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April 2, 2022 12:20 PM
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Que voulons-nous dire et quelle pensée s’installe dans notre esprit quand nous parlons de nature, du vivant ou de la biodiversité ?

Que voulons-nous dire et quelle pensée s’installe dans notre esprit quand nous parlons de nature, du vivant ou de la biodiversité ? | EntomoScience | Scoop.it
À l’heure de la sixième extinction de masse, Philippe Grandcolas nous engage, dans son ouvrage « Le sourire du pangolin », à mieux connaître et comprendre la diversité du vivant.

 

Bonnes feuilles : « Le sourire du pangolin »

Philippe Grandcolas, 25.03.2022

 

"Se représenter un ensemble aussi vaste et complexe que la diversité du vivant avec ses millions d’espèces, leurs innombrables caractéristiques et interactions mutuelles est une sorte de défi en matière de sémantique et de communication. En outre, les cultures humaines n’ont pas toujours considéré cette question de la même manière, loin de là. Des vocables différents se sont succédé au fil du temps, avec des significations souvent sensiblement différentes ou changeantes. Ces mots qui nous servent à communiquer aujourd’hui peuvent ainsi véhiculer malgré nous des manières désuètes ou erronées de percevoir la réalité.

 

Que voulons-nous dire et quelle pensée s’installe dans notre esprit quand nous parlons de nature, du vivant ou de la biodiversité ?

 

  • La « nature » est un terme familier ; utilisé dans des circonstances très diverses, il est toujours très commenté, y compris au plan philosophique. Et pourtant, il reste passablement confus, recouvrant de nombreuses significations différentes ; il a été souvent contesté tant il peut être artificiel ou trompeur, avec des conceptions très diverses selon les cultures. À ce jour, la « nature » rassemble pêle-mêle vivant, minéral et environnement physique. Par exemple, dire que l’on va se promener dans la « nature » signifie que l’on intègre mentalement un paysage avec sa végétation et ses animaux au cours de son itinéraire.

 

Bien souvent, le terme « nature » personnifie cet ensemble de manière fallacieuse – mère Nature ou dame Nature –, comme dans une forme de pensée magique. On a ainsi pu lire ou entendre que la nature se vengeait avec la Covid-19 ; rien de plus trompeur, il n’y a bien évidemment pas de volonté à l’œuvre et la personnifier ainsi nous met en danger de lui prêter des intentions, là où il n’y a que l’effet de nos mauvais traitements que nous devrions identifier et faire cesser. Le terme « nature » implique également l’idée d’un état originel vierge d’influence humaine ; ne dit-on pas revenir à la « nature », ne parle-t-on pas du « naturel » pour désigner ce qui n’aurait pas été perverti ? La conception sous-jacente est passablement romantique, chacun y mettant une vision idéalisée et caricaturée de la nature dite « originelle ». Cela peut être le paradis perdu, une nature merveilleuse, belle et bienfaisante, source de plaisirs et qui comble nos besoins si elle n’est pas trop altérée par l’espèce humaine. C’est la nature des naturalistes, celle qui fait cruellement défaut dans les grandes villes, alors qu’elle est source d’équilibre psychologique et de bien-être et aide à lutter contre les îlots de chaleur ; il s’agit à l’extrême du sophisme de l’appel à la nature, déjà dénoncé par John Stuart Mill, un principe fallacieux selon lequel tout ce qui est naturel serait bon.

 

Mais cette nature présumée vierge dans ses plus beaux atours peut être aussi l’enfer vert, un grouillement d’organismes se dévorant les uns les autres et en perpétuelle compétition, admirable, mais dans laquelle il ne ferait pas bon vivre, théâtralisée par ses colonisateurs occidentaux, grands amateurs de conversion des milieux. La dure loi de la nature, en somme, souvent intégrée dans les caricatures de la théorie de l’évolution biologique et du darwinisme (the struggle for life de Charles Darwin). Chez certains médecins et décideurs, elle est de fait synonyme de problèmes et de nuisances contre lesquelles il faudrait se prémunir. Dans cette dernière conception, se rapprocher de la nature crée des risques. Confronter ces deux conceptions mythifiées – paradis perdu ou enfer vert – est particulièrement révélateur. Cela ne revient pas seulement à comparer des caricatures dont aucune n’est complètement pertinente, c’est aussi prendre conscience qu’il n’existe pas de lois simples et universelles dans notre rapport à l’environnement. Ainsi, créer un parc urbain de plus à Paris avec quelques plantes et animaux régionaux ne semble présenter que des avantages. En revanche, multiplier les jardins avec certaines plantes ornementales locales en Floride augmente le nombre de moustiques vecteurs de maladie. La nature ne se résume pas à une équation de surface par habitant, mais est un système complexe dans lequel toutes les composantes jouent un rôle. Plaider pour ou contre la « nature » n’est donc pas suffisant, elle n’est pas singulière comme ce vocable pourrait le laisser entendre, mais plurielle.

 

Dans tous les cas, le terme a le grand inconvénient d’exclure les humains dont on sait qu’ils n’ont nulle place au paradis – il a été perdu ! – ni dans l’enfer vert – il est invivable ! La nature sans l’humain est ainsi au centre des approches romantiques occidentales, sacralisant la nature sauvage avec le concept de « wilderness » ou de « naturalité ». Et pourtant, il serait bien difficile aujourd’hui de ne pas trouver un lieu sur Terre où notre espèce n’a pas eu une influence significative durant ces derniers siècles, y compris au fin fond de l’Amazonie où la forêt a été façonnée à petits pas par des siècles de cultures sur brûlis.

 

  • Moins chargé d’émotion, mais tout aussi significatif, « vivant » est un autre terme également souvent employé durant le XXe siècle. Au sens littéral, ce terme englobe tout ce qui vit – humains compris – et, plutôt que de se focaliser sur les différences entre organismes, le désigne comme une communauté de propriétés.

 

Les sciences du même nom, lesdites « sciences du vivant » (Life Sciences en anglais), ont dominé la biologie de ces dernières décennies et ont apporté quantité de connaissances nouvelles extraordinaires grâce à l’étude de quelques organismes en laboratoire. Ces derniers sont appelés « organismes modèles », parce qu’ils sont censés représenter – au point d’être modèles – l’ensemble du vivant, et permettre de comprendre les lois qui seraient générales et communes à tous. C’est ainsi que l’on a aujourd’hui de considérables connaissances sur l’hérédité, le fonctionnement des cellules et des organismes, souvent extrapolées à l’espèce humaine et notamment utilisées en médecine. On peut considérer arbitrairement comme organismes modèles ceux dont le génome est aujourd’hui entièrement connu et annoté. Cette connaissance génomique, encore difficile à acquérir jusqu’à une époque récente, est la preuve de l’intérêt de la science pour une espèce, car son acquisition représente un gros effort de recherche, mais représente aussi un outil exceptionnel. À peu près un millier d’espèces sont ainsi connues, dont par exemple la drosophile (mouche du vinaigre) « représentant » les insectes, l’arabette des dames (une petite plante de la famille des Crucifères) « représentant » les plantes, le zebra fish ou la souris pour les vertébrés, et bien d’autres encore.

