Deux études publiées dans "Science" démontrent la nocivité d'une famille d'insecticide très répandue qui inhibe les capacités d'orientation des insectes.
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Deux études publiées dans "Science" démontrent la nocivité d'une famille d'insecticide très répandue qui inhibe les capacités d'orientation des insectes. No comment yet.
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Phys.org. « A new and unusual wasp species has been discovered during an expedition to the Indonesian island of Sulawesi. » « It was independently also found in the insect collections of the Museum für Naturkunde in Berlin, where it was awaiting discovery since the 1930s, when it had been collected on Sulawesi. The new species is pitch-black, has an enormous body size, and its males have long, sickle-shaped jaws. The findings have now been described in the open access journal ZooKeys. » [L'étude] Megalara garuda, a new genus and species of larrine wasps from Indonesia (Larrinae, Crabronidae, Hymenoptera)
[Image] This is a a close view of the enormous jaws of the male wasps. Credit: Dr. Lynn Kimsey, Dr. Michael Ohl ___________________________________________________________________
Bernadette Cassel's insight:
Chez Megalara garuda, une guêpe fouisseuse originaire d'Indonésie, le mâle est plus grand que la femelle. Il est probable que ses énormes mandibules lui servent à maintenir la femelle pendant l'accouplement mais il est possible aussi qu'il les utilise pour se défendre.
... et dix-huit autres quasi menacés. C’est ce que révèle le nouveau chapitre de la Liste rouge des espèces menacées en France, consacrée pour la première fois en métropole à un groupe d’insectes. Le risque de disparition des 253 espèces de papillons de jour a été étudié par le Comité français de l’UICN et le Muséum national d’Histoire naturelle, en collaboration avec l’Office pour les insectes et leur environnement et la Société entomologique de France.
Les abeilles japonaises ont une arme redoutable contre les frelons géants japonais. Elles les font littéralement cuire en s’agglutinant dessus. Des chercheurs japonais menés par Takeo Kubo, de l’université de Tokyo, ont cartographié les zones du cerveau en activité lors de ce comportement de défense en mettant en évidence l’expression d’un gène particulier. http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0032902
Dans un récent article scientifique, le Pr. Hilbeck et son équipe de l’Institut fédéral suisse de technologie de Zürich (ETH) renouvellent l’observation d’effets négatifs de la protéine Bt sur certains organismes non cibles comme les larves de coccinelle (Adalia bipunctata). [Image] Photo Jérémie Lemarié www.galerie-insecte.org ___________________________________________________________________
Pour parcourir de longues distances en ligne droite, la mouche du vinaigre s'oriente grâce à la polarisation de la lumière naturelle. Les biologistes ont montré que, lorsque le Soleil est couvert, la drosophile n'utilise pas de repères dans le paysage pour se diriger, mais une propriété liée à la nature électromagnétique de la lumière : la polarisation, qui caractérise la direction de vibration du champ électrique de l'onde lumineuse. La lumière émise par le Soleil n'est pas polarisée, mais elle le devient lorsqu'elle est réfléchie – par exemple sur la surface d'un lac ou sur une vitre – ou lorsqu'elle est diffusée par les molécules de l'atmosphère. C'est ce dernier phénomène qui permettrait à la drosophile de se diriger.
Après la découverte de nouvelles infestations d’arbres par le capricorne asiatique, dans le secteur du port de Strasbourg, une seconde phase d’abattages préventifs d’arbres a été conduite quai Jacoutot.
Publiant ses travaux dans un prochain numéro de Physical Review Letters, un chercheur japonais a fabriqué des cordes de violon avec des fils de soie secrétés par des araignées. Résultats : un meilleur son et une plus grande résistance que les matériaux classiques, paraît-il.
Un coin perdu du sud-est de l'Australie a connu une belle inondation par le fleuve d'à côté en début de mois.
Baptisée Antispila oinophylla , une nouvelle espèce de papillon s'attaque aux vignobles du nord de l'Italie. Ce lépidoptère sévit depuis plusieurs années, mais vient seulement d'être identifié après avoir été confondu avec une espèce de papillon américain.
Un minuscule ravageur d’à peine quelques millimètres de long, le Scolyte des cerises du caféier, peut ruiner entièrement les récoltes de café. Il affecte plus de 20 millions d’exploitations agricoles et provoque des pertes de l’ordre du milliard d’euros tous les ans, des pertes qui augmentent à mesure que la planète se réchauffe. Mais le coléoptère n’agit pas seul. Il a une arme secrète, volé dans un complice involontaire. Ricardo Acuña (centre colombien de recherche sur le café, Cenicafé) a découvert que l’ancêtre du coléoptère a chapardé un gène d’une bactérie, probablement celles qui vivent dans son intestin. Ce gène, désormais en location permanente, permet à l’insecte de digérer les hydrates de carbone complexes trouvés dans les baies de café. Il pourrait être à l’origine du malheureux succès mondial de l’insecte.
