GuruMeditation. « Les spermatozoïdes du moustique ont un sens de l’odorat. Les récepteurs olfactifs semblent jouer un rôle dans la détection du moment où il est temps [pour les spermatozoïdes] de remuer leur queue. »
Image d’entête : « Photomicrographie du sperme du moustique, Aedes aegypti, grossi 50 fois. [...] »
[...]
« Selon LJ Zwiebel , biologiste à l’Université Vanderbilt (Etats-Unis), qui a dirigé l’étude :
C’est la première fois que des récepteurs olfactifs d’insecte ont été trouvés dans des cellules ou des tissus non sensoriels. Nous pensons que cela pourrait être un tout nouveau paradigme sur la façon dont la reproduction des insectes est règlementée. Si c’est le cas, il pourrait fournir une nouvelle et puissante approche pour contrôler les populations d’insectes. »
CCDMD. « La cellule est le vivant sous sa forme la plus simple. Elle entretient différentes relations avec son milieu externe et son milieu interne. »
« Ainsi, la cellule prélève les éléments nutritifs contenus dans le milieu externe et les transforme à sa convenance selon ses besoins et son code génétique, ce qui entraîne la production de substances qui peuvent, en retour, modifier son environnement interne ou externe. Ces transformations permettent aux vivants de croître, de se régénérer et de se reproduire. Les processus cellulaires doivent fonctionner de façon harmonieuse pour assurer la perpétuelle recherche de l’équilibre dynamique du vivant afin que celui-ci conserve sa propre structure et se multiplie. »
[...]
« En plus de faire découvrir les organites cellulaires, ce site permet de visualiser et de comprendre différents processus tels que les types de transport membranaire, la synthèse des protéines et la division cellulaire. »
Video - Comment fonctionne une colonie d'abeilles ? Comment reines, ouvrières et mâles se partagent le travail pour faire vivre en harmonie cette petite société d'insectes ? Les explications d'Axel Decourtye, docteur en écotoxicologie.
"De longue date on a fait l’hypothèse que les animaux pourraient percevoir le champ magnétique terrestre (CMT) afin de diriger leurs déplacements, en particulier les migrations. Bien que l’existence d’une magnétoréception ne soit pas le seul mécanisme explicatif possible, l’hypothèse d’une telle aptitude sensorielle a donné lieu à une activité de recherche soutenue au cours de ces deux dernières décennies, et récemment, plusieurs groupes ont apporté des éléments qui permettent une compréhension cohérente en termes de mécanismes."
Publié en ligne le 1er juin 2009 - Ondes électromagnétiques -
par Henri Brugère
Le comportement animal et les manifestations révélatrices d’une magnétoréception
"Les migrations, par exemple celles des oiseaux, présentent généralement une direction dans l’axe Nord-Sud et sont associées à l’adaptation des espèces aux changements climatiques dépendant des saisons. Ce ne peut suffire à prouver que cette migration est dirigée par la perception du champ magnétique terrestre, car elle peut être conduite par beaucoup d’autres facteurs, tels que la température, l’évolution du couvert végétal, la durée respective des jours et des nuits, les mouvements du soleil, les astres visibles dans le ciel. L’hypothèse de la magnétoréception, peut sans autre élément de preuve, conduire à des conceptions discutables."
(...)
Électroréception et magnétoréception
L’électroréception est une modalité sensorielle bien établie dans certains groupes animaux, tout particulièrement chez certains poissons. La très grande sensibilité de leurs électrorécepteurs (quelques micro-Ampères) conduit à l’hypothèse que chez les élasmobranches (les raies et les requins), les courants induits par le déplacement dans le champ magnétique terrestre seraient à l’origine d’une magnétoréception indirecte. Cette hypothèse est parfaitement plausible et compatible avec les ordres de grandeur des paramètres en cause. Elle n’a pas pu donner lieu à vérification expérimentale.
Cette magnétoréception peut donc être considérée comme indirecte. Mais pour parler de magnétoréception directe, il faut montrer l’existence de récepteurs directement sensibles au champ magnétique, ce qui implique qu’ils possèdent des matériaux mobilisés par le champ. Deux types de matériaux ont été reconnus comme le permettant : la magnétite et les radicaux libres formés à partir de certaines molécules."
Magnétoréception impliquant des systèmes radicalaires
"Le premier fait qui conduit à la conception actuelle d’une magnétoréception reposant sur des radicaux libres est que l’orientation en fonction du champ magnétique terrestre est influencée par la couleur de la lumière."
