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Bernadette Cassel
February 24, 2025 5:32 AM
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CHRONIQUE. En supprimant des dizaines de milliers d’emplois et en coupant les financements des recherches qu’ils accusent de « wokisme », le président des Etats-Unis et le milliardaire mènent une attaque sans précédent contre la production de la connaissance, estime dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ». Publié aujourd’hui à 06h00, modifié à 08h13 Extraits "... Grâce à l’intelligence artificielle, l’accès aux grandes masses de données des serveurs fédéraux permet d’identifier les fonctionnaires à licencier, d’interrompre les programmes de promotion de la diversité ou de protection de l’environnement, de cibler des pans entiers du réseau d’agences de l’Etat fédéral. Voire d’en annihiler complètement certaines, à l’image de ce qui s’est produit avec l’Usaid, l’agence américaine pour l’aide au développement. Tout cela est en cours, et il existe des doutes sérieux sur la capacité de la justice et des États à faire obstacle au rouleau compresseur actuellement à l’œuvre." (...) "... La National Science Foundation devrait voir son budget – principalement destiné aux financements de projets menés par les universités publiques et privées – réduit de près de 70 %. Il ne s’agit plus seulement d’atteindre les sciences de l’environnement, mais l’ensemble des activités de recherche conduites aux Etats-Unis suspectées de « wokisme » et de « propagande néomarxiste », selon le sénateur républicain du Texas, Ted Cruz." (...) ------ Image : Démantèlement de l’Usaid : comment le duo Trump-Musk a imposé sa méthode - Les Décodeurs https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2025/02/12/demantelement-de-l-usaid-comment-le-duo-trump-musk-a-impose-sa-methode_6543808_4355770.html En une vingtaine de jours, l’équipe du nouveau président américain a réussi le démantèlement de l’agence d’aide au développement créée en 1961, symbole, pour la nouvelle administration, d’une bureaucratie massive. Par Manon Romain, Romain Imbach et Romain Geoffroy Publié le 12 février 2025 à 17h10 ------ NDÉ USAID & Science
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Bernadette Cassel
January 9, 2025 5:37 AM
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Trouver le terme de « conscience contrefaite » pour parler d’intelligence artificielle dans une publication scientifique semble absurde. Pourtant, c’est le principe des « phrases torturées » : remplacer un mot par un synonyme pour copier un article sans se faire démasquer par un logiciel anti-plagiat. Que nous dit cette fraude du fonctionnement du monde de la recherche ? Guillaume Levrier Chercheur associé, Sciences Po Publié: 5 janvier 2025, 11:02 CET "... Pour systématiser la détection des phrases torturées, ainsi que d’autres signes de mauvaise qualité d’une publication, Guillaume Cabanac a construit une plate-forme, le Problematique Paper Screener. Cette base de données alimentée par des volontaires qui font remonter leurs découvertes au fil de leurs lectures compte aujourd’hui plus de 6 000 expressions reconnues comme phrases torturées. Sur plus de 17 000 articles qui ont été détectés comme étant probablement porteurs de phrases torturées, moins de 3 000 ont été rétractés. Ces chiffres sont relativement modestes, quand on sait que plusieurs millions d’articles scientifiques sont publiés chaque année. Mais cela pourrait n’être que la partie émergée de l’iceberg. Si le biomédical et l’informatique forment le gros des articles visés, on trouve certains articles qui sont en périphérie des sciences sociales." (...) Reconstruire les sciences qui partagent des récits plutôt que des produits "... In fine, chaque communauté de recherche devra trouver la capacité d’initiative leur permettant de sortir de l’ornière. Cela ne signifie pas qu’il faille sonner le glas de l’article comme mode d’échange d’idées entre chercheurs, ou de la revue comme lieu de formalisation de ces échanges. Mais peut-être faut-il réfléchir à leur donner une place moins centrale, et à redéployer la façon dont ils partagent le processus, le produit, et le récit de leurs recherches."
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Bernadette Cassel
November 22, 2024 6:30 AM
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Appel aux doctorantes & aux doctorants pour "Sciences en bulles" autour du thème "Intelligence(s)" !