  

Mille espèces modèles seulement parmi plus de 2 millions d’espèces connues, c’est à la fois beaucoup et très peu : beaucoup pour comprendre en profondeur les mécanismes généraux du vivant et les transposer à l’espèce humaine, et trop peu pour gérer l’environnement et vivre en harmonie avec la nature. En effet, des milliers d’espèces nous sollicitent chaque jour de par le monde, qu’elles soient vectrices d’agents pathogènes, auxiliaires indispensables ou ennemies de nos cultures, sources de molécules nouvelles, etc. Il nous faut les connaître, car chacune d’entre elles a ses particularités uniques qui nous posent problème ou nous offrent des solutions !

 

Les sciences du vivant ont ouvert de tels champs d’études avec leurs changements d’échelle, cellulaire puis moléculaire, qu’elles risquent de s’égarer dans l’infinie complexité de ces univers, en perdant de vue que chaque organisme est différent, qu’il est issu d’une évolution dont l’étude demande comparaison avec ses apparentés et qu’il interagit avec des milliers d’autres dans son environnement. Quel besoin sinon y aurait-il à comparer les espèces, quand une seule cellule d’un organisme de laboratoire recèle un univers entier avec plus de 40 millions de protéines de 5 000 sortes différentes, et des dizaines de milliers de gènes ?

 

  • C’est sans doute pour cela que le terme « biodiversité » est né dans les années 1980, comme une contraction de « diversité biologique ». Parmi les termes existant précédemment, « nature » est par trop imprécis ou mythifié et « vivant » fait l’impasse sur la diversité. Or cette diversité a une importance fonda – mentale.

 

Malgré leurs caractéristiques communes, les organismes diffèrent tous les uns des autres par bien des aspects ; ils interagissent de manière complexe au sein des écosystèmes dans lesquels ils ne sont pas substituables. En tant qu’espèce humaine, nous nous nourrissons d’espèces différentes (5 fruits et légumes par jour !), chacune vivant avec ses centaines d’auxiliaires et d’antagonistes souvent spécifiques. Nous luttons contre des espèces différentes de pathogènes, chacune avec ses caractéristiques qu’il nous est indispensable de connaître : le paludisme est ainsi causé par un Protozaire Plasmodium, tandis que la Covid-19 l’est par un coronavirus, organismes dont les biologies n’ont pas grand-chose de commun et conditionnent les thérapeutiques ou les politiques vaccinales. De nombreux scientifiques s’en sont rendu compte et ont donc proposé un concept – la biodiversité – qui réconcilie la généralité du vivant – « bio » –, ce qui est commun à toutes les espèces, et sa diversité, ce qui est particulier seulement à une ou quelques-unes. Le mot a fait florès et il est même devenu militant.

 

De fait, issu des années 1980, il évoque dans nos esprits baleines, papillons colorés, coccinelles, grands arbres et fleurs somptueuses. Il inclut pourtant tous les organismes, y compris ceux auxquels nous pensons moins spontanément : des espèces domestiquées (un champ de maïs, le champignon Penicillium du fromage), d’autres qui nous répugnent (cafards, rats) ou nous effraient (serpents, araignées), des pathogènes (bactéries, protozoaires), mais aussi des espèces éteintes (fossiles)… et nous, les humains ! Consacré par la Convention internationale sur la diversité biologique rassemblant plus de 100 États dans le monde, le terme a acquis une valeur juridique et sa définition a été stabilisée dès 1992 :

« Variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes. »

 

Le seul inconvénient de cette définition est qu’elle fait l’impasse sur la notion d’évolution, comme si la biodiversité était figée et ne pouvait changer. Ou encore comme si son origine évolutive n’était pas un sujet d’importance, et qu’il nous importe juste de la conserver et d’assurer son fonctionnement à notre bénéfice. Or, on le verra, non seulement la biodiversité est issue de l’évolution, mais encore évolue-t-elle en permanence ; c’est même sa caractéristique la plus intime."

 

Philippe Grandcolas

Directeur de recherche CNRS, systématicien, directeur de l’Institut de systématique, évolution, biodiversité (ISYEB), Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)

 

À lire aussi : Pourquoi y a-t-il plus d’espèces terrestres que marines ?

 

 

Bernadette Cassel's insight:

 

En relation :

 

Philippe Grandcolas : Le sourire du pangolin ou comment mesurer la puissance de la biodiversité - De www.cnrseditions.fr - 17 octobre 2021, 00:05

 

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Les insectes à la croisée des disciplines
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Liste blanche de 3400 revues, domaine biomédical

Liste blanche de 3400 revues, domaine biomédical | EntomoScience | Scoop.it
C'est un communiqué de presse du 19 juin 2023 qui provient de la CDD (Conférence des doyens de médecine) et du CNU santé (Conseil national des universités). Que dit ce communiqué : "L’avènement des publications en libre accès a fait émerger des pratiques douteuses voire frauduleuses de la part d’éditeurs

 

La conférence des doyens de médecine avec les CNU lutte contre les revues prédatrices : BRAVO

 

Publié le 23/06/2023

 

"Le site de la conférence des doyens donne accès à la liste de Sorbonne Université qui contient environ 3 400 revues présumées non prédatrices. Ce sont 100 pages comme la page 1 dans l’image [ci-dessus, ndé].

 

Un nettoyage a été fait, et n’y a aucune revue de Frontiers ou MDPI. Cela me paraît très bien BRAVO. Le message est clair, mais beaucoup de collègues n’ont pas compris…  Cette liste est utile…"

(...)

 

accéder au pdf 

 

 

(Mise à Jour du 2 avril 2025)

 

------

ndé

même sujet

 

 

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Bernadette Cassel's comment, April 20, 2025 5:07 AM
Mis à jour (nouveau lien pour la liste dans NDÉ)
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Alternatives au Bti pour le contrôle des moustiques en Camargue – Tour du Valat

Alternatives au Bti pour le contrôle des moustiques en Camargue – Tour du Valat | EntomoScience | Scoop.it
Depuis 2006, la Tour du Valat est associée à l’expérimentation de démoustication de l’embouchure du Grand Rhône lancée par le Département des Bouches du Rhône. Après presque 20 ans d’expérimentation, et face au constat de l’impact de la démoustication au Bti sur la faune sauvage non-cible, plusieurs alternatives ont été développées.

 

Camargue, France Publié le 26 mai 2025

 

[...]

Un impact non-négligeable sur la faune non-cible

 

"Les études ont révélé des impacts sur la faune non-cible supérieurs à ceux généralement observés avec des insecticides chimiques (Poulin 2012) :

  • la mortalité d’un tiers des oisillons d’hirondelle a été constatée, à la suite de la modification de leur régime alimentaire (Poulin et al. 2010) ;
  • l’abondance et la diversité des libellules a subi une baisse de 50 % (Jakob et Poulin 2016)
  • l’abondance des invertébrés des roselières servant de nourriture aux passereaux paludicoles diminue également de 34 % (Poulin et Lefebvre 2016).

