Une introduction sur les Cat Bonds par des étudiants de l'ESILV
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Stéphane NEREAU's insight:
La cause en est très certainement, le scandale du Libor (lire l'encadré) qui, initialement limité à la sphère britannique, aura finalement touché depuis fin 2012 l'univers bancaire européen pour devenir l'affaire de l'Euribor. Une affaire dont se seraient bien passées les institutions financières françaises, qui commençaient à peine à se remettre des deux crises successives de 2008 et 2011. Ainsi, neuf banques européennes ont été pointées du doigt par le régulateur européen, entretenant de fait les craintes des assureurs, soucieux d'obtenir une plus grande visibilité de l'exposition des banques françaises à cette affaire. Ce que confirme Didier Seigneur : « Ce scandale a forcément des répercussions sur les banques européennes, y compris en France. Une communication par les établissements financiers au sujet de leur participation à ces ententes bancaires et des éventuelles enquêtes qui ont été menées à leur encontre s'est avérée nécessaire afin de nous permettre de poursuivre notre partenariat sur la durée. » Et le responsable des risques financiers d'AIG France de conclure : « Nous remarquons également que ces acteurs font également monter en puissance leur captive, afin de limiter l'impact de la hausse de certains tarifs. »
Stéphane NEREAU's insight:
En revanche, le thème du risk-management sans frontière les a très vite amenés à évoquer l’internationalisation de leurs clients et les relais de croissance qu’ils pensent trouver avec les pays émergents. Le président de Mapfre Global Risk, Alfredo Castelo, a évoqué la nécessité, pour les assureurs désireux d’accompagner leur client à l’international, de «se doter d’une direction globale dédiée aux grands risques». De son côté, Philippe Rocard, directeur général d’Axa CS, a ajouté : «Les pays émergents sont évidemment une opportunité pour nous assureurs. Mais cela s’explique par le fait que cela en est aussi une pour nos clients.»
Stéphane NEREAU's insight:
Il est encore prématuré pour analyser l'attitude qu'auront adoptée les risk-managers lors des derniers renouvellements de janvier 2014. L'Amrae ne souhaite pas communiquer sur le sujet avant fin juin, date à laquelle elle publiera les premiers résultats des souscriptions. Mais d'ores et déjà, les acteurs du marché s'accordent à reconnaître que les modifications de la grille sont connues des entreprises et de leurs risk-managers. Les courtiers, auxquels il appartient de proposer les aménagements à leurs clients, ont joué le rôle de relais, se félicite un porte-parole de l'Amrae. « Nous avons informé de manière systématique tous nos clients et nous leur avons proposé les modifications structurelles », confirme Hervé Houdard, directeur général de Siaci Saint-Honoré. Les deux tiers de ses clients ont accepté de revoir les conditions de leur souscription. « Le nouveau régime permet de différencier les prises de risques en fonction de la localisation de l'entreprise, mais également en fonction des efforts de prévention accomplis au cours de ces dernières années », relève-t-il. À l'issue de douze ans de régime obligatoire, ces investissements encouragent aujourd'hui les entreprises à baisser la garde et à escompter quelques retours sur investissement par des économies sur leur prime d'assurance. Craignant peu une réduction de leurs commissions, parce qu'ils sont essentiellement rémunérés sur honoraires, les courtiers voient avant tout dans les modifications du tarif Gareat l'opportunité de démontrer leur valeur ajoutée auprès de leurs clients.
Anticiper, comprendre et s'approprier les enjeux de demain pour aider les entreprises et leurs dirigeants dans leur stratégie et leur développement
Stéphane NEREAU's insight:
L'AMRAE organise depuis 20 ans le rendez-vous des métiers du Risque et des Assurances en entreprise pour favoriser échanges, réflexions et partages d'expériences. La 22e édition aura lieu à Deauville les 5, 6 et 7 février 2014.
Un acte de corruption, mené n'importe où dans le monde, peut être lourd de conséquences pour les dirigeants d'un groupe.
Stéphane NEREAU's insight:
Cette mondialisation de la corruption est d'autant plus préoccupante que, dans le contexte actuel, mêlant crise et globalisation commerciale, les entreprises sont de plus en plus enclines à aller chercher la croissance hors de nos frontières. « Au cours de ces dix dernières années, nous avons assisté à une prise de conscience progressive de l'enjeu du risque de corruption de la part des organisations françaises », observe David Vigier. Sur les 40 entreprises du CAC, 34 ont à ce jour scellé des partenariats avec des organismes - à l'instar de Transparency International - afin d'être accompagnées dans leur démarche d'anticipation. « Dans l'entreprise, le "risk manager" a vocation à cartographier et à alerter son comité exécutif, voire son conseil d'administration, sur les risques encourus, indique David Vigier. Le top management doit s'engager sur la ligne à suivre et valider les dispositifs de prévention. »
Un « référentiel métier » des risk managers (directeur des risques) a été publié l’an dernier. Tandis que les effectifs s’étoffent dans les entreprises.
