DEFENSE NEWS
7.2M views | +1.6K today
 
Scooped by Romain
onto DEFENSE NEWS
November 10, 2022 1:56 AM
Scoop.it!

Le tissu bariolé multi-environnement des prochains treillis F3 sera produit par des usines établies en France

Le tissu bariolé multi-environnement des prochains treillis F3 sera produit par des usines établies en France | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En mai, le ministère des Armées a dévoilé le « bariolage multi-environnement » [BME] pour le treillis F3, fruit d’une réflexion entamée en 2015 par la Section technique de l’armée de Terre [STAT], en relation avec le Service du commissariat des armées [SCA], la Direction générale de l’armement [DGA] et la société Tissus d’Avesnières, spécialiste de l’impression complexe sur textile.

Dans le détail, ce bariolage, dit « passif », est multi-environnement dans la mesure il s’adapte à tous les milieux [montagne, désert, forêt, urbain].

« Les couleurs retenues, issues de l’étude de diverses régions du monde, se confondent dans tous les environnements. L’effet disruptif de certaines couleurs amplifie la dissimulation à moyenne distance en trompant l’oeil de l’ennemi. Pour maintenir sa performance en multi-distances, les taches sont constituées d’un enchevêtrement de formes brisées complexes de grande taille, atténuées par des effets de dégradé et d’autres petites taches franche », avait alors expliqué l’armée de Terre.

Avec ce BME, un seul type de treillis F3 sera désormais nécessaire pour l’ensemble des théâtres d’opérations. Et un adversaire mettra 25% de temps en plus pour repérer un soldat qui en est vêtu.

Moins de six mois plus tard, le marché portant sur la production de 3 millions de mètres linéraires de tissu bariolé multi-environnement, pour environ 75 millions d’euros, a été notifié par la Plate-forme Commissariat [PFC] de Rambouillet à trois entreprises, dont deux françaises et une de droit belge.

« Au regard de l’objet du marché, la PFC de Rambouillet a eu recours aux dispositions du code de la commande publique relatives aux marchés de défense ou sécurité permettant ainsi d’exiger une localisation des moyens de production au sein de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen », explique le Service du commissariat des Armées [SCA].

Il est question de produire 3 millions de mètres linéraire de tissu F3, pour un montant total estimé à 75 millions d’euros.

Ainsi, TDV Industries [implantée à Laval, avec 160 employés] et EUROPROTECT [installée à Lyon, avec une vingtaine de salariés] ont été retenues par la PFC, pour fournir respectivement 50% et 20% des quantités de tissu nécessaires pour les prochain treillis F3. De même que le groupe belge UTEXBEL, qui fera réaliser la commande reçue par sa filiale « Tissage de Baisieux », dont l’usine se trouve dans le Nord [59].

« Le premier bon de commande portant sur 1 million de mètres linéaires [25 millions d’euros] sera notifié d’ici à la fin de l’année. Les premières livraisons de tissu interviendront à la fin du second semestre 2023. Il permettra la confection de 300 000 tenues dotées du BME. La PFC de Rambouillet passera un marché spécifique dans le courant 2024 », détaille le SCA.
No comment yet.
DEFENSE NEWS
Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
Curated by Romain
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Romain
Today, 4:28 AM
Scoop.it!

L’A330 MRTT d’Airbus décroche un nouveau client en Europe

L’A330 MRTT d’Airbus décroche un nouveau client en Europe | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’A330 MRTT d’Airbus décroche un nouveau client en Europe - Contrats de défense
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 4:05 AM
Scoop.it!

New Delhi develops small missile for use from drones 

New Delhi develops small missile for use from drones  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The weapon was developed locally in India, underlining the growing strength of the country’s aerospace supply chain. New Delhi has concluded trials of a new precision guided missile that can be launched from drones at both air and ground targets. The Unmanned Aerial Vehicle Launch Precision Guided Missile-V3 (ULPGM-V3) was developed through a collaboration of
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 3:46 AM
Scoop.it!

US approves $236m AGM-184 JSM sale to Belgium

US approves $236m AGM-184 JSM sale to Belgium | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The US Department of State has authorised a potential FMS to Belgium of AGM-184 Joint Strike Missiles, valued at up to $236m.
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 12:59 AM
Scoop.it!

Airbus, Spanish Navy Complete Multi-Domain Drone and Helicopter Tactical Flight Trial 

Airbus, Spanish Navy Complete Multi-Domain Drone and Helicopter Tactical Flight Trial  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Aviation News – Airbus Helicopters and the Spanish Navy have successfully completed a tactical flight trial in Rota, Spain, demonstrating a new level of coordination between crewed helicopters, un…
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 12:58 AM
Scoop.it!

La patrouille des Snowbirds canadiens volera sur PC-21 

La patrouille des Snowbirds canadiens volera sur PC-21  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La célèbre patrouille canadienne des Snowbirds vit sa dernière saison avant de pouvoir renaître à bord de son futur destrier, le Pilatus PC-21.

Image de synthèse d'un PC-21 aux couleurs des Snowbirds

Dernière saison

L'escadron acrobatique des Snowbirds du Canada sera cloué au sol après sa saison de vol 2026 jusqu'à l'arrivée de nouveaux appareils, a annoncé mardi le ministre de la Défense, David McGuinty. L’annonce a été faite mardi en présence du lieutenant-général Jamie Speiser-Blanchet, commandant de l’Aviation royale canadienne, à la 15ᵉ Escadre de Moose Jaw, en Saskatchewan.

En effet, le 431ᵉ escadron de démonstration aérienne, connu sous le nom des Snowbirds, est à la croisée des chemins en raison de l’âge très avancé des avions CT-114 Tutor, en service au Canada depuis plus de 60 ans. Les avions, qui sont malgré tout bien entretenus, ont aujourd’hui dépassé leur durée de vie utile, ce qui pose des problèmes de sécurité et notamment des temps et coûts d’entretien en augmentation. Si la saison 2026 pourra s’exécuter sans problème, une décision concernant l’avenir était devenue inéluctable.