En 2025, pour la 34e édition de la Fête de la science, participez à l’édition d’une bande dessinée tout public qui raconte les recherches menées sur la thématique : "Intelligence(s)" ------ via Les Sciences Infusent sur X, 20.11.2024 "📢APPEL AUX DOCTORANT.E.S #ULille L’Appel à participation pour l'édition 2025 de #SciencesEnBulles est lancé autour de la thématique « Intelligence(s) » 🧠 ✅ Déposez votre dossier avant le 3 décembre ! Toutes les informations sur la procédure ici➡️ https://t.co/PLhLvEKokG https://t.co/yMJEadn3Z3" https://x.com/LesScInfusent/status/1859253239775986059
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Bernadette Cassel
September 30, 2024 6:57 AM
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À proximité de la centrale de Fukushima, le chercheur toulousain Mathieu Lihoreau, traque les effets invisibles des radiations sur les abeilles et les frelons, perturbant leur mémoire et leur sens de l’orientation. Sciences et techniques, Environnement, Toulouse Publié le 30/09/2024 à 06:04 Sébastien Girardel
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Bernadette Cassel
July 13, 2024 8:41 AM
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Julie Carcaud étudie l’intelligence des abeilles, leur mémoire et leurs échanges. Pas plus gros qu’une tête d’épingle, leur cerveau est observé à l’aide de techniques de pointe. Découvrons leurs incroyables capacités cognitives ! Fabienne Chauvière Samedi 13 juillet 2024 (première diffusion le samedi 14 août 2021)
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Bernadette Cassel
May 27, 2024 12:35 PM
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Acronymes et icône pour une utilisation transparente de l’IA (Peters, 2023) Martine Peters, chercheuse et professeure en science de l'éducation Directrice du Partenariat universitaire sur la prévention du plagiat » "Logos pour une utilisation transparente de l’intelligence artificielle Icônes individuels à sauvegarder en faisant un clic droit avec votre souris" ------
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Bernadette Cassel
December 9, 2023 12:30 PM
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DeepMind, une filiale de Google, vient de publier les résultats d’une comparaison entre GraphCast, son modèle de prédiction météorologique fondé sur un réseau de neurones, et HRES, le meilleur modèle de prévision actuel au monde, celui du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, installé à Bologne – c’est ce modèle qui nourrit, entre autres, les prévisions de Météo-France. Le résultat semble sans appel : sur 90 % des objectifs, GraphCast bat HRES à plate couture. « Pourquoi financer la science si des intelligences artificielles entraînées sur les efforts scientifiques passés fonctionnent si bien ? » Jean-Baptiste Fressoz Historien, chercheur au CNRS Publié le 06 décembre 2023
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Bernadette Cassel
December 2, 2023 12:34 PM
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Longtemps axées sur la transmission du savoir académique, les universités développent l’enseignement des ces compétences transversales de plus en plus recherchées dans le monde professionnel. Par Séverin Graveleau Publié le 17 mai 2023 Extrait : Contrairement aux grandes écoles, de management notamment, où la proximité avec le monde du travail et la vocation professionnalisante sont plus anciennes, cette petite révolution insufflée par l’institution depuis une dizaine d’années ne se fait pas sans débats, dans une université française « qui s’est longtemps concentrée sur la transmission magistrale du savoir académique et scientifique aux étudiants, à partir des travaux de recherche des enseignants », commente la chercheuse Sophie Morlaix, directrice adjointe de l’Institut de recherche sur l’éducation (Iredu). Des débats alimentés par la priorité que chacun donne au « savoir », au « savoir-faire » et au « savoir-être ». Mais aussi sur la critique d’une certaine vision « adéquationniste » de l’enseignement supérieur, auquel on demanderait trop désormais, selon une partie des universitaires, de répondre aux attentes du monde professionnel. ------- NDÉ via France Universités sur X, 17.05.2023 "Travailler en groupe, communiquer à l’oral, gérer son intelligence émotionnelle, optimiser sa mémoire, être créatif... Les « soft skills » débarquent à l’université. https://t.co/akHJ9yPtUv @sup_recherche @GuillaumeGelle @sretailleau" / X https://twitter.com/FranceUniv/status/1658695947852091393
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Bernadette Cassel
October 28, 2023 12:50 PM
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Des chercheurs en bioéthique ont essayé de générer via Midjourney des photos de médecins noirs soignant des enfants blancs pauvres. Spoiler : c'est quasiment impossible, sauf à renforcer un autre stéréotype, celui du guérisseur traditionnel africain. Par Martin Clavey Le vendredi 27 octobre 2023 à 10:55 "Depuis l'avènement des grands modèles de langage et des IA génératives, de nombreux journalistes, chercheurs et chercheuses ont soulevé les problèmes de biais que peuvent reproduire ces systèmes d'intelligences artificielles. Dans le même temps, des études sur l'utilisation d'images dans l'illustration de la santé mondiale (notamment celle-ci) ont montré que les principaux acteurs qui définissent les politiques et stratégies de ce milieu perpétuent très souvent les stéréotypes, notamment celle du médecin « sauveur » blanc soignant des enfants de couleur et vulnérables. Curieux de voir comment un outil d'IA générative comme Midjourney pouvait être utilisé pour créer ce genre d'images, les trois sociologues de la santé et spécialistes en bioéthique Arsenii Alenichev, Patricia Kingori et Koen Peeters Grietens ont tenté de générer des images en inversant le stéréotype. Ils ont publié leurs résultats dans la revue The Lancet Global Health ce mois-ci. Spoiler : ça ne s'est pas passé comme prévu." (...)