Stéphane NEREAU's insight:
101 à 120 k€, c’est la rémunération brute 2013 du risk manager (hors variable) selon Deloitte / Amrae.
De fait, les ETI semblent gagner en maturité en matière de contrôle des risques. Dans son dernier baromètre sur le sujet (juin 2013) , Deloitte fait état d’une hausse de 13 % des effectifs des spécialistes ERM (gestion globale des risques) et de 19 % dans les équipes dédiées à l’AP (assurance et prévention). « Les ETI sont en train de s’émanciper de ce qui les freinait : la crainte de voir ralentir leur processus décisionnel, note Marc Bartel. Et réalisent aujourd’hui l’investissement nécessaire à la gestion du risque : un coût financier et humain. » Malgré une demande croissante, les chasseurs de tête ne crient toutefois pas à la pénurie. « Le marché est un petit peu tendu, comme toujours lorsqu’il s’agit de fonctions ’haut de gamme’, mais il y a pour l’instant un relatif équilibre entre l’offre et la demande », estime Stéphane Romano. « S’il existe des formations juridiques et financières, le « risque » à proprement parler, lui, ne s’enseigne pas sur les bancs des universités ni des grandes écoles, précise pour sa part Marc Bartel. Les profils sont donc très variés : c’est une expertise qui s’acquiert encore beaucoup sur le terrain ». Cela pourrait évoluer.
Stéphane NEREAU's insight:
Des choses simples à mettre en place «Les industriels ont parfois tendance à croire que la prévention coûte cher. Pour autant, il suffit souvent de mettre en place des choses simples pour éviter que certains sinistres pèsent trop lourdement sur la rentabilité de l'entreprise, au point de mettre en jeu sa survie», lance Thierry Masurel, directeur général Europe du Sud de FM Global. L'assureur a également pu démontrer, en s'appuyant sur son panel de clients, que la prévention, véritable axe de sa stratégie, avait du bon, puisque, selon son enquête interne, la tendance est inverse sur son portefeuille clients.
Stéphane NEREAU's insight:
«Toutes les entreprises, qu’elles soient ou non globales ou multinationales, sont soumises aux risques de la globalisation» : le message est clair, car, selon le PDG de Scor, toutes appartiennent, à un niveau ou à un autre, à l’énorme réseau qui s’est mis en place dans l’échange des produits et des services. A quoi s’ajoutent les flux financiers qui sont aujourd’hui totalement globalisés, sans parler de la «globalisation politique» à laquelle il faut veiller lorsque la stratégie d’une entreprise la conduit à prévoir des implantations dans certains pays. «Oui, la globalisation exacerbe la sensibilité aux risques de toutes natures et pose des défis et des menaces qui doivent être pensés et pris en compte par les risk-managers », conclut Denis Kessler.
Stéphane NEREAU's insight:
Gras Savoye vient d’annoncer l’ouverture de sa 50e filiale, en Jordanie. Un déploiement international qui ne date pas d’aujourd’hui, mais qui semble s’être accéléré. Cependant, si François Varagne considère l’international comme un levier de croissance important, il précise qu’il n’est que l’un d’entre eux : «Notre réseau national, l’assurance collective de personnes et l’IARD sont d’autres relais de croissance que nous avons su activer en 2013.» Premier trimestre 2014 : finalisation de la nouvelle organisation Interrogé sur l’état d’avancement du plan stratégique annoncé il y a un an, le directeur général de Gras Savoye affirme que le planning est respecté et que la nouvelle organisation sera définitivement en place à la fin du premier trimestre de cette année : «La réorganisation est maintenant derrière nous…» Enfin, il se félicite des résultats obtenus à l’occasion des renouvellements 2014, citant par exemple le gain de nouveaux contrats tels EDF et Suez, soulignant que «les clients sont conscients des bénéfices de la nouvelle organisation».
Invité sur le plateau News Assurances Live lors des 22èmes rencontres de l’AMRAE à Deauville, Stanislas Chapron, CEO de Marsh France, revient sur l’année 2013 pour le secteur du courtage et son enseigne et évoque notamment les problématiques liées aux ETI.
