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Les insectes à la croisée des disciplines
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October 21, 2024 12:32 PM
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Comment je suis descendue à 3 600 mètres de profondeur pour étudier de fascinantes crevettes

Comment je suis descendue à 3 600 mètres de profondeur pour étudier de fascinantes crevettes | EntomoScience | Scoop.it
Plongez à près de 4 000 mètres de profondeur à bord d’un sous-marin scientifique pour découvrir et ressentir un monde obscur révélant une biodiversité folle.

 

Marie-Anne Cambon

Chercheuse en écologie microbienne et symbioses spécialisées dans les grands fonds, Ifremer

 

Publié: 20 octobre 2024, 10:31 CEST

 

[...]

2500 crevettes par mètre carré

"C’est au milieu de l’Atlantique qu’une petite crevette de 5 cm du nom de Rimicaris exoculata, a été découverte en 1986 en plein milieu de l’Atlantique.

 

Elle vit en agrégats très denses et mobiles le long des parois des fumeurs, on en compte jusque 2 500 par mètre carré ! Cette crevette a très vite attiré le regard des biologistes avec sa grosse tête hypertrophiée, une peu comme des bajoues de hamster après un bon repas. Ne parlons pas de son comportement : elle semble manger des cailloux ! Quelques photographies de sa carapace plus tard, on découvrait un dense tapis de bactéries qui la colonisait.

C’est ainsi que nous nous sommes rencontrées en 2001, au cours de discussion avec un chercheur qui terminait sa carrière et moi, microbiologiste, passionnée de géologie et de volcan, qui commençait. Comment cette crevette, avec de telles densités pouvait-elle vivre et se développer ainsi dans des milieux extrêmes, toxiques (sulfures, méthane, hydrogène, métaux lourds…), et que mangeait-elle ? Il n’en fallait pas plus pour aiguiser ma curiosité : Il fallait aller voir de plus près son mode de vie… Mais pour cela il faut y aller : 3600 mètres de profondeur sous la mer pour la rencontrer."

 

"... De petites taches blanches attirent l’œil, ce sont des galathées (des crustacés qui ont de grandes pinces devant et l’abdomen replié sous le ventre) et anémones, preuve que nous ne sommes pas loin du site. Puis on commence à voir le relief, les cheminées sont devant nous avec leur panache noir tourbillonnant faisant penser à une nuée ardente.

Des bactéries qui nourrissent les crevettes

Et là des milliers de crevettes nagent entre l’eau de mer froide mais oxygénée leur permettant de respirer, et les fluides enrichis en minéraux et autres composés chimiques permettant de faire fonctionner la chimiosynthèse nutritive. En effet cette crevette héberge dans la carapace de la tête des milliers de bactéries de plusieurs espèces qui la nourrissent directement par la tête ! Elle a toujours un système digestif qui semble fonctionnel mais dont on ne connaît pas encore bien le rôle.

 

C’est un émerveillement de voir le comportement de ces animaux, parfaitement adaptés à ces conditions de vie extrêmes. Les grands fonds sont très colorés, rouges, noirs, gris, blancs, jaunes, orange, même pailletés avec les particules de sulfures. Les animaux pullulent, pas seulement les crevettes mais aussi des anémones, des crabes, des poissons, des moules parfois : une véritable oasis de vie. (...)"

(...)

 

------

NDÉ

Études récentes

 

Distinct development trajectories and symbiosis modes in vent shrimps

…, F Pradillon, MA Cambon-Bonavita… - …, 2024 - academic.oup.com
… We gratefully acknowledge the chief scientists of the relevant expeditions: Marie-Anne Cambon-Bonavita (Ifremer; BICOSE 2), Ken Takai (JAMSTEC; YK13-05, YK16-E02), Kentaro …
 

FISH, a new tool for in situ preservation of RNA in tissues of deep-sea mobile fauna.

…, B Shillito, L Amand, EG Roussel, MA Cambon - BioRxiv, 2024 - biorxiv.org
Accessing the metabolic functioning of deep-sea animals in situ remains a technological challenge as the recovery time of samples is incompatible with the short lifespan of such …
 

Symbiont acquisition strategies in post-settlement stages of two co-occurring deep-sea Rimicaris shrimp.