Le PC-21 choisi pour les Snowbirds

Le Pilatus PC-21 (CT-157 « Siskin II ») déjà choisi pour former les futurs pilotes canadiens va également venir équiper la célèbre patrouille de l’Aviation royale du Canada (ARC). Si l’information transpirait depuis peu, elle a été confirmée hier par David J. McGuinty, ministre de la Défense nationale. Le ministère de la Défense nationale se procurera le CT-157 Siskin II (Pilatus PC-21) pour la future équipe des Snowbirds. Il servira également à la fois d'avion d'entraînement et de démonstration aérienne. Cela garantira que le Canada poursuit sa solide tradition de capacité de démonstration aérienne avec une flotte moderne qui finira par se reconstruire à la formation distinctive de neuf avions de l'équipe. Cette nouvelle capacité sera basée au 15 Wing Moose Jaw, en Saskatchewan, et devrait être opérationnelle au début des années 2030.

Pendant la période d'intégration du nouvel aéronef, l’ARC continuera à soutenir les spectacles aériens, les événements et les engagements à travers le Canada avec des avions et du personnel. Ces efforts sensibilisent aux rôles importants de l'ARC, permettent l'engagement avec les communautés et attirent de nouveaux membres dans l'armée de l'air canadienne en pleine modernisation.

Cette nouvelle flotte permettra aux Canadiens et aux partisans de toute l'Amérique du Nord de continuer à profiter de la formation emblématique des Snowbirds à neuf avions pour les générations à venir.



Les Snowbirds

Dernière saison pour le CT-114 Tutor @ ARC/RCAF

À titre d’ambassadeurs des Forces armées canadiennes (FAC), les Snowbirds des Forces canadiennes incarnent le professionnalisme, les habiletés et le dévouement qui font la réputation des membres des FAC. Leurs spectacles sont une source d’inspiration pour la poursuite de l’excellence et laissent une impression durable partout où ils se produisent.

Le CT-114 Tutor est piloté par l’équipe de voltige aérienne des Forces canadiennes, les Snowbirds, lors d’événements publics en Amérique du Nord.

Le Tutor a servi d’avion-école principal de l’Aviation royale canadienne jusqu’en 2000. Les tutors des Snowbirds sont légèrement modifiés en vue des spectacles et pour améliorer la performance de l’appareil pendant les figures de voltige à basse altitude.

Le Canadair CT-114 Tutor (modèle de société CL-41) est un avion d’entraînement à réaction conçu et produit par le constructeur canadien d’avions Canadair. Il a servi de navire d’entraînement à réaction standard de l’Aviation royale canadienne (ARC), puis des Forces armées canadiennes, entre le début des années 1960 et 2000.

Le développement a commencé comme une initiative privée de la société. Le 13 janvier 1960, le prototype effectua son vol inaugural ; un an et demi plus tard, le gouvernement canadien passa une commande majeure pour ce type. L’ARC serait l’utilisateur dominant de ce type, mais un nombre limité fut également exporté. Plus précisément, le modèle CL-41G, fourni à la Royal Malaysian Air Force (RMAF), servit d’avion d’attaque au sol jusqu’à son retrait.

Le Tutor a servi de principal avion d’entraînement à réaction des Forces armées canadiennes des années 1960 jusqu’en 2000, date à laquelle il a finalement été retiré de ce rôle. Il a été remplacé par une combinaison du CT-155 Hawk britannique plus récent et du CT-156 Harvard II américain jusqu’au retrait de la flotte Hawk en 2024. Bien que la majorité des Tutor aient été retirés, un petit nombre est encore utilisé par l’équipe de voltige Snowbirds de l’ARC.

Trois patrouilles sur PC-21

Le PC-21 séduit non seulement les formations de pilotes militaires, mais également les patrouilles de démonstration.

En Australie les Roulettes de la RAAF volent sur l'avion, les espagnols de la Patrouille Aguila ont également choisi le PC-21, suivi hier des canadiens. Et ce n'est probablement pa
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 12:56 AM
Scoop.it!

Un drone ukrainien abattu par un F-16 dans le ciel balte

Un drone ukrainien abattu par un F-16 dans le ciel balte | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Ce mardi, un chasseur F-16 roumain de l’Otan a abattu un drone ukrainien dans le ciel de l’Estonie. Le drone avait été dévié de sa trajectoire par la Russie. C’est une première interception d’un drone étranger dans le ciel balte par l’opération de police du ciel de l’alliance atlantique.
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 12:55 AM
Scoop.it!

La DGA renforce son empreinte en Nouvelle-Aquitaine

La DGA renforce son empreinte en Nouvelle-Aquitaine | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Pour stimuler l’innovation technologique et se rapprocher des industriels, la Direction générale de l’armement développe son réseau, avec l’ambition de raccourcir la boucle d’innovation.
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 12:55 AM
Scoop.it!

La Russie a intercepté un avion de reconnaissance de la Royal Air Force

La Russie a intercepté un avion de reconnaissance de la Royal Air Force | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le ministère britannique de la défense a déclaré aujourd’hui que la Russie avait « dangereusement intercepté » un des avions de reconnaissance de la Royal Air Force au-dessus de la Mer Noire, le mois dernier.
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 12:53 AM
Scoop.it!

L'Indonésie présente ses six premiers Rafale F4... mais pas que

L'Indonésie présente ses six premiers Rafale F4... mais pas que | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le choix de la date du 18 mai est hautement symbolique pour l’avion de combat français. C’est bien hier que la Tentara Nasional Indonesia Angkatan Udara, l’aviation militaire indonésienne, a présenté au monde entier ses six premiers Dassault Aviation Rafale F4. Lors de cette cérémonie ils étaient accompagnés de six autres avions produits en Europe et révélés en même temps : deux Airbus Defense A400M Atlas et quatre Dassault Aviation Falcon 8X. Pour ce dernier l’Indonésie est le principal utilisateur étatique.

C’est sur le tarmac de la base aérienne Halim Perdanakusuma, jouxtant l’aéroport international éponyme dans la banlieue de Djakarta, que cette cérémonie a eu lieu. Elle était placée sous le haut patronage du président Prabowo Subianto, lequel est en fait l’artisan de l’acquisition des quarante-deux Dassault Aviation Rafale F4 lorsqu’il était ministre de la défense d’Indonésie. C’est donc lui qui a officié le baptême de ces avions de combat ultramodernes.
Six d’entre eux, les six premiers donc, étaient officiellement présentés aux Indonésiens et au monde.

