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Agrodoc Ouest
Today, 3:44 AM
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Longtemps indissociables de l’agriculture même, le labour et les activités de travail du sol sont aujourd’hui remis en question. Réduire ou arrêter de labourer serait ainsi bénéfique pour la structure des sols, la biodiversité et même pour le climat. Mais ces bienfaits sont-ils tous certains ? Ne sont-ils pas également contrebalancés par d’autres dommages ? Une équipe d’agronomes tâche de faire le point.
Sous l’Ancien Régime, les mots laboureur et paysan étaient presque synonymes. Ce n’est pas un hasard : cultiver la terre signifiait d’abord la travailler. Le labour, réalisé avec une charrue ou un araire, était au cœur des pratiques agricoles, au point de donner son nom à ceux qui vivaient de la culture des champs. Pendant des siècles, le travail du sol a ainsi constitué l’un des principaux leviers pour produire des récoltes.
Mais qu’entend-on exactement par « travail du sol » ? Le terme ne désigne pas uniquement le labour profond. Il regroupe un ensemble d’interventions mécaniques destinées à préparer ou entretenir les parcelles : labour, déchaumage, hersage ou encore binage.
Dans une étude publiée dans Nature Communications, les scientifiques de l’Institut des Sciences des Plantes Paris-Saclay - IPS2 (CNRS/INRAE/UEVE/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) ont décrypté l’origine évolutive de la biosynthèse du sclaréol chez la sauge sclarée (Salvia sclarea), une plante aromatique utilisée dans l’industrie de la parfumerie et des cosmétiques. Le sclaréol est un composé naturel servant notamment à la production de l’ambroxide, une molécule très recherchée pour les fragrances ambrées. En combinant génomique de nouvelle génération, pan-génomique, analyses de chromatine et biologie fonctionnelle, les chercheurs ont montré comment la duplication d’un gène suivie de modifications enzymatiques et régulatrices a permis l’apparition de cette voie métabolique spécialisée au cours de l’évolution. L’étude s’appuie notamment sur la production d’un génome complet « télomère à télomère » de la sauge sclarée ainsi que sur une pan-génomique du genre Salvia. Ces travaux apportent de nouvelles connaissances sur l’évolution des métabolismes spécialisés chez les plantes et ouvrent des perspectives pour le développement durable de molécules naturelles à haute valeur ajoutée pour les secteurs des biotechnologies végétales, de la cosmétique et des fragrances. -> Contact : adnane.boualem@inrae.fr
Via Life Sciences UPSaclay
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Agrodoc Ouest
from Les Colocs du jardin
June 22, 8:53 AM
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Il existe dans la nature une remarquable diversité de la forme des feuilles. Par exemple, les feuilles de chêne sont constituées d'un limbe unique, alors que les tomates possèdent des feuilles composées constituées de plusieurs folioles. Limbes ou folioles peuvent également être plus ou moins découpés et ainsi contribuer à augmenter la complexité des formes. Cette diversité morphologique a toujours fasciné les botanistes mais ce n'est que récemment que nous commençons à en comprendre les bases génétiques et moléculaires. Dans une revue publiée récemment dans Current Opinion in Plant Biology, des chercheurs de l'équipe Facteurs de Transcription et Architecture - FTA de l’Institut Jean-Pierre Bourgin - Sciences du Végétal - IJPB (INRAE/AgroParisTech/UPSaclay, Versailles) font l'état des lieux des connaissances actuelles des mécanismes qui contrôlent la morphogénèse foliaire. Ce travail permet d'appréhender la manière dont les facteurs régulateurs de la forme des feuilles agissent au niveau cellulaire pour contrôler la prolifération et/ou la différenciation cellulaire. Les auteurs mettent l'accent sur l'intégration de l'activité de facteurs globaux (au niveau de la feuille entière) et locaux (au niveau de la marge foliaire) pour permettre la morphogénèse foliaire. Cependant, le travail de recherche n'est pas terminé et plusieurs questions émergent maintenant : Jusqu'où sont conservés ces mécanismes entre espèces et comment contribuent-ils à l'évolution ? Sont-ils impliqués dans d'autres contextes développementaux ? Ou encore, comment permettent-ils l'intégration des réponses environnementales ? Les chercheurs de l'équipe FTA contribuent à ces recherches en utilisant des approches pluridisciplinaires mêlant génétique, génomique, imagerie et modélisation. -> Contact: nicolas.arnaud@inrae.fr
Via Life Sciences UPSaclay, Bernadette Cassel
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Agrodoc Ouest
June 22, 8:28 AM
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Les nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l’agriculture, qui peuvent rendre des plantations plus résistantes à la sécheresse ou aux maladies, ont été autorisées, mercredi 17 juin, par le Parlement européen, inquiétant les défenseurs de l’environnement ainsi que les petits exploitants.