…, N Gayet, L Durand, F Pradillon, MA Cambon - Advance, 2024 - archimer.ifremer.fr
at deep-sea hydrothermal vents, deprived of light, most living communities are fuelled by chemosynthetic microorganisms. these can form symbiotic associations with metazoan hosts, …
 
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November 16, 2023 12:36 PM
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Quand un serveur de prépublications scientifiques utilise l'IA générative pour résumer les articles

Quand un serveur de prépublications scientifiques utilise l'IA générative pour résumer les articles | EntomoScience | Scoop.it
Le serveur de prépublications scientifiques bioRxiv lance un système de résumés automatiques d'articles en utilisant un grand modèle de langage.
 
Par Martin Clavey
Le mercredi 15 novembre 2023 à 16:12
 

"Le but affiché est de les rendre plus accessibles à des non-spécialistes, mais des doutes peuvent être soulevés sur l'efficacité réelle et sur le respect des faits scientifiques traités dans les articles."

(...)

 

Crédits image : Yasmin Dwiputri/Data Hazards Project/Better Images of AI
 
Bernadette Cassel's insight:

 

 

 

 

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March 10, 2023 11:34 AM
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Les émotions de la dinde

Les émotions de la dinde | EntomoScience | Scoop.it
Selon les scientifiques, nous vivons la fin de « l’anthropo-négationnisme ». À savoir que les connaissances en neurosciences rendent de plus en plus difficile de dénier à de nombreux animaux des sentiments quasi humains.

 

Les émotions de la dinde

Nicolas Gauvrit
07 janvier 2023 (abonnés numériques)
CERVEAU & PSYCHO N° 151

 

-------

NDÉ

En relation

 

→ The Welfare Range Table - EA Forum, 07.11.2022
https://forum.effectivealtruism.org/posts/tnSg6o7crcHFLc395/the-welfare-range-table

 

[Image] The table indicates the percentage of proxies for which we were able to find some information, whether positive or negative. As the table indicates, information of any kind generally declines from terrestrial vertebrates to invertebrates.

Bernadette Cassel's insight:

 

Actualité en relation

 

  • Des cochons aux vers à soie : Cognition et bien-être chez dix animaux d'élevage - De www.biorxiv.org - Aujourd'hui, 17:00

 

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November 7, 2021 6:21 AM
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Cycle de vie du champignon Entomophthora muscae infectant une mouche

Cycle de vie du champignon Entomophthora muscae infectant une mouche | EntomoScience | Scoop.it
Life cycle of Entomophthora muscae infecting a muscoid fly.

 

Download Scientific Diagram

uploaded by Andrii Gryganskyi

 

[Image] Beginning of infection (1, top). Germination of multinucleate primary infectious conidia on multiple locations on the host surface, producing hyphae and secondary conidium (A) or multiple secondary conidia (B). Infected fly in an intermediate stage of incubation (2) with interior hyphal bodies in insect blood and tissues within the body cavity (C). Death grip of actively sporulating cadaver (3); fungal conidiophores with young primary conidia emerging from membranous areas of host abdominal cuticle (D). Mummified fly cadaver (4) as a potential reservoir for overwintering resting spores. Center: House fly after most conidial discharge is complete. Note lifelike stance, with extended wings, legs, and mouthparts and sticky conidia adhering to legs, wings, and substrate. Photographs: Bradley Mullens, Max Badgley, and Andrii Gryganskyi; drawings by Danni Wei, student artist at UC Riverside.

 

Source publication
 

 

_____________________________

 

En savoir plus :

 

Entomophthora muscae (anciennement Empusa muscae) est une espèce de champignon qui s'attaque à la mouche domestique, qu'il envahit de son mycélium, la condamnant en quelques jours. Après la mort de l'insecte, le responsable s'extériorise en élaborant un halo mycélien externe autour du cadavre, immobilisé collé à une vitre par exemple.

 

On appelle muscardine l'attaque d'un insecte par des champignons.

Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Entomophthora_muscae

 

 
 
Bernadette Cassel's insight:

 

Actualité en relation :

 

Pour assurer sa dispersion, un champignon incite les mouches mâles à s'accoupler avec des femelles mortes - De www.biorxiv.org - 5 novembre, 17:43

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May 2, 2020 7:13 AM
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Premier chat détecté porteur du SRAS-Cov-2 en France : la transmission de l’Homme au chat est rare mais la distanciation est recommandée

Premier chat détecté porteur du SRAS-Cov-2 en France : la transmission de l’Homme au chat est rare mais la distanciation est recommandée | EntomoScience | Scoop.it
Cette étude rapporte pour la première fois l’infection naturelle d’un chat en France (près de Paris), probablement par ses propriétaires. À ce stade des connaissances scientifiques, il semble que les chats ne sont pas aisément infectés par le virus SRAS-CoV-2 même en contact avec des propriétaires infectés comme l’a montrée une étude précédente sur les animaux des étudiants vétérinaires de l’EnvA. Toutefois, afin de protéger leur animal familier, il est conseillé aux personnes malades du Covid-19 de limiter les contacts étroits avec leur chat, de porter un masque en sa présence et de se laver les mains avant de le caresser.

 

Premier chat détecté porteur du SRAS-Cov-2 en France par l'UMR de Virologie. EnvA, 02.05.2020

Pour rappel, les chats ne sont pas considérés comme des acteurs de l’épidémie. Interrogée sur la transmission potentielle de la maladie Covid-19 par l’intermédiaire d’animaux domestiques, l’Anses a conclu dans un avis rendu début mars et complété le 20 avril qu’à la lumière des connaissances scientifiques disponibles, il n’existe aucune preuve que les animaux de compagnie et d’élevage jouent un rôle épidémiologique dans la propagation du virus SRAS-CoV-2.

>>> ProMED

>>> Téléchargez le communiqué de presse

 

[Image] Questions à Sophie Le Poder, professeure de virologie à l'EnvA, co-auteure de la publication

Bernadette Cassel's insight:

(Re)lire aussi :

 

→ Le SRAS-CoV-2 se réplique mal chez les chiens, les porcs, les poulets et les canards, mais efficacement chez les furets et les chats - From www.biorxiv.org - 3 April, 23:41

 

→ Faut-il confiner les chats ? 10 April, 00:22

 

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January 19, 2019 12:58 PM
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L'innocence des grillons

L'innocence des grillons | EntomoScience | Scoop.it
Deux biologistes ont analysé l’enregistrement de « l’attaque acoustique » qu’ont subi les employés de l’ambassade américaine. Entre fin 2016 et août 2017, une vingtaine d’employés rapportaient des migraines, des nausées et de légères lésions cérébrales supposément causées par des appareils acoustiques perfectionnés. Les fautifs seraient plutôt… des grillons ! Tony Robillard, entomologiste au Muséum national d’histoire naturelle, réagit à l’hypothèse.

 

Des grillons seraient à l’origine des « attaques soniques » à La Havane | larecherche.fr, 16.01.2019

 

[Image] Recording of related Anurogryllus muticus from Costa Rica with and without echo

 

 

Extended Data Audio 3. Field recording of A. muticus from Costa Rica made near a cement wall.
This recording was made inside a restaurant in Costa Rica, here a cricket was calling just outside adjacent a cement wall. Here there are considerable echoes that impact the pulse structure, in much the same way as the AP recording.

Bernadette Cassel's insight:

« Stridulations morbifiques » : elles ont pourri la vie des gringos | EntomoNews | Scoop.it - From www7.inra.fr - January 8, 7:04 PM
 
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July 19, 2017 11:25 AM
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CRISPR : l’étude prétendant que la nouvelle technique permettant de copier/ coller des gènes engendrait des mutations est probablement mauvaise - GuruMeditation

CRISPR : l’étude prétendant que la nouvelle technique permettant de copier/ coller des gènes engendrait des mutations est probablement mauvaise - GuruMeditation | EntomoScience | Scoop.it

En mai, une petite étude que votre Guru vous a présentée affirmait que la technologie révolutionnaire permettant de rapidement “copier/ coller” des séquences de gènes, appelée CRISPR-Cas9, introduisait des centaines de mutations indésirables et potentiellement dangereuses.

Si tel était le cas, nous devrions reconsidérer sérieusement la sécurité du CRISPR-Cas9, en particulier lorsqu’il est utilisé chez les humains. Mais récemment, un article a été publié affirmant que tout cela était une erreur et que les auteurs de l’étude originale “ont fait beaucoup de tort à ce domaine de recherche”.