Pour autant les trois premiers avaient déjà été livrés depuis janvier et assuraient des missions d’entraînement avancé et de transformation opérationnelle des instructeurs et pilotes de combat. Les trois suivants sont arrivés en Indonésie il y a quelques jours. Désormais la Tentara Nasional Indonesia Angkatan Udara entre dans le club restreint des pays utilisateurs du chasseur français de génération 4.5. Mais surtout elle fait voler la version la plus récente en date, le Rafale F4.
Et pour les Indonésiens cet avion représente un bond technologique en avant vis-à-vis même de leurs Sukhoi Su-30MK2 Flanker-C, désormais sur la sellette tout comme les vieux Su-27SKM Flanker.
Dans ce pays de fortes traditions musulmanes les rites sont essentiels, comme le montre cette sacralisation d’un Rafale par le président indonésien.

On peut dire que cette cérémonie de baptême des six premiers Rafale F4 indonésiens était attendue. L’avion français subit depuis plusieurs mois maintenant une forte campagne de désinformation dont l’origine est à chercher du côté de la Chine et de certains pays d’Afrique sub-saharienne qui lui servent de vassaux comme ils le font avec la Russie. Le contrat avait même été plusieurs fois annoncé annulé par ces faiseurs de fakenews grossières. La réalité, et sur ce coup là la vérité, les rattrapent !

Pourtant donc le président Prabowo Subianto n’a pas présenté au monde que les seuls Rafale F4 hier.
Il a également su communiquer, de manière habile, sur la livraison de deux Airbus Defense A400M Atlas. Au sein de la Tentara Nasional Indonesia Angkatan Udara les quadrimoteurs turbopropulsés européens n’assureront pas uniquement des missions de transport tactique mais bien également de ravitaillement en vol. Ils sont appelés à remplacer très rapidement les quatre Lockheed C-130B / KC-130B Hercules hors d’âge encore en dotation.

Dassault Aviation a aussi livré au cours des semaines précédentes quatre Falcon 8X. Dérivés agrandis et modernisés du célèbre Falcon 7X, lequel assure en France les déplacements présidentiels, cet avion ne possède actuellement qu’un seul client militaire : la Tentara Nasional Indonesia Angkatan Udara. Ils remplacent notamment deux Boeing 737-400 / 500 désormais totalement dépassés dans la mission de transport prioritaire. Leur présentation sur la base aérienne Halim Perdanakusuma n’avait rien d’un hasard : c’est leur nid.
Outre les A400M Atlas, Falcon 8X, et Rafale F4 vous remarquerez sur le côté gauche de la photo un radar 3D Thales GM400 également récemment réceptionné.

L’Indonésie n’en a pas fini avec les productions aéronautiques européennes pour l’année 2026. Elle doit réceptionner dans les prochaines semaines ses trois premiers Agusta-Westland AW.189 de transport de haute personnalités, une partie de ses Airbus Helicopters H225M dédiés aux opérations spéciales, ainsi que ses deux premiers H145 d’évacuation sanitaire et de recherches/sauvetages en zone côtière.
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 12:52 AM
Scoop.it!

L'Italie a gagné le NATO Tiger Meet 2026

L'Italie a gagné le NATO Tiger Meet 2026 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L’Aeronautica Militare a donc coiffé au poteau ses concurrents, et notamment allemands. Cette édition 2026 du NATO Tiger Meet se tenait à Araxos en Grèce et a vu le 36° Stormo arracher le prestigieux trophée Silver Tiger. C’est son Eurofighter EF-2000 Typhoon codé 36-21 qui remporte le titre de meilleur avion tigré de l’année, avec une superbe livrée différente d’un flanc à l’autre de l’avion. C’est à Gioia Del Colle, dans le talon de la botte italienne, que l’édition 2027 se tiendra.

Quinze ans que le XII Gruppo de l’Aeronautica Militare, et plus particulièrement le 351° Squadriglia du 36° Stormo n’avait pas mis la main sur le fameux trophée et donc remporté le NATO Tiger Meet. C’est désormais chose faite ! Il faut dire que les mécanos italiens avaient mis les petits plats dans les grands, leur EF-2000 Typhoon étant vraiment superbe.

Ce tigre blanc, toutes griffes dehors et tous crocs sortis, est à la fois très impressionnant et ô combien sympathique. C’est à dire exactement dans la tradition du NATO Tiger Meet. Du flanc droit au flanc gauche de l’avion la décoration n’est pas la même, les couleurs diffèrent quelque peu. On remarquera qu’outre les plans Canard les mécanos de l’Aeronautica Militare sont allés jusqu’à apposer un schéma de décoration sur les réservoirs externes de voilure.
Le résultat est assez bluffant et on comprend mieux le choix des jurés du NTM.
Vu d’un côté…
… et de l’autre.

Tous les participants ont souligné que cette année, malgré l’absence notoire des Français et des Britanniques, l’édition avait été un succès. Les Grecs avaient mis les petits plats (de moussaka) dans les grands. À n’en pas douter nos amis Italiens l’an prochain sauront faire au moins aussi bien pour accueillir tous ces tigres, qu’ils soient à voilure fixes aussi bien que tournante.
Une seule chose à écrire aux femmes et aux hommes du 351° Squadriglia du 36° Stormo : Bravissimo !
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 12:51 AM
Scoop.it!

La Belgique recevra bientôt ses deux premiers Airbus Helicopters H145M

La Belgique recevra bientôt ses deux premiers Airbus Helicopters H145M | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C’est l’hélicoptère biturbine léger qui a le plus le vent en poupe aujourd’hui dans le monde. En Allemagne deux Airbus Helicopters H145M se trouvent prêts à rejoindre leur acheteuse, la Force Aérienne Belge. Ces machines de dernier cri doivent d’ici la fin de l’année prochaine avoir totalement remplacé les actuels Agusta A-109BA Hirundo en service depuis les années 1980 et aujourd’hui à bout de souffle. Quinze exemplaires ont été commandés, ainsi que cinq H145 pour les besoins de la police fédérale.