"... Les cryptochromes ont été découverts initialement chez les végétaux. Leur fonction physiologique a été très vite associée à la liaison entre le niveau d’éclairement et la croissance des plantes. Ces pigments sont présents dans tout le règne végétal et dans le règne animal, mais les molécules en cause peuvent varier en nombre et en nature selon les espèces. Chez les vertébrés, le ou les cryptochromes sont présents principalement dans les cellules ganglionnaires de la rétine. La base moléculaire de leur mécanisme d’action est celui d’une réaction photochimique.
'... C’est néanmoins chez les insectes que l’on a apporté la preuve la plus convaincante de ce qu’un cryptochrome est l’élément responsable de la magnétoréception : la drosophile (mouche du vinaigre) peut être conditionnée à répondre à la présence d’un champ magnétique en choisissant un tube auquel est appliqué un champ magnétique de l’ordre de 500 microTeslas. La réponse dépend de la longueur d’onde de la lumière utilisée. La réponse obtenue sous spectre lumineux complet ne se produit pas chez les drosophiles génétiquement déficientes en cryptochrome, ce qui montre le caractère indispensable à la magnétoréception de ce photopigment."
Par Véronique Marsollier. Science Actualités.fr. « La diversité des forêts tropicales interroge depuis longtemps les écologistes. Une équipe britannique démontre pour la première fois comment des champignons et les insectes participent à maintenir cette biodiversité : une théorie établie il y a plus de quarante ans mais qui restait à démontrer. »
Par Loïc Mangin. Best of bestioles. SciLogs. « L'animal le plus bruyant du monde fait des sons avec son sexe. Et il n'est pas le seul à faire du bruit avec ses parties génitales... »
« Le premier cas nous est apporté par des papillons de la famille des Sphingidae, plus communément nommés sphinx, dont le plus connu est sans doute le sphinx à tête de mort Acherontia atropos.
Ceux qui nous intéressent sont Cechenena lineosa, Theretra boisduvalli et Theretra nessus, trois espèces qui vivent à Bornéo. »
[...]
« Mais la seconde bestiole du jour fait mieux.
Nous sommes cette fois chez les Corises, des punaises strictement aquatiques, et plus précisément avec Micronecta scholtzi, un insecte de deux millimètres de longueur.
Il a été étudié par Jérôme Sueur, du Muséum national d’histoire naturelle, à Paris, et ses collègues David Mackie et James Windmill, de l’Université de Strathclyde, à Glasgow, en Écosse. Et ce qu’ils ont découvert est tout simplement l’animal le plus bruyant (reporté à sa taille) jamais identifié. Les sons émis par les mâles, destinés à attirer les femelles, culminent à 105 décibels ! Pour vous donner une idée de ce à quoi cela correspond, en 1998, un décret sur le bruit dans les lieux publics a fixé une limite de 105 décibels dans les discothèques. »
Les mandrills, le marsupilami, et l'histoire des animaux domestiques
Par Elisabeth de Fontenay et Allain Bougrain Dubourg. Vivre avec les bêtes. France Inter. « Actualité »
« Habituellement, les araignées se servent de la rigidité de leur toile pour attraper leur proie.
L’institut de technologie de Georgie, qui dispose d’un centre de recherche en Amazonie péruvienne, vient de mettre en lumière le comportement inédit d’une petite araignée de 3 millimètres de diamètre.
Cette dernière commence par construire une toile assez banale, grande comme la paume d’une main, mais elle y ajoute un cordon qu’elle retient, tendu grâce à des crochets. Ainsi, lorsqu’un insecte volant passe à portée, elle libère le cordon et se projette avec sa toile sur la proie potentielle. Cette méthode de catapultage, réalisée à grande vitesse est d’autant plus étonnante que l’araignée ne regarde pas sa proie durant le saut : elle anticipe la projection !
Une vidéo a été réalisée sur les exploits de la petite araignée, postée par Youtube, elle a déjà été visionnée plus de 250 000 fois. »
En 1954, un jeune entomologiste américain - Edward O. Wilson - arrivait en Nouvelle-Calédonie pour observer et échantillonner la nature si singulière des îles. Il en tira sa théorie de la biogéographie insulaire et inventa, bien des années plus tard, le concept de "biodiversité". Fin 2011, à l'âge de 82 ans, il revient en Nouvelle-Calédonie pour y étudier... une fourmi.