L’accumulation et la prolifération des spores de Bti dans les sédiments suggèrent par ailleurs des impacts sur les chironomes benthiques bien au-delà des périodes d’épandage.

 

A la recherche de solutions alternatives

Depuis la publication de ces résultats, des études se sont orientées vers la recherche de solutions alternatives au Bti qui puissent être compétitives en matière de résultat, mais également de prix."

(...)

 

Revue de presse

–        Les Echos « Moustiques : quand la tech remplace les insecticides »

–        Le Figaro « Pièges à CO2, stérilisation des mâles, contrôles des eaux  : la lutte contre les moustiques passe par une combinaison de dispositifs »

–        L’Echo du Mardi « Démoustication de la Camargue : quel bilan depuis son lancement en 2006 ? » 

–        France 3 PACA « Une technique de démoustication pour réduire les nuisances tout en préservant l’environnement »

 

image : Cristaux (toxines) de Bti et larve de moustique. Crédit :  Guillaume Tétreau

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March 7, 1:42 PM
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Qu’est-ce qu’une araignée ? | MNHN

Qu’est-ce qu’une araignée ? | MNHN | EntomoScience | Scoop.it
Les araignées sont des animaux à 8 pattes marcheuses, possédant des crochets et capables de produire de la soie. Elles font partie des arthropodes, et plus précisément des Arachnides, auprès des scorpions et des acariens.

 

Victoria Briand

Publié le 24 octobre 2024

 

[...]

 

Des araignées ayant le pied marin

On connaît quelques araignées qui vivent sur le haut de plage, dans la zone de balancement des marées. Lorsque la marée remonte, elles s’enferment entre des grains de sables ou dans des coquilles vides qu'elles colmatent hermétiquement avec de la soie épaisse jusqu'à la marée descendante.

 

[...]

 

Cet article a été rédigé par Victoria Briand, rédactrice au Muséum national d'Histoire naturelle.


Relecture scientifique
Christine Rollard

Enseignante-chercheuse aranéologue au Muséum national d'Histoire naturelle (Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité - UMR 7205)

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March 5, 12:39 PM
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Auzeville-Tolosane. Conférence : à quoi pensent les abeilles ?

Auzeville-Tolosane. Conférence : à quoi pensent les abeilles ? | EntomoScience | Scoop.it
Le foyer rural et le Triporteur organisent une conférence menée par Mathieu Lihoreau, chercheur au CNRS, le mardi 10 mars à 20 h 30 dans les locaux du Triporteur, 110 impasse Jeanne Barret

 

Publié le 05/03/2026 à 05:12

Article rédigé par Correspondant de la rédaction de Haute-Garonne
La Dépêche du Midi

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en relation

 

  • Mathieu Lihoreau : À quoi pensent les abeilles | Pour la Science  - De www.pourlascience.fr - 18 octobre 2022, 17:28

 

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March 3, 3:08 PM
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Tout sur les tiques

Tout sur les tiques | EntomoScience | Scoop.it
Vieilles de millions d'années, les tiques sont d'une résistance remarquable. Sarah Bonnet, spécialiste de ces arachnides, retrace leur évolution et leur cohabitation forcée avec le vivant.

 

La Terre au carré, 03.03.2026

 

« Il était devenu urgent de s’y intéresser explique Sarah Bonnet car c’est le deuxième pourvoyeur d’agents pathogènes dans l’hémisphère Nord pour les humains, après le moustique, et le premier pour le monde vétérinaire ».

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March 1, 2:07 PM
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Iris, n° 46 / 2026 : Science-fiction et écologie : entre fin du monde et résilience

Iris, n° 46 / 2026 : Science-fiction et écologie : entre fin du monde et résilience | EntomoScience | Scoop.it
 UGA Editions - Février 2026 La littérature d’anticipation se développe actuellement pour rendre compte narrativement du bouleversemen

Via dm
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February 27, 1:23 PM
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Une cartographie du déni climatique

Une cartographie du déni climatique | EntomoScience | Scoop.it
Une cartographie interactive pour découvrir les acteurs du climatoscepticisme et de la désinformation climatique en France.

 

Par Jules Xénard

 

Luc Ferry, Michel Onfray, CNews, l'Association des climato-réalistes… Cette cartographie recense les liens entre plus de 140 acteurs qui diffusent en France des discours contraires au consensus scientifique sur le changement climatique.

 

Quelle définition du déni climatique ?

Le déni climatique ou climato-dénialisme est compris comme le rejet du consensus scientifique sur le changement climatique.

Il ne se limite pas au rejet de l’existence du changement climatique. Pour en délimiter les bornes, je me suis appuyé sur une taxonomie des arguments climato-dénialistes réalisée par des chercheurs en 2021 (avec l’aide de machine learning), qui distingue cinq grandes catégories :


1) le déni de l’existence du changement climatique ;
2) le déni de l’origine humaine du changement climatique ;
3) la minimisation ou la négation des impacts du changement climatique ;
4) le rejet avec des arguments fallacieux des politiques climatiques ;
5) le dénigrement des sciences et scientifiques du climat ou plus largement du mouvement pour le climat.

 

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February 25, 2:32 PM
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« Elles ne s’en approchaient même pas » : une étude révèle ce que les punaises de lit redoutent le plus - Le Parisien

« Elles ne s’en approchaient même pas » : une étude révèle ce que les punaises de lit redoutent le plus - Le Parisien | EntomoScience | Scoop.it
Des chercheurs américains ont mis en évidence un comportement jamais documenté chez les punaises de lit. Une découverte qui pourrait donner des idées dans la stratégie de lutte contre ces insectes très difficiles à éradiquer.

 

Par J.B. 
Le 24 février 2026 à 13h00

 

"La découverte est tout à fait accidentelle. Comme le rapporte le site d’actualité scientifique Phys.org, une membrane d’alimentation destinée à nourrir une colonie de punaises de lit s’est malencontreusement déchirée, laissant du sang humidifié s’échapper. Les chercheurs s’attendaient à voir les insectes s’en régaler. Mais au lieu de ça, elles « ne s’approchaient même pas des zones humides », explique Dong-Hwan Choe, professeur d’entomologie et coauteur de l’étude.

« La surface humide est intrinsèquement répulsive pour les punaises de lit »

Ce comportement a intrigué les scientifiques de l’université de Californie. Équipés d’une caméra infrarouge et d’un logiciel d’analyse de mouvements, ils ont observé les réactions de punaises de lit sur un terrain humide.

 

Verdict : adultes et nymphes ont passé nettement moins de temps sur les surfaces humides que sèches et parcouru des distances significativement plus courtes. Un effet qui s’est accentué « avec l’augmentation de la concentration d’eau », peut-on lire dans le Journal of Ethology."

(...)