L’un d’entre eux a déjà quitté son immatriculation provisoire allemande. Le second réalise depuis quelques jours d’étranges allers-retours entre Augsburg et Ingolstadt, deux villes industrielles bavaroises distantes d’à peine 60 kilomètres. Ce sont évidemment des vols d’essais qu’il assure en tant qu’immatriculation D-HBTF.
Bien que déjà dotés de leurs équipements spécifiques dits SOF, pour Special Operation Forces, ces deux H145M sont encore des hélicoptères civils. Et ils le resteront tant que la Force Aérienne Belge ne les aura pas pris en compte. Ce qui selon nos sources devrait arriver avant l’été.
Le premier Airbus Helicopters H145M SOF belge…

En effet plusieurs indiscrétions nous ont laissé entendre que ces deux hélicoptères de nouvelle génération seront les vedettes du défilé du 21 juillet, la fête nationale belge. À l’instar de Paris une semaine plus tôt Bruxelles connait également une parade militaire avec un pan aérien important.

En Belgique les quinze Airbus Helicopters H145M vont devoir tout à la fois remplacer les derniers A-109BA Hirundo mais également assurer l’intérim entre le NHIndustries NH-90 Caïman TTH retiré du service l’an dernier et son futur successeur, sans nul doute de facture américaine. La Belgique a lancé toute une série de réflexions sur l’avenir à moyen terme de ces H145M autour de la menace des drones mais aussi des programmes d’avions sans pilote à caractère collaboratifs. Le retour d’expérience de l’Ukraine et de l’Iran est essentiel dans ce genre de mise en service.
Le troisième d’entre eux, encore sur la chaîne (finale) d’assemblage.

L’Allemagne et la Belgique étant voisines il y a fort à parier que ces deux premiers H145M seront livrés par les airs et par leurs propres moyens. Il n’y aura nul besoin d’un convoi ferroviaire et/ou d’avions de transport de fret.
Si le remplacement de la petite dizaine d’Agusta A-109BA Hirundo doit être effective en décembre 2027 la Force Aérienne Belge ne disposera de sa pleine flotte de H145M SOF qu’un an plus tard.

Affaire à suivre.
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 12:48 AM
Scoop.it!

La marine sud-coréenne envisage l’achat de 24 hélicoptères de lutte anti-sous-marine américains MH-60R Seahawk

La marine sud-coréenne envisage l’achat de 24 hélicoptères de lutte anti-sous-marine américains MH-60R Seahawk | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En 2020, le ministère sud-coréen de la Défense notifia une commande de douze hélicoptères embarqués MH-60R Seahawk, dotés de capacités de lutte antinavire et anti-sous-marine, à l’américain Sikorsky [filiale de Lockheed Martin] pour environ 870 millions de dollars. Et cela avec l’objectif de les mettre en service en 2025.

L’exécution de ce contrat a pris un peu de retard. En effet, ce n’est que le 1er avril dernier que les deux premiers MH-60R ont été livrés au 62e Groupe d’hélicoptères maritimes de la marine sud-coréenne [ROKN], les autres devant être progressivement mis en service au cours des prochains mois.

«Le Seahawk, qui entame aujourd’hui ses opérations à grande échelle, infligera une défaite dévastatrice à l’ennemi et offrira une victoire écrasante à nos forces grâce à ses capacités exceptionnelles de détection et de suivi, son armement et sa grande manœuvrabilité», avait alors déclaré l’amiral Kim Kyung-ryul, qui venait de prendre ses fonctions de chef d’état-major de la ROKN.

Jusqu’alors, cette dernière exploitait deux types différents d’hélicoptères dédiés à la lutte anti-sous-marine, à savoir huit AW-159 Wildcat, acquis en 2017, et vingt-trois Lynx Mk.99/Mk.99A mis en service dans les années 1990 et dont certains seront a priori remplacés par les MH-60R commandés il y a près de six ans. D’autres exemplaires vont-ils suivre ?

En effet, le 18 mai, le Bureau des affaires politico-militaires du département d’État américain a publié un avis pour recommander au Congrès d’accepter la vente potentielle de vingt-quatre MH-60R supplémentaires, avec leur sonar basse fréquence AN/AQS-22 ALFS, à la Corée du Sud pour un montant estimé à 3 milliards de dollars.

Plus généralement, et alors qu’elle a pris l’engagement, l’an passé, d’acquérir des équipements militaires américains pour 25 milliards de dollars d’ici 2030, Séoul cherche à renforcer ses capacités de lutte anti-sous-marine à un moment où le régime nord-coréen investit massivement dans la construction de nouveaux sous-marins, comme en témoigne les images d’un sous-marin nucléaire lanceur d’engins [SNLE] qu’il a diffusées en décembre dernier.

Cette potentielle vente de vingt-quatre MH-60R «soutiendra les objectifs de politique étrangère et de sécurité nationale des États-Unis en améliorant la sécurité d’un allié majeur qui constitue une force importante pour la stabilité politique et le progrès économique dans la région indopacifique», a fait valoir le Bureau des affaires politico-militaires.

Et d’ajouter qu’elle permettra également à la Corée du Sud «de mieux faire face aux menaces actuelles et futures en renforçant les capacités de sa marine en matière d’hélicoptères multimissions et en lui fournissant une force crédible capable de dissuader ses adversaires.» En tout cas, cette justification va dans le sens de l’accord conclu par Washington et Séoul pour doter la marine sud-coréenne d’un sous-marin nucléaire d’attaque [SNA].

Pour les responsables américains, renforcer les capacités militaires de la Corée du Sud, notamment dans ce domaine, est en effet un moyen supplémentaire pour contrer éventuellement les ambitions de la Chine. Le commandant de l’US Navy, l’amiral Daryl Caudle, ne s’en était pas caché, lors d’une visite à Séoul, en novembre dernier.

«L’utilisation de ce sous-marin [nucléaire d’attaque] pour contrer la Chine est, à mon avis, tout à fait logique. Avec une telle capacité, les États-Unis s’attendent à ce que ce partenariat – une véritable alliance – permette d’atteindre nos objectifs communs face à ce que nous considérons comme notre principale menace : la Chine. Je pense que la Corée [du Sud] partage, dans une large mesure, ces préoccupations», avait-il dit.

Cela étant, l’avis qui vient d’être notifié au Congrès des États-Unis ne veut pas dire que la Corée du Sud passera nécessairement une nouvelle commande de MH-60R. En décembre 2023, l’agence sud-coréenne de l’armement [DAPA] avait en effet annoncé qu’elle venait d’approuver un projet d’achat de 2 milliards d’euros en vue de remplacer les Lynx de la ROKS. Or, outre l’hélicoptère de Sikorsky, le NH90 NFH [Nato Frigate Helicopters] était aussi en lice.
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 12:45 AM
Scoop.it!