Par Rhett A. Butler. Traduit de l'anglais par Eric Mathieu. Mongabay. « Pourquoi les forêts humides ont tant d'espèces de plantes et d'animaux ? »
« Les forêts humides sont le fondement de la plus grande diversité d'organismes vivants de la planète. Nonobstant le fait qu'elles ne couvrent que 2% de la superficie de la Terre, les forêts humides hébergent plus de 50% des plantes et animaux connus sur la planète. Quelques exemples pour démontrer cette extraordinaire richesse :
Les forêts humides représentent 170 000 des 250 000 espèces de plantes connues dans le monde.
Les Etats-Unis ont 81 espèces d'amphibiens alors que Madagascar (plus petit que l'état du Texas) dispose de plus 300 espèces différentes.
L'Europe a 321 espèces de papillons alors qu'un seul parc dans les forêts humides du Pérou (Manu National Park) dispose de 1300 espèces. »
Direction la forêt péruvienne et ses drôles d'animaux tisseur (Axel Villard-Faure), puis cap au pôle Nord avec la mission "Under the pole II" (Florence Porcel) et enfin l'effet de la maladie d'Alzheimer sur notre ADN...
Par Joël de Rosnay. YouTube. « Cours de biologie de Joël de Rosnay sur les mécanismes fondamentaux du vivant »
Sommaire : - 7' : Le secret de la vie - 3"06' : La dissection des structures de la vie - 5"17' : Les lettres, les mots et les phrases de la vie - 7"36' : Les protéines - 10"14' : Les acides aminés - 13"07' : L'ADN : le programme des cellules - 17"56' : Division de l'ADN - 18"46' : Le code secret de la vie - 21"20' : La fabrication des protéines
Un mini-MOOC (cours gratuit en ligne) de Joël de Rosnay
« Pour mieux comprendre la biologie moderne, l'ADN, le génie génétique et l'essor des biotechnologies. À une période où la biologie joue un rôle si important pour le management du corps, l'avenir de la santé et le vieillissement, voici le "Biokit", une BD vidéo conçue et commentée par Joël de Rosnay »
Par Karim Madjer. Sweet Random Science.« Plutôt que de faire une énième mise à jour, j'ai récrit un petit article au sujet de ces fascinantes araignées qui enfabriquent des fausses ; des répliques géantes qui trônent fièrement au centre de leurs toiles. Depuis 2009, au moins deux espèces ont été découvertes, à des milliers de kilomètres de distance, ce qui exclut a priori une origine commune récente. Les scientifiques ne savent pas encore exactement à quoi ces mannequins arachnéens peuvent servir, mais comptent bien le découvrir bientôt, à la faveur d'une expédition péruvienne en zone inondable ! »
[...]
« Pour en savoir plus, on peut lire cet article sur Wired. Sur le même site, cet article plein de jolies photos relate l'enquête sur l'énigmatique structure circulaire. Et pour les fans de camouflage, lisez la rubrique "Steak haché" sur SSAFT. On peut d'ailleurs en profiter pour comprendre le principe de la convergence évolutive. Enfin, voici la vidéo de la découverte péruvienne, mise en ligne sur la chaine youtube de Smarter Every Day. »
Par Alexandre Magnin. « Vidéo de 5 minutes expliquant ce qu'on appelle un mode de développement durable en se basant sur une définition scientifique et sur les cycles naturels. »
Le 13 juillet 2013, Denis Cheissoux entrait dans la ruche ! La société des abeilles n'aura plus de secret pour vous après avoir butiné en compagnie de ses invités
Par Denis Cheissoux. Naturellement. France Inter. « La société des abeilles n'aura plus de secret pour vous après avoir butiné en compagnie de Henri Clément, porte-parole de l’Union Nationale de l'Apiculture Française; de Bernard Vaissière, chargé de recherches au laboratoire pollinisation et écologie des abeilles à l'INRA et de Jacques Kermagoret, apiculteur sur l’Ile d’Ouessant et responsable en charge du "Conservatoire de l’Abeille Noire". »
Par Jean-Pierre Nicollet et Guy Lempérière. OPIE-Insectes. « Un coléoptère protégé et emblématique : la Rosalie des Alpes »
« [...] Conserver du bois mort en forêt demeure la meilleure assurance de pérenniser les populations. Il est donc important de laisser sur place les branches mortes lors des coupes de bois et de favoriser des bouquets de vieillissement. Il est également recommandé de maintenir la mixité des forêts (présence de hêtres dans les sapinières) car c'est par le maintien d'une activité sylvicole raisonnée que l'on préserve cette espèce. »
[Image] « L'adulte de Rosalia alpina affectionne les troncs de hêtre coupés sur lesquels les femelles viendront pondre leurs œufs » Cliché J.-P. Nicollet – PN des Écrins
Par Guillaume Frasca. La science infuse. « Afin de détecter la présence de cellules cancéreuses, une équipe italo-allemande propose de se passer des services des anatomo-pathologistes, ces médecins spécialistes de l'analyse des tissus, et de les remplacer par des... mouches ! Pour cela, les chercheurs ont comparé les réponses du système olfactif de l'insecte aux odeurs produites par des cellules saines et malades grâce à une méthode originale, l'imagerie calcique. »
[...]