 

Bernadette Cassel's insight:

→ La technique d'édition de gènes CRISPR engendre des centaines de mutations involontaires - GuruMeditation

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December 7, 2023 9:33 AM
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Les archives ouvertes arXiv et bioRxiv annoncent des changements pour une meilleure accessibilité des prépublications

Les archives ouvertes arXiv et bioRxiv annoncent des changements pour une meilleure accessibilité des prépublications | EntomoScience | Scoop.it
Les archives ouvertes arXiv et bioRxiv, qui hébergent des prépublications dans les domaines de la physique, mathématique et informatique pour la première et en biologie pour la seconde, ont récemment annoncé des changements pour rendre les prépublications plus accessibles.

 

bioRxiv vient d’annoncer le lancement d’un pilote visant à intégrer des résumés générés par un modèle d’intelligence artificielle de type ChatGPT. Chaque prépublication bioRxiv sera désormais accompagnée de 3 résumés proposant des niveaux de lecture différents :

  • un résumé généraliste pour un public sans connaissance du sujet ;
  • un résumé pour les scientifiques qui ne seraient pas du domaine ;
  • un résumé pour les lecteurs à égal niveau de compétence avec les auteurs.
Bernadette Cassel's insight:

https://www.scoop.it/topic/membracides?q=bioRxiv

 

Précédemment

 

  • Quand un serveur de prépublications scientifiques utilise l'IA générative pour résumer les articles - De www.nextinpact.com - 16 novembre, 18:36
 
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October 19, 2023 11:39 AM
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On commence à comprendre pourquoi les insectes se rassemblent autour des sources lumineuses

On commence à comprendre pourquoi les insectes se rassemblent autour des sources lumineuses | EntomoScience | Scoop.it
Contrairement à ce que l’on pensait, les insectes ne seraient pas attirés par la lumière. Celle-ci perturberait le système de contrôle qu’ils utilisent pour orienter leur corps quand ils volent, suggère une nouvelle étude.


Courrier international
Publié le 21 avril 2023

 

"Une étude mise en ligne le 12 avril sur la plateforme BioRxiv apporte une explication au rassemblement des insectes autour des sources de lumière artificielle comme les ampoules ou les réverbères. “Nos résultats laissent penser que la lumière artificielle, plus qu’elle n’attire directement et de loin les insectes, piège ceux qui passent à proximité”, écrivent Samuel Fabian, de l’Imperial College de Londres, et ses coauteurs, dans la publication qui n’a pas encore fait l’objet d’une relecture par des pairs.

 

Jusqu’à présent, l’hypothèse dominante était que les insectes prenaient les ampoules pour la lune, qui les aide à se diriger la nuit. Problème : comment expliquer que les insectes qui volent de jour ont aussi tendance à se rassembler autour des sources de lumières artificielles ?

 

Pour comprendre ce qui se produit, les chercheurs ont utilisé une caméra à grande vitesse pour filmer des insectes dans la nature autour de sources lumineuses, mais aussi dans des enclos pour suivre les mouvements précis de certains d’entre eux, par exemple des libellules et des papillons de nuit. Selon eux, les lumières déclenchent ce que l’on appelle la “réponse lumineuse dorsale”.

 

Piégés par la lumière

“Ce réflexe, présent chez certains poissons et chez de nombreux insectes, aide les animaux à déterminer où se trouve le haut et à maintenir leur corps dans le bon sens”, détaille New Scientist. Ainsi, les insectes qui passent à proximité d’une source lumineuse verraient ce réflexe activé : ils se retournent, volant ainsi à l’envers, parfois ils semblent tomber vers la lumière ou volent en cercle autour de la source. Cela peut donner l’impression qu’ils vont délibérément vers la source de lumière, alors qu’ils seraient en quelque sorte piégés par elle.

 

L’hebdomadaire scientifique note que “Samuel Fabian et son équipe, qui se sont exclusivement penchés sur ce qui se passe dans un rayon de 2 mètres autour d’une lumière, ne peuvent totalement exclure que la lumière attire de plus loin les insectes. Mais selon eux, l’hypothèse est peu probable.”

 

Dans leur étude, les chercheurs rappellent qu’“éviter les lumières vives, directes et orientées vers le haut est essentiel afin de limiter les perturbations pour les insectes qui volent la nuit”.

