité intéresse non seulement l’Aéronautique navale mais aussi le Centre d’expertise des programmes navals [CEPN], la Direction générale de l’armement [DGA] et la Force maritime des fusiliers marins et commandos [FORFUSCO].

Reste à voir quand une solution sera opérationnelle. Mais une chose est déjà certaine : elle ne reposera pas sur des tablettes tactiles.

« Les acteurs sur le terrain ont démontré que durant un vol en hélicoptère, un ordinateur pouvait parfois être plus pratique et ergonomique qu’une tablette » car « les gants de pilotes, la taille réduite, l’autonomie de la tablette et les vibrations d’un vol ne permettent pas d’utiliser un écran tactile aussi facilement qu’on le souhaiterait », a conclu l’enseigne de vaisseau “Victor”.
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Today, 3:28 PM
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L'armée de Terre veut louer deux avions civils pour former ses parachutistes dans les Pyrénées-Atlantiques

L'armée de Terre veut louer deux avions civils pour former ses parachutistes dans les Pyrénées-Atlantiques | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Il y a environ cinq ans, alors chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Thierry Burkhard déplorait l’insuffisance des moyens aériens pour l’entraînement des troupes aéroportées. À l’époque, les parachutistes ne pouvaient effectuer que six sauts par an, ce qui était « à peine suffisant pour maintenir leurs qualifications ».

Le général Burkhard avait expliqué que cette situation était la conséquence du « trou que nous n’avons pas réussi à combler entre la fin du C-160 Transall et l’arrivée de l’A400M pour remplir ces missions ». D’autant plus que, à l’époque, Airbus n’avait pas encore surmonté les difficultés rencontrées lors du développement des capacités tactiques de son avion de transport. Mais les choses se sont depuis arrangées, le largage simultané de parachutistes via les deux portes latérales [soit deux fois 58 parachutistes en une seule passe] ayant été certifié.

Cela étant, en 2020, le ministère des Armées avait émis un avis de marché portant sur la « location d’avions homologués, avec équipage, dans le cadre de la formation et de l’entraînement du personnel parachutiste de l’armée de Terre et fourniture de prestations associées ». Divisé en six lots, il visait à trouver des avions pouvant emporter 11 à 25 parachutistes pour des sauts en ouverture commandée retardée [SOCR].

La situation s’est-elle définitivement améliorée ? En tout cas, l’actuel CEMAT, le général Pierre Schill n’a pas fait état d’éventuels problèmes concernant la préparation opérationnelle des troupes aéroportées lors de ses dernières auditions parlementaires.

Pour autant, le ministère des Armées est toujours en quête d’avions auprès du secteur privé, en particulier pour la formation et l’entraînement du « personnel parachutiste dans le département des Pyrénées-Atlantiques ». C’est en effet ce qu’indique une demande d’informations émise par la Plateforme affrètement et transport [PFAT] du Service du commissariat des armées [SCA], le 16 décembre.

« La présente demande d’informations a pour but de recueillir des éléments sur des aéronefs certifiés qui seraient disponibles à la location et adaptés à la formation, l’entraînement et la préparation opérationnelle du personnel parachutiste des forces armées dans le département des Pyrénées-Atlantiques », indique le texte.

Et celui-ci de préciser : « Les activités d’instruction et d’entraînement pourront consister en la réalisation, tant en individuel qu’en équipe, de sauts à ouverture commandée retardée [SOCR] de formation et de spécialisation, de SOCR à grande hauteur [SOGH] de formation et de spécialisation, du maintien en compétence et qualification des troupes aéroportées ».

Cette demande d’informations intéresse surtout le 1er Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa] de Bayonne, l’École des troupes aéroportées [ETAP] de Pau et, éventuellement, le Commandement des forces spéciales Terre.

La PFAT cherche deux aéronefs pouvant être affrétés avec leurs équipages : un d’une capacité de cinq à dix parachutistes pour la formation initiale et celle des pilotes en tandem et un autre, d’une capacité de 11 à 18 passagers, pour la formation des chuteurs opérationnels et le maintien des qualifications du personnel de l’ETAP.

« Ces aéronefs doivent être autorisés à effectuer des vols en France et disposer de certificats d’immatriculation et de navigabilité en cours de validité. Par ailleurs, aucune munition ou autre marchandise dangereuse ne sera emportée à bord », conclut la PFAT.
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Today, 3:27 PM
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Les forces aériennes françaises et britanniques ont frappé un dépôt d'armes souterrain de l'EI en Syrie

Les forces aériennes françaises et britanniques ont frappé un dépôt d'armes souterrain de l'EI en Syrie | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Un an après la chute du régime de Bachar el-Assad, à l’issue d’une offensive fulgurante menée par l’organisation Hayat Tahrir al-Cham [HTC, ex-Front al-Nosra, autrefois lié à al-Qaïda] et des groupes rebelles proches de la Turquie, la Syrie est toujours proie à l’instabilité.

Le nouvel homme fort de Damas, Ahmed al-Charaa, a beau donner des gages sur son intention d’instaurer un pouvoir relativement démocratique [il a promis d’organiser des élections dans cinq ans, ndlr] et inclusif, il n’en reste pas moins que certaines minorités, notamment les Alaouites, sont la cible de violences récurrentes. En outre, devant composer avec une économie exsangue, le pouvoir désormais en place peine à asseoir sa légitimité sur l’ensemble du pays.