Le français CS Group va assurer la protection du quartier général de l’Otan contre les drones

Le français CS Group va assurer la protection du quartier général de l’Otan contre les drones | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En 2018, le français CS Group fit savoir que la Direction générale de l’armement [DGA] lui avait commandé «plusieurs» systèmes BOREADES au titre du programme MILAD [Moyens mobiles de lutte antidrone], lancé après que des mini-drones avaient été repérés près de sites sensibles, trois ans plus tôt.

On ne sait que très peu de choses au sujet de ce système, ces performances étant confidentielles. Cela étant, selon les explications fournies par CS Group, il permet de «prendre le contrôle d’un drone», de choisir son point de chute et, surtout, d’estimer la position de son télépilote.

«Multi-senseurs et multi-effecteurs, BOREADES est en mesure de brouiller et de leurrer le système de navigation d’un drone», résume-t-il. Plus précisément, disponible en configuration fixe ou mobile, ce système repose sur des radars de courte, moyenne et longue portée ainsi que sur des capteurs thermiques et optroniques [entre autres]. En outre, il intégre des algorithmes d’intelligence artificielle et dispose de capacités de réalité augmentée. Son développement a débuté il y a plus de dix ans.

Quoi qu’il en soit, après avoir livré dix-huit exemplaires aux forces françaises [en particulier à l’armée de l’Air & de l’Espace], CS Group va assurer la protection du quartier général de l’Otan. C’est en effet ce qu’il a annoncé ce 20 mai.

«Sopra Steria remporte le contrat de protection antidrone du siège de l’Otan et de la résidence de son Secrétaire Général à Bruxelles, après une compétition internationale particulièrement sélective. Cette sélection est une reconnaissance majeure pour BOREADES, solution de référence dans le domaine de la lutte antidrone», s’est félicité l’industriel, via un communiqué.

Selon ce dernier, «plusieurs dizaines d’industriels internationaux» convoitaient ce contrat d’une durée de dix ans et dont le montant n’a pas été divulgué. L’ultime étape de ce «processus de sélection rigoureux» a consisté à effectuer plusieurs tests simultanés en conditions réelles sur site. «La solution BOREADES s’est imposée, convaincant l’Otan par sa performance, sa robustesse et sa capacité à opérer dans des environnements complexes», a-t-il souligné.

L’un des points qui a sans doute été déterminant est l’architecture modulaire du système BOREADES, celle-ci permettant une adaptation continue à l’évolution des menaces.

«La confiance accordée par l’Otan vient valider la maturité technologique de la solution, ainsi que la capacité de CS Group – Sopra Steria à intégrer et opérer des systèmes de sécurité à haute valeur stratégique dans des contextes institutionnels parmi les plus exigeants qui soient», a conclu CS Group.
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 4:05 AM
Scoop.it!

Pentagon suggests OA-1K as alternative to used A-10s for undisclosed foreign government 

Pentagon suggests OA-1K as alternative to used A-10s for undisclosed foreign government  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
An unnamed foreign government expressed interest in purchasing old A-10 attack jets, but the Pentagon is instead directing them toward L3Harris' new Skyraider II armed crop duster. The US government is suggesting the new L3Harris OA-1K Skyraider II close air support turboprop as a possible alternative to the retiring Fairchild Republic A-10 ground attack fighter.
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 3:52 AM
Scoop.it!

Souveraineté : Loft Orbital montre patte blanche à la France

Souveraineté : Loft Orbital montre patte blanche à la France | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La société franco-américaine a signé cette année deux contrats majeurs pour un démonstrateur de satellite radar pour la DGA et une constellation optique pour le Cnes. En pleine période de défiance avec les Etats-Unis, Loft Orbital partage ses garanties de souveraineté.
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 3:46 AM
Scoop.it!

Kizilelma UCAV deal to advance Indonesia’s air power, says GlobalData

Kizilelma UCAV deal to advance Indonesia’s air power, says GlobalData | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Indonesia’s recent decision to procure Kizilelma UCAVs from Türkiye will strengthen its aerial warfare capabilities.
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 12:59 AM
Scoop.it!

U.S. Navy’s MQ-25 Stingray Cleared for Initial Production After Key Milestone 

U.S. Navy’s MQ-25 Stingray Cleared for Initial Production After Key Milestone  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Aviation News – The U.S. Navy’s MQ-25 Stingray uncrewed aerial refueling aircraft has officially reached Milestone C, clearing the way for Low-Rate Initial Production (LRIP) less than a month afte…
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 12:57 AM
Scoop.it!

Souveraineté européenne et réarmement national : une volonté politique à assumer en Allemagne

Souveraineté européenne et réarmement national : une volonté politique à assumer en Allemagne | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Un collectif allemand, emmené par Tom Enders, plaide pour le développement de l’autonomie stratégique à l’échelle européenne, tout en insistant sur la place prépondérante que devrait prendre l’Allemagne.
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 12:56 AM
Scoop.it!

Safran va racheter Kayrros pour renforcer ses capacités de renseignement géospatial

Safran va racheter Kayrros pour renforcer ses capacités de renseignement géospatial | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le groupe poursuit sa politique de rachats de sociétés innovantes pour renforcer son arsenal de solutions duales. Safran va racheter la société Kayrros, spécialisée dans l’analyse d’images satellites pour la défense.
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 12:55 AM
Scoop.it!

L’Italie commande 6 Airbus MRTT, Airbus va ouvrir une usine de reconversion en Espagne

L’Italie commande 6 Airbus MRTT, Airbus va ouvrir une usine de reconversion en Espagne | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Il a été révélé mardi que le ministère italien de la Défense a commandé 6 avions de ravitaillement A330 MRTT à Airbus, alors que l’Italie avait initialement opté pour le KC-46A de Boeing. De son côté, Airbus a annoncé vouloir construire à Séville une usine de reconversion des avions de ligne A330 en ravitailleurs.
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 12:53 AM
Scoop.it!