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Bernadette Cassel
October 7, 2023 12:57 PM
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Florence Sèdes décrypte les biais de l'intelligence artificielle - objet d'une exposition préparée pour Fermat-Sciences - dont l'algorithme, "codé par des informaticiens blancs de 50 ans", programme et propage les préjugés. Un exemple ? Le moteur d'Amazon excluait les CV des femmes, leurs titres n'étant pas reconnus. Spécialiste de cybersécurité et de protection des données personnelles, œuvrant à un "numérique raisonnable", elle alerte sur la masse de données individuelles captées par les GAFAM et qui font leur profits. Florence Sèdes, l’une des têtes chercheuses citées dans La Dépêche : À l’occasion de la Fête de la Science, en octobre 2022, le magazine MIDI de La Dépêche invitait à découvrir quatorze parcours de scientifiques à travers l’Occitanie. Florence Sèdes, professeure en informatique - chercheuse à l'IRIT - membre du Conseil d'Administration de F&S, a évoqué son parcours. Un grand-père catalan, ponctuant l'histoire du soir de messages en morse à décoder, a éveillé le destin de cyber-chercheuse de Florence Sèdes. Professeure en informatique et chercheuse à l'IRIT, elle est vice-présidente responsabilité sociétale de l'Université Toulouse III : en clair, il s'agit de "mettre en place des actions favorisant l'égalité femmes-hommes, luttant contre les discrimination et œuvrant pour la transition énergétique". Engagée dans l'association Femmes & Sciences, la chercheuse déplore "le faible pourcentage (10%) d'étudiantes en informatique et dans les sciences dures en général".
Extrait de l'article, article complet accessible aux abonnés sur le site de La Dépêche
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Bernadette Cassel
from Les Livres de Philosophie
September 21, 2023 6:51 AM
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Seuil - Septembre 2023 La fascination pour les progrès fulgurants de l’intelligence artificielle ne nous fait-elle pas passer à côté de
Via dm
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Bernadette Cassel
August 30, 2023 11:43 AM
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Doit-on attribuer une personnalité juridique aux animaux, fondée sur une meilleure reconnaissance de leur sensibilité et de leur intelligence ? Découvrez les avancées du droit animal dans le dernier volet de notre série d'été consacrée à l'intelligence animale.
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Bernadette Cassel
June 14, 2023 2:34 PM
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La revue scientifique Nature a décidé de bannir toute utilisation d'image ou vidéo créée à l'aide d'outils d'intelligence artificielle générative (en dehors d'articles portant spécifiquement sur l'IA, évidemment), explique-t-elle dans un édito publié la semaine dernière, « du moins dans un avenir prévisible ». LeBriefdu 14 juin 2023 "Cette décision a été prise après plusieurs mois de discussion suite aux sorties d'outils comme ChatGPT et Midjourney.
Les artistes, photographes, vidéastes et illustrateurs avec lesquels la revue collabore devront confirmer qu'ils n'ont utilisé aucun outil de ce genre. Une note précisant cet engagement a aussi été publié sur le site de la revue." (...)
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Bernadette Cassel
February 12, 2025 12:11 PM
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D4Gen, c'est le Hackathon qui trouve des solutions digitales utiles aux sciences du vivant ! ------ via Scoopit Life Sciences Université Paris-Saclay, 27.01.2025 Le hackathon, organisé par Genopole, vise à réunir les communautés de chercheurs publics et privés, les laboratoires académiques, les startups et les étudiants, afin de stimuler l'open innovation. Cet événement favorise les collaborations et partenariats entre les participants, ainsi que l'émergence de solutions innovantes. Lors des trois éditions précédentes, les équipes gagnantes ont permis le dépôt de deux brevets, une publication scientifique, le développement d'une application pour les hôpitaux et la création de la startup Emerit. La 4e édition se déroulera du 16 au 18 mai 2025.