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Agrodoc Ouest
June 16, 7:46 AM
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Un article paru en avril 2026, dans la revue Smart Agricultural Technology, présente l’application mobile développée par des chercheurs italiens pour mesurer le stress hydrique de la vigne. Le principe consiste à estimer la conductance stomatique, indicateur du stress hydrique, à partir de l’orientation de la feuille. Celle-ci est mesurée par les capteurs embarqués du smartphone, en le faisant glisser parallèlement à la surface foliaire. Le niveau de stress de la vigne est déterminé après que l’opération a été répétée sur une dizaine de feuilles sélectionnées aléatoirement au milieu de la canopée. Cette technologie simple d’utilisation et de faible coût offre une alternative, pour les exploitations à revenus limités, aux solutions plus précises mais plus onéreuses, telles que la télédétection ou les capteurs mesurant l’humidité du sol.
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Agrodoc Ouest
June 4, 6:05 AM
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Première vague de chaleur de l’année alors que l’été ne débute que dans un mois. Ces températures printanières extrêmes pourraient impacter la physiologie des plantes et, à terme, les récoltes d’été et de fin d’été, voire celles de l’année prochaine.
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Agrodoc Ouest
May 27, 8:27 AM
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« Nos agriculteurs ont besoin de solutions concrètes pour s’adapter au changement climatique et rester compétitifs », déclare Maria Panayiotou, ministre chypriote de l’Agriculture, du Développement rural et de l’Environnement, le 21 avril 2026. Elle s’exprime à l’occasion de l’adoption par le Conseil de l’Union européenne (UE) du projet de règlement visant à autoriser et réguler l’utilisation des nouvelles techniques génomiques (NTG) au sein de l’Union européenne.
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Agrodoc Ouest
May 18, 5:18 AM
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À Paoli Tech, l'école d'ingénieurs de l'université de Corse, l’enseignante-chercheuse Radia Lourkisti, spécialisée en biochimie et physiologie végétale, élabore une mandarine hybride sans pépins, résistante à la sécheresse. Une réponse au stress hydrique qui menace déjà les vergers insulaires.
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Agrodoc Ouest
May 5, 8:20 AM
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In recent years, budburst, the timing of leaf emergence, has advanced less than expected despite continued spring warming, suggesting counteracting ecological forces. One of these forces might be increased and earlier herbivory on young leaves under climate warming. Here using 5 years of satellite radar data from 27,500 pixels (10 ×10 m2) across 60 temperate oak forest sites under experimental manipulation of insect herbivore loads in Central Europe, we show that prior-year leaf herbivory delayed budburst by 3 days, cancelling the phenological advance observed during a decade of warming. This delay reduced subsequent herbivory by 55%, exceeding the effects of parasitoids or pathogens, and persisted even during pest outbreaks. Across landscapes, the delay was strongest where it probably provided the highest benefit, that is, where a given amount of delay most effectively reduced following herbivory, which suggests an adaptive tree defence. Ultimately, trees may be trapped between responding to two opposing consequences of global change: warming selects for earlier budburst, whereas herbivory selects for delay. Our results underscore the need to consider not only climate, but also plant–herbivore interactions and adaptive evolution to predict tree responses to a changing world. Plant phenology tends to track with climate warming, but it could also be sensitive to biotic factors. This study from a temperate forest landscape in Germany shows that a single year of tree responses to intense insect herbivory can counteract a decade of environmentally driven shifts in spring phenology.....
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Agrodoc Ouest
May 5, 3:26 AM
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"...À l’occasion de la Journée internationale de la santé des végétaux, qui se tiendra le 12 mai, Sciences Ouest s’intéresse aux nématodes, un groupe de vers ronds dont certains représentants parasitent les plantes."
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Agrodoc Ouest
April 30, 6:19 AM
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Un collectif de généticiens, d’agronomes et de biologistes alerte, dans une tribune au « Monde », sur le risque d’une monopolisation accrue des semences par quelques multinationales, ce qui serait contraire à l’objectif affiché d’une agriculture durable...."
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Agrodoc Ouest
April 30, 5:01 AM
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"Colloque Ecophyto : Comment combiner les leviers opérationnels alternatifs pour une protection intégrée des cultures ? Indispensable pour réduire à la fois les usages et les impacts des produits phytopharmaceutiques, la combinaison de leviers agroécologiques constitue un défi scientifique et opérationnel, qui impose de repenser les systèmes de culture dans leur globalité. Cette approche nécessite d'identifier les facteurs limitants et déterminants de l’adoption de ces pratiques agroécologiques, en analysant les contraintes techniques et organisationnelles rencontrées par les agriculteurs."