Les Red Arrows (aussi) iront aux États-Unis cet été

Les Red Arrows (aussi) iront aux États-Unis cet été | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Après la mission Liberté 250 de la Patrouille de France voici venir Eagle Hawk 2026. C’est sous ce vocable que les mythiques BAe Hawk T.1 rouges et blancs des Red Arrows se produiront en juin-juillet prochains aux USA. Il s’agit là encore de célébrer le 250ème anniversaire de cette ancienne colonie britannique. Et cerise sur le gâteaux Britanniques et Français devraient voler de conserve au-dessus de New York ; excusez du peu.

Alors bien sûr ce n’est pas la première fois que la Patrouille de France et les Red Arrows évolueront côte à côte ; ils l’ont déjà fait en Normandie, et pas que ! Là ce sera autrement plus symbolique puisque Britanniques et Français s’étaient affrontés il y a un quart de millénaire dans un conflit qui allait permettre aux treize colonies d’Amérique de devenir l’embryon des actuels États-Unis d’Amérique. Les avions tricolores et leurs équivalents rouges et blancs survoleront ensemble les rues et avenues de New York, et sans doute une célèbre statue offerte par la France aux USA.

Avant cela la Royal Air Force connaitra les mêmes galères que l’Armée de l’Air et de l’Espace dans la mise en œuvre d’Eagle Hawk 2026. Ses BAe Hawk T.1 sont aussi peu ravitaillables en vol que nos Dassault-Breguet / Dornier Alpha Jet E. Eux aussi devront réaliser des sauts de puces au-dessus de l’Atlantique nord afin de rejoindre le Nouveau Monde. Et eux aussi pourront s’appuyer sur un soutien logistique apporté par le plus célèbre des avions de transport européens. Un Airbus Military Atlas C.1 doit les accompagner.

Le symbole sera fort pour les Red Arrows : représenter l’ancienne puissance coloniale aux 250 ans de l’indépendance. Reste à savoir s’ils survoleront aussi Washington DC, ville que les Britanniques mirent à sac et incendièrent en partie en août 1814.
La quintessence britannique.

Le public américain, friand de meetings aériens, offrira forcément un accueil chaleureux à celle qui est une des deux patrouilles de présentations les plus célèbres au monde. Ça tombe bien que l’autre sera là elle aussi.
Les Britanniques resteront cependant un peu après les Français, les Red Arrows devant se produire aux USA dans la seconde moitié du mois de juillet.
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 12:52 AM
Scoop.it!

Les Boeing KC-767 italiens seront remplacés par des Airbus

Les Boeing KC-767 italiens seront remplacés par des Airbus | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Est-ce un point de bascule dans les relations entre Rome et Washington DC ? Ce mardi 19 mai 2026 l’Aeronautica Militare a fait savoir qu’elle avait sélectionné l’avion de ravitaillement en vol Airbus Defense A330 MRTT+ afin de remplacer ses actuels Boeing KC-767 en dotation depuis quinze ans. Jusqu’à récemment elle faisait partie des clientes potentielles du KC-46A Pegasus du même avionneur américain. C’est la fin d’une fidélité de plus de trente ans avec ce constructeur.

C’est en 1992 que l’Aeronautica Militare a réceptionné ses premiers Boeing KC-707T remplacés en 2011 par les quatre actuels KC-767. Le choix du KC-46A Pegasus que les Italiens avaient déjà choisi de désigner localement KC-767B semblait donc parfaitement logique. Sauf que les nombreuses galères du biréacteur nouvelle génération, notamment liées au Remote Vision System, ont eu raison des décideurs romains.
Dans le même temps les régulières attaques de l’administration américaines contre l’Union Européenne, y compris contre l’Italie, avaient rendu l’acquisition de ces avions-citernes très impopulaires.

Pour autant les Boeing KC-767 vieillissent. Leur remplacement est plus que nécessaire, il est primordial. L’Aeronautica Militare se veut actuellement la deuxième force aérienne de l’UE, derrière l’Armée de l’Air et de l’Espace. Pour tenir cette place théorique elle a besoin de nouveaux avions ravitailleurs. Le Boeing KC-46A Pegasus étant hors jeu il ne reste plus que… l’Airbus Defense A330 MRTT+, la nouvelle version de celui qu’en France nous appelons Phénix. Il est basé sur l’avion de ligne A330-800 aussi connu comme A330Neo.
Jusque là seule la Royal Thai Air Force l’avait commandé.
Deux Boeing KC-767 pour le prix d’un seul…

L’Italie étant membre de l’European Air Transport Command l’acquisition de ces six A330 MRTT+ va permettre à l’Aeronautica Militare de rester interopérationnelle avec l’Armée de l’Air et de l’Espace, la Koninklijke Luchtmacht, et bientôt l’Ejercito del Aire y del Espacio. D’autant que l’avion européen a été qualifié pour le ravitaillement en vol de tous les avions en dotation de l’autre côté des Alpes.

Photos © Aeronautica Militare
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 12:51 AM
Scoop.it!

Un des (précieux) Beriev Be-200 de l'aéronavale russe détruit par les Ukrainiens 

Un des (précieux) Beriev Be-200 de l'aéronavale russe détruit par les Ukrainiens  | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C’est une très lourde perte pour l’AVMFR, l’aéronavale de la fédération de Russie. Ce vendredi 15 mai 2026 un avion amphibie de reconnaissance maritime Beriev Be-200 a été détruit par une frappe de drones ukrainiens, alors qu’il était basé à Ieïsk au bord de la mer d’Azov. Les Baykar Bayraktar TB.2 ont également fortement endommagé un hélicoptère de combat maritime Kamov Ka-27 Helix ainsi qu’une batterie de DCA Pantsir-S1. Trois des quatre avions sans pilote sont rentrés à leur base.

Alors que Moscou intensifie ses frappes aériennes contre les immeubles d’habitation et les centre commerciaux ukrainiens Kyïv a choisi de riposter, toujours en privilégiant des objectifs militaires. Et la décision de frapper Ieïsk et sa base aéronavale au bord de la mer d’Azov s’inscrit dans cette logique.
La cible dès le départ des quatre drones de combat de conception et de fabrication turque était donc l’avion amphibie Beriev Be-200 stationné sur la rampe de la base. L’attaque a été menée à la faveur de la nuit.

Selon nos sources trois missiles sol-air ont suffit aux télépilotes ukrainiens pour détruire le Be-200 tandis que d’autres ont anéanti des infrastructures militaires de l’AVMFR, l’aéronavale russe. Le raid aérien aurait tué six militaires ennemis. Dans le même temps un hélicoptère de lutte anti-sous-marine Ka-27 Helix a été fortement endommagé, sans qu’on sache à l’heure actuelle s’il pourra revoler ou non un jour. Un Pantsir-S1 a également été ciblé sans avoir été totalement détruit.