Stéphane NEREAU's insight:
Dans un contexte économique compliqué, Stanislas Chapron évoque d’abord les différents enjeux auxquels les entreprises ont du faire face en 2013, un exercice qu’il juge similaire à celui de l’année précédente. Le dirigeant du courtier américain Marsh en France insiste notamment sur les problématiques de réduction des coûts, la protection du cash flow ou de l’optimisation du coût total des risques. M. Chapron revient ensuite sur le sujet des ETI, très en vogue auprès des courtiers actuellement, ainsi que sur les enjeux autour des grandes entreprises, affirmant au passage que les produits packagés par le courtier peuvent très bien se décliner sur les PME/PMI. Enfin, le dirigeant évoque la période des renouvellements ainsi que l’importance de l’accompagnement des clients dans un contexte difficile économiquement.
Stéphane NEREAU's insight:
Considéré comme l’une des tendances majeures du marché de l’assurance depuis une quinzaine d’années, le risk-management prend toujours plus d’ampleur en sortant du carcan des grandes entreprises pour s’installer également dans les ETI, voire les PME. Une évolution particulièrement favorable au secteur de l’assurance qui voit ces entreprises toujours plus sensibles à la prévention de leurs risques et aux transferts de ceux-ci vers les assureurs. La pauvreté, facteur de risque Commentant également l’annonce faite à Davos sur la base d’études conduites au niveau mondial identifiant la pauvreté comme le principal facteur de risque dans les années à venir, Bernard Spitz revient sur le boom démographique inédit que le monde a connu en si peu de temps, «un facteur de tension indéniable», selon le président de la FFSA. |
Pour refondre la relation en situation de crise vous écrivez: « il est nécessaire d’abandonner le principe même de « communication de crise » et de passer à l’étape suivante : les Relations Publics en situation de crise ». Pourquoi? Aujourd’hui nous sommes face à une nouvelle péréquation de la communication en situation de crise : les publics décryptent « la com », les apparitions médias et ne veulent plus être de simples récepteurs d’une communication prémâchée. S’ajoute aux publics légitimes en situation de crise une foule de commentateurs constituée d’experts plus ou moins éclairés qui viennent parasiter toute communication dès lors qu’elle est visible. Les relations publiques de crise sont plus discrètes, plus en phase avec les publics légitimes, moins sujettes à des commentaires...
Stéphane NEREAU's insight:
On ne captive pas les administrés en évoquant la façon dont les risques sont gérés dans la commune. C'est même un thème anxiogène que j'aborde rarement avec eux, car ils sont peu demandeurs d'informations sur la question ! », réagit spontanément Bernard Guy, maire de Saint-Blin. « C'est un sujet peu porteur et sans impact électoral, qui n'est pas considéré par les maires comme valorisant au niveau de leur gestion globale », à en croire Julien Vignoli (Gras Savoye). « En revanche, s'ils identifient eux-mêmes un risque (nécessité de mettre une barrière devant l'école, de combler un nid-de-poule...) ou pire, s'ils sont victimes d'un sinistre, alors là, nous les entendons et ils savent nous trouver », rappelle Bernard Guy. « C'est le paradoxe des citoyens : ils ne s'intéressent à la gestion des risques que lorsqu'ils sont directement concernés ou quand un problème survient », complète Gérard Sagué, responsable de l'Association départementale des maires des Pyrénées-Orientales. Pour Yves Delbancut (Maif), il y a deux façons de communiquer sur les risques : « On peut dire "Attention, ne bougez plus, c'est trop dangereux", ou choisir d'exposer objectivement les risques et expliquer les actions de prévention menées pour les réduire. » Mais communiquer peut parfois être également contre-productif. Si l'on prend l'exemple du risque d'inondations, il n'est pas rare de voir des administrés exprimer leur incompréhension, voire leur opposition, face à l'interdiction de l'urbanisation dans des secteurs inondables. Non conscients des risques existants sur la commune, ces habitants craignent la diminution de la valeur foncière de leurs biens. L'organisation de séances d'information peut alors être utile pour expliquer les risques et calmer les esprits. « Avoir une gestion prudente des risques peut ainsi susciter des mécontentements et réduire le potentiel d'éligibilité, mais il faut garder en tête notre objectif premier : la sécurité », considère Bernard Guy, maire de Saint-Blin. De fait, si évoquer la bonne gestion des risques n'est pas considéré comme un argument électoral en soi, faire preuve de négligence peut, à l'inverse, agir comme un couperet, d'autant plus si un sinistre survient et qu'il se trouve médiatisé, telle la tempête Xynthia en Vendée en 2010. « On ne peut pas dire qu'on peut être réélu grâce à une bonne gestion des risques, c'est beaucoup plus large et plus complexe. Mais cela contribue à instaurer la confiance entre le maire et ses administrés. Par contre, en cas d'erreur avérée, après un sinistre majeur notamment, la sanction des urnes sera immédiate », confirme Laurent Jacques. Ainsi, à l'heure où 60% des maires ont déjà choisi de se représenter, avoir élaboré une gestion efficace des risques durant son mandat pourra permettre d'éviter les sanctions électorales et contribuera à créer un climat favorable à la réélection.