 
------
ndé
 
image : Bed bug in the Choe lab at UCR. Credit: Dong-Hwan Choe/UCR
 
via Water is bed bugs' kryptonite: The parasites avoid wet surfaces at all costs, 21.02.2026 https://phys.org/news/2026-02-bed-bugs-kryptonite-parasites-surfaces.html
 
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February 23, 12:28 PM
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« La rhétorique du “cancer backlash” présente de nombreuses analogies avec le climatoscepticisme »

« La rhétorique du “cancer backlash” présente de nombreuses analogies avec le climatoscepticisme » | EntomoScience | Scoop.it
CHRONIQUE. Depuis plusieurs mois, des médecins et des scientifiques s’exprimant hors de leur champ d’expertise dénigrent leurs collègues et cautionnent la démolition des normes de protection de l’environnement et de la santé, relate Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », dans sa chronique

 

Publié hier à 05h45, modifié hier à 13h04

 

"Selon le dernier calcul d’attribution mené par Santé publique France (sur des données de 2015), 60 % des cancers ne sont pas attribuables à des facteurs de risque suffisamment connus. Pour les artisans du cancer backlash, ce serait la part naturelle et irréductible de la maladie. Le fruit vénéneux du hasard, qu’il faudrait déplorer silencieusement. En réalité, une part sans doute substantielle de ces cancers est liée à des facteurs de risque environnementaux non consentis, et trop mal documentés pour être évalués.

 

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Ainsi, à l’appui de la loi Duplomb, on entend souvent qu’il n’a pas été démontré que l’acétamipride était cancérogène. Certes, mais il faut au minimum les données d’exposition d’une grande cohorte pour établir un lien formel avec la maladie : pourquoi ne pas rappeler que, s’agissant des néonicotinoïdes, ces données n’existent tout simplement pas ? Le premier néonicotinoïde a été commercialisé en 1991 et cette famille de pesticides n’a été incluse dans le programme national de biosurveillance qu’en… 2025. L’impossibilité matérielle d’administrer la preuve n’est jamais une preuve d’absence et le cancer est loin d’être le seul problème de santé publique."

(...)

 

Bernadette Cassel's insight:

 

En relation

 

  • « Le discours qui réduit les causes du cancer aux comportements individuels prend une place croissante » - De www.lemonde.fr - 10 janvier, 05:45

 

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February 21, 12:18 PM
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La migration incroyable de la belle-dame, papillon star du règne animal

La migration incroyable de la belle-dame, papillon star du règne animal | EntomoScience | Scoop.it
Voici l'histoire d'un insecte tellement répandu dans le monde qu’on le croirait volontiers ordinaire… alors qu’il accomplit des choses extraordinaires ! Chaque année, la belle-dame effectue l’une des plus spectaculaires migrations du règne animal. Enquête, entre l’Europe et l’Afrique, sur un lépidoptère de haut vol.

 

Vidéo GEO France - L'incroyable migration du papillon monarque
Par Rainer Harf
Publié aujourd'hui à 13h47.
(accès limité)
 

 

"L'héroïne de cette histoire pèse le cinquième d’un trombone. Et son cerveau a la taille d’un grain de poussière. Le promeneur qui l’aperçoit la prendra peut-être pour un insecte ordinaire, un papillon lambda. S’il savait… La belle-dame, également appelée vanesse des chardons (Vanessa cardui), est en réalité une incroyable vagabonde, dotée d’un système de navigation hypersensible. Une artiste de la survie, qui bat des records et stupéfie les scientifiques.

 

Aucune autre des quelque 160 000 espèces de papillons répertoriées n’est aussi largement répandue sur Terre. Et ne s’accommode d’habitats aussi variés : ces poids plumes à la robe d’un orange éclatant tacheté de noir et de blanc volettent, souvent solitaires, au-dessus des champs fleuris de France et des déserts de sable de Sonora (Mexique), des congères du Spitzberg (Norvège) et des cocotiers des Seychelles, dans l’océan Indien. Ils sont même capables de franchir les sommets des Alpes et de l’Himalaya. Seules l’Australie et l’Amérique du Sud, dans sa presque totalité, ne font pas partie de leur terrain de jeu.

 

"Pour moi, la belle-dame est un symbole, confie le photographe Lucas Foglia. Une métaphore de la capacité d’adaptation des êtres vivants dans un monde en mutation." Cet Américain a passé quatre ans à traquer le fameux papillon, explorant une douzaine de pays au côté de chercheurs qui tentent de percer les secrets de l’animal. Car la belle-dame a beau être connue des naturalistes depuis des siècles, elle reste une énigme pour la science."

(...)

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February 17, 7:19 AM
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« Science » rétracte l’article d’une sommité sur l’un des grands mystères de l’évolution

« Science » rétracte l’article d’une sommité sur l’un des grands mystères de l’évolution | EntomoScience | Scoop.it
La publication, qui place les éponges à la base de l’arbre phylogénétique des animaux, avait été approuvée par trois spécialistes et publiée le 13 novembre 2025. La revue a finalement rétracté l’article, à la demande des auteurs, après la constatation de deux erreurs majeures.

 

Par Nathaniel Herzberg

Publié hier à 17h30 "Les rétractations d’articles scientifiques sont devenues monnaie courante. Mais, quand la revue en question s’appelle Science, que la scientifique incriminée est une sommité de sa discipline, que c’est elle-même qui a demandé ce retrait, moins de trois mois après la publication, le tout portant sur l’un des grands mystères de l’évolution, l’information devient un événement." (...)
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February 14, 6:42 AM
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Chez cet insecte, l'amour rend véritablement aveugle

Chez cet insecte, l'amour rend véritablement aveugle | EntomoScience | Scoop.it
La drosophile ne passe pas seulement son temps à tourner en rond autour des fruits trop mûrs ou des poubelles. Elle cherche aussi à se reproduire, avec une telle ardeur qu'elle oublie le risque de prédation.

 

Par Sciences et Avenir avec AFP le 29.08.2024 à 14h48

 

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ndé

l'étude

 

 

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Sur le même sujet

 

  • Un filtre à base de dopamine réduit la perception du danger chez les drosophiles mâles, les aidant à se concentrer sur la parade nuptiale lorsqu'elles sont proches de l'accouplement - De www.birmingham.ac.uk - 31 août 2024, 18:10

 

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February 12, 12:38 PM
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Le milieu de l’architecture s’affiche écoresponsable… mais continue de planter des forêts de béton

Le milieu de l’architecture s’affiche écoresponsable… mais continue de planter des forêts de béton | EntomoScience | Scoop.it
Derrière leur engagement environnemental affiché, architectes et professionnels du bâtiment usent toujours largement de techniques et de matériaux nocifs. Pourquoi ? Décryptage d’une fissure entre les discours et les actes.

 

Par Xavier de Jarcy

Publié le 12 février 2026 à 07h00 (abonnés)

 

"Greenwashing. En français : écoblanchiment. Action de communication abusant de l’argument écologique. Dans le petit monde de l’architecture, le mot circule beaucoup. Surtout depuis que Le Monde a révélé, en août 2025, que les architectes Frédéric Chartier et Pascale Dalix poursuivaient en diffamation leur confrère Mathias Rollot. Maître de conférences à l’École nationale supérieure d’architecture de Grenoble, il avait, en juin 2023, signé dans le journal en ligne Lundimatin un article acerbe accusant leur agence de greenwashing. En menant quelques expériences isolées, comme la construction, en 2010, à Boulogne-Billancourt, d’une « école de la biodiversité » (...)"