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Agrodoc Ouest
April 29, 4:34 AM
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Peut-on généraliser l’agroécologie sans perdre en productivité ? Des travaux menés depuis plus de dix ans permettent de répondre par l’affirmative. Ils identifient trois leviers garantissant des rendements suffisants sans engrais chimiques.
L’agriculture biologique est souvent critiquée pour ses rendements plus faibles que ceux de l’agriculture dite conventionnelle. Un irréductible écart de rendement d’environ 30 % en moyenne la condamnerait à n’être qu’une solution de niche pour classes aisées. Nos travaux depuis dix ans montrent que non. Pour comprendre pourquoi, un petit détour par le cycle de l’azote et son histoire s’impose.
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Agrodoc Ouest
June 22, 11:40 AM
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"Parasitoids are pivotal to biological pest control in agroecosystems. Agricultural intensification has greatly reduced access to natural sugar-rich food sources (mainly nectar and honeydew) sustaining parasitoid survival, fecundity and activity. In order to compensate for this shortcoming, sugar provisioning—through artificial sugar sprays or companion plants producing nectar or harbouring honeydew-producing insects—has long been advocated as a way to strengthen biological control. However, empirical evidence remains fragmented if supplementing sugar resources overall enhances parasitoid activity and, ultimately, pest regulation across diverse crops and environments. We conducted a systematic review and a meta-analysis of 80 publications assessing the field-scale effects of sugar provisioning, from which 783 effect sizes related to parasitoid performance, pest densities and crop yield have been extracted. Across studies, we showed that sugar provisioning significantly increased the mean of parasitoid abundance (+28%) and parasitism rate (+26%) while reducing their variability, providing support that sugar resources benefit parasitoids. Despite enhanced parasitoid activity, pest density was not significantly reduced through studies and therefore not surprisingly either crop yield, revealing a likely dilution of the effects across trophic webs or compensation effects in the host population...."
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June 22, 9:08 AM
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Le noyer, « plein de forces austères »… Rainer Maria Rilke ne pouvait mieux dire pour qualifier les pouvoirs de cet arbre dans un de ses Poèmes français (1935). Tout particulièrement ceux du noyer noir (Juglans nigra), ce grand fût élancé à l’écorce très sombre. Il est le champion d’une lutte étouffée, mais pas moins forcenée, qui se déroule sous nos pieds. De nombreuses plantes libèrent ainsi, dans le sol ou dans l’atmosphère, des composés qui freinent la croissance ou la germination de leurs voisines. Un phénomène connu sous le nom d’« allélopathie », qui est « répandu dans le règne végétal, tant à travers les groupes taxonomiques qu’à travers les écosystèmes », rapporte Wesley Colvin, professeur d’écologie associé au Fullerton College, en Californie.
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Agrodoc Ouest
June 22, 8:31 AM
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La commission environnement du Parlement européen doit voter, lundi 15 juin, la dérégulation des plantes issues des nouvelles techniques génomiques, qui devraient être protégées par des brevets. Une évolution perçue comme une menace par le secteur de la production de semences, très dynamique en France.
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Agrodoc Ouest
June 19, 3:55 AM
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Projet Carbon Farming MED : un levier pour l’avenir de l'agriculture Lutter contre le changement climatique ne consiste plus seulement à réduire les émissions. Les sols peuvent capter et stocker le carbone tout en renforçant la résilience des exploitations agricoles. Le projet Carbon Farming MED montre comment.
Epigenomic processes in arbuscular mycorrhizal fungi are receiving increased attention as a framework for explaining phenotypic variability. Arbuscular mycorrhizal fungi genomic organization into A and B compartments mirrors that of plant-pathogenic fungi, where genes facilitating host adaptation are isolated within the rapidly evolving B compartment. Arbuscular mycorrhizal fungi exhibit high levels of DNA methylation, a common pathway across eukaryotes to adjust metabolic processes in response to the environment and transmit these responses to subsequent generations. Evidence is mounting that arbuscular mycorrhizal fungi deploys noncoding RNA to control gene expression and to interact with plants, where specific RNA molecules could be transmitted to the next generation. The field is poised to draw from multigenerational studies, as used in other model organisms, to pinpoint epigenomic processes that determine phenotypic plasticity and rapid adaptation.