Dessine-moi un électroantennogramme
« Cette fois-ci, les chercheurs ont privilégié un plus petit animal : la mouche du vinaigre (Drosophila melanogaster). Mais si un chien peut aboyer lorsqu'il renifle une tumeur, comment interpréter les réactions d'une mouche face à différentes odeurs ? En mesurant directement l'activité des neurones récepteurs olfactifs présents sur l'antenne de la mouche. [...] »
[...]
[Image] « Les sensilles (en vert) tapissent l'antenne de la mouche : elles abritent un grand nombre de neurones récepteurs olfactifs. »
Tout se passe comme si. « Récemment, Passeur de sciences a annoncé que le site du Monde.fr allait abriter plusieurs nouveaux blogs de science. Joie ! »
« J’ai commenté que c’est bien, mais ce qui serait encore mieux serait que les journalistes scientifiques francophones, comme leurs homologues anglophones (en tous ceux des grands médias comme le New York Times ou le Guardian), interagissent avec les blogues et blogueurs scientifiques, les citent, les commentent, etc. [...] »
OPIE-Insectes. « Fiche Insectes protégés - Les thaïs : la Proserpine et la Diane (par Lucas Baliteau et Cyril Denise) »
Menaces et gestion conservatrice
« Les derniers habitats à Diane évoluent très rapidement : les pratiques agricoles intensives, le remembrement et le drainage conduisent à la disparition de l’Aristoloche à feuilles rondes et donc au déclin de la Diane. Il est important de déterminer, au cas par cas, la gestion conservatrice adaptée à chaque site concerné. »
« Pour la Diane, il est important de veiller à la préservation des zones herbacées à Aristoloche à feuilles rondes par le maintien de haies et de zones de friches, la conservation de zones humides et de leurs abords : il ne faut pas faucher avant juillet. La conservation des zones humides, des talus de fossés et des berges de rivières favorise surtout l’Aristoloche clématite et l’Aristoloche à feuilles rondes. »
[Image] « Jeune chenilles et dernier stade larvaire de Diane en position de défense avec, en haut, l'osmétérium orange derrière la tête. » Clichés Lucas Baliteau
Agence Science-Presse. « Nous avons le plaisir d'annoncer les publications retenues cette année pour l'anthologie des meilleurs blogues de science! Suite aux soumissions du mois de décembre (partie 1, partie 2, partie 3, partie 4), et à l'examen des textes par un comité de lecture et un jury, 50 textes et 2 dessins ont été choisis pour figurer dans le livre à paraître au printemps 2014 aux éditions MultiMondes. Le texte coup de cœur cette année: Le paradoxe de Simpson par David Louapre! »
« Sans plus attendre, voici la liste des 52 publications qui ont été retenues: [...] »
« Qui a les plus beaux ovules ? qui produit les spermatozoïdes les plus originaux ? Voici le résultat de l’élection « gamète2013″ ! »
[...]
Concours du plus beau spermato
« Question taille, si la plupart ne dépasse pas le dixième de millimètre, ceux des drosophiles sont les géants du club : 1,9 mm chez notre mouche du vinaigre, mais 6 cm chez la drosophile mexicaine. »
Par Gérard Muller. YouTube. « Un moment de vie chez ces guêpes. Une petite lanterne a été choisie par la mère fondatrice pour installer sa petite famille. A l'abri de la pluie, bien exposé au soleil, l'essaim va vite progresser. »
Par Chercheurs Toujours. Le Cercle Les Echos. « Synthèse de la conférence organisée par « Chercheurs Toujours » avec Paul Laffort, Directeur de Recherches honoraire au CNRS. Le rôle de l’olfaction dans la grande majorité du monde animal est prépondérant, tant pour la survie individuelle (nourriture, danger) que celle de l’espèce (accouplement, vie sociale). »
[...]
Pour en savoir plus : Laffort P., 2013. A slightly modified expression of the polar surface area applied to an olfactory study, OJPC, 3, 150-156, http://dx.doi.org/10.4236/ojpc.2013.34018
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SUR ENTOMONEWS :
→ Le spermatozoïde du moustique a une antenne