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Bernadette Cassel
January 5, 2025 6:29 AM
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Et si l'intelligence artificielle pouvait être une alliée au secours des insectes ? C'est le pari fait par une équipe d'entomologistes montréalais secondée par des ingénieurs, pour documenter le déclin sans précédent de ces millions d'espèces et mieux le contrer. Publié le : 27 Déc 2024 Crédit : AFP "... Une lacune qu’aimerait combler le projet Antenna, qui utilise l’IA et donc un algorithme qui identifie les insectes grâce à des photos. Le tout est alimenté par des bornes solaires, placées dans le Grand Nord canadien mais aussi dans les forêts tropicales panaméennes. Elles sont conçues pour prendre une photo toutes les 10 secondes des insectes attirés par une lumière UV. Les chercheur·euses estiment que cette innovation permettra en deux à cinq ans de doubler la quantité d’informations sur la biodiversité récoltées depuis les 150 dernières années." "... « C’est la prochaine avancée majeure dans le domaine de l’observation de la biodiversité », pense David Rolnick, chercheur au Mila, l’institut d’intelligence artificielle du Québec. L’innovation est depuis quelques semaines en phase de test, le modèle est « open source » et ne se concentre pour l’instant que sur les papillons de nuit. Avec plus de 160 000 espèces différentes, ces derniers représentent un groupe « extrêmement diversifié », « facile à identifier visuellement » et ils constituent la « base de la chaîne alimentaire », précise David Rolnick, expert en IA et passionné par les insectes depuis son plus jeune âge." "... En une semaine, une station installée dans la jungle panaméenne a découvert « trois cents nouvelles espèces », précise David Rolnick, ajoutant que « ce n’est que la partie émergée de l’iceberg ». Les chercheurs espèrent également pouvoir utiliser ce modèle informatique afin d’identifier de nouvelles espèces dans les grands fonds marins, ou encore des espèces nocives dans le domaine agricole." (...) ------ NDÉ Le projet
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Bernadette Cassel
November 11, 2024 12:53 PM
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Un chercheur toulousain a créé une machine qui teste le quotient intellectuel des abeilles. Au CNRS, Mathieu "Louhoreau" [sic] dirige toute une équipe qui explore la capacité des abeilles s’orienter à travers les paysages à l’aide de plantes robotiques et de systèmes radars. Diffusion du 10 novembre 2024 Planète Bleu Occitanie France Bleu Occitanie [...] De la Montagne Noire au Japon Cette machine testeuse de QI a déjà servi dans des lieux très pollués comme la mine de Salsigne (Aude) dans la montagne Noire détaille Mathieu Lihoreau. "C'est la plus grande mine d'or d'Europe, très polluée en métaux lourds et notamment en arsenic. On a placé les abeilles au centre de la mine et à différentes distances du centre de la mine. Et on s'est aperçu que, au centre de la mine, les abeilles avaient des capacités d'apprentissage beaucoup plus faibles." Et puis cet été, à la demande de l’État japonais, le chercheur a aussi testé sa machine sur le site de Fukushima pollué par la catastrophe nucléaire en 2011. "C'est une zone d'exclusion où les hommes, la population ne peut plus rentrer, elle est très polluée. Et donc on a placé ces machines à différentes distances de la centrale nucléaire pour mesurer les effets de cette pollution nucléaire sur la capacité d'apprentissage des abeilles". (...) ------ NDÉ Image : Graphical Abstract Coline Monchanin, ..., Mathieu Lihoreau
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Bernadette Cassel
August 3, 2024 7:00 AM
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Deux études récentes mettent en évidence des aptitudes insoupçonnées chez les bourdons. La première montre que ces insectes peuvent transmettre à un congénère des compétences qu'il n'aurait pas pu acquérir seul. La seconde révèle l'incroyable capacité d'apnéiste chez des reines bourdons. Samedi 3 août 2024 Les Savanturiers Image : Bourdon (Getty - Julian Swoboda)
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Bernadette Cassel
July 8, 2024 5:35 AM
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L’intelligence artificielle est très gourmande en énergie et en matières premières. Sans remettre en cause leur activité, ses promoteurs s’en remettent à une version améliorée de l’IA, supposément plus « verte » et plus « sobre ». Par Nastasia Hadjadji 4 juillet 2024 à 09h55 Mis à jour le 5 juillet 2024 à 15h25
"IA ne rime pas avec climat. Le boom actuel du secteur de l’intelligence artificielle (IA) met notamment en péril les plans « net zéro » des grandes entreprises technologiques. Un récent graphique tiré du bilan trimestriel de Microsoft montre qu’à mesure que ses investissements dans l’IA explosent, le géant technologique s’éloigne de la neutralisation de ses émissions carbone d’ici 2030. D’après une projection de l’Agence internationale de l’énergie, l’industrie mondiale des centres de données, de l’IA et des cryptoactifs devrait doubler sa consommation d’électricité d’ici 2026, générant un surplus de 37 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Ce qui représente l’équivalent de la consommation annuelle d’un pays comme le Japon. En France, ce seul secteur devrait générer, chaque année, 50 millions de tonnes de CO2 en 2050, alertent les autorités de régulation Arcep et Arcom. Sam Altman, le patron d’OpenAI, l’entreprise qui a popularisé l’usage des IA génératives avec son programme ChatGPT, a reconnu en janvier dernier ne pas réellement « savoir mesurer les besoins en énergie de cette technologie », alimentant une interrogation lancinante : le boom des IA est-il susceptible d’aggraver les dérèglements du climat ?" (...) ------- NDÉ Compléments [Image] Digiconomist sur X https://x.com/DigiEconomist/status/1799840140782924174 Infographies → Comment l'intelligence artificielle a fait augmenter les émissions de gaz à effet de serre des géants de la tech
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February 2, 2024 7:33 AM
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La revue « Science » annonce, après d’autres éditeurs scientifiques, qu’elle fera désormais appel à un logiciel chargé de détecter dans les manuscrits qui lui sont soumis des images potentiellement manipulées à dessein. Par Hervé Morin Publié aujourd’hui à 09h30
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December 7, 2023 9:33 AM
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Les archives ouvertes arXiv et bioRxiv, qui hébergent des prépublications dans les domaines de la physique, mathématique et informatique pour la première et en biologie pour la seconde, ont récemment annoncé des changements pour rendre les prépublications plus accessibles. bioRxiv vient d’annoncer le lancement d’un pilote visant à intégrer des résumés générés par un modèle d’intelligence artificielle de type ChatGPT. Chaque prépublication bioRxiv sera désormais accompagnée de 3 résumés proposant des niveaux de lecture différents : - un résumé généraliste pour un public sans connaissance du sujet ;
- un résumé pour les scientifiques qui ne seraient pas du domaine ;
- un résumé pour les lecteurs à égal niveau de compétence avec les auteurs.
