Lorsqu’on parle de vision on ne parle jamais que de vision humaine, la peinture, la photographie…Dans une société qui rêve de tout voir, on omet peut-être le fait que « tout voit »...
La Tête au carré par Mathieu Vidard
Invité(s)
Michel Serres Philosophe
Sylvie Chokron Neuropsychologue, directrice de recherche CNRS.
L'araignée Goliath affiche des mensurations impressionnantes : 30 cm de large, pour 170 g sur la balance, raconte l'entomologiste Piotr Naskrecki, "fou de joie" lors de son premier face-à-face avec la bête.
Société de production éco-engagée, Baraka Productions accompagne depuis trois ans les travaux de la biochimiste montpelliéraine Claude Grison (CNRS). Voici une version courte du documentaire que nous venons de lui consacrer : diffusé au printemps dernier au ministère des finances, il a contribué à l’obtention d’une énième récompense pour ces travaux aujourd’hui dupliqués dans le monde entier et salués comme révolutionnaires par la communauté scientifique. Motivée par un engagement citoyen proche du militantisme et forte de sa connaissance des laboratoires de recherche, l’équipe de Baraka travaille actuellement à plusieurs autres projets sur des initiatives locales et régionales axées sur l'écologie. Voir par exemple le teaser sur les fourmis moissonneuses de la Crau.
Invité(s) : Jean Gayon, philosophe des sciences, Professeur à l'Université Paris I Aude Bernheim, ingénieure Agronome, Diplomée d'un Master Recherche Approches Interdisciplinaires du Vivant au CRI. Actuellement en mastère spécialisé Politiques et Actions Publiques pour le Développement Durable. Jean-Michel Besnier, professeur de philosophie à l'université de Paris IV et dirige le DESS "Conseil éditorial et gestion des connaissances numérisées" Jacques Treiner, physicien, professeur à Sciences-Po Paris.
Observatoire des Sciences de l’Univers de Rennes. « La médaille de bronze du CNRS récompense des chercheurs (une quarantaine par an), dont les travaux en font des spécialistes de talent dans leur domaine. Cette récompense représente un encouragement du CNRS à poursuivre des recherches bien engagées et déjà fécondes. »
« Les travaux de Catherine consistent à développer l’étude des invertébrés marins (mollusques, échinodermes, crustacés) découverts en contexte archéologique, c’est-à-dire accumulés par l’homme par le passé. »
« Cette discipline appelée archéomalacologie est novatrice en France. Elle intervient dès la fouille et demande des développements méthodologiques quotidiens pour adapter nos connaissances de la biologie des espèces sur des échantillons archéologiques. Ainsi, une collection de référentiels aidant à la détermination des invertébrés marins se met peu à peu en place sur Rennes. Elle est également précieuse pour reconstituer les dimensions originelles des invertébrés marins à partir des petits fragments de carbonate de calcium (coquilles, carapace, doigt de crabe, test d’oursin…) découverts en contextes archéologiques. »
Dossier. En développant des « jeux sérieux » accessibles à tous en ligne, nombre de laboratoires offrent aux internautes la possibilité de prendre part à la résolution de problèmes scientifiques.
Par Michel Alberganti. Science publique. France Culture.
Invité(s) : François Jarraud, redacteur en chef du Café pédagogique, organisateur du Forum des enseignants innovants Pascal Valty, designer - Directeur de l’atelier « territoires numériques » à l’ENSCI (École nationale supérieure de création industrielle) Stéphane Debove, doctorant en biologie de l'évolution à l'Ecole normale supérieure. Fabienne Rubert, responssable aux éditions Natnan de la communication institutionnelle et relations extérieures et spécialiste de la question des usages du numérique en classe.