 

Courrier international

 
[Vidéo] L’expérience des scientifiques et ce qu’ils en ont déduit (en anglais)
 
Slow motion footage reveals why insects are attracted to lights - YouTube https://www.youtube.com/watch?v=QK0LDMSg-Ks
 
→ Lire aussi : Sciences. Les lumières de la ville menacent la pollinisation
Bernadette Cassel's insight:

 

Sur le même sujet

 

  • Les insectes seraient piégés et non pas attirés par la lumière artificielle, selon une étude - De trustmyscience.com - 22 avril, 19:38
 
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November 7, 2021 6:26 AM
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Entomophthora muscae - Schéma

Entomophthora muscae - Schéma | EntomoScience | Scoop.it
Entomophthora muscae - diagrams

 

DSpace Ontario Agricultural College (OAC) School of Environmental Sciences Scholarly output George Barron Fungi Image Collection Zygomycota

 

[Image]

Titre: Entomophthora muscae - diagrams Auteur: Barron, George URI: http://hdl.handle.net/10214/5474 Date: 2013 Rights: Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International Rights Holder: Copyright George Barron except where indicated.
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Actualité en relation :

 

Pour assurer sa dispersion, un champignon incite les mouches mâles à s'accoupler avec des femelles mortes - De www.biorxiv.org - 5 novembre, 17:43

 

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June 29, 2021 11:48 AM
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Les arbres ont une « conscience de soi » et une sensibilité

Les arbres ont une « conscience de soi » et une sensibilité | EntomoScience | Scoop.it

"Autrefois ignorés, les arbres ont retrouvé leur place parmi les vivants grâce aux études scientifiques récentes. Ces êtres sont munis d’une « conscience de soi », d’une sensibilité et d’une forme d’intelligence, constatent les chercheurs."

Forêt d’Orlu (Ariège), reportage

Gaspard d’Allens et Alain Pitton (Reporterre)

21 mai 2021 à 09h39 Mis à jour le 25 mai 2021

 

(...)

 

 

« Nos études ont fait tomber le mur que notre civilisation occidentale avait dressé depuis Aristote entre animaux, pensés comme sensibles et capables de mouvements, et les plantes jugées passives, confirme Bruno Moulia, directeur du laboratoire Physique et physiologie intégratives de l’arbre en environnement fluctuant (Piaf) à l’université de Clermont Auvergne. Les plantes sont des êtres pleins de tact, bougeant tout le temps, mais à leur rythme, plus calme que le nôtre. »

« Les arbres nous offrent un exemple d’altérité absolue »

On sait ainsi que les arbres communiquent entre eux par les airs et par le sol pour se nourrir ou se défendre, qu’ils envoient des signaux d’alerte à leurs congénères grâce à des courants électriques ou des substances chimiques, qu’ils s’échangent aussi des minéraux, de l’eau, de l’azote, du phosphore. Ils ressentent le monde extérieur, ils se situent dans l’espace, ils délimitent le soi et le non-soi. Les arbres font preuve de « mémoire », ou du moins de capacité d’apprentissage et de « calcul ». Une forme d’ « intelligence » leur est désormais accordée. On peut la définir comme l’ensemble des processus qui permettent de s’adapter à des situations nouvelles et de résoudre des problèmes. (...)

 

« L’arbre est un être social »

Plusieurs éléments sont maintenant clairement établis. Il semble avéré que l’arbre est un « être social », comme l’écrit le forestier Peter Wohlleben dans son best-seller La vie secrète des arbres. Une étude pionnière en Afrique du Sud l’avait déjà prouvé dans les années 1980. Le professeur Van Hoven avait révélé que les acacias, une fois attaqués par les antilopes, libéraient des substances volatiles comme l’éthylène pour prévenir leurs voisins.

En recevant le message grâce au vent dominant, les arbres situés à proximité enrichissaient immédiatement leurs feuilles en tanins afin de les rendre toxiques pour les prédateurs. Cette découverte avait ouvert la piste à une longue série d’études, comme celle de Jack C. Schultz et Ian T. Baldwin, qui avait reproduit l’expérience chez le peuplier et l’érable, dans leur célèbre article « La preuve d’une communication entre les plantes ».

 

Plus récemment, les scientifiques se sont rendu compte que les informations entre les arbres pouvaient aussi circuler dans le sol grâce à une association symbiotique entre les racines et les mycorhizes, des champignons microscopiques. Sous terre, l’activité est intense. Dans une cuillère à café de sol forestier, des chercheurs ont trouvé plusieurs kilomètres d’hyphes, des filaments de champignons extrêmement longs qui tissent comme un réseau filaire et connectent les arbres entre eux. Certains ont d’ailleurs baptisé ce réseau souterrain le « wood wide web » — l’internet des arbres.