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March 10, 7:30 AM
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Le gardien des blattes, un entomologiste philippin réhabilite un insecte essentiel

Le gardien des blattes, un entomologiste philippin réhabilite un insecte essentiel | EntomoScience | Scoop.it
Dans l’archipel des Philippines, un chercheur consacre sa vie à l’étude méconnue des cafards. Loin de l’image de nuisible, il défend le rôle écologique capital de ces insectes et découvre de nouvelles espèces, souvent uniques au monde.

 

le 8 mars 2026

Par Le Singulier avec AFP

 

"À la lueur de sa lampe frontale, Cristian Lucanas parcourt les forêts tropicales de son pays. Son objet d’étude, qu’il manipule avec une sérénité déconcertante, est l’un des insectes les plus universellement décriés, le cafard. Unique spécialiste national de ces blattes, ce scientifique de trente et un ans a déjà identifié quinze espèces nouvelles. Une passion qui lui vaut le surnom local de « Seigneur des Ipis ».

 

L’entomologiste admet pourtant avoir partagé la répulsion commune durant son enfance. Aujourd’hui, il préfère souvent évoquer un travail de musée plutôt que de préciser sa spécialité, tant la crainte qu’inspirent ces animaux semble ancrée. Pourtant, son discours est un plaidoyer pour la reconnaissance. Il souligne avec conviction que sur les quelque 4 600 espèces répertoriées à ce jour, des centaines restent à découvrir, un chiffre qui pourrait être bien plus élevé.

 

Cette méconnaissance est d’autant plus regrettable, selon lui, que les Philippines constituent un hotspot de biodiversité pour ces insectes. L’archipel abriterait environ 130 espèces, dont une large majorité est endémique. Le chercheur estime que près de 200 autres attendent encore d’être décrites. Leur disparition, prévient-il, aurait des conséquences en cascade sur les écosystèmes. En tant que détritivores, les cafards participent activement à la décomposition de la matière organique, un processus fondamental pour la fertilité des sols. Ils constituent également une source de nourriture cruciale pour de nombreux oiseaux et araignées."

(...)

 

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via « Ils jouent un rôle primordial » : comment le « Seigneur des cafards » défend ces insectes mal-aimés - Edition du soir Ouest-France - 09/03/2026 https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2026-03-09/ils-jouent-un-role-primordial-comment-le-seigneur-des-cafards-defend-ces-insectes-mal-aimes-ae660f21-2fd6-4c07-b725-cb897ee78fcd

 

Les Philippines en comptent environ 130 espèces, dont les trois quarts ne se trouvent nulle part ailleurs. Cristian Lucanas estime que 200 espèces locales attendent encore d’être répertoriées.


« Rôle primordial »

 

« S’ils disparaissaient, le fonctionnement de l’écosystème serait perturbé, car ils y jouent un rôle primordial », assure-t-il.
Comme les bousiers et les vers de terre, les cafards sont détritivores. Ils mangent et décomposent les matières organiques mortes, y compris leurs propres congénères, et les restituent ensuite au sol.


Certaines espèces sont porteuses de microbes pathogènes, mais un monde sans blatte verrait ralentir le processus de décomposition essentiel au maintien des écosystèmes, affirme Cristian Lucanas.

 

Certaines espèces, en particulier dans les montagnes, se reproduisent lentement et pourraient disparaître.
Plusieurs types de blattes philippines vivant dans des grottes, décrites pour la première fois dans les années 1890 pendant la colonisation espagnole, « n’ont plus été observées » depuis l’ouverture de ces zones au tourisme, explique-t-il."

 

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March 8, 2:48 PM
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« Ces animaux ont développé des pouvoirs extraordinaires » : plongée dans les abysses avec Marie-Anne Cambon

« Ces animaux ont développé des pouvoirs extraordinaires » : plongée dans les abysses avec Marie-Anne Cambon | EntomoScience | Scoop.it
Menacées par l'industrie minière, les abysses sont moins connus que la Lune. Seuls quelques humains ont pu les observer. C'est le cas de la microbiologiste Marie-Anne Cambon, qui nous replonge dans cet écosystème fascinant.

 

Par Hortense Chauvin et Jean-Marie Heidinger (photographies)
28 février 2026 à 07h30 Mis à jour le 3 mars 2026 à 08h31

 

Une vie en symbiose avec des bactéries amies

Ses recherches se concentrent sur une espèce en particulier : Rimicaris exoculata, une crevette translucide, pas plus longue qu’un doigt, reconnaissable à son énorme tête. Sur les rives des cheminées hydrothermales, ces crustacés se regroupent en agrégats compacts et frétillants — on peut en compter jusqu’à 2 500 par mètre carré. « C’est une explosion de vie. »

 

On comprend aisément, en écoutant Marie-Anne Cambon, que l’on puisse consacrer un quart de siècle à cet être des abîmes. Tout, chez lui, est captivant. Sa capacité à vivre dans un environnement extrême, d’abord. Les fluides qui s’échappent des cheminées hydrothermales, riches en gaz toxique et en métaux lourds, peuvent atteindre une température de 400 °C. Sur son ordinateur, elle lance une vidéo tournée lors d’une précédente expédition. On y distingue une crevette carbonisée, mais vivace. « Elle a dû s’approcher d’un peu trop près. »

 

Ajoutez à cela l’obscurité, la pression, la présence de roches radioactives… « Aucun humain ne serait capable de vivre dans ces conditions. Ces animaux ont développé des pouvoirs extraordinaires d’adaptation aux portes de l’enfer. » Leur étude pourrait, peut-être, un jour « nous aider à dépolluer des sites miniers ou industriels », pense la chercheuse.

 

Autre caractéristique fascinante : sa vie en symbiose avec des bactéries amies, logées dans ses bajoues. Ces bactéries font de la « chimiosynthèse » : elles transforment l’hydrogène sulfuré, le méthane et l’hydrogène émanant des cheminées hydrothermales en matière organique — « exactement comme les plantes font de la photosynthèse avec l’énergie lumineuse », explique Marie-Anne Cambon. Grâce à elles, les crevettes peuvent se nourrir. En échange, elles offrent aux bactéries un environnement stable, idéalement chauffé et oxygéné. « C’est le gîte contre le couvert », rit la microbiologiste. Là encore, nous pourrions « beaucoup apprendre » de cette relation symbiotique, dit-elle, notamment dans le champ de la recherche sur les antibiotiques.

Exploitation minière

À quel âge se reproduit Rimicaris exoculata ? Combien de temps peut-elle rester en vie ? Comment a-t-elle réussi à se disperser sur des milliers de kilomètres le long de la dorsale médio-Atlantique ? Comment se fait-il qu’elle ait des cousines au creux de l’océan Indien et de la fosse des Caïmans, au large de Cuba, mais pas dans le Pacifique ? « On se pose encore beaucoup de questions. »

 

Rien de surprenant à cela : Rimicaris exoculata a été observée pour la première fois il y a seulement quarante ans – quelques secondes, à l’échelle de la recherche. Longtemps, les abysses ont été crus inertes. Des organismes vivants n’y ont été décelés qu’en 1977. Déjà, pourtant, ils sont menacés."