GuruMeditation. « Des chercheurs de l’université George Washington ont découvert une nouvelle espèce de fourmi qui survit en infiltrant d’autres espèces et en accédant à leur nourriture. Les fourmis ont été trouvées parmi une colonie de fourmis tortues (Turtle ant ou Crematogaster ampla) au Brésil. »
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[Image] « À gauche: une fourmi ouvrière Crematogaster ampla en position défensive sur un arbre. À droite: L’imitation visuelle de la Cephalotes specularis (fourmis tortue miroir). »
Ames sensibles et arachnophobes s’abstenir…en fait tout ceci est très innocent il s’agit de recherches très scientifiques. Des Japonais ont cherché à transplanter un gène de l’Araneus ventricosus soit l’araignée diable dans de paisibles vers à soie… objectif : fabriquer un fil à soie plus résistant. Explications données par Yoschihiko Kuwana de l’institut national de science agrobiologique : « Nous avons placé un gène de l’araignée dans des variétés commerciales de vers à soie et nous avons réussi à produire un nouveau type de soie qui est une fois et demi plus résistant qu’un fil classique de soie. »
Par Alain Fraval. OPIE-Insectes. « Les fourmis arboricoles du genre Cephalotes (Hym. Formicidés) sont connues pour deux « bizarreries » : le crâne en forme de couvercle rond des soldats qui obture les galeries abandonnées de xylophages dans lesquelles le nid est installé et, chez d’autres espèces, la capacité de planer pour redescendre des arbres et atterrir sur le tronc (voir Ça plane pour elles, Épingle de 2005). Une troisième bizarrerie, très différente, vient d’être découverte. Observant les ouvrières de Crematogaster ampla dans la savane brésilienne, Scott Powell (université George Washington) a en effet remarqué des individus de Cephalotes circulant très discrètement – car ressemblant beaucoup aux fourmis environnantes - au milieu des Crematogaster ampla, sans être agressés et profitant des ressources. »
« Au bout de 2 ans de travaux, il a établi que ce parasitisme social tenait à la faculté de Cephalotes specularis (nouvelle espèce) de singer les mouvements et les postures de son hôte et de se faire ainsi passer pour un élément de la colonie. À la précaution prise également de ne pas trop s’en approcher faute de quoi il serait démasqué par son odeur spécifique – qui elle n’est pas modifiée. C’est le premier cas de mimétisme visuel connu chez les fourmis, et qui montre sans doute une étape de l’évolution vers un parasitisme social plus perfectionné. »
D’après « New Ant Species Hides in Plain Sight Like a Spy », par Richard Farell. Lu le 1er octobre 2014 à news.discovery.com/
« A worker of the mirror turtle ant, Cephalotes specularis, returning home to a nest entrance guarded by the armored head of a soldier. While the unique mimicry of the workers allows them to operate undetected in the host colony’s foraging network, soldiers are critical for defending the parasite's nesting cavities within the host’s territory. (Credit: Scott Powell) »
Par Pierre Barthélémy. Passeur de sciences - Blog Le Monde. « La sélection scientifique de la semaine (numéro 140) »
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« C'était une vieille théorie abandonnée nommée télégonie, qui disait que les caractéristiques physiques du premier amant pouvaient "imprégner" la femme et se retrouver plus tard dans sa descendance, même issue de l'accouplement avec un autre homme. Eh bien, il semblerait que la télégonie soit à l'œuvre, au moins chez la mouche. (en anglais) »
Par Aalin Fraval. OPIE-Insectes. « Insectes n° 170 - 3e trimestre 2013 »
« Les bousiers et leurs cornes, les Lucanes cerf-volant et leurs pinces, les perce-oreilles et leurs forceps sont des exemples bien connus d’espèces chez qui les mâles développent des armes qu’ils utilisent pour impressionner, déloger par la force, voire blesser des concurrents lors de joutes sexuelles. Il est tout à fait licite de les comparer aux cornes, bois et défenses des gros mammifères. Chez les insectes, l’« armement » est apparu (et a disparu parfois pour réapparaître) chez quelques groupes et espèces isolées : il en résulte une grande diversité de formes et de maniements. »
[Image] « Le Rhinocéros Oryctes nasicornis (Col. Scarabéidé) - Cliché H. Guyot-OPIE »
Invité(s) : Gérard Salem, géographe, Professeur d'université, Paris Ouest Patrice Bourdelais, directeur de l'INSHS (Institut des sciences humaines et sociales), Directeur d'étude à l'EHESS Jean-Marie Milleliri, médecin, conseiller régional pour ONUSIDA
La science décalée frappe cette fois sous la ceinture, et s'intéresse au déclin dramatique des morpions. Depuis que l’épilation du maillot est devenue une pratique à la mode, la population de ces...