Stéphane NEREAU's insight:
On ne peut pas, toutefois, attribuer tous les bénéfices à la réassurance structurée. « La stratégie de protection des fonds propres diffère selon les contraintes exercées sur le capital. Elles ne sont pas les mêmes selon qu'il s'agit d'une mutuelle ou d'une société d'assurances constituée en société par action et cotée en Bourse », remarque Patrick Thourot, le président d'Altia. Cependant, indéniablement, la réassurance structurée connaît un regain motivé à la fois par la crise financière et par les contraintes imposées par la directive européenne Solvabilité 2. « La situation financière de certaines compagnies, liée à la conjoncture financière, et l'actionnariat bancaire dominant dans l'industrie de l'assurance vie les conduisent à assurer une stabilité de leur résultat sur une période déterminée et à protéger leur capital, voire à trouver des substituts au capital pour soutenir leur croissance en respectant les contraintes de marge de solvabilité », remarque Yvan Besnard, Treaty Chief Underwriting Officer Worldwide chez Scor Global P et C. La réforme réglementaire européenne a suscité une prise de conscience sur le rôle de la réassurance qui bénéficie indirectement à la réassurance structurée. « Autrefois, les assureurs se contentaient de protéger leurs activités ligne par ligne par de l'achat de réassurance. Aujourd'hui, ils saisissent mieux les interactions qu'ont leurs activités entre elles parce que Solvabilité 2 réclame un modèle interne. Les cédantes réfléchissent davantage aux effets de la réassurance sur leur bilan », constate Silke Sehm, ajoutant que la directive « punit » la volatilité. Simon Dufour est plus optimiste encore : « Le fait que la date de mise en application de Solvabilité 2 soit désormais connue est un élément qui va faciliter la prise de décision des cédantes relative aux produits structurés. Nous nous attendons donc à ce que l'intérêt des cédantes pour ce genre de produit soit pérenne. » Il reste désormais aux réassureurs et à leurs équipes dédiées de saisir la balle au bond.
Stéphane NEREAU's insight:
Pour autant, le marché hexagonal de l'assurance se différencie aussi de ses voisins européens par le retour depuis l'an dernier des LTA (long term agreement) sur différentes branches assurantielles. « Nous nous inscrivons dans l'accompagnement sur le long terme avec nos clients. Ce sont réellement des partenariats construits sur la durée », confie Patrick de la Morinerie, directeur général adjoint d'Axa Corporate Solutions. Et Marc Michoullier, directeur général adjoint et membre du directoire de Marsh France de conclure : « Tout le monde cherche de la continuité et de la sécurité. La mise en place plus nombreuse des LTA, notamment en dommages, est un élément qui explique cette stabilité de marché. »
Stéphane NEREAU's insight:
Depuis plusieurs années, le marché de l'assurance sur le segment des grands comptes est atone. Ainsi, deux leviers de croissance se dégagent pour les courtiers et les assureurs grands risques : l'international et les entreprises de taille intermédiaires. Pourquoi ? Parce qu'elles intensifient leur gestion des risques assurables, s'internationalisent et s'exposent ainsi à de nouveaux risques.
Les crises sanitaires ont des impacts de plus en plus ravageurs aux plans financiers et de la réputation.
Stéphane NEREAU's insight:
Tous les maillons de la chaîne doivent donc se prémunir des risques sanitaires et de leur impact, à la fois financier et en termes d'image. En théorie, les garanties « RC [responsabilité civile] Produits » des assureurs sont faites pour cela. Mais ces garanties ne fonctionnent pas toujours : dans le cas des lasagnes à la viande de cheval, par exemple, il n'y a pas eu, à proprement parler, de risque sanitaire. Par ailleurs, la garantie « frais de retrait » ne se déclenche que si le gouvernement ordonne que les produits soient retirés de la vente. Cela a été le cas en France, mais pas dans les autres pays où Findus a tout de même pris la décision, au nom du principe de précaution, de retirer des rayons toutes ses lasagnes. Enfin, la garantie DINC (dommages immatériels non consécutifs) apparaît encore souvent trop chère, au regard de plafonds de garantie très limités. Si bien que de nombreux producteurs préfèrent s'en passer.