 

Dans un article publié dans la revue Science, en 2016, des membres de l’université de Bâle (Suisse) ont ainsi montré que des épicéas, des hêtres, des pins et des mélèzes utilisaient ces « routes souterraines » pour envoyer à d’autres arbres du dioxyde de carbone (CO2) essentiel pour la photosynthèse.

 

Leur analyse faisait écho aux travaux de Suzanne Simard, chercheuse à l’université de Colombie-Britannique (Canada) qui avait observé des échanges de carbone interespèces. Cette fois-ci, entre de jeunes bouleaux et des douglas. En 2019, une équipe néo-zélandaise a également démontré que les arbres maintenaient collectivement en vie des souches pour s’en servir de réserve d’eau et de minéraux. Ils invitaient à considérer l’arbre comme « un élément d’un superorganisme plus large » et évoquait sa « physiologie communautaire ». (...)

 

 

« Jusqu’à la fin des années 1970, on s’interdisait de parler de sensibilité »

Il n’en reste pas moins que l’arbre est indéniablement un organisme sensible, communiquant avec les autres et faisant preuve d’adaptabilité. Leur absence de mobilité les a obligés à recourir à des processus extrêmement complexes pour se défendre des prédateurs, lutter pour leur place au soleil ou contre la gravité. Des scientifiques ont compté sur les arbres plus de 700 sortes de capteurs sensoriels différents. Les arbres agissent en modifiant sans cesse leur forme et leur composition chimique.

Ils n’ont ni yeux, ni nez, ni oreilles et pourtant ils voient, sentent et réagissent aux ondes mécaniques. Ils ressentent le vent, la température, l’humidité. Ils possèdent un sens du toucher. Ils ont une forme de vision grâce à des capteurs qui mesurent la quantité, la qualité, la direction et la périodicité de la lumière. (...)

 

Des études récentes ont dévoilé la richesse de cette « perception sensorielle ». Lilach Hadany, chercheuse à l’université de Tel-Aviv, a découvert fin 2018 que certaines plantes pouvaient ressentir les vibrations des ailes des pollinisateurs et détecter leurs fréquences spécifiques. Dès lors, elles augmentent temporairement et dans les minutes qui suivent la concentration en sucre du nectar de leurs fleurs pour attirer les insectes. Il y a dix ans, l’équipe de la scientifique australienne Monica Gagliano a également montré que lorsqu’on diffusait un bruit d’eau courante à des plants de maïs, leurs racines courbaient à vue d’œil : elles se rapprochaient de la source sonore.

 

L’arbre possède une « conscience de soi »

En 2013, une nouvelle frontière a été franchie. Bruno Moulia et son équipe française ont fait la découverte d’un autre sens que l’on croyait réservé à l’humain et à l’animal : « la proprioception » — autrement dit le fait de percevoir son propre corps dans l’espace. Cette étude révèle la présence, chez l’arbre, d’une certaine « conscience de soi ».

 

Le chercheur a analysé la manière dont les arbres réagissent au vent. Il a remarqué qu’ils ne pouvaient se tenir droit que par un contrôle actif et une adaptation permanente. Les arbres distinguent les vents forts des vents habituels, ils sentent les inclinaisons qui durent et les corrigent pour garder l’équilibre. Confrontés à des bourrasques violentes, les arbres vont réduire leur croissance en hauteur et développer plus de racines. Ils vont mémoriser les vents déjà connus pour s’y habituer. L’équipe de scientifiques s’est rendu compte que les arbres gardaient ces informations en mémoire pendant une durée variant d’une semaine à un an.

 

L’enjeu soulevé est colossal, les questions induites vertigineuses. L’arbre n’ayant pas de cerveau, où stocke-t-il donc ces informations ? Pour l’instant, il n’existe que des hypothèses. Des chercheurs ont même créé une nouvelle branche appelée la « neurobiologie végétale » autour du botaniste italien Stefano Mancuso, pour qui les racines des plantes joueraient un rôle équivalent à celui des neurones du cerveau animal. Mais cette approche ne fait pas l’unanimité.