[Image] « Le pou du pubis, plus communément appelé morpion, dérive du pou du gorille. La divergence serait apparue voilà 3,3 millions d'années. Depuis, l'Homme a perdu une bonne partie de son pelage et le réduit encore. Au détriment de ses parasites... »
Le Journal de la science. « Face au danger que représente le frelon géant, les abeilles domestiques disposent d’un mécanisme de défense pour le moins original : elles le brûlent vif. »
Le chikungunya s’installe peu à peu sur l’île de Tahiti. Anna-Bella Failloux, chercheuse à l'Institut Pasteur nous donne plus d'explications sur le moustique.
Polynésie 1re. « [...] Le virus est transmis par deux types de moustiques, précise Anna-Bella Failloux : "on trouve deux types de moustiques : l'Aedes aegypti (bien connu aux Antilles) qui est le vecteur majeur du chikungunya dans le Pacifique et Aedes polynesiensis, un moustique endémique aux îles de Polynésie. En collaboration avec l'Institut Louis Malardé, ajoute la chercheuse, nous avions déjà démontré que ces deux espèces sont capables de transmettre efficacement le virus chikungunya”. »
« Écoutez son interview complète, Anna-Bella Failloux est interrogée par Tessa Grauman :
Par Véronique Pellerin. France Culture. Émission La Chronique science le dimanche à 9h06. « Destabilisation des eco-systèmes et destabilisation des sociétés humaines vont de pair: un exemple en Egypte ancienne »
« Il y a plus de 6 000 ans, 37 espèces de grands mammifères, comme les éléphants, lions ou les girafes cohabitaient dans la vallée du Nil. Il n'en existe plus aujourd'hui que 8. En étudiant cette évolution, des chercheurs américains ont détecté 5 crises, et surtout ils ont conforté un modèle mathématique connu, appelé modèle proie-prédateur. »
Par Carole Chatealin. Sciences et Avenir. « Les Experts, Bones, NCIS, Esprits criminels… C’est bien connu, les séries télés nous ont familiarisés avec les enquêtes criminelles. Mais ont-elles tout compris à l’entomologie medico-légale – ou entomologie forensique, son appellation branchée -, cette science des insectes ? A la lecture d’un livre spécialisé « Insectes, cadavres et scènes de crime » (Charabidze et Gosselin, Editions de boeck) qui vient de paraître (et dont on peut tourner les pages uniquement avant les repas…) on peut en douter. Voici donc un petit résumé des faits les plus insolites que j’ai pu relever. Ames sensibles, vous n’êtes pas obligées de lire ce qui suit ! »
Par Lisa Garnier. Vigie Nature. « [...] Par chimie, on entend les molécules et produits fabriqués par les organismes vivants. Pour ceux qui y verrait une relation avec l'industrie chimique, n'ayez aucune inquiétude. Le bourdon terrestre (Bombus terrestris) produit au moins 500 actifs différents décrits et connus. Oserais-je écrire 500 mots dans son vocabulaire sensoriel ? Parce que sa chimie, c'est sa façon à lui de s'exprimer et de se faire comprendre. »
« Ses molécules servent à indiquer un chemin, tel les petits cailloux du petit Poucet, elles peuvent être des phéromones sexuelles ou encore des molécules pour dire « j'ai faim » de la part des larves. Certaines indiquent le statut de l'individu et de sa tâche au sein du nid....Vous l'aurez compris, la chimie chez les bourdons est d'une importance vitale pour leurs relations sociales. Les deux chercheurs allemands, Manfred Ayasse et Stefan Jarau, auteurs de l'article ont d'ailleurs fait la synthèse de 143 publications scientifiques sur la question. »
Par Peggy Sastre. Le Plus - Le Nouvel observateur.