Les entreprises françaises n'ont pas les moyens humains et techniques nécessaires pour faire face à la menace..
Stéphane NEREAU's insight:
Lente prise de conscience
Pourtant, selon une étude menée par le groupe Aon, les entreprises européennes ne classent encore le cyberrisque qu'en 19e position, loin derrière les sociétés américaines (8e place). « Le cyberrisque n'est pas évalué à sa juste mesure car les entreprises européennes n'ont pas encore constaté de gros sinistre en la matière », explique Robert Leblanc, PDG d'Aon en France. Résultat ? Les conduites des entreprises sont bien légères. Selon Provadys, 83 % des entreprises françaises n'ont pas d'équipe dédiée aux cyberattaques et 53 % s'avouent incapables de détecter ou remonter une attaque. Enfin, près de trois quarts des entreprises n'ont même pas intégré le sujet à leurs scénarios de crise. Autant dire que le cyberrisque est aujourd'hui devenu un véritable enjeu. Néanmoins, « tous les "risk managers" ne sont pas à l'aise pour l'aborder, sachant que beaucoup ont plutôt une culture d'origine issue du droit ou des assurances », reconnaît Alain Gravier. La solution ? Travailler main dans la main avec les experts, c'est-à-dire les directeurs des systèmes d'information.
Stéphane NEREAU's insight:
ne stratégie pour quatre pôles Pour se donner les moyens de ses ambitions, le président du directoire du groupe parisien estime avoir renforcé ses équipes avec de véritables spécialistes reconnus sur la place du courtage. Il revient également sur le changement d'actionnariat, et la prise de contrôle en 2008 par la famille Burrus du capital du groupe. «Cela nous a permis d'assoir la stratégie du groupe qui est basée sur quatre grands pôles», confie-t-il. Ces quatres grands pôles ne sont autres que Diot SA (Grands Comptes), LSN assurances (professions réglementées), Diot Régions, les Spécialités (Crédit, Immobilier...).
Stéphane NEREAU's insight:
La gestion de sinistres avec la souscription Pour ce faire, cette direction vient en effet de rapprocher les équipes indemnisation de celles des souscripteurs et des préventeurs français. «Nous pouvons aujourd’hui dire que nous avons l’intégralité de la chaîne de production assurantielle au sein de notre direction Global Corporate», estime Odile Lasternas-Brecy. Cette dernière ajoute : «Nos clients s’internationalisent et innovent de plus en plus. Il est important de gagner en réactivité et en service.» L’effectif français de la direction des grands risques de Generali est ainsi passé de 65 personnes à fin 2013 à 80 salariés en janvier 2014. Un projet avec l'Afnor Le directeur de GGC France revient également sur les projets structurants que mène notamment le groupe pour s'adresser de manière pertinente à cette cible d'entreprises. Generali travaille ainsi avec l’Afnor sur un projet de normalisation destiné aux PME et ETI, qui consiste à donner une structure et une procédure aux entreprises françaises en termes d’analyses et de prévention du risque.
Stéphane NEREAU's insight:
Un dispositif réactif Concrètement, partant du principe que le temps de l'expertise d'un sinistre est long et touche directement l'activité de l'entreprise concernée, le premier courtier français met en place avec son partenaire un contrat d'affacturage basé sur les créances commerciales des entreprises. Ce qui permet aux clients de financer et de gérer rapidement leurs factures. Ce dispositif peut être complété par un remboursement visant à compléter l'assiette de financement nécessaire à la reprise totale de son activité. Destination PME «L’indemnisation que nous accordons est ainsi avancée par GE Capital Factofrance et intégrée dans le cadre du contrat d’affacturage. L’entreprise est indemnisée dès lors qu’elle possède sa quittance d’acompte dommage», complète dans un communiqué Gras Savoye. Pour bénéficier de cette offre, la société doit être une PME de tous secteurs d'activité enregistrant au moins 2 M€ de chiffre d'affaires et déjà clientes IARD de Gras Savoye.
Stéphane NEREAU's insight:
« Nous sommes dans un monde apolaire à tendance polycentrique, avec un risque de fractionnement et de segmentation » : Jean-David Levitte, diplomate français, est formel, nous venons de rentrer dans un nouveau cycle de l’évolution mondial qui nous avait fait passer progressivement, et en l’espace de trente ans, d’une bipolarisation du monde (US/Europe) à une unipolarisation (US) puis à une multipolarisation. Ainsi exprimé à l’occasion de la conférence plénière d’ouverture des 22ème Rencontres de l’Amrae, ce nouveau rapport de force apparaît comme un facteur essentiel de la mondialisation de la gestion du risque en général et du risk management |
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