Sur l’avion pulvérisé il s’agissait donc d’un Beriev Be-200. Rien à voir avec les exemplaires de lutte contre l’incendie que les Russes connaissent bien, et qui volent aujourd’hui en Algérie. Celui-ci était un exemplaire de reconnaissance maritime, apte également aux missions de recherches et de sauvetage en haute mer. Selon les Ukrainiens il s’agissait soit de celui porteur du code tactique Yellow 20 ou celui porteur du Yellow 21.
Beriev Be-200 russe vu à la caméra infrarouge d’un drone de combat ukrainien.

Côté Russes on reconnait l’attaque mais on la minimise. Le Beriev Be-200 n’était, selon le Kremlin, pas en état de vol. Il se trouvait selon eux à Ieïsk afin d’être remis en état de vol. Ce que contredit sa position sur la rampe de descente vers l’eau. Moscou nie l’emploi de drones de combat mais parle plutôt de munitions rôdeuses.
Ce qui est sûr c’est que la destruction de ce grand amphibie est un camouflet de plus pour les Russes, incapables de sécuriser leurs installations militaires plus de quatre ans après le déclenchement de la guerre.
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 12:49 AM
Scoop.it!

La Russie a fait voler une version biplace de son avion de combat de 5e génération Su-57 Felon

La Russie a fait voler une version biplace de son avion de combat de 5e génération Su-57 Felon | DEFENSE NEWS | Scoop.it
En 2007, l’Inde scella une accord avec la Russie pour mettre au point un chasseur-bombardier de cinquième génération – le FGFA, pour «Fifth Generation Fighter Aircraft» – à partir du démonstrateur T-50 PAK FA [Perspektivny Aviatsionny Kompleks Frontovoy Aviatsii, ou Futur Système Aéronautique de l’Aviation du Front], alors développé par Soukhoï.

Pour répondre aux besoins de la force aérienne indienne [IAF – Indian Air Force], il fallait apporter au moins une quarantaine de modifications à ce T-50 PAK FA. Et non des moindres car il était question de concevoir un avion biplace, doté d’une motorisation plus puissante que celle prévue pour le modèle russe. Impliquant Hindustan Aeronautics Limited [HAL], ce programme prit du retard… et engendra des surcoûts jugés insoutenables par New Delhi. D’où la décision de l’annuler.

Dans le même temps, ayant effectué son vol inaugural en janvier 2010, le T-50 PAK FA permit le développement du Su-57 «Felon», commandé à 76 exemplaires par le ministère russe de la Défense. Mis en service en 2020, cet avion peut être accompagné par le drone de combat [UCAV] S-70 Okhotnik-B, également conçu par Soukhoï.

En décembre de la même année, Andreï Yelchaninov, un responsable du conseil d’administration de la Commission militaro-industrielle russe, confia qu’une version biplace du Su-57 était envisagée, tant pour les besoins les forces aérospatiales russes que pour d’éventuels clients à l’exportation. Restait à voir lesquels…

«À mon avis, on ne peut pas dire que dans l’aviation, l’intelligence artificielle remplacera le pilote. Je pense que certains experts se trompent profondément lorsqu’ils disent qu’un pilote est un frein au développement de l’aviation, car il n’est pas capable de penser aussi vite qu’un ordinateur», avait estimé M. Yelchaninov. «Bien sûr, l’intelligence artificielle se développera, mais ce sera un système axé sur la création d’un environnement acceptable pour la prise de décision humaine», avait-il ajouté.

Depuis, la Chine a développé et même, a priori, mis en service une variante biplace de son avion de cinquième génération J-20, probablement pour mettre en œuvre des drones de combat. La Russie vient de lui emboîter le pas.

En effet, le 16 mai, le canal Telegram Fighterbomber, réputé proche des forces aérospatiales russes, a diffusé une photographie montrant les essais au sol d’un Su-57 biplace, en configuration dite en tandem.

Ce développement n’a, dans le fond, rien de surprenant étant donné qu’un brevet détaillant les caractéristiques d’un «avion tactique biplace multifonctionnel à faible signature radar», fortement inspiré par le Su-57 Felon, avait été déposé auprès du Service fédéral russe de la propriété intellectuelle en novembre 2023.

Cela étant, si l’authenticité de la photographie publiée par le canal Fighterbomber pouvait être questionnée, il n’y a désormais guère plus de place au doute. Le 19 mai, la chaîne de télévision du ministère russe de la Défense, TV Zvezda, a diffusé la vidéo du premier vol de ce Su-57 biplace [désigné «Su-57D»], avec le pilote d’essai en chef de Soukhoï, Sergueï Bogdan, aux commandes.

«Les essais en vol du prototype du Su-57D, un chasseur biplace de cinquième génération, ont commencé. Cet appareil, développé indépendamment par nos constructeurs aéronautiques, possédera, outre ses caractéristiques de combat uniques, les capacités d’un avion d’entraînement au combat et d’un avion de commandement et de contrôle», a précisé Denis Mantourov, le premier vice-Premier ministre russe.

En clair, ce Su-57D pourrait être utilisé à la fois pour former les pilotes et pour diriger des drones de combat, comme le S70 Okhotnik-B, dont un exemplaire a été perdu en Ukraine dans des circonstances qui n’ont pas été précisées à ce jour [une perte de contrôle a été évoquée, ndlr]. Mais Vadim Badeha, le PDG du conglomérat UAC, dont fait partie Soukhoï, a donné une autre justification.

«Nous poursuivons nos efforts pour améliorer et développer les capacités de notre avion de cinquième génération le plus avancé. Je suis convaincu que la version biplace de cet appareil contribuera de manière significative à son succès sur les marchés étrangers», a-t-il en effet déclaré.

Si le Su-57 a déjà été exporté vers l’Algérie, UAC vise un marché beaucoup plus important : celui de l’Inde. Or, ces derniers mois, il a souvent été question de la volonté de l’industriel russe d’établir une nouvelle coopération avec HAL autour de cet appareil… désormais susceptible de séduire l’IAF, d’autant plus qu’il est prévu de le doter de deux réacteurs AL-51F1, plus puissants que les actuels AL-41F1, dont la fiabilité est sujette à caution.