"Dans la guerre entre le parasite et son hôte, la guêpe parasite, Aphidius ervi, et le puceron vert du pois, Acyrthosiphon pisum, sont enfermés dans une bataille pour la survie. Une nouvelle recherche (lien plu bas) montre que ce parasite rusé sait faire la différence entre les pucerons protégés et non protégés, et modifie sa stratégie de ponte, afin de submerger les défenses des pucerons et d’assurer la survie de la progéniture de la guêpe."
Image d’entête : une guêpe parasite Aphidius ervi injecte ses ou son œuf à l’intérieur d’un puceron.
L’étude publiée sur BMC Biology : Parasitic wasp responses to symbiont-based defense in aphids.
Lorsqu'une fourmi (ou plus) combat un ennemi d'une autre colonie, elle enregistre l'odeur de cet ennemi et transmet cette information au reste de sa propre colonie. Évidemment, cela a pour grand avantage que n'importe quelle fourmi de la colonie sera ensuite en mesure d'identifier une fourmi qui provient d'une colonie externe et belliqueuse. |
L'article n'est plus visible sur la page d'origine.
"Agissant en synergie, insecticides et parasites constituent un cocktail mortel pour les abeilles, ont découvert des chercheurs français en 2011. Dans un article publié par Scientific Reports, la même équipe (Laboratoire microorganismes : génome et environnement (LMGE) – CNRS/ Université Clermont Ferrand I et II) montre que cette synergie fonctionne quel que soit l'ordre dans lequel les insectes sont exposés à leurs « agresseurs ».
CNRS - Institut écologie et environnement, 26.03.2012
« Dans la nature, les êtres vivants sont exposés à de multiples facteurs de stress, d’origine biologique ou non. Les interactions entre différents facteurs peuvent avoir un effet synergique sur les organismes, c’est-à-dire un effet conjugué plus important que la somme de leurs effets individuels. En 2011, des chercheurs français ont montré que, lorsqu'elle était exposée à un parasite ainsi qu'à des insecticides, l'abeille domestique (Apis mellifera) voyait son taux de survie diminuer plus que si l'on faisait la somme des impacts de chaque facteur de stress (1). »"
(1) Voir le communiqué de presse du CNRS du 7 juillet 2011
Référence : Parasite-insecticide interactions : a case study of Nosema ceranae and fipronil synergy on honeybee, Scientific Reports, Julie Aufauvre, David G. Biron, Cyril Vidau, Régis Fontbonne, Mathieu Roudel, Marie Diogon, Bernard Viguès, Luc P. Belzunces, Frédéric Delbac & Nicolas Blot.
Des chercheurs belges et hollandais viennent de démontrer, dans la revue Ecology Letters, que les phéromones sexuelles permettent une communication très subtile entre les animaux de l'espèce Bicyclus anynana. Chez ce papillon africain de jour, tout commence dans la nature par une rencontre sous les spots de lumière créés par les trouées de la canopée. Le mâle poursuit la femelle jusqu'au moment où celle-ci se pose. Puis entame sa cour en battant, durant une trentaine de secondes, ses ailes de façon stéréotypée, diffusant ainsi une phéromone vers les antennes de sa belle. Ce parfum, formé de trois molécules chimiques, est propre à chaque mâle. Il varie au cours de son existence et il est porteur d'une information sur son âge. Les femelles utilisent cette odeur pour sélectionner les mâles les plus âgés, vers qui va leur préférence.
Sa propagation a lieu essentiellement par le transport des fruits infectés. Ses préférences vont à la cerise et aux fruits rouges. Depuis 2009, des régions de France et d'Italie signalent des attaques de cet insecte, dommageable pour la production des fruits.
« Les premiers méligèthes ont été observés en Ile-de-France. Leur présence ne constitue aucun risque pour le moment mais leur évolution sera à suivre. » (Photo Bernadette Cassel - CC BY-NC 2.0)
Une discussion sur cet insecte : http://www.insecte.org/forum/viewtopic.php?p=21857#p21857
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→ SCIENCE - Chez les mouches, le mâle sombre dans l'alcool par frustration sexuelle, 16.03.2012 https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2012/03/16/science-chez-les-mouches-le-male-sombre-dans-l-alcool-par-frustration-sexuelle_5987448_4832693.html
WASHINGTON (AFP) - Chez les mouches drosophiles, les mâles repoussés sexuellement par les femelles sombrent dans l'alcool, comme certains hommes le font pour oublier, révèle jeudi une recherche parue dans la revue américaine Science.