(...)

 

image : Au centre : Remicaris exoculata, rapportée d’une mission exploratoire. Crédit : Jean-Marie Heidinger / Reporterre

 

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March 6, 1:53 PM
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Le monde fascinant et essentiel des insectes, avec Philippe Grandcolas

Le monde fascinant et essentiel des insectes, avec Philippe Grandcolas | EntomoScience | Scoop.it
Le monde fascinant et essentiel des insectes, avec Philippe Grandcolas

 

15 juillet 2023

 

Saviez-vous que le poids de l'ensemble des fourmis vivant sur terre est équivalent à celui des humains ? Non ? Pas de panique, c'est normal : on a souvent du mal à comprendre l'importance des insectes et la place qu'ils prennent sur terre.

 

Pour leur rendre justice, nous avons imaginé cette MasterClass, dédiée au rôle fascinant et essentiel des insectes. Et pour en parler, nous avons invité l'un des meilleurs spécialistes du sujet, Philippe Grandcolas, entomologiste et directeur adjoint scientifique de l'Institut Écologie Environnement du CNRS.

 

Car il est impératif de comprendre que les insectes sont essentiels à notre survie. Les abeilles, les bourdons ou encore les guêpes nous fournissent de la nourriture, en pollinisant les fruits et légumes. À la campagne, les larves des mouches permettent la dégradation des bouses de vache, contribuant à la fertilisation des sols. Malgré tous ces services rendus, les insectes restent largement sous-considérés. Quand ils ne sont pas carrément supprimés, à grand renfort d'insecticides pour l'agriculture intensive...

 

Dans cet entretien de près d'une heure, on prend le temps, justement, de les réhabiliter. Mais aussi de vous faire découvrir leurs facettes insoupçonnées : mémoire, communication, système de navigation... Préparez-vous à être incollable sur les insectes !

L'équipe :

  • Journalistes : Hugo Clément, Axel Roux, Margaux Brique, Jules Hernandez
  • Images : Pablo Rey, Victor Cavaillol
  • Montage : Robin Narèce
  • Graphisme : Charline Volfart

 

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via Sans guêpes, pas de vin ? Leur rôle essentiel dans la fermentation - Ôdélices, 24.07.2025 https://odelices.ouest-france.fr/actualites/ecologie/sans-guepes-pas-de-vin-leur-role-essentiel-dans-la-fermentation-54471/

 

Et si la prochaine fois que vous trinquiez, vous leviez aussi votre verre… aux guêpes ? Ces insectes souvent mal-aimés lors de nos piques-niques estivaux jouent en réalité un rôle aussi surprenant qu’essentiel dans la production de vin. Sans elles, certains cépages ne pourraient même pas fermenter ! A ce sujet, Hugo Clément reçoit Philippe Grandcolas, chercheur au CNRS, dans la masterclass Le monde fascinant et essentiel des insectes. On vous explique tout et on vous promet qu’à partir de maintenant, vous allez adorer les guêpes !

 

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March 4, 1:32 PM
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Bayonne : « Alerter, c’est conserver notre patrimoine », Fabien Fohrer, entomologiste, en conférence au Musée basque

Bayonne : « Alerter, c’est conserver notre patrimoine », Fabien Fohrer, entomologiste, en conférence au Musée basque | EntomoScience | Scoop.it
Fermé de janvier à mars 2025 à cause d’insectes xylophages, dits mangeurs de bois, le Musée basque et de l’histoire de Bayonne invite, un an après, l’entomologiste Fabien Fohrer pour une conférence sur « La conservation préventive en musée »


Par Recueilli par Clara Lenôtre
4 mars 2026 Mis à jour le 04/03/2026 à 18h22.

 

"Jeudi 5 mars à 18 heures, le Musée basque accueillera une conférence sur « La conservation préventive » donnée par Fabien Fohrer, 58 ans, biologiste spécialisé dans l’entomologie ( la science de l’étude des insectes, NDLR). Un an après la réouverture du Musée suite à l’infestation d’insectes xylophages, l’entomologiste vise sur la prévention plutôt que le traitement.

 

La présence d’insectes xylophages avait perturbé le bon déroulement du centenaire de cette institution bayonnaise. Le traitement du bâtiment et des collections désormais terminé, la programmation a repris son cours dès ce 25 mars.

 

Par quel insecte était infesté le Musée basque ?

 

Le Musée était infesté de « vrillettes », un insecte xylophage, dit mangeur de bois. Ici, c’était Calymmaderus solidus. Cette variété a sa préférence..."

 

image : Fabien Fohrer, entomologiste au Centre interdisciplinaire de conservation et de restauration du patrimoine (CICRP). Crédit photo : Fabien Fohrer

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March 2, 11:49 AM
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Journée mondiale de la vie sauvage 2026 | Official website of UN

Journée mondiale de la vie sauvage 2026 | Official website of UN | EntomoScience | Scoop.it
Qu’est-ce que la Journée mondiale de la vie sauvage ? Le 20 décembre 2013, la 68e session de l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 3 mars Journée mondiale de la vie sauvage. Cette date fait référence au 3 mars 1973, jour de l’adoption de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).

 

À propos de la Journée mondiale de la vie sauvage 2026 | Official website of UN

 

"Cette année, le Secrétariat de la CITES s’est associé au Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), à Jackson Wild (hôte du Concours des films de la Journée mondiale de la vie sauvage), ainsi qu’au Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) (hôte du Concours artistique de la Journée mondiale de la vie sauvage pour les jeunes) pour organiser l'événement de célébration de haut niveau des Nations Unies qui aura lieu le mardi 3 mars 2026 et sera retransmise en direct sur la chaîne YouTube de la Journée mondiale de la vie sauvage." 

 

 

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February 28, 1:00 PM
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Prévenir les risques d’émergences de maladies zoonotiques : le nouveau projet ASEACA signé | Cirad

Le programme PREACTS (PREzode in ACTion in the global South) constitue la participation de la France au financement de l'initiative PREZODE (PREventing ZOonotic Disease Emergence). ASEACA en est la troisième phase, après AfriCam et ASAMCO. ASEACA vient d’être signée le 23 février entre l’Agence Française de Développement et le Cirad.

 

23 février 2026

 

"Mobiliser l’approche One Health pour réduire les risques d'émergence d'agents pathogènes zoonotiques à potentiel pandémique dans un contexte d'évolutions environnementales, climatiques, sociales et d’inégalités de genre, c’est la finalité du projet ASEACA qui sera conduit jusqu’en 2029 dans le cadre du programme PREACTS (PREzode in ACTion in the global South)."

 

ASEACA - Prévention des risques d’émergences de maladies zoonotiques à potentiel pandémique en Asie du sud-est, en Afrique Australe et de l’Est et en Région Caraïbes est co-construit avec les parties prenantes en cohérence avec les 5 piliers de l'initiative PREZODE

 

1 - Comprendre les risques zoonotiques et les pratiques en matière de risques ;  
2 - Co-construire des solutions pour réduire les risques zoonotiques ; 
3 - Renforcer les systèmes d'alerte précoce pour détecter les risques zoonotiques 
4 - Promouvoir un système d'information mondial pour la surveillance et la détection précoce
5 - Engager les acteurs et renforcer les réseaux et les politiques « One Health ».