Selon la presse locale, Moscou proposerait à New Delhi un transfert de technologie total et une production sous licence des Su-57E susceptibles d’être commandés par l’IAF.

Récemment, rapporte le site spécialisé indien DEFENCE.IN, le PDG de HAL, Ravi Kota, a fait valoir qu’ «accepter la proposition russe de fabriquer localement le Su-57E relevait d’une décision stratégique et non d’un choix» que l’industriel pouvait prendre seul. «C’est au gouvernement de décider», a-t-il insisté.
No comment yet.
Scooped by Romain
Today, 12:47 AM
Scoop.it!

Guerre en Ukraine : La Russie fait monter la pression sur la Lettonie

Guerre en Ukraine : La Russie fait monter la pression sur la Lettonie | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Dans un récent entretien accordé au journal Süddeutsche Zeitung, et à l’unisson de la plupart de ses homologues européens, le chef d’état-major des forces armées fédérales allemandes [Bundeswehr], le général Carsten Breuer, a estimé que la Russie pourrait «tester militairement l’Otan» dans un avenir très proche. «Les différents indicateurs – réarmement, augmentation des effectifs, évolution économique et politique – convergent tous vers un seul point : 2029. Cela pourrait-il arriver plus tôt ? Oui», a-t-il en effet affirmé. «Notre problème se situe à Moscou et nulle part ailleurs», a-t-il insisté.

En avril, lors d’une audition à l’Assemblée nationale pour évoquer l’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30, le chef d’état-major des armées [CEMA], le général Fabien Mandon, avait lui aussi fait part de ses préoccupations face au développement des capacités militaires russes. «Quand on parle de la Russie, c’est quelque chose qui n’est absolument pas dogmatique, c’est quelque chose de renseigné», avait-il souligné.

Dans son dernier rapport annuel, le renseignement militaire néerlandais [MIVD] a avancé que la Russie pourrait disposer des capacités suffisantes pour défier l’Otan «un an après la fin des combats en Ukraine». Et de préciser que l’objectif du Kremlin ne serait pas de «vaincre militairement» l’Alliance mais de la «diviser par des gains territoriaux limités, si nécessaire sous la menace d’un recours à l’arme nucléaire».

En outre, le MIVD a également estimé que les «forces russes étaient non seulement devenues plus importantes mais aussi plus efficaces qu’avant la guerre en Ukraine».

En attendant, Moscou fait monter la pression sur les pays baltes, et plus particulièrement sur la Lettonie, qui connaît actuellement une crise politique, engendrée par la chute de drones d’attaques ukrainiens sur un dépôt pétrolier située près de la localité de Rēzekne, à une quarantaine de kilomètres de la frontière avec la Russie.

Pour rappel, le ministre letton de la Défense, Andris Sprūds, a été contraint à la démission, ce qui a fait imploser la majorité du gouvernement alors en place.

En avril, la Russie avait accusé les États baltes de permettre aux drones d’attaque ukrainiens de traverser leur espace aérien avant d’aller frapper son territoire. «Si les régimes de ces pays ont assez de bon sens, ils écouteront. Sinon, ils devront faire face à une réponse», avait prévenu Maria Zakharova, la porte-parole de la diplomatie russe.

Quelques jours plus tard, le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Sergueï Choïgou, revint à la charge en suggérant que les États baltes et la Finlande étaient «complices d’une agression contre la Russie» en ne faisant rien contre les drones ukrainiens transitant par leur territoire. Dans ce cas, «l’article 51 de la Charte des Nations unies, qui stipule le droit inhérent des États à la légitime défense en cas d’attaque armée, entre en vigueur, en vertu du droit international», avait-il ajouté.

Depuis, la pression va crescendo, en particulier celle mise par Moscou sur Riga. Via un communiqué publié le 19 mai, le SVR, le renseignement extérieur russe, a affirmé que la Lettonie avait autorisé l’Ukraine à lancer des drones d’attaques vers la Russie depuis son sol.

«D’après les informations reçues, Kiev n’entend pas se limiter à l’utilisation des couloirs aériens mis à la disposition des forces armées ukrainiennes par les pays baltes. Il est également prévu de lancer des drones depuis ces pays. L’objectif est de réduire considérablement les temps de vol vers les cibles et d’accroître l’efficacité des attaques» ukrainiennes, a d’abord affirmé le SVR.

Puis il a ensuite soutenu que du personnel militaire ukrainien avait été déployé sur plusieurs bases lettones, dont celles «d’Adazi, de Selija, de Lielvarde, de Daugavpils et de Jekabpils». Aussi, a-t-il prévenu, la «Lettonie pourrait subir les conséquences d’une telle décision».

Dans le même temps, le représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies, Vassili Nebenzia, a repris les affirmations du SVR à son compte, lors d’une réunion du Conseil de sécurité. «L’appartenance de la Lettonie à l’Otan ne la met pas à l’abri de représailles», a-t-il dit.

Quoi qu’il en soit, la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze, a immédiatement démenti les allégations du SVR. «La Lettonie ne fournit PAS d’espace aérien pour des attaques contre la Russie. Cela a été expliqué à plusieurs reprises aux représentants russes», a-t-elle réagi, via le média social X, avant de dénoncer une campagne de désinformation contre Riga.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui, en vertu des traités actuels, n’a pas de rôle en matière de défense [mais elle n’en a visiblement cure], a dénoncé des menaces russes «totalement inacceptables» à l’endroit des pays baltes. «Qu’il n’y ait aucun doute : une menace contre un État membre est une menace contre l’ensemble de notre Union. […] L’Europe répondra avec unité et force. Nous continuerons à renforcer la sécurité de notre flanc oriental grâce à une défense collective solide et à une préparation renforcée à tous les niveaux», a-t-elle dit.

Au passage, l’article 42-7 du Traité de l’Union européenne prévoit seulement une assistance des États membres à l’un des leurs visé par une agression armée. La défense collective relève uniquement de l’Otan [article 5 du Traité de l’Atlantique nord].

Enfin, le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a balayé les accusations du SVR d’un revers de manche. «Les affirmations russes sont absolument ridicules. La Russie le sait», a-t-il dit à la presse.
No comment yet.