From
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Institut Max-Planck, 09.03.2012. « Foraging desert ants always find their way back to the nest, even when it is only marked by a magnetic cue, vibration, or carbon dioxide. » « Desert ants have adapted to a life in a barren environment which only provides very few landmarks for orientation. Apart from visual cues and odours the ants use the polarized sunlight as a compass and count their steps in order to return safely to their home after searching for food. In experiments with ants of the genus Cataglyphis in their natural habitats in Tunisia and Turkey, behavioural scientists of the Max Planck Institute for Chemical Ecology in Jena, Germany, have now discovered that ants can also use magnetic and vibrational landmarks in order to find their way back to their nest − a small hole in the desert ground. In addition, carbon dioxide produced by their nestmates’ breathing also helps homing ants to pinpoint their nest entrance. Hence, the ants’ navigational skills prove enormously adaptable to their inhospitable environment. »
___________________________________________________________________ Traduction Les fourmis du désert se sont adaptées à une vie dans un environnement inhospitalier qui ne prévoit que très peu de points de repère pour l'orientation. En dehors de repères visuels et olfactifs, les fourmis utilisent la lumière du soleil polarisée comme boussole et comptent leurs pas afin de revenir en toute sécurité à leur nid après la recherche de nourriture. Dans les expériences avec les fourmis du genre Cataglyphis dans leur habitat naturel en Tunisie et en Turquie, les spécialistes du comportement de l'Institut Max Planck, en Allemagne, ont maintenant découvert que les fourmis peuvent également utiliser les repères magnétiques et les vibrations pour trouver le chemin du retour à leur nid - un petit trou dans le sol du désert. En outre, le dioxyde de carbone produit par la respiration de leurs congénères à l'intérieur du nid leur permet également d'en repérer l'entrée.
« La fourmi Cataglyphis noda (Hym. Formicidé) vit dans le désert ; son nid souterrain s’ouvre par un petit trou, au milieu de nulle part. Pour le retrouver, les ouvrières fourrageuses déploient toute une gamme de moyens. Aux repères odorants et visuels s’ajoutent la perception du plan de polarisation de la lumière et le comptage des pas. Revenir dans son nid est vital pour la fourmi qui risquerait sinon d’être agressée par les ressortissantes d’une autre fourmilière ou tuée par des prédateurs. • Dans les pas des fourmis - Vidéo Dailymotion - France Info, 05.11.2013
La marée noire provoquée par l'explosion du Deepwater Horizon est la pire de l'histoire des États-Unis. Les chercheurs ont montré que la quantité d’arthropodes dans les sites touchés par la marée noire était, au bout d’un an, similaire à celle de zones contrôles, restées indemnes. Preuve que les communautés se sont rétablies.
« Des gènes qui contribueraient à déterminer le degré d'audace chez les abeilles et les risques qu'elles sont prêtes à prendre ont été identifiés par des chercheurs américains.» (Photo Bernadette Cassel - CC BY-NC 2.0)
Actu à lire également sur Futura-Sciences : Les abeilles auraient leur propre personnalité ! http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/les-abeilles-auraient-leur-propre-personnalite_37272/
Un article vient d'être publié sur une famille de Diptères, les Acrocérides, caractérisée par une forme inhabituelle du corps (grosses mouches avec une petite tête placée très bas), et dont les larves sont des parasitoïdes internes d'araignées juvéniles. Il comprend une clé de détermination des genres australiens. Les photos de différentes espèces sont publiées sur ZooKey : Review of Australasian spider flies (Diptera, Acroceridae) with a revision of Panops Lamarck.
"C’est le dernier endroit où on aurait l’idée d’aller chercher de nouvelles espèces animales. Pourtant ce n’est pas dans la jungle, mais sur ce gros caillou isolé du Pacifique, entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande, que des scientifiques ont découvert, ou plutôt redécouvert, un insecte qui était officiellement éteint depuis 80 ans."
Sharknews, 02.03.2012 http://sharknews.fr/2012/03/02/un-insecte-geant-redecouvert-80-ans-apres-au-milieu-du-pacifique/
"Et il ne s’agit pas d’un moucheron à peine visible, mais du "homard des arbres", un phasme au corps robuste de la taille d’une main humaine ! Il s’agit même du phasme le plus lourd du monde." (...)
_________________________________________________________________ → Six-Legged Giant Finds Secret Hideaway, Hides For 80 Years
→ Australian endangered species: Lord Howe Island stick insect
[Dryococelus australis, Phasmatodea, Phasmatidae]
Une équipe internationale d'entomologistes vient de mettre à jour dans les provinces chinoises de Mongolie Intérieure et du Liaoning de nouveaux insectes fossiles (puces) datant du Jurassique moyen et du Crétacé inférieur (environ – 165 millions d'années). Cette découverte démontre l'existence d'insectes parasites hématophages, qui auraient vécu au détriment d'hôtes vertébrés terrestres, comme les dinosaures à plumes. Les résultats de cette étude sont publiés le mercredi 29 février dans la revue Nature.
Des chercheurs étudiant la vie dans grotte la plus profonde du monde, dans le Caucase, ont découvert quatre nouvelles espèces de collemboles, dont l’aveugle Anurida stereoodorata (que l'on voit ici sur fond noir), qui subsistent sur les champignons et les matières organiques en décomposition. Deux des espèces, Plutomurus ortobalaganensis (photo d’entête) trouvé à 1980 m de profondeur, et Schaefferia profundissima trouvé à 1600 m, détiennent désormais le record de profondeur des invertébrés vivant sous terre.
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