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Bernadette Cassel
November 16, 2023 12:36 PM
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Le serveur de prépublications scientifiques bioRxiv lance un système de résumés automatiques d'articles en utilisant un grand modèle de langage. Le mercredi 15 novembre 2023 à 16:12 "Le but affiché est de les rendre plus accessibles à des non-spécialistes, mais des doutes peuvent être soulevés sur l'efficacité réelle et sur le respect des faits scientifiques traités dans les articles." (...) Crédits image : Yasmin Dwiputri/Data Hazards Project/Better Images of AI
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Bernadette Cassel
October 21, 2023 7:06 AM
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La multinationale de l'édition scientifique propose aux chercheurs et chercheuses, notamment les non-anglophones de naissance, un outil d'aide à l'écriture d'articles scientifiques utilisant un modèle de langage (mais pas seulement). Pourtant, sa revue phare, Nature, est plus que réservée sur l'utilisation de ces outils. Et l'utilisation du nom « Curie » peut interroger. Par Martin Clavey Le vendredi 20 octobre 2023 à 14:00 [...] Pas eu besoin de publier en anglais pour être une chercheuse reconnue En parlant de chercheurs non anglophones de naissance, le choix du nom de Curie pour cet outil paraît étrange. Dans son communiqué, l'éditeur n'explique pas pourquoi il a utilisé ce nom. La plus connue de la famille Curie, Marie, doublement nobélisée, n'a pourtant pas eu besoin d'une IA de ce genre pour devenir une chercheuse reconnue. Si, comme l'historien Pierre Verschueren nous l'explique sur Mastodon, Marie Curie maitrisait l'anglais au point de « faire cours en anglais aux soldats américains en attente de retour en 1919 », la plupart de ses articles scientifiques n'ont pas été publiés dans cette langue. Natalie Pigeard-Micault, responsable des ressources historiques du musée Curie, nous le confirme : les articles de Marie Curie, la plupart édités dans les comptes-rendus de l’Académie des sciences, ont été publiés en français (sa thèse est aussi rédigée en français). Elle a publié en anglais essentiellement sur des sujets bibliographiques et historiques concernant ses recherches. Pour l'équipe du Musée, « Marie Curie n’a pas eu besoin de rédiger ses articles en anglais pour obtenir une reconnaissance internationale. Ainsi, le nom de Curie pour un tel usage ne nous parait pas très approprié ». Si le paysage de l'édition scientifique a bien changé et qu'une bonne partie des disciplines s'accordent à publier dans la langue d'Isaac Newton, l'utilisation du nom d'une chercheuse polonaise de naissance et publiant essentiellement en français paraît étonnant dans ces circonstances." [...]