 

Les recherches sont loin d’être achevées. Quoi qu’il en soit, elles ont déjà des conséquences très concrètes, en terme éthique et philosophique. Reconnaître l’arbre comme sensible, c’est le positionner comme sujet et lui redonner sa juste place dans le concert des vivants. À nous, comme l’écrit le philosophe-pisteur Baptiste Morizot, de trouver alors les bons « égards ajustés » dans notre relation à l’arbre, pour « mettre fin à la guerre contre une nature considérée comme déficiente ou hostile ».

 

 

[Image] Graphical Abstract "Hydraulic Coupling of a Leafless Kauri Tree Remnant to Conspecific Hosts": iScience, 25.07.2019
https://www.cell.com/iscience/fulltext/S2589-0042(19)30146-4

 

Bernadette Cassel's insight:

 

(Re)lire aussi :

 

→ Les fleurs réagissent rapidement au son d'un pollinisateur en augmentant la concentration en sucre de leur nectar - De www.biorxiv.org - 30 décembre 2018, 18:39

 

→ Les arbres partagent en sous-sol leurs ressources alimentaires - GuruMeditation - De www.gurumed.org - 20 avril 2016, 23:10

 

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April 11, 2020 6:10 PM
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Encore un article sur la disparition de l’abeille domestique ?

Encore un article sur la disparition de l’abeille domestique ? | EntomoScience | Scoop.it
On ne compte plus les articles qui alertent sur la raréfaction de l’abeille domestique, Apis mellifera. Mais qu’en est-il de nous, les autres pollinisateurs ? Nous, abeilles sauvages, réclamons jus…

 

Par M2 Espace et milieux, 02.03.2020

  

Bernadette Cassel's insight:

 

→ Dans la ville de Paris, les taux de fréquentation des pollinisateurs sauvages sont corrélés négativement aux densités de colonies d’abeilles mellifères présentes dans les environs - From www.biorxiv.org - 15 June 2019, 12:19

 

→Arrêtez de mettre des ruches partout ! From www.franceinter.fr - 4 November 2019, 18:11

 

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September 17, 2018 3:00 AM
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Voici les lauréat.e.s des anti-Nobel 2018

Voici les lauréat.e.s des anti-Nobel 2018 | EntomoScience | Scoop.it
SCIENCE - La cuvée 2018 des prix "anti-Nobel" a récompensé ce jeudi 13 septembre des recherches étranges, qui font "rire puis réfléchir", lors d'une cérémonie à Harvard. Biologie, économie, médecine, littérature, paix... Les 10 catégories de ces Ig Nobel (jeu de mot avec "ignoble"), surnommés les "anti-Nobel", se veulent le pendant des vraies.

 

Grégory Rozières avec AFP, 14.09.2018

 

[Image] Laurier researcher wins Ig Nobel Prize for research on employee retaliation using voodoo dolls | Wilfrid Laurier University
https://wlu.ca/news/news-releases/2018/sept/ig-nobel-prize-voodoo-doll.html

 

Wilfrid Laurier University Assistant Professor Lindie Liang and her fellow researchers have been awarded an Ig Nobel Prize for their research, which used voodoo dolls to explore how and why employees retaliate against abusive supervisors.

 

 

___________________________________________________________________

SUR LE MÊME SUJET :


BIOLOGY PRIZE

[SWEDEN, COLOMBIA, GERMANY, FRANCE, SWITZERLAND] —

 

Paul Becher, Sebastien Lebreton, Erika Wallin, Erik Hedenstrom, Felipe Borrero-Echeverry, Marie Bengtsson, Volker Jorger, and Peter Witzgall, for demonstrating that wine experts can reliably identify, by smell, the presence of a single fly in a glass of wine.

 

REFERENCE: "The Scent of the Fly," Paul G. Becher, Sebastien Lebreton, Erika A. Wallin, Erik Hedenstrom, Felipe Borrero-Echeverry, Marie Bengtsson, Volker Jorger, and Peter Witzgall, bioRxiv, no. 20637, 2017.

 

WHO ATTENDED THE CEREMONY: Paul Becher, Sebastien Lebreton, Felipe Borrero-Echeverry, Peter Witzgall


https://www.improbable.com/ig/winners/

 

Bernadette Cassel's insight:
 
À (re)lire :
 
Une mouche dans le verre (bis) | EntomoNews | Scoop.it - From www7.inra.fr - September 15, 11:52 PM
 
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