 

exemples d'agents pathogènes : HPAI, rage, fièvres hémorragiques, fièvre de la vallée du rift, anthrax, nipah, coronavirus.

 

image : Processus de co-construction du projet ASEACA. Crédit : Cirad

 

 
Bernadette Cassel's insight:

 

 

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February 26, 1:58 PM
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Défis liés à la prévention et au contrôle du paludisme au Vietnam

Défis liés à la prévention et au contrôle du paludisme au Vietnam | EntomoScience | Scoop.it
Le Vietnam est sur le point d'atteindre son objectif d'élimination du paludisme. Cependant, certaines localités connaissent encore une augmentation des nouveaux cas, et le risque de paludisme importé demeure constant. La pérennisation des acquis en matière de prévention et de lutte contre le paludisme exige des solutions multiples, notamment la participation active des autorités locales et des communautés.

 

"Défis liés à la prévention et au contrôle du paludisme : nécessitent une action décisive de la part des autorités locales."

Báo Nhân dân • 20/09/2025

 

"Voici les points de vue partagés par les experts : le Dr Tran Quang Phuc, directeur adjoint de l’Institut national de paludisme-parasitologie-entomologie, et le Dr Ngo Duc Thang, chef du département d’épidémiologie du paludisme de cet institut, lors du séminaire intitulé « Le Vietnam sur la voie de l’élimination du paludisme : opportunités et défis ». Ce séminaire a été organisé par le journal Nhan Dan en collaboration avec l’Institut national de paludisme-parasitologie-entomologie le 18 septembre."

(...)

 

 

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February 24, 12:20 PM
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Bientôt des chiens de chasse contre le scarabée japonais

Bientôt des chiens de chasse contre le scarabée japonais | EntomoScience | Scoop.it
L'insecte est devenu une véritable plaie en Suisse. Mais une chercheuse à Zurich a dressé avec succès des chiens pour repérer des larves au sol.

 

par Christine Talos
30. septembre 2025, 08:23
 
"... Pour son mémoire de master, la scientifique Aline Lüscher a testé une approche totalement nouvelle. Elle a dressé deux chiens de chasse à reconnaître l’odeur des larves du scarabée japonais dans la terre, même lorsqu’elles se trouvent à 20 centimètres sous la surface.

Des tests grandeur nature

Jusqu’ici, cela a bien fonctionné en laboratoire. Il va falloir désormais tester la méthode en plein air. Ce qui risque d'être plus compliqué, car de nombreux éléments peuvent distraire les chiens. Mais la chercheuse doit encore patienter. « Nous ne pouvons pas commencer immédiatement l’entraînement des chiens à l’extérieur, car il faut obtenir des autorisations de la Confédération », explique Aline Lüscher.

 

L’expérience a en tout cas déjà reçu aussi le feu vert de Cristina Marazzi, cheffe du service phytosanitaire du canton du Tessin. Il faut dire que le scarabée pullule, notamment sur les pelouses du canton, en raison des pluies qui se sont abattues l'été 2024. Des pluies qui auraient favorisé la survie des larves. « Ce sont des pistes qu’il faut explorer », estime la responsable. « Car un usage excessif de produits phytosanitaires a des conséquences encore plus graves que la présence du coléoptère lui-même ».

 
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February 22, 12:11 PM
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Censure partout. "On est une colonie numérique américaine" - Fabrice Epelboin

Censure partout. "On est une colonie numérique américaine" - Fabrice Epelboin | EntomoScience | Scoop.it
Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Élucid, Fabrice Epelboin alerte sur la tournure autoritaire, pour ne pas dire totalitaire qui impacte le monde numérique. On est à l’aube d’un tournant radical et rapide qui risque de bouleverser notre société.

 

21 févr. 2026 INTERVIEWS ELUCID

Présentateur : Olivier Berruyer
Production : Carla Costantini
Monteur : Xavier de Capèle

 

"Notre dépendance grandissante aux outils numériques est utilisée contre nous, pour nous manipuler, si bien qu’internet n’est plus tout à fait un espace de liberté, de connaissance et d’émancipation. La censure se généralise sous de nouvelles formes et la vie privée n’existe plus : elle a été vendue ou pillée avec la complicité de nos dirigeants. Du DSA* aux conséquences de l'affaire Epstein en passant par l'IA, cet entretien fait un état des lieux sans langue de bois de la situation."

 

▶ Fabrice Epelboin est un entrepreneur français [du web, ndé], analyste des enjeux politiques, sécuritaires et informationnels du numérique. Il a cofondé des médias, des entreprises, et mené des enquêtes pionnières sur les manipulations en ligne. Il enseigne à Sciences Po et intervient comme expert sur la cybersécurité, la culture hacker et le pouvoir politique des plateformes.

Sommaire :


0:00:00 - Zapping
00:01:56 - Le DSA, la censure européenne
00:18:03 - La pratique du shadowban, la censure invisible
00:25:25 - Les causes de la censure
00:28:53 - Le tournant du Covid
00:32:22 - Censure et radicalisation
00:44:47 - Le projet « chat control »
00:48:02 - La fin de l'anonymat sur internet ?
00:52:29 - Les ingérences étrangères dans le numérique
00:54:51 - L'absence de souveraineté numérique
01:04:02 - L'impact de l'IA
01:17:02 - La « dette cognitive » envers l'IA
01:19:45 - Le risque pour les données personnelles et la fin de la vie privée
01:27:52 - Le scandale méconnu des Twitter files
01:32:36 - L'affaire Epstein et les médias
01:43:56 - Question finale

 

 

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via @Marco Bertolini
sur Going social

Aujourd'hui, 11:05
 
[* DSA : Digital Services Act ou Règlement sur les services numériques, ndé]
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February 19, 12:16 PM
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Leishmaniose : un vaccin humain en développement

Leishmaniose : un vaccin humain en développement | EntomoScience | Scoop.it
Le Professeur Hechmi Louzir évoque un vaccin humain prometteur contre la leishmaniose. Découvrez ses idées innovantes.

 

La Presse de Tunisie, 18.02.2026 (accès limité)

 

"Le professeur Hechmi Louzir, expert en immunologie et ancien directeur général de l’Institut Pasteur de Tunis, a exprimé ce mercredi 18 février 2026 son espoir de voir développé prochainement un vaccin humain contre la leishmaniose.

Selon le Professeur Louzir, le vaccin actuellement destiné aux chiens n’est pas suffisamment efficace, et la meilleure solution reste la mise au point d’un vaccin spécifique pour l’homme."

(...)