Guillaume Cabanac est un chercheur en informatique à l'Université Paul Sabatier et membre junior de l'Institut universitaire de France (IUF). Il se spécialise dans l'analyse de texte et a fait partie, en 2021, de la liste des top 10 chercheurs de Nature pour son travail permettant de détecter des articles scientifiques frauduleux. Son travail est … Continuer la lecture de « Des algorithmes pour la chasse à la fraude scientifique? » Extrait : Dans nos travaux avec Cyril Labbé et Alexander Magazinov, nous ne parlons pas des revues prédatrices, nous parlons des revues, de la “haute couture”, des revues qui ont un impact factor chez Springer ou chez Wiley par exemple. Nous travaillons, ensemble, sur cette détection de papiers « bidons ». C’est du travail volontaire sur Zoom, en pleine pandémie, poussés par l’intérêt intellectuel. Il y a également cette prise de conscience que ce que l’on trouve, via nos travaux, est important pour la communauté scientifique. Binaire : Quel genre de fraude peut être détectée par l’outil que vous avez développé tous les trois ? Guillaume : Pour expliquer comment fonctionne notre outil et ce qu’il détecte, j’aime utiliser une métaphore liée au crime. Ce que nous avons créé c’est un logiciel qui agit comme un indic ; il va d’abord fureter et mettre son nez partout et ensuite il va aller voir le commissaire de temps en temps pour lui dire : “Tu devrais aller voir ça parce que là, c’est louche.” Le commissaire et ses détectives vont pouvoir cibler un individu particulier dans la ville. Imaginons que dans cette ville il y est 16 000 personnes, grâce à l’indic il saura que c’est cette personne sur les 16 000 qui est intéressante à surveiller. En fait, en science, il y a beaucoup de gens qui sont prêts à aider à débusquer et expliquer les problèmes de certaines publications scientifiques. Mais, sans outils, à l’image du commissaire, sans les renseignements d’un indic, ils ne savent pas où regarder. Des publications indexées dans “Dimensions” par exemple, il y en a 120 000 000, et environ 6 000 000 par an, ce qui fait 16 000 par jour, un nombre bien trop conséquent pour que chacune soit passée à la loupe. Tout comme le commissaire, les scientifiques ne peuvent pas surveiller 16 000 choses différentes par jour. Je me suis dit que j’allais créer un logiciel qui aide à savoir où regarder. Le logiciel passe au peigne fin l’ensemble de la littérature scientifique en cherchant ces fameuses ‘tortured phrases’, les expressions torturées. Les expressions torturées sont le résultat d’une tentative de manipulation de la part des fraudeurs. Maintenant il faut comprendre le principe du paper mill. Un paper mill, c’est une entreprise, bien souvent en Chine et en Inde, qui vend des articles préparés sur commande. Il faut savoir qu’un scientifique est soumis à l’évaluation par son organisme de recherche qui lui demande d’atteindre des quotas. Par exemple, dans l’équivalent des CHU en Chine, il faut faire, comme en France, de l’enseignement, de la recherche et aussi opérer. Et peut être encore plus qu’en France, il faut atteindre ces quotas, autrement on est licencié. Il y a donc des personnels des hôpitaux qui vont voir les paper mills et contre de l’argent, ils vont faire fabriquer un article. La commande ressemble à quelque chose comme “Moi, je travaille sur le rein, il faudrait tester l’effet de telle protéine sur le rein et reporter les résultats.” Les paper mills, bien qu’on puisse penser qu’ils sont formés en science, ne sont tout de même pas des chercheurs. Ce qu’ils font, vraisemblablement, c’est une sorte d’état de l’art ou ils trouvent des articles intéressants sur le thème imposé. Ne sachant pas faire un vrai état de l’art, bien réfléchi et bien articulé, ils font ce qu’on appelle un lazy survey, c’est-à-dire qu’ils vont dire “X a fait ça”, “Y a fait ça”, “Z a fait ça”. Les paragraphes qu’ils écrivent commencent comme ça avec la citation de l’article suivi d’un copié paraphrasé collé du résumé de l’article cité. Pourquoi pas un copié/collé directement ? Parce que les maisons d’édition ont des logiciels détecteurs de plagiat. Les paper mills utilisent une technique qui va remplacer les mots par des synonymes. Donc pour « cancer du sein », le logiciel pioche un synonyme pour “cancer”, par exemple “péril”, et un synonyme pour “du sein”, par exemple “poitrine”. On obtient donc “péril de la poitrine” pour remplacer “cancer du sein”. De la même façon, “Intelligence artificielle”, devient “conscience contrefaite”. Une publication de ‘paper mills’ pourra donc contenir une phrase telle que “La voiture autonome dans la ville se guidera par sa conscience contrefaite.” Ces phrases torturées, nous en avons trouvées quelques-unes au début avec mes deux collègues et nous avons pioché des articles qui les contenaient. Une forme de ‘grep’ généralisé sur toute la littérature. Et en lisant les paragraphes qu’il y a autour, nous pouvions trouver de plus en plus de phrases torturées. Par effet boule de neige, nous les ajoutions dans une liste et avant de recommencer le processus entier. Et notre logiciel Problématic Paper Screener (PPS), remontait donc de plus en plus d’articles de recherche à chaque fois. En résumé, PPS est finalement cet indic qui va lister les papiers candidats à ce qu’on appelle une “réévaluation par des humains”. Par exemple, un article qui en contient sept, il n’y a aucun doute sur le fait qu’il est issu d’un ‘paper mill’ et nous invitons la communauté scientifique, via le site de PPS, à regarder les phrases torturées, prendre un screenshot et apporter la preuve du problème et le poster sur Pubpeer, la plateforme de relecture post publication. Mon cas est typique, je ne suis pas expert biomédical mais j’arrive quand même à lire les papiers qui sont remontés par notre logiciel et signaler les phrases torturées. Mais le détail de la science et les problèmes dans la science biomédicale c’est un autre sujet, qui est lui bien complexe. Je poste donc sur Pubpeer le papier concerné et les experts qui ne savaient pas où regarder, pour aider à protéger la science, peuvent commencer là car ils le voient sur la file d’accueil de Pubpeer. Et si on trouve des phrases torturées dans l’état de l’art et que le papier expose une expérience ou des études on peut être quasi sûr que les experts du domaine vont pouvoir trouver beaucoup d’autres problèmes.