Via Jean-Michel Ané
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Agrodoc Ouest
May 27, 8:36 AM
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Comment modéliser le vivant végétal pour mieux comprendre, prévoir et accompagner les transitions agricoles ? À l’automne 2026, Montpellier deviendra un carrefour international où scientifiques et disciplines croiseront leurs regards autour des plantes
Les unités mixtes de recherche AGAP Institut, AMAP et LEPSE organiseront, du 12 au 16 octobre 2026 à Agropolis (Montpellier), la 11e édition de la Conférence internationale sur les modèles fonctionnels et structurels des plantes (FSPM). Cet événement scientifique d’envergure internationale constitue un temps fort pour les communautés travaillant à la compréhension et à la modélisation des systèmes végétaux.
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Agrodoc Ouest
May 18, 6:00 AM
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Quand ils ont été fortement attaqués par des chenilles, les chênes ouvrent leurs bourgeons plus tard au printemps suivant. Une stratégie discrète mais redoutable, observée depuis l’espace, qui peut réduire de 55 % les dégâts causés par ces insectes.
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Agrodoc Ouest
May 6, 3:33 AM
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Les députés de la commission des affaires économiques n’ont pas débattu des amendements concernant l’autorisation de la mise sur le marché ou de la circulation des produits phytosanitaires, dont l’acétamipride. Stéphane Travert, élu de la Manche, l’a annoncé le lundi 4 mai 2026 en préambule à l’ouverture des débats sur la loi d’urgence agricole.
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Agrodoc Ouest
May 5, 8:15 AM
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Lorsque les chênes sont fortement endommagés par des chenilles une année, ils ouvrent leurs bourgeons plus tard au printemps suivant. Notre équipe internationale de recherche a montré que cette stratégie est très efficace contre leurs prédateurs. Nous venons de publier nos résultats dans la revue Nature Ecology & Evolution.
Au printemps en forêt, de nombreuses chenilles éclosent précisément lorsque les feuilles des arbres sont encore jeunes et tendres. Elles trouvent ainsi une table abondamment garnie.
Si les chênes sont fortement infestés par des chenilles une année donnée, ils réagissent au printemps suivant : ils retardent l’apparition de leurs feuilles de trois jours. Cela est défavorable aux chenilles. Après l’éclosion, elles se retrouvent littéralement face à des assiettes vides, car les feuilles de chêne sont encore bien cachées dans les bourgeons. Cette stratégie est très efficace : chez certaines espèces toutes les chenilles meurent après trois jours sans nourriture. En conséquence, ce stratégie de débourrement retardé diminue les dégâts causés par leur alimentation sur l’arbre de 55 %.
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Agrodoc Ouest
May 4, 11:24 AM
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« Face à l’invasion de pucerons, il y a urgence pour sauver la récolte 2026 », juge la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB), qui demande au Gouvernement des solutions complémentaires pour protéger la culture jusqu’au mois de juin.
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Agrodoc Ouest
April 30, 6:15 AM
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Dans la plaine de la Crau, près d’Arles, une expérimentation est menée pour redonner vie à des sols pollués par les armes. La « braouque », un brachypode au système racinaire très développé, est notamment utilisé pour tenter de stabiliser les métaux lourds présents sous terre.
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Agrodoc Ouest
April 29, 5:43 AM
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"D’ici 2050, de nouvelles formes d’agriculture sans pesticides chimiques sont possibles à l’échelle européenne. À quoi pourraient-elles ressembler et quelles seraient les conséquences d’une telle transformation ? Cette prospective, réalisée par un collectif d’experts européens, propose des stratégies de rupture pour une protection des cultures sans pesticides chimiques fondées sur l’immunité des plantes, l’holobionte de la plante cultivée et les régulations biologiques à l’échelle du paysage. Elle explore également trois scénarios et trajectoires de transition du système alimentaire, déclinés dans quatre secteurs de production et régions (Italie, Roumanie, Finlande et France). Les auteurs évaluent les impacts de ces scénarios sur la production, le commerce, le changement d’usage des terres et les émissions de gaz à effet de serre, pour l’Europe et à l’échelle globale. Si elle implique un engagement fort de l’ensemble des acteurs de la chaîne agroalimentaire et la mise en œuvre de politiques publiques cohérentes dans les domaines qui y sont associés, cette transition n’est pas seulement une question sectorielle, elle est également un choix de société. Destiné aux responsables politiques, administratifs et associatifs, cet ouvrage intéressera aussi les étudiants et chercheurs impliqués dans des approches interdisciplinaires sur les systèmes agricoles et alimentaires ainsi que tout citoyen soucieux de trouver des voies pour sortir des pesticides chimiques."
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