 

------

ndé

complément

 

Plus de 3 500 cas de Leishmaniose par an en Tunisie — Les vétérinaires tirent la sonnette d’alarme, 19.01.2026
https://businessnews.com.tn/2026/01/19/plus-de-3500-cas-de-leishmaniose-par-an-en-tunisie-les-veterinaires-tirent-la-sonnette-dalarme/1383561/

 

Une maladie endémique aux formes multiples

La leishmaniose est une maladie infectieuse provoquée par des parasites microscopiques du genre Leishmania. Elle est classée parmi les zoonoses, c’est-à-dire les maladies transmissibles de l’animal à l’être humain. La transmission s’effectue principalement par la piqûre de petits insectes hématophages, communément appelés phlébotomes, souvent assimilés au moustique dans le langage courant. Les rongeurs, notamment les rats, ainsi que certains carnivores domestiques et errants, constituent des réservoirs naturels du parasite.

 

En Tunisie, la situation épidémiologique se caractérise par la coexistence de trois formes cliniques principales de la maladie. La plus fréquente est la leishmaniose cutanée. Selon Dr Rejeb, elle se manifeste par des lésions ou des ulcérations cutanées, souvent indolores, mais pouvant laisser des cicatrices définitives. Bien que rarement mortelle, cette forme a un impact psychologique et social non négligeable, notamment chez les enfants et les jeunes adultes.

 

La leishmaniose viscérale, quant à elle, demeure la forme la plus grave. Elle touche principalement les organes internes tels que la rate, le foie et la moelle osseuse. En l’absence de traitement, elle est mortelle dans la majorité des cas. D’après Dr Rejeb, en Tunisie, une vingtaine de cas sont recensés chaque année, un chiffre relativement limité mais qui exige une vigilance constante. 

 

La troisième forme, dite muco-cutanée, affecte les muqueuses de la bouche, du nez et de la gorge, entraînant des lésions sévères et parfois irréversibles.

 

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la leishmaniose cutanée d’origine zoonotique, principalement causée par Leishmania major, demeure un enjeu majeur de santé publique en Tunisie. Cette forme de la maladie s’inscrit dans un cycle parasitaire bien identifié, impliquant des réservoirs animaux spécifiques, notamment les rongeurs Psammomys obesus, Meriones shawi et Meriones libycus. La transmission à l’homme est assurée par un vecteur unique et clairement établi, le phlébotome Phlebotomus papatasi, dont la présence est fortement corrélée aux conditions écologiques locales.

 

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February 16, 11:41 AM
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Laure Bournez, Jonas Durand, Olivier Duron, Magalie René-Martellet, Claude Rispe : Tiques et santé. Biologie, maladies, maîtrise du risque

Laure Bournez, Jonas Durand, Olivier Duron, Magalie René-Martellet, Claude Rispe : Tiques et santé. Biologie, maladies, maîtrise du risque | EntomoScience | Scoop.it
Face aux déséquilibres écologiques et au risque croissant d’épidémies liés au changement global, il est légitime de s’interroger sur le rôle des tiques, connues pour transmettre de nombreux agents pathogènes à l’homme et l’animal. Elles peuvent être à l’origine d’un certain nombre de maladies, comme la maladie de Lyme.

 

Édition : 1re édition

Collection : Enjeux sciences

Publication : 2 janvier 2026

 

"Cet ouvrage présente en premier lieu des éléments de base sur la biologie et l’écologie de ces parasites : quels sont leurs habitats, leurs hôtes préférés ? Comment localisent-ils ces hôtes et comment se reproduisent-ils ? Quels agents pathogènes transmettent-ils ? Sommes-nous égaux face au risque de piqûre ? Quelles sont les zones les plus infestées ? 

 

Les composantes du risque lié aux tiques et les moyens de connaître et suivre ce risque sont ensuite détaillés. Des stratégies sont proposées, qu’il s’agisse d’actions individuelles (adaptation des comportements, recours éventuel à la vaccination) ou collectives (meilleure gestion des zones de contact entre espaces naturels et zones habitées).

 

Ce livre s’adresse à toute personne pratiquant des activités de plein air, ainsi qu’aux étudiants et enseignants. Il invite, sans alarmisme, à une approche basée sur la vigilance."

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February 13, 6:47 AM
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Qu’est-ce que l’iridescence ? | MNHN

Qu’est-ce que l’iridescence ? | MNHN | EntomoScience | Scoop.it
L’iridescence est un phénomène optique dans lequel la couleur d’un objet dépend de l’angle d’observation et d’éclairage de celui-ci. En fonction de l’interaction de la lumière avec les structures à la surface de l’objet, différentes couleurs peuvent apparaître. Ce phénomène s’observe dans un grand nombre de situations, que ce soit sur les minéraux, les ailes de certains papillons, les bulles de savon, les taches d’essence et bien d’autres… 

 

image : Cétoine dorée (Cetonia aurata)

CC BY-SA 3.0 I. Chrumps

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February 11, 11:51 AM
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« Défendre le langage scientifique, c’est défendre la capacité collective à nommer le réel pour pouvoir le comprendre »

« Défendre le langage scientifique, c’est défendre la capacité collective à nommer le réel pour pouvoir le comprendre » | EntomoScience | Scoop.it

"TRIBUNE. Dans une tribune au « Monde », Astrid Chevance, chercheuse en épidémiologie clinique, insiste sur la nécessité de ne faire aucune concession avec la liste de mots censurés par l’administration Trump."

 

Astrid Chevance, maîtresse de conférences en santé publique à l’université Paris Cité et chercheuse en épidémiologie clinique au Centre de recherche en épidémiologie et statistiques (Cress)

 

Publié le 03 février 2026 à 12h30

 

En mars 2025, le New York Times révélait l’existence d’une liste de près de 200 mots que l’administration fédérale américaine demandait de retirer des documents scientifiques, des appels à projets et des sites d’agences publiques. Parmi eux : « handicap », « inégalités », « diversité ». Cette liste ne cesse de s’allonger. On y voit apparaître des expressions centrales de la recherche biomédicale et clinique, comme « fondé sur les données de la science » (evidence-based), « à risque » ou encore « soins centrés sur les personnes » (person-centered care). C’est ainsi tout un langage – et, avec lui, des manières de penser, de mesurer et de soigner – qui est progressivement démantelé.


Les sites institutionnels ont rapidement été mis en conformité. Des informations et des bases de données ont été retirées du site des centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies, comme certaines pages de prévention du VIH. Certaines ne sont jamais réapparues, notamment celles consacrées à l’injustice environnementale. D’autres ont été restaurées à la suite de décisions de justice, mais accompagnées d’un bandeau introductif révélateur d’une intention de réécrire les choses : « Cette page ne reflète pas la réalité. »


Il ne s’agit donc pas d’une querelle sémantique, mais d’une mesure politique radicale : supprimer des mots pour contrôler ce qui peut être étudié, financé, publié – et, en définitive, reconnu. Derrière les mots, ce sont en réalité des personnes qui deviennent plus difficiles à nommer, à rendre visibles et à faire exister."

(...)

 
Bernadette Cassel's insight:

 

En relation

 

  • Les 200 mots bannis par l’administration Trump - De www.questionsdeclasses.org - 16 mars 2025, 19:52
 
  • « La guerre de Trump contre la science est la phase terminale d’une longue maladie dont les premiers signes ont été ignorés » - De www.lemonde.fr - 9 mars 2025, 04:00
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