Via Communication IRIT
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Bernadette Cassel
from Variétés entomologiques
September 17, 2023 1:11 PM
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Entre éco-poétique, éco-terrorisme et résignation, le roman de Pierre Ducrozet, récemment sorti en poche, nous tend un miroir sur le monde actuel et ses défis environnementaux. « Le grand vertige », un roman pour penser l’inaction climatique Romain Garrouste Chercheur à l’Institut de systématique, évolution, biodiversité (ISYEB), Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) Publié: 28 août 2023, 18:55 CEST "... Pamphlet contre le pétrole et son utilisation irraisonnée, le monde actuel y est montré comme dominé par les lobbies économiques et le monde politique qui lui est inféodé. Les politiques y sont les accompagnateurs de l’économie dominante, et enterrent avec les puissants les projets trop innovants, même et surtout ceux qui fonctionnent. Car ce n’est pas ce dont ils ont besoin pour continuer à dominer ensemble. Ils préfèrent ainsi sacrifier la planète sur cet autel de la domination tranquille, assumée et peut-être finalement acceptée. Et tout fonctionne comme avant – en apparence. En attendant « l’effondrement » ? Avant que l’hiver dernier n’explicite notre dépendance aux hydrocarbures russes en Europe, le roman de Pierre Ducrozet nous présentait déjà cela comme une addiction. Le pétrole et les hydrocarbures sont notre sang ; ses pipelines, nos artères. Cette circulation majeure irrigue et soumet le monde et depuis longtemps. Les ruptures locales paralysent des parties entières du corps. Les compromis sont nombreux et douloureux, reléguant les droits de l’homme à des dommages collatéraux, aux contraintes nécessaires, comme la pollution inhérente à l’industrie. Un résumé de l’anthropocène ? Les protagonistes de ce roman complexe décident donc de modifier ce fonctionnement dominant par des actions écoterroristes ciblées et détournent pour cela les moyens d’une agence européenne. Ce n’est pourtant pas l’éloge de l’écoterrorisme qui est ici dressé puisque les protagonistes sont sans cesse partagés sur les modes d’action, dont le succès n’est pas assuré, et déclenche tout juste une remise en question du système. Un écho aux mouvements contemporains comme les Soulèvement de la Terre, voire une inspiration pour les militants ? La piste écopoétique Mais l’écoterrorisme n’est pas la seule piste empruntée par les personnages du roman. Certains d’entre eux développent également une conception écopoétique du monde (ici nommée géopoétique), y compris de la science. Le personnage principal est un scientifique qui manie plusieurs disciplines mais aussi féru de littérature, et connaisseur des arts et techniques. Des disciplines dont on a pu questionner les liens depuis longtemps, mais le plus souvent pour les opposer. Pourtant, on sait maintenant que la création scientifique et artistique sont reliées par des modes de fonctionnement proches, voire identiques. La liberté est nécessaire au processus scientifique comme à celui de la création artistique. Mais on s’accorde à penser, histoire des sciences ou de l’art à l’appui que certaines contraintes sociétales sont nécessaire pour la science (comme les commandes pour l’art) car ce sont aussi des stimulants créatifs. L’association de ces deux domaines demeure ainsi des plus fécondes, car leurs approches se nourrissent l’une de l’autre, peut-être la conséquence du fonctionnement de nos cerveaux, machines surpuissantes que nous ne savons pas toujours bien utiliser. Notamment lorsque les contraintes dominent, les commandes, les nécessités, qui laissent peu de chance au hasard, à la création. La recherche n’est pas le cumul de l’activité de tâcherons surintelligents et techno-centrés et ne l’a jamais été. Résistons sur ce point d’ailleurs. C’est indispensable. Ce roman est-il une vision lucide du fonctionnement du monde ? On oublie souvent que les sociétés humaines sont des sociétés régies par des fonctionnements biologiques (ou psychobiologiques). Ce prisme un peu délaissé est pourtant l’une des clés de fonctionnement, à de nombreuses échelles, de nos microsociétés jusqu’à la mondialisation. Ayons une pensée pour l’écrivain de science-fiction visionnaire Isaac Asimov, biochimiste états-unien qui inventa la psychohistoire dans son œuvre majeure, Fondation (1951), une sorte de modélisation mathématique ultime de nos sociétés et de nos comportements de groupe. L’arrivée de l’IA dans tous les domaines de la science donne une résonance particulière à cette œuvre de science-fiction peut-être visionnaire. L’IA est-elle utilisée aujourd’hui pour anticiper le comportement des groupes humains, comme une sorte de neuromarketing