Enfin, les organisations terroristes affiliées à la mouvance n’ont pas disparu. Ainsi, alors que les nouvelles autorités syriennes venaient d’annoncer la dissolution des groupes armés, un nouveau a même été créé dans la foulée. Appelé « Saraya Ansar al-Sunnah » et dirigé par Abou Aïcha al-Chami, un ancien cadre de HTC, il a très vite fait parler de lui en menant des attaques contre la minorité alaouite en mars 2025 et revendiquant l’attentat de l’église orthodoxe Saint-Élie de Damas, trois plus tard. Attentat que le pouvoir a cependant mis sur le compte de l’État islamique [EI ou Daesh], qui reste encore actif dans le pays.

Selon un rapport des Nations unies, lors du premier semestre 2025, l’EI aurait « perpétré plus de 90 attaques à travers le pays, visant principalement les Forces démocratiques syriennes [FDS] dans le nord-est de la Syrie, où environ 400 de ses combattants restent actifs ». La même source avance que l’organisation jihadiste a aussi « tenté d’attiser les tensions sectaires, mené des campagnes dans plusieurs langues pour discréditer al-Charaa et recruté des combattants mécontents, des combattants terroristes étrangers ainsi que des soldats ayant servi l’ancien régime ».

Toujours d’après ce document, le gouvernement intérimaire syrien a « déjoué plus de huit projets d’attentat nourris par l’EI, notamment contre des sites religieux près de Damas et des prisons dans lesquels étaient détenus des membres du groupe » au cours de la période considérée.

En juillet dernier, les effectifs de l’EI étaient évalués à environ 3 000 combattants, lesquels ont trouvé refuge dans la Badiya [désert de Syrie, ndlr]. « Certains États Membres ont observé des signes attestant d’un regain d’intérêt de personnes affiliées à l’EI pour la Syrie et de leur déplacement vers ce pays. L’un d’entre eux a
d’ailleurs indiqué que l’EI-K [la branche afghane de l’organisation, ndlr] aurait accepté de déployer un certain nombre de combattants en Syrie, dont certains seraient déjà en transit », a par ailleurs noté le rapport des Nations unies, publié il y a déjà six mois.

Depuis, trois militaires et un civil américains en mission à Palmyre ont été tués au cours d’une « embuscade d’un tireur isolé » appartenant à l’EI, le 13 décembre dernier. Trois autres soldats ont été blessés lors de cette attaque. Par la suite, le porte-parole du ministère syrien de l’Intérieur a affirmé que le terroriste faisait partie des forces de sécurité et qu’il allait en être « radié » en raison de ses « idées islamistes extrémistes ».

Une semaine après, les États-Unis, assistés par la Jordanie, ont frappé plus de 70 positions de l’EI dans les régions de Deir ez-Zor et de Raqqa. Cette opération visait à « éliminer des combattants du groupe État islamique, des infrastructures et des sites d’armement », a précisé l’US CENTCOM, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale.

C’est donc dans ce contexte que, dans la nuit du 3 au 4 janvier, la France et le Royaume-Uni ont mené un raid aérien conjoint contre un site souterrain, soupçonné d’abriter un de dépôt d’armes de utilisé par l’EI, près de Palmyre.

Pour cette frappe, les Rafale déployés en Jordanie au titre de l’opération Chammal ont dû être sollicités. Mais l’État-major des armées [EMA] n’a pas encore donné tous les détails de cette mission.

« Dans le cadre d’OIR [Opération Inherent Resolve], la France et son allié britannique ont réalisé des frappes contre des positions du groupe terroriste État islamique. Empêcher sa résurgence est un enjeu majeur pour la sécurité de la région. Lutte contre le terrorisme reste une priorité pour la France et les pays partenaires de la coalition OIR », a seulement indiqué l’EMA, à l’appui d’une vidéo montrant les images des frappes.

Le ministère britannique de la Défense [MoD] a livré un peu plus de précisions. « Les avions de la Royal Air Force [RAF] ont continué de patrouiller au-dessus de la Syrie pour prévenir toute résurgence de Daesh après sa défaite à Baghouz, en mars 2019 », a-t-il d’abord souligné.

C’est donc grâce à ces vols de renseignement [qu’effectue aussi l’armée de l’Air & de l’Espace, ndlr] qu’une « installation souterraine dans les montagnes, à quelques kilomètres au nord du site antique de Palmyre » a été identifiée

« Cette installation était occupée par Daesh, vraisemblablement pour y entreposer des armes et des explosifs. La zone autour de l’installation est totalement inhabitée », a poursuivi le MoD.

Le raid contre ce site a impliqué des Typhoon FGR4 et un avion ravitailleur Voyager [A330 MRTT, ndlr], lesquels ont rejoint les Rafale français.

« Nos appareils ont utilisé des bombes guidées Paveway IV pour viser plusieurs tunnels d’accès à l’installation. Bien qu’une évaluation détaillée soit en cours, les premières indications montrent que la cible a été atteinte avec succès. Rien n’indique que la frappe ait présenté un risque pour les civils et tous nos appareils sont rentrés sains et saufs », a conclu le MoD.

Pour les forces françaises, il s’agit de la seconde frappe menée contre l’EI depuis la chute du régime de Bachar el-Assad. Effectuée le 29 décembre 2024 et ayant impliqué un drone MALE MQ-9A Reaper ainsi que des Rafale, elle avait visé deux positions de l’organisation jihadiste sur le sol syrien.

Dans le même temps, la RAF a mené quatre frappes contre l’EI, dont trois ciblées, avec l’engagement d’un drone Reaper.
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