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Le désavantage reproductif des animaux "trop intelligents"
« De même, chez certains animaux, il semble donc avoir un trade-off entre l'intelligence et la survie. C'est le cas de certains bourdons qui, plus ils sont "intelligents" – le QI de bourdon étant mesuré par sa capacité à apprendre que la couleur d'une fleur est associée à l'abondance de son nectar – vont parallèlement être moins aventureux que les autres, explorer moins de fleurs et, au final, jouir de ressources alimentaires plus limitées. »
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Foraging errors play a role in resource exploration by bumble bees (Bombus terrrestris) | Journal of Comparative Physiology, 2014 https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24838937/
RTS découverte | Prise de terre du 27.09.2014 - La 1ère. « Les néonicotinoïdes sont une gamme d'insecticides qui seraient responsables d’un effondrement global des populations d’insectes. »
« Depuis le milieu des années 1990, l’agriculture a connu une révolution discrète: les néonicotinoïdes. Une gamme d’insecticides dont le mode d’action est systémique. Cela signifie que la plante intègre la substance toxique et qu’elle devient elle-même toxique pour les insectes dès qu’elle sort de terre. Ces insecticides seraient responsables d’un effondrement global des populations d’insectes et, en conséquence, de celui des insectivores, comme de nombreuses espèces d’oiseaux. »
« Une cinquantaine de chercheurs, parmi lesquels Edward Mitchell, professeur en biologie du sol à l’Université de Neuchâtel, étudient aujourd'hui la question. »
Section Apicole du haut Bugey » Blog Archive » Fête de la science à Oyonnax, conférence de Martin Giurfa le 8 octobre. « Mini cerveau et méga performances : Comprendre la cognition à partir d’une abeille »
« Le cerveau d’une abeille contient à peine 960.000 neurones et son volume atteint seulement 1 mm3. Cependant, il est à la base de capacités comportementales remarquables basées sur la présence de phénomènes d’apprentissage et mémorisation dont les mécanismes essentiels ne diffèrent pas considérablement de ceux des vertébrés. Nous montrons que des apprentissages d’ordre supérieur qui jusqu’à présent étaient considérés comme le patrimoine de certains vertébrés (catégorisation, apprentissage de règles, etc.) peuvent être maitrisés par ces insectes. Nous tirons avantage de l’accessibilité du mini cerveau de l’abeille et de la possibilité d’étudier des réseaux spécifiques de neurones par des techniques invasives comme l’imagerie calcique, l’électrophysiologie et la neuropharmacologie, entre autres, afin de dévoiler les mécanismes sous-jacents à ces performances cognitives. Nous montrons qu’il est possible d’identifier les neurones et réseaux neuronaux qui sous-tendent des apprentissages d’ordre supérieur, et de comprendre comment le cerveau d’une abeille apprend sur le monde qui l’entoure. Nous combinons ainsi des études de neurosciences et de comportement afin de comprendre les phénomènes de l’apprentissage et la mémoire à partir du cerveau miniature d’une abeille qui excelle dans ces capacités. »
« Stratégie d’études de l’équipe PAMI* : de la navigation chez la fourmi, à la reconnaissance visuelle chez l’abeille en libre vol et l’apprentissage olfactif/visuel/mécanosensoriel de l’abeille en contention. Cette dernière approche (image de droite) permet le couplage avec diverses méthodes invasives. »
* Perception, Apprentissage et Mémoire chez l’Insecte (PAMI)
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