pour dirigeants ? Avec les personnages du grand vertige, nous naviguons entre bouffées d’optimisme, volonté de changer le monde et replis personnels, hédonisme momentané, celui propre à la jeunesse (sauve-t-elle et sauvera-t-elle le monde ?) et celui qui nous domine lors de phases d’égocentrisme propre aux individus, aux groupes humains, au fonctionnent quasi-tribal. Un peu comme si nous vivions la fin du monde. Ou son recommencement. L’écoterrorisme ne parait ainsi pas la solution perpétuelle. L’auteur nous entraîne dans un grand vertige, où nous tourbillonnons avec des sentiments contrastés, une sorte de grande valse ou nous alternons entre utopies et résignations, une bipolarité qui conduit à une mélancolie permanente. Ou un vertigo hitchcockien assumé. Doit-on en oublier de vivre et d’espérer ? C’est la question que semble nous poser l’auteur dans ce roman troublant mais nécessaire pour essayer de se positionner dans notre monde complexe et… vertigineux dans son fonctionnement et ses perspectives à venir, dans un exercice étonnant d’écopoétique. Une écopoétique « réaliste » résolument écocritique dans la tradition du genre." [Image] via Pierre Ducrozet - Le grand vertige - YouTube https://www.youtube.com/watch?v=DXQDKv8T2hw
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Bernadette Cassel
June 17, 2023 2:02 PM
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Une étude parue au printemps dernier sur les sons émis par des plantes dans certaines conditions a fait beaucoup de bruit, certains y voyant la preuve d’une certaine sensibilité. Attention à ne pas tomber dans la biologie romantique, rétorquent des scientifiques. Par Axelle Playoust-Braure Le 17 juin 2023 à 10h28 "En à peine trois mois, cette étude est rentrée dans les 5 % des articles scientifiques les plus populaires parmi les 23 millions recensés par l’outil de mesure d’influence académique Altmetrics. Sans doute parce qu’elle a de quoi « modifier notre vision du règne végétal, considéré jusqu’à présent comme pratiquement silencieux », selon les mots mêmes des chercheurs. Mais faut-il y voir plus ? Une forme de sensibilité ? De communication ? Pas du tout, nous dit la science. Les thèses attribuant aux plantes une sensibilité, une intelligence, voire une conscience ou la capacité à souffrir ont le vent en poupe. On pense bien sûr au best-seller de Peter Wohlleben, « la Vie secrète des arbres » (Les Arènes, 2017), mais aussi aux travaux de Monica Gagliano, qui défend l’idée d’une cognition des plantes, et de Stefano Mancuso, représentant de la neurobiologie végétale (champ de recherche controversé dès ses débuts en 2006, puisque les plantes n’ont pas de système nerveux). Rien ne permet d’affirmer que les plantes sont conscientes Au sein de la communauté scientifique, ces idées font grincer beaucoup de dents. En réponse à ce qu’ils qualifient de « nouvelle vague de biologie romantique », huit chercheurs étasuniens, anglais et allemands ont publié en 2019 un texte d’opinion dans la revue Trends in Plant Science. Leur objectif : remettre les pendules à l’heure. « Rien ne prouve que les plantes aient besoin, et donc qu’elles aient acquis, des facultés mentales coûteuses en énergie, telles que la conscience, les émotions et l’intentionnalité, pour survivre ou se reproduire. » En clair, comme nous le précisions dès le mois d’avril, que les plantes émettent des sons ne signifie pas qu’elles le font intentionnellement, qu’elles pleurent ou qu’elles crient — de la même façon que le bruit des vagues, ce n’est pas l’océan qui nous parle. « Le problème, c’est que nous avons une vision animalo-centrée des plantes, analysait récemment Olivier Hamant, biologiste et directeur de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). Spontanément, nous les imaginons avec une tête, un système nerveux central voire des vaisseaux sanguins. Or, pour le dire de façon un peu froide, biologiquement, elles ne détiennent rien de tout cela. » Une distinction morale entre les animaux et les plantes Utiliser des métaphores issues du règne animal pour parler des plantes, si c’est parfois justifié dans un but pédagogique, nous fait passer à côté de la singularité du végétal. Florence Burgat, directrice de recherche à l’Inrae, se dit même inquiète de ce « tournant végétaliste », qui déprécierait paradoxalement… la cause animale. Défendre l’idée que les plantes souffrent au même titre que les animaux, explique la philosophe dans son ouvrage « Qu’est-ce qu’une plante ? » (Seuil, 2020), ce serait bien souvent renvoyer ces derniers à la masse indistincte du « vivant » envers lesquels nous n’avons pas de devoirs précis, si ce n’est un vague respect… qui